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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Randonnée en Corse "survivalisée" pour Octobre.  (Lu 22595 fois)

24 juillet 2009 à 10:35:15
Réponse #50

Lemuel


Moi je trouve cette liste de matos plutôt bien gaulée, faudrait voir dans les détails, du style la pharmacie, où les haubans + piquets sont-ils en quantité suffisants pour blinder la gatewood, mais c'est là du chippotage.

Moi ce qui me gêne par dessus tout dans l'aproche MUL forcenée, c'est ce comptage au g près qui identifie ce dont sait avoir besoin en fonction de son niveau, mais en mode normal et alors quid du mode dégradé ou en clair "quand sa chie dans le ventilo".
A ce titre un couteau fixe digne de ce nom, de quoi se signaliser vraiment, une attelle multi formable, du cordage dynema ou paracorde et du duct tape en rab, un vrai bon gros poncho tarpisable, etc....

Je trouve un poil dur avec Gilou…
Pour le couteau je suis assez d'accord, selon les conditions. Mais ça se justifie moins en montagne, je trouve, tout dépend à quel niveau de celle ci on évolue et du milieu rencontré. Pour se signaler, un sifflet et un miroir, ne pèsent pas lourd, quelques grammes et c'est vraiment indispensable à mon sens. L'atelle en juillet sur le GR20, perso je le prendrais pas si j'ai de quoi en bricoler une d'urgence (il a). Tout le reste il l'a.

Par contre un petit kit de poche du style "je passe la nuit si j'ai perdu mon sac" me semble utile également.

Là ou j'ai du mal également c'est le mode : soit je marche donc j'ai chaud, soit je marche pas donc doudoune. Rien entre les deux. Mais c'est vrai qu'on est en été, ensuite c'est une question de confort.

Concernant la chasse au gramme, c'est pas trop mon délire non plus. J'arrive pas à m'empêcher de trouver que ça relève du TOC. Sauf qu'au final, quand je vois des sacs de 5 kilos efficaces (moi c'est deux litres de flotte mini, sans déconner  ;D) je me dis qu'au final, ça marche ! C'est une logique, un travail… et un investissement !  ;)

« Modifié: 24 juillet 2009 à 10:42:10 par Lemuel »
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24 juillet 2009 à 10:51:33
Réponse #51

Nem-Rod


Bonjour Gilou,

Ton pseudo aurait dû être : Davy Crokett,  tu sais... l’homme qui n’a jamais soif, jamais faim, jamais froid, etc. etc.

Je plaisante bien sûr  ;)! Ceci étant, j’ai regardé ta liste de matériel .
Je connais presque tout, en possède même quelques éléments et c’est du bon matos selon les circonstances de son utilisation.
Voici en vrac quelques-une de mes réflexions, mais rien de méchant hein ! : Tout d’abord, c’est du bon matos qui,  s’il est effectivement  léger, (même parfois trop)  n’est pas, loin s’en faut,  forcément à la portée de toutes les bourses (titane, duvets et matériaux de 1ère qualité, etc., etc. ).

Si l’on prend en consédération que l’on doit toujours s’équiper en fonction des moins bonnes conditions que l’on pourrait rentontrer, à  mon avis, ton équipement ,  s’il peut s’avérer éventuellement suffisant pour le GR 20 avec des conditions clémentes, reste au niveau sécuritaire très insuffisant dans de mauvaises conditions (neige et vent fort) et je ne prendrais pas le risque de le conseiller ici. Pour exemple:  une simple averse de neige fondante,  donc à une température acceptable  d’environ  +2° C,  mais avec un vent de 60 km/h,  (fréquents sur ce GR) en tenant compte du windchill factor,  revient à une température de - 7 °C et je ne parle pas de l’humidité ambiante, la terreur des duvets.
Ben je ne pense pas que  tu as déjà passé une nuit à - 7°  avec ton matos, parce que là, crois moi, non seulement tu vas te les geler, mais tu vas prendre un grand risque  !

Je ne t’apprendrais pas qu’en ce qui concerne le duvet justement,  c’est bien s’il n’est pas humide et pas compressé (couchage) et personnellement je ne prendrais pas le risque de n’avoir que ça (au moins une polaire de bonne qualité, qui résistera mieux à l’humidité et à la compression s’impose en complément, voire peu-être même une ou deux chaufferrettes ou (nalgènes-bouillottes) en secours et encore,  tu seras encore très loin d’un confort acceptable.

Je passerais sur la trousse de secours et celle de toilette, les 4 plaquettes d’Esbit pour 15 jours, on peut (éventuellement)  en trouver à acheter en route, mais pas de linge de rechange ? Enfin bref, ça reste à mon avis non-seulement insécuritaire, mais minimaliste et inconfortable, surtout sur la durée.

Le concept  MUL à ses adeptes, chacun son truc. Mais à la lumière de mes expériences, il me semble quand même que vous (les MUL) à force de faire une chasse effrénée au poids, êtes quand même trop souvent sur le fil du rasoir au niveau de la sécurité (en montagne s’entend) .

Pour conclure, je réitère  qu’on ne peut pas ici, sur ce site,  affirmer péremptoirement que 4 kg de matos y compris 1 lt de boisson suffit pour faire le GR20, mais ce n’est que mon avis.









« Modifié: 24 juillet 2009 à 11:00:44 par Nem-Rod »

24 juillet 2009 à 10:57:41
Réponse #52

Lemuel


Nem Rod,

Juste histoire de recontextualiser : étapes de 5 heures, repas pris dans les refuges. Ca laisse supposer d'un bon back-up logistique…  1 litres d'eau mais 2 de capacité. Bien vu sur la source unique d'isolation : la plume, et tafdak la-dessus !
Pour le confort  tafdak aussi mais ça c'est tant pis pour lui ;D
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24 juillet 2009 à 11:28:19
Réponse #53

Nem-Rod


Ben oui Lemuel, des sacs de 5 kg ça peut marcher... sur un truc comme ça... si il n'y a pas une co**lle ! Mais souvent quand ça commence, elles s'additionnent...
Et sur ce site on est justement là pour tanter de prévenir et réagir à défaut de pouvoir les éviter.

