Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: Le Barbu' le 14 janvier 2012 à 14:07:07
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Bonjour,
Vous l'avez sans doute appris il y a peu, un paquebot s'est échoué au large de la Toscane avec a son bord plus de 4000 personnes, on déplore la mort de trois personnes et 70 autres sont activement recherchés. Cela étant, dans le cas d'une croisière de ce type, que doit on faire (ou ne pas faire) en cas de naufrage ou d'avarie sur le navire ?
Vos avis et conseils sont la bienvenus.
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salut,
dans le cas d'un naufrage d'un navire de croisière, ne surtout pas paniquer (grand classique, plus facile a dire qu'a faire)
- enfiler un gilet de sauvetage, ainsi que ses proches,
- ne pas chercher a sauter a tous prix dans les canots (ce qui c'est passée en Italie (source: le télégramme) ou ne pas courir
- ne pas s'encombrer de valise, mais s’habiller chaudement (plutôt polaire, veste étanche, bonnet, pas de talon)
- faire confiance a l'équipage (ou tout du moins suivre leur consigne)
- faire attention au autre, enfant ... (bon comme dans la vie de tous les jour.
- si possible, récupéré clé de voiture, logement, papier important (quitte a les garder sur soi le temps de la croisière)
- en conclusion que l'on soit en mer ou a terre, toujours être prêt a partir avec l'essentielle
plus d'info http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118423
@ + jonas
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Entre autre:
Avoir toujours sur soi une lampe miniature ph*t*n ou autre,
Où que l'on soit, avoir repéré l'issue de sortie la plus proche,
Avoir des chaussures dont les semelles ont un minimum d'adhérence.
Etre prêt à abandonner sans regret ses affaires (en cabine, ou dans le restau)
Un EDC sur soi type banane discret peut être utile.
Eviter le vendredi 13... :-[
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Avoir des chaussures dont les semelles ont un minimum d'adhérence.
ne peut oublier que quand le bateau gite (penche) on doit marcher sur les cloison et le sol
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J'avais trouvé ce genre de pochette dans un magasin de rando en liquidation:
(http://www.israeldefensestore.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/s/e/sealflexneck.jpg)
J'en avais pris deux pour mes activités craignos et je pense que peut ça faire un bon EDC discret sous les vêtements dans ce genre de situation, suffisant pour un minimum de matériel à l'abri de l'humidité (la réputation de Source n'est plus à faire!)
Question aux marins: qu'est-ce qu'on devrait y mettre en priorité?
lampe led, multitool, briquet, papiers, stylo indélébile...?
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Bonjour
Pour utiliser ce type de pochettes pour étancheifier nos radios je peux te dire que :
Leur port est désagréable alors autant la prendre la plus petite possible
Les systemes ouverture fermeture sont longs à manipuler alors ne pas y mettre des trucs dont tu as besoin souvent
Ca n'aime pas les angles vifs des objets metaliques alors le multitools sera mieux dans son etui cordura à la ceinture de ton bermuda (sauf croisieres arctiques)
Pour moi, en mer il faut à tout prix se signaler donc Sifflet et LED avant tout.
Apres tu peux rajouter ton passeport car d'après ce que j'ai vu aux infos ce matin, les naufragés débarqués à marseille sont en galère de papiers
Un double des clefs de la maison mais ça ne craint pas l'eau alors tu peux avoir une banane ou une pochette maxpé dans laquelle rentreront plus de trucs et ne reserver la pochette étanche qu'a ce qui craint vraiment l'eau
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Un peu la même réponse que fall7stand-up8 :)
Les trucs utiles devront être hors de la poche étanche : lampe (réellement étanche, l'eau salée cela ne pardonne pas), sifflet, PLB et VHF si on en a, couteau, 2 ou 3 m de cordelette, une gourde avec de l'eau potable éventuellement. Je passe sur les vêtements chauds et le gilet de sauvetage tellement c'est évident.
Dans la poche :
téléphone portable, même dans la poche étanche il peut sauver la vie (voir mésaventure de Florence Arthaud (http://www.marsactu.fr/2011/10/30/lincroyable-sauvetage-de-florence-arthaud/))
et ce qui sera utile une fois à terre : papiers, carnet d'adresse, argent, CB. Et briquet et clops pour les fumeurs ;D
Un jeu de piles pour la lampe, peut être aussi.
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bonjour a toutes et a tous
toutes mes condoléances aux familles et bon courage aux blesses
ces bateaux sont de vrais immeubles ca doit etre flippant quand ca part en vrille.. 4229 personnes qui paniquent :o
et le commandant qui se barre avant toi qui attend sagement avec ta smalla sur ton pend de mur apres avoir suivi les conseils de jonasvoil et fall7stand-up8:
- avoir pris la mesure de la situation
- t'etre mis en sécurité (oui monsieur je préfère prendre les 5 gilets de sauvetage et j'attendrai vos ordres)
- avoir rassemble ta tribu avec tout ton barda ( vestes chaudes ou couverture bouees ou gilet sde sauvetage)
pour etre évacué par des gens sérieux
- récupere dans la salle de resto ( eau et vivres dans une nappe.. vous avez jamais vu des films de naufrages?)
car tu as bien vu les lumières du port et qu il y avait une ile a 100m..donc t'es calme .. et tout est sous controle.. temps moyen .. 5h d' attente..certains au bout de ..10h..les derniers sont encore dedans .. je souhaite bon courage a eux et aux sauveteurs qui font un max.
pour moi leçon a retenir.. ne pas se précipiter vers les canots de sauvetage .. on sait pas de quel cote l 'immeuble va se casser la gueule
et un immeuble ca coule pas en 5 mn .. :-[ quoique avec un trou de 75 m dans la coque >:(
@Francois
je me vois mal aller au bal avec un petit sac a main de survie ;#
cela s 'est passé pendant le repas.. donc en tenue de soirée.. les gens se mettent sur leur 31 8) .. c'est la fete .. apres on va danser :doubleup:
et la plouf .. l inorganisation totale ( attendre les ordres de l 'equipage ? )
la panique - retourner dans sa cabine?? un couple de coreen l' a fait ils viennent de les retouver vivants la cabine etait .. du bon cote
@Azur
pas mal la pochette étanche -
papier - yes
un peu d'argent .. voir le temoignage de la dame qui est alle attendre dans un cafe... que la situatin devienne controlable
telephone - Yes - voir arthaud
cles? bof elles vont percer la poche si on se fait secouer ..
