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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La survie chez les militaires  (Lu 29900 fois)

09 janvier 2009 à 17:49:56
Réponse #25

Diesel


Définition du service militaire - Période pendant laquelle on mange mal mais qui nourrit la conversation pour la vie.  ::)

Bon je trouve quand même qu'on lui a sauté sur le poil très vite aussi. J'ai pas trop compris pourquoi moi non plus.
Il donne peut-être des chiffres qui sont sujet à question mais pour le reste .....  :down:

Je comprend qu'il le prenne pour un lynchage en règle.

09 janvier 2009 à 17:50:22
Réponse #26

Moleson


A cette époque où nous frisons les malheureux - 5°, température qui bloque tout et tout le monde :'

Au pauvre civil qui est déjà en survie mais heureusement pour lui, les soldes sont là pour remonter son moral... :doubleup:
T'en connais des bizarres de civils. Là j'en connais du village qui viennent de partir pour une petite virée de 180km en raquette pour quelques jours direction Grindelwald, juste pour le fun, sans logement ni ravitaillement. La génération montante des civils tout simplement.


Citer
Et pour ne citer que des chiffres: dans une situation vitale identique, un simple civil a 62% de chance d'y rester tandis qu'un SIMPLE MILITAIRE frole les 24%, le saviez vous?
Tu serais bien sympa de donner des sources. Car à prioris cela ne veut rien dire.
C'est quoi un civil et  c'est quoi un militaire?

De mon point de vue de ex+-encore militaire/civil, on apprends à vivre dehors. Après il y a d'énormes variations, mais basiquement il s'agit de savoir monter une tente et  de faire un feu. Dans la réalité du point de vue bouffe tu auras la cuisine roulante pour la faire et pour le médical un sanitaire avec sa trousse dans le coin. Donc les compétences individuelles ne nécéssitent que quelques connaissances basiques.
Faut pas oublier c'est un groupe, on peut s'aider, il y des compétences diverses, ca n'a rien a voir avec une personne seule ou eventuellement un binome perdu dans la jungle.
Tu prends l'armée suisse, les types de l'infanterie de montagne passaient sans problèmes 14 jours sous igloo en montagne et l'infanterie faisait du camping dans une foret quelquonque, personne n'a eu l'impression de faire de la survie. Tous civils d'ailleurs le reste de l'année.

Même les fameuses semaines de survies (sous-off et off) n'étaient pas des semaines de survie, dans l'idée de la survie autonome, mais des semaines extrêmement pénible du point de vue physique et psychique pour te pousser au point de rupture (c'est la seule fois de ma vie ou l'espace de 5 seconde j'ai eu envie de vider un chargeur de fusil d'assault au pied d'un instructeur)

Après il y a des unités spéciales qui devront évoluer très loin de leur base et en toute discretion qui elle vont avoir un bagage de survie spécifique au terrain ou il vont évoluer. Reconnaissance, certains groupes spéciaux etc.. mais c'est une minorité.

Maintenant l'armée évolue, vue la survenue de conflit asymetrique, la frontière entre civil et militaire de plus en plus floue et des acteurs non-étatique, une demande de formation plus spécifique dans le cadre de la survie se fait sentir.

Moleson
« Modifié: 09 janvier 2009 à 18:15:04 par Moleson »

09 janvier 2009 à 17:56:39
Réponse #27

DavidManise


je trouve que tu y vas  fort, te permettrais tu de parler de la sorte en face !?

Moi je trouve que j'ai été relativement soft et poli, même si j'ai laissé transparaître un petit peu d'agacement, qui était bel et bien ressenti j'avoue.  J'ai vraiment eu l'impression que tu croyais qu'on pissait sur les milis, et qu'en retour tu chiais sur les civils.  Donc oui, je te parlerais de la sorte en face, et je suis sûr que tu en ferais autant en pareilles circonstances... ;)

Citer
Entre passionnés je trouve dommage d'etre sectaire, tu t'es trompé en pensant que je mettais l'armée au dessus de tout car je connais ses faiblesses


Eh ben tant mieux si je me suis trompé !  ;)  Et si tes piques sur les civils étaient de l'humour, alors je te dois des excuses pour m'être emporté.

