Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: BULLYSSON le 20 janvier 2012 à 16:18:30
-
On a coutume de dire à raison que la première arme dont on dispose à volonté, c'est notre esprit.
Mais qu'est ce qu'on entend par là ?
L'AWARENESS :
C'est la conscience de soi dans son environnement. Conscience de ce qui m'entoure, certainement, et aussi concience de mon corps, de mes émotions.
Mes émotions, mes sentiments agissent sur mon corps. Exemple :
Colère : afflux de sang dans les bras. Je suis prêt à me battre.
Peur : afflux de sang dans les jambes. Je suis prêt à fuir.
C'est le fight or flight dont on parle souvent dans cette section du forum. La Nature est bien faite !
- Qu'est ce que je sens ? (sensation dans mon corps)
- Qu'est ce que je ressens ? (pensées, mots)
et enfin
- Qu'est ce que je décide ?
A une situation qui n'est jamais la même, j'aurais une DECISION AJUSTEE.
Attention, on ne maîtrise pas ses émotions (la peur, la colère sont des émotions communes par exemple dans le domaine qui nous occuppe), on les REGULE, les mots ont leur importance. Pour maîtriser quelque chose, on doit y mettre de la force, peut être une forme de crispation qui viendra s'ajouter aux émotions multiples qui nous traversent, et ce n'est biensûr pas l'état recherché. Plus on sera fort sur ses appuis, ancré, relaché intérieurement, et plus on sera efficace...
Comment ça se travaille ?
Les exercices de Gi Qong sont de ce que j'ai pû en apprécier une bonne approche. Prendre concience de ses chevilles, de ses genoux, de son bassin, de sa colonne vertébrale, de ses mâchoires... "Mettre de la conscience" dans chaque partie de son corps, ça aide aussi à le laisser s'exprimer sans que la réflexion, l'esprit ne vienne le commander. Une situation beaucoup plus proche en réalité d'une situation d'urgence, de survie.
Si le diaphragme sous le poid des émotions se contracte trop, je n'aurai plus d'air, je serai lent, sans puissance... si au contraire la respiration est régulé, fluide, je disposerai de plus d'énergie immédiate.
Les sentiments, les croyances + ou - fortes, qu'elles soient négatives ou positives peuvent conduire à des drames.
Si je crois que je ne peux pas venir à bout d'un individu parcequ'il est plus grand et plus fort que moi, ou parcequ'il est pratiquant de boxe, ou parcequ'il est habitué à se battre, ou parcequ'il est un homme et que je suis une femme... je n'ai aucune chance !
Travailler sur soi, sur ses croyances et mille fois plus important que de réfléchir à la fabrication d'un push dagger en poil de zboub de rhinocéros, ou que de répéter des techniques dans une salle...
Savoir distinguer ses sentiments authentiques des sentiments parasites.
Bien entendu, l'Objectivité n'existe pas, mais je peux au moins essayer de me libérer de ce qui m'empêche d'avancer.
Dans une situation nouvelle, des émotions et avec elles des sensations, des sentiments nous traversent... Alors comment reconnaitre les sentiments authentiques ? les sentiments parasites ?
Les sentiments authentiques sont toujours :
- en lien avec la situation
- proportionnés
- apaisants
Les sentiments parasites eux sont reconnaissables parcequ'il sont :
- Elastiques*
- Disproportionnés
- Activateur d'émotions supplémentaires
* c'est ce que l'on appelle aussi la "pile d'assiette sales", tous les sentiments enmagasinés pendant les jours, les semaines, les années qui ont précédé. Exemple : J'ai été victime d'une agression violente voilà quelques années, je n'ai pas pris le temps d'en parler, de me libérer de mes émotions, si je suis agressé demain peut être qu'une peur excessive ( attention un soupçon de peur est utile) m'envahira. Les préjugés, les croyances fortes peuvent être de formidable nid à sentiments parasites.
De la même façon on entend des gens dirent j'ai tout le temps des embrouilles ou au contraire je comprend pas pour moi la vie est cool je ne vois pas d'agressivité chez les autres ou très rarement... chacun voit les autres, le Monde, avec ses propres yeux !
Comment JE me perçois ?
Comment les autres me perçoivent ?
Comment je perçois les autres ?
On n'est que dans la perception ! Comprendre ça est, me semble-t-il essentiel pour avancer.
On le répète souvent, la self protection, c'est avant tout de la communication.
Quels sont les freins à la communication ?
- Les jugements (par définition subjectifs)
- Les projections (projeter sur l'autre, sur soi, une image, une émotion, s'attribuer ce qui n'est pas soi)
- L'interpretation ( faire passer les informations sous le filtre de ce que l'on croit)
Une nécessité alors : VERIFIER.
On peut parler du topic de Patrick sur la délinquance de proximité par exemple, Gros Calou est allé voir les jeunes de son quartier, il a échanger avec eux, et il a pû vérifier si ces croyances par exemple avaient influencer son comportement passé...
C'est en m'acceptant tel que je suis que je peux changer. Le changement, c'est répéter les mêmes choses, se tromper encore et encore mais se corriger petit à petit..
Un début de topic, si ça vous interesse et amène des réflexions, des témoignages, alors je posterai une suite plus aboutie...
Je parle quotidiennement de survie sur un forum, je donne des conseils, mais au fond de moi est ce que je me sens capable d'appliquer ce dont je parle ? Souvenons nous encore du topic de Patrick (décidemment ;)) "seul notre peur nous empêche d'être effcicace"... C'est exactement ça se connaitre, ne pas se mentir... Comprendre pour changer. valable pour les peureux, les coléreux, les babacools ou les bisounours, etc...
Combien lisent, distillent des conseils sans pour autant être apte à les appliquer, de part ce qu'ils sont, aujourd'hui ? Combien adhère à des concepts, s'entrainent, répète les mêmes mouvements 3fois/semaine alors qu'il se savent au fond d'eux inaptes à l'action ? Pourquoi une telle inaptitude ? Comment changer ?
Nettoie ton arme, ton arme c'est ton cerveau.
A+
-
Lol... Ok ;)
-
Lol... Ok ;)
Justement, l'absence de réponse est aussi une réponse et une mise en abîme à ce que tu voulais apporter comme réflexion.
J'ai un collègue, à l'entendre, c'est une terreur, il fait la justice dans son quartier etc...
Il me faisait doucement rigoler parce que çà sonnait creux mais bon, il y avait des oreilles qui écoutaient.
UNE fois, je me suis retrouvé avec un usager border line avec lui bah c'est bibi qui a géré parce que lui, il était dans mon dos livide. Depuis, je ne l'entends plus raconter ses exploits, il doit attendre que je suis plus là pour le faire ;D
Attention, je suis pas parfait, j'ai aussi foiré des trucs. Mais je sais où sont mes limites et ce que je suis prêt à subir...
