Vie Sauvage et Survie
Premiers secours et santé => Premiers secours et santé => Discussion démarrée par: Svava (alias Hedera) le 11 janvier 2012 à 23:12:48
-
Je sais, ça fait un moment que j'avais promis de poster mes recettes "tambouilles-santé" perso et home-made :-[ ... alors voici déjà celle qui m'a été demandé en premier, que je vous présente en version simplifiée (la complète inclus des macérations de plantes préalables) :
Baume à lèvres
1 part (25%) de cire d’abeille.
1 part (25%) de beurre de karité.
2 parts (50 %) d'huile végétale, genre olive ou jojoba qui ne craignent ni l'oxydation ni la chauffe (lors de la préparation).
Huile essentielle (maximum 1 goutte par tranche de 5ml, donc entre 0.5 et 1%), pas indispensable mais réel plus si on y est pas allergique, un mélange de Palmarosa et de Lavande est un bon compromis "soin purifiant et cicatrisant douceur".
Tubes ou petits pots de 5/10ml (en me servant d'une cuillère à café pour doser mes parts - une càc de cire, une de beurre et deux d'huile - je remplis deux tubes de 5ml).
Préparation
Mettre au bain marie (récipient en verre, type pyrex) la cire, le beurre et l’huile végétale.
Mélanger de temps à autre avec une cuillère ou similaire (plastique ou inox) pour aider les ingrédients à fondre et bien s’homogénéiser.
Sortir le récipient de la casserole, laisser un tout petit peu refroidir (le tout doit rester liquide!), incorporer les huiles essentielles et à nouveau bien mélanger.
Couler dans des tube/pots bien propres (les passer à l’alcool non dénaturé au préalable, à 70° si possible), et laisser reposer jusqu’à durcissement (environ 1 à 2 heures dans un endroit sec et loin de toute source de chaleur).
Utilisation
Appliquer sur les lèvres pour les soigner, les nourrir et les protéger (il m'arrive d'en mettre sur les mains/doigts ou autres gerçures quand je n'ai rien d'autre à disposition).
Ni colorant, ni conservateur, ni parfum synthétique... les peaux les plus sensibles (la mienne!) sont ravies!!
Conservation
Un baume ne contenant pas d’eau, il se conserve facilement 6 à 8 mois, à l’abri de l’humidité, de l’air et de la lumière (qui accélèrent tous deux l’oxydation). Attention à toujours bien refermer le tube/pot après application sur des lèvres/doigts propres.
Perso, je préfère les tubes (AZ est top, et pour les contenants et pour les matières premières : www.aroma-zone.com) car plus hygiéniques vu qu'on ne tripote pas le baume avec les doigts pour l'appliquer (pratique en extérieur!), mais on peut très bien utiliser des petits pots en plastique (c'est ce qui contient mes autres baumes et onguents). Pour ceux n'aimant pas acheter par internet, on trouve les matières premières chez son apiculteur préféré (cire), au magasin bio (huiles essentielles et beurre de karité, non parfumé et bio of course), à l'épicerie du coin ou la grande surface (huile d'olive, première pression à froid et bio please!). Et les contenants, j'en ai souvent acheté chez les droguistes, voire fait de la récup (mais nettoyer un ancien tube de produit kkbeurk, c'est gonflant...).
D'autres recettes suivront, faut juste que je trouve le temps de les mettre sur papier (bah tout est dans ma tête!) et de les poster... (pfff, il est déjà 23h passées, suis crevée, me lève tôt demain... planning de m****...)
Hedera, "sorcière" à ses heures ;)
-
sympa de partager les pages jaunissantes de ton grimoire ;) une idée de la prochaine?
-
Hum, j'me tate... déo ou onguent anti-bobo ou désinfectant ou... ;D
(Bon, faut que j'me mette à l'écriture moi...)
-
déo me tente bien perso.... ::)
Chouette recette, merci du partage, ça va surement plaire à Mme Pit
-
+1
pour le déo
-
Hum, j'me tate... déo ou onguent anti-bobo ou désinfectant ou... ;D
(Bon, faut que j'me mette à l'écriture moi...)