Citer
Sans rancunes pour ton dérapage

Idem ;)

David
« Modifié: 09 janvier 2009 à 18:09:39 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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09 janvier 2009 à 18:27:24
Réponse #28

Yves


Bonsoir à tous,

en m'appuyant sur les posts précédents, une majeur partie de l'Armée de terre n'a pas de connaissances en survie, car le "militaire lambda" combat (sa mission...) en unité constituée (une centaine d'hommes), elle même appartenant à un bataillon, qui appartient à une plus grande unité.
Pour faire plus rapide, le militaire "lambda" n'a pas de connissances en survie car il ne se retrouve jamais seul sur le terrain. Avant d'aborder le domaine survie, il doit déjà savoir vivre confortablement sur le terrain : "ne pas subir", "s'adapter au terrain, et non pas adapter le terrain à soi", ce qui s'approche plus du bushcraft.

Maintenant, effectivement quelques unités pratiques des activités liées à la survie. On peut les qualifier globalement de "commando". Elles se caractérisent par un emploi en "isolé" loin des autres unités et du soutien.

Au sein de l'Armée de terre, tous les centres commando ou d'aguerrissement dispensent des instructions "survie". Le plus connu est le Centre National d'Entraînement Commando, de Montlouis qui dispose d'une véritable cellule dédiée à cette activité (elle conseille de se préparer un kit très proche de ce que l'on peut lire sur le forum, mais avec le couteau MOD !!!). Le Centre d'Entraînement en Forêt Equatoriale, en Guyane, dispense une instruction plus centrée "vie en forêt équatoriale" avec une expertise reconnue pour ce milieu.

Enfin, les unités spécialisées disposent, dans leur catalogue de formation interne, d'une formation à la survie, qui généralement se dispense au tout début d'année, après les fêtes. La couche de gras est très utile...

D'une manière générale, pour la vie sur le terrain ou la survie, les connaissances sont identiques entre les militaires et les civils. Seul l'aspect "combat" marque les premiers.

Bon vent.

Yves

09 janvier 2009 à 18:43:07
Réponse #29

Diesel


D'une manière générale, pour la vie sur le terrain ou la survie, les connaissances sont identiques entre les militaires et les civils. Seul l'aspect "combat" marque les premiers.
Ce qui est logique. Que la tenue soit en vert ou en fluo, il y a toujours des hommes dessous avec les mêmes besoins et les mêmes faiblesses.  :closedeyes:
Ce qui marche pour les uns a des chances de marcher aussi pour les autres.

Enfin presque tous.  ^-^

Mais lui il est belge. Il est pas humain.  ;D

09 janvier 2009 à 19:52:23
Réponse #30

Anke


Dites moi donc si je me trompe ou si je m'égare !
Partant du postulat que les militaires sont davantage en groupe( en général hein) et donc ont une démarche de survie de groupe ( unités), les "snipers" ( je n'ai que des références cinématographiques, ou on les voit travailler seul ou en binomes) auraient-ils une démarche "survie" différente de celle de leur confrères qui eux travaillent en unités constituées ?

09 janvier 2009 à 20:09:43
Réponse #31

DavidManise


Pour clore le truc, ce n'est pas parce qu'on explique qu'un mili ne fait pas dans la survie qu'on est anti-mili.

