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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Deux règles élémentaires de survie en bateau.  (Lu 14909 fois)

17 mai 2013 à 09:39:27
Lu 14909 fois

kovaks


L'été approche, et avec lui les excursions en bateau, pour ceux qui habitent à coté, en ont un, ou sont en vacances et en ont loué un. Tous ne sont pas au fait des règles de sécurité élémentaires, une petite piqure de rappel me semble nécessaire, et une récente mésaventure m'y incite. Post un peu long, désolé, mais j'ai failli voir deux connaissances au tas récemment. Je parle ici spécifiquement des bateaux type semis-rigide ouverts, sans cabine.

En bateau, deux éléments (entre autres) de sécurité "de base" :
1 - le gilet de sauvetage
2 - le coupe-circuit pour le pilote.

Le premier assure évidemment une flottabilité d'un homme à la mer, le second est un petit dispositif genre fil élastique reliant le pilote au contacteur du bateau. Si le pilote tombe à l'eau, le fil se décroche, coupe le circuit électrique et donc arrête le moteur. Le but est que le bateau s'arrête si son seul occupant tombe à l'eau, afin qu'il ne voit pas son bateau s'éloigner alors qu'il est à la baille, ou se fasse découper par son hélice (c'est déjà arrivé).

Avant de raconter la mésaventure, expliquons les raisons qui font que souvent ces équipements de sécu sont négligés. Je cite les arguments, je ne les cautionne évidemment pas, ou certains nécessitent un complément.

1 - le gilet de sauvetage
- "On a l'air con"
- "ça tient chaud"
- "ça gène les mouvements"

2 - le coupe-circuit
- "ça fait chier ce fil à la patte"
- "si le pilote tombe à l'eau, un passager ne peut pas redémarrer le bateau pour aller le chercher".
Ce dernier argument est le seul valable. C'est pour ça que dans un bateau sérieux, il faut un deuxième coupe-circuit, rangé dans la console en général. En cas d'ejection du pilote, le passager peut récupérer le coupe-circuit de backup, le mettre, démarrer et aller chercher son collègue. S'il sait démarrer, s'il sait où il est rangé, etc, on est d'accord. Mais si ce deuxième cc n'existe pas, c'est foutu. Qu'on ne me parle pas d'avirons, sur un semi de 6,50m, tout seul avec une rame, on oublie si le type est à plus de 40m (ce qui est très vite fait).

Or donc, récemment, on part à 3 bateaux en mer. Je suis en train d'enfiler un gilet de sauvetage, vu qu'on part pêcher à la ligne, et non en chasse sous-marine (là, la combi de plongée assure une flottabilité suffisante). Mon gilet de type pilot est emberlificoté, tourné, bref, c'est un peu la m*rde. Un copain sur la bateau, jeune de 26 ans, me dit "te fait pas chier avec ça". Ttt-ttt-ttt, petit, t'es mignon, t'es meilleur pêcheur que moi, mais je suis arrivé à 43 piges en faisant plus de conneries qu'à mon tour parce que je ne suis pas débile... Je met mon gilet, comme je met ma ceinture en voiture, et une capote avec la grosse lulu.

Sur un autre bateau (appelons le n°2), un copain à mon jeune ne met pas son gilet. Il connait bien la mer, mais c'est pas une raison... Quelques heures plus tard, la mer est bien creusée, pas démontée mais pas agréable, houle de NW, creux de 2 mètres, un peu la m*rde. On passe tranquilles, les bateaux sont fait pour. Le pilote de n°2 n'a pas son coupe-circuit. Et a une certaine tendance à foncerun peu trop, dans une mer qui ne s'y prête pas.