24 juillet 2009 à 14:16:24
Réponse #54

gilou78


Effectivement Nem-Rod, ma liste n'a été testé que jusqu'a -4°C mais je ne pensais pas trouver moins sur le GR20 en Juin, et malgré la neige et le vent que l'on a eu les premiers jours je n'ai pas eu froid. J'aurais pu dormir dans les refuges en cas de trop grand froid.Je pense effectivement qu'avec de la fatigue cumulée , j'aurais pu être juste en température.
Il faut bien se dire que cette liste n'a pas été faite pour le GR20 mais est ma liste de base de mes randos en 3 saisons depuis quelques années, je ne fais pas obligatoirement la chasse au poids à tout pris, mais j'essaye plutôt de limiter le nombre d'items, avec peut-être un peu trop d'extrémisme des fois ;)

a plus

Gilles
« Modifié: 24 juillet 2009 à 14:47:20 par gilou78 »

24 juillet 2009 à 15:08:03
Réponse #55

Nem-Rod


Ben tu vois, gilou tu as eu -4°C au mois de juin, ajoute à celà un vent fort et manque de bol un refuge plein ou même fermé, tu es un peu mouillé, un peu déshydraté,  et la m**rde commence déjà à s'installer à cause de l'accumulation de problèmes qui en un ne pose en principe pas de gros soucis.
En tout cas reste prudent et rappelles-toi, en montagne,  toujours imaginer les plus mauvaises conditions pour s'équiper, il vaut mieux avoir un ou deux trucs en plus et ne pas en avoir besoin, que ne pas les avoir quand ils seraient nécessaires. En plus,  ça peut rendre service à d'autres ! :D

24 juillet 2009 à 15:20:50
Réponse #56

Lemuel


Je comprend bien ton point de vue nem-rod, mais quelque chose en moi résiste à l'idée de partir équipé pour du -10° en été sur le GR20pour un modèle de rando qui finalement est proche du modèle ballade à la journée.
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24 juillet 2009 à 15:29:29
Réponse #57

Bison


Bonjour,

Je le dis de suite :  je suis de plus en plus séduit par l'approche MUL ... laquelle n'a rien de forcené mais découle de beaucoup de réflexion, de recherche personnelle.
A chaque sortie, je suis surpris des astuces et des trouvailles de l'un ou de l'autre, de la qualité et de la légèreté de certains vêtements, de certaines pièces d'équipement.

Et donc, petit à petit, je pèse, j'élimine, je remplace
Petit à petit, j'investis ... en particulier en matière de fringues, quand j'en trouve à ma taille.
Et, à ce propos, ben ... je perds du poids, tout doucement.
J'y arriverai - un jour - à un IMC raisonnable!

Je pense donc qu'une bonne forme physique et un sac léger sont des éléments de sécurité primordiaux, car ils réduisent drastiquement la probabilité de l'accident (grosse entorse, jambe cassée ou pire) et apportent l'agilité et la mobilité qui offrent les options de repli ou de diversion ...
 
Citation de: Patrick
Moi ce qui me gêne par dessus tout dans l'aproche MUL forcenée, c'est ce comptage au g près qui identifie ce dont sait avoir besoin en fonction de son niveau, mais en mode normal et alors quid du mode dégradé ou en clair "quand sa chie dans le ventilo".

Le comptage au gramme près ... je n'y croyais pas non plus. Et pourtant c'est une démarche nécessaire si on veut vraiment gratter le ou même les derniers kilos superflus.
Si on veut gagner en légèreté à bon escient, sans se ruiner ...
On a trop vite fait de se dire "cela ne pèse rien" ... et de prendre maints objets qui pèsent certes moins de 100 ou 200 g, mais dont on pourrait certainement se passer, ou remplacer par quelque chose qui pèse la moitié.

En particulier, du côté des vêtements de rechange ... C'est fou le poids des fringues, et c'est fou ma tendance à en prendre deux fois trop :( .
Alors qu'avec quelques dizaines de grammes de poudre à lessiver, on se fait facile une lessive à la main ... ou du moins un bon "rafraichissement".

Il faut donc bien tout peser, tout remettre en question.
Et bien sûr, il faut expérimenter ...

Le mode dégradé ... ouaip! C'est quoi, le mode dégradé sur le GR20?
 - une entorse ?  Pas vraiment de remède miracle n'est-ce pas ... La prévention (agilité) est primordiale
 - une fracture ?  N'est-ce pas utopique d'espérer s'en sortir seul?
 - l'épuisement ?  Bof, là non plus pas de remède miracle. Mais légèreté et agilité en prévention ...
 - coup de chaleur, insolation ?  Pas de remède miracle non plus, pas de remède reposant sur un équipement lourd, en tous cas; emporter de l'eau ... il en faudra moins si on est léger et agile.
 - coup de froid, hypothermie, météo infecte? Aussi longtemps que l'on bouge, aussi longtemps que l'on a des réserves d'énergie et que l'on peut se protéger de l'eau ...
 - ...
La liste est non limitative, bien sûr, mais peut-on tout prévoir?
 
Personnellement, j'aimerais un moyen de signalisation un peu plus efficace que le sifflet, dans certains cas du moins.
Là on ne parle plus du mode dégradé ... on parle du mode SOS ...
Petit lance-fusées ou balise de détresse, je me tâte.
J'aurais bien aimé avoir quelque chose, il y a quinze jours, lors d'une interminable et difficile descente, dans une valée très peu fréquentée des Pyrénées, hors sentier ...
Mais sur le GR20?
Il y a du monde qui passe, chaque jour.
Et s'il fait trop mauvais pour les randonneurs, il fait aussi trop mauvais pour les hélicos, en général ...

Le GR20 par petites étapes, comme l'a parcouru Gilou78 ... n'est-ce pas finalement de la rando à la journée ?
Juste avec un minimum de vêtement de rechange et du couchage pour le refuge ...
Y a-t-il vraiment besoin d'emporter beaucoup plus que sur le St-Jacques?
La progression est, paraît-il un peu scabreuse en certains endroits, surtout s'il fait glissant ... mais, si on est seul, aucun équipement ne peut aider.
Par contre, si on est léger et agile, on peut passer plus facilement ou envisager de faire demi-tour et de remettre cela au lendemain.

En fait, la divergence entre "Survie" et "Légèreté" surgit surtout dans la question de la durée.
En survie, implicitiment, on pense dans la durée, dans la résistance.
C'est normal, et c'est mon premier mode de pensée ...
En rando légère, on pense - on doit penser - prévention, agilité, esquive, solution alternative, repli ...

