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Auteur Sujet: Le tabac t'abat ...  (Lu 41487 fois)

30 novembre 2010 à 18:05:46
Réponse #100

Karma


Pareil, j'ai eu de très mauvais échos du Champix. Une amie a finit en profonde dépression. Fumer c'est naze mais c'est moins pire que de vouloir en finir...

Après 10 ans de clopes (1 paquet par jour), j'ai tenté plusieurs fois d'arrêter. Pas à cause des effets secondaires (je suis très sportif et ça ne m'a jamais trop géné), surtout parce que ça me saoulait de me sentir dépendant.  

J'ai dû faire 4 ou 5 tentatives et c'est assez étonnant, à chaque fois c'est différent. La première était extrêmenent facile... tellement facile que je me suis dit que je pouvais reprendre et arrêter quand je voulais... donc j'ai repris.
La seconde a été une horreur... +6kg, des nuits à transpirer, mal dormir, j'étais infecte avec mon entourage qui en est arrivé à me dire que je ferais mieux de reprendre... nouvel échec.
La plupart du temps j'arrivais à arrêter et puis je craquais en soirée, au moment on je me disais que c'était la bonne.

Et puis un jour j'ai arrêté d'un coup d'un seul, ça m'a pris un matin, je me suis dit, marre de cette m*rde. Pleins de facteurs m'ont aidés... entre autre choses c'est bête mais il faisait froid et je me sentais con de devoir me les geler dehors pour fumer...
Bref ça fait un an et aucune envie de reprendre, en fait j'y pense jamais.

Il faut savoir une chose, c'est totalement illusoire de vouloir fumer juste 2-3 clopes par jour. Quand on fait ça on vit dans une perpetuelle frustration, les 2-3 clopes sont vécues comme des bouées de sauvetage, on les attend avec impatience et au finale la dépendance psycho est d'autant plus forte... A la limite, quand on veut arrêter, vaut mieux fumer sans réfléchir, à s'en écoeurer et le jour où on en a marre ça sera plus facile que juste arrêter progressivement. C'est une erreur.

La méthode d'Allen Carr m'a beaucoup aidé. C'est litterairement nul mais c'est une mine d'info. Au début j'étais réfractaire parce que ce qu'il dit n'est pas toujours juste mais il faut se laisser convaincre.

30 novembre 2010 à 18:43:19
Réponse #101

éclipse


(...) Il faut savoir une chose, c'est totalement illusoire de vouloir fumer juste 2-3 clopes par jour. Quand on fait ça on vit dans une perpetuelle frustration, les 2-3 clopes sont vécues comme des bouées de sauvetage, on les attend avec impatience et au finale la dépendance psycho est d'autant plus forte... A la limite, quand on veut arrêter, vaut mieux fumer sans réfléchir, à s'en écoeurer et le jour où on en a marre ça sera plus facile que juste arrêter progressivement. C'est une erreur (...)
Ah, bah moi je pense que c'est "chacun selon"  :D

Là, depuis le début de l'après-midi, j'en ai une au coin du bec, non allumée. Je la tripote, je la tapotte, je la suçotte (elle commence à avoir une drôle de tronche, d'ailleurs :lol: ).
Mais je l'allume pas.
Pas envie. J'y pense même pas.
Mais sa présence m'aide. Question de gestuelle, certainement.

J'aimerais bien arriver avec la clope, ce que d'autres font "naturellement" avec un cigare, ou un verre de bon cognac : une conso plaisir/occasionnelle. Sans "tomber" dans le tabagisme, ni l'éthylisme.

ps : apparemment j'ai rien aux poumons  ;)

… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

30 novembre 2010 à 18:55:25
Réponse #102

metabaron


Bonjour
J'espere que tous ceux qui nous ont dit avoir arreté le tabac ont tenu le coup  :)

J'ai aussi arrété de fumer en m'y préparant longtemps à l'avance: proches et connaissances mises au courant qu'à telle date
j'arretais la clope ( je fumais depuis 23 ans, 20 cigarettes par jour).
Le jour là, je fis en sorte de fumer la derniere du paquet à minuit, on étais un 31 décembre...j'avais dit que j'arretais le 1er janvier depuis au moins 3 mois à tout le monde...Il fallait que je tienne parole.