-
Hello,
A la lecture de ton article AWARENESS, je me suis d'abord dit "tout à fait d'accord", rechercher l'objectivité d'une situation, appréhender les situations telles quelles sont rationnellement et non subjectivement, très bien. S'éloigner du cognitif parasite pour libérer l'esprit, super, être en mesure de relever les bons indices qui vont me permettre de prendre une décision et laisser de côté ceux qui me sont inutiles... bref génial.
Oui mais,
On a été formaté pour penser comme ça (et ça a fait ses preuves). Or, il existe d'autres modes de pensée. Si je comparaissais un système de pensée à windows et bien il peut être intéressant d'examiner comment fonctionne 'linux'. Prenons par exemple un Sudoku (le jeu de réflexion). Tu peux le résoudre par de la logique... mais aussi par ton instinct, ton felling... et ça marche aussi voir c'est beaucoup plus rapide (c'est même très surprenant, en fait, lâcher la logique c'est se libérer du doute).
Moralité ?
Il est peut être intéressant de na pas fermer la porte à ce que l'on ressent ou ce que dicte notre instinct, il peut être intéressant de changer parfois de mode de logique (à condition de ne pas s'y emprisonner).
Cette réflexion ne s'oppose en rien à ton article, c'est juste pour mettre ma modeste pierre à l'édifice de la réflexion ! ;#
Réflexion qui se doit, je compte sur vous, d'être malmenée !!!
-
Salut,
Beaucoup de choses dans ton post Bullysson... Tu reviens plusieurs fois sur la "croyance" en ce que l'on est, ce que l'on peut faire dans telle ou telle situation. Tu dis qu'il faut développer notre "croyance en nous"... Des idées là dessus ???
-
On a coutume de dire à raison que la première arme dont on dispose à volonté, c'est notre esprit.
Une ambigüité qui peut porter à confusion :
Dans quel sens doit-on entendre « à volonté » ?
Dans le sens quantitatif — autant qu’on veut — ou dans le sens qui peut être contrôlé par le vouloir ?
Si on l’entend dans le second sens, n’est-ce pas plutôt notre esprit qui nous contrôle ?
-
Tu reviens plusieurs fois sur la "croyance" en ce que l'on est, ce que l'on peut faire dans telle ou telle situation. Tu dis qu'il faut développer notre "croyance en nous"...
Il parle de confiance en soi et non de croyance qu’il dénonce de manière indirecte. ;)
-
L'AWARENESS
Ce terme est sans équivalence en français, ce qui rend sa traduction, et donc sa compréhension, particulièrement délicates (véritable casse-tête pour les traducteurs ;D).
-
Ce terme est sans équivalence en français, ce qui rend sa traduction, et donc sa compréhension, particulièrement délicates (véritable casse-tête pour les traducteurs ;D).
L'eveil ? Et dire que on se fout de jcvd quand il dire d'etre aware... En faitil a tout compris, bon ok il a du mal a l'exprimer mais l'idee est la ! Avoir conscience de ce qui nous entoure.
-
L'eveil ?
l’Éveil, non, tout au plus un réveil.
Et dire que on se fout de jcvd
jcvd, c’est qui ?
-
l’Éveil, non, tout au plus un réveil ::)
jcvd, c’est qui ?
C'est lui:
http://www.echolaliste.com/x28.htm
-
Il parle de confiance en soi et non de croyance qu’il dénonce de manière indirecte. ;)
"Si je crois que je ne peux pas venir à bout d'un individu parcequ'il est plus grand et plus fort que moi, ou parcequ'il est pratiquant de boxe, ou parcequ'il est habitué à se battre, ou parcequ'il est un homme et que je suis une femme... je n'ai aucune chance !
Travailler sur soi, sur ses croyances et mille fois plus important que de réfléchir à la fabrication d'un push dagger en poil de zboub de rhinocéros, ou que de répéter des techniques dans une salle..."
croyance ou confiance ??? A Bullysson de préciser ...
-
Salut :)
Moi j'ai rien répondu à ton post, parce que concrètement j'avais besoin de le laisser mûrir. De laisser ça se digérer avant de réagir.
Je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis... y'a deux points essentiels, pour moi, dans ton post :
1) le "mindfullness". La présence de l'esprit, de la conscience. Etre conscient de. Que notre esprit soit là, dans notre corps, dans nos sensations, dans ce qu'on fait. C'est un concept de plus en plus travaillé et utilisé en psychologie, à plein de niveaux. Et, sans surprise, c'est un concept central dans le Qi Gong, les arts martiaux chinois, et plein de vieilles traditions comme le yoga, le tantrisme, etc, etc. Aujourd'hui, on traite les troubles alimentaires, les phobies, les dépressions, et plein de trucs encore avec le mindfullness. Et Sam Chin en met une bonne couche sur le sujet, en disant "si tu n'es pas dans le bon mindfullness, tu ne peux pas accompagner le changement du changement". A méditer ;)
2) du mindfullness découle la connaissance de soi... et c'est sans doute là le point le plus crucial pour moi dans ton message. C'est très fin, en fait. Et c'est très vrai.
Merci, Bully. Ton post m'aura bien fait gamberger. Et m'aura rappelé quelques bonnes pratiques que j'aurai sûrement toujours trop tendance à négliger, parce que je préfère avoir le nez dans le guidon...
David
-
Salut :)
Moi j'ai rien répondu à ton post, parce que concrètement j'avais besoin de le laisser mûrir. De laisser ça se digérer avant de réagir.
Je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis... y'a deux points essentiels, pour moi, dans ton post :
1) le "mindfullness". La présence de l'esprit, de la conscience. Etre conscient de. Que notre esprit soit là, dans notre corps, dans nos sensations, dans ce qu'on fait. C'est un concept de plus en plus travaillé et utilisé en psychologie, à plein de niveaux. Et, sans surprise, c'est un concept central dans le Qi Gong, les arts martiaux chinois, et plein de vieilles traditions comme le yoga, le tantrisme, etc, etc. Aujourd'hui, on traite les troubles alimentaires, les phobies, les dépressions, et plein de trucs encore avec le mindfullness. Et Sam Chin en met une bonne couche sur le sujet, en disant "si tu n'es pas dans le bon mindfullness, tu ne peux pas accompagner le changement du changement". A méditer ;)
2) du mindfullness découle la connaissance de soi... et c'est sans doute là le point le plus crucial pour moi dans ton message. C'est très fin, en fait. Et c'est très vrai.
Merci, Bully. Ton post m'aura bien fait gamberger. Et m'aura rappelé quelques bonnes pratiques que j'aurai sûrement toujours trop tendance à négliger, parce que je préfère avoir le nez dans le guidon...
David
Salut David,
honnêtement, là, en te lisant, j'ai beaucoup de mal à comprendre ce que tu veux dire...
Je crois comprendre que tu fais de facto une distinction d'ordre terminologique entre "l'Awareness" (vigilance vis-à-vis de ce qui se passe autour de soi) et la "Mindfullness", qui serait plus de l'ordre de la "présence à soi-même" et plus proche de ce qu'évoque Bullysson...
