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Auteur Sujet: Réflexion autour des jeux d'arcade Shoot'em up  (Lu 39323 fois)

30 novembre 2008 à 18:50:34
Réponse #50

nicogala


C'est le gros problème ! la majorité des jeunes (12/16 ans)que je côtoie n'ont aucun recul
Dans un n° de Sciences & Avenir de l'été le thème était justement le cerveau et les étapes de son développement.
En bref chez les ados (et jeunes ados) jusqu'à la vingtaine (oui oui, si tard) le cerveau n'a pas encore toutes ses zones développées, dont celles permettant d'avoir un jugement posé et du recul devant les situations (typiquement l'ado impulsif etc.) .

Ce public n'est pas anatomiquement "armé" pour bien intégrer sainement et clairement ce qui nous parait à nous comme un simple jeu...

Et ça ne dépend pas du milieu social ou de l'entourage familial.


Petite digression, les enfants-soldats, et les soldats d'antan (vikings etc. qui avaient dans les 16 ans) sont souvent de redoutables combattants. Malléables, sans crainte, sans inhibition ni jugement du bien et du mal... des bêtes à tuer.
"Les grand-mères, c'est comme le mimosa, c'est joli, ça sent bon, mais ça ne dure qu'un temps..."

30 novembre 2008 à 19:50:06
Réponse #51

Diurnambule


Mais dites moi les gars, c'est pas marqué "interdit au moins de 18 ans" sur ces beaux jeux super gore? Donc, techniquement, les momes devraient pas pouvoir les acheter ;) Et splaf! :D P*tain, je devrais bosser pour Rockstar Games moi, comment je leur calmerais Liebermann LOL!

C'est juste un avertissement parental !  ;)

01 décembre 2008 à 11:41:20
Réponse #52

** Mathieu **


Se pose plutôt la question de la représentation de la violence : le développement phénoménal des moyens de communication et de représentation n'a-t-il pas débouché plutôt sur une spectacularisation de la violence plutôt que sur sa banalisation ?

Ce qui est intéressant dans ces jeux, c'est que l'acte violent, meurtre, destruction, soit récompensé ;
En temps normal, on sauve sa peau et si l'on est ""humain"", on ne pourra pas éviter un certain malaise face à la barbarie ;

Le jeux permet donc via un système de conditionnement de désinhiber le joueur...

Plus que de s'en prendre au jeu vidéo en lui-même - qui n'est qu'une simple simulation programmée, prenez-vous en au conditionnement qui est opéré...

Tout est question de conditionnement...
Si l'on envoyait une décharge électrique via la manette lorsque le joueur tue et qu'il n'était pas récompensé, le résultat serait bien différent...

Qu'est-ce qu'on souhaite récompenser aujourd'hui, dans une société de service, pacifiée ? 

Comment les pulsions violentes peuvent-elles être exprimées/canalisées ?

Dans les sociétés primitives il y avait le sacrifice avec "le bouc émissaire"...

Aujourd'hui on a le cinéma d'action et les FPS...

@ Jiluc : :)  en fait je n'avais pas l'intention de faire une quelconque démonstration, mais je reconnais que mon propos peut porter à confusion ; peut-être ai-je été un peu vite en besogne...

Plus que sur le jeu en lui-même, ma réflexion portait sur le système de conditionnement en rapport avec le système de récompense : j'avais en tête une étude menée à l'Institut des Sciences Cognitives par l'équipe "Neuroimagerie Cognitive : Prise de décisions et récompenses" dirigée par Jean-Claude DREHER.


- Petite présentation des objectifs de l'équipe "Neuroimagerie Cognitive : Prise de décisions et récompenses" :

"L’objectif de notre équipe est de mieux comprendre les mécanismes neuronaux de la prise de décisions et ses relations au système de récompense.
Le système de récompense permet l’évaluation et l'apprentissage de séquences d'actions sans la présence d'un renforcement immédiat, offrant un exemple important d'un système biologique impliqué à la fois dans la motivation du comportement et dans son organisation. L’équipe étudie l’organisation fonctionnelle du cortex préfrontal chez l’homme, l’influence de la modulation du système de récompense sur différentes fonctions cognitives, motivationnelles et émotionnelles, ainsi que les mécanismes neuronaux sous-jacents au dysfonctionnement du cortex préfrontal et du système dopaminergique (au cours du vieillissement normal, chez des patients schizophrènes et chez des patients souffrant de lésions du cortex frontal). Pour conduire ces trois axes de recherche étroitement liés, nous utilisons diverses techniques d’imagerie cérébrale, comme les Potentiels Evoqués, l’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnel le (IRMf), la Tomographie par Emission de Positrons (TEP) ainsi que la modélisation de réseaux de neurones. Nous prévoyons également d’utiliser les enregistrements intracrâniens et la Magnétoencéphalographie (MEG)."