A relire la liste de Gilou, il me semble qu'il a très largement de quoi randonner à la journée en sécurité sur un sentier fréquenté - même si ce sentier est "difficile".
Et je crois qu'il est effectivement plus en sécurité que la plupart des randonneurs lourdement chargés que l'on rencontre sur les sentiers en moyenne montagne.
 
Citation de: Patrick
A ce titre un couteau fixe digne de ce nom, de quoi se signaliser vraiment, une attelle multi formable, du cordage dynema ou paracorde et du duct tape en rab, un vrai bon gros poncho tarpisable, etc....

En listant les modes dégradés possibles ... tu vois l'utilité d'un bon couteau dans les pierriers?
Tu te vois faire un feu en pleine tempête en montagne?
Tu te vois te tirer d'affaire tout seul sur le GR20 avec une jambe fracturée?
Le vrai bon poncho tarpisable ... c'est vraiment mieux que la Gatewood Cape emportée par Gilou78 et utilisée dans le monde entier?

Citation de: Patrick
Et surtout le mode d'emport en 3 couches, selon le degré d'urgence.

Il avait largement de quoi faire face à du mauvais temps, l'ami Gilou78, s'il passait sur lui toutes les couches dont il disposait ...

Citation de: Nem-Rod
Le concept  MUL à ses adeptes, chacun son truc. Mais à la lumière de mes expériences, il me semble quand même que vous (les MUL) à force de faire une chasse effrénée au poids, êtes quand même trop souvent sur le fil du rasoir au niveau de la sécurité (en montagne s’entend) .

Il y a de sacrés montagnards, chez les MULs, des personnes pleines d'expérience elles aussi ... qui emportent l'équipement qu'il faut.
Celui qu'il faut, le plus léger possible pour la fonction à remplir, et sans pitié pour le reste ...
Encore une fois, on ne devrait pas juger les marges de sécurité à l'aune du matos emporté - on le répète assez souvent aussi en matière de survie ...

Citation de: Nem-Rod
Pour conclure, je réitère  qu’on ne peut pas ici, sur ce site,  affirmer péremptoirement que 4 kg de matos y compris 1 lt de boisson suffit pour faire le GR20, mais ce n’est que mon avis.

Pourquoi ne pourrait-on pas faire état d'une expérience réelle (liste éprouvée sur plusieurs années), émanant d'un garçon sérieux, en particulier si on mentionne clairement le contexte?

_______

 
Mon sentiment ...
A force d'évoquer la survie et la sécurité, je note une tendance presque systématique à faire peur aux plus audacieux des jeunes membres.
C'est naturel, mais est-ce efficace?
Je préfèrerais lire deux ou trois conseils avisés, essentiels ... et beaucoup d'encouragements!
« Modifié: 24 juillet 2009 à 19:30:36 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

24 juillet 2009 à 15:53:26
Réponse #58

pieton


Il y a de sacrés montagnards, chez les MULs, des personnes pleines d'expérience elles aussi ... qui emportent l'équipement qu'il faut.
Celui qu'il faut, le plus léger possible pour la fonction à remplir, et sans pitié pour le reste ...
Encore une fois, on ne devrait pas juger les marges de sécurité à l'aune du matos emporté - on le répète assez souvent aussi en matière de survie ...
Ouep, d'autant que le poids gagné contribue à améliorer la sécurité: moins de poids c'est moins de stress sur les articulations, moins de fatigue, plus de mobilité, plus de confort (ce qui peut paraitre négligeable pour les vrai hommes mais est un gros plus quand en fin de journée on tombe sur une situation compliquée et qu'il faut prendre la bonne décision).

24 juillet 2009 à 16:02:21
Réponse #59

Kilbith


Je pense donc qu'une bonne forme physique et un sac léger sont des éléments de sécurité primordiaux, car ils réduisent drastiquement la probabilité de l'accident (grosse entorse, jambe cassée ou pire) et apportent l'agilité et la mobilité qui offrent les options de repli ou de diversion ...

Tafdak.


Si en plus on est conscient des limites de son matos et que l'on est prêt à renoncer, AMHA on est "blindé".

Bien plus que le gars qui porte "5kg de trop" qui va être épuisé, déshydraté et qui va forcer le passage en comptant sur ses "Meindl Perfekt" pour sauver ses chevilles ou éviter les glissades sur les palles.

Ou bien encore celui qui "ne craint pas la pluie" parce qu'il a un sac de couchage synthétique...

Là où j'ai des doutes sur "l'approche au gramme" c'est quand le véritable gain se trouve sur le tour de ceinture mais que plutôt de le solutionner on investit dans une voie sans issue. Pour gagner 50gr, je préfère pisser en bas de la pente.  :D

En revanche, comme lorsque comme moi les ans se font sentir et que l'on exerce un job sédentaire je trouve normal de chercher à compenser dans le matos léger l'embonpoint que je n'avais pas à 20 ans. C'est aussi à cause de cet embonpoint que je peux acheter du titane et une tente spacieuse pour deux pour 2kg, à la place de la canadienne équivalente à 3.5 kg .  ;D

Pour en revenir sur ta liste : C'est vraiment du beau matos, le prix cela te regarde (certain fument, boivent, jouent au casino, vont aux concerts, au football, à la chasse, vont aux p*, c'est ton choix).

*Je remplacerais le lady bug par un petit couteau suisse qui aurait une pince à épiler et une paire de ciseaux + petite lame. Le poids devrait être sensiblement le même pour un service équivalent (et puis tu ne regretteras pas l'AUS6) .

*Je ne ferais pas l'impasse sur une protection solaire (manche longue ou crème). Certaine crèmes repoussent aussi les insectes ou bien peuvent servir à "graisser" l'entrejambe en cas d'échauffement (mais là aussi le faible poids transporté est préventif).

*Tu n'indiques pas de paire de lunette de soleil. C'est bien à long terme contre la cataracte.

Les points que je n'aimerais pas pour une question de confort.

*Ton matelas est minimaliste.

*La gatewood. Je crois que certain "MULS" n'avaient que ça en Islande, donc OK pour efficacité, doute pour le confort.

* Pas/peu de change. Mais c'est vrai que si tu es en forme + sac très léger tu dois moins puer à la fin de la journée que le gars enrobé qui porte lourd...moi je pourrais pas  :-\

*Les chaps ne couvrent pas les fesses. Tu peux t'assoir dans l'humidité sur ton poncho, mais au risque de l'endommager (or c'est aussi ta tente). C'est jouable en montagne sur les chemins, pas en forêt. Dans tout les cas cela demande une attention de tout les instants. Je préfère pouvoir me rouler dans l'herbe.