Ce fut trés facile d'arreter, mais toutes les conditions étaient avec moi: consultations d'une tabacologue, aide d'une psychologue (cela allait de pair avec la tabacologue) patchs et pastilles à sucer, entourage prévenu et encourageant (et épouse au petits soins: trop heureuse que j'arrete enfin, elle qui n'a jamais touché une cigarette), je prenais aussi de l'Euphytose prescrit par la tabacologue, trés efficace pour lisser l'état géneral.
A noter que la tabacologue m'a refusé le Z-ban et le Ch-pixx en raison de mon métier.Et aussi que d'apres elle, l'Euphytose étant composée de plantes était moins nocif et beaucoup moins cher qu'une béquille chimique comme elle disait.

Je ressentais de temps en temps le manque de tabac évidemment, alors je buvais de l'eau ou je faisais des pompes ou j'allais marcher...
Trés vite je me suis rendu compte des bénéfice de l'arret: le jour ou j'ai presque couru jusqu'au garage récuperer ma voiture avant qu'il ne ferme et que je suis arrivé en pleine forme alors que le mois d'avant j'aurais craché mes poumons en allant à un tel rythme, les odeurs que je découvrais dans ma propre maison, celles des plats cuisinés qui me paraissaient nouvelles (c'est peut etre aussi pour ça qu'on mange plus: les plats sont plus appétissants.)
Le souffle retrouvé, le nez enfin dégagé, plus de crachats jaunes et de raclements de gorges....
Et puis j'ai commis l'erreur à ne pas faire: ma femme qui s'absente plusieurs jours avec les enfants et la chouille avec de vieux potes fumeurs....prise d'une cigarette entre 2 bieres et puis une autre un peu plus tard...
2 jours plus tard je rachetais un paquet...
J'ai recommencé a fumer il y 2 ans.L'envie de ré-arreter m'est de plus en plus présente, je vais peut etre retenter le coup du 1er janvier. :huh:
Certains d'entres vous m'y aideront à travers ce qu'ils ont écrit, savoir ce par quoi d'autres sont passés est important en la matiere.



30 novembre 2010 à 19:09:52
Réponse #103

ouroumov


Faire des pompes c'est un élément récurrent, on dirait.
Là je finis une période sans fumer et les pompes ont aidé lors des moments d'envie.
En plus, je ne l'avais pas anticipé mais ça fait des économies sur le chauffage :
- Plus besoin de garder la fenêtre ouverte tout le temps.
- 20 Pompes quand il fait frais ou le matin avant de prendre la douche, ça suffit à réchauffer.

05 février 2012 à 00:44:26
Réponse #104

jeanjacques


Adhérent Unpact.

05 février 2012 à 08:23:23
Réponse #105

Pouçot


Pour ce qui est du polonium contenu dans la clope, c'est un fait; démontré depuis un moment.

La liste (non exhaustive, les chercheurs n'ont pas du tout trouver encore) de toutes les saloperies contenus dans une cig':


05 février 2012 à 15:33:31
Réponse #106

Moleson


J'ai lu deux trucs sur le champix , mon médecin m'en a proposé il y a quelques mois , mais j'ai décliné .
L’Administration fédérale de l’aviation (FAA) des Etats-Unis a interdit aux pilotes et aux contrôleurs aériens l’usage de la varénicline (Champix) à cause des centaines de signalements d’effets indésirables.
à lire :
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/25/une-etude-met-en-evidence-les-effets-indesirables-neurologiq.html

à lire :
OTTAWA - Santé Canada rappelle aux Canadiens, qui utilisent ou songent à utiliser Champix pour les aider à cesser de fumer, d'importants renseignements sur l'innocuité de ce produit. Santé Canada prend aussi des mesures de renforcement de l'étiquetage de ce médicament afin de prendre en compte le risque de graves effets psychiatriques indésirables
suite ...http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/advisories-avis/_2009/2009_01-fra.php

à lire :
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/11/la-dependance-au-tabac-bombardee-maladie-chronique-a-traiter.html

Un proche ( très proche ) a était traité avec champix , résultat 3 semaine en HP ...et un divorce , il fume toujours ...
Est ce que c'est le médicament qui deconne , ou la personne , franchement je suis pas medecin, j'en sais donc rien du tout .
Par contre ce que je peux dire parce que je l'ai constaté c'est le changement de comportement , les discours complètement a "l'ouest" etc etc  .
Enfin voila , après chacun est libre de choisir la méthode qui lui convient le mieux .