Mais cette (ou ce) "Mindfullness" me semble également, à te lire, ne pas correspondre à la notion classique d'introspection et du coup je ne vois pas trop le lien, que tu considères crucial, entre ce "Mindfullness" et la connaissance de soi...
Si tu peux expliciter un peu plus, je suis personnellement preneur...
Cordialement,
Bomby
-
Le mindfullness s'applique aussi bien à l'introspection qu'à l'observation du monde... des sens, des objets, des couleurs.
C'est l'attention. Soutenue, concentrée. La présence.
Si tu observes un caillou en total mindfullness, tu vas le regarder sous tous les angles, le soupeser, trouver son centre de gravité, sentir son poids, sa forme, sa texture, pourquoi pas son odeur, les couleurs, etc, etc. Et si tu le poses par terre et que tu reviens après, tu pourras le reconnaître.
Cette réelle et emphatique attention à quelque chose peut être tournée vers soi-même, ses sensations, un mouvement, une pensée précise, un mantra, peu importe.
Je pense que c'est précisément cette attention là, ce mindfullness là, qui est la racine de toute voie spirituelle. Mais on glisse dans un hors sujet monumental. Et surtout, ne payez jamais pour apprendre à faire ça. Vous savez déjà ;)
David
-
Justement, l'absence de réponse est aussi une réponse et une mise en abîme à ce que tu voulais apporter comme réflexion.
Belle illustration, j'ai INTERPRETE votre silence comme une absence d'intérêt... et je me suis trompé.
En me répondant moi même d'un "Lol... Ok ;)" je voulais VERIFIER, sinon j'aurais rien mis mais aussi exprimé ce que j'ai ressenti. Je me sers de vos réponses pour illustrer mon 1er post là hein... ;)
Il est peut être intéressant de na pas fermer la porte à ce que l'on ressent ou ce que dicte notre instinct, il peut être intéressant de changer parfois de mode de logique (à condition de ne pas s'y emprisonner).
Cette réflexion ne s'oppose en rien à ton article, c'est juste pour mettre ma modeste pierre à l'édifice de la réflexion !
:akhbar: mais c'est exactement de ça dont je parle... d'instinct mais surtout de s'ouvrir à ce que l'on ressent. Remonter le fil de nos actes en partant de la première émotion. Je m'expliquerai.
Salut,
Beaucoup de choses dans ton post Bullysson... Tu reviens plusieurs fois sur la "croyance" en ce que l'on est, ce que l'on peut faire dans telle ou telle situation. Tu dis qu'il faut développer notre "croyance en nous"... Des idées là dessus ???
Je ne parle pas de "croyance en nous", je parle de mieux se connaitre... et de mieux s'accepter pour mieux se développer.
Une ambigüité qui peut porter à confusion :
Dans quel sens doit-on entendre « à volonté » ?
Dans le sens quantitatif — autant qu’on veut — ou dans le sens qui peut être contrôlé par le vouloir ?
Si on l’entend dans le second sens, n’est-ce pas plutôt notre esprit qui nous contrôle ?
Les deux mon capitaine ! Clairement oui je peux être prisonnier, contrôlé par mon esprit et par la multitude se sentiments parasites qui l'anime quand c'est le cas.
Il parle de confiance en soi et non de croyance qu’il dénonce de manière indirecte. ;)
je suis compris et ça me conforte. Mais plus que de confiance je parle de connaissance de soi. Tant dans ces aspects "négatifs" (selon moi ? selon les autres ?) que positifs (idem). Et il faut définir ce que l'on entend par "soi"...
l’Éveil, non, tout au plus un réveil ::)
Merci je préfère aussi c'est moins pompeux et surtout plus proche du propos.. s'agit pas d'atteindre la sagesse, juste de ne pas se laisser leurrer, ou ralentir, ou mortifié... par soi même.
"Si je crois que je ne peux pas venir à bout d'un individu parcequ'il est plus grand et plus fort que moi, ou parcequ'il est pratiquant de boxe, ou parcequ'il est habitué à se battre, ou parcequ'il est un homme et que je suis une femme... je n'ai aucune chance !
Travailler sur soi, sur ses croyances et mille fois plus important que de réfléchir à la fabrication d'un push dagger en poil de zboub de rhinocéros, ou que de répéter des techniques dans une salle..."
croyance ou confiance ??? A Bullysson de préciser ...
Croyance ! Comme une trop grande confiance en soi tiendrait aussi de la croyance puisque l'expérience de la réalité en démonterai tous les fondamentaux.
Salut :)
Moi j'ai rien répondu à ton post, parce que concrètement j'avais besoin de le laisser mûrir. De laisser ça se digérer avant de réagir.
Je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis... y'a deux points essentiels, pour moi, dans ton post :
1) le "mindfullness". La présence de l'esprit, de la conscience. Etre conscient de. Que notre esprit soit là, dans notre corps, dans nos sensations, dans ce qu'on fait. C'est un concept de plus en plus travaillé et utilisé en psychologie, à plein de niveaux. Et, sans surprise, c'est un concept central dans le Qi Gong, les arts martiaux chinois, et plein de vieilles traditions comme le yoga, le tantrisme, etc, etc. Aujourd'hui, on traite les troubles alimentaires, les phobies, les dépressions, et plein de trucs encore avec le mindfullness. Et Sam Chin en met une bonne couche sur le sujet, en disant "si tu n'es pas dans le bon mindfullness, tu ne peux pas accompagner le changement du changement". A méditer ;)
2) du mindfullness découle la connaissance de soi... et c'est sans doute là le point le plus crucial pour moi dans ton message. C'est très fin, en fait. Et c'est très vrai.
Merci, Bully. Ton post m'aura bien fait gamberger. Et m'aura rappelé quelques bonnes pratiques que j'aurai sûrement toujours trop tendance à négliger, parce que je préfère avoir le nez dans le guidon...
David
Ce que tu dis dit en point 2) du mindfullness découle la connaissance de soi... C'est ça. On peut corriger un scénario personnel que l'on a tendance à reproduire sans fin en partant de la 1ère émotion. Mais pour ça il faut comprendre et connaitre SA perception. On peut aussi accélérer ses actions en reconnectant le corps et l'esprit. D'ailleurs erreur me semble-t-il que de vouloir les séparer. Pour aller plus loin on pourrait lier aussi l'esprit, le corps, les émotions à tout ce qui nous entoure voir même nous dépasse, mais c'est un autre sujet pour l'instant...
-
:akhbar: mais c'est exactement de ça dont je parle... d'instinct mais surtout de s'ouvrir à ce que l'on ressent. Remonter le fil de nos actes en partant de la première émotion. Je m'expliquerai.
Bon voyage (sais-tu dans quoi tu t'embarques ?) ;)
je suis compris et ça me conforte. Mais plus que de confiance je parle de connaissance de soi. Tant dans ces aspects "négatifs" (selon moi ? selon les autres ?) que positifs (idem). Et il faut définir ce que l'on entend par "soi"...