T'façons on les veut tous ! ;)
-
Préparation
Mettre au bain marie (récipient en verre, type pyrex) la cire, le beurre et l’huile végétale.
Mélanger de temps à autre avec une cuillère ou similaire (plastique ou inox) pour aider les ingrédients à fondre et bien s’homogénéiser.
Sortir le récipient de la casserole, laisser un tout petit peu refroidir (le tout doit rester liquide!), incorporer les huiles essentielles et à nouveau bien mélanger.
Couler dans des tube/pots bien propres (les passer à l’alcool non dénaturé au préalable, à 70° si possible), et laisser reposer jusqu’à durcissement (environ 1 à 2 heures dans un endroit sec et loin de toute source de chaleur).
Je fais un peu le même style de pommade et d'ailleurs, j'en avais parlé dans le post suivant:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=6811.0
Par contre, pendant le refroidissement, je suis obligé de mélanger en permanence sinon j'ai l'huile d'olive et la cire d'abeille ont tendance à ne pas rester homogêne.
Steph
-
Merci Hedera :)
je suis bien intéressée par le déo ;)
-
Hum, j'me tate... déo ou onguent anti-bobo ou désinfectant ou... ;D
(Bon, faut que j'me mette à l'écriture moi...)
Salut,
ça fait un moment que je pense de contacter pour une solution hygiène en bivouac.
Mais le cahier des charges est chaud bouillant:
Pouvoir faire sa toilette intime sur au moins une semaine sans utiliser d'eau.
La problèmatique vient de l'alcool et des HE qui sont bien souvent trop agressive pour les zones intimes.
Les lingettes sur la durée je trouve presque que le remèdes est pire que le mal. sans parler de sentir le cul de bébé qui sort de la salle de bain.
j'aimerai aussi éviter des odeurs trop fortes et persistantes que l'on trouve dans la plupart des produits du commerce.
C'est pas facile hein, mais aprés mon trek dans le désert, j'étais content de pas repartir pour une semaine de plus....
Merci pour la recette du beaume des lèvres en tout cas, je test ça à ma prochaine commande HE.
a+
-
Merci pour ta recette Hedera.
Je me suis bricolé une crème du même style cet été (avec des quantités un peu au pif), ainsi qu'une crème solaire (mais elle est un peu trop huileuse par temps chaud).
Aurais-tu une recette de crème solaire (avec des oxydes comme filtre par exemple) ?
Connais-tu un produit naturel efficace pour faire une émulsion (mélanger corps gras et produits aqueux) ?
a+
-
T'façons on les veut tous ! ;)
Hum, j'me tate... déo ou onguent anti-bobo ou désinfectant ou... ;D
(Bon, faut que j'me mette à l'écriture moi...)
bin voila, plus si tu veux mais pas moins ;#
-
T'façons on les veut tous ! ;D
bin voila, plus si tu veux mais pas moins ;#
:lol:
Ok, noté, le suivant sera le déo ;) Je mets mon blabla interne en forme et je reviens vous poster ça...
Entre temps, quelques réponses déjà :
@ Ishi
Me suis demandée comment deux phases huileuses (le cire est considérée comme telle) pouvaient autant se déphaser... sans eau, point de déphasage, logiquement...
J'ai compris en allant zieuter ta recette : l'alcool est le coupable! (j'en vois pas d'autre...). En effet, lorsqu'on ajoute de l'alcool à une phase huileuse, pas le choix, faut touiller jusqu'à refroidissement et durcissement...
@ plumok
Sans eau, c'est galère... et à coup de brassées sableuses (nettoyantes certes, quoique question hygiène ça reste discutable, mais surtout effet peeling!) sur les parties intimes, ouch... La seule alternative que je vois, c'est donc le système de lingettes, mais version home-made évidemment, sans alcool ni HE.
A la maison, on peut opter pour des lingettes lavables (en polaire tout doux par exemple, mais faut trouver une bonne âme prête à te les coudre, sinon les acheter toutes faites). En déplacement, c'est pas une super idée car ça prendra quand même de la place...