J'adore ce genre de site  >:((je parle de pharmacritique), j'espère que les auteurs de ce tissus indifférencié d’ânerie, crèvent la bouche ouverte et le culs bourré de chiffons.

Je suis pas politiquement correct, mais les personnes qui jouent à faire peur sans se donner le peine de trier dans ce qu'ils écrivent et qui par de la même, dans le cas présent de facto empêchent des personnes d’arrêter de fumer (sous médicaments), ne méritent que mon mépris le plus profond,


Je vais donner un SCOOP:


- Le champix est un médicament
- Médicament actif au niveau cérébral
- Un médicament avec des effets secondaires


A partir de là, la personne lambda avec un QI de moule va dire.... Oh mon dieu je ne veux pas prendre ces cochonneries chimiques avec pleins d'effets secondaire...
Sortir du cabinet et s'envoyer sur le seuil de la porte pleins d'effets secondaires dans les poumons...
Donc c'est mieux de finir avec un cancer du poumon, une amputation de jambe, avec un masque à oxygène sur la figure 24/24 que de supporter des effets secondaires pendant 3 mois....

Il y a un petite lampe qui s’allume ?????? :really:


Le problème somme tout est assez simple. La probabilité d'arrêter de fumer à long terme sans champix ou analogue tourne autour de 10%. Avec champix, cette probabilité monte à 20-30%, c'est loin d'être transcendent mais c'est quand même nettement mieux.

Dans la pratique, quand des personnes débarquent chez un médecin pour demander de l'aide pour arrêter à fumer, c'est que la méthode sans rien a échouée et souvent aussi les substituts nicotiniques.

Un point quand on parle d'effets secondaire du champix, faut peut-être pas oublier les effets secondaires au niveau du psychisme du sevrage tabagique.

Il m'a fallu 15 ans entre le moment de la décision d'arrêter et de l'arrêt définitif. Lors du premier essai j'avais 25 ans, avec un copain on était parti dans le chalet de montagne de ses parents, but couper du bois, avoir des activités saines et en profiter d'arrêter de fumer. Quand après 4 jours on s'est retrouvé face à face, moi avec la hache dans la main et lui la masse (pour fendre le bois), on s'est regardé  :blink:, on a sauté dans la voiture et on a acheté un paquet de clope. La cause de la mésentente était éminemment importante, on n’était pas d'accord sur la manière de faire la sauce à salade (je la préfère au citron, lui au vinaigre  ;# :lol:).
Lors d'un autre essai quelques années plus tard, ma femme m'a donné le choix: Soit le divorce, soit de recommencer à fumer... :blink:

Finalement c'est le prédécesseur du champix plus un substitut nicotinique, qui m'a permis d'arrêter  (+15Kg). Et effectivement ça agit aussi sur le psychisme quand on le prend. Chez moi ça m'avait transformé en marshmallow tout mou que rien n'affectai.

Mais ce qui est important, J'AI ARRÊTE DE FUMER il y a 10 ans.



Pour revenir au Champix.

- Il ne faut pas le donner à des personnes dépressives.
- Il faut surveiller l'état psychique des personnes sous champix
- Il va provoquer des rêves, cauchemar, difficultés d'endormissement, modification de l'humeur
- Il va provoquer des vertiges, de la somnolence, un goût bizarre sur la langue, des nausées

Mais c'est supportable, c'est limité dans et c'est  quelque part c'est le prix à payer pour enfin augmenter sa chance de sortir d'une des dépendances les plus fortes qu'est la dépendance à la cigarette.

THERE IS NO FREE LUNCH


Moléson

06 février 2012 à 23:04:38
Réponse #107

run974


Citer
Selon une étude britannique publiée lundi 6 février dans la revue américaine Archives of General Psychiatry, les hommes qui fument connaissent un déclin mental plus rapide que les non-fumeurs en vieillissant. Pour des raisons encore mystérieuses, ce phénomène n'a pas été observé chez les femmes.
L'étude révèle que la consommation de tabac se traduit à long terme par des pertes de mémoire et du mal à utiliser des connaissances passées pour agir au moment présent. "Notre étude montre un lien entre le fait de fumer et (la détérioration) des capacités intellectuelles surtout à des âges avancés", souligne Severine Sabia de l'University College London (Grande-Bretagne), principal auteur de cette communication. Selon elle, "ce lien est sous-estimé, ce qui présente un risque plus élevé de mortalité parmi les fumeurs vieillissants".

