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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Prendre le maquis... ou pas ?  (Lu 18913 fois)

22 janvier 2008 à 17:42:48
Lu 18913 fois

Mellyann


Citer
la possibilité de prendre le maquis en cas de pépin. Sur cette dernière possibilité d’ailleurs Cody consacre moins d’une page et descend en flamme ce mythe.

Phrase reprise du fil concernant le nouveau livre de Cody Lundin. Je me permets d'ouvrir un nouveau fil pour ne pas polluer l'autre. De plus, ce n'est pas vraiment de la survie, mais plutôt du survivalisme...
J'ignore ce que dit Mr Lundin au sujet de "prendre le maquis" en cas de pépin grave, alors faites-moi taire si j'en dis une.
J'ai souvent réfléchi à ça, à me demander si c'était une bonne idée ou pas. J'aimerais connaitre votre avis sur la question : est-ce sage ou de la folie douce ? Dans quels cas ? Combien de temps ?
J'imagine fort bien que foutre le camp au fond d'une forêt et faire l'ermite si la ville où l'on vit est soumise à une inondation (par exemple), n'est peut-être pas la meilleure idée, tandis que dans le cas extrème d'une guerre (comme les résistants et les maquisards de la Deuxième), c'est sans doute la meilleure chose à faire...

Et combien de temps peut-on espérer tenir dans ces conditions ? A fortiori en étant seul ? Ou en petit groupe ? Tenir quelques jours/semaines est possible, mais au-delà ? Le principal probleme que je vois est l'impossibilité d'accéder aux soins, à la médecine, aux médicaments. Même un BOB bien pensé ne peut permettre une "autarcie d'urgence".

Bref, et ce n'est que mon humble avis, prendre le maquis (j'aime bien cette expression ;D) me parait être une solution vraiment extrême à une problématique tout aussi m*rdique, et un jeu dangereux pour un "survivor" mal préparé, voire trop plein d'arrogance avec ses connaissances théoriques (genre "ouais j'suis un dur, je survis sur une île déserte avec un cure-dent et un trombone sans probleme)

Vos avis ? :)
« Modifié: 18 février 2010 à 11:34:38 par plumok »

22 janvier 2008 à 17:44:36
Réponse #1

Mellyann


Et comme j'aime bien me répondre à moi-même, la dernière phrase du post précédent me décrit tel que j'étais il y a quelques années :-[

22 janvier 2008 à 17:55:48
Réponse #2

Chester


Salut
Tu parles de prendre le maquis...en temps de troubles, ou c'est juste une image???
En temps d'occupation,
je tenterais dans l'ordre chronologique:
1/De me foutre en sécurité
2/De regarder s'il y a quoi que ce soit à faire pour changer les choses
mais pas de foncer tête baissée par pur patriotisme à la première seconde d'occupation,
et sûrement pas gagner le maquis toute seule sans s'organiser avec qui que ce soit.
D'ailleurs,tu parles de prendre le maquis véritablement,ou de vivre en ermite le temps que les choses se tassent?
('tention,je ne me prépare pas à un jugement,je parle juste de tactique de survie,hein!je ne me permettrais pas  :) )

22 janvier 2008 à 18:00:15
Réponse #3

DavidManise


Mon avis, c'est qu'avec deux gamins et une femme, prendre le maquis pour moi c'est aller chez ma belle-mère ;)

Ca va qu'elle est cool, Jo.

Mais réalistement, je me vois mal garder tout le monde en santé très longtemps en forêt...  même si je braconne comme un bourrin.  Donc en clair, si c'est la moins mauvaise solution possible, je le ferai sans sourciller, et je suis prêt, mais c'est clairement pas ma solution préférée.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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22 janvier 2008 à 18:09:24
Réponse #4

Chester


...Et pour prendre exemple sur toi dans le style "réponse à soi même",j'ai répondu parce que comme tout un chacun je crois je me suis un jour demandée "et moi j'aurais fait quoi en ce temps là?"
Maintenant,d'aucuns pourront toujours dire,et ils auront raison quelque part, que la deuxième guerre mondiale c'est un évenement précis dans un contexte précis,et donc cela ne saurait se reproduire dans les mêmes conditions.Situations politiques,progrès,et tant d'autres font qu'il s'agit d'un shéma à mon avis impossible à reproduire à l'identique.
selon moi
Même si troisième guerre mondiale il y a, elle sera soit larvée et économique ou idéologiste,
soit nucléaire et totale.Pas de front véritable donc.
Et dans ce cas prendre le maquis ne servira à rien sauf si on s'éloigne suffisamment de toute cible potentielles plus retombées radioactives.Ce qui, dans le cadre d'une guerre nucléaire mondiale, restreint un peu l'espace où se replier.
C'est peut être pas la réponse idéale et sûrement trop cataclysmique...je me souviens juste d'un cours d'histoire socio qu'on avait fait dessus.