je donne mes cles de maison au voisin quand je pars .. et les cles de bagnole?? si elles prennent l 'eau aussi apres on changer la pile..
j'ai systématiquement un poche en coton sur moi avec une petite poche étanche pour les papiers -fric
separement j'ai une poche étanche accessible pour le telephone.. j'ai teste en baignade RAS .. tout est utilisable apres .
lampe? yes ca je rajoute ..avec dynamo.. je me vois bien avec le telephone a la main pour m 'eclairer alors qu il ya tout dans le telephone (adresse code etc..et bientot paiement)
sifflet .. y en a un sur le gilet de sauvetage .. >:( j 'arrive pas a y croire les gens n' avaient pas de gilet ??
j'en mets un sur les cles de bagnole
j 'ai pas de smoking etanche a la james bond... >:(
amicalement
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En effet comme le dit philippe certains naufragés n'avaient pas de gilet.......
Sur la majorité des gilets on trouve:
- un sifflet
- Une lampe à éclats qui s'active au contact de l'eau
Le sifflet est de pietre qualité et ne supporte pas la comparaison avec un fox40
La lampe est a eclats et indissociable du gilet ce qui est bien pour le reperage en mer mais moins bien pour se guider dans les coursives pendant l'évacuation (la perte de l'éclairage a ete un des premiers effets decrits par les naufragés) qui plus est la lampe ne fonctionnera qu'une fois dans l'eau
Donc une petite led étanche qui possede un mode strobe (presque toutes aujourd'hui) et un fox40
Une fois à l'eau si pas de chaloupe ni de débris suffisant pour y monter ou s'y accrocher (configuration dégradée+++ mais c'est ce qui s'est produit)
1 Nager pour s'éloigner un peu de l'épave encore en surface car si elle coule il y aura un phénomène d'aspiration contre lequel vous ne pourrez pas lutter
2 Se regrouper à plusieurs et s'attacher par les gilets pour faire ancre flottante (et gagner en assurance grace au soutien du groupe) si en plus vous etes le seul à posseder un moyen de reperage vous sauverez la vie aux autres
3 adopter la position HELP (heat escape lessening position) à savoir assis genoux repliés sur la poitrine bras autour des genoux. Cette position comme son nom l'indique limite la deperdition de chaleur car c'est le danger majeur qui vous guette une fois la noyade évitée
Bon dimanche
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Je trouve que les derniers conseils de fall7stand-up8 sont ok.
J'ajoute:
Vous montez à bord d'un immeuble flottant, réflexes immédiats à développer:
- plan du navire à intégrer (vous verrez, c'est affiché de partout) + vérifier en les suivants les accès vers l'extérieur (depuis sa cabine, etc). ça permet de se dégourdir les jambes et c'est très important en cas de problème (où il y aura d'autres choses à gérer).
- Lieux où sont stockés les gilets (brassières). En retenir plusieurs.
Perso, c'est ce que je fais systématiquement.
Après je me suis toujours dit que je n'attendrai pas les instructions d'évacuation pour réagir. Je suis résolument pour agir immédiatement, quitte à ce que ça soit une fausse alerte (mot anodin choisi avec ma femme qui lui signifie :code rouge = tu fais immédiatement ce que je te dis, je t'explique dès que possible). Ce moment où les autres sont indécis, c'est le seul moment où l'on peut circuler encore sur le bateau et être libre d'aller où on veut.
1) prendre juste le nombre de brassières (le plus discrètement possible) nécessaires à moi + mes proches (pas + plus pour ne pas désorganiser les procédures, ni pour en proposer autour afin de ne pas créer une panique que je ne saurai gérer).
2) je prends si possible (si possible cad si pas encore de mouvement de panique = je peux encore circuler sans bousculades) de quoi pas claquer de froid et de quoi me signaler, de l'eau pour boire ... bref mon sac à dos EDC. Mais je suis sûr que ce n'est pas une priorité absolue dans bien des cas car même avec un gros trou, ça ne coule pas vite et les secours sont rapides. donc priorité à ma liberté de mouvement (aller où je veux sur le bateau).
3) Je monte avec ma famille sur le pont, on a les brassières sur nous. On se planque sur un pont supérieur près d'un radeau de survie (modèle que je connais très bien et qui est le seul que je puisse manipuler... vraiment au dernier moment style, j'ai quasi les pieds dans l'eau, pas avant.
Pourquoi ? parce que la panique des autres, non merci, j'ai bien assez de me battre contre un bateau qui coule, je me passe des bastons sur des porcs qui voudraient écraser des enfants pour passer les premiers (hélas ce qui est arrivé en Italie). Si je suis seul, je me les fais, mais si j'ai ma famille, je choisi mes priorités. Ensuite, parce que les procédures d'équipages vont être lancées beaucoup plus tard et que du coup, j'ai un temps d'avance. J'ai aucune envie d'être parqué dans des couloirs sans pouvoir bouger.
Mes 2 bibs (BIB = radeau de survie)
PS: si par chance je suis seul, c'est différent. 1) Gilet pris discrètement 2) je prends fringues chaudes + mon sac EDC 3) je monte sur le pont, je m'équipe. 4) Quand enfin ça réagit à bord, j'essaie de me rendre utile mais je fais gaffe de ne pas me retrouver bloqué ou sommé de rejoindre le groupe (si il le faut, je n'interviens qu'au cas où du personnel est dépassé).
PS: J'atteste d'expérience (sur des voiliers pas sur des immeubles) qu'il est fondamental de se poser ce genre de questions, d'en discuter, d'expérimenter sur le terrain (exercices)... quand c'est la me*de, ça arrive souvent très très vite et après les évènements s'enchaînent à une vitesse hallucinante et même calme, il faut avoir des structures de réflexion qui sont devenues des réflexes. La grosse tuile, ça n'arrive pas qu'aux autres (j'ai plusieurs fois menacé de couler, d'être poussé à la côte, démâté... et je ne suis pourtant pas chat noir :lol:)
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super avis de Nésurlo.
j’habite la montagne ( pas marin du tout ) et ai navigué 7 j sur le concordia....