Et précisément cette publication : Age-related changes in midbrain dopaminergic regulation of the human reward system
[désolé pour les non-anglophones...  :-[

Pour résumer grossièrement : le "circuit de la récompense" est un ensemble d'aires cérébrales (structures "archaïques" + cortex préfrontal) qui s'activent sous l'effet de la sécrétion de la dopamine ;
l'équipe de recherche que je cite a montré pour l'homme (on le savait déjà pour les rats et les primates) cette connexion entre dopamine et circuit de la récompense...
Grosso modo l'obtention d'une récompense augmente la sécrétion de dopamine dans le cerveau.
Ce neurotransmetteur agit à plusieurs niveaux et influe notamment au niveau des fonctions cognitives, émotionnelles et motivationnelles.
Par exemple, certains conditionnements ou certaines addictions se forment sur la base de ce circuit de récompense et sur la sécrétion de dopamine...
L'étude s'intéresse aux effets de la récompense en corrélation avec l'âge : deux constats : les effets de la récompense diminuent l'âge augmentant, et la corrélation entre activation du circuit de la récompense et sécrétion de dopamine va s'inversant avec l'âge (l'étude a porté sur 2 groupes tests : - jeunes adultes (âge moyen 25) - et séniors (âge moyen 66)) ;


Pour aller plus loin :

- le site web de l'équipe "Neuroimagerie Cognitive : Prise de décisions et récompenses" : (en anglais) http://www.isc.cnrs.fr/dre/index.html
- les autres publications de l'équipe "Neuroimagerie Cognitive : Prise de décisions et récompenses" : (en anglais) http://www.isc.cnrs.fr/dre/uk/Publications.htm

- l'Institut des Sciences Cognitives - Centre de neurosciences cognitives (CNC) & Laboratoire Langage, Cerveau Cognition (L2C2) : (français & anglais) http://www.isc.cnrs.fr/
le plan du site : http://www.isc.cnrs.fr/plan.htm

- quelques articles intéressant en open access régulièrement dans l'Oxford Journal Cerebral CORTEX (en anglais) : http://cercor.oxfordjournals.org/


------------------------------------------------------

- Sur l'émergence du thème de l'insécurité : La france a peur de Laurent Bonelli, La découverte, 2008 : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_France_a_peur-9782707150844.html

- Sur la vision subjective : au cinéma on a vu l'an passé plusieurs films - disons post-11septembre - utilisant la vision subjective, les plans sont filmés caméra à l'épaule comme en reportage et le point de vue de la caméra représente le point de vue d'un des personnages auquel on se trouve associé en tant que spectateur et qui finit par être notre point de vue comme si l'on était présent dans la scène...
Je pense notamment à Cloverfield : http://www.dailymotion.com/video/x32gfc_cloverfield-bande-annonce-vost
Rien de neuf au niveau de l'intrigue, des acteurs de second plan pas forcément crédibles, bon : du gros blockbuster ricain qui ne marquera pas l'histoire du cinéma hein ;
ce qui est intéressant tout de même là-dedans c'est le résultat : on est forcé de reconnaître que le film est bien stressant et que l'on est embarqué littéralement dans cette course... (en dehors de ça, c'est le vide interstellaire...)
Mais cela témoigne de l'intérêt porté au mode de vision subjective, à une recherche de sensationnalisme, à une spectacularisation de la violence...
Il y a vraiment quelque chose qui se joue actuellement au niveau de la représentation de la violence dans les productions culturelles type entairtainment et edutainment...
« Modifié: 01 décembre 2008 à 12:00:07 par Mathieu »

01 décembre 2008 à 12:45:13
Réponse #53

Diurnambule


pour apporter une touche d'humour, il faudrait inscrire une phrase sur les boites de ces jeux, un peu à la manière des paquets de cigarettes !