Même Bouddha a refusé de répondre à cette question… :lol:
-
Après la lecture de différents fils dans différentes rubriques, je me demande si ce type de sujet à teneur plus philosophique n'aurait pas plus sa place dans la Catégorie générale (en créant une section du genre : « discussions de fond » ou autre)…
-
Après la lecture de différents fils dans différentes rubriques, je me demande si ce type de sujet à teneur plus philosophique n'aurait pas plus sa place dans la Catégorie générale (en créant une section du genre : « discussions de fond » ou autre)…
Merci de vouloir (avec bienveillance je n'en doute pas) organiser le forum mais rien de philosophique là dedans. Pas du tout le sujet.
Ce que j'avance je ne l'ai pas inventé, ça ne vient même pas de moi, c'est simplement du Developpement personnel, du coaching comme on dit... je tente ici de l'appliquer à la self. Une fois ceci précisé on tourne la page et on avance...
En matière de communication vous avez peut être entendu parler de ce que l'on appelle le Triangle dramatique de Karpman http://www.yrelay.com/article492.html
Chacun d'entre nous peut se trouver tour à tour victime, bourreau/persecuteur ou sauveur...
Hors je communique avec les autres, et je communique aussi avec moi même...
Quelles petites voix écoutez-vous ?
Chacun de nous agit, réagit, selon des petites voix intérieures... Ces petites voix qui nous disent "Sois fort", "Sois parfait", "Fait effort", "Fait plaisir", "Fais vite", etc... Et si chacun de nous les entends... nous ne les entends pas tous de la même façon, avec la même intensité. Certains seront beaucoup dans le "Sois fort", d'autres moins, certains seront beaucoup dans le "Sois fort" et le "Soit parfait" et moins dans le "Fait effort" et le "Fait vite" par exemple...
(Il existe des tests (pas encore dans le domaine de la self) pour connaitre les voix intérieures qui nous "parlent" le plus, intuitivement et si on prend la peine de se poser 2 min chacun est capable d'en avoir une idée, ces tests ne servent qu'à en prendre conscience)
Exemple : Je connais quelqu'un qui adore mettre en avant ses biscottos, se donne un look, qui quelque soit le public ne peut s'empêcher de parler de couteau, d'arme à feu, de règlement de compte etc etc...
Il est probable que cette personne ait une part importante de "sois fort" en elle.
Autrement dit cette personne aura tendance à se comparer aux autres sur CE critère.
L'objectif de ce topic est de sortir de la comparaison pour garnir son capital connaissance/confiance en soi.
Ces petites voix nous envoient des MESSAGES CONTRAIGNANTS
Contraignant au sens "qui nous poussent à", ces messages peuvent être positifs ou négatifs selon les situations.
Ces messages contraignants, on les appelle des DRIVERS
En eux mêmes les drivers sont neutres mais en excès, ça peut découler pour le "Sois fort" (cf ex) sur :
- N'écoute pas ton corps
- Ne donne pas de signification aux messages de ton corps
- Ne montre pas tes émotions
- Ne demande pas d'aide, ne te fais pas aider
- ...
Exemple : "Sois Fort", l'aspect positif peut en être ça me rend "Tenace" et l'aspect négatif ça m'oblige à "ne jamais perdre la face"
Comment ça se traite ? apprendre aussi à se donner LA PERMISSION de faire autrement, droit d'être ouvert...
ANTIDOTES : C'est l'Estime de soi :
J'ai le droit
Je me donne la permission
- d'avoir mal
- d'écouter mon corps
- d'écouter mon entourage
- de demander de l'aide
Après une mauvaise expérience, penser au concept de Résilience : capacité à rebondir après une mauvaise expérience. Certaines personnes restent toujours des victimes et d'autres savent rebondir. La Résilience est un terme employé en Physique au départ, c'est la capacité pour un métal à reprendre sa forme après avoir été chauffé.
Se remémorer aussi les étapes du deuil, de mémoire :
- Le Déni : je refuse ce qui s'est passé "non ce n'est pas possible, pas à moi" etc etc...
- La Colère/Le Chagrin : c'est l'étape dite émotionnelle : "Bande d'enc.. je vais vous niq..." "pourquoi moi je suis si gentil" etc etc...
- Le Marchandage/Négociation : "il m'ont défoncer le trou du cul mais au moins je n'ai pas baissé mon froc" "si je suis plus gentil oh mon dieu, seigneur, est ce que tu me protègera la prochaine fois" "si je me venge je me sentirai mieux" etc etc...
- Acceptation puis dépression
- Pardon (à soi, à l'autre)
- Gratitude : grâce à cette expérience, je sors grandi, j'ai compris certaines choses, sur moi, sur les autres, c'est le tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort...
On récapitule, l'AWARNESS, qu'est ce que je sens (corps/sensations) ?, qu'est ce que je ressens (pensées/mots) ?, qu'est ce que je décide ? ... et décision ajustée.
J'ai tendance à reproduire des scénari, j'ai un scénario de vie sentimentale, professionnelle, etc.. exemple : Une femme qui systématiquement rencontre dans sa vie des hommes violents... Il est probable qu'elle reproduise un scénario qui la pousse à être au départ attiré par des hommes dont elle sait plus ou moins inconsciemment qu'ils la feront souffrir.
Un livre, un film, des rencontres peuvent amener à des changement de vie, à un changement de vision sur les choses et sur le Monde qui peut modifier notre perception.
Comprendre que l'on est Un avec son corps, que mon corps et mon esprit communiquent, que mes émotions, mes sentiments, mes décisions sont liées...
Les exercices de respiration pour reconnecter son corps (rappel je peux m'exercer, position Gi Qong (facilite ce travail), à respirer par le ventre, à mettre ma conscience dans une partie infime de corps, par exemple le bout de mon majeur droit, à en ressentir chaque terminaison nerveuse, la chaleur de ce qui l'entoure, peut être le souffle de ma bouche qui le frôle etc etc... En vidant mon esprit et en le concentrant dans mon doigt je peux aussi le reconnecter à mon cerveau, visualiser l'électricité qui quitte l'un pour rejoindre l'autre, accélérer la communication entre l'un et l'autre.
Ecouter mon corps, c'est aussi comprendre mes émotions, je vois un chien j'ai une boule dans le ventre, j'ai les mains humides, me jambes tremblent et me portent mal, j'ai froid, je n'ai plus de salive... des pensées me traversent qui m'amènent... à une décision... et c'est toujours la même ! (perception !!!! Une décision n'est jamais la même, elle est propre à une situation, unique, même si elle s'inscrit dans un scénario qui se répète.