Le bateau fait 18 m de haut... vaut mieux ne pas sauter on atterri sur du béton. Pour un rappel , faut une bonne longueur de corde...
le bateau navigue souvent la nuit pour que les visites se fassent aux escales le jour; le risque de naufrage est maximum en pleine nuit donc pendant le repas du soir, le spectacle (on est tous regroupé avec les risques d'effet de foule et les étranglement des coursives) ou le sommeil. AMHA la seule chose utile à porter sur soi et qui n'entravera pas pendant les qq jours de vacances: un tel portable étanche avec lampe et/ou une lampe de secours petzl ( mais non étanche, pour l'autonomie). Le reste à discrétion mais ce sera dans la cabine.
Tous les stocks sont quasiment inaccessibles car dans la partie équipage (un labyrinthe inconnu )donc pas possible de récupérer de l'alimentation en dehors du moment des repas. De l'eau, c'est possible aux robinets des toilettes sous réserve qu'il y ait de la pression.
Mais le plus important est le manque d'information; je pense qu'on se rend vite compte qu'il se passe quelque chose de grave mais on n’a pas d'infos pour prendre une décision: suivre le groupe ou rester autonome ?
4000 personnes ( une petite ville ) à débarquer, ça ne peut pas aller vite...Les secours ont quand même fait du bon boulot.
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Il s'est aussi posé le problème des consignes données par l'équipage. Les reportages que j'ai pu voir indiquent que les annonces ont été faites en italien.
Et tout le monde ne le parle pas, là, si vous rajouter la panique plus le son des hauts parleurs (aussi pourraves que dans une gare ?), ça doit pas simplifier la vie.
Et une partie de l'équipage était phillipin (toujours d'après les infos).
Mon phillipin est encore pire que mon italien. :'(
Donc, comme déjà dit, se fader une visite, prévoir ses gilets et un petit edc spécifique, avec clés et papiers de la famille. Même si ça doit être chiant à trimballer, c'est mieux que de se retrouver en chaussettes (au sens littéral) dans la capitainerie du port, sans papiers, argents, clés pour la bagnole et la maison...
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4000 personnes ( une petite ville ) à débarquer, ça ne peut pas aller vite...Les secours ont quand même fait du bon boulot.
C'est clair...
Le bateau jauge 115000t pour 290m de long et près de 5000 personnes (1100 membres d'équipage et 3800 passagers).
A titre de comparaison, le plus gros porte-avion au monde fait 333m et jauge dans les 100000 tonnes pour un équipage de 4500 personnes...
Quand on sait qu'il y a au moins un exercice d'évacuation par semaine sur un bateau de guerre, on comprend qu'une évacuation ne s'improvise pas...
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Quelques éléments d'ambiance glanés au fils des pages pour apprécier un peu plus la situation et approcher peut être un Modus Opérandi personel
Sources :
1. http://letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/naufrage-du-concordia-le-temoignage-de-soizic-rescapee-16-01-2012-1567249.php
2. http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/portlouis/plouhinec/naufrage-du-concordia-une-elue-de-plouhinec-parmi-les-rescapes-15-01-2012-1565983.php
3. le figaro
Un point clé de la compréhension du drame : Pas de chef…
« Les garde-côtes ont demandé à plusieurs reprises -et en vain- au commandant de remonter à bord du navire pendant les opérations de secours. Le commandant "était déjà, un peu après minuit, sur les rives de Giglio" alors que les derniers passagers ont été évacués vers 5 heures. » Source : TF 1 NEWS
« La conduite du navire (navigation et manœuvre) est assurée depuis la passerelle d'où le commandant ou son représentant, l'officier chef du quart, donne les ordres à la barre et aux machines. De la passerelle est également réglée la vie générale de l'équipage (informations, relève de quart, alerte, appel aux postes de combat, aux postes de manœuvre…) » Source : Wikipédia.
La loi du 17/12/1926 définie et réprime l'abandon de navire.
« L'Abandon de navire constitue un délit commis par le Capitaine d'un navire. Il s'agit de laisser volontairement sans contrôle humain un navire dont on assume la direction en tant que capitaine. Ce délit est puni d'une peine de prison variable en fonction de la gravité de l'abandon :
- Si le navire laissé à l'abandon était en sécurité dans un port, la peine de prison est comprise ente 6 jours et 2 ans.
- Si le navire est au mouillage forain, ou s'il navigue en mer, le minimum de la peine de prison est porté à 1 an.
Enfin, en cas de danger, si le capitaine abandonne son navire pendant le voyage sans prendre avis de ses officiers et principaux d'équipage, l'emprisonnement est de 6 mois.
Si le capitaine n'organise pas le sauvetage de l'équipage et des passagers, ni les papiers de bord, dépêches postales ni marchandises précieuses, ou s'il n'est pas le dernier à abandonner le navire, l'emprisonnement peut être porté à deux ans. » Source : Code Disciplinaire et Pénal de la Marine Marchande – L.17 décembre 1926
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Préambule au naufrage :
« Au moment de l'accident, les passagers étaient en train de dîner ou pour certains déjà au lit. » Source : Le Télégramme
Environ 21h30 la veille d’un débarquement de passagers au port de Marseille
- Dîner en cours ou fini
- Dernière soirée, souvent la plus festive (tenue, activité ++, alcool)
- Agitation et plus de mouvements de personnels dans les coursives et les services
- Tenue légères : pyjama ou de soirée
- Les bagages sont prêt pour le débarquement du lendemain : le reflexe est souvent de les emporter avec soi vers les lieux d’évacuation (ou devront être abandonné par la suite) = encombrement des coursives et passerelles
Le Choc :
"Nous avons entendu un grand bruit, les plats et couverts sont tombés par terre, les lumières se sont éteintes mais le personnel nous disait de ne pas nous inquiéter", a témoigné un passager. "Vers 21h45, il y a eu l'alarme pour avarie, deux coups de sifflets longs suivis d'un court et nous avons gardé notre calme pour éviter de faire paniquer les passagers", a indiqué une animatrice du navire. L'abandon du navire aurait été décidé deux heures plus tard, selon elle. » Source : Le Télégramme
- mouvement des équipes d’intervention et des personnels des postes d’équipages aux postes de manœuvres.