Globalement, ce n'est pas adapté au confort et à la forêt ou au hors piste, pour les reste c'est impressionnant d'efficience, modulo la pharmacie (mais c'est déjà dit et je ne crois pas aux grosses pharmacie personnellement).


mes deux balles.


Ps : sympa bison d'avoir pu deviser avec toi l'autre soir. Trop court malheureusement.



"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

24 juillet 2009 à 17:33:06
Réponse #60

Nem-Rod


J'ai dû mal comprendre!  Il m’avait semblé que Gilou était en autonomie,  du moins partielle en ce qui concerne les repas, et  je pensais sutout qu’il dormait dehors, sous tente pendant les 15 jours de la traversée. S'il prenait ses principaux  repas et dormait dans les refuges ,  c'est bien évidemment autre chose, 3 kg peuvent éventuellement suffire.
Mais au fait, parmi vous, combien on déjà fait le  GR20 en une fois de Conca à Calenzana, ou l'inverse un petit peu plus dur ? A quelle période ? Quel matos aviez vous ? Quel poids ? Qu'est-ce qu'il vous a manqué et qu'est-ce que vous aviez en trop ?

24 juillet 2009 à 18:42:52
Réponse #61

Achille



Et surtout le mode d'emport en 3 couches, selon le degré d'urgence.
Il avait largement de quoi faire face à du mauvais temps, l'ami Gilou78, s'il passait sur lui toutes les couches dont il disposait ...
Juste une remarque en passant : je pense que Patrick faisais allusion au concept des 3 strates/couches de matériel à emporter (1° sur soi dans les poches et autour du cou / 2° pochette de ceinture /3° sac à dos), et non aux couches de vêtements...  :-\

24 juillet 2009 à 19:36:06
Réponse #62

Lemuel


J'ai dû mal comprendre!  Il m’avait semblé que Gilou était en autonomie,  du moins partielle en ce qui concerne les repas, et  je pensais sutout qu’il dormait dehors, sous tente pendant les 15 jours de la traversée. S'il prenait ses principaux  repas et dormait dans les refuges ,  c'est bien évidemment autre chose, 3 kg peuvent éventuellement suffire. Gros back-up possible si… Donc pour moi en terme de niveau de sécurité on est proche du niveau rando à la journée.


Comme je te le disais il dîne au refuge. Et il fait des étapes de 5 heures. On peut donc supposer qu'il ne dort pas loin du refuge. G

A force d'évoquer la survie et la sécurité, je note une tendance presque systématique à faire peur aux plus audacieux des jeunes membres.
C'est naturel, mais est-ce efficace?
Je préfèrerais lire deux ou trois conseils avisés, essentiels ... et beaucoup d'encouragements!

Tout à fait d'accord avec ça. Et je suis loin d'être un casse cou.
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24 juillet 2009 à 20:07:04
Réponse #63

Bison


Citation de: Achille
Juste une remarque en passant : je pense que Patrick faisais allusion au concept des 3 strates/couches de matériel à emporter (1° sur soi dans les poches et autour du cou / 2° pochette de ceinture /3° sac à dos), et non aux couches de vêtements... 

Oups, j'étais à côté de la plaque là!

Je crois que je n'arriverai jamais à porter quelque chose autour du cou ... mais j'ai mon gros SAK en poche, une mini boussole, quelques médocs d'urgence dans ma bananne (ainsi que carte et vêtement de pluie). Le reste dans le sac à dos.

C'est dicté par la pratique et par la fréquence d'usage, ce n'est pas encore pour moi un principe formel. Mais j'ai très rarement besoin d'ouvrir mon sac en cours de journée ... Il est plein de poches extérieures, il est vrai, dont deux sur la ceinture. Je peux sortir la crème solaire sans m'arrêter de marcher, ou changer la batterie de mon APN sans mettre bas mon sac ...

Je suis le Monsieur Jourdain des trois couches d'emport? ;)
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24 juillet 2009 à 20:09:27
Réponse #64

Bison


[HS]

Citation de: kilbith_2
Ps : sympa bison d'avoir pu deviser avec toi l'autre soir. Trop court malheureusement.

Réciproque! Je te prépare un mail sur ma position fine vis à vis de LA norme ... :)

[/HS]
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25 juillet 2009 à 23:05:39
Réponse #65

Patrick



Mon sentiment ...
A force d'évoquer la survie et la sécurité, je note une tendance presque systématique à faire peur aux plus audacieux des jeunes membres.
C'est naturel, mais est-ce efficace?
Je préfèrerais lire deux ou trois conseils avisés, essentiels ... et beaucoup d'encouragements!
Bison, j'avais préparé une liste pleine d'arguments mais comme je crois au final qu'on aurait pas plus avancé, j'ai abandonné. Aussi j'ai même effacé mes autres posts sur le fil. Tu es en effet plus expérimenté que moi en matière de randonnée, même si j'ai une petite expérience des situations qui partent en vrille à la vitesse de l'éclair et de la récupération en un ou plusieurs morceaux de ceux qui n'ont pas pu ou su anticiper? Mais soit j'ai appris tout de même dans cette affaire que faire le GR20 qui compte chaque année des accidents dont certains graves ou mortels avec un sac de 4 kg dont 1L d'eau était un gage de sécurité alors que faire le même GR avec 3 kg de plus un gage d'insécurité.

Soit, tu sais mieux que moi, mais j'avais juste l'impression qu'en ne faisant pas ce travail d'alerte on faisait juste pas notre boulot au niveau du forum ou encore du CEETS dont c'est aussi la vocation.

Donc plus d'interventions parasites d'empêcheur d'entreprendre en rond en ce qui me concerne.

J'ai été ravis d'apprendre que le mode dégradé, ça n'existe pas et quand bien même cela arriverait, qu'y pourrait on bien avec quelques articles de plus.

26 juillet 2009 à 11:36:23
Réponse #66

vagabond


Vous ne croyez pas que l'important est de partir bien dans sa tête, autant j'ai du mal à adhérer au concept MUL, autant je reconnais volontier que pour eux, c'est le fruit d'une longue réflexion.