Arrive "la" vague à la con. Il plante l'étrave de son 6,50m + 150 bourrins dans la vague d'en face, arrêt instantané du bateau, lancé l'instant d'avant. Tout vole dans le bateau. Le jeune sans son gilet vole littéralement, traverse le bateau dans sa demi-longueur et voit son heure arriver. Coup de bol, Poséidon ne veut pas de lui, et il arrive à se rattraper à la ligne de vie in-extremis. Le pilote, mieux installé, n'a pas volé, mais s'est explosé la gueule sur l'arceau en inox. Bilan, nez explosé, le sang qui pisse. La bateau s'est instantanément rempli d'eau, grosse trouille, puis écopage. Retour au port, fin de la sortie.

Je ne reviens pas sur le "plomb" pris, ça peut arriver à tout le monde. Il allait probablement un peu vite, mais bon, ça arrive. Par contre, si les choses n'avaient pas voulu rigoler:

- Le jeune était à l'eau. Sans gilet, eau à 11 degrés, mer formée, espérance de vie, entre 10 minutes et 3 heures à vue de pif.
- Lui était assommé (il a reconnu ne pas être passé loin, pourtant c'est un costaud), et le bateau faisait route. Plein d'eau, mais faisait route.

Certes, ça ne sert à rien de refaire le film, mais ils ne sont vraiment pas passés loin du moment où la péripétie se transforme en catastrophe, tout ça parce que les règles élémentaires ont été négligées, par soit-disant "connaissance du milieu".

Donc :

- mettez vos gilets. Si vous allez à l'eau, vous ne serez pas forcément récupéré tout de suite. Vous ne serez pas forcément conscient non plus. On a vite fait de s'assommer sur un bateau en mouvement.
- mettez le coupe-circuit. Perso sur un bateau où le pilote ne le met pas, je ne monte pas. Le fond des mers est tapissé de bravaches.

Mes deux vagues.
« Modifié: 17 mai 2013 à 09:45:52 par kovaks »

17 mai 2013 à 10:16:50
Réponse #1

VieuxMora


Merci kovacs pour ce rappel.
J'ajouterai pour ceux qui doivent rejoindre un bateau au mouillage en annexe, c'est une des phases les plus dangereuses de la navigation de plaisance, y compris dans un port. Et dès que l'on monte à bord de ces frêles esquifs, un gilet est indispensable même pour un bon nageur, qui pourra aider plus facilement un moins bon à s'en sortir.
(Et je ne parle pas des retours à bord après une soirée éventuellement arrosée avec une météo qui s'est dégradée, comme cela s'est passé à Malte récemment)
http://www.lepoint.fr/monde/malte-5-touristes-francais-portes-disparus-au-large-08-05-2013-1664722_24.php

Bonne idée le 2ème coupe circuit.
A condition que:
1 Une autre personne sache comment démarrer le moteur
2 Qu'elle soit capable de se rapprocher du baigneur involontaire, au vent ou sous le vent selon les circonstances
3 Qu'elle débraye, ou mieux arrête le moteur avant de rentrer en contact (l'hélice continue à tourner même débrayée sur de nombreux hors-bord)
4 Qu'elle puisse recommencer la manoeuvre si besoin en gardant son sang-froid.

Tout cela demande un certain entraînement et pas une impro au dernier moment.
« Modifié: 17 mai 2013 à 10:42:15 par VieuxMora »

17 mai 2013 à 10:20:35
Réponse #2

promeneur-solitaire


Tu parles d'or ami  :doubleup:

Toutefois "Poseidon n'a pas voulu de lui"  ;D

Il m'est arrivé quelque chose de semblable en image inversée ...

Changement de foc de nuit
Gilet capelé
Bout de sécurité passé en double autour de la ligne de vie (pour le raccourcir car ça chahutait pas mal,  éviter de s'emmèler et de se prendre les pattes dedans) et retour mousquetonné sur le gilet.

Un truc que j'ai fait des dizaines de fois car je considère qu'il vaut mieux être attaché "court" chaque fois que possible
C'est mieux de rester à bord que de passer à la baille au bout de 3 mètres de filin

La manip terminée, je reviens dans le cockpit sans précautions excessives et même avec un brin de désinvolture (j'étais jeune :-[) ... puisque j'étais atta ché "court"

Et là, je constate, lorsque je veux m'amarrer à un autre point ... que je ne suis attaché qu'à mon gilet
J'ai cru bêtement avoir passé en double autour de la ligne de vie  :'(
Mais cette nuit-là, ce n'était pas ça ...