- Instinctivement les passagers vont rechercher à rejoindre leurs proches et rassembler leurs affaires = agitation, mouvements s’ils ne sont pas contenu et/ou les flux canaliser par l’équipage.
- Le bateau gite et les générateurs fonctionne de façon discontinue apportant un plus à la confusion
- Panne d’électricité : blocage des ascenseurs, escalators, portes automatiques, etc.
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L’Alerte :
1h00 après l’avarie, le capitaine a déclaré vers l’équipage et les autorités maritimes qu’il s’agissait d’une panne de générateur
« L'équipage également mis en cause. Le magistrat a également mis en cause la gestion de l'accident par l'équipage. Selon lui, l'alerte a été lancée une heure après l'impact. D'après certains témoignages, le commandement du navire aurait répondu à la capitainerie du port, alertée par des passagers, que la situation était sous contrôle et qu'il s'agissait d'un simple problème électrique. » Source : TF 1 NEWS
«J'ai vu des gens remonter très paniqués. C'était difficile de communiquer, il y avait beaucoup de nationalités différentes.» Source : Le Figaro
- Les Messages d’alerte vers les passagers pour contenir la panique, éviter l’encombrement des ponts et des coursives, pour permettre l’organisation et la mise en place des procédures d’évacuation et d’interventions sont faux et souvent incompréhensibles.
- Babel effect
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La Panique et « Sauve qui peut » :
« Panique dans les escaliers » Source : Le Télégramme
- Pas de point de situation régulier vers les passagers = Ils cherchent à s’informer = mouvement + rumeurs = Panique
- Pas d’éléments de langage transmis de la passerelle vers les membres d’équipage = mauvaise communication vers les passagers, les messages « rassurant » sont en dissonance avec la situation = Panique
[b]« Nous allions dans tous les sens » Source : Le Télégramme
- Bateau qui gite de nuit, avec des passagers qui ne sont pas familiarisé avec les lieux : une coursive n’est pas organisée comme une rue, éclairage intermittent ou nul, difficulté à se mouvoir (gite + encombrement), bruit empêchant la diffusion des messages, et surtout pas de canalisation des mouvements d’évacuation et des flux contradictoires pour rejoindre les ponts.
« "Dans un couloir, nous avons cassé une vitre et avons pris des gilets de sauvetage mais comme il n'y en avait pas beaucoup on se les volait entre nous" Source : Le Télégramme
« "Dans un moment comme ça tu ne poses pas de questions, tu penses seulement que tu risques de mourir". » Source : Le Télégramme
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Connaissances des procédures et des Consignes n’est pas DRILL ! :
Même si un an auparavant, un passager témoigne de la bonne diffusion des mesures de sécurité pour chaque embarquement de nouveaux contingents. http://www.letelegramme.com/
Les équipements de secours étaient insuffisants et parfois inopérant.
«Les goupilles étaient grippées. Impossible de les décrocher. Et les gens continuaient à affluer en masse. Sont arrivées deux personnes handicapées et une personne âgée. J'ai cru qu'elles allaient passer par-dessus bord. Rétrospectivement, je me dis que certains n'ont pas su être dignes d'être appelés des hommes» Source : Le Figaro
« Les chaloupes, pas assez nombreuses, auraient selon plusieurs témoins fait des allers-retours entre la côte et le navire pour récupérer de nouveaux passagers. » Source : Le Figaro
Les spécialistes de bord ne semblaient pas tous à leur place pour permettre au mieux des circonstances difficiles (bousculades et gite important) l’amerrissage des chaloupes. Toutefois que ce soit des personnels de cuisines qui les manœuvre peut faire partie des procédures en cas d’évacuation (postes de manœuvre souvent différents des métiers sur un navire).
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Photo des rescapés à l’arrivée : tenue légère et pas de papiers.
Un EDC possible :
- L’EDC doit pouvoir tenir dans un petit sac à main de Dame et/ou des poches de Spencer / costume :
- Valeur marchande : Carte de crédit + euros + bijoux Les bijoux doivent être portés et non en coffre. Un petit bracelet or permet aisément de recouvrer quelques liquidités dans un port étranger (mais peu susciter les convoitises si trop voyant).
- Sécu perso : LED ou petite lampe blanche (les lames peuvent être interdites aux débarquements dans les ports pour les visites), téléphone portable (si possible étanche) + carte téléphonique internationale + « ResQME »
- Pièces administratives : Clé USB (scan des pièces d’identité + documents assurances + photos des membres de la famille, etc.) + passeport (pas dans le coffre). http://stages-survie-ceets.org/le-backup-de-vos-documents-essentiels-par-achille/
Christophe.
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Merci beaucoup pour ton gros travail de collecte :doubleup:
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« Rétrospectivement, je me dis que certains n'ont pas su être dignes d'être appelés des hommes»
Très honnêtement, c'est ce que j'appréhende le plus dans ce genre de situation.
Prévoir son game plan pour évacuer, c'est très largement faisable avec un peu de reflexion au préalable. Mais se retrouver face à un fou furieux qui nous tomberait dessus, et qui nous menacerait de nous arracher les yeux si l'on (ou un de nos proches) ne lui donne pas son gilet de sauvetage, place dans un canot, lampe, vêtements.... :o
Et en y réfléchissant, aucune solution ne me parait satisfaisante :
- Si je ne fais rien, ou me laisse faire, moi, ou un de mes proches risque de voir ses chances de survie chuter drastiquement. Mais en obtempérant j'éloigne le danger et me laisse le (relatif) luxe de pouvoir trouver rapidement une autre solution.
