Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: kovaks le 17 mai 2013 à 09:39:27
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L'été approche, et avec lui les excursions en bateau, pour ceux qui habitent à coté, en ont un, ou sont en vacances et en ont loué un. Tous ne sont pas au fait des règles de sécurité élémentaires, une petite piqure de rappel me semble nécessaire, et une récente mésaventure m'y incite. Post un peu long, désolé, mais j'ai failli voir deux connaissances au tas récemment. Je parle ici spécifiquement des bateaux type semis-rigide ouverts, sans cabine.
En bateau, deux éléments (entre autres) de sécurité "de base" :
1 - le gilet de sauvetage
2 - le coupe-circuit pour le pilote.
Le premier assure évidemment une flottabilité d'un homme à la mer, le second est un petit dispositif genre fil élastique reliant le pilote au contacteur du bateau. Si le pilote tombe à l'eau, le fil se décroche, coupe le circuit électrique et donc arrête le moteur. Le but est que le bateau s'arrête si son seul occupant tombe à l'eau, afin qu'il ne voit pas son bateau s'éloigner alors qu'il est à la baille, ou se fasse découper par son hélice (c'est déjà arrivé).
Avant de raconter la mésaventure, expliquons les raisons qui font que souvent ces équipements de sécu sont négligés. Je cite les arguments, je ne les cautionne évidemment pas, ou certains nécessitent un complément.
1 - le gilet de sauvetage
- "On a l'air con"
- "ça tient chaud"
- "ça gène les mouvements"
2 - le coupe-circuit
- "ça fait chier ce fil à la patte"
- "si le pilote tombe à l'eau, un passager ne peut pas redémarrer le bateau pour aller le chercher".
Ce dernier argument est le seul valable. C'est pour ça que dans un bateau sérieux, il faut un deuxième coupe-circuit, rangé dans la console en général. En cas d'ejection du pilote, le passager peut récupérer le coupe-circuit de backup, le mettre, démarrer et aller chercher son collègue. S'il sait démarrer, s'il sait où il est rangé, etc, on est d'accord. Mais si ce deuxième cc n'existe pas, c'est foutu. Qu'on ne me parle pas d'avirons, sur un semi de 6,50m, tout seul avec une rame, on oublie si le type est à plus de 40m (ce qui est très vite fait).
Or donc, récemment, on part à 3 bateaux en mer. Je suis en train d'enfiler un gilet de sauvetage, vu qu'on part pêcher à la ligne, et non en chasse sous-marine (là, la combi de plongée assure une flottabilité suffisante). Mon gilet de type pilot est emberlificoté, tourné, bref, c'est un peu la m*rde. Un copain sur la bateau, jeune de 26 ans, me dit "te fait pas chier avec ça". Ttt-ttt-ttt, petit, t'es mignon, t'es meilleur pêcheur que moi, mais je suis arrivé à 43 piges en faisant plus de conneries qu'à mon tour parce que je ne suis pas débile... Je met mon gilet, comme je met ma ceinture en voiture, et une capote avec la grosse lulu.
Sur un autre bateau (appelons le n°2), un copain à mon jeune ne met pas son gilet. Il connait bien la mer, mais c'est pas une raison... Quelques heures plus tard, la mer est bien creusée, pas démontée mais pas agréable, houle de NW, creux de 2 mètres, un peu la m*rde. On passe tranquilles, les bateaux sont fait pour. Le pilote de n°2 n'a pas son coupe-circuit. Et a une certaine tendance à foncerun peu trop, dans une mer qui ne s'y prête pas.
Arrive "la" vague à la con. Il plante l'étrave de son 6,50m + 150 bourrins dans la vague d'en face, arrêt instantané du bateau, lancé l'instant d'avant. Tout vole dans le bateau. Le jeune sans son gilet vole littéralement, traverse le bateau dans sa demi-longueur et voit son heure arriver. Coup de bol, Poséidon ne veut pas de lui, et il arrive à se rattraper à la ligne de vie in-extremis. Le pilote, mieux installé, n'a pas volé, mais s'est explosé la gueule sur l'arceau en inox. Bilan, nez explosé, le sang qui pisse. La bateau s'est instantanément rempli d'eau, grosse trouille, puis écopage. Retour au port, fin de la sortie.
Je ne reviens pas sur le "plomb" pris, ça peut arriver à tout le monde. Il allait probablement un peu vite, mais bon, ça arrive. Par contre, si les choses n'avaient pas voulu rigoler:
- Le jeune était à l'eau. Sans gilet, eau à 11 degrés, mer formée, espérance de vie, entre 10 minutes et 3 heures à vue de pif.
- Lui était assommé (il a reconnu ne pas être passé loin, pourtant c'est un costaud), et le bateau faisait route. Plein d'eau, mais faisait route.
Certes, ça ne sert à rien de refaire le film, mais ils ne sont vraiment pas passés loin du moment où la péripétie se transforme en catastrophe, tout ça parce que les règles élémentaires ont été négligées, par soit-disant "connaissance du milieu".
Donc :
- mettez vos gilets. Si vous allez à l'eau, vous ne serez pas forcément récupéré tout de suite. Vous ne serez pas forcément conscient non plus. On a vite fait de s'assommer sur un bateau en mouvement.
- mettez le coupe-circuit. Perso sur un bateau où le pilote ne le met pas, je ne monte pas. Le fond des mers est tapissé de bravaches.
Mes deux vagues.
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Merci kovacs pour ce rappel.
J'ajouterai pour ceux qui doivent rejoindre un bateau au mouillage en annexe, c'est une des phases les plus dangereuses de la navigation de plaisance, y compris dans un port. Et dès que l'on monte à bord de ces frêles esquifs, un gilet est indispensable même pour un bon nageur, qui pourra aider plus facilement un moins bon à s'en sortir.
(Et je ne parle pas des retours à bord après une soirée éventuellement arrosée avec une météo qui s'est dégradée, comme cela s'est passé à Malte récemment)
http://www.lepoint.fr/monde/malte-5-touristes-francais-portes-disparus-au-large-08-05-2013-1664722_24.php
Bonne idée le 2ème coupe circuit.
A condition que:
1 Une autre personne sache comment démarrer le moteur
2 Qu'elle soit capable de se rapprocher du baigneur involontaire, au vent ou sous le vent selon les circonstances
3 Qu'elle débraye, ou mieux arrête le moteur avant de rentrer en contact (l'hélice continue à tourner même débrayée sur de nombreux hors-bord)
4 Qu'elle puisse recommencer la manoeuvre si besoin en gardant son sang-froid.
Tout cela demande un certain entraînement et pas une impro au dernier moment.
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Tu parles d'or ami :doubleup:
Toutefois "Poseidon n'a pas voulu de lui" ;D
Il m'est arrivé quelque chose de semblable en image inversée ...