Grosse sueur froide

Que conclure ?

Ben, cette nuit-là, c'était tout simplement pas mon heure

Yen a d'autres infiniment plus prestigieux (entre autres, des qui considèraient que si un type passe à l'eau c'est qu'il n'avait pas sa place à bord ;) )

Pour qui c'était l'heure ...

Des centaines de prises de ris effectuées dans la maîtrise, le savoir-faire et sans s'encombrer d'une sécurité  ;D

Et puis un jour ou plutôt une nuit bien venteuse, sonne l'heure

Remember un certain Eric Tabarly ?

Il y a comme ça des rencards auxquels on ne peut se soustraire
 :D

17 mai 2013 à 10:32:29
Réponse #3

Pix


Salut
Si je peux me permettre tu aurais du rajouter:
-S'informer sur la météo (j'apprends de mes conneries failli ne jamais revenir de Belle ile )
-S'informer au port auprès des anciens sur le coin et le changement de temps
-Checker le matériel de secours...
Fin y en a tout un tas de truc à faire et vérifier avant de sortir en mer (ou sur lac, rivière ect) je n'ai pas trouvé dans l'index de post traitant de la sécurité en bateau (je suis peut être aveugle)
On pourrait peut être mettre nos expériences en commun pour en faire un complet.

17 mai 2013 à 10:45:56
Réponse #4

promeneur-solitaire


Salut
Si je peux me permettre tu aurais du rajouter:
..On pourrait peut être mettre nos expériences en commun pour en faire un complet.

Auquel cas mieux vaut changer le titre du topic et le modifier par un nombre plus sérieux du genre deux-cent règles élémentaires  ;)

Ou conseiller très fortement de saines lectures comme le manuel des Glénans

D'où j'extrais d'anciennes éditions (a moins que ce ne soit mon vécu ou leur fréquentation) :

"Si une connerie est possible, elle est déjà faite
Si elle est impossible, elle se fera"

Et surtout :

"L'expérience est incommunicable "

Un truc à graver ... dans le bois de la barre franche  :D
« Modifié: 19 mai 2013 à 08:50:44 par Bison »

17 mai 2013 à 10:51:26
Réponse #5

VieuxMora


Je crois qu'une formule "Une aventure incertaine en bateau qui s'est bien terminée" ou l'on pourrait raconter des exemples vécus, l'analyse de l'erreur et la solution appliquée, comme l'ont déjà fait kovacs et promeneur-solitaire pour leur retex serait à la fois intéressant et digeste.

Mes deux embruns
« Modifié: 17 mai 2013 à 10:56:58 par VieuxMora »

17 mai 2013 à 10:55:41
Réponse #6

moss


L'expérience est incommunicable

ah bon...

Le retour d'expérience vise à capitaliser les connaissances en tenant compte des réussites ou des échecs. (wikipedia)
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

17 mai 2013 à 10:56:41
Réponse #7

Pix


« Modifié: 19 mai 2013 à 08:52:16 par Bison »

17 mai 2013 à 11:01:00
Réponse #8

VieuxMora


En nuançant un peu.
Le vécu de l'expérience est incommunicable (Je ne peux pas ressentir à la place de l'autre)
Les savoirs acquis à l'occasion de l'expérience des autres peuvent être analysés, compris et mutualisés.