- Si je l'avoine, pour le coup c'est ses chances qui plongent, mais je me mets volontairement dans une situation ou je m'expose à un mauvais coup, à une chute à l'eau, à la création d'un mouvement de foule...
Et pour le coup je m'engage volontairement dans une situation peut-être bien plus merdique qu'elle ne l'était déjà. Et sans compter que pendant que je suis occupé à me crêper le chignon, je ne peux pas veiller sur mes proches, qui peuvent être à leur tour la cible d'opportunistes.
- L'hypothèse de la désescalade dans ce contexte ne me parait pas envisageable. C'est déjà pas forcément évident de mettre en œuvre des solutions pour soi et ses proches, alors donner des alternatives crédibles à un fou furieux, je n'y crois pas trop...
Il n'y a pas de solution idéale et tout dépendra probablement du contexte, qui sur le moment fera pencher la balance bénéfice/risque en faveur d'une conduite plutôt qu'une autre.
Le seul souci, c'est que cette décision devra être prise dans un contexte très défavorable : laps de temps extrêmement court, bribes d'informations en ce qui concerne l’évolution générale de la situation, conséquences potentiellement très lourdes à (très) court terme, et le tout dans une cohue indescriptible...
Grosso modo, j'ai pas OODA, j'ai ODA, voire DA...
Bref, je patauge un peu... et j'aurais aimé avoir vos avis éclairés concernant ce genre de prédation opportuniste dans les mouvements de panique... ;)
Meven
(Edit : heu.. peut-être que ce post aurait plus sa place dans un nouveau fil dans la section survie urbaine... Auquel cas je m'excuse auprès des modos :-\ )
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Et une partie de l'équipage était phillipin (toujours d'après les infos).
Mon phillipin est encore pire que mon italien. :'(
Si j'ai bien compris certains témoignages entendus, les philipins justement, ils ont fait la chaine pour faire passer les passager en difficulté à certains endroits.
Pas besoin de partager la même langue, juste la même humanité, et le sens des responsabilités.
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Il y a une discussion aujourd'hui dans l'émission C dans l'air sur cet accident et la sécurité des navires de croisière.
à revoir 7 jours ici (http://www.france5.fr/c-dans-l-air/societe/la-croisiere-ne-samuse-plus-35250)
Je penser regarder ça ce soir, si je ne m'endors pas devant je vous fait un résumé demain.
EDIT : comme promis...
invités :
- Anne-Sophie Avé, Déléguée générale d’Armateurs de France, organisation professionnelle des entreprises françaises de transport et de services maritimes.
- Francis Vallat, Ancien président de l'Institut français de la mer.
- Laurent Mérer, Vice-amiral d’escadre.
- Christian Buchet, Directeur du Centre d’étude de la mer de l’Institut catholique de Paris et membre du laboratoire d’histoire maritime au CNRS
Sur les raisons du drame :
Le bateau n'avait pas à se trouver là, il a dévié sa route délibérément semble-t-il, cédant à une pratique courant qui consiste à faire révérence à ses potes sur la côte, un peu comme un avion ferait du rase motte pour amuser la galerie. Le traceur (qui permet de mesurer la position exacte du bateau et de calculer sa route) a été éteint 14 minutes à ce moment-là, ce qui corrobore l'hypothèse d'un coup de folie du commandant et/ou de l'équipage (de toutes façons le commandant étant le seul maître à bord, personne n'aurait rien pu dire, et même s'il s'agissait de faire plaisir à un membre de l'équipage, le commandant ne pouvait pas ne pas savoir).
L'équipage se compose de 70 nationalités, ce qui a pu causer des difficultés de transmission et de compréhension des consignes de sécurité.
Un bateau de ce type n'a pas à se retrouver dans pareille situation, pour les manoeuvres difficiles à proximité des côtes, un pilote monte à bord (personne qui connaît bien la configuration des lieux), c'est le cas par exemple lors du passage dans un chenal délicat ou pour l'arrivée au port. Par ailleurs, il existe des alarmes pour signaler ce genre de danger (récif) qui ont sans doute été éteintes ou ignorées dans ce cas. Les caractéristiques techniques de ce genre de bateau permettent normalement, en cas de choc en pleine mer et notamment de percement de la coque de garder une flottaison horizontale et de mettre plusieurs jours à réellement couler; ce genre d'accident si près des côtes n'est pas censé arriver, si les consignes de sécurité sont respectées, et donc l'équipage n'était probablement pas préparé à le gérer.
Normalement donc : les passagers sont invités à regagner leurs cabines afin d'y prendre leurs gilets de sauvetage (il y a bien des gilets pour tous, seulement il n'y en a pas partout dans le bateau), puis ils doivent se rassembler en des points prédéfinis lors des exercices et attendre d'être évacués. Là, l'ordre de regagner les cabines a été donné très tard (trop tard?) après le choc, les cabines étaient devenues difficilement accessibles.
Nous avons donc là :
- une situation absurde impliquant un commandant possédé par la connerie
- une impossibilité d'appliquer les procédures habituelles normalement puisque l'accident lui-même relève d'un défaut de respect des règles (dans ce cas précis, il n'aurait pas fallu faire confiance aux caractéristiques technique du bateau et appliquer d'autres procédures, peut-être demander aux passagers d'aller chercher leurs gilets avant que le bateau ne s'incline?)
à noter : 80% des naufrages sont liés à des erreurs humaines. Il serait donc sans doute judicieux de revoir les caractéristiques techniques des bateaux + la formation du personnel de sécurité en prenant en compte les possibles entorses aux règles de navigation....
Dans pareil cas... je crois que j'aurais tenté de comprendre le personnel de sécurité et donc suivi les instructions, puisque je n'ai pas la science infuse et aucune expérience de la mer, j'aurais tenté sans doute de récupérer un gilet de sauvetage pour mon fils et moi, et j'aurais prié pour qu'on s'en sorte...
Je ne crois pas qu'on puisse définir des procédures-type à appliquer en cas d'accident, en tous cas pas mieux que ceux qui sont formés pour ça... parce que l'accident-type ben... on voit que ce n'est pas la règle.