Changement de foc de nuit
Gilet capelé
Bout de sécurité passé en double autour de la ligne de vie (pour le raccourcir car ça chahutait pas mal, éviter de s'emmèler et de se prendre les pattes dedans) et retour mousquetonné sur le gilet.
Un truc que j'ai fait des dizaines de fois car je considère qu'il vaut mieux être attaché "court" chaque fois que possible
C'est mieux de rester à bord que de passer à la baille au bout de 3 mètres de filin
La manip terminée, je reviens dans le cockpit sans précautions excessives et même avec un brin de désinvolture (j'étais jeune :-[) ... puisque j'étais atta ché "court"
Et là, je constate, lorsque je veux m'amarrer à un autre point ... que je ne suis attaché qu'à mon gilet
J'ai cru bêtement avoir passé en double autour de la ligne de vie :'(
Mais cette nuit-là, ce n'était pas ça ...
Grosse sueur froide
Que conclure ?
Ben, cette nuit-là, c'était tout simplement pas mon heure
Yen a d'autres infiniment plus prestigieux (entre autres, des qui considèraient que si un type passe à l'eau c'est qu'il n'avait pas sa place à bord ;) )
Pour qui c'était l'heure ...
Des centaines de prises de ris effectuées dans la maîtrise, le savoir-faire et sans s'encombrer d'une sécurité ;D
Et puis un jour ou plutôt une nuit bien venteuse, sonne l'heure
Remember un certain Eric Tabarly ?
Il y a comme ça des rencards auxquels on ne peut se soustraire (http://www.metafora.ch/ContenuPDF/00033.pdf)
:D
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Salut
Si je peux me permettre tu aurais du rajouter:
-S'informer sur la météo (j'apprends de mes conneries failli ne jamais revenir de Belle ile )
-S'informer au port auprès des anciens sur le coin et le changement de temps
-Checker le matériel de secours...
Fin y en a tout un tas de truc à faire et vérifier avant de sortir en mer (ou sur lac, rivière ect) je n'ai pas trouvé dans l'index de post traitant de la sécurité en bateau (je suis peut être aveugle)
On pourrait peut être mettre nos expériences en commun pour en faire un complet.
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Salut
Si je peux me permettre tu aurais du rajouter:
..On pourrait peut être mettre nos expériences en commun pour en faire un complet.
Auquel cas mieux vaut changer le titre du topic et le modifier par un nombre plus sérieux du genre deux-cent règles élémentaires ;)
Ou conseiller très fortement de saines lectures comme le manuel des Glénans
D'où j'extrais d'anciennes éditions (a moins que ce ne soit mon vécu ou leur fréquentation) :
"Si une connerie est possible, elle est déjà faite
Si elle est impossible, elle se fera"
Et surtout :
"L'expérience est incommunicable "
Un truc à graver ... dans le bois de la barre franche :D
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Je crois qu'une formule "Une aventure incertaine en bateau qui s'est bien terminée" ou l'on pourrait raconter des exemples vécus, l'analyse de l'erreur et la solution appliquée, comme l'ont déjà fait kovacs et promeneur-solitaire pour leur retex serait à la fois intéressant et digeste.
Mes deux embruns
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L'expérience est incommunicable
ah bon...
Le retour d'expérience vise à capitaliser les connaissances en tenant compte des réussites ou des échecs. (wikipedia)
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"L'expérience est incommunicable "
Mais elle peut être profitable...
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En nuançant un peu.
Le vécu de l'expérience est incommunicable (Je ne peux pas ressentir à la place de l'autre)
Les savoirs acquis à l'occasion de l'expérience des autres peuvent être analysés, compris et mutualisés.
Et c'est ainsi que l'humanité avance... (Je n'ai pas dit progresse !) ;#
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Entièrement d'accord avec Kovacs , on n'est jamais trop prudent. Je retiens l'idée du deuxième coupe circuit à bord , je dois dire que je n'y avait pas pensé. Et faire le branque en semi rigide quand la mer est formée s'apparente à du suicide.
Je rajouterai un point à tout ça , une règle à laquelle je ne déroge jamais , toujours se tenir fermement à la main courante de la console ou à une ligne de vie à bord . En cas d'arrêt brutal ça évite de se retrouver propulsé n'importe où dans le bateau voire par dessus bord. Dans semi-rigide il y a rigide et se retrouver projeté sur le moteur ça fait très mal. Je me souviens d'une sortie pêche sous-marine avortée du coté de Sein il y a quelques années pour cause de casse brutale de la commande de barre du moteur. Ca ne prévient pas et ça fait tout drôle même à 15 noeuds par mer belle. Le bateau devient fou , est déséquilibré et se met à tourner en rond brutalement. Si je ne m'étais pas tenu fermement à la main courante de la console ce jour là , je partais en vrac je ne sais trop où. Et ça aurait pu faire mal.Bien sûr une vitesse raisonnable en rapport avec l'état de la mer s'impose également , parceque trop vite en cas de pépin il est illusoire de se retenir à la seule force des bras.
Le post de Kovacs m'inspire une autre réflexion , conséquence d'un petit incident de psm qui aurait pu mal tourner. Toujours du coté de Sein , plein été , mer belle , soleil à gogo , début de marée montante dans une zone où le courant est fort , trois , quatre bateaux sur zone et 25 ans d'expérience de la zone.
Mon coéquipier me lache au bout d'une pointe rocheuse prolongeant une île. Le but de la manoeuvre était de prospecter une passe entre deux gros blocs pour être récupéré de l'autre coté. Une simple erreur d'appréciation ce jour là dans l'estimation du courant et au lieu de passer dans la faille , sens ouest/est , me voilà parti plein nord dans une énorme veine de courant. Le temps que le collègue fasse le tour pensant me récupérer de l'autre coté , j'avais déjà dérivé de plus de 500 mètres dans une tout autre direction , plein nord. Dans ces moments là on se sent tout petit et surtout très seul , d'autant plus que le vent levait un léger clapot suffisant pour masquer un plongeur dans l'eau. Connaissant la zone par coeur , le collègue n'a pas mis lontemps à comprendre ce qui s'était passé. J' ai quand même poirauté dix longues minutes en songeant à larguer la ceinture de plomb pour améliorer la flottabilité , en agitant la crosse blanche de l'arbalète au dessus de l'eau et en poussant une bonne gueulante de temps en temps.
Depuis ce coup là , j'ai un sifflet accroché au bras et je songe à investir dans un strobe étanche en plus.
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Oh Pepe ! Et tu ne t'es pas fait pêcher par un ligneur d'Audierne !
Etait-ce vers le trou de souris ? (Passage à terre sous Pointe du Raz)
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le Raz de Sein, voici l'ambiance locale, un jour où la mer n'a pas voulu !