En plus, ce qui a été dit c'est plutôt que l'Etat Major et l'encadrement ne font pas dans la survie, ce qui ne veut pas dire que les mecs de terrain ne soient pas très très pointus dans la survie, surtout celle qui les touche directement : ne pas se prendre une bastos dans la gueule et je pas péter sur une mine, c'est de la survie aussi.  Ensuite, ne pas crever de faim ni de froid/chaud, de soif et tout, c'est aussi leur boulot parfois, et l'esprit de dém*rde de ces mecs là est parfois fascinant

Ciao ;)

David
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09 janvier 2009 à 20:54:15
Réponse #32

balthazar


"Mais, non on est pas de la Piscine (ou la Maison)... " Tu as oublié sciemment le bon surnom?  ;)
Petit retex perso sur le matos "mili": Certes, il est conçu pour aller sur le terrain. Mais quelques bémols: quand il s'agit de matériel gracieusement fourni, rentre en compte le paramètre coût, et comme ce sont les bureaucrates qui décident  :) Ensuite, il y a la contrainte "réglementaire". Un soldat peut acheter (discrétement) son sac (ou autre) sur étagère, mais on lui demandera qu'il soit de bon ton, ce qui limite malgré tout les choix... Et pour finir, il y a l'aspect tactique: j'ai gardé mon "super sac d'équipe", chargeable à 70 kilos, étanche, avec compartiment VEC separé du compartiment mission, le premier étant largable pour permettre une exfiltration rapide. Il est dans le grenier...super sac en mission, mais je ne vois pas trop l'utilité de ses avantages dans un contexte civil.
Pour la formation (je passe sur les extrêmes, unités très spécialisées et de l'autre côté les commandos waterman): Le soldat lamda d'unité de combat lamda, n'a pas d'autres formations typiquement "survie" que celles qu'il reçoit lors de ses stages d'aguerissement/commandos (dont quelques uns très intéressants ont été oubliés supra...), mais il reste un homme "d'extérieur" habitué à certaines contraintes et s'habitue aussi à faire tout avec rien, ce qui peut former un esprit dans le bon sens. Personnellement, je n'ai jamais été spécialisé dans tel ou tel milieu de survie, mais j'ai eu la chance d'être dégrossi dans pas mal d'extrêmes par des spécialistes...comme j'en apprends encore auprès des gars de l'ONF d'à côté de chez moi :doubleup:
Je n'ai pas très bien saisi l'utilité d'un débat que j'ai cru entrevoir... Le soldat est juste le civil qui a choisi de monter sur le rempart pour veiller sur l'extérieur, et passer 90% de son temps à se prendre les intempéries sur la gueule. Il a dans ses rangs le même pourcentage de bons et de mauvais que partout ailleurs, faut rester cool...

09 janvier 2009 à 21:36:05
Réponse #33

Corin


Dites moi donc si je me trompe ou si je m'égare !
Partant du postulat que les militaires sont davantage en groupe( en général hein) et donc ont une démarche de survie de groupe ( unités), les "snipers" ( je n'ai que des références cinématographiques, ou on les voit travailler seul ou en binomes) auraient-ils une démarche "survie" différente de celle de leur confrères qui eux travaillent en unités constituées ?
le sniper est une spécificité anglo-saxonne où le tireur est autonome pour protéger le groupe et tourne autour. Il a donc le soutien matériel du groupe.
En France, le tireur d'élite reste dans la section.
C'est un peu hors sujet mais ça n'est pas grave.

Est ce que quelqu'un est au courant qu'il existe un stage survie (à Mont-Louis) dans l'armée de terre, ouvert à de nombreuses unités?
Vous n'avez pas tous l'air au courant qu'il existe depuis 5 ans et qu'il attire de plus en plus de monde. 3 semaines pas très facile pour ces militaires coupé du monde.
;)
Ce que l'on évoque n'est pas tant la formation que la pratique. Des formations survie, evade & escape et autres existent depuis très longtemps. La problématique n'est pas l'intitulé mais le contenu et l'utilisation qui en est faite.

A+

09 janvier 2009 à 22:43:03
Réponse #34

Criss Kenton


Après, il y a l'excellente école brésilienne, ou les Anglais, etc...
Me rappelant de ces deux fils:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=2751.0
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=24.20
Et etant donne qu'ils ne font jamais rien comme tout le monde et que leur terrain de jeu s\etend sur 10 fuseaux horaires avec des zones ou un crash ou un accident te ferait immediatement basculer dans "un monde merdique".
Quid des russes?