Le reportage continue sur le "boum" des croisières... partie que j'ai trouvé peu intéressante et qui m'a fait sombrer rapidement dans le sommeil. Donc pour savoir la fin.... Allez voir!
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Merci à Raiderscout et à Rosetta pour les infos :up:
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On peut quand même définir quelques constantes observées maintes fois, comme ne pas faire une confiance aveugle au personnel désigné au motif, que eux savent et peuvent.
1. Plutôt repérer d'abord les circulations et issues que je trouve complexe dans un bateau pour qui n'y est pas habitué, plutôt que les restos, spas et salles de spectacle.
2. apprendre à nager et maintenir cette compétence y compris en progressant sous l'eau
3. savoir progresser en milieu clos en situation de crise ou de panique (commun à l'élément terrestre)
4. baragouiner un anglaoui suffisant pour se faire comprendre en milieu cosmopolithe
5. couteau suisse dans les bagages pour les transports et sur soi ensuite tout le temps.
J'ai déjà eu un départ Marseille Corse avec un Cdt de bord à la limite du coma éthylique comme une bonne partie de l'équipage. Trois personnes qui se relaient en se marrant pour l'annonce au passagers avec deux erreurs sur le lieu de départ et le lieu d'arrivée et une franche hésitation sur le nom bu bateau. Plus un passage très très près de la digue. Ils ont eu le temps de cuver et l'arrivée à été niquel. LMais cette nuit avec ma femme on a dormi sur le pont.
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J'ai navigué à la plaisance (beaucoup) autrefois et les navires m'ont toujours intéressé. Je dois dire que ces HLM flottants m'ont toujours déplus pour ce que j'ai pu en voir à Thalassa. Je suis sur que bien qu'ayant eu le pied marin j'aurai un sentiment de claustrophobie à l'intérieur. Il y peut-être des loisirs à éviter.
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Peut être peut on ajouter dans "le matos à avoir sur soi", un plan du bateau.
Je pense que cela doit être dispo sur place.
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J'ai pensé un instant à mettre le plan du paquebot dans ma proposition d'EDC minimaliste, mais je ne pense pas que cela soit viable en cas de pépin. Cependant c’est utile dans la phase de prise de contact avec le milieu.
Ces plans sont donnés ou accessibles en montant à bord et doivent servir pour se familiariser avec les lieux et ne pas s'égarer en permanence entre les ponts. Ceci dit on s'en passe assez facilement en temps de paix ;D car le personnel est présent partout et les panneaux indiquant les centres d'intérêts (casino, bars, restos, etc.) sont présents eux aussi à toutes les coupées. De plus les plans d'étages affichés sont assez similaires à ceux des grands magasins et permettent de se repérer sans trop de difficultés. AMHA les plans sont uniquement utiles à se familiariser avec le bateau en AMONT.
Parce que quand "la m*rde à heurtée le ventilo" : pas de lumière, bousculades, encombrement (bagages, gilets), portes battantes (ouvrant des « trappes » sur votre passage), gite du rafiot (tempête, chavirage), etc.
Ce qui fait que : vous n'y voyez pas grand chose, vous avez besoin de vos mains pour vous retenir/tenir vos proches/vous protéger, vous êtes à 40% de vos facultés intellectuelles (stress et stimuli extérieurs) etc.
Donc pas en mesure de lire un plan et de retenir un itinéraire en 3D dans un milieu qui ne vous est pas familier.
Que faire pour se préparer ? (c’est là qu’un plan est vraiment utile et peut vous y aidé)
0. Lire les consignes sur la porte de la cabine.
1. A chaque fois que vous devez rejoindre le pont supérieur (salle de restauration par exemple) :
- Mémoriser l'itinéraire à partir de votre cabine (schématiquement, un peu comme un Road Book de Rallye auto).
- Utilisez les escaliers.
- Faite passer cet itinéraire par un point central facilement identifiable par vos enfants et donnez lui un nom qu’ils retiendront.
- Apprenez cet itinéraire à vos proches.
- testez leurs connaissances reflexes et leur mémoire sous forme de jeu
(Ex. 1: ils passent en tête et vous amènent à destination quand l’occasion se présente, pour les repas par exemple)
(Ex. 2 : le premier les yeux ouverts, est guidé oralement par le deuxième les yeux bandés)
2. Se perdre sur le bateau est le meilleur moyen de se familiariser avec les lieux : promener vous pour en saisir tous les aspects et surtout la logique. Soyez curieux en respectant les accès réservés.
(Ex. 3 : Organisez une mini chasse au trésor avec vos proches/enfants, avec ou sans plan. Mettez les « Boites aux lettres mortes / BLM » aux endroits particuliers : le PRV d’évacuation et les postes de chaloupes dont dépend votre groupe de cabines, les coffres à gilets, le PRV que vous avez choisis, l’infirmerie de bord, etc.)
3. Quand vous êtes sur de votre premier itinéraire, « travaillez – en » un second.
4. Le plus grand danger sur un bateau, c’est d’abord le Feu.
Last but not least… Ne traumatisez pas vos enfants/épouse avec cela, ni avant, ni pendant, ni après. C’est les vacances, soyez ludiques, et profitez. Sinon restez sur le plancher des vaches et ne prenez pas la voiture, c’est pire
;)
Christophe.
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Bonsoir,
Apres avoir lu la discussion et les differentes infos donnees, je me demande si il est imperatif, sur des gros paquebots comme celui-ci, d'etre dans les premiers a evacuer.
En partant du principe que le bateau va mettre du temps a couler, se trouver un coin un peu a l'abri de la cohue et y rester le temps qu'une premiere partie des passagers soit evacuee permettrait de ne pas se retrouver, justement, en face d'un fou furieux ou ecrase par la foule.
Je pose la question en n'ayant aucune formation ni experience dans ce genre de situations, juste que si le bateau flotte, pourquoi ne pas rester a bord tant que c'est faisable?
Apres je pense que ca doit dependre des situations, il faut avoir confiance en la flottaison, pas se retrouver coince quelque part (choisir un endroit pas trop eloigne d'une sortie, ou sur le pont?)...
Quelqu'un a un avis la dessus? C'est suicidaire?