22 janvier 2008 à 18:13:56
Réponse #5

Ishi


Pour moi, le meilleur des maquis serai de rester chez moi avec mon potager, mes volailles, mes oeufs, mes conserves et mon congélateur.  ;D
Au moins, je pourrai nourrir ma famille sans problème.
De temps en temps, un passage chez quelques amis agriculteurs pour les produits laitiers et certaines viandes.
Pour le maquis en tant que résistants, à voir, mais à la condition de faire prendre aucuns risques à ma famille.
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

22 janvier 2008 à 20:27:17
Réponse #6

lawrence


Salut :up:

le terme "maquis" a une connotation claire avec la seconde guerre mondiale, il ne désigne que ça dans la conscience populaire, comme "rafle" qu'on utilise aujourd'hui à toutes les sauces, il ne faut surtout pas le confondre avec un quelconque mode de vie en ermite, le "maquis" c'est la clandestinité, rien à voir avec la vie en autarcie, les maquisards par idéologie politique ou refus du STO devenaient hors la loi, et par conséquence étaient traqué, les centres urbains étaient pour eux des pièges fatales sans fausse identité et de nombreux soutiens.

La nature ouvre ses portes aux hommes libres, touts les pics de résistance à travers le monde ont connu leurs apogée dans les campagnes, autant par praticabilité que par philosophie de l'habitant rural, le maquisard loin de l'aventurier isolé sur une île déserte était un gars parmi d'autre qui avait pris le chemin de la résistance armée, ravitaillé en nourriture par les paysans du coin, le maquisard se planquait dans les bois, ou dans des fermes isolées.

voir ce post ou j'ai posté quelques photos

Le maquisard contrairement à l'ermite est dépendant d'autre personne pour sa nourriture et son matériel, le soutient d'une partie des populations locales était primordiale ce qui, pour en revenir au sujet de "survie" correspond a se replier dans une maison de campagne, et non à vivre seul ou en famille au milieu des bois.

L'union fait la force (et on revient justement sur la base du vrai maquis), problématique déjà traitée ici: vivre ensemble ou mourir seul, se barricader dans son bunker ou s'organiser fraternellement avec les voisins, cas typique: je mets un collet dans mon jardin, mon voisin travaillera le lapin, ma voisine le cuisinera, si on veut manger bien, vite et chaud on a intérêt à être trois :doubleup:

petits HS
Je tiens à interpeller les potentiels résistants, dur dur d'extrapoler sa vie en 1939 !!

Époque de propagande, lavage de cerveau endoctrinement des l'enfance, la vérité c'est que nous aurions eu autant de chance d'être enrôlé dans les jeunesse hitlérienne, dans la division charlemagne, dans la milice ou d'être un petit fonctionnaire casseur de juifs que d'être jean moulin ou de se battre courageusement contre l'envahisseur nazi ... on ne naît pas bon, on le devient, et à cette époque trouble, le mal happait beaucoup beaucoup de conscience, on notera qu'il est tjs plus facile de se voir résistant en 39 que résistant en 2008  ::), le point commun de tout ces gens étaient leurs force morale, c'est le genre de chose qui se dévoile ou non quand on y est, la fameuse minute de révélation ...qui suis je
« Modifié: 22 octobre 2009 à 18:20:54 par lawrence »
"La sécurité trop parfaite des habitants du monde supérieur les avait amenés insensiblement à la dégénérescence, à un amoindrissement général de stature, de force et d'intelligence." - The Time Machine ; H. G. Wells

22 janvier 2008 à 22:26:22
Réponse #7

kartoffel


Le maquisard contrairement a l'ermite est dépendant d'autre personne pour ça nourriture et son matériel, le soutient d'une partie des populations locales étaient primordiale ce qui, pour en revenir au sujet de "survie" correspond a se replier dans une maison de campagne, et non a vivre seul ou en famille au milieu des bois.
:up: :up:
Merci à toi et à ceux qui se reconnaîtront de remettre les pieds sur terre aux autres qui se reconnaîtront aussi ;D

T'façons c'est pas l'homme qui prend le maquis, c'est la maquis qui prend l'homme, tatatan.

22 janvier 2008 à 22:29:42
Réponse #8

DavidManise


J'ai troqué mes santiags contre un vieux ciré jaune...