Quelqu'un a t'il entendu parler de formation specifique ou autre?
Je sais qu'il ne sont pas tres partageurs pour ce type de choses et que le type de situation que nous qualifions de situation de survie sont de la vie tout court pour de nombreux sujets du Tsar... mais avec vos betises cette question me titille  :)
J'avoue avoir une certaine attirance pour la Sainte Russie...

Criss Kenton, qui aurais prefere etre Decembriste plutot que de Decembre depuis 1983

PS: Ocelot mon message a vocation humoristique etait neutre, en aucun cas une moquerie a l'encontre de ton post. Juste que la facon d'enumerer ma fait penser a du cyclopede, manquais plus que la conclusion.
Je prefere preciser vu que malheureusement je suis generalement mon meilleur public  ;D

10 janvier 2009 à 05:46:26
Réponse #35

gmaz87


Bjr à tous,

Ocelot,

Il me souvient d'un reportage télé paru il y a quelques années sur le stage "survie" ou plutôt d'aguerrissement, à Montlouis je crois (du moins ça y ressemblait pas mal) d'une promo de Cyrards.
Et plus particulièrement du côté bouffe de la survie telle qu'envisagée par l'instructeur, lequel ouvrait une caisse de sardines fraîches et en donnait à bouffer crues aux stagiaires.

Donc en un résumé rapide, pour survivre selon sa méthode il faut:
1 Etre en bord de mer
2 Avoir du fric et trouver un marin pêcheur
3 Ne pas savoir faire cuire le poisson

Je sais que j'exagère le trait, mais l'enseignement survie dispensé aux unités lambda, c'est plus" crève ta g**le sur des bornes avec une charge de mulet sur le dos" et bouffe chaud le soir la ration d'exercice ou alors de la nomadisation mais avec la dotation réglementaire, donc de quoi bouffer, dormir etc..

Des faits réels, il y a deux ou 3 ans, les mêmes Cyrards en nomadisation ont eu des pertes en vie humaines pour ne pas avoir su gérer la riposte à un épisode de froid qui leur est tombé dessus, et ce avec le matos réglementaire, pas su car pas enseigné.

Je sais l'attrait de beaucoup pour le côté "baroud", du style tu cavales parce que les méchants te collent aux fesses, c'est beau c'est cinématographique, du point de vue mili c'est simplement que tu as merdé ta mission . ./

Il est vrai que des unités ont du s'exfiltrer ou se replier en milieu hostile, mais la survie ( au sens ou nous l'entendons ici) n'était pas la priorité première, laquelle était de rallier au plus vite un coin sécurisé en évitant le plus possible le contact.

Dans cet esprit le film de Schoendoerferr ( la 317 ème section) qui connait bien le sujet,ayant été fait aux pattes à Dien ben phu, est je pense très proche de l'état d'esprit du combattant en pareil cas.

Il y aura toujours des exceptions, du style des japonais abandonnés sur leur île, du pilote tombé du mauvais côté etc..., mais ramené au volume des forces engagées c'est epsilon et cela ne justifie pas de dispenser un enseignement réglementaire complet à tous.

Il faut garder à l'esprit que la formation et l'entretien de personnels aguerris à un coût (élevé) et que jamais un officier ne prendra le risque d'amocher ses personnels sans raison impérative, car derrière il faut rendre des comptes, de plus si il est en mission c'est l'échec garanti, rien de pire que de trainer des éclopés, mais comme ce sont des Camarades on le fait.