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(message extrait d'un autre fil de discussion, sur les éléments d'EDC à prendre à bord d'un bateau)
L'hypothèse de départ pourrait être un "départ précipité", une capacité d'emport forcément limité, un choix a faire reposant nécessairement sur des compromis : pour être plus concret, supposons que vous êtes sur un navire en perdition, dans peu de temps il sombre, vous courez en direction de vôtre suite prendre une petite sacoche et la remplissez rapidement avec ce que vous estimez le plus utile car la situation ne vous laisse pas le temps bientôt vous tâcherez de montez dans une chaloupe, mais la question est, si vous deviez ne retenir que 5 objets, lesquels seraient ils ?
Bon... une fois de plus je la refais ici, puisque les gens insistent pour parler matos ;D
Le grab-bag (le truc qu'on ballade partout) standard pour tout le monde quand je bossais en mer contenait :
- torche puissante, atex et étanche, gros truc en plastique qui flotte
- smoke hood
- gants isolants (thermiquement et électriquement)
Ce qui complétait :
- la combi sèche, avec gants et cagoule néoprène et spray screen
- le gilet de sauvetage équipé d'une balise radio autonome activée par le contact avec l'eau
Le plan était d'être capable de s'extraire d'une zone enfumée, pour rejoindre les TEMPSC. Et ça, sans dec, c'est de loin le plus dur.
Si les TEMPSC étaient inaccessibles, se rabattre sur les radeaux gonflables, équipés d'un kit de survie.
Si on passait à la baille sans embarcation, trouver des petits copains dans la même situation et rester ensemble.
Mais j'insiste encore et encore : ce matos ne vous sauverait pas !!!
Il faut une équipe, formée, entraînée, disciplinée. Chose qu'on n'est pas près de trouver sur un paquebot de croisière.
Une évacuation en pleine mer, c'est un système. On dépend des autres, et ils dépendent de nous.
Même avec mes stages qualifiants, mes drills hebdomadaires de l'époque, si aujourd'hui on me filait ce matos et qu'on me mettait dans des couloirs encombrés de gens paniqués dans une zone en train de brûler sur un paquebot, je ne donnerais pas cher de ma peau...
Ca m'énerve, ce délire matos.
C'est pas l'uniforme qui fait l'homme. C'est l'homme qui fait l'uniforme. Dixit un pompier.
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(message extrait d'un autre fil de discussion, sur les éléments d'EDC à prendre à bord d'un bateau)
Au risque de paraître un brin taquin, pourquoi s'encombrer de 5 objets, alors qu'un seul me suffit déjà largement ?
- Je l'ai toujours sur moi, il ne me quitte jamais.
- Il ne se perd pas, ne se casse pas, ne rouille pas, ne tombe jamais en rade de batterie.
- Peu onéreux, il est à portée de toutes les bourses, même des plus modestes.
- Peu encombrant, il se fait facilement oublier lors de son transport.
- Il a tendance à être de plus en plus performant à l'usage.
- Customisable à loisir, il dispose en plus d'une capacité de stockage quasi illimitée.
- En cas de situation merdique, il se surpasse de lui-même pour me sauver les miches.
...mon cerveau.
Le reste, ça se réfléchit, se recherche, s’acquiert, se pratique et/ou s'improvise si l'on a plus d'autre choix.
Bref...
Meven, qui reste souvent un peu perplexe en lisant les fils dédiés aux edc...
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(message extrait d'un autre fil de discussion, sur les éléments d'EDC à prendre à bord d'un bateau)
Meven, pas d'ac non-plus.
Le matos fait une différence, réellement.
Si j'anticipe une crise dont la probabilité est plus qu'insignifiante, les conséquences catastrophiques, et à laquelle je peux réalistement me préparer, je ne vois pas pourquoi se priver. On ne peut pas tout improviser. Si le matos était si peu utile, les pompiers n'auraient pas de camions rouges, et les médecins pas de gros scanner à IRM.
Par contre, ce qui me surprend dans la démarche de ce fil, de manière flagrante pour sa partie "naufrage", c'est qu'on n'analyse pas les obstacles à affronter (1/ l'évacuation avec possiblement incendie, eau, problèmes électriques, foule désordonnée, mouvements de grande amplitude du navire, 2/ embarquement dans les tempsc / chaloupes / radeaux gonflables / se jeter à l'eau sans rien faute d'alternative -cf incendie- 3/ gérer la survie en mer, déplacement de l'embarcation par rapport au vent de manière à ne pas faire planter dans le champ de débris, regroupement avec les autres embarcations de secours, cohabitation avec les autres passagers, gestion des urgences vitales à bord, signalisation, assistance aux personnes encore à l'eau ou sur le navire naufragé), le contexte autour de chaque obstacle (quelles sont les SOP, à bord et au niveau du réseau de secours, avec qui est-ce que je me trouve, quel matos interdit ou déjà fourni...), les compétences à acquérir pour le surmonter et ensuite seulement le matos qui va y aider.
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(message extrait d'un autre fil de discussion, sur les éléments d'EDC à prendre à bord d'un bateau)
PS : et justement, le fait que j'ai fait les drills d'évacuation avec des gens formés de la même manière, habitués à l'environnement, avec qui je partageais des liens humains, fait que ça :
ce ne sera pas le cas du reste des passagers, qui ne se gêneront pas pour paniquer et foutre le bordel.
ça me fait bien flipper, en perturbant tout le schéma.
[...]Il faut une équipe, formée, entraînée, disciplinée. Chose qu'on n'est pas près de trouver sur un paquebot de croisière.
Une évacuation en pleine mer, c'est un système. On dépend des autres, et ils dépendent de nous.
Même avec mes stages qualifiants, mes drills hebdomadaires de l'époque, si aujourd'hui on me filait ce matos et qu'on me mettait dans des couloirs encombrés de gens paniqués dans une zone en train de brûler sur un paquebot, je ne donnerais pas cher de ma peau...
Une évacuation bien réussie, c'est un système, un boulot d'équipe, où chacun a un rôle actif à jouer, pas le fait d'un héros solitaire dont la tête dépasse du troupeau.