Donc, en rando & co, je vote pour les lingettes jetables MAIS écologiques (c'est le "moins pire"), accompagnée d'un petit flacon (en plastique, plus léger) de "potion" maison pour humecter les dites lingettes :
Possibilité 1, la lotion, qui ne contient donc que de "l'eau", c'est à dire mélange d'hydrolats doux (hamamélis, matricaire, camomille...) et gel d'aloe vera.
Possibilité 2, le biphasé, donc une phase aqueuse (hydrolats, gels) et une phase huileuse (huile d'olive ou autre, l'idéal étant à mon sens une macération de souci/olive). Dans le flacon, on verse d'abord la "l'eau" puis l'huile, la seconde ralentira la prolifération microbienne de la première (même si tout reste évidemment relatif!).
Possibilité 3, l'émulsion, donc phase huileuse, phase aqueuse et émulsifiant (je parle plus base de ce dernier, dans ma réponse à Spire). En gros, c'est une crème.
Dans les trois versions, tu peux rajouter un peu de savon/shampooing doux liquide bio et nature (sans parfum ni colorant), mais ce n'est pas absolument indispensable à moins de grosses salissures. Par contre, l'ingrédient incontournable est le conservateur vu la présence d'eau!! Soit EPP (extrait de pépins de pamplemousse : http://www.aroma-zone.com/aroma/Fiche_extraitpamplemousse.asp), 100% naturel (et en plus antiseptique), ou bien de l'alcool benzylique (par ex Cosgard : http://www.aroma-zone.com/aroma/fiche_conservateur_COSGARD.asp), conservateur synthétique mais plus costaud que l'EPP et accepté par Ecocert (c'est le conservateur que l'on trouve généralement dans les produits bio).
Y a moyen d'imbiber les lingettes avant utilisation et de les stocker, comme décrit ici http://www.banlieusardises.com/lotion-nettoyante-pour-debarbouillettes-de-bebe, mais perso je n'aime pas trop cette méthode car elles ont tendances à sécher... et je ne suis pas convaincue de l'aspect innocuité "bactérienne" (même si on ne peut l'atteindre dans le home made, à moins d'avoir un laboratoire en bonne et due forme!) de celle-ci....
@ Spire
La crème solaire, je n'en ai jamais faite : jusqu'à ce jour, il n'existe pas de filtres solaires naturels efficaces que l'on puisse utiliser en home-made :( Cependant, si ta peau est solide (pas comme ma peau de vampire, snif), tu peux tester une crème (donc émulsion) à base d'huile de sésame et contenant comme actif de l'oxyde de zinc (tous deux protecteurs anti-uv, à moindre mesure évidemment).
Pour faire une émulsion réussie, tu as principalement deux choix : la lécithine de soja qu'on trouve facilement en mag' bio (mais l'émulsion n'est pas toujours impec' et le résultat est quelque peu... gélatineux... pas glop...) et la cire émulsifiante. Pour avoir tester de tout, c'est la seconde qui a, et de loin, ma préférence, en particulier l'Olivem 1000 (http://www.aroma-zone.com/aroma/Fiche_emulsifiant_OLIVEM1000.asp) : facile d'usage, légère, hydratante, nourissante... elle a tout pour elle quoi! :love:
-
Merci pour tes recettes,sympa de partager :up:
-
En passant, et sans être tout à fait dans le sujet, connaissez-vous le liniment oleo-calcaire ?
C'est en gros un mélange d'huile d'olive et de "calcaire" qui hydrate.
Ça remplace les crèmes, c'est écolo et ça coûte en pharmacie moins de 3 euros les 500 ml
-
le liniment sert principalement au nettoyage des peaux sensibles comme celle des bébés. il est fortement conseillé de ne s'en servir que dans ce but ;)
L'utilisation du liniment en tant que démaquillant ou en tant que crème hydratante présentent des risques non négligeables d'irritations voire de brûlures (dermatite de contact)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liniment_ol%C3%A9o-calcaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liniment_ol%C3%A9o-calcaire)
-
Ok, je ne savais pas... Je m'en sers depuis des mois sans problème.