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=nv0zVsdwAb8
Les faits: http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/capsizun/audierne/audierne-29-un-ligneur-coule-dans-le-raz-de-sein-18-05-2012-1707845.php
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ah bon...
Le retour d'expérience vise à capitaliser les connaissances en tenant compte des réussites ou des échecs. (wikipedia)
Mais elle peut être profitable...
Sans vouloir polémiquer, je suis très moyennement influencé par l'autorité de la chose écrite et les citations ;D
... Si elles n'engendrent pas une "résonnance" chez moi
Disons qu'un peu de vécu et le fait d'avoir échappé à certains pépins me conduisent depuis un certain temps et même un temps certain, à tenir compte des conseils et des avis
Voire à les solliciter ;D
Mais vous savez tous qu'on ne peut faire siennes certaines choses qu'après les avoir éprouvées soi-même.
Donc, nombre de bons conseils même les plus élémentaires et les plus judicieux, on en tient d'autant moins compte qu'on est ignorant ou distrait ou désinvolte ou simplement pressé de passer à l'action sans s'encombrer de précautions
C'est vrai dans tous les domaines
Tout s'achète, tout se paye
Les deux gars évoqués par Kovaks n'ont pas payé très cher un savoir qui, on l'espère, leur sera profitable
... et pourtant, ils étaient au parfum, n'est-il pas ..? ;D
C'est en ce sens que je parlais d'incommunicabilité !
Ya des fois ... faut obligatoirement passer à la caisse pour avoir un peu de plomb dans la tête (sauf si on lit Wikipédia)
Ca dépend des gens ...
Et, hélas, pour certains, la première expérience est la dernière
That's life
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Depuis ce coup là, j'ai un sifflet accroché au bras et je songe à investir dans un strobe étanche en plus.
"Depuis ce coup là " ... CQFD
Essaie un peu la passe du Trouziard (le trou de souris de Vieux-Mora ?) ... pour le frisson ;)
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En voile on a des sangles et ce n'est pas superflu, en nav' de nuit ou par gros temps c'est longe+gilet obligatoires.
Les Glénans portent toujours le gilet, ce n'est pas pour rien. ;)
La lampe+sifflet c'est bien, on peut ajouter également cyalume king-size et colorant pour être au top sans que ça prenne beaucoup de place en plus.
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C'est en ce sens que je parlais d'incommunicabilité !
je comprends mieux, et je pense que c'est surtout le fait pour certains d'être incapable d'écouter ou d'être imperméables aux conseils extérieurs..
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Bonjour à tous
Excellente idée que ce rappel
Chez nous une actualité hélas dramatique
La semaine derniere un équipier a perdu la vie par noyade lors d'une régate
Selon des membres de son club présents sur cette competition, il est passé par dessus bord par forte houle
Il avait un gilet à déclenchement manuel par cartouche de CO2 que l'on percute
Un autre equipier s'est mis à l'eau avec une bouee tube pour l'extraire mais apparement il était déjà en arret cardio
Il a été massé sur le bateau des qu'il a été extrait.
Le bateau des secours est arrivé assez rapidement mais n'a rien pu faire.
Que s'est il passé?
Nous avons appris par sa veuve que la victime etait aquaphobe et ne suportait pas d'avoir le visage immergé peut etre la panique l'a amené à se noyer
Peut etre a t il perdu connaissance au moment de la chute et après il a inhalé de l'eau
Quelle que soit l'hypothèse retenue ce drame met en lumiere le probleme des gilets à déclenchement manuel qui ne fonctionnent pas si on est inconscient ou trop paniqué pour réagir sainement.
J'ajoute que lors de manoeuvres en mer des pompiers sauveteurs ont eu parfois du mal à trouver la tirette de gonflage ou de largage du harnais qui a tendance à se meler au reste de la tenue.
Donc pensez aux gilets à déclenchement automatiques (certes plus chers) ou aux bons vieux gilets en matériaux flottants qui sont plus encombrants mais ne tombent jamais en panne.
Chacun choisira selon sa pratique.
J'ajoute que l'aquaphobie peut se traiter et qu'on peut renouer avec le plaisir de l'eau en plus d'améliorer sa sécurité
Bonne journée
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Salut,
"Une main pour toi, une main pour le bateau"
Le bourre-pif reçu va lui apprendre à réduire l'allure quand il faudra maintenant, ça c'est du conseil "extérieur" !
à+
Mishkin
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Je fais de la voile. La location d'un cata F1 c'est pas grand chose (20 aine d'euros) et permet de gouter aux joies de la voile sans se saigner.
Se méfier de la bôme qui bat vers vous en pleine gueule lorsque vous virez de bord. Se méfier aussi du "coéquipier" qui vire de bord sans prévenir.
(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/16/Gr%C3%A9ement.svg/220px-Gr%C3%A9ement.svg.png)
Il n'est pas impossible d'être assommé, inconscient et tomber à l'eau.
C'est pourquoi, même si vous pouvez en faire seul et que c’est plus sympa seul, faire du catamaran f1 c'est à deux par sécurité.
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Non Vieux Mora , ce n'était pas le Trouziard ( que j'ai aussi pratiqué dans mon jeune temps à une époque où ceux qui plongeaient là n'étaient pas légion ).
On était tout au bout de l'alignement de roches dans le nord de Tevennec.
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En voile on a des sangles et ce n'est pas superflu, en nav' de nuit ou par gros temps c'est longe+gilet obligatoires.
Les Glénans portent toujours le gilet, ce n'est pas pour rien. ;)
La lampe+sifflet c'est bien, on peut ajouter également cyalume king-size et colorant pour être au top sans que ça prenne beaucoup de place en plus.
Voui "Aux Glénans ...."
Etant (dans une vie antérieure ;)) Chef d'escadre et chef de bord haute-mer de cette honorable institution, j'ai quand même dû parfois pousser des coups de gueule concernant l'amarrage et le port du gilet
Dans des groupes hétérogènes et non sélectionnés, c'est monnaie courante qu'il y ait une ou deux têtes de pioches
La majorité suit les consignes soit par discipline soit parce qu'ils en reconnaissent le bien-fondé ou un mix des deux
Mais il y a presque toujours des gens qui "ne voient pas pourquoi" ils iraient se pourrir les loisirs avec certaines contraintes alors que le temps est beau, la mer est belle et la lune éclaire a giorno
::)
je comprends mieux, et je pense que c'est surtout le fait pour certains d'être incapable d'écouter ou d'être imperméables aux conseils extérieurs..
AMHA c'est plutôt parce que le "conseil" est trop "éloigné" de leur vécu et de leurs préoccupations habituelles (sauf cas pathologiques)
Malheureusement, il est difficile de mettre au point des "accidents" sécurisés qui mettraient les pendules à l'heure et motiveraient les troupes ...