Et c'est ainsi que l'humanité avance... (Je n'ai pas dit progresse !) ;#

17 mai 2013 à 11:07:57
Réponse #9

pepe


Entièrement d'accord avec Kovacs , on n'est jamais trop prudent. Je retiens l'idée du deuxième coupe circuit à bord , je dois dire que je n'y avait pas pensé. Et faire le branque en semi rigide quand la mer est formée s'apparente à du suicide.
Je rajouterai un point à tout ça , une règle à laquelle je ne déroge jamais , toujours se tenir fermement à la main courante de la console ou à une ligne de vie à bord . En cas d'arrêt brutal ça évite de se retrouver propulsé n'importe où dans le bateau voire par dessus bord. Dans semi-rigide il y a rigide et se retrouver projeté sur le moteur ça fait très mal. Je me souviens d'une sortie pêche sous-marine avortée du coté de Sein il y a quelques années pour cause de casse brutale de la commande de barre du moteur. Ca ne prévient pas et ça fait tout drôle même à 15 noeuds par mer belle. Le bateau devient fou , est déséquilibré et se met à tourner en rond brutalement. Si je ne m'étais pas tenu fermement à la main courante de la console ce jour là , je partais en vrac je ne sais trop où. Et ça aurait pu faire mal.Bien sûr  une vitesse raisonnable en rapport avec l'état de la mer s'impose également , parceque trop vite en cas de pépin il est illusoire de se retenir à la seule force des bras.

Le post de Kovacs m'inspire une autre réflexion , conséquence d'un petit incident de psm qui aurait pu mal tourner. Toujours du coté de Sein , plein été , mer belle , soleil à gogo , début de marée montante dans une zone où le courant est fort , trois , quatre bateaux sur zone et 25 ans d'expérience de la zone.
Mon coéquipier me lache au bout d'une pointe rocheuse prolongeant une île. Le but de la manoeuvre était de prospecter une passe entre deux gros blocs pour être récupéré de l'autre coté. Une simple erreur d'appréciation ce jour là dans l'estimation du courant et au lieu de passer dans la faille , sens ouest/est , me voilà parti plein nord dans une énorme veine de courant. Le temps que le collègue fasse le tour pensant me récupérer de l'autre coté , j'avais déjà dérivé de plus de 500 mètres dans une tout autre direction , plein nord. Dans ces moments là on se sent tout petit et surtout très seul , d'autant plus que le vent levait un léger clapot suffisant pour masquer un plongeur dans l'eau. Connaissant la zone par coeur , le collègue n'a pas mis lontemps à comprendre ce qui s'était passé. J' ai quand même poirauté dix longues minutes en songeant à larguer la ceinture de plomb pour améliorer la flottabilité , en agitant la crosse blanche de l'arbalète au dessus de l'eau et en poussant une bonne gueulante de temps en temps.
Depuis ce coup là , j'ai un sifflet accroché au bras et je songe à investir dans un strobe étanche en plus.
Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie comme dans le reste. M. AUDIARD

Never trust a bearded man with a flute

17 mai 2013 à 11:13:26
Réponse #10

VieuxMora


Oh Pepe ! Et tu ne t'es pas fait pêcher par un ligneur d'Audierne !
Etait-ce vers le trou de souris ? (Passage à terre sous Pointe du Raz)

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le Raz de Sein, voici l'ambiance locale, un jour où la mer n'a pas voulu !
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=nv0zVsdwAb8
Les faits: http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/capsizun/audierne/audierne-29-un-ligneur-coule-dans-le-raz-de-sein-18-05-2012-1707845.php
« Modifié: 17 mai 2013 à 11:21:08 par VieuxMora »

17 mai 2013 à 11:22:48
Réponse #11

promeneur-solitaire


ah bon...
Le retour d'expérience vise à capitaliser les connaissances en tenant compte des réussites ou des échecs. (wikipedia)
Mais elle peut être profitable...

Sans vouloir polémiquer, je suis très moyennement influencé par l'autorité de la chose écrite et les citations  ;D

... Si elles n'engendrent pas une "résonnance" chez moi

Disons qu'un peu de vécu et le fait d'avoir échappé à certains pépins me conduisent depuis un certain temps et même un temps certain, à tenir compte des conseils et des avis
 
Voire à les solliciter ;D

Mais vous savez tous qu'on ne peut faire siennes certaines choses qu'après les avoir éprouvées soi-même.