Si on peut plus ou moins réguler ses sentiments, la Peur par exemple est un sentiment (donc subjectif), et souvent moins que plus dans le domaine qui nous occupe, on peut apprendre à réguler sa respiration. Loin de moi l'idée de dire que face à deux lascards capuchés et affamés dans une ruelle puante de pisse de Panam à 1heure du mat' on va commencer un exercice de tantrisme ou de yoga... je dis juste que de la même façon que l'on scanne à 360° autour de soi quand un vent de m*rde parfume l'air ambiant, on peut aussi apprendre à procéder à un scan ultra-rapide de ses émotions dans son corps... et à lutter contre les sentiments parasites... apprendre par exemple à "mettre un post-it" sur ses pensées, pas pour les zapper mais juste pour les mettre de côté le temps de la prise de décision...
C'est ce que certain essayent de faire à travers la visualisation.
Mais sans la prise en compte de nos émotions, clairement ce travail n'a pas de sens. Tout part des émotions, tout, surtout ici, quand mes dents et ma vie sont en jeu...
Pour terminer je veux dans les prochaines semaines approfondir ces questions, il me semble qu'un stage de coaching dans ce domaine peut être aussi porteur qu'un stage où on bourrine des paos ou on joue à tape tape sur les bras sourire aux lèvres et sourcils froncés... Je souhaite soumettre ces questions à des personnes spécialisés dans le développement personnel pour voir jusqu'où on pourrait aller... Apprendre à se connaitre pour mieux se développer. Vos avis m'interressent... Là je vend rien (pour l'instant :lol: je plaisante), on réfléchit ensemble, on verra après...
A+
Gardez le sourire..
bully aka le chat de gouttière aka David plus simplement ;)
-
Merci de vouloir (avec bienveillance je n'en doute pas) organiser le forum mais rien de philosophique là dedans. Pas du tout le sujet.
Autre chose que d’organiser le forum ;)
Le titre est intéressant et me semble s’adresser à n’importe quelles catégories du forum.
Quand on veut découvrir et lire a posteriori ce genre de truc, c’est particulièrement complexe, voire fastidieux à rechercher.
mais rien de philosophique là dedans. Pas du tout le sujet.
philosophique en italique et sans majuscule, car un certain questionnement… ;)
Si pas du tout le sujet, quel en est réellement le sujet en quelques mots ?
-
Si pas du tout le sujet, quel en est réellement le sujet en quelques mots ?
Bein Claude j'ai écrit 2 tartines sur "le sujet"... mais PNL, développement personnel, savoir reconnaitre ses sentiments parasites, mieux réguler ses émotions, modifier sa perception et ce qu'on renvoie aux autres, c'est le sujet..
Par exemple il est interressant lors d'un exercice d'avoir l'avis d'autres personnes sur ce qu'ils perçoivent de nous... ça aide à voir les décalages entre ce que l'on croit renvoyer et ce que l'on renvoi... entendu que la communication c'est en majeur partie du non verbal (au moins 50% je crois de mémoire). L'écrit n'est pas facile pour mettre en relief une réflexion...
-
Bein Claude j'ai écrit 2 tartines sur "le sujet"... mais PNL, développement personnel, savoir reconnaitre ses sentiments parasites, mieux réguler ses émotions, modifier sa perception et ce qu'on renvoie aux autres, c'est le sujet..
Là je crois comprends où tu veux en venir. :)
Par exemple il est interressant lors d'un exercice d'avoir l'avis d'autres personnes sur ce qu'ils perçoivent de nous... ça aide à voir les décalages entre ce que l'on croit renvoyer et ce que l'on renvoi... entendu que la communication c'est en majeur partie du non verbal (au moins 50% je crois de mémoire).
Un genre de feedback…
L'écrit n'est pas facile pour mettre en relief une réflexion...
Vrai ! L’une de mes plus grande torture >:(
-
(au moins 50% je crois de mémoire).
Il y a débat interminable sur le sujet, mais on tourne plus autour des 80 % quant au non-verbal.
-
[hs complet]
Quand on veut découvrir et lire a posteriori ce genre de truc, c’est particulièrement complexe, voire fastidieux à rechercher. ::)
Et le forum s'enrichit d'un index.
Incomplet ? La prochaine session de classement aura besoin de volontaires : quelques heures de travail contre facilité et rapidité lors de prochaines recherches.
Des changements à apporter ? Toute remarque est la bienvenue.
[edit = ** Serge **]
Ce smiley ::) est à utiliser avec beaucoup de parcimonie, en totale gestion de sa communication et en comprenant pleinement qu'il peut être très mal perçu.
édité pour support actif de la modération à cette réaction intelligente.
(http://i45.servimg.com/u/f45/12/15/99/03/concie10.jpg)
[/edit = ** Serge **]
[fin hs complet]
-
Popopopop... j'allais oublier un point essentiel, le travail de respiration.
C'est en voyant sur Boubouk ce matin un article du Dr Ruthless au sujet de l'importance des appuis et de l'ancrage au sol en situation de peur que j'y ai repensé. A la limite cela mériterait un topic dédié mais sans ce travail précis tout ce que j'ai dit plus haut dans ce fil ne sert à rien.
Si il y en a des pratiquants assidus ils pourraient probablement mieux parlé que moi du Gi Qong. Très difficile à expliquer par écrit... mais comme je dois aller au boulot là j'y reviendrai...
C'est CE travail de respiration qui permet de nettoyer son esprit, de réinitialiser en quelque sorte ses perceptions, de mieux comprendre ses émotions et de savoir mettre de côté ses sentiments le temps de l'action... redonne de la conscience dans son corps pour des réactions plus proches de ce que l'on est soi même véritablement....
A opposer aux décisions prises sous le filtre de nos sentiments parasites et de tout ce qui peut freiner la communication (cf 1er post) : jugements - projections - interpretations...
-
Il y a débat interminable sur le sujet, mais on tourne plus autour des 80 % quant au non-verbal.
Cela dépend surtout de l'état de réceptivité de celui qui est en face de nous à mon avis.
.............................................
Mieux se connaître par le développement personnel? Oui mais...
Est-ce que celui qui se contente d’ÊTRE à besoin de tout cela? Je veux dire que si on vit sans se fabriquer un masque (ou plutôt des masques), une armure qui sert d'interface entre le Monde et Nous, ne nous connaissons-nous pas "intuitivement"?
Je ne parle pas des masques nécessaires à la vie en société, ceux dont on a parfaitement conscience et que l'on sait ôter facilement lorsque ils ne sont plus nécessaires. Je parle des masques que nous portons à notre propre insu, parce que il peut être insupportable de nous voir tel que nous sommes, parce que nous voudrions tellement être quelqu'un d'autre.
Le problème c'est que bien souvent on tient à ces masques bien plus qu'à notre vie, et nous nous y accrochons désespérément trouvant des justificatifs à toutes nos failles du moment que leurs sources fantasmées sont à l’extérieur de nous...
Donc comment prétendre essayer réellement se connaître même avec les meilleures méthodes du monde sans avoir ne serais-ce qu'un demi-poil de mouche de soupçon qu'il y a quelque chose qui cloche? Et surtout, où trouver la force de regarder en face ce qui a toujours été repoussé avec véhémence et affronter notre vide intérieur pouvant être glaçant jusqu'à la mort?