-
Je connais en effet le liniment, économique et facile à faire soi-même, je l'ai utilisé comme démaquillant à l'époque. Perso, je n'adore pas, un peu trop huileux à mon goût, même si diablement efficace pour le débarbouillage...
Il faut l'utiliser avec un minimum de 50% d'huile (donc moitié huile, moitié eau de chaux), et veiller à ce que le mélange soit toujours bien homogène : gaffe au déphasage, l'eau de chaux seule est en effet très nocive pour la peau!
Même si je ne préfère pas faire l'usage d'eau de chaux, par goût personnel, par sécurité (l'eau de chaux reste potentiellement irritante, surtout pour les peaux/zones fragiles), et parce que je privilégie l'usage des plantes et leurs dérivés, c'est bien de préciser l'existence de ce mélange nettoyant, merci Elu Russe :) Toutefois, je ne recommande pas celui-ci pour les parties intimes ;)
-
Merci pour ta réponse. Et pour l'Olivem 1000.
Portant les filtres minéraux (oxyde de titane et de zinc) semblent être efficaces. On en trouve dans certaines crèmes dites bio. Un exemple :
http://www.melvita.fr/prosun-cr%C3%A8me-solaire-fps-20--sans-nanoparticules--certifi%C3%A9e-bio,2,2,5212,13055.htm
Je ne connais pas par contre les quantités à utiliser pour une bonne protection. Après ils ont un défaut : grosse tendance à blanchir la peau (on ressemble un peu à un clown), qu’on peut peut-être corriger avec une huile colorée en rouge orangé.
-
Hedera,
As tu un livre à nous recommander pour tous ce type de "recettes"? (creme, dentifrice, beaume, déo ...)
Merci :doubleup:
-
Petite contribution : pommade à l'hélichryse (Immortelle d'Italie) souverain contre les pieds gonflés post randonnée (la nature est bien faite: ;D j'en ai vu prés du départ/arrivée du GR20 à Calenzana), jambes lourdes , bref troubles de circulation veino lymphatique SANS plaie (ulcère etc..), hein..
Environ 2 poignées de fleurs séchées d'hélichryse mises avec un pain (200-250g) de margarine de qualité (tournesol, colza) au bain -marie doux (ne pas dépasser 65° de préférence) remuer régulierement durant 2 heures, préparer un bocal type confiture en verre ébouillanté, filtrer en pressant dans une passoire inox ou un chinoix; laisser refroidir le pot puis garder au réfrigérateur.
A noter que des grandes boites (L*r*al) convaincu des effets pharmacologiques achéte et font planter de l'hélichryse pour leur crèmes haut de gamme ..
@+
-
j'ai testé des lingettes home made à base émulsion, au bout de quelques jours, ma peau était vraiment pas géniale là où je transpirais plus, peut-être mon mélange n'était pas bon... à base d'huile d'olive, et j'avais mis HE lavande vraie (la seule supportée sur muqueuse). Je vais tâcher de retrouver la recette pour transmettre plus précisément.
et l'extrait de pépin de pamplemousse ? est-ce que tu as essayé ?
merci
-
@ Spire
Pour la confection d'une crème solaire, premier problème : je n'ai jamais trouvé d'oxyde de titane (c'est vrai, j'ai pas été voir sur les sites US..., mais vu ce que ça risque de coûter, sans même parler des fdp, acheter une crème solaire bio top niveau risque d'être moins onéreux. Mon choix est vite fait). Deuxième problème : les labos pro ne risquant pas de dévoiler leurs recettes, les dosages des différents oxydes restent inconnus... :(
@ Forezien
Ah! Ca c'est comme demander après THE ultimate livre de survie... autant dire : y a pas! ;D
Tu as les livres de Caly (http://www.calybeauty.com/page/Les-livres-de-Caly.aspx), que je n'ai pas eu en main mais qui ne doivent pas être trop mal vu le contenu de son blog... seul hic, à mon goût, parfois trop d'ingrédients différents, pas toujours évident à trouver pour certains, qui impliquent une grande consommation "cosméto home-made" pour d'autres.