Donc, nombre de  bons conseils même les plus élémentaires et les plus judicieux, on en tient d'autant moins compte qu'on est ignorant ou distrait ou désinvolte ou simplement pressé de passer à l'action sans s'encombrer de précautions

C'est vrai dans tous les domaines

Tout s'achète, tout se paye

Les deux gars évoqués par Kovaks n'ont pas payé très cher un savoir qui, on l'espère, leur sera profitable
... et pourtant, ils étaient au parfum, n'est-il pas ..?  ;D
C'est en ce sens que je parlais d'incommunicabilité !

Ya des fois ... faut obligatoirement passer à la caisse pour avoir un peu de plomb dans la tête (sauf si on lit Wikipédia)

Ca dépend des gens ...

Et, hélas, pour certains, la première expérience est la dernière

That's life
« Modifié: 19 mai 2013 à 08:56:13 par Bison »

17 mai 2013 à 11:27:36
Réponse #12

promeneur-solitaire


Depuis ce coup là, j'ai un sifflet accroché au bras et je songe à investir dans un strobe étanche en plus.

"Depuis ce coup là " ... CQFD

Essaie un peu la passe du Trouziard (le trou de souris de Vieux-Mora ?) ... pour le frisson  ;)
« Modifié: 19 mai 2013 à 08:57:28 par Bison »

17 mai 2013 à 12:01:52
Réponse #13

Merlin06


En voile on a des sangles et ce n'est pas superflu, en nav' de nuit ou par gros temps c'est longe+gilet obligatoires.
Les Glénans portent toujours le gilet, ce n'est pas pour rien. ;)
La lampe+sifflet c'est bien, on peut ajouter également cyalume king-size et colorant pour être au top sans que ça prenne beaucoup de place en plus.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

17 mai 2013 à 12:04:50
Réponse #14

moss


C'est en ce sens que je parlais d'incommunicabilité !

je comprends mieux, et je pense que c'est surtout le fait pour certains d'être incapable d'écouter ou d'être imperméables aux conseils extérieurs..
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

17 mai 2013 à 13:23:32
Réponse #15

fall7stand-up8


Bonjour à tous

Excellente idée que ce rappel
Chez nous une actualité hélas dramatique
La semaine derniere un équipier a perdu la vie par noyade lors d'une régate
Selon des membres de son club présents sur cette competition, il est passé par dessus bord par forte houle

Il avait un gilet à déclenchement manuel par cartouche de CO2 que l'on percute
Un autre equipier s'est mis à l'eau avec une bouee tube pour l'extraire mais apparement il était déjà en arret cardio
Il a été massé sur le bateau des qu'il a été extrait.
Le bateau des secours est arrivé assez rapidement mais n'a rien pu faire.

Que s'est il passé?

Nous avons appris par sa veuve que la victime etait aquaphobe et ne suportait pas d'avoir le visage immergé peut etre la panique l'a amené à se noyer
Peut etre a t il perdu connaissance au moment de la chute et après il a inhalé de l'eau

Quelle que soit l'hypothèse retenue ce drame met en lumiere le probleme des gilets à déclenchement manuel qui ne fonctionnent pas si on est inconscient ou trop paniqué pour réagir sainement.

J'ajoute que lors de manoeuvres en mer des pompiers sauveteurs ont eu parfois du mal à trouver la tirette de gonflage ou de largage du harnais qui a tendance à se meler au reste de la tenue.

Donc pensez aux gilets à déclenchement automatiques (certes plus chers) ou aux bons vieux gilets en matériaux flottants qui sont plus encombrants mais ne tombent jamais en panne.

Chacun choisira selon sa pratique.