"TUER NUIT GRAVEMENT A VOTRE ENTOURAGE"

 :lol:

désolé ! ce n'est pas dans mes habitudes ... je sors !  :-[

01 décembre 2008 à 13:41:31
Réponse #54

Sielwolf


Peut tu simplement développer les cas ou le tueur était effectivement accro aux jeux vidéos? Si je prend 2 exemples qui me viennent à l'esprit, la tuerie de Nanterre par richard Durn,et celle de Virginia tech par un  jeune coréen , les auteurs n'étaient pas adeptes de jeux vidéos.

Voici un exemple avec les chiffres.
Le jeu qui a été mis en cause dans ce cas était Doom.


http://www.killology.com/book_stop_summary.htm

Citer
In Paducah, Kentucky, Michael Carneal, a fourteen-year-old boy who stole a gun from a neighbor's house, brought it to school and fired eight shots at a student prayer group as they were breaking up. Prior to stealing this weapon, he had never shot an actual handgun before. Of the eight shots he fired, he had eight hits on eight different kids. Five were head shots, the other three upper torso. The result was three dead, one paralyzed for life. The FBI says that the average, experienced, qualified law enforcement officer, in the average shoot-out, at an average range of seven yards, hits with less than one bullet in five.

Traduction à la louche:  au Kentucky, un garçon de 14 ans (Michael Carneal) est rentré dans une école avec un pistolet volé, et a tiré 8 coups sur un groupe d’élèves. Il n’avait jamais tiré une cartouche auparavant avec une véritable arme à feu. Le 8 balles touchèrent 8 personnes différentes, avec 5 tirs à la tête, et 3 tirs dans la partie supérieure du buste. Le résultat fut 3 morts et un paralysé à vie. Les statistiques du FBI indiquent qu’un officier expérimenté, qualifié et entraîné, dans un engagement par armes à feu à une distance de 6 mètres, met moins d’une balle sur cinq dans l’ennemi.



"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

01 décembre 2008 à 18:29:39
Réponse #55

lepapat


Il me semble que les deux cas en Finlande étaient des joueurs également  :-\
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


01 décembre 2008 à 23:35:01
Réponse #56

Diurnambule


si tu as des infos concrètes je suis preneur !  ;)

02 décembre 2008 à 10:20:22
Réponse #57

manu3259


Salut,
Je suis pas entièrement convaincu par cette théorie de Grossman, c'est à dire que les jeux videos apprennent aux enfants à tuer. Peut être que c'est en partie vrai pour cet exemple d'un jeune de 14 ans, mais des personnes ayant des facilités pour le maniement des armes il y en a déjà eut avant les jeux videos. Billy the kid avait semble t'il une fascination pour les armes à feu et commencé à tuer à 17 ans.

Citer
Les statistiques du FBI indiquent qu’un officier expérimenté, qualifié et entraîné, dans un engagement par armes à feu à une distance de 6 mètres, met moins d’une balle sur cinq dans l’ennemi.
Oui mais dans le cas d'une fusillade en milieu scolaire, on ne peut pas comparer avec un engagement avec un ennemi, il s'agit davantage d'une situation d'exécution.


D'autre part, parmi les tueries récentes, le fait de jouer à des jeux vidéos violents ne semble pas être présent aussi souvent qu'on le dit dans les médias cherchant à faire du sensationnel, et de plus il ne s'agit que d'un élément, et pas le plus significatif, dans les troubles dont sont atteints les criminels ayant commis une tuerie. Les faits les plus fréquents sont une attirance pour la violence sous toutes ses formes, et une admiration pour les tueries plus anciennes comme celle de Colombine par exemple.
Justement c'est avec Colombine que les médias ont commencé à stigmatiser les jeux vidéos car l'un des 2 tueurs était joueur de doom et quake.
 
J'ai regardé là dessus:
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_mass_murderers_and_spree_killers_by_number_of_victims
J'ai regardé les tueries dans des écoles qui se sont produites après 1999 (date de colombine), et dont l'auteur avait moins de 30 ans. C'est un peu morbide mais je m'en tiendrait aux fusillades ayant fait plus de 5 morts.
Il y a 9 cas correspondants à ces critères sur cette page, et le seul cas ou l'auteur était effectivement joueur de jeux vidéos violents (il est toujours possible que dans d'autres cas ça n'a pas été mentionné ou juste que j'ai mal regardé) est celui là:
-en 2002 tuerie d'Erfurt en Allemagne. Le tueur a 19 ans et joue a counter strike. Il a tué 16 personnes.