Il y a "1001 remèdes naturels" de Laurel Vukovic, pas mal non plus pour ce qui est de l'usage de préparations à utiliser dans l'immédiat. Les rares "crèmes" qu'on y trouve, je doute de leur stabilité (prolifération bactérienne!) vu l'absence d'émulsifiant (émulsifier avec de la cire d'abeille, bonne chance...).
Je te passe les titres que je trouve inintéressants, voire "dangereux" (à comprendre pour la peau ou la santé), même si certains peuvent donner des idées (mais ça c'est quand on a déjà de l'expérience dans le domaine ;)).
Bref, y a pas UN livre, y en a plein, à regrouper, recouper, analyser... comme pour le domaine qui nous réunis sur ce forum quoi! Et pareil pour la tambouille, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, ce que je partage avec vous ici est mon travail et ma recherche perso, mes nombreux tests et échecs, avant d'arriver à un résultat sur et concluant ;)
@ restonica
Oui, l'hélichryse est top pour toute ecchymose, bosse, entorse, cicatrice même ancienne et j'en passe! J'en met sous forme d'HE dans mon baume "anti-casse" (d'abord le deo on a dit ;D)...
Pour cette recette de pommade, on utilise le système de l'enfleurage (j'adoooore, suis une grande fan du Parfum de Süskind!!), mais gaffe à la conservation vu l'excipient! Le beurre se conserve quoi, deux mois au frigo? Faut donc se dire que la tambouille ne se conservera pas plus longtemps, dans le meilleur des cas... Perso, j'opterais plutôt pour un beurre végétal type karité (consistance moyenne), coco (consistance dure) ou encore avocat (consistance molle) par exemple.
@ boudasimboudette
Tu t'es douté de ma question : quelle est la composition exacte de ton émulsion? ;)
Pour l'EPP, oui, je l'utilise comme conservateur dans mes tambouilles contenant une phase aqueuse (voire uniquement une phase aqueuse). Le seul risque est un déphasage éventuel (mais pas toujours) lorsque la tambouille ne contient pas assez d'huile ou pas assez d'émulsifiant, et il est incompatible avec certaines gommes (déphasage automatique). M'en fous, je n'utilise pas les gommes... Il fluidifie également un peu le tout. Mais ça, c'est au début, une fois qu'on a compris comment fonctionne la bête, ce genre de problème n'est plus qu'un mauvais souvenir ;) Faudrait que je fasse un photo de ma prochaine crème...
-
Tu t'es douté de ma question : quelle est la composition exacte de ton émulsion? ;)
;D that's why je cherche dans mes piles de papiers THE recette merdique
Pour l'EPP, [...] Il fluidifie également un peu le tout. Mais ça, c'est au début, une fois qu'on a compris comment fonctionne la bête, ce genre de problème n'est plus qu'un mauvais souvenir ;)
c'est pour après le déo, c'est ça ? ;#
-
hedera : pour info l'oxyde de titane c'est 11€/kg chez ceradel.
sinon, merci pour les recettes
-
Le beurre se conserve quoi, deux mois au frigo? Faut donc se dire que la tambouille ne se conservera pas plus longtemps, dans le meilleur des cas... Perso, j'opterais plutôt pour un beurre végétal type karité (consistance moyenne), coco (consistance dure) ou encore avocat (consistance molle) par exemple.
Ca dépend en fait: si c'est du ghee la conservation se fait sur un an ,au moins,au frigo;
sinon un pot doit faire en usage occasionnel (retour de rando engagée par ex) un à deux mois , sinon rien n'empéche d'en refaire au fur et à mesure avec les sommités florales séchées qui elles se conservent bien au frais et à l'ombre sous vide par ex.
@+
-
@ boudasimboudette
Non, non, les tambouilles avec EPP, ce sera encore pour après... si si si! ;D
@ yersinia
A moins de savoir comment ils obtiennent leurs oxydes, je ne m