Sans cela, est ce que toute recherche personnelle ne risque pas d'être non seulement voué à l'échec, mais en plus de renforcer ce déni en donnant de la force à l'illusion de se croire "éclairé"?
En faite si on fait partir notre regard d'une base qui est de toute manière erronée, on aura beau rouler des yeux dans tous les sens, on ne verra encore et toujours que des illusions.
Et pourtant si on ne se connait pas, cela signifie t-il pas alors que nous jouons une vie à la place de vivre notre vie...
Exemple : Je connais quelqu'un qui adore mettre en avant ses biscottos, se donne un look, qui quelque soit le public ne peut s'empêcher de parler de couteau, d'arme à feu, de règlement de compte etc etc...
Il est probable que cette personne ait une part importante de "sois fort" en elle.
... ou alors il se sent terriblement faible et tente de le cacher en faisant le coq.
Comprendre que l'on est Un avec son corps, que mon corps et mon esprit communiquent, que mes émotions, mes sentiments, mes décisions sont liées...
Est ce que conceptualiser la dualité corps/esprit ne pourrait pas être une des racines du "mal"? Si corps et esprit communiquent, c'est qu'ils ne sont pas UN justement. C'est difficile à expliquer... ça se ressent...
Nous sommes notre corps... à moins de croire en la dématérialisation de ce qu'on croit être notre essence, notre âme. Ce n'est ni bien, ni mal, mais ça change complètement la donne.
Vos avis m'interressent... Là je vend rien (pour l'instant :lol: je plaisante), on réfléchit ensemble, on verra après...
Walà ;)
-
Bein Claude j'ai écrit 2 tartines sur "le sujet"... mais PNL, développement personnel, savoir reconnaitre ses sentiments parasites, mieux réguler ses émotions, modifier sa perception et ce qu'on renvoie aux autres, c'est le sujet..
Comme Mr. Ponthieu je crois pas avoir tout saisi du sens du post ( pas que le sujet n'ai pas de sens mais que je voudrais pas faire un gros pavé HS )
Si je vois ça comme "se connaitre vraiment, de façon entière, sans se voiler la face, de façon objective, crue, douloureuse pour mieux se maîtriser soit même et mieux maîtriser l'image qu'on renvois" j'ai bon ou jsuis à l'ouest ?
-
Est-ce que celui qui se contente d’ÊTRE à besoin de tout cela? Je veux dire que si on vit sans se fabriquer un masque (ou plutôt des masques), une armure qui sert d'interface entre le Monde et Nous, ne nous connaissons-nous pas "intuitivement"?
bein non justement mais qui se contente simplement d'être à part les enfants ? Combien confondent l'être et le paraitre au point même de ne plus faire la différence ? Suffit de lire ce forum (excusez moi mais le coup dans la fourmilière je préfère le faire à voix haute qu'à voix basse)... ça parle de couteau, d'arme à feu (j'ai rien contre, et je ne met pas tout le monde dans le même panier, mode précision off), en stage tu croises des mecs qui portent des chaussures qui peuvent se peindre à la bombe pour éviter d'être repéré par des poursuivants... à croire qu'ils ont la vie d'un jason bourne... j'invente rien c'est du déjà vu... y'en a (bcp) qui sans le reconnaître aussi adorent se donner une image de "warrior sage", qui adore crier haut et fort que ceux qui jouent les warriors sont des faux... Mais est ce que tu te vois garçon ???? du canada dry qui enfile le costume d'une bière elle même déguisée en canada dry... ::)
Donc comment prétendre essayer réellement se connaître même avec les meilleures méthodes du monde sans avoir ne serais-ce qu'un demi-poil de mouche de soupçon qu'il y a quelque chose qui cloche? Et surtout, où trouver la force de regarder en face ce qui a toujours été repoussé avec véhémence et affronter notre vide intérieur pouvant être glaçant jusqu'à la mort?
Quand je suis dans le "vrai" (précision : chacun a SA vérité) mes sentiments sont AUTHENTIQUES, ils m'apaisent, ils sont liés directement à la situation, ils sont proportionnés... mes sentiments parasites, eux, m'entrainent sur la voix du Faux.
Mais je veux resituer le topic svp, je ne suis pas un philosophe, je parle de situation de survie, et d'un moyen simple de savoir si on s'egard dans ces situations qui puent... et d'une approche parmi d'autres pour apprendre à réguler ses émotions pour éviter le "freeze" et agir avec le plus de justesse possible...
Pour ceux qui ont lu le Protegor écrit par mon poto Crotale, voir l'article de Patrick Lombardo et le parallèle avec les animaux : si tu es un rat apprends à te battre comme un rat, pas comme un tigre... Sinon le jour où tu te trouveras dans une situation nouvelle et inattendue il y aura confusion dans ton corps et ton esprit et tu risques le "freeze"...
Si on t'apprends à avoir un comportement de victime lors d'une agression mais que tu es dans le fond tout sauf une victime, tu auras du mal à jouer la comédie, et inversement... Je sais que je suis déjà compris par certains ;).
Dans ce topic je parle de rue, pas de "étre ou ne pas être telle est la question"...
De l'importance de se connaitre, ça veut dire de l'importance de ne pas se mentir à soi même, de ne pas mentir aux autres... Action/Réaction avec le plus de vérité possible pour le plus d'efficacité possible.
Est ce que conceptualiser la dualité corps/esprit ne pourrait pas être une des racines du "mal"? Si corps et esprit communiquent, c'est qu'ils ne sont pas UN justement. C'est difficile à expliquer... ça se ressent...
Nous sommes notre corps... à moins de croire en la dématérialisation de ce qu'on croit être notre essence, notre âme. Ce n'est ni bien, ni mal, mais ça change complètement la donne.
Walà ;)
tes pieds communiquent avec ton cerveau et inversement par exemple... ton cerveau dit à ton pied "marche sur cette braise pour l'éteindre"... tes pieds disent à ton cerveau "arrête tes conneries c'est chaud ce truc"... ton cerveau répond "ah bein va plus vite alors"...
émotions puis sentiments puis pensées puis décision ajustée... c'est le début du topic... et ce que j'essaye d'expliquer c'est qu'il peut y avoir une *ouille dans le potage... Surtout si nous émotions débordent...
Ce que j'essaye de dire aussi, c'est qu'on peut éviter de reproduire des scénari à la *on, surtout si ils ne nous réussissent pas... et faut reprendre à la base, la première émotion... Quelle émotion ressent la futur femme battue (et déjà battue par son ex) quand elle rencontre pour la première fois son futur compagnon bastonneur... pourquoi elle ne comprend pas que ça commence déjà à sentir les problèmes, et pourquoi même si elle le sent, elle continue... Sentiments parasites ! Enfin sauf masochisme... mais c'est une autre histoire.