Lepapat, d'après ce que j'ai lu, les 2 tueries de Finlande ont été commises par des jeunes très actifs sur internet, notamment fans de videos sur youtube, mais pas joueurs de jeux vidéos.
Bref ma conclusion c'est qu'il n'est pas nécessaire de jouer à des jeux vidéos pour être capable de commettre une tuerie, voir ici:http://www.cbsnews.com/stories/2007/04/17/eveningnews/main2696236.shtml

"In a study done after the Columbine massacre, the Secret Service studied 37 school shootings to learn the patterns of the school-aged assassins, CBS News correspondent Wyatt Andrews reports.

Most school attacks, the report said, come from loners with some kind of grievance. "Many attackers felt bullied” or persecuted by others, the study concluded. "More than half had revenge as a motive."
"


Cette étude porte sur des cas entre 1974 et 2000, donc l'influence des jeux vidéos ne peut pas être démontré sur cette période, étant donné qu'ils ne touchaient pas encore quasiment tous les jeunes comme aujourd'hui.
Voilà pour ce qui concerne les jeux vidéos:
Over half of the attackers demonstrated some interest in violence, through movies,
video games, books, and other media (59 percent, n=24). However, there was no
one common type of interest in violence indicated. Instead, the attackers’ interest in
violent themes took various forms.
Explanation
• Approximately one-quarter of the attackers had exhibited an interest in violent
movies (27 percent, n=11).
• Approximately one-quarter of the attackers had exhibited an interest in violent
books (24 percent, n=10).
• One-eighth of the attackers exhibited an interest in violent video games (12
percent, n=5).
• The largest group of attackers exhibited an interest in violence in their own
writings, such as poems, essays, or journal entries (37 percent, n=15).

"Les primevères et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuit. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine" Aldous Huxley

02 décembre 2008 à 10:31:04
Réponse #58

Sielwolf


Très interessant, tout ça.. Merci !  :up:
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

02 décembre 2008 à 10:35:39
Réponse #59

** Serge **


Généralement, les jeunes auteurs de massacres de tels types sont des stigmatisés, des outcasted, des solitaires un peu bullied se construisant lentement, s'articulant autour du thème " moi ( ou nous ) contre eux ".

Une attitude d' Otaku vient se greffer sur ces personnalités et finit par déboucher sur une telle accumulation de stress et de frustration que la catharsis se révèle alors particulièrement violente envers eux-mêmes, ou envers l'environnement social.

Grossman est à prendre avec des pincettes, construisant sa carrière académique autour de théories intéressantes, certes, mais toujours épineuses à argumenter et défendre.


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

02 décembre 2008 à 11:46:29
Réponse #60

Berhthramm


Voici un exemple avec les chiffres.
Le jeu qui a été mis en cause dans ce cas était Doom.


http://www.killology.com/book_stop_summary.htm

Traduction à la louche:  au Kentucky, un garçon de 14 ans (Michael Carneal) est rentré dans une école avec un pistolet volé, et a tiré 8 coups sur un groupe d’élèves. Il n’avait jamais tiré une cartouche auparavant avec une véritable arme à feu. Le 8 balles touchèrent 8 personnes différentes, avec 5 tirs à la tête, et 3 tirs dans la partie supérieure du buste. Le résultat fut 3 morts et un paralysé à vie. Les statistiques du FBI indiquent qu’un officier expérimenté, qualifié et entraîné, dans un engagement par armes à feu à une distance de 6 mètres, met moins d’une balle sur cinq dans l’ennemi.




Dans le même contexte à savoir tir une cible innocente  sans stress pour le tireur ou dans un contexte différent ?

Je demande car ça me parait énorme de pouvoir améliorer des performances de manière aussi importante seulement par jeux vidéos...

02 décembre 2008 à 14:37:03
Réponse #61

pieton


Il me semble que les deux cas en Finlande étaient des joueurs également  :-\
En mêmet temps sur les millions de joueurs de jeux vidéo, difficile de dire que c'est significatif. De nos jours, quel jeune (et de moins en moins jeune d'ailleurs) ne joue pas aux jeux vidéos.

Dans le même contexte à savoir tir une cible innocente  sans stress pour le tireur ou dans un contexte différent ?