Sentir passer le vent du boulet ... Ca rend tout de suite plus réceptif aux "conseils" ;D
Se méfier de la bôme qui bat vers vous en pleine gueule lorsque vous virez de bord. Se méfier aussi du "coéquipier" qui vire de bord sans prévenir
Il n'est pas impossible d'être assommé, inconscient et tomber à l'eau.
C'est pourquoi, même si vous pouvez en faire seul et que c’est plus sympa seul, faire du catamaran f1 c'est à deux par sécurité.
A ce compte-là, ne pas pratiquer de vieux greement où la bôme et le pic frôlent et dépassent le quintal de beau et bon bois verni ou goudronné
Il semble que ce soit le pic qui ait envoyé Tabarly à la mer ...
OK
Une main pour le bateau, une main pour le matelot
C'est la même chose que la règle des trois points d'appuis en grimpe
Toutefois ...
Chaque année des marins de métier passent à la baille
Des alpinistes chevronnés (voire des guidos) dévissent
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On était tout au bout de l'alignement de roches dans le nord de Tevennec.
On a les mêmes zones de jeu. Même si je suis plus souvent du coté de Douarn, Quib' ou Paimpol (ben oui, on tourne avec la météo...).
Ton post montre un deuxième aspect, un homme à la mer est quasi invisible depuis l'embarcation, sauf à porter du fluo (bouée, gilet, autre). Il existe un modèle de baudrier fluo, conçu par un copain, qui est pas mal du tout pour les chasseurs sous-marins.
Pour les marins, on peut conseiller de porter des couleurs vives. Un copain qui faisait des "SAR" à Lanveoc m'expliquait que voir un type à la baille même en hélico, c'est très -très- dur. Donc vive le fluo, rouge ou orange vif (dans une mer très formée et "blanche" (là on est déjà sacrément dans la m*rde si elle est blanche), le jaune vif se voit assez mal. Disons plus mal que le rouge pétard.)
Il existe de nombreuses précautions en mer, certaines sont souvent suivies, mais d'autres pas, comme mon exemple du gilet et du CC. C'est celles-ci, j'en suis persuadé, qui sont les plus accidentogènes. Pas mal de gens se disent "je sais nager donc si je tombe à l'eau pas de souci j'attendrai le pilote" sans penser que celui-ci est peut-être out, myope comme une taupe et non corrigé (déjà vu... :o), et que le type à l'eau est blessé.
Un dernier truc, beaucoup de loueurs de bateaux ne demandent même pas le permis pour louer un bateau ou pire ( >:() un scooter des mers. Résultat des palanquées de gens se mettent au tas tous les ans... Pensant "savoir" et "maitriser". En mer quand ça chie, on ne sait pas, on suppose. Et on ne maitrise pas, on espère.
Un exemple de ce que peut donner un semi-rigide, sans son coupe circuit. Ou ça se barre (genre bateau avec une console, barre indirecte) ou avec une barre franche, celle-ci se bloque, et le bateau se transforme en hachoir énervé.
http://www.youtube.com/watch?v=QhgDYBhrBJY (http://www.youtube.com/watch?v=QhgDYBhrBJY)
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Ca me stresse les mecs qui écrivent hyper gros comme pour montrer qu'ils ont plus raison. ;)
Si l'expérience ne se transmet pas, je demande illico à Karine de retirer du calendrier mes stages à venir.
C'est pas l'expérience qui est impossible à transmettre. C'est la volonté d'auto-discipline. La discipline, soit on l'a (comme môssieu Kovaks), soit on nous l'impose (organisation militaire ou autres). Dans les cas cités, les ptits mecs possèdent bien une expérience vécue et une expérience reçue sous la forme d'un enseignement. Ce qui leur manque, c'est un peu de discipline.
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Kovaks, pour moi la discipline c'est pas de rester proprement dans le rang et de pas broncher quand le juteux te dit que tes grolles sont pas propres.
La discipline pour moi c'est, pour les choses importantes, s'astreindre à prendre le temps de faire ce qu'on sait qu'il faut faire, et ne pas faire ce qu'il ne faut pas faire, même si ça fait chier. ;)
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Une petite phrase que j'aime bien:
-Un amateur sait parfois faire mieux qu'un professionnel
-Un professionnel sait tout ce qu'il ne faut pas faire
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D'où le choix du strobe que les bouteilleux ont sur leur stab , ou un cyalume.
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Ca me stresse les mecs qui écrivent hyper gros comme pour montrer qu'ils ont plus raison. ;)
Si l'expérience ne se transmet pas, je demande illico à Karine de retirer du calendrier mes stages à venir.
C'est pas l'expérience qui est impossible à transmettre. C'est la volonté d'auto-discipline. La discipline, soit on l'a (comme môssieu Kovaks), soit on nous l'impose (organisation militaire ou autres). Dans les cas cités, les ptits mecs possèdent bien une expérience vécue et une expérience reçue sous la forme d'un enseignement. Ce qui leur manque, c'est un peu de discipline.
Hum ... désolé pour la typographie un peu insistante
Il en faut peu pour te stresser, dis-donc .. ;)
" L'espérience est incommunicable" (C'est d'ailleurs tiré, entre autres, du manuel des Glénans)
N'interprète pas cette formule volontairement lapidaire à contre-sens
Disons que les conseils issus de l'expérience sont souvent lettre morte pour ceux ... qui n'ont aucune expérience ;)
Si tu as suivi un stage ... et si tu t'en es sorti
Eh bien ces expériences tu les aura vécues
Et dans une certaine mesure ta manière d'apréhender ton environnement aura changé et tu seras beaucoup plus réceptifs à des conseils
... issus de l'expérience de ceux qui sont passés par là.
... Mais pas avant (d'avoir fini le stage ou accumulé un certain vécu) ;D
Même avec une discpline de fer ;) les conseils préliminaires risquent de ne pas être pris en considération par beaucoup s'ils n'ont aucune connaissance du sujet au préalable.
Ca va mieux, tes yeux ..? ;D
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Il en faut peu pour te stresser, dis-donc .. ;)
Ecrire en lettre majuscule sur un forum revient à crier dans la vie. C'est comme ça, cela fait parti des codes.
Alors un mec qui écrit en majuscule et en gras et en gros caractère c'est quoi, beugler ? T'aime qu'on te beugle à la figure d'un seul coup lors de discutions ?
Bref, je ne pense pas que Karto soit le seul que ça ait gêné.
a+
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Ecrire en lettre majuscule sur un forum revient à crier dans la vie. C'est comme ça, cela fait parti des codes.
Alors un mec qui écrit en majuscule et en gras et en gros caractère c'est quoi, beugler ? T'aime qu'on te beugle à la figure d'un seul coup lors de discutions ?