Alors comprendre le mécanisme c'est déjà changer sa perception des choses.
Certains exercices de respiration permettent de faire un peu le vide, et d'y voir un peu plus clair...
En situation d'urgence je m'en sors mieux quand mon esprit ne s'embrouille pas...
C'est comme dans les techniques de self, moins de mouvements appris et travaillés, pour plus d'efficacité.
Par un travail de respiration, ou par une prise de recul en allant se balader dans la fôret seul par exemple, on se nettoie la tête, on est plus simple, apaisé, donc plus apte à des actions justes (au sens de adaptées à la situation).
je me suis perdu, je me retrouve, je me sens mieux, je m'aime mieux, je deviens de plus en plus important pour moi (pas excessivement non plus), je refuse qu'on me nuise... je m'autorise à être moi même je suis peace mais ne me nuit pas sinon...
-
en stage tu croises des mecs qui portent des chaussures qui peuvent se peindre à la bombe pour éviter d'être repéré par des poursuivants... des jason bourne quoi...
Autant je te suis dans ton raisonnement
Autant là, je demande plus d'explications, je panne que dalle à cette histoire de chaussures.
-
A un stage à st pierre on croise un gars un jour qui s'est acheté les mêmes chaussures que notre héron portait à l'époque... et qui nous explique qu'avec ça si il est poursuivi un jour par des mecs il pourra sortir une bombe de peinture (d'où on se demande ? j'ai une idée mais je la taierai :lol:) pour les repeindre pour ne pas être reconnu... parait que les mili repéreraient leur cible dans une foule sur les vêtements et sur les chaussures notamment...
Un grand moment de cinéma !
-
Quand je suis dans le "vrai" (précision : chacun a SA vérité) mes sentiments sont AUTHENTIQUES, ils m'apaisent, ils sont liés directement à la situation, ils sont proportionnés... mes sentiments parasites, eux, m'entrainent sur la voix du Faux.
Mais je veux resituer le topic svp, je ne suis pas un philosophe, je parle de situation de survie, et d'un moyen simple de savoir si on s'egard dans ces situations qui puent... et d'une approche parmi d'autres pour apprendre à réguler ses émotions pour éviter le "freeze" et agir avec le plus de justesse possible...
Voilà l'un des piège justement.... avoir l'impression que des sentiments sont authentiques ne signifient pas forcément qu'ils le sont.
En situation de survie, ces montages psychologiques(ceux dont je parle dans mon précédent post) en forme de tour de Babel peuvent être mortifères lorsque la personne qui les a montés se retrouve acculée dans les limites de Sa réalité. Dans la vie de tous les jours aussi d'ailleurs...
Comment savoir si on s’égare dans une situation qui pue? Dans ce que je décris le travail se fait bien en amont, lorsque la personne se rend compte qu'il y a une dissonance entre son environnement (au sens très large) et ce qu'elle ressent. Il faut alors qu'elle ait le courage de se regarder sans filtre. Mais c'est très très difficile, parce que ça touche les fondations même de la personne, pas seulement les murs ou le toit ou juste la déco. Pourtant il me semble que c'est aussi essentiel que d'apprendre à filtrer l'eau ou savoir réagir lors d'une altercation.
Ce n'est ni philosophique ni simple et ne réponds pas vraiment à ta question puisque ce que je suggère est un travail beaucoup plus global sur soi, mais qui nous aidera par la suite à réguler nos émotions face aux situations qui "puent"
Pour ceux qui ont lu le Protegor écrit par mon poto Crotale, voir l'article de Patrick Lombardo et le parallèle avec les animaux : si tu es un rat apprends à te battre comme un rat, pas comme un tigre... Sinon le jour où tu te trouveras dans une situation nouvelle et inattendue il y aura confusion dans ton corps et ton esprit et tu risques le "freeze"...
C'est exactement ça, et pour tout évènement de la vie.
Dans ce topic je parle de rue, pas de "étre ou ne pas être telle est la question"...
De l'importance de se connaitre, ça veut dire de l'importance de ne pas se mentir à soi même, de ne pas mentir aux autres... Action/Réaction avec le plus de vérité possible pour le plus d'efficacité possible.
Moi-aussi :D même si ça ne saute pas aux yeux ;) parce que avant d'être un corps dans une rue nous sommes d'abord "enfermé" à l’intérieur de nous-même, et que notre perception du danger (et de toute chose) est filtrée par un tas de voiles, de miroirs déformants, mis en place depuis la naissance, qui nous empêchent de réagir au mieux.
Ce que j'essaye de dire aussi, c'est qu'on peut éviter de reproduire des scénari à la *on, surtout si ils ne nous réussissent pas... et faut reprendre à la base, la première émotion... Quelle émotion ressent la futur femme battue (et déjà battue par son ex) quand elle rencontre pour la première fois son futur compagnon bastonneur... pourquoi elle ne comprend pas que ça commence déjà à sentir les problèmes, et pourquoi même si elle le sent, elle continue... Sentiments parasites !
Sentiments parasites qui viennent d'un conditionnement? Quand d'une manière ou d'une autre tu as appris à associer affection et coups lorsque tu es enfant, tu répéteras encore et encore le même schéma relationnel car ce schéma fait partie de tes fondations, de Ta Réalité. C'est vrai pour tous les schémas, les plans, qui nous ont construits. Reconnaître l'émotion qui déclenche le processus est une bonne chose sans doute, mais c'est comme reconnaître que la pluie mouille et qu'elle peut nous mettre en hypothermie, c'est une étape car après il faut en faire quelque chose de constructif.
Alors comprendre le mécanisme c'est déjà changer sa perception des choses.
C'est la deuxième étape en tout cas (la première étant de reconnaître l'existence de ce mécanisme). Mais le changement à mon avis dépend de trois facteurs:
-d'abord de notre capacité à accepter d'être quelqu'un d'autre, même beaucoup moins valorisant, voire carrément négatif, de ce que l'on croit être;
-de notre rage de réussir à nous améliorer quoi qu'il en coûte.
-et enfin, plus la partie erronée de nous est enracinée profondément, plus nous nous serons construit dessus. La déconstruction sera d'autant plus difficile et douloureuse... et il arrive un moment où on a d'autres choix que d'accepter le chaos dans un premier temps pour mieux reconstruire ensuite.
J'ai conscience d'être hors sujet par rapport à tes interrogations initiales mais cela me semblait important car il est souvent plus efficace à long terme de décaper l'ancienne peinture du mur avant de repeindre plutôt que de faire du "cache-misère".
J'aurais juste aimé réussir à mieux expliquer.
-
A un stage à st pierre on croise un gars un jour qui s'est acheté les mêmes chaussures que notre héron portait à l'époque... et qui nous explique qu'avec ça si il est poursuivi un jour par des mecs il pourra sortir une bombe de peinture (d'où on se demande ? j'ai une idée mais je la taierai :lol:) pour les repeindre pour ne pas être reconnu... parait que les mili repéreraient leur cible dans une foule sur les vêtements et sur les chaussures notamment...