Citer
"Cette étude montre que le tabac est mauvais pour le cerveau", a commenté le Dr Marc Gordon, chef du service de neurologie à l'hôpital Zucker Hillside Hospital (Etat de New York), qui n'a pas participé à cette recherche. "Le tabagisme à un âge moyen est un risque évitable qui correspond grosso modo à un vieillissement (prématuré) de dix ans sur l'échelle du déclin intellectuel", selon lui.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/06/les-hommes-qui-fument-connaissent-un-declin-mental-plus-rapide_1639653_3244.html#ens_id=1637453


28 février 2012 à 14:35:28
Réponse #108

éclipse


Et pour achever de dégouter de cette industrie ceux qui ne le sont pas encore, un article du Monde :

Extrait :
... Qu'y a-t-il dans ce pavé de 750 pages qui trouble tant des géants comme RJ Reynolds ou Philip Morris ? Il y a leurs propres mots. Leurs petits et grands secrets, puisés dans les mémos et les messages internes, dans les rapports confidentiels, dans les comptes rendus de recherche de leurs propres chimistes, de leurs propres médecins. Le fait est peu connu en France : cette précieuse et explosive documentation – les "tobacco documents" – est publique depuis la fin des années 1990. En 1998, le Master Settlement Agreement, qui clôt les poursuites engagées par 46 Etats américains contre les cigarettiers, ne comprend pas qu'un volet financier (le versement de 250 milliards de dollars – 188 milliards d'euros – échelonnés sur deux décennies), il ordonne aussi la mise dans le domaine public des secrets de l'industrie...

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/25/les-conspirateurs-du-tabac_1647738_3224.html

 :bheurk:
Edifiant.

'clips
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

28 février 2012 à 21:47:24
Réponse #109

BerIndy


C'est quand même essentiellement dans la tête.

J'ai arrêté il y a 8 ans - pas envie de ré essayer !!!
Première tentative qq années auparavant durant 6 mois = 6 kilos
A la  première occasion = essai 1 par semaine, au bout de la 3° semaine c'était reparti.
Donc 15/20 clopes par jour.
Pas vraiment gêné, sauf escalier en courant à la rigueur.
En rando, mon pote qui ne fumait plus depuis des années n'en revenait pas que je ne "souffle" pas plus que lui.

Un jour je dis Stop (suite au discours du père d'un pote : arrêtez AVANT 50 ans) -Mais là j'étais vraiment MOTIVE
 je prends du Ziban pendant 15 jours (BOF) dont 8 de vacances puis le jour dit j'arrête. comme c'était vacances avec ballades/visites ou rando tous les jours, ca se passe pas mal.
Fin de la semaine, retour maison et là ...
le premier matin jardin petit dèj. petits oiseaux, petite cl....... NON
 la p*utain d'habitude.
J'ai pris l'habitude de dèj. debout vite fait, puis de faire vite autre chose. Avantage de bosser chez soi.
Mais pendant un bon bout de temps, quand j'étais en création si l' idée ne venait pas, je faisais une pose, et la main lachait la souris et cherchait le paquet de G°tanes à coté du Mac.
Deux mois plus tard envie de craquer, je vais voir un toubib (Viet ! sagesse orientale Hi hi hi ) acupuncteur.
Son discours a été largement aussi important que ses aiguilles !
Dépendance physique : non c'est un leurre, la PREUVE, les femmes enceintes arrêtent dès qu'elles l'apprennent DONC s'il y avait réelle dépendance elles ne pourraient pas.
Les gens recommencent à fumer à cause de leurs problèmes et moi je dis Ha ha et vos problèmes se sont résolus ?  Hi hi hi ;#
et quelques autre bonnes pensées fort sensées.
J'ai pas eu besoin de 2° séance !

28 février 2012 à 22:27:37
Réponse #110

Ulf


C'est très difficile d'arrêter. Mais il y a des astuces.