Bref, je ne pense pas que Karto soit le seul que ça ait gêné.
a+
Moi, ça me stresse, les gens qui érigent leurs interprétations perso et leur codification non moins perso en vérité universelle et immuable :closedeyes:
Nan, J'déconne ! :nana:
Les gars, ne prenez pas mal ma typo
Il arrive très souvent sur les foras qu'une discussion se perde dans des masses de lignes superflues où les participants se plaignent mutuellement de ne pas avoir été compris ou d'avoir été mal lus.
J'envie ceux qui parvienennent à s'exprimer de façon concise et si claire que leurs propos ne puissent prèter à aucune ambiguité et que leur message soit reçu dans son intègralité :doubleup:
Il y en a ..
Je n'ai pas ce talent et suis obligé de recourir à des artifices typographiques pour souligner certains de mes arguments.
C'est certainement un manque de confiance en mes capacités ou envers la sagacité et la clairvoyance de mes interlocuteurs.
C'est pas bien :-[
Comme vous n'êtes pas les seuls à m'en faire la remarque (y compris un intermittent des foras que j'apprécie beaucoup ;))
ce ne doit pas être tout à fait faux (mode Perceval) et je tâcherai donc d'en tenir compte et vous présente mes confuses ...
Pour en revenir au sujet
...un deuxième aspect, un homme à la mer est quasi invisible depuis l'embarcation ... voir un type à la baille même en hélico, c'est très -très- dur. ... Pas mal de gens se disent "je sais nager donc si je tombe à l'eau pas de souci j'attendrai le pilote" sans penser que celui-ci est peut-être out, myope comme une taupe et non corrigé (déjà vu... :o), et que le type à l'eau est blessé.
Un dernier truc, beaucoup de loueurs de bateaux ne demandent même pas le permis pour louer un bateau ou pire ( >:() un scooter des mers. Résultat des palanquées de gens se mettent au tas tous les ans... Pensant "savoir" et "maitriser". En mer quand ça chie, on ne sait pas, on suppose. Et on ne maitrise pas, on espère.
Il est certain que des exercices d'homme à la mer (obligatoires dans la plupart des écoles de croisière) calment très vite les esprits et incitent à une très grande humilité .
Si je me place du point de vue d'un bateau isolé (sans helico ni aide extérieure et dont la visibilité est quasi à ras de l'eau) qui perd un équipier
La plupart du temps, on échoue à récupèrer l'objet balancé malgré les notages de cap rigoureux, l'équipier censé fixer son regard sur l'objet à la mer et ne pas le perdre de vue, le larguage de divers objets flottants pour baliser le trajet suivi depuis la chute, les chronométrages rigoureux des bords tirés pour revenir au point de chutes estimé, etc ...
Le haut d'un tronc surmonté d'une tête, ce n'est pas très visible :-\ Dès qu'il ya un peu de clapot, c'est fichu et il ne faut espère qu'n une navigation hyper précise et chanceuse pour revenir juste dessus
D'où l'intéret des fumigènes et de certaines balises larguables comportant une assez grande perche souvent munie d'un feu.
Après ça .... Faut encore pouvoir remonter le gars à bord (sans mettre la sécurité des autres en danger) ...
La plupart du temps, quasi inerte voire blessé et incapable de coopèrer et bien lourd et alourdi s'il est vêtu
Tout un topic ..!
En ce qui concerne le permis
La légilslation a peut-être changé
Mais pour les voiliers en France, le permis n'est demandé qu si le rapport surface de voilure/puissance du moteur dépasse un certain ratio
Ca ne m'est arrivé qu'une fois où je devais convoyer un Westerly qui avait un gros moteur (heureusement que j'avais un équipier qui avait le bon permis)
De toutes façons, le permis ... Comme le permis voiture, c'est en grande partie technique et théorique, même si c'est mieux que rien du tout, ça ne fait pas le sens marin ni le bon conducteur
En mer on transgresse plus volontiers en l'absence de lignes jaunes visibles ;) beaucoup de dangers sont invisibles mais on ne le constate que trop tard
En ce qui concerne les palanquées de scooter des mers qui se mettent au plain, je doute fort que les loueurs ne donnent pas de directives notamment quant au coupe-circuit et autres consignes de sécurité qui sont le bon sens même
Et pourtant beaucoup n'en tiennent aucun compte
C'est en ce sens que je disais que l'expérience est incommunicable ;)
Pour ceux-la, seule la mise au plain est pédagogique
Ca s'appelle la pédagogie de l'échec ;#
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[modération]
Ce fil est bourré de bonnes infos, ce serait dommage que la typo en gâche l'intérêt.Je n'ai pas ce talent et suis obligé de recourir à des artifices typographiques pour souligner certains de mes arguments.
Un argument se suffit à lui même.
J'ai nettoyé cette discussion en réduisant l'usage abusif des grandes tailles, du gras et des majuscules là où il en restait.
Elle est plus lisible ainsi, et au moins les arguments discutables n'assoment plus le lecteur.
Comme vous n'êtes pas les seuls à m'en faire la remarque (y compris un intermittent des foras que j'apprécie beaucoup, ce ne doit pas être tout à fait faux (mode Perceval) et je tâcherai donc d'en tenir compte et vous présente mes confuses ...
On va voir si l'expérience est communicable ou non ... ;#
[/modération]
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J' ai quand même poirauté dix longues minutes en songeant à larguer la ceinture de plomb pour améliorer la flottabilité , en agitant la crosse blanche de l'arbalète au dessus de l'eau et en poussant une bonne gueulante de temps en temps.
Depuis ce coup là , j'ai un sifflet accroché au bras et je songe à investir dans un strobe étanche en plus.
En plongée pour être repéré par un bateau, on utilise un parachute de signalisation. C'est plutôt efficace quand il faut se signaler en mer formée.
1m40 de longueur, stocké enroulé c'est assez petit. Ca se gonfle avec le bloc normalement, mais on peut le faire à la bouche (plutôt que s'époumoner au sifflet :) ): 20L donc en 5-6 insufflations c'est bon.
http://www.scubaland.fr/parachute-pro-avec-soupape-20-litres-aquatys.html
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Les Glénans portent toujours le gilet, ce n'est pas pour rien. ;)
quoique...
encadrant sur Sereine dans les années 90, et insistant sur le port du gilet, j'ai souvent eu des réflexions genre "sur un gros bac, c'est chiant ce bidule"..ect ect...
c'est pas tout de les avoir à bord, encore faut il que le personnel aie conscience de la nécessité de les porter!