Un grand moment de cinéma !
Oui mais là tu parles de gens qui ne sont pas tous seuls dans leurs têtes ;#
-
Cela dit, on apprends BEAUCOUP d'une personne en observant ses chaussures !! ;# (et l'ensemble de sa tenue d'ailleurs : ce qu'elle laisse ou ce quelle souhaiterait faire transparaitre !)
-
Voilà l'un des piège justement.... avoir l'impression que des sentiments sont authentiques ne signifient pas forcément qu'ils le sont.
si mes sentiments sont
1) liés à la situation
2) proportionnés
3) apaisants
si ces 3 points sont réunis à la fois, c'est déjà une très bonne indication.
Dans ce que je décris le travail se fait bien en amont, lorsque la personne se rend compte qu'il y a une dissonance entre son environnement (au sens très large) et ce qu'elle ressent. Il faut alors qu'elle ait le courage de se regarder sans filtre. Mais c'est très très difficile, parce que ça touche les fondations même de la personne, pas seulement les murs ou le toit ou juste la déco. Pourtant il me semble que c'est aussi essentiel que d'apprendre à filtrer l'eau ou savoir réagir lors d'une altercation.
Ce n'est ni philosophique ni simple et ne réponds pas vraiment à ta question puisque ce que je suggère est un travail beaucoup plus global sur soi, mais qui nous aidera par la suite à réguler nos émotions face aux situations qui "puent"
C'est exactement ça, et pour tout évènement de la vie.
Oui oui et encore oui. C'est tout mon propos. +1 avec toi
Mais le changement à mon avis dépend de trois facteurs:
-d'abord de notre capacité à accepter d'être quelqu'un d'autre, même beaucoup moins valorisant, voire carrément négatif, de ce que l'on croit être;
-de notre rage de réussir à nous améliorer quoi qu'il en coûte.
-et enfin, plus la partie erronée de nous est enracinée profondément, plus nous nous serons construit dessus. La déconstruction sera d'autant plus difficile et douloureuse... et il arrive un moment où on a d'autres choix que d'accepter le chaos dans un premier temps pour mieux reconstruire ensuite.
J'ai conscience d'être hors sujet par rapport à tes interrogations initiales mais cela me semblait important car il est souvent plus efficace à long terme de décaper l'ancienne peinture du mur avant de repeindre plutôt que de faire du "cache-misère".
J'aurais juste aimé réussir à mieux expliquer.
Tu as très bien expliqué, en tout cas moi j'ai compris. Par contre moi je n'ai pas réussir à transmettre ma pensée puisque tu crois être hors sujet alors que c'est justement ce que j'ai voulu dire dans ce topic :up:
Oui mais là tu parles de gens qui ne sont pas tous seuls dans leurs têtes ;#
Projection !!! Le gars côtoie des anciens militaires en stage, des tireurs d'élite, il fréquente le forum, il se documente... et il fini par se croire un peu de ce monde là !
Cela dit, on apprends BEAUCOUP d'une personne en observant ses chaussures !! ;# (et l'ensemble de sa tenue d'ailleurs : ce qu'elle laisse ou ce quelle souhaiterait faire transparaitre !)
80% de non verbal dans la communication (source Serge ;)) donc...
Les look de baroudeurs dans les stages de self sont légions... mais combien ont déjà vécu le 1/4 du 10ème de ce qu'on pourrait croire en les voyant ? Eux finissent par y croire, mais les prédateurs savent reconnaître les bêtes malades. Seul les vrais problèmes les mettront face à leur réalité.
-
80% de non verbal dans la communication (source Serge ;)) donc...
Les look de baroudeurs dans les stages de self sont légions... mais combien ont déjà vécu le 1/4 du 10ème de ce qu'on pourrait croire en les voyant ? Eux finissent par y croire, mais les prédateurs savent reconnaître les bêtes malades. Seul les vrais problèmes les mettront face à leur réalité.
Sans compter, hors du tactical-landerneau-dédié, ceux qui portent les signes extérieurs d'une communauté, d'une confrérie ou pire d'un gang, sans y être liés ailleurs que dans leurs rêves... ::)
-
La première étape pour se "retrouver" c'est de ne pas dire "on" ou "les gens" mais de dire "JE"... dans ce topic j'ai peut être l'air de lancer la pierre, hors ce travail j'essaye de le faire, c'est dur, des fois, souvent, je me trompe encore, mais j'arrive mieux à le reconnaître.
Nous remarquons tous plus facilement chez les autres des défauts que nous même nous avons, si je relève que quelqu'un "s'égare", c'est déjà que je sais ce que c'est de s'égarer... Cela ne veut pas dire que je dois me priver de sens critique, l'observation est une grande qualité, mais je dois m'exercer au discernement.
Comme ça a été dit, quand on parle de techniques de self et d'enseignement, il faut penser à adapter les techniques au physique de l'élève... Au physique... Mais qu'en est-il du mental ?
Selon les écoles on t'apprendra à simuler la peur pour surprendre les agresseurs ou à rentrer dedans tout de suite... Mais avons nous tous la même nature ? Biensûr que non...
Mieux se connaitre, ça aide aussi à aller vers une école, un enseignement, qui te correspond... Et selon moi le rôle de l'enseignant est de laisser la porte ouverte à ses élèves...
Le vice, qu'il soit dans la dissuasion forte comme dans la peur simulé, doit être celui de l'individu, pas celui de son prof.
Mieux se connaitre, ça permet d'éviter des noeuds au cerveau tout autant que d'apprendre des techniques simples.
Et comme le disait fort justement Humain, ça se travaille en amont.
Un travail de respiration par le ventre, au calme, chez soi, permet de faire un peu le vide et d'y voir plus clair.
Vérifier permet aussi d'y voir plus clair, un exemple : petit je rêvai d'être militaire, l'action, les voyages... à 30 balais et parce que je ne peux pas m'engager dans l'armée traditionnelle, je m'engage dans la Légion Étrangère, je signe mon contrat pour 5 ans, changement de nom et de nationalité, sélection physique et je pars dans le sud pour la formation... Là-bas je me rends compte après quelques semaines que je ne trouve pas du tout bandante l'idée d'avoir un jour à tirer sur des gens qui ne m'ont rien fait, je ne me vois pas répondre aux ordres, ça me gave, je dénonce mon contrat et je rentre... Bonne expérience, ça m'a permis par exemple de comprendre que j'étais dans le phantasme, pas dans MA réalité.
Être en accord avec soi même, ça passe aussi par des claques, je me suis senti con je l'avoue sur le moment mais tellement bien de retrouver mes deux clébards (paix à leurs âmes) et de jouer à la balle avec eux.
Mieux se connaitre ça apaise, ça renforce l'estime qu'on a de soi même, et ça permet de concentrer son énergie sur les choses nécessaires et importantes.