- magnésium: les fumeurs en sevrage sont carencés en magnésium car ils sont crispés. Le magnésium, d'une manière générale détend et aide à surpasser la sensation de manque.
- zinc: le zinc, pris peu de temps avant l'endormissement, favorise la sécrétion de testostérone... hormone elle même favorisant le sommeil profond et joue un rôle sur l'humeur. La cigarette est un anti-androgène (castration chimique les mecs), une cure de zinc fait rentrer les choses dans l'ordre.
- vitamine C & E: les fumeurs sont carencés en vit C et E. Ces vitamines ont de multiples effets bénéfiques sur la santé et sur le psychisme.

- 30 min de sport intense et polyarticulaire (squat, pompes, tractions). C'est bon pour la santé et surtout, ça envoie des décharges d'endorphines et autres hormones euphorisantes qui aident à faire passer la sensation de manque... Et avoir un programme de muscu permet de... rentabiliser l’appétit d'ogre que vous allez retrouver ;) 

- au début du sevrage, des patchs, que l'on va réduire rapidement de taille.
- lors de crises de manque, même avec patchs, prendre des chewings gums à la nicotine.

J'ai réussi à arrêter ma conso d'un paquet quotidien pendant 10 ans depuis 6 ans avec ces astuces.

29 février 2012 à 00:38:56
Réponse #111

oliv0808


 :blink: j'étais en train de me dire qu'il fallait vraiment que j'arrête et, comme par magie, le sujet ressort  ;#
un signe peut être  :love:

merci pour vos astuces les gars  :up:
"si tu veux des garanties, faut acheter un grille pain" DM

29 février 2012 à 12:16:03
Réponse #112

Rosetta



Dépendance physique : non c'est un leurre, la PREUVE, les femmes enceintes arrêtent dès qu'elles l'apprennent DONC s'il y avait réelle dépendance elles ne pourraient pas.


C'est quoi cette preuve à 2 francs 50 ? Elles sont où les études qui corroborent ce truc ? Parce que sans vouloir faire chier, moi, enceinte, j'ai pas arrêté (et pas la peine de me dire que c'est mal, je m'en suis rendue malade, tout comme quand j'ai essayé d'arrêter d'ailleurs...). Je ressentais NETTEMENT un manque, une sorte de gouffre à l'intérieur, une tension impossible à gérer au niveau du plexus et envie de pleurer dès que je voyais une clope. Mon médecin a même songé à me foutre sous AD avant de me dire de continuer plutôt la clope en diminuant le plus possible....
Dans mon entourage, des femmes enceinte qui n'ont pas PU arrêter, j'en connais plein....

Les circuits neuro de la dépendance physique sont objectivés depuis un moment....
Juste un exemple... http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_p/i_03_p_par/i_03_p_par.html

Bref... ça me fatigue... accepter la dépendance physique et en comprendre les mécanismes ce n'est pas se dédouaner de sa responsabilité c'est se donner de meilleures chances de réussite si on veut arrêter de s'intoxiquer. Je ne suis pas persuadée que la désinformation soit la meilleure voie pour ça.
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

29 février 2012 à 15:54:10
Réponse #113

BerIndy


Attention !
J'ai simplement cité les propos de ce toubib
qui ne sont pas si sots que ça                      (tiens j'aime bien pasisokesa)
Il m'a fait remarquer que s'il y avait une telle dépendance physique insurmontable comment faisaient les femmes à qui il venait d'annoncer qu'elles étaient enceintes
pour jeter le paquet en sortant, ou fumer la dernière, ou finir le paquet et ARRETER SANS PREPARATION
Donc lorsque ton cerveau l'"a VRAIMENT décidé il reste le plus fort.
Voir en sens inverse les maladies psychosomatiques
J'ai pas dit que c'était facile non plus !
Mais ses quelques réflexions dans le genre m'ont aidé à réfléchir...et L'EXPERIENCE m'a convaincu : le pire c'est l'habitude
(j'ai fumé presque 30 ans).

B

29 février 2012 à 16:00:26
Réponse #114

BerIndy


Rosetta,

Une petite précision : je n'ai AUCUNE volonté !
B

29 février 2012 à 17:08:36
Réponse #115

Pouçot


@ BerIndy : La plupart des femmes n'arrêtent sûrement que le temps de la grossesse , elles font une pause; ce qui est plus simple qu'un arrêt définitif. M'enfin, c'est juste une piste.