C'est vrai que toute "caste" militaire, étant spécialisée dans la baston, est non productive et donc doit être nourrie sinon elle crève.  Le maquis du Vercors ne faisait pas exception à la règle.  En discutant avec les vieux du village, ici, on se rend assez vite compte qu'ils bossaient pas mal et prenaient de gros risques pour filer du pain aux mecs du maquis.  Et malheureusement ceux ci ne leur rendaient pas toujours bien...  en arrivant en pleins phares dans les villages pour aller chercher du pain, au risque de se faire chopper et de faire chopper les gens aussi, etc. 

Y'a pas des tonnes de guerriers qui savent aussi trouver à bouffer sur le terrain sans taper dans les réserves des populations locales hein... 

Ciao ;)

David
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22 janvier 2008 à 22:31:49
Réponse #9

kartoffel


Post scriptum à propos de l'"autarcie d'urgence" dont parle Mellyann, et du bob "maquis"...
C'est une guerre là, pas une catastrophe naturelle. C'est le niveau maximum de m*rde qui puisse arriver.

Mes grands parents ont vécu ça.
La grand-mère avec ses parents et sa soeur sur une carriole, fuyant le front russe qui avançait. Cette nuit là leur route a été visée par les obus, ça c'est mis à péter dans tous les sens juste devant et juste derrière, ils ont juste eu le temps de sauter et courir loin de la route. Leur bob c'était la couverture que ma grand mère avait sur le dos et la besace de son père qui contenait un réchaud, un couteau de poche et deux trois bricoles. Bref ils ont vite dû faire avec beaucoup moins que ce qu'ils avaient prévu, leurs affaires ayant disparu avec le cheval sous les obus.

Le grand-père, lui, c'est quand il s'est enfui du travail forcé à l'occasion d'un enfoncement des lignes allemandes en Roumanie. Pour le bob, bin, c'était ses fringues de travailleur forcé.

Ce que je veux dire par là, c'est que quand ça m*rde vraiment, le bob j'y crois pas, tu l'auras pas avec toi.

22 janvier 2008 à 22:34:10
Réponse #10

Jonathan


:up: :up:
Merci à toi et à ceux qui se reconnaîtront de remettre les pieds sur terre aux autres qui se reconnaîtront aussi ;D

T'façons c'est pas l'homme qui prend le maquis, c'est la maquis qui prend l'homme, tatatan.

Grillé  :(
Moi aussi mon père a pris le maquis pour ne pas aller au STO
Sans soutien de la population locale c'est chimérique.

Jonathan

22 janvier 2008 à 22:40:58
Réponse #11

DavidManise


Sans soutien de la population locale c'est chimérique.

Bah ça dépend hein... 

Tout seul avec un flingue et de la mune, un sac à dos avec un peu de sel et de farine et une forêt, tu peux tenir pas mal...  plusieurs mois si tu déconnes pas et que tu ne te fais pas prendre.  Mais bon un moment donné les poux de corps, les infections, les problèmes de peau et les dents qui font mal ont raison des plus motivés...  sans parler du sydrôme Wilson...  ;D

Je pense que ça peut se faire, mais bon.  Faut pas être 200 dans la même forêt, et faut pas non plus essayer d'apprendre sur le tas.  Un mec qui s'y connait bien, qui a de l'expérience de terrain, qui sait chasser à l'approche et cuisiner sur le feu de bois...  à la limite pourquoi pas.  Mais pas une famille...  et pas sur le trop long terme sans jamais voir personne.  Faut voir ça comme une transition...  ça peut se faire en déplacement, à la limite...  mais bon.

Ciao !

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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22 janvier 2008 à 22:51:22
Réponse #12

Jonathan


Certes David mais éviter de se faire repérer par les gens du coin c'est une complication.

Maintenant autour de ton domicile en ayant bien repéré les terrains avant et s'il y a de la place.

Jonathan qui habite en bordure d'une foret qui servit de maquis pendant la 2Eme.

23 janvier 2008 à 00:30:11
Réponse #13

bloodyfrog


Sur le sujet maquis actuel, je vous invite à lire l'expérience d'Outback, du forum Olduvaï.

http://le-projet-olduvai.kanak.fr/temoignages-discussions-f36/outback-survie-dans-les-pyrenees-t611.htm

Comme le dit David, ca peut être envisageable,comme un passage, pour un homme en bonne santé et technicien de la nature...

Manu.

23 janvier 2008 à 00:31:33
Réponse #14

BAAAA!