Je demande car ça me parait énorme de pouvoir améliorer des performances de manière aussi importante seulement par jeux vidéos...
Les officiers tirent pour se défendre, sur des criminels plus ou moins endurcis, ça veut dire qu'ils sont face à un adversaire armé et qui cherche activement à les tuer avec une arme à feu ou une arme blanche. Ca complique la situation.
Pas grand chose à voir avec des écoliers qui sont surpris quand ce n'est pas sidérés.
Si les jeux vidéos amenaient de tels performances ont ferait jouer les policiers, militaires... quand on connait le coût des entrainements réels y aurait pas photo.
« Modifié: 02 décembre 2008 à 14:42:24 par pieton »

03 décembre 2008 à 04:03:53
Réponse #62

gmaz87



Les officiers tirent pour se défendre, sur des criminels plus ou moins endurcis, ça veut dire qu'ils sont face à un adversaire armé et qui cherche activement à les tuer avec une arme à feu ou une arme blanche. Ca complique la situation.
Pas grand chose à voir avec des écoliers qui sont surpris quand ce n'est pas sidérés.

 Bjr,
Je suis d'accord, pour avoir été un jour dans une fosse de tir à 200m à marquer les impacts, bien que me sachant en sécurité rien que le sifflement des balles, ça fait baisser la tête sévère, et pour viser la tête dans les épaules c'est moyen, moyen ;D
Qu'après le tir en jeu vidéo développe des réflexes de visée c'est sans doute vrai, mais ce qui est vrai aussi c'est que si la cible en face (dans le réel) commence à t'allumer, l'instinct c'est de trouver un "masque" pour se mettre à l'abri, avant (éventuellement) de riposter.
Enfin la comparaison entre l'habileté au tir entre un jeune qui bouffe du tir virtuel et un policier standard qui grille au mieux 20 cartouches par mois (en France c'est plutôt 20/an) est proportionnellement relative aux  heures passées à l'entrainement.
Si on doit comparer , comparons avec les hommes qui font du tir quasi quotidien, et là la comparaison serait en leur faveur, a titre d'exemple j'ai vu un jour un ancien du GIGN loger à 30m ses 10 balles tirées avec un vieux MAC 50 de dotation choisi au hasard, dans la tête de la silhouette réglementaire et ce en fin de journée et dans une lumière plus que relative dans le stand.
a+
« Modifié: 03 décembre 2008 à 16:50:15 par gmaz87 »
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

04 décembre 2008 à 09:49:07
Réponse #63

Berhthramm


Citer
Traduction à la louche:  au Kentucky, un garçon de 14 ans (Michael Carneal) est rentré dans une école avec un pistolet volé, et a tiré 8 coups sur un groupe d’élèves. Il n’avait jamais tiré une cartouche auparavant avec une véritable arme à feu. Le 8 balles touchèrent 8 personnes différentes, avec 5 tirs à la tête, et 3 tirs dans la partie supérieure du buste. Le résultat fut 3 morts et un paralysé à vie. Les statistiques du FBI indiquent qu’un officier expérimenté, qualifié et entraîné, dans un engagement par armes à feu à une distance de 6 mètres, met moins d’une balle sur cinq dans l’ennemi.


Il s'agirait donc d'une comparaison biaisée et à charge ?


05 décembre 2008 à 02:13:48
Réponse #64

focey


Étant un adepte de ce genre de jeu je doute que ceux ci fasse de nous autres joueur des tueurs. Car il ne faut pas confondre moyens et causes. En effet il ne faut pas confondre la pathologie (elle même issu d'une fragilisation de l'ego) qui a conduit une personne à commettre un carnage et les moyens employé.

Je m'explique quelqu'un qui joue aux jeux vidéo même régulièrement n'aura sans doute jamais l'idée ferme de reproduire en vrai ce qu'elle vie dans le monde virtuel. Il peut néanmoins arriver à ce que l'on fantasme de le faire mais cette pensée est inhibé par certaine notions ethiques issues de l'éducation et aussi par "instinct" de survie sociale.

Par contre parmi les gens en manque de reconnaissance et suicidaire ces barrières sont par essence détruites et le massacre peut-être vécu comme une sorte d'apothéose, un moyen de révéler à la face du monde que l'on existe. Ajoutez à cela que nous vivons dans une société de l'image. L'important est aujourd'hui moins de réaliser quelque chose que d'être célèbre et vu à la télé.

Ensuite l'enfermement dans le virtuel entre autre dans les jeux vidéo. C'est moins une cause que la conséquence de ce qui précède. Pourquoi aller vers l'autre quand justement l'extérieur nous parait être hostile et le lieu de notre déchéance. A contraire dans ce monde virtuel on peut être assez facilement bon et les critères sont objectifs (nombre de point, grades, niveau terminé). Dans la vie réelle tout n'est pas si simple car dépendant beaucoup d'aspects subjectifs.