29 février 2012 à 17:13:07
Réponse #116

Moleson


C'est quoi cette preuve à 2 francs 50 ? Elles sont où les études qui corroborent ce truc ? Parce que sans vouloir faire chier, moi, enceinte, j'ai pas arrêté (et pas la peine de me dire que c'est mal, je m'en suis rendue malade, tout comme quand j'ai essayé d'arrêter d'ailleurs...). Je ressentais NETTEMENT un manque, une sorte de gouffre à l'intérieur, une tension impossible à gérer au niveau du plexus et envie de pleurer dès que je voyais une clope. Mon médecin a même songé à me foutre sous AD avant de me dire de continuer plutôt la clope en diminuant le plus possible....
Dans mon entourage, des femmes enceinte qui n'ont pas PU arrêter, j'en connais plein....

Les circuits neuro de la dépendance physique sont objectivés depuis un moment....
Juste un exemple... http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_p/i_03_p_par/i_03_p_par.html

Bref... ça me fatigue... accepter la dépendance physique et en comprendre les mécanismes ce n'est pas se dédouaner de sa responsabilité c'est se donner de meilleures chances de réussite si on veut arrêter de s'intoxiquer. Je ne suis pas persuadée que la désinformation soit la meilleure voie pour ça.
Il faut arrêter de se fixer sur la différence entre dépendance physique et psychique. Il est clair que l'arrêt de la nicotine ne va pas provoquer un syndrome de sevrage comme avec l'arrêt de l'héroïne. De même pour de nombreux alcooliques, l'arrêt de l'alcool ne signifie pas automatiquement un délirium tremens.

Et il ne faut pas confondre dépendance physique et modifications physiologiques au niveau du cerveau qui fixe la dépendance.

Mais ce qui est clair indépendamment du mécanisme qui fait perdurer la dépendance, il est très efficace.

Globalement seul 10-15% des personnes parviennent à se libérer d'elle même de la dépendance et c'est totalement indépendant du type de substance. C'est autant valable pour la nicotine, l'héroïne, l’alcool, la cocaïne et l'obésité ainsi que le reste.

Par contre il y a effectivement des situations ou un évènements extérieur modifie ces chiffre.
Par exemple la survenue d'un infarctus va permettre à 40% de stopper leur consommation de cigarette.
De même de nombreuses femmes, font une pause clope pendant la grossesse pour reprendre après.

Alors tout ce que cela veut dire c'est que se libérer d'une addiction passe par notre cerveau. Mais quelque part c'est une lapalissade.

Ce que cela ne veut pas dire est que si les gens n'ont pas une dépendance physique forte, c'est pas une dépendance.
Citer
Dépendance physique : non c'est un leurre, la PREUVE, les femmes enceintes arrêtent dès qu'elles l'apprennent DONC s'il y avait réelle dépendance elles ne pourraient pas.

Ça c'est le genre de grosse conneries qui ne veulent rien dire et qui sont fausse.

Moléson

29 février 2012 à 17:22:00
Réponse #117

ajja


Ca a fait 6 semaines hier sans en toucher une, je m'accroche. Le plus dur c'est l'habitude et je sais de quoi je cause: obèse enfant et polytoxicomane pendant 20ans, la cigarette était la dernière frontière à ma liberté. C'est pas facile mai j'ai envie de vivre pleinement. Se débarasser de certaines m*rde, c'est vraiment de la survie à mon avis.

29 février 2012 à 17:33:38
Réponse #118

VieuxMora



29 février 2012 à 17:43:13
Réponse #119

ajja


Merci vieux mora et plein de courage à tous ceux qui en ont besoin! ;)

29 février 2012 à 20:54:20
Réponse #120

BerIndy


[size=10pt]
Ça c'est le genre de grosse conneries qui ne veulent rien dire et qui sont fausseS.
[/size]

Ma foi, possible que je dise des conneries, possible que sur ce coup, j'ai eu du bol.
Possible égalementsurtout qu'on ne soit pas tous égaux devant çà comme certaines autres choses - Hélas !

Concrètement tu en es où, maintenant ?

Tiens le coup !!!

29 février 2012 à 22:11:27
Réponse #121

Dox


Une question itou que je me pose depuis longtemps :
est on tous égaux face au tabac ?
la nicotine est elle  assimilée de façon différente selon les individus ?

