Enfin, c'est mon pote qui me l'a dit...
Moi je sais que les lieutenants pour respecter la tradition doivent être
"insolents, nuls et moches"...

Mais
"le capitaine a des baloches"...

Alors, je vais répondre.
Le militaire s'y connait-il en survie? Réponse: non.
Le militaire est formé pour poursuivre la mission par tous les moyens et dans le plus grand nombre de circonstances. On lui apprend le combat en milieu difficile. Parfois, la frontière est ténue mais bien souvent le militaire est ingénieux car il a beaucoup de matériel.
Je n'ai jamais vu (sauf à Cercottes et surtout à Aspretto en son temps) de gens vraiment formés à vivre en totale autonomie. Et encore, ça relevait plus de leur orientation personnelle ou des intiatives du groupe du moment que des politiques de formation et de condition du personnel.
Du coup, le militaire est plus orienté à réagir contre qu'à vivre avec la nature.
En stage commando, comme tu peux le voir sur les images des reportages sur l'intégration des futurs commandos-marine à Lorient ou les tests d'entrée au GIGN, disponibles sur Youtube, les instructeurs fustigent les gars qui arrivent avec un couteau de plus de 10 cm de lame (je ne parle pas de couteau de combat, dague ou baïonnette). Simplement, parce que persone n'a idée de ce que l'on peut en faire. D'abord parce qu'aller installer son campement dans un bois n'est pas compatible avec le combat. Et quand un militaire s'installe dans un bois (on appelle ça la vie en campagne), il a son véhicule à côté dans lequel il a tout le matos.
En fait, le militaire n'est pas formé à la survie de manière aussi pointue que certains sujets traités ici pourraient permettre de le faire parce que s'il est dans une des situations que nous décrivons, alors il est hors combat. Et les armées ne s'intéressent que peu au militaire hors combat.
En fait, aller au bout du bout des possibilités du système humain et matériel représentent un trop grand risque pour une armée qui veut vaincre. Faire faire un raid de 100 km à des mecs bardés de matos n'a souvent que peu d'intérêt en combat. Les gars sont épuisés. On y trouve plus souvent une grosse valeur ajoutée en renseignement.
Même les commandos se ménagent. Je me souviens encore de la gueule des Légionnaires d'un régiment prestigieux quand ils ont vu arrivés des commandos-marine qui avaient traversé la France confortablement dans un minibus avec leurs P4 sur des camions conduits par des chauffeurs civils. Autrement dit, ça ne présentait aucun intérêt qu'un garçon formé pour une action commando pour laquelle on attend qu'il soit totalement disponible aille se fatiguer à conduire une jeep poussive sur 900 bornes.
En conclusion, on attend du militaire de l'audace, de la force mais pas d'être aux limites et de prendre tous les risques. Donc, ce ne sont pas les meilleurs en survie. Ils ont des idées parfois mais ce ne sont pas les plus top. J'en veux pour preuve le kit réalisé par les instructeurs de Montlouis pour une véto mili dont un lien se trouve sur le forum. Guillaume, qui n'a pas encore 18 ans, fait beaucoup mieux.
A+
PS1: ça n'est que mon opinion, ça se discute, comme d'hab... Repos, pouvez fumer.

PS2: si le matos mili a du succès auprès des randonneurs et autres, c'était souvent parce que c'était des trucs robustes que l'on pouvait trouver à des prix accessibles car il y en avait des quantités astronomiques (tombées du camion?) dans les surplus à l'époque du service militaire. Aujourd'hui, le matos mili se rapproche du matos civil - plus confortable, plus technique mais plus fragile - il n'y a qu'à voir les nouvelles rangers de chez Meindl.