Alors si quelqu'un a du retex qui nous donne des éléments sur une évacuation de gens paniqués en bordel, ça pourra s'avérer un ingrédient précieux pour chacun pour se préparer à cette éventualité détestable...
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Quand j'avais dans les 20 ans (il y a + ou - 15 ans quoi), l'aéroport local en Grèce près de chez mes grand-parents a été évacué suite à un incident technique (l'incident en question était justement trop technique pour que je comprenne de quoi il s'agissait, dans la mesure où les infos n'ont été données qu'en grec).
Le grec local du côté de chez mes grand-parents est gueulard, indiscipliné et IMPATIENT dans ce genre de situation! Ce fût le plus grand bordel auquel j'ai jamais assisté. Et ce n'était qu'un petit aéroport local avec 2 ou 3 vols par jour. Il y a eu l'équivalent de 2 ou 3 vols en nombre de personnes (les passagers du vol en question et les proches présents dans l'aéroport). Chapeau pour la sécurité de l'aéroport, qui a bien gueulé pour essayer qu'il n'y ait pas de morts par piétinement, et qui sont bien sortis en derniers de l'aéroport. Je suis rentré à bruxelles avec 22 heures de retard, une pommette tuméfiée, et en me demandant comment ça se passerait s'il y avait un bordel pareil à l'aéroport de Zaventem à Bruxelles.
C'était parfaitement ingérable. Tant que je me dirigeait vers la sortie, pas trop de problème, mais une fois que je suis arrivé devant, fallait pas trébucher. Etant submergé, pas le choix, j'ai foncé vers la sortie en poussant ma soeur, qui était devant moi, pour qu'on ne soit pas piétinés.
On a pu décoller 4 heures après, avec la correspondance loupée, bien sûr, ce qui nous a fait passer une nuit à Athènes.
Bref, ça me fout les jetons, car il n'y avait pas de danger imminent (on nous avait juste demandé de nous diriger vers la sortie, car on évacuait le bâtiment), et il n'y avait pas beaucoup de monde. La même panique sur un bateau en train de couler... je me demande s'il ne vaut pas mieux laisser passer la cohue si on n'est pas dans une zone en danger immédiat?
A+
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Je me pose aussi la question.
Même avec de graves avaries, les bateaux de haute mer flottent obstinément pendant des heures ou même des jours.
Il y a des exceptions : le Herald of Free Enterprise qui coule en 10 mn, l'Estonia en moins d'une heure. Dans d'autres cas le bateau flotte encore mais n'est plus guère "habitable" et les passagers sont piégés à l'intérieur : chavirage en quelques minutes du Joola, causé par la surcharge.
Notons qu'il s'agit là de ferries, bateaux présentant de grandes ouvertures pour le chargement des véhicules, d'une cargaison lourde mais mal arrimée, voire pas du tout, et bateaux soumis à des impératifs de rentabilité qui prennent souvent le pas sur la sécurité.
Mais généralement on dispose de plusieurs heures. Cela explique, à mon avis que les évacuations se passent le plus souvent plutôt bien, malgré le manque d'entrainement et les instants de panique des passagers, et parfois de l'équipage ou de ses officiers. (dans le cas du Concordia, l'équipage semble s'être très bien comporté malgré l'incurie des officiers)
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salut, je viens de voir ce produit http://www.courseaularge.com/depeches_pro/21118/Pour-etre-secouru-il-faut-etre-vu.html, je ne l’achèterais pas forcement pour faire une croisière type costa, mais sa peut être une bonne idée pour d’autre activité nautique.
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salut, je viens de voir ce produit http://www.courseaularge.com/depeches_pro/21118/Pour-etre-secouru-il-faut-etre-vu.html, je ne l’achèterais pas forcement pour faire une croisière type costa, mais sa peut être une bonne idée pour d’autre activité nautique.
Je tique un peu sur le prix, et je ne suis pas convaincu par l'aspect phosphorescent
Pour la journée, j'ai ceci :
(http://store.colemans.com/cart/images/2820.gif)
couplé à un bon miroir et un fox40
Et pour la nuit, l'un ou l'autre strobe à éclat ou à LED avec des piles lithium
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Salut, voici un article de mer et marine sur les procédure en cas d'évacuation :
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118611
bonne lecture, @ + jonas
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Un autre naufrage, mais cette fois ci l'équipage a été hélitreuillé :
http://vimeo.com/36961557 (http://vimeo.com/36961557)
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Bonsoir,
Apres avoir lu la discussion et les differentes infos donnees, je me demande si il est imperatif, sur des gros paquebots comme celui-ci, d'etre dans les premiers a evacuer.
En partant du principe que le bateau va mettre du temps a couler, se trouver un coin un peu a l'abri de la cohue et y rester le temps qu'une premiere partie des passagers soit evacuee permettrait de ne pas se retrouver, justement, en face d'un fou furieux ou ecrase par la foule.
Je pose la question en n'ayant aucune formation ni experience dans ce genre de situations, juste que si le bateau flotte, pourquoi ne pas rester a bord tant que c'est faisable?
Apres je pense que ca doit dependre des situations, il faut avoir confiance en la flottaison, pas se retrouver coince quelque part (choisir un endroit pas trop eloigne d'une sortie, ou sur le pont?)...
Quelqu'un a un avis la dessus? C'est suicidaire?
C'est clair que c'est une bonne question. Pour les mecs qui connaissent un peu la sécurtié en mer, vous en pensez quoi? En meme temps on peut pas savoir quand il va couler le bateau? Est ce que c'est du genre tout ou rien, soit une grosse avarie et il coule direct, soit une moins important et la on a le temps? Ca vaut le coup de laisser passer la foule (en meme temps dans le cas du concordia y avait plus assez de radeau/chaloupe à la fin car ceux de la moitié immergé étaient hors d'usage).
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Si je peut juste donner un petit conseil. Regarder les plan du bateau en arrivant a bord. Pas besoin de tout étudier sur un tel bateau l'on parcoure rarement la totalité des ponts, mais juste les endroit ou l'on est le plus susceptible d'aller comme les restau ou salle de spectacle .
Chti pecheur