J'ajoute que l'aquaphobie peut se traiter et qu'on peut renouer avec le plaisir de l'eau en plus d'améliorer sa sécurité

Bonne journée


17 mai 2013 à 13:28:29
Réponse #16

Mishkin


Salut,


"Une main pour toi, une main pour le bateau"

Le bourre-pif reçu va lui apprendre à réduire l'allure quand il faudra maintenant, ça c'est du conseil "extérieur" !

à+

Mishkin
« Modifié: 18 mai 2013 à 11:04:06 par Mishkin »

17 mai 2013 à 13:55:02
Réponse #17

Ulf


Je fais de la voile. La location d'un cata F1 c'est pas grand chose (20 aine d'euros)  et permet de gouter aux joies de la voile sans se saigner. 

Se méfier de la bôme qui bat vers vous en pleine gueule lorsque vous virez de bord. Se méfier aussi du "coéquipier" qui vire de bord sans prévenir.



Il n'est pas impossible d'être assommé, inconscient et tomber à l'eau.

C'est pourquoi, même si vous pouvez en faire seul et que c’est plus sympa seul, faire du catamaran f1 c'est à deux par sécurité.

17 mai 2013 à 15:03:09
Réponse #18

pepe


Non Vieux Mora , ce n'était pas le Trouziard ( que j'ai aussi pratiqué dans mon jeune temps à une époque où ceux qui plongeaient là n'étaient pas légion ).
On était tout au bout de l'alignement de roches dans le nord de Tevennec.
Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie comme dans le reste. M. AUDIARD

Never trust a bearded man with a flute

17 mai 2013 à 15:47:21
Réponse #19

promeneur-solitaire


En voile on a des sangles et ce n'est pas superflu, en nav' de nuit ou par gros temps c'est longe+gilet obligatoires.
Les Glénans portent toujours le gilet, ce n'est pas pour rien. ;)
La lampe+sifflet c'est bien, on peut ajouter également cyalume king-size et colorant pour être au top sans que ça prenne beaucoup de place en plus.

Voui "Aux Glénans ...."
Etant (dans une vie antérieure  ;)) Chef d'escadre et chef de bord haute-mer de cette honorable institution, j'ai quand même dû parfois pousser des coups de gueule concernant l'amarrage et le port du gilet

Dans des groupes hétérogènes et non sélectionnés, c'est monnaie courante qu'il y ait une ou deux têtes de pioches
La majorité suit les consignes soit par discipline soit parce qu'ils en reconnaissent le bien-fondé ou un mix des deux

Mais il y a presque toujours des gens qui "ne voient pas pourquoi" ils iraient se pourrir les loisirs avec certaines contraintes alors que le temps est beau, la mer est belle et la lune éclaire a giorno
 ::)



je comprends mieux, et je pense que c'est surtout le fait pour certains d'être incapable d'écouter ou d'être imperméables aux conseils extérieurs..

AMHA c'est plutôt parce que le "conseil" est trop "éloigné" de leur vécu et de leurs préoccupations habituelles (sauf cas pathologiques)
Malheureusement, il est difficile de mettre au point des "accidents" sécurisés qui mettraient les pendules à l'heure et motiveraient les troupes ...

Sentir passer le vent du boulet ... Ca rend tout de suite plus réceptif aux "conseils"  ;D


Se méfier de la bôme qui bat vers vous en pleine gueule lorsque vous virez de bord. Se méfier aussi du "coéquipier" qui vire de bord sans prévenir
Il n'est pas impossible d'être assommé, inconscient et tomber à l'eau.

C'est pourquoi, même si vous pouvez en faire seul et que c’est plus sympa seul, faire du catamaran f1 c'est à deux par sécurité.

A ce compte-là, ne pas pratiquer de vieux greement où la bôme et le pic frôlent et dépassent le quintal de beau et bon bois verni ou goudronné

Il semble que ce soit le pic qui ait envoyé Tabarly à la mer ...

OK

Une main pour le bateau, une main pour le matelot

C'est la même chose que la règle des trois points d'appuis en grimpe

Toutefois ...