Facteur physique
facteur mental
où se trouve la frontière ?

arrêté et repris moultes fois, je n'ai jamais ressenti de manque au point d'utiliser des patchs de nicotine
(seul le geste me titille, c'est ce qui me fait fumer de tps à autre des CDA, cigarettes des autres).

Durant mes hautes périodes tabagiques, je fumais  plus d'un paquet par jour,
je pouvais m'arrêter du jour au lendemain, sans manque flagrant si je me trouvais en altitude (par exemple).

peut-etre ne suis je pas vraiment fumeur,
pas plus mal ...

y a t'il un seuil où l'on peut se considérer comme fumeur, tant de clopes, tant d'années à se goudronner les poumons?

Plus j'arrête, moins je fume,
ça parait con dit comme ça,
mais à chaque tentative la reprise est moins sévère,
au point que depuis 5 ou 6 ans ma consommation de tabac devient négligeable.

restons positifs reprendre la clope, c'est pas grave, l'important c'est le geste, arrêter, encore et encore.

29 février 2012 à 22:39:53
Réponse #122

Mad Max


Mon père était un gros fumeur. Lorsqu'il a commencé à cracher du sang, il a eu suffisamment peur pour arrêter du jour au lendemain et ne plus jamais y toucher. Il a vécu encore 35 ans après cet épisode.

Mon frère s'est retrouvé exactement dans la même situation il y a un mois. Même motif, même punition. Il reconnait que c'est la trouille qui le motive.
Il fumait depuis 45 ans. Il ne souffre pas du manque. Cotoyer des fumeurs ne le soumet pas à la tentation de reprendre.
Je l'appelle régulièrement et je constate que sa voix s'éclaircit et que son élocution est moins saccadée. Ses jambes ne le font plus souffrir. Il a passé des examens de contrôle. Les poumons et le coeur vont bien.
Il y a toutefois des effets secondaires : Il a retrouvé l'appétit et redécouvre le goût des aliments.
UNPACT Member
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01 mars 2012 à 13:23:20
Réponse #123

Rosetta


Il m'a fait remarquer que s'il y avait une telle dépendance physique insurmontable comment faisaient les femmes à qui il venait d'annoncer qu'elles étaient enceintes
pour jeter le paquet en sortant, ou fumer la dernière, ou finir le paquet et ARRETER SANS PREPARATION
Donc lorsque ton cerveau l'"a VRAIMENT décidé il reste le plus fort.

Entre la douleur de la dépendance physique et celle qu'on se prend en pleine gueule au travers des regards de la société/du conjoint/du médecin/de sa conscience quand on a un gros ventre et malgré tout une clope au bec.... y'en a beaucoup qui choisissent la moindre... et galèrent tout de même.

Ce n'est pas que dépendance physique n'existe pas, ce n'est même souvent pas un choix personnel, c'est une injonction implicite.
La dépendance est toujours là, et le manque avec.

a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

01 mars 2012 à 15:26:13
Réponse #124

A.Chamir


Une question itou que je me pose depuis longtemps :
est on tous égaux face au tabac ?
la nicotine est elle  assimilée de façon différente selon les individus ?

Facteur physique
facteur mental
où se trouve la frontière ?


Salut Dox,

Ce n'est pas une certitude scientifiquement prouvé et c'est surtout mon opinion. L'age a une incidence direct sur la réceptivité au tabac et notamment à adolescence:
-physique car à la puberté une réorganisation définitive du cerveau s'opère, si bien qu'il est très sensible aux changements du milieu et de la consommation, dont de tabac qui est plus facilement considéré comme bénéfique, et développe vite des habitudes fortes/dépendances.
-mental car à cette période de la vie on est toujours (pour moi en tout cas) en mal d’identité et d'intégration; on reproduit comme un docile mouton le comportement de celui que l'on considère comme dominant, en général le gros balaise entouré de faire valoir, qu'a une clope au bec et qu'a repiqué.          
Tout ça vécu, vu et revu.
Évidement plus on grandi, plus on gagne en indépendance et en raison ( j'espère  ;#) et plus on se fixe ses propres évidences(non c'est bien...).  
Pour être un fumeur confirmé (et pas très fière  :down:), la frontière se situ là où t'as besoin de fumer plus d'une demi cigarette seul.

Tchous

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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