Gérard ( pas anti militariste ;)et qui selon la Tradi a des balloches)
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

10 janvier 2009 à 12:41:33
Réponse #36

Moleson


"Mais, non on est pas de la Piscine (ou la Maison)... " Tu as oublié sciemment le bon surnom?  ;)
Petit retex perso sur le matos "mili": Certes, il est conçu pour aller sur le terrain. Mais quelques bémols: quand il s'agit de matériel gracieusement fourni, rentre en compte le paramètre coût, et comme ce sont les bureaucrates qui décident  :) Ensuite, il y a la contrainte "réglementaire". Un soldat peut acheter (discrétement) son sac (ou autre) sur étagère, mais on lui demandera qu'il soit de bon ton, ce qui limite malgré tout les choix... Et pour finir, il y a l'aspect tactique: j'ai gardé mon "super sac d'équipe", chargeable à 70 kilos, étanche, avec compartiment VEC separé du compartiment mission, le premier étant largable pour permettre une exfiltration rapide. Il est dans le grenier...super sac en mission, mais je ne vois pas trop l'utilité de ses avantages dans un contexte civil.
Pour la formation (je passe sur les extrêmes, unités très spécialisées et de l'autre côté les commandos waterman): Le soldat lamda d'unité de combat lamda, n'a pas d'autres formations typiquement "survie" que celles qu'il reçoit lors de ses stages d'aguerissement/commandos (dont quelques uns très intéressants ont été oubliés supra...), mais il reste un homme "d'extérieur" habitué à certaines contraintes et s'habitue aussi à faire tout avec rien, ce qui peut former un esprit dans le bon sens. Personnellement, je n'ai jamais été spécialisé dans tel ou tel milieu de survie, mais j'ai eu la chance d'être dégrossi dans pas mal d'extrêmes par des spécialistes...comme j'en apprends encore auprès des gars de l'ONF d'à côté de chez moi :doubleup:
Je n'ai pas très bien saisi l'utilité d'un débat que j'ai cru entrevoir... Le soldat est juste le civil qui a choisi de monter sur le rempart pour veiller sur l'extérieur, et passer 90% de son temps à se prendre les intempéries sur la gueule. Il a dans ses rangs le même pourcentage de bons et de mauvais que partout ailleurs, faut rester cool...

Je pense que c'est un bon résumé de la situation :doubleup:

Moleson

16 février 2009 à 00:30:03
Réponse #37

Mad Max


Dans les régiments des forces (ceux du champ de bataille), on ne parle pas de survie mais plutôt de vie en campagne et de "rusticité" c'est à dire comment se débrouiller avec le matériel dont on dispose.
Un dicton militaire dit :  "on vit avec son sac, on combat avec son brêlage, on survit avec ses poches".
Comme je l'ai lu dans un post précédent de ce sujet, il y a deux cas :
1- tout va bien et l'intendance pourvoit à nos besoins.
2- tout va mal : on est mort = plus de besoins, ou prisonnier = la "puissance détentrice" veille à notre bien-être.
Quelquefois il y a une position intermédiaire = rentre à pieds. Là, c'est la discrétion qui prime.
Mais ça, je ne l'ai joué qu'une fois : nous sommes là, nous nous retrouvons dans trois jours là-bas (100 km). Messieurs, bonne chance.

L'AMX30, qui a été ma monture pendant longtemps, nous plaçait dans une position enviable par rapport au fantassin qui doit faire un compromis cruel entre le poids et le confort. Pour le tankiste, c'est quasiment no limit. L'outillage comprend une pelle, une pioche, un hache et deux barres à mine. De quoi voir venir. Mais aussi et surtout une grande et forte bâche (environ 8X5 m) destinée à protéger l'engin mais que nous utilisions surtout pour monter un abri au sol, en la jettant par dessus le canon horizontal. Une baladeuse nous éclairait et quelques bougies suffisaient pour le chauffage.
Quand il faisait très froid, nous dormions sur la plage arrière pour profiter de la chaleur du moteur (le blindage horizontal au dessus du moteur).
En nous serrant un peu , nous tenions à quatre. Les hampes de nettoyage (c'est comme un baguette pour nettoyer le canon mais c'est en 6 éléments de 1,20 m chacun) nous servaient de montants sur lesquels nous installions la bâche. Il fallait se tenir à genoux sous l'abri mais par -25°, il m'est arrivé d'avoir trop chaud. Le soir, on plaçait un bidon d'eau dans le compartiment du moteur et au matin, elle était assez chaude pour la toilette.
Les pots d'échappement servaient à chauffer l'eau des gourdes (le bidon français est en alu) ou des conserves (à condition de les retirer avant qu'elles n'explosent  :().