Chaque année des marins de métier passent à la baille
Des alpinistes chevronnés (voire des guidos) dévissent


17 mai 2013 à 16:06:22
Réponse #20

kovaks


On était tout au bout de l'alignement de roches dans le nord de Tevennec.

On a les mêmes zones de jeu. Même si je suis plus souvent du coté de Douarn, Quib' ou Paimpol (ben oui, on tourne avec la météo...).
Ton post montre un deuxième aspect, un homme à la mer est quasi invisible depuis l'embarcation, sauf à porter du fluo (bouée, gilet, autre). Il existe un modèle de baudrier fluo, conçu par un copain, qui est pas mal du tout pour les chasseurs sous-marins.
Pour les marins, on peut conseiller de porter des couleurs vives. Un copain qui faisait des "SAR" à Lanveoc m'expliquait que voir un type à la baille même en hélico, c'est très -très-  dur. Donc vive le fluo, rouge ou orange vif (dans une mer très formée et "blanche" (là on est déjà sacrément dans la m*rde si elle est blanche), le jaune vif se voit assez mal. Disons plus mal que le rouge pétard.)
Il existe de nombreuses précautions en mer, certaines sont souvent suivies, mais d'autres pas, comme mon exemple du gilet et du CC. C'est celles-ci, j'en suis persuadé, qui sont les plus accidentogènes. Pas mal de gens se disent "je sais nager donc si je tombe à l'eau pas de souci j'attendrai le pilote" sans penser que celui-ci est peut-être out, myope comme une taupe et non corrigé (déjà vu... :o), et que le type à l'eau est blessé.
Un dernier truc, beaucoup de loueurs de bateaux ne demandent même pas le permis pour louer un bateau ou pire ( >:() un scooter des mers. Résultat des palanquées de gens se mettent au tas tous les ans... Pensant "savoir" et "maitriser". En mer quand ça chie, on ne sait pas, on suppose. Et on ne maitrise pas, on espère.

Un exemple de ce que peut donner un semi-rigide, sans son coupe circuit. Ou ça se barre (genre bateau avec une console, barre indirecte) ou avec une barre franche, celle-ci se bloque, et le bateau se transforme en hachoir énervé.

http://www.youtube.com/watch?v=QhgDYBhrBJY
« Modifié: 17 mai 2013 à 16:14:43 par kovaks »

17 mai 2013 à 16:24:23
Réponse #21

Karto


Ca me stresse les mecs qui écrivent hyper gros comme pour montrer qu'ils ont plus raison. ;)

Si l'expérience ne se transmet pas, je demande illico à Karine de retirer du calendrier mes stages à venir.

C'est pas l'expérience qui est impossible à transmettre. C'est la volonté d'auto-discipline. La discipline, soit on l'a (comme môssieu Kovaks), soit on nous l'impose (organisation militaire ou autres). Dans les cas cités, les ptits mecs possèdent bien une expérience vécue et une expérience reçue sous la forme d'un enseignement. Ce qui leur manque, c'est un peu de discipline.

17 mai 2013 à 16:50:18
Réponse #22

Karto


Kovaks, pour moi la discipline c'est pas de rester proprement dans le rang et de pas broncher quand le juteux te dit que tes grolles sont pas propres.

La discipline pour moi c'est, pour les choses importantes, s'astreindre à prendre le temps de faire ce qu'on sait qu'il faut faire, et ne pas faire ce qu'il ne faut pas faire, même si ça fait chier. ;)

17 mai 2013 à 16:52:33
Réponse #23

VieuxMora


Une petite phrase que j'aime bien:
-Un amateur sait parfois faire mieux qu'un professionnel
-Un professionnel sait tout ce qu'il ne faut pas faire   


17 mai 2013 à 17:27:52
Réponse #24

pepe


D'où le choix du strobe que les bouteilleux ont sur leur stab , ou un cyalume.
Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie comme dans le reste. M. AUDIARD

Never trust a bearded man with a flute

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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