Salut à tous,
Merci Régis d'avoir fait remonter ce fil intéressant !
Ma pratique : les deux mon capitaine. Avec une nette préférence globalement pour le ski de rando.
Le ski : Niveau efficacité y'a pas photo, depuis le plat jusqu'aux pentes de 45° rien ne lui résiste, si ce n'est la neige trop dure (dans ce cas on peut rajouter ce qu'on appelle des couteaux, pièces métalliques qui viennent faire "crampons", en complément des carres.
La douceur du déplacement est également en faveur du ski. Beaucoup plus silencieux qu'en raquettes, dès que la neige a un peu transformé... Carn parle de douleurs aux chevilles, je ne vois absolument pas de quoi il veut parler. Pourtant je pratiques au moins une fois par semaine, sur de jolis dénivellés.
La corvée de placer et enlever les peaux, avec un peu d'habitude, n'en est pas une. Quand les conditions sont pas évidentes (trop chaud ou trop froid) il faut prendre des précautions pour pouvoir rephoquer facilement, en mettant les peaux à sécher ou réchauffer dans la veste par exemple. Sinon la colle peut avoir du mal à remplir son office. Les skis modernes sont faciles à skier, très légers selon le type de planches, les fixations minimalistes restent sécuritaires, les chaussures sont de véritables chaussons à la montée et sont perfos en descente.
Petit inconvénient du ski : les grôles, bien que confortables et efficaces pour marcher dans la neige (elles ont une semelle vibram, et une position marche, pendant laquelle on desserre toutes le boucles), ne sont pas faites pour courrir un marathon. Et dans les bois un peu serrés ça peut vite devenir galère.
Les raquettes : "Ca te dis de t'aérer un peu la tête ce soir, ma puce ? " Et hop (enfin si la puce a envie...) en 3 minutes on est dehors. Raquettes au pieds. Un bout de macadam à passer ? Pas de problème... Un ruisseau à traverser ? On passe à gué... Une zone d'"arcosses" (aulne vert, cauchemar du skieur-alpiniste en fin de balade, après 1500 m de montée et descente, on s'y emmelle les planches) ? Pas de problèmes... Bref, la raquette, c'est, dans le cadre de balades en terrain faciles, c'est l'anti-prise de tête.
Par contre... un peu trop de pente (pas facile de donner un chiffre, ça dépend de la qualité de la neige), une longue traversée déversante, ou tout simplement une longue sortie, et ça devient chiant. Ca glisse pas, faut sortir les pattes de la neige, alors qu'en ski c'est plus fluide... La légereté de l'ensemble ne compense plus le côté pataud, contrairement au ski.
En gros, chaque mode de déplacement a ses avantages et inconvénients, et... il faut bien entendu se placer dans un contexte de terrain particulier. Et d'activité, également (une approche de cascade de glace se fait très bien en raquettes, par exemple, même si le ski est plus efficace, cela évite d'avoir à trimabller 2 paires de grôles).
Sylvain.