J'en ai rencontré quelques un, et j'ai toujours eu d'exellent rapport avec eux malgré nos différences importantes sur le matos embarqué.

C'est surtout lié au confort ou tout du moins à l'idée que l'on se fait du confort.

Pour le coté sécurité, je pense qu'ils sont aussi concernés que chacun d'entre nous et on retrouve régulièrement les "randonneurs" partis en tong sur le Mont Blanc en situation vraiment critique, ce sont des NUL, ce n'est pas la même chose.

Vagabond

26 juillet 2009 à 11:42:38
Réponse #67

maxime


Bonjour

Sans vouloir être rabajoie, il y a peu de possibilités de repli rapide dans certaines étapes du gr20 assez "hard" exemple cirque solitude sur le gr20.

Cordialement

26 juillet 2009 à 12:17:02
Réponse #68

Lemuel


On s'écarte un peu du sujet initial, mais ça a un avantage, c'est qu'on a une bonne discussion comme ça faisait longtemps qu'on en avait pas eu. Je trouve ça dommage de virer des posts, même si on est pas tous d'accord, ça nous fait un peu réfléchir, très bien !

Je trouve ça dommage de focaliser sur le poids autrement que pour ce qu'il est : un truc à porter qui conditionne la mobilité. A ce titre Patrick, la question que tu soulèves est une bonne question. Est ce que 4 kg est un plafond au delà duquel on quitte une mobilité optimum, qui justifierait certaines "impasses" (une atelle) ? Ce plafond est-il de 6 ? 7 ? 8? J'ai pas le début d'un bout de réponse, je suis toujours bien au delà si je sors du cadre d'une ballade à la journée. Et même parfois dans le cadre d'une ballade là journée. Je n'ai pas l'expérience pour le dire.

En revanche je pense que, hormis ce fait, le poids n'est finalement qu'un faible critère d'indication de "niveau de sécurité embarqué. Ce serait comme raisonner en terme de prix. On pourrait dire : "Gilou pars avec 1500 euros de matos sur lui, il est quand même pas mal safe", ça donne une petite indication, mais on ne sait pas pour autant ce qu'il a dans son sac.  

En revanche on a "ma liste a été testée à -4°" c'est un truc assez concret. On a "tous les isolants sont en plume", ça c'est aussi quelque chose. On a :" j'ai un litre mais je peux monter à deux". On a "mon isolant au sol est pourrave"  ;D… Bref, un certain nombre de critères techniques…
De l'autre on a un milieu, des conditions. Le GR20 (2000 mètres d'alt ?) en juin. Des sentiers fréquentés mais notoirement dangereux dans certaines conditions, jamais à plus de deux heures et demi d'un refuge etc.
Et enfin, dernier groupe d'information : le bonhomme. Là on manque un peu d'infos. Est-il bon randonneur au pied sûr ? Sait-il anticiper les risques anticipables du "tourne vinaigre" et prendre la bonne décision. Sait-il enfiler sa capewood cape et la monter sans embarquer l'eau (et protéger son duvet) ?

Voilà des groupes d'éléments pour un verdict… Perso, je ne me sens pas safe en montagne en autonomie avec un poncho et un sursac. Kaï oui. Peyo également me semble-t-il. Sylvestre serait-il safe avec le matos de Gilou ?

Je lis ça :

Evidemment que je me souviens de toi :)

Je n'irai pas jusqu'à te décourager comme Ghjallone. Au contraire, je t'encourage... à être prudent ;) Fonce, t'as raison ! Mais garde toujours de quoi être confortable si le temps tourne ou si un paramètre change. D'ailleurs je vois ta liste : opte pour la tente, pas pour la bâche. Le reste sera dans ton attitude sur place. Reste aware de ton environnement, et profite ! Mais ne cherche pas tes limites lorsque tu es exposé sans solution de repli facile.

Et ça…
Sans vouloir être rabajoie, il y a peu de possibilités de repli rapide dans certaines étapes du gr20 assez "hard" exemple cirque solitude sur le gr20.

Et je me dis qu'on tiens un truc :)

Et au final on oublie pas que le risque zéro n'existe pas en montagne, tout particulièrement.
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26 juillet 2009 à 12:56:02
Réponse #69

Kilbith


Bonjour,

Mon post précédent était relatif à la liste de matériel "MUL" qui était proposée. Ce ne serait pas MON choix, mais il faut bien admettre que c'est bien pensé.
Sous réserve de parcourir un GR (je ne connais pas spécifiquement le GR20, mais je pense connaitre un peu la rando en mauvaise montagne) relativement balisé et fréquente, avec la possibilité de trouver des refuges à la fin des journées de marche ET sous réserve d'avoir l'expérience du terrain et de l'utilisation du matos : cela me semble pas mal du tout voir mieux que beaucoup (modulo crème solaire, lunette....)


Pour qu'il n'y ait pas de confusion je vais me permettre de commenter le post initial.

Bonjour à tous,

Voilà le projet pour mes prochaines vacances que j'ai posé depuis peu. Je vais faire le GR20, du sud au nord en Octobre (deuxième quizaine). Je pars seul (sauf si certains sont intéressés  :)).

La montagne en cette saison c'est soit le paradis (journée fraiches et ensoleillées) soit l'enfer : premières neiges....C'est très exposé.

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C'est une randonnée de montagne qui je vais "survivalisée" le plus possible ! Je vise une autonomie la plus complète possible,
Tu devrais d'abord faire cette randonnée que tu ne connais pas et qui est réputée difficile dans des conditions correctes, puis la refaire "survivalisée".
Si c'est juste pour la difficulté tu montes ta tente dans ton jardin avec des moufles, une attelle à la jambe ou bien une main attachée dans le dos...je ne rigole pas.

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un matériel minimaliste (je travaille mon côté MUL aussi en plus de mon côté survivor).
Ca c'est pas bon, surtout en cette saison avec des conditions météos aléatoires et un GR peu fréquenté. Rien ne t'empêche d'avoir du matos et de ne PAS t'en servir (sauf urgence).


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C'est à dire pas ou peu nuits en refuge, ravitaillement minimum en eau et nourriture.
OK, sauf urgence. SAUF pour l'eau.

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Approfondissement des techniques de survie et d'orientation, test du matos. Un peu de botanique aussi.
OK

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Bon c'est des vacances quand même ! Je veux profiter du paysage et de la nature (photo....) ! Donc J'ai dans l'objectif de ne pas aller vite, du moins de manière général,

OK


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je doublerai certaines étapes juste pour voir ce dont je suis capable niveau physique et mental.
SEUL, c'est simplement dangereux de tester ses limites.