Plus tard, j'ai formé de futurs sous-officiers et là, c'était la maison sur le dos. L'outillage individuel comprenait une hachette, une espèce de petite scie égoïne, des pelles pliantes et des pinces à barbelés bien souvent marquées "US 44" et réparties par groupes de dix hommes. Je faisais acheter des bâches plastiques 3X2 m. Associées aux ponchos, elles permettaient de se passer des tentes individuelles.

En résumé, nous étions très forts pour tirer le meilleur parti du matériel réglementaire pour compenser les oublis de l'intendance (à comparer avec les moyens logistiques de l'armée des Etats-Unis), quitte à le détourner de son usage normal mais il n'y a jamais eu, dans les unités de combat, d'instruction spécifique à la survie.
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16 février 2009 à 00:48:40
Réponse #38

Woodrunner


Le coups de la boîte de conserve ça se pratique aussi en Suisse, nos Besatz de 8x8 (équipage ) cuisaient leurs boîtes en les plaquant contre le moteur (facilement accessible depuis l'intérieur en enlevant une plaque de blindage amovible) ils étaient très fière de leurs supériorité technologique sur nous pauvres fantassins jusqu'au jours où ils les y on laissé trop longtemps,... Une douce odeur de chili cramer à ce jours là envahie l'habitacle, je vous laisse imaginé nos rires et le temps qu'ils à fallu à ces deux malheureux pour laver tout ça,... ;D  :lol:


J'ai bossé plus longtemps pour Saint-Maurice,... mais Par St Georges, vive la Cavalerie!  ::)
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

16 février 2009 à 05:36:54
Réponse #39

gmaz87


Bjr,

Un peu HS, mais pas trop en fait.

Je viens de recevoir et de lire les conclusions du rapport d'information de la commission ad hoc de l'Assemblée Nationale en date du 19 janvier 2009 sur l'application de la LPM (Loi de programmation militaire) 2003/2008.

Si le ton est optimiste( mesuré néanmoins), rapport officiel oblige  en lisant ce pavé de 95 pages on découvre en fait que les moyens humains et matériels ne sont pas à la mesure des ambitions de la LPM, et que pour beaucoup ils ont été revus à la baisse.

Avec en gros la conséquence suivante: les unités n'ont plus la capacité d'entrainement suffisante aux missions et les troupes engagées en Afghanistan  c'est pour le petit matos adapté, achat perso (estimé à 1000 euros/homme), et pour le matériel lourd bricolage,  cannibalisation et utilisation jusqu'à la corde de matériels obsolètes ou inadaptés aux missions (hélico entres autres).

En conclusion, la survie doit en plus s'apprécier pour eux avec les moyens (légers) du bord.

Vieil axiome de l'officier: une mission, des moyens.....bientôt remplacé par: "ta b*te, ton couteau (mais acheté perso!!)

PS: les modos, ce n'est pas polémique ni politique,(juste le constat que quand on expédie des troupes au charbon, on leur doit un minimum de préparation et de matériel adapté) mais si ça gêne, vous virez

A+

Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

16 février 2009 à 08:58:36
Réponse #40

DavidManise


On vit dans un pays libre, et a priori on a encore le droit d'émettre des opinions sur les budgets de notre armée.  Mais, comme le disait si bien notre président l'autre soir : "le monde change, monsieur Pujadas, le monde change..." :'(

La b!te et le couteau acheté perso, elle est pas mal :lol:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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16 février 2009 à 18:14:13
Réponse #41

gmaz87


On vit dans un pays libre, et a priori on a encore le droit d'émettre des opinions sur les budgets de notre armée.  Mais, comme le disait si bien notre président l'autre soir : "le monde change, monsieur Pujadas, le monde change..." :'(