Maintenant parlons moyens. A peu prêt tous ce que je connais des armes à feu je l'ai appris dans des jeu ou des films. Personnellement le jour où je suis allé dans un centre de tir même si j'ai su recharger une arme par contre malgré mon "expérience" vidéo-ludique je ne savais pas pour autant tirer avec précision. Donc en ce qui concerne l'aspect entrainement aux maniement des armes je reste dubitatif. Même si à mon avis cela systématise certain gestes: viser la tête ou le coeur.

Par contre dans le phénomène de distanciation je crois que cela peut faire sauter quelques verrou. Pour Un jouer la plupart du temps l'adversaire n'a aucune identité. C'est un ennemis, son visage est générique et ne se distingue ni par son comportement. Ajouter à l'absence d'incidence sur le futur (il n'y en a pas lorsqu'on espère mourir à la fin), et le besoin d'obtenir la célébrité et vous avez donc systématisation des gestes et la distanciation nécessaire pour faire un vrai carnage.

Au chapitre des moyens il faut souvent ajouter l'accés plus ou moins aisé à des armes. Un gringalet à mains nue fera peu de dégats même s'il en veut à la terre entière. Le même armé d'armes à feu fera bien plus de dégâts. C'est comme les chiens, dressé à l'attaque un yorkshire fera toujours moins de dégâts qu'un pittbul qui vous mordille pour jouer. Dans un pays où se procurer jusqu'au tank est presque un jeux d'enfants il ne faut pas s'étonner que quand un gosse ou un adulte pète un câble il y ait plus de gens qui restent sur le carreau.

Quand à savoir si des flic ou des soldats auraient mis plus ou moins de coup au but il faut se rappeler que la différence fondamentale c'est que le tireur n'a aucune envi de survivre à l'engagement. C'est un vrai suicidaire, il veut la mort la tuerie qu'il commet n'est qu'un moyen pour mourir, une provocation visant à rendre sa mort inéluctable. D'ailleurs si les forces de l'ordre tardent à intervenir le forcené en général retourne l'arme contre lui. Donc quand il fait feu d'un non seulement il n'a pas peur d'être abattu mais en plus il l'espère. Donc il n'a plus de stress, plus d'instinct de survie. Il est donc calme et continue sa besogne mécaniquement ou plus exactement il accomplie sa vengeance envers ceux et celles qui l'on humilié. Dans le cas de la tuerie de Colombine certain en on réchappé car l'un des deux les a épargné.

Je crois qu'au final les jeux vidéo comme le reste sont des bouc émissaire bien commodes qui évitent de se poser les vrai questions. Pourquoi ce culte de l'image qui fait que pour être reconnu il faille passer à l'écran? Pourquoi des personnes se sentent elles si mal dans leur peau qu'elles aient envie à la foi de mourir et d'emmener avec elles le plus de monde possible? Pourquoi les gens qui accomplissent des actes positif sont ils moins célèbres que ceux qui au contraire commettent des saloperies?

La problématique des enfants soldats est différentes. Ceux ci sont d'abords détruit, humilié, battu, violé etc Et en ensuite on les "reconstruit" l'arme à la main. De sous m*rde on le valorise en tant que "soldat", face au gens désarmés il confondra peur et respect et ainsi il aura l'impression de regagner une certaine valeur. Que cela soit un adulte ou un enfant cette méthode marche à tous les coup pour fabriquer des sadiques. Là pas de jeu vidéo. C'est juste plus facile avec des enfants car face à des adultes armés un enfant désarmé ne peut rien opposer. Ce processus rend n'importe qui suicidaire. La vie perd sa notion de sacré et quand on est suicidaire on a par essence pas peur de mourir.




05 décembre 2008 à 04:35:30
Réponse #65

gmaz87


+1 avec focey

De tous temps il y a eu des instables, hors société, seuls les moyens dont ils disposent évoluent.
Ceci étant, tout comme la plupart d'entre nous je connais des joueurs acharnés mais qui portent un regard lucide et "carré" sur leur passion et qui ont une vie sociale normale en parallèle.
Qu'après il y ait dans le lot des des désaxés, je ne crois pas que le jeu en soit la cause, et si celui ci n'existait pas ils trouveraient sans doute une autre manière pour nuire.
En devant homme politique par exemple ;D
Ok je sors
A+
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

05 décembre 2008 à 07:44:03
Réponse #66

Diurnambule



Ceci étant, tout comme la plupart d'entre nous je connais des joueurs acharnés mais qui portent un regard lucide et "carré" sur leur passion et qui ont une vie sociale normale en parallèle.