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Si je peux je ferai une ou deux étapes de nuit (les moins dangereuses, donc ce sera dans les premières) ou je m'arrangerai pour partir avant l'aube et/ou arriver après le crépuscule.
C'est vraiment dangereux, sauf par nuit très claire et encore. C'est dangereux à cause des probabilités de se tordre les chevilles sur un bête mini cailloux, quel que soit ta technique.

Pour t'en persuader commence à essayer de traverser un bois par nuit noire : casquette, gants, lunettes de sureté et bonne chaussures pour débuter....


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Toujours pour bosser l'orientation et le montage (ou démontage) d'abris de nuit

Très bien....si tu es militaire et encadré. Mais cela peut se faire dans le jardin.

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(s'il y a du vent et/ou de la pluie ce sera le must)
Pour l'avoir fait : non

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et profitez de la faune nocturne aussi.
OK, mais tu ne verras pas grand chose sauf équipement particulier et onéreux.

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Je ne compte pas faire du feu car là-bas il n'apprécie pas trop, on ne sera plus en pleine été mais bon je verrai sur place mais je n'y crois pas trop.
Le feu est certainement interdit, et dans tout les cas destructeur de l'environnement en haute montagne (sauf les très très petits et cas d'urgence)

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C'est comme le bivouac entre deux étapes je n'y crois pas trop on verra sur place aussi. J'ai l'intention de prendre un tente car je ne sais si je peux opter pour la basha là bas (le bivouac se fait à côté des refuges apparemment.)
Je ne connais pas la réglementation, en revanche le tarp en montagne....faut avoir déjà une très bonne expérience en plaine.

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Je pars en octobre car je verrai surement moins de monde et d'autant moins en le faisant du sud au nord ! Mais aussi pour me confronter au froid, pas extrêmes mais bon en montagne ça peu allez vite, même en Corse.
SURTOUT en Corse (ou dans les Pyrénées). Plein de randonneurs Alpins payent de leur vie cette méconnaissance. Ce sont les courants, l'éloignement de la mer, le relief et sa configuration qui déterminent les conditions météos (Montréal est à la latitude de Bordeaux, ce ne sont pas les mêmes hivers...)

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J'ai dans l'idée de faire un Trek au Canada, dans les rocheuses canadiennes, d'ici 1 ou 2 ans. le Gr20 c'est une étape de préparation.
Pourquoi pas, mais je ne sais pas si les rocheuses sont semblables à la corse. En revanche les rocheuses sont loin de la méditerranée.

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il me restera à avoir des notions de bases en alpinisme (noeuds, matos de base et surtout technique de base).
L'alpinisme ce n'est pas du trek.

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Voilà, dites moi ce que vous en pensez, je suis preneur de conseils et d'infos en tout genre. ;)
Tu devrais lire les réponses des forumeurs Corses.


AMHA : On peut tester des solutions "délicates". Mais c'est toujours en groupe, encadré, avec du back up (mental, savoir, matériel et géographique).
On teste tout aussi bien une première nuit par -10°c dans son jardin....

Sinon, chouette projet.  :up:
« Modifié: 26 juillet 2009 à 13:01:05 par kilbith_2 »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

26 juillet 2009 à 19:37:47
Réponse #70

Cabochard


Bonjour
Je suis Corse et pratique beaucoup ici et pour toutes mes aventures je me mets à mal ici et je peux vous confirmer le pire arrive trés vite. Quand je suis revenu de ma traversée du Groenland à pied la presse régional m'avaient fait les honneurs mais sur la même page il y avait l'annonce de deux randonneurs mort de froid sur le GR20!!!
Au mois d'Octobre en 15 jours on peu passer de la méchante canicule à une chute de neige assez importante.
Comme je l'ai lu plus haut ici nous sommes en pleine mer et Montagne plus mer ça peut être de la "dynamite".
Bonne préparation.
Un souvenir ça ne s'achéte pas mais ça se vit...
Chaque jour est une aventure,
chacun est libre d'être l'explorateur de son âme...

27 juillet 2009 à 12:45:25
Réponse #71

Chris-C


Moi aussi je l'aime bien cette discution  :)

Et finalement il en ressort quoi?

D'un coté une personne "peu" expérimenté qui cherche des infos sur une rando et qui cherche "un peu"
à rajouter de la difficulté surement pour coller à l'esprit du forum "la survie"

De là chacun donne des conseils et Gillou78 donne une liste....SA LISTE.

Perso j'ai rien à dire sur SA LISTE, parceque c'est la sienne fruit de reflexion et d'expérience, il le dit d'ailleur
Citer
[...]est ma liste de base de mes randos en 3 saisons depuis quelques années

Pour moi c'est la limite des conseils via forum, chacun donne sa liste pour son expérience, sa forme physique, c'est recherche sur le terrain (confort, roots, sensation....), mais il est trés important de ramener la discution sur la sécurité car on ne sait pas à qui on donne nos conseils.
On donne des pistes de reflexion, on rappel les régles de sécurité, on profite de l'expérience de ceux qui
connaissent le terrain sur lequel on va aller faire notre ballade.

Il reste le plus gros du travail à faire, le choix et test du matos, bilan de la forme physique, préparation.

Moi là finalement ce qui me gêne le plus Sylvestre c'est que tu partes seul...... et que tu cumules tout un tas de choses à faire, risqué et qui vont te prendre du temps. Marcher ou tester ses compétences/matos c'est pas à faire/faisable en même temps.

a+  :)

27 juillet 2009 à 13:18:01
Réponse #72

Lemuel



Moi là finalement ce qui me gêne le plus Sylvestre c'est que tu partes seul...... et que tu cumules tout un tas de choses à faire, risqué et qui vont te prendre du temps. Marcher ou tester ses compétences/matos c'est pas à faire/faisable en même temps.


TAFDAK
J'ai vu ça cet été encore… Pédagogiquement, innover ET dans le "technique" ET dans la gestion de l'effort, ça va pas très bien ensemble…
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

27 juillet 2009 à 16:06:14
Réponse #73

Bison


Bonjour,

Je m'y colle ...

Avant les recommandations "de raison", je tiens à encourager Sylvestre à persévérer dans sa progression, dans ses projets à long terme.