J'ajouterais(mais quel marin l'ignore?) un couteau:sabrer un bout' est parfoir une vraie urgence ;)
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lors d'une p'tite baston pas loin de l'archipel, en sept.89 si ma mémoire est bonne, un bac avait été sauvé par un coup de surin dans un bras de spi, lequel était en train d'entrainer la coque vers une vocation de sous-marin...(c'est la raison pour laquelle, normalement, pas de noeud en 8 sur les bras de spi...mais...)
Vieux-Mora dis, avec raison:
Un amateur sait parfois faire mieux qu'un professionnel
-Un professionnel sait tout ce qu'il ne faut pas faire
j'ajouterais comme Murphy que les pro sont prévisible mais que le monde est plein d'amateur :lol:
Bon, là j'rigole..en général; les conneries des pros sont juste plus lourdes de conséquence!
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Salut,
trucs en vrac à mon bord:
-je me suis entrainé avec mon équipier régulier à la récupération d'homme à la mer en balançant d'abord un gros bidon blanc puis avec la bouée fer à cheval du bord, on s'est entrainés à deux et chacun tout seul.
Au vu des résultats, en plus du feu à retournement et du gros sifflet, j'ai bricolé une perche IOR avec une balise de pécheur (un mat en bambou lesté, un flotteur en polystyrène, un fanion rouge), c'est beaucoup mieux. Ne pas perdre de vue ou repérer une petite tète éloignée, même sur la bouée orange, c'est pas facile. Je sais utiliser la touche MOB de mon GPS.
-il y a le couteau de bord, qui ne sert pas pour le pâté mais aux situations d'urgence. Il est bien en vue de tous et accessible. Il est toujours archi coupant, ne quitte pas le bateau.
-Je trimballe palmes masque et tuba, moins pour aller nettoyer la coque au mouillage que pour aller dégager l'hélice d'un bout pris dedans avec le couteau de bord
-J'ai acheté et étudié la carte de mon coin, sont notés les mouillages de repli et les abris, je connais les rails de cargos et ferrys, les hautfonds, les veines de courant. Même si j'emporte un GPS, je connais l'utilisation du compas de relèvement même si je navigue toujours à vue
-Bien que ce soit ce que je crains le plus et que je calcule ma nav' de façon à ne pas m'y retrouver confronté, je me suis entrainé aux atterrissages de nuit, j'ai demandé à mon vieux de m'accompagner plusieurs fois, j'ai étudié les alignements de feux, visualisé les bouées, repéré le paysage nocturne, entré la route dans le GPS.
-Je me casse les reins à trimballer, recharger, contrôler ma batterie 12V mais mes feux de nav' et ma VHF fonctionnent et ça fait une alim de secours pour mon GPS.
-à ce jour je n'ai pas connu de vraie purée de pois mais entre mon GPS et mes 50 mètres de mouillage, je peux m'éloigner des lieux de passage et mouiller en attendant que ça passe.
-J'ai une bougie de rechange conditionnée dans un chiffon huilé, de quoi la démonter, nettoyer. Un filtre à essence neuf, je connais le fonctionnement de mon moteur, les pannes possibles et les remèdes. Et quoi qu'il arrive je sais atterrir à la voile, fut un temps je n’avais pas de moteur ...
-Puisque cet équipement est obligatoire, j'ai aussi testé la situation de gouvernail cassé remplacé par le grand aviron réglementaire. C'est comme le reste, mieux vaut avoir testé avant pour savoir à quoi s'attendre, c'est surprenant de non-manœuvrabilité.
-J'ai utilisé au moins une fois les fusées, feux à main, fumigènes et ceux qui sont à bord sont en cours de validité.
-Je checke et rechecke la météo et sa tendance, en cas de doute je demande confirmation à mon vieux, si l'ancien ne répond pas et que le doute persiste, je ne sors pas.
-Je checke aussi les AVURNAV et les infos au tableau de la capitainerie, ça peut être utile ...
-Il y a toujours 18 litres d'eau potable dans la cabine, renouvelée régulièrement.
-trois cirés, deux joggings, un gros pull en laine et une serviette de bain sont à disposition de celui ou celle qui commence à avoir froid ou s'est fait mouiller. Il y a une couverture en polaire sur l'une des couchettes.
-Je suis peut-être seul maitre à bord mais je suis aussi responsable de la sécurité de l'équipage et je dois aussi respecter le droit de naviguer, travailler, pêcher, barboter des autres usagers de la mer
En vrac et non exhaustif ...
à+
Mishkin
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Salut à tous :)
Petits principes extrapolés de la Plongée :
Ne pas prendre la mer si on est pas en pleine possession de ses moyens (beurrés comme des Ptits Lu(vécu, enfin j'avais des restes) ou défoncés)
Ne pas prendre la mer si manque de sommeil
Ne pas prendre la mer si gros soucis personnels, et plus généralement si l'on n'est pas maître de soi.
Prendre des risques inconsidérés seul, c'est con, faire prendre des risques aux autres si on embarque du monde, c'est inexcusable.
Ces principes, je les ai appris en passant mon N2 et en papotant avec les anciens :)
Ma modeste contribution
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quoique...
encadrant sur Sereine dans les années 90, et insistant sur le port du gilet, j'ai souvent eu des réflexions genre "sur un gros bac, c'est chiant ce bidule"..ect ect...
c'est pas tout de les avoir à bord, encore faut il que le personnel aie conscience de la nécessité de les porter!
J'ajouterais(mais quel marin l'ignore?) un couteau:sabrer un bout' est parfoir une vraie urgence ;)
Il est vrai ...
C'est assez pénible de porter le gilet lorsqu'il ne fait pas trop mauvais et qu'on se sent relativement à l'aise sur un bateau .
D'autant que sur Sereine, ce ne sont pas des débutants qui composent l'équipage (enfin, à ce que j'ai connu. C'était plutôt employé comme pépinière de futurs chefs de bord)
Il faut trouver un délicat compromis entre contraintes excessives et limite ridicules par petit temps et desinvolture irresponsable
C'est au patron de faire sa sauce et de l'imposer avec diplomatie mais fermeté.
AMHA dès que le vent justifie une réduction de toile ou Nav' sous spi c'est amarrage et gilet pour tout le monde et dès la nuit tombée même sur mer d'huile ça ne se discute même plus .
D'ailleurs, le gilet ... Ca tient chaud la nuit, toujours fraîche en mer ... et ça protège les côtes en cas de valdingue ;D
Tout à fait exact... Je ne sais plus quel navigateur célèbre (Pajot?) avait du dans l'urgence couper un boute qui s'était enroulé autour de sa cheville, l'autre bout étant relié à une voile partie à la mer, pleine d'eau et l'entrainant à la patouille.
Il est arrivé semblable mésaventure à Alain Colas qui en a gardé un handicap
C'est peut-être de lui qu'il s'agit.