Quel age ont-ils ?

05 décembre 2008 à 10:22:59
Réponse #67

anthony


 :popcorn:
et que pensez vous de l'airsoft?...
bon ok je sors!!!  :lol:
plus serieusement je n'accroche pas a toute ces theories...un jeu violent ou pas reste un jeu,faut pas y passer des nuits...
et faut arreter de déresponsabiliser les gens et meme les jeunes,les jeux ne sont la cause de rien du tout! ce sont les parents demissionnaires qui y trouvent des nounous a pas cher...moi mon neveu vient a la maison quand je le garde,il a le droit a 11 ans a sa demi heure de left4dead et son demontage de zombie en regle...mais quand je dit stop,c'est stop et je ne repete pas deux fois...de toute façons il est trop content que je m'occupe de lui et d'aller en foret faire le con avec moi ou fabriquer des cabanes!
que les parents eduquent leurs momes et s'en occupent et ça ira mieux...un gamin avec un cadre familial et social sain partira pas en c*uille(ou beaucoup moins...)
mes deux balles...

05 décembre 2008 à 13:29:53
Réponse #68

Diurnambule


Justement ! les jeux et la TV en général deviennent des nounous ! il y a même une chaine qui vient de sortir pour les nourrissons !  :o

Mais le fait est que tous ces jeunes s'abrutissent devant certains jeux débiles et dangereux, et que lorsqu'ils sont confrontés à une situation similaire dans la vraie vie, leur réaction est souvent dicté par le mécanisme des jeux !
Certains jeunes sont même obligés de suivre des cures de désintoxication aux jeux vidéo ! d'autres sont morts derrière leur manette !
Je ne dis pas que c'est une généralité ! attention ! ce n'est pas le cas ! mais pour moi il est prouvé que ces jeux influent sur les plus jeunes dans leur vie de tous les jours ! Donc le danger est réel ! mais allez l'expliquer a qui de droit quand on sait l'argent que génère ce business ...  :-\
 

05 décembre 2008 à 13:51:03
Réponse #69

anthony


tu sais diurnambule,un rapporteur du gouvernement il y a quelques années avait dit que les livres "martine" etait des incitations a la pedophilie...
alors imagine avec un jeu comme "left4dead...ceci dit je trouve des jeux comme grandtheftauto plutot limite dans l'idée generale...

05 décembre 2008 à 14:24:37
Réponse #70

Diurnambule


Je ne connais pas les jeux dont tu parles mais je pense que les enjeux sont plus important qu'avec les livres de Martines !  ;D

05 décembre 2008 à 14:28:41
Réponse #71

anthony


disons que je fais une difference entre se defouler en butant du zombie et voler des voitures pour ecraser des mamans avec des pousettes...certains jeux devraient etre interdit pour incitation a la haine...

05 décembre 2008 à 14:40:03
Réponse #72

Sielwolf


les jeux ne sont la cause de rien du tout!

certains jeux devraient etre interdit pour incitation a la haine...

Heuu.. Là je commence à avoir du mal à suivre le raisonnement  :huh:
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

05 décembre 2008 à 15:46:08
Réponse #73

Ghjallone


Heuu.. Là je commence à avoir du mal à suivre le raisonnement  :huh:
certains jeux permettent une violence gratuite dans un environnement normal et réaliste, comme GTA (personellement je ne l'aime pas...)
d'autre comme Doom (que j'adore ;D) permettent de tirer sur tout ce qui passe, mais ce sont des zombies/démons, ca n'est pas un environnement ni une situation réaliste...
enfin je crois que c'est ca... oui?
j'ai toujours pardonné a ceux qui m'ont offensé.
mais j'ai la liste.

05 décembre 2008 à 16:09:08
Réponse #74

anthony


exactement...disons que tuer un zombie,on n'a pas de mal a se direque c'est du pipeau...(enfin moi je n'ai pas de zombi par chez moi)
mais il y a des jeux qui permettent dans un envirronement de tout les jours,de tuer,renverser,mutiler,violer etc...et pour moi c'est malsain independamment de toute liberté machin...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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