C’est chouette d’avoir des projets de grande aventure et de faire ce qu’il faut pour être à la hauteur :  suivre l’un ou l’autre stage, se construire son expérience ... Faudrait pas rater l’occasion !

Mais il ne faudrait pas non plus se casser une jambe bêtement et foutre tout par terre !
Alors, au niveau des recommandations/conseils de prudence en voici trois :

- Recommandation stratégique :  on n'expérimente qu'une chose à la fois.
- Recommandation tactique :  il faut se donner de la marge, et d'abord de la marge au niveau du temps (des horaires).
- Détail important : les pneumatiques … (semelles)

1. On n'expérimente qu'une chose à la fois
Je ne suis pas le premier à le dire, tout le monde est d'accord avec cela ...
Et c'est probablement parce que Sylvestre voudrait tester/valider trop de choses à la fois, dans des conditions difficiles, que nous avons tous ressenti un certain malaise à la lecture de son post initial.
Citation de: Sylvestre
Je vais faire le GR20, du sud au nord en Octobre (deuxième quinzaine). Je pars seul (sauf si certains sont intéressés  ).
C'est une randonnée de montagne que je vais "survivalisée" le plus possible ! Je vise une autonomie la plus complète possible, un matériel minimaliste (je travaille mon côté MUL aussi en plus de mon côté survivor). C'est à dire pas ou peu de nuits en refuge, ravitaillement minimum en eau et nourriture. Approfondissement des techniques de survie et d'orientation, test du matos. Un peu de botanique aussi.

[…] Je doublerai certaines étapes juste pour voir ce dont je suis capable niveau physique et mental.

Si je peux je ferai une ou deux étapes de nuit (les moins dangereuses, donc ce sera dans les premières) ou je m'arrangerai pour partir avant l'aube et/ou arriver après le crépuscule. Toujours pour bosser l'orientation et le montage (ou démontage) d'abris de nuit  (s'il y a du vent et/ou de la pluie ce sera le must) et profitez de la faune nocturne aussi.

Je ne compte pas faire du feu car là-bas il n'apprécie pas trop, on ne sera plus en pleine été mais bon je verrai sur place mais je n'y crois pas trop. C'est comme le bivouac entre deux étapes je n'y crois pas trop on verra sur place aussi. J'ai l'intention de prendre une tente car je ne sais si je peux opter pour la basha là bas (le bivouac se fait à côté des refuges apparemment.)

Je pars en octobre […] aussi pour me confronter au froid, pas extrême mais bon en montagne ça peu allez vite, même en Corse.[/i]

Voilà un programme plein de situations délicates en perspective! Trop … amha
Un programme plus progressif ?
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a) Expérience de la rando difficile :  Quelques bouts de HRP en été ... Il y a de quoi faire, mais, pratiquement partout il suffit de redescendre et en quelques heures on est dans un village accueillant ou dans un refuge.
b) Expérience de la rando longue durée en autonomie ... :  il y a suffisamment de forêts, ou de vastes plateaux en France - massif central, Vosges, Jura - ou l'on peut pratiquer la rando lourdement chargé, sans y ajouter les risques d'une rando par trop engagée. On peut aussi pratiquer en hiver ... en groupe de préférence ! En groupe, on partage l’expérience des autres …
c) Orientation ? Une forêt, une nuit … et on a vite vu les limites de la boussole et de la carte. Surtout si on choisit une nuit pluvieuse !
d) Validation sur le GR20 si on veut ... mais en période de refuges ouverts. On n'est pas obligé de loger dans les refuges ni d'y acheter son ravitaillement ... Si quelque chose foire (un mauvais rhume? ou une météo épouvantable) ... le refuge peut jouer son rôle premier d'abri sécurisé pour une durée indéterminée.

Après cela, on saura mieux quoi emporter, on connaîtra mieux ses limites, celles de son équipement ...
Bref, l'expérience, cela se construit sans brûler les étapes.
 
2. Il faut se donner de la marge, et d'abord de la marge au niveau du temps (des horaires)
 
 - Quand on planifie une longue journée, sans réserve de temps, on risque fort d'arriver fatigué, sinon épuisé. Les risques d'accident augmentent exponentiellement avec l'état de fatigue!
 - Quand une rando part en vrille, le plus grand confort c'est le temps dont on dispose. Le temps de se reposer, de réfléchir, de faire demi-tour ou de continuer lentement avec une prudence redoublée.
 - Quand la météo est à la limite de ce que l'on peut accepter, la plus grande sécurité est de pouvoir prendre - en toute sérénité - la décision d'attendre l'amélioration. Idem si on ne se sent pas bien (fatigue accumulée, migraine ...) Si on est "tenu" par un horaire d'avion pour le retour, ou par des contraintes de boulot, on n'aura pas la sérénité nécessaire pour prendre la bonne décision.
 
Autre "marge" importante :  la marge en eau, car un début de déshydratation a déjà des effets pervers sur la "forme" du randonneur avant que cela ne soit ressenti comme une soif intense. Quelques pastilles de Micropur donnent une marge presque illimitée si les ruisseaux sont abondants!
 
3. Le détail :  les chaussures
 
- les chaussures :  confortables (pas neuves mais vraiment éprouvées), avec une semelle adhérente, et les moins lourdes possible.
 
Confortables ... parce que si on souffre des pieds, on marche mal, on se fait mal aux genoux ou à la hanche, on a le pied moins "sur". En montagne, le pied "sûr" est primordial
 
Adhérence de la semelle ... souvent au détriment de sa longévité. Mais quel est le coût d'une mauvaise glissade?
 
Aussi légères que possible ... aussi longtemps que l'on ne doit pas traverser un glacier avec crampons et piolet. La rando en montagne ne doit pas être confondue avec une course d'Alpinisme!
On peut avoir une cheville protégée avec des bottines moyennes ("mid") qui restent légères (et souples) à 1.200 g la paire. Certains se contentent même de chaussures à tiges basses, préférant "muscler" naturellement leurs chevilles - mais ils ne sont pas protégés contre les coups de cailloux latéraux)
 
 Pied et jambe légère = pied sûr.
 
Voilà ... ce sont mes conseils, ils sont assez génériques finalement.

Ils découlent non pas d’une longue expérience de la rando en montagne, mais bien d’une longue implication dans des entreprises réputées "à risques".