Je me souviens d'un post sur ce forum où il était question d'un amarrage ou d'une aussière tranchée in extremis avec une griffe Perrin SNSM
..., j'ai bricolé une perche IOR avec une balise de pécheur (un mat en bambou lesté, un flotteur en polystyrène, un fanion rouge), c'est beaucoup mieux. Ne pas perdre de vue ou repérer une petite tète éloignée, même sur la bouée orange, c'est pas facile. Je sais utiliser la touche MOB de mon GPS.
-il y a le couteau de bord, qui ne sert pas pour le pâté mais aux situations d'urgence. Il est bien en vue de tous et accessible. Il est toujours archi coupant, ne quitte pas le bateau.
-Je trimballe palmes masque et tuba, moins pour aller nettoyer la coque au mouillage que pour aller dégager l'hélice d'un bout pris dedans avec le couteau de bord
-J'ai acheté et étudié la carte de mon coin, sont notés les mouillages de repli et les abris, je connais les rails de cargos et ferrys, les hautfonds, les veines de courant. Même si j'emporte un GPS, je connais l'utilisation du compas de relèvement même si je navigue toujours à vue
-Bien que ce soit ce que je crains le plus et que je calcule ma nav' de façon à ne pas m'y retrouver confronté, je me suis entrainé aux atterrissages de nuit, j'ai demandé à mon vieux de m'accompagner plusieurs fois, j'ai étudié les alignements de feux, visualisé les bouées, repéré le paysage nocturne, entré la route dans le GPS.
-Je me casse les reins à trimballer, recharger, contrôler ma batterie 12V mais mes feux de nav' et ma VHF fonctionnent et ça fait une alim de secours pour mon GPS.
-à ce jour je n'ai pas connu de vraie purée de pois mais entre mon GPS et mes 50 mètres de mouillage, je peux m'éloigner des lieux de passage et mouiller en attendant que ça passe.
-J'ai une bougie de rechange conditionnée dans un chiffon huilé, de quoi la démonter, nettoyer. Un filtre à essence neuf, je connais le fonctionnement de mon moteur, les pannes possibles et les remèdes. Et quoi qu'il arrive je sais atterrir à la voile, fut un temps je n’avais pas de moteur ...
-Puisque cet équipement est obligatoire, j'ai aussi testé la situation de gouvernail cassé remplacé par le grand aviron réglementaire. C'est comme le reste, mieux vaut avoir testé avant pour savoir à quoi s'attendre, c'est surprenant de non-manœuvrabilité.
-J'ai utilisé au moins une fois les fusées, feux à main, fumigènes et ceux qui sont à bord sont en cours de validité.
-Je checke et rechecke la météo et sa tendance, en cas de doute je demande confirmation à mon vieux, si l'ancien ne répond pas et que le doute persiste, je ne sors pas.
-Je checke aussi les AVURNAV et les infos au tableau de la capitainerie, ça peut être utile ...
-Il y a toujours 18 litres d'eau potable dans la cabine, renouvelée régulièrement.
-trois cirés, deux joggings, un gros pull en laine et une serviette de bain sont à disposition de celui ou celle qui commence à avoir froid ou s'est fait mouiller. Il y a une couverture en polaire sur l'une des couchettes.
-Je suis peut-être seul maitre à bord mais je suis aussi responsable de la sécurité de l'équipage et je dois aussi respecter le droit de naviguer, travailler, pêcher, barboter des autres usagers de la mer
En vrac et non exhaustif ...
à+
Mishkin
C'est pas mal du tout :up:
La perche genre IOR avec un feu devrait être généralisée tellement elle est performante pour retrouver un homme (ou un objet auquel on tient ;)) à la mer
Seul pb, elle est difficile à caser sur les petits bateaux (on est souvent obligés de l'installer sur les étais arrière ou les pataras)
Et il lui faut un amarrage à la fois solide et larguable instantanément
Effectivement l'aviron règlementaire c'est pas le top pour remplacer le gouvernail perdu
Pas mal de navigateurs ont appris à lui adjoindre des panneaux de contre-plaqué sur la pelle et et à le fixer sur l'arrière avec un amarrage
Il n'est pas inutile d'avoir ce genre de panneaux préparés à l'avance avec les trous qui vont bien, les amarrages en place et toussa... (ça tient peu de place dans un coffre ou sous une couchette)
A propos de cet aviron ... Il n'est pas non plus inutile d'investir du temps pour apprendre à godiller correctement
On peut ainsi se sortir de pas mal de situations
On s'est même amusés à godiller Sereine un jour de calme plat
Ce n'était pas très probant mais on avançait quand même un peu 8)
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Je me souviens d'un post sur ce forum où il était question d'un amarrage ou d'une aussière tranchée in extremis avec une griffe Perrin SNSM
Sauvé par un couteau "stock" de Fred Perrin
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,50819.0.html
Sans réveiller Paul et Mick, je suis convaincu de l'efficacité des serrations sur les cordages, le couteau Rapala que j'ai sur moi en nav' en possède.
La perche genre IOR avec un feu devrait être généralisée tellement elle est performante pour retrouver un homme (ou un objet auquel on tient ) à la mer
Seul pb, elle est difficile à caser sur les petits bateaux (on est souvent obligés de l'installer sur les étais arrière ou les pataras)
Et il lui faut un amarrage à la fois solide et larguable instantanément
Yep, ça change tout cette perche mais ay! une vraie c'est pas donné et pour l'instant j'ai pas le budget pour mieux.
effectivement il a fallu que je bricole un support en inox fixé sur les balcons à l'arriere avec des colliers clips de plomberie, c'est pas charmant mais fonctionnel.
à savoir qu'il existe des perches gonflables (au contact de l'eau) à fixer sur la bouée et des individuelles qui se mettent à la ceinture.
Mes gilets ont un gros cyalume au bout d'une garcette en plus du sifflet standard.
Pas mal de navigateurs ont appris à lui adjoindre des panneaux de contre-plaqué sur la pelle et et à le fixer sur l'arrière avec un amarrage
Il n'est pas inutile d'avoir ce genre de panneaux préparés à l'avance avec les trous qui vont bien, les amarrages en place et toussa... (ça tient peu de place dans un coffre ou sous une couchette)
Le jour de l'essai, devant le résultat obtenu, c'est exactement ce que je me suis dit ! et mon regard s'est de suite posé sur les planchers de la cabine, surtout que j'avais dans la boite à outils des vis bois inox adéquates. la manoeuvrabilité s'améliorait en déplaçant l'aviron dans la dame de nage : plus de bras de levier mais c'était pas top quand meme.
Par contre la godille, j'avais pas testé . C'est un tort, bien que le cas de figure panne de moteur + pétole soit peu probable ( ::)) il faut que je le fasse.