La b!te et le couteau acheté perso, elle est pas mal :lol:

David

Salut David,

Oui il change et à grands pas...
Pour les achats perso, suis d'accord pour le couteau, mais il semblerait d'après les honorables parlementaires que cela concerne aussi (je cite): "des bandoulières de Famas, des coudières, des genouillères, voire des sacs de couchage adaptés au grand froid, comme c'est le cas en Afghanistan"
Sic transit gloria mundi....

a+

Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

16 février 2009 à 18:52:15
Réponse #42

Corin


il semblerait d'après les honorables parlementaires que cela concerne aussi (je cite): "des bandoulières de Famas, des coudières, des genouillères, voire des sacs de couchage adaptés au grand froid, comme c'est le cas en Afghanistan"
Quand il ne s'agit pas de la tenue, des parkas, des chaussures, sacs patrouille,...

A+

16 février 2009 à 19:59:55
Réponse #43

gmaz87


Quand il ne s'agit pas de la tenue, des parkas, des chaussures, sacs patrouille,...

A+

Je sais, j'ai donné aussi, mais à la fin ça lasse.

a+
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

16 février 2009 à 20:17:28
Réponse #44

Corin


Je sais, j'ai donné aussi, mais à la fin ça lasse.
Ca n'aura qu'un temps. Quand tu vois que Meindl a été retenu pour les futures rangers, ça témoigne d'une certaine évolution.

A+

17 février 2009 à 10:08:30
Réponse #45

Olcos


Quelques vidéos qui traite des discussions precedentes :

Stage de survie et d'aguerissement en milieu desertique (Djibout' évidemment) :
http://www.youtube.com/watch?v=OsvS7yVeEeA

une capture d'ecran :


Sur le matériel, les moyens et les achats perso : "en attendant le feu" à Djibouti. Ca vaut le coup d'oeil  :blink:
http://info.france2.fr/complement-denquete/emissions/46423283-fr.php (le lien video est en haut de page, juste sous le titre)
à partir de 1h23 jusqu'a la fin

extrait :
"vous etes le seul de la section a porter le brelage fourni par l'armee. Pourquoi ?
- Parce que j'ai pas encore recu mon gilet acheté ailleurs."
« Modifié: 17 février 2009 à 10:18:18 par Olcos »
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

17 février 2009 à 17:39:56
Réponse #46

gmaz87


Ca n'aura qu'un temps. Quand tu vois que Meindl a été retenu pour les futures rangers, ça témoigne d'une certaine évolution.

A+

C'est vrai encore que là je ne porte pas jugement, j'ai été doté de Magnum, les autres pompes (Meindl?) n'allaient pas, la pointure ok, mais pas assez large.
C'est sur que ça change du cuir de vache même si c'est un peu casse gueule sur le carrelage humide.
A+
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

21 février 2009 à 11:37:06
Réponse #47

aurochs


Bon je poursuis...

En bref, le meilleur matos ets celui que l'on choisit et adapte pour ce que l'on veut faire.

Aurochs

22 février 2009 à 14:51:17
Réponse #48

JOSS


Certaines unitée prennent conscience qu'un stage de survie est necessaire a la formation ,je bosse en URH et pendant mon cursus j'ai eu droit a deux semaines de stage survie ,la premiere consacrée aux cours théorique et applications et la seconde consacrée a un raid de soixante KM en autonomie avec le sac de fortune et les racines de massettes d'eau que j'avais pus ramassés...Voila ,c'était trés enrichissant et révelateur ,je me connais mieux .Ensuite pour le matos ,c'est bien beau mais il faut en etre a la hauteur!
A bientot  :doubleup:

22 février 2009 à 20:23:09
Réponse #49

Olcos


Salut Joss,

Tu peux developper un peu a propos de ta sortie. Matos, objectifs, contexte (meteo par ex); etc.

Ps : URH ??
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

 


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avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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