Je me permets ce simple avertissement pour notre conscience vis-à-vis du lecteur silencieux 
- L'extinction et le contrôle d'un réchaud à pétrole se font souvent en ouvrant une molette qui laisse s'échapper l'air du réservoir, pour faire tomber la pression. S'il y a de l'essence à la place du pétrole, on fait ce seront des vapeurs d'essence chaudes qui sortiront. Super risqué.
- La pompe d'un réchaud à essence est construite avec un standard de qualité plus strict. Si le piston recule un peu ou qu'il y a une petite fuite sur un réchaud à pétrole, on s'en rend à peine compte. Si ce dernier contenait de l'essence, elle risque de s'enflamer.
Bonjour:
Non, sur les réchauds à essence, c'est en tournant la molette de réglage qu'on éteint (exemple: svea 123, 111 et 22B à essence, optimus 8, les coleman...et bien sûr les réchauds actuels) , je ne connais de réchauds à essence avec des bouchons à tourner qui laissent échapper l'air: tu le dis très bien, c'est la boule de feu garantie si on laisse échapper la pression d'un réchaud à essence à chaud. D'ailleurs: comme tu le dis avec le problème du piston de la pompe, si cette pièce est défaillante, c'est hyper dangereux: vécu sur sur les optimus 111 en utilisation essence...Les réchauds à essence plus récent (après les années 50) possèdent une su-oupape de sécurité attention, sur les modèles anciens, elle est dirigée vers l'utilisateur....donc en cas de surpression avec libération d'un jet de gaz qui prends feu aussi sec..aie! En revanche, pour les réchauds à pétrole (kerosene en anglais), sur les modèles un peu anciens, on ferme en libérant la pression du réservoir soit directement avec le bouchon, ou plus généralement avec un système de soupape sur le bouchon (un second petit bouchon que l'on ouvre, soit sur le bouchon de remlissage soit séparé: la vénérable famille des primus optimus svea radius 5, 96,21, 210, 6, et autres 43, 111 à pétrole ou multifuels..), la manipulation ne présente pas de risque (température du pétrole insuffisante pour s'enflammer). Enfin, il y a des témoignages sur le web d'accident: un type a réussi à faire exploser un 123 (faut le faire) par : manque de ventilation+popotte trop grande qui renvoie la chaleur vers le réservoir...Perso, j'ai explosé un primus 96 de collection lors d'un pique-nique: cause contraire: trop de vent, préchauffage difficile, boule de feu à l'ouverture, impossible d'accéder à la soupape et POP, heureusement, l'explosion d'un réchaud à pétrole est moins dangereuse qu'avec de l'essence. 50 morts en Papouasie il y a quelques années du fait d'un essence frelatée utilisée dans des réchauds....
Pour les réchauds à alcool: cela peut revenir cher avec le prix de l'alcool: j'aime mais finalement je m'en sers peu et jamais en grande randonnée:fiable mais inefficace en situation un peu ventée...j'adore le récent modèle de chez Tatonka qui assure pendant près de 45 minutes: l'autonomie est le principal soucis du P3RS dont l'usage se réduit aux jours de bon temps en étant très bien abrité du vent.
Les meilleurs AMHA:
-optimus 10 ranger, (le seul, l'unique omnicombustible historique, plus produit mais se trouve d'occase)
-svea 123: essence, un mythe, fiable. (le 123 ancien est meilleur que le 123R actuel (meilleur rendement) mais plus difficile d'entretien (pas d'aiguille de décrassage)
Il existe de nombreux clones, j'ai un "tiarko" français des années 50 qui est génial: plus gros, plus puissant, plus autonome, costaud.
-optimus 111 B (kerosene) , 111T (multicombustible avec changement de gicleur) et R, mais ces réchauds sont peu "portables" (1,5kg)
-optimus 99 et 8 (fiable, mais un peu moins bon que le 123)
-Primus omnifuel: quand je vais en montagne: bon et multicombustible, mais l'entretien est bien plus fastidieux que ces réchauds vintage précités. le MSR dragonfly, qui ne peut bruler de gaz, est inférieur au niveau solidité (pompe plastique) mais proche pour les performances.
Un excellent choix pour ne pas se ruiner est de saisir un 123 sur ebay. ça dure des lustres.