DLC du survivor "maquisard" sans "reco" + réseau valable : 3 semaines à 3 mois ... (ou "gros pépin")
DLC du survivor "maquisard" avec "reco" + réseau valable : jusqu'à épuisement des ressources ... (matérielles et humaines ;-).
?

23 janvier 2008 à 08:01:19
Réponse #15

DavidManise


Certes David mais éviter de se faire repérer par les gens du coin c'est une complication.

Maintenant autour de ton domicile en ayant bien repéré les terrains avant et s'il y a de la place.

C'est sûr qu'à choisir, je vais plutôt opter pour les coins que je connais. 

Citer
Jonathan qui habite en bordure d'une foret qui servit de maquis pendant la 2Eme.

David, qui habite à 200m d'un four à pain qui produisait 100 à 200kg de pain par jour pour le Vercors ;)
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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23 janvier 2008 à 08:51:36
Réponse #16

Diesel


Bah ça dépend hein... 

Tout seul avec un flingue et de la mune, un sac à dos avec un peu de sel et de farine et une forêt, tu peux tenir pas mal...  plusieurs mois si tu déconnes pas et que tu ne te fais pas prendre.  Mais bon un moment donné les poux de corps, les infections, les problèmes de peau et les dents qui font mal ont raison des plus motivés...  sans parler du sydrôme Wilson...  ;D
Y'a bien un gars qui  a tenté le coup en alaska..... 
Un certain Christopher McCandless, je crois .....  ;D

23 janvier 2008 à 08:57:18
Réponse #17

Criss Kenton


Y'a bien un gars qui  a tenté le coup en alaska..... 
Un certain Christopher McCandless, je crois .....  ;D

Ferdynand Ossendowsky s'en est mieux tiré en Sibérie. Mais autre époque, autre trempe...

Mais c'était ça! Un fusil, des munitions, du sel, de la farine, du thé et des biscuit et roulez jeunesse  :D  Bon, faut dire qu'il n'a pas fait ça de gaité de coeur, il avait un peu les rouges au fesses...

Cf: "Bêtes, Hommes et Dieux" du même Ferdynand aux éditions Phebus

Criss Kenton, maquisard des bosquets depuis 1983

23 janvier 2008 à 09:12:28
Réponse #18

pimyboc


salut,
excellent le récit du lien de bloody mais la grenouille le résume bien

Comme le dit David, ca peut être envisageable,comme un passage, pour un homme en bonne santé et technicien de la nature...
Manu.

technicien de la nature tu m'étonnes
je tiendrais pas aussi longtemps (6 semaines)

DEX AIE En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

23 janvier 2008 à 09:14:50
Réponse #19

Kilbith


Tout seul avec un flingue et de la mune, un sac à dos avec un peu de sel et de farine et une forêt, tu peux tenir pas mal...  plusieurs mois si tu déconnes pas et que tu ne te fais pas prendre. 

David précise dans la suite de son message les limites de l'exercice  :down:

Mais, rien que la première partie....pas facile à mettre en pratique par chez nous. Ici ce n'est pas la Mazurie, l'Alaska, la Sibérie, la Kamtchaka, la Papouasie ou les grands forêts canadiennes.
Au premier coup de feu, surtout en cas d'occupation, tu as toutes les chances de te faire repérer. C'est très difficile de camper plusieurs mois sans laisser de trace sur une surface boisé de disons 3000 hectares....Et les forêts de 3000 hectares et plus tu n'en as pas beaucoup en France.

Vous citez les maquis de la fin de la deuxième guerre mondiale. Il faut tout de même savoir que l'armée d'occupation les a balayé en quelques jours. Pourtant, cette armée d'occupation était déjà quasiment en déroute d'un point de vue stratégique.

En dehors du cas très très spécifique de la Yougoslavie, je ne connais pas d'exemple de maquis ayant résisté à des offensives résolues de la part d'une armée organisée.
Et encore, penchez vous sur les pertes de la Serbie/Yougoslavie en vie civile et militaire pendant la première et deuxième guerre mondiale, par exemple chez les Serbes : vous constaterez que le prix à payer est colossal....et qu'il peut vous amener à devenir minoritaire sur certaines partie de votre territoire ancestral.....mais ça c'est une autre histoire.

Serbie, pertes première guerre mondiale : http://en.wikipedia.org/wiki/World_War_I_casualties

Yougoslavie, pertes deuxième guerre mondiale : http://en.wikipedia.org/wiki/World_War_II_casualties


PS : Je viens de parcourir le post donné par Bloodyfrog. Il me semble que cela confirme ce que j'ai écris plus haut. De plus le type est super fort, avait plein de matos amené en voiture à proximité, c'était en septembre, cela à duré deux mois, personne ne le cherchait et la chance était avec lui, bizarre quand même qu'en période de chasse il soit passé inaperçu... :up:

« Modifié: 23 janvier 2008 à 09:35:06 par Kilbith »

23 janvier 2008 à 09:30:29
Réponse #20

Lynx


, c'est que quand ça m*rde vraiment, le bob j'y crois pas, tu l'auras pas avec toi.

Salut
Je tiens a poster un truc, des histoires de resistance, y en a pas mal dans la famille, et des souvenirs de mon grand pere, effectivement on choisi pas la resistance, que ce soit la clandestinité du maquis ou la clandestinité civile, cela s'impose, parce qu'il s'agit de vivre avant tout et vivre debout...

Donc, cela se prépare rarement, et se préparer c'est risquer de se faire reperer. Au desssus de chez mes parents existe une petit maison dans la montagne, elle servait de point relais a ceux qui, partis de la vallée souhaitaient rejoindre le maquis (surtout vers 44) ils arrivaient sans rien, en galoches, partis comme pour aller chercher le pain.

Accepter la clandestinité du maquis c'est forcément en cas de conflit grave et à l'époque, cela voulais dire prendre le risque que l'on torture sa famille, ses amis, cela voulais dire compter sur les villageois pour les vivres, et pour oublier de vous savoir dans les bois...compter sur la chance de pouvoir récupérer une arme fonctionnelle et des munitions, vivre bien souvent la trouille au ventre, lutter contre la fatigue, la maladie, la faiblesse de l'âme,
bref, tout cela est trés loin de l'image d'épinal que l'on nous a fait passer...Prendre le maquis c'est resister à tout cela, avant meme d'opter pour des coups de mains.

Aujourd'hui tout a changé, les conflits sont trés differents, la technologie a évoluée, la société etc etc
Cela me semble difficile de croire que cela puisse se reproduire...je verrais plus un maquis civil, médiatique, l'exil pour créer du lobbyisme que filer dans les bois la carabine à la main.

Donc a moins que cela ne soit en cas de désobéissance civile trés temporaire je crois qu'en cas de crise majeure que le meilleur plan de sauvegarde serait de filer à l'étranger avec toute la famille...
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

23 janvier 2008 à 09:34:58
Réponse #21

Diesel


Bah, y'a pas de secret, il n'y a que les régions montagneuses difficiles d'accès (donc qui demande de gros moyens logistiques pour aller faire la guéguerre) qui peuvent assurer un minimum de sécurité.
Et ce genre d'opération n'est pas rentable pour 3 pelés et un tondu.
Mais qui dit montagne, dit aussi ressource très pauvre Donc, on est très limité, pas la peine de rêver à être autonome très longtemps.
Bref, il ne vous faut un pays comme  l'Afghanistan pour se payer un délire de ce genre.  ;D

Signez ici, je vais faire de vous des vrais jihadistes. Je m'occupe de tout. 8)

Ah mais j'y pense, il y a la Suisse aussi.
Vu le temps que leurs militaires passent sur internet, ça doit être tranquille là bas pour prendre le maquis.  :lol:

23 janvier 2008 à 09:41:20
Réponse #22

Savatan


Mwouais, sauf que quand on n'est pas sur internet, c'est nous qui squattons les "montagneuses difficiles d'accès" dont tu parles...  :nana:

23 janvier 2008 à 09:44:00
Réponse #23

pimyboc


Mwouais, sauf que quand on n'est pas sur internet, c'est nous qui squattons les "montagneuses difficiles d'accès" dont tu parles...  :nana:

en fait "ils" se relaient la moitié dans la montagne l'autre sur internet pour les reconnaitre c'est facile au combat ce sont les seuls qui cliquent sur leur arme...   :lol:  :lol:
DEX AIE En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

23 janvier 2008 à 09:46:18
Réponse #24

Kilbith


Salut,

Il y aurait pas mal à dire sur les maquis, la résistance armée, etc....J'ai comme, beaucoup ici, pas mal de témoignages directs, mes parents vivent aussi dans une zone frontalière.

Je dirais une seule chose : attention aux fantasmes !


Exemple:
Si des malheurs devaient surgir dans le futur, l'évolution des techniques rendraient les choses encore plus difficiles.
Si j'étais l'occupant, j'organiserai le relevé de l'ADN de toute la population. A partir de là, chaque fois qu'un combattant (mort ou vif) tomberait dans mes mains : prélévement ADN et recherche de la famille...; :'(

Pas besoin de vous décrire le reste.....Dans la vraie vie, les méchants sont vraiment méchants!


 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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