@ Nonaud : pas de sortie sans biere fraiche ! mais rien qu'une pour moi ;)
à+
Mishkin
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C'est assez pénible de porter le gilet lorsqu'il ne fait pas trop mauvais et qu'on se sent relativement à l'aise sur un bateau .
D'autant que sur Sereine, ce ne sont pas des débutants qui composent l'équipage (enfin, à ce que j'ai connu. C'était plutôt employé comme pépinière de futurs chefs de bord)
On s'est même amusés à godiller Sereine un jour de calme plat
Ce n'était pas très probant mais on avançait quand même un peu 8)
pareil..ah les traversées pour aller boire une guiness aux Scilly :love:
de fait, plus les gens sont à l'aise, moins ils aiment les contraintes de sécurité :down:
ça m'est arrivé aussi, dans une pétole molle...mais les 16 tonnes de l'engin otaient tout plaisir à la chose :lol:..j'en ris 20 ans après mais sur le moment, BOF!
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-Je suis peut-être seul maitre à bord mais je suis aussi responsable de la sécurité de l'équipage [..]
En vrac et non exhaustif ...
Ouaip ...
Puisque non exhaustif, je me permet d'ajouter une nuance venue d'un autre monde :
C'est tout l'équipage qui doit être responsabilisé.
Briéfé même pour avoir l'oeil sur le commandant en titre.
Mais le "travail en équipage", c'est un sacré sujet ...
Le commandant = seul maître à bord, c'est un principe qui reste valable, qui doit rester valable :
- dans l'urgence : quand il faut donner des ordres immédiats, coordonner l'action des autres équipiers ... et c'est encore mieux si tout le monde a été drillé auparavant sur les cas d'urgence "prévisibles".
- quand une décision doit être prise, "qui est difficile à prendre"; mais là aussi, c'est bien d'avoir des décisions prises à l'avance, ou du moins des principes directeurs clairement énoncés et préalablement acceptés; et s'est bien aussi, quand on a un peu de temps, de se concerter, de laisser aux équippiers le temps de réfléchir avant de donner leur sentiment.
Mes deux bouts ...
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Illustration des propos censés de ce fil pas plus tard qu'hier au large d'Ouessant.
Même au mois de mai l'eau est froide.
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/ouessant-un-skipper-tombe-a-la-mer-retrouve-sain-et-sauf-23-05-2013-2112202.php
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A part se réjouir de l'heureuse issue de l'aventure, l'info transmise n'est pas assez détaillée pour qu'on puisse émettre des commentaires pertinents et utilisables.
Faut attendre
Juste une remarque à propos du post de Bison :
Certes l'équipage doit aussi être responsable (manquerait plus que ça ! Surtout dans le cadre de la plaisance) mais il doit aussi être compétent
Ce qu'on ne peut apprécier vraiment que dans des situations d'urgence et malheureusement pas avant
Des gens qui savent les drills parfaitement et perdent pied dans des conditions un poil difficiles, j'ai connu
Là, c'était un homme à la mer
C'est un voilier
On peut supposer que coupe-circuit, niet
La manoeuvre de l'homme à la mer a-t-elle été tentée ... ou foirée
ou l'équipage ne s'en est aperçu que trop tard
... Etc ...
Ca serait intéressant d'en savoir plus
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Mais le "travail en équipage", c'est un sacré sujet ...
;D
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Attendre quoi ? Ce que je retiens de l'histoire , c'est que si ce marin n'avait pas porté une combinaison étanche et un un gilet à flottabilité intégré , il n'aurait peut-être pas été récupéré en aussi bon état malgré tous les bâtiments présents sur zone.
Une heure trente c'est long , très long , et pour info , dimanche dernier l'eau était à 11,5° en baie de Douarnenez.
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Attendre quoi ? Ce que je retiens de l'histoire , c'est que si ce marin n'avait pas porté une combinaison étanche et un un gilet à flottabilité intégré , il n'aurait peut-être pas été récupéré en aussi bon état malgré tous les bâtiments présents sur zone.
Une heure trente c'est long , très long , et pour info , dimanche dernier l'eau était à 11,5° en baie de Douarnenez.
Attendre simplement plus d'infos et un article plus détaillé that's all
Voui, bien sûr, si le gars n'avait pas ce dont tu parles, il était cuit c'est l'évidence même et il n'y a pas grand enseignement ultérieur à en tirer
Sans gilet et sans protection calorique, tu te noies et/ou tu claques d'hypothermie et pi sétou
Moi ce qui m'intéresse c'est ce pourquoi il est tombé à l'eau au lieu d'être attaché et si et comment on a essayé de le récupèrer ou non
Ou s'il était attaché (des creux de 2 mètres, ça motive pour s'attacher ;D) comment s'est-il fait décrocher ?
C'est intéressant ça ... c'est toujours utile de savoir les circonstances et les trucs à éviter lorsqu'on passe d'un point d'attache à un autre ::)
Si c'était de nuit
Qu'a balancé l'équipage comme bouée ou comme perche ... ou rien parce qu'il s'en sont aperçus trop tard
Et qu'ont-ils largués pour baliser le sillage ?
Et qu'ils ont eu du pot avec la radio passke d'antan c'était pas vraiment ça et n'y avait que le phoscar, les fumigènes et les fusées
Des infos plus détaillées, tu ois ... pour en tirer un enseignement ;D
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Bonjour,
Aujourd'hui un pote patron de surfshop m'a montré un article qu'il vient de rentrer dernièrement.
C'est une bouée d'aide à la flottaison, gonflée par CO2, déclenchée par l'utilisateur. Au repos elle se porte à la ceinture comme une petite banane, le déclencheur comporte un petit sifflet.
Bien qu'elle ne saurait totalement remplacer un bon vieux gilet à retournement avec maintien de la tete hors de l'eau elle peut peut-etre réconcilier les réfractaires avec le port d'un dispositif de flottaison.
Mon pote le vend 69€ et 3€ la cartouche de rechange, le produit est vendu avec deux cartouches.
http://restube.eu/wp/
http://www.youtube.com/v/cTLZ3oR-LjA?version=3&hl=fr_FR
J'attends d'avoir un peu de ronds et je vais en offrir une à mon pater, qui navigue souvent seul et sans gilet ( >:()
à+
Mishkin
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splendide
le hic, c'est que le plus gros problème quand un équipier vole au bol, c'est l'hypothermie..et ça va vite...
c'est mieux que rien, ça oui..
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Je vois un gros avantage à ce système:
Quand on est pris dans un rouleau violent, il arrive qu'on n'arrive pas à différencier le haut du bas. Du coup, on perds plus de temps à essayer de remonter, parce qu'on ne va pas dans la bonne direction.
Là, on est guidé automatiquement vers le haut. De plus, la couleur orange peut aider pour le repérage...