Pour conclure en ce qui concerne la rando en moyenne montagne en plein été :  quelques photos - prises dans les Pyrénées à la mi juillet - qui donnent une idée …
La petite Portella d'Orlu, un peu avant midi, vue de la vallée de la Galba … Joli non ? On est le huit juillet, tout beigne. Plein de touristes entre la vallée et les Camporells. Dieu que c’est beau


Vers 14 heures, de l’autre côté du col.
Shocking, isn’t it ? Le même jour, je le jure !


Regard et tentation vers l’arrière … le col est maintenant accroché :
C’est le même col …


Il me faudra 6 heures pour descendre au fond de la vallée (D- =  1.100 m), avec moultes précautions : il n’y a pas de sentier digne de ce nom … juste quelques cairns, quelques « traces » par ci par là. Et c’est bien raide ! Je ne verrai personne …

Finalement :  une dernière photo du côté du col des Bésinnes, le dix huit juillet vers midi, à 2.200 m, après une averse de neige :


Voilà … c’étaient quelques « blocs » de "vécu" extraits neuf jours de rando entre PO et Ariège, dans une montagne encore clémente ...
Que c’est beau dès qu’il y a un rayon de soleil !
Mais que c’est stressant dès que la météo se dégrade !
J’avais de la marge, je n’expérimentais rien, j’étais dans mes limites, je n'ai rencontré ni orage ni violente tempête ... mais je n’étais pas fier, là du côté d'Orlu ...

Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 juillet 2009 à 11:44:18
Réponse #74

Slyvestre


Content de voir que ça discute vraiment maintenant. On sort parfois un peu du sujet mais on y revient vite, ça fait avancer le schimili... machin chose.

J'apprécie les encouragements sans pour autant oublier les mises en garde  :). Justement à ce propos, je comprends les mises en garde car vous ne me connaissez pas. Ni mon mental, ni mes expériences, ni mon physique...

Comme je l'ai dit, mon sac a déjà été testé, il le sera une nouvelle fois très rapidement. Je vise les 15 kg max. L'idéal serai 12 ou même 10 kg. Je suis sorti récemment le long des bords de la Marne avec presque 4 kg pour la demi journée. avec une vieux sac pas du tout technique, j'ai morflé très vite. Avec 4 kg ! Tout ça pour dire que le poids n'est pas le seul argument de l'agilité et du confort. Bien chargé et bien réglé, un sac de 10 kg peu paraitre moins lourd qu'un sac de 4. Voilà, entre autres, pourquoi je ne vise pas l'extrême légèreté. Malgré tout je m'allège progressivement, je veux alléger mon sac pour justement fatigué moins, préservé mes genoux, mon dos, me préserver globalement. Je n'ai pas encore de soucis physique mais je sais ce que je risque d'avoir  dans une quinzaine d'années donc j'anticipe (je vois ça avec mon père qui à pas mal bourlingué mais qui ne peut plus tout faire). Et puis être plus léger permet aussi d'apprécier plus son excursion. Tout ça à déjà été dit.

Pour ce qui est des accidents sur le GR20, je note que c'est pas mal d'hypothermie et pas de fractures ou d'entorses. C'est le principal facteur que j'ai pris en compte dans les risques majeurs sur ce parcours.

J'ai eu mon lot de galère en rando et je m'en suis très bien sorti sans stage de survie. Je ne suis quand même pas nait de la dernière pluie ! Maintenant que je bosse plus le côté technique de ce sport/loisir, la préparation à tous les niveaux, je m'aventure sur des sentiers un peu plus difficile, je trouve cela normal.

Pour ce qui est des tests. D'accord pour ne pas tout tester à la fois, je suis mal exprimé là dessus. Je testerai une chose par étape, parfois rien. Test signifié approfondissement pour certaines choses.
- J'ai déjà montais des tentes de nuit et sous la pluie à la frontale.
- J'ai déjà marchais de nuit et quoi qu'on me dise même avec une couche de verdure au dessus de la tête, on voit pas mal la nuit quand la lune n'est pas noire. Le top évidemment c'est la pleine lune en terrain découvert.
- J'ai déjà dormi à la belle étoile en forêt et sous la pluie.
- J'ai déjà randonnée en montagne plusieurs fois.
- Pour ce qui est du matos, mes chaussures sont rodés, mon sac aussi (réglage et chargement), mas liste est pas mal éprouvé aussi.
- Pour ce qui est du physique et du mental, je connais assez bien mes points faibles, mes limites, mes points.
Tout ça en belle saison ou en saison intermédiaire en majorité. Donc le facteur principal de danger et de précaution à prendre pour moi et le facteur froid, même s'il ne m'est pas inconnu non plus.

Vous me connaissez un peu mieux. Je comprend votre sentiment "d'obligation" de mise en garde c'est tout à votre honneur, j'ai tendance à faire pareil. Mais AMHA, il faut savoir aussi faire confiance et encourager en parallèle. Voilà pourquoi j'ai apprécié le message de Karto (Il a d'ailleurs peut-être plus confiance que d'autres parce qu'il me connait). Cabochard semble aussi comprendre ce sentiment d'aventure qui est nécessaire. Le danger est partout et constant, il faut en avoir conscience, s'en protéger au maximum et savoir qu'on ne le supprimera jamais totalement.

Bon Je ne reviendrai plus là dessus, ça "allourdit" la discussion à force.

Je suis en train d'étudier les étapes, les trajets possibles et le ravitaillement. Parce que même si je veux être assez autonome, je veux aussi manger des produits locaux typique (saucissons...). Prendre le temps d'apprécier la nature et la gastronomie du coin. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus léger mais bon j'aurais aussi des lyo pour compenser un peu.  ;D

Pour ce qui est du spork je ne suis pas fan mais pourquoi pas.

Pour ce qui est du temps que je me laisse, j'ai de la marge, je prévois de le faire en 14 jours. J'ai prévu de rester 2 ou 3 jours à Corté ou Calvi en arrivant. Je ne suis pas pressé c'est aussi une de mes conditions majeurs et qui est aussi un facteur de sécurité. je pourrais me permettre de stopper ma rando un jour ou deux pour quelques raison que ce soit. Le côté sportif que je cherche n'est pas dans la vitesse de réalisation du trajet, je veux prendre le temps de savourer ce qui m'entoure quand même.

Merci pour vos conseils, j'apprécie beaucoup  ;) Je vous tient au courant de l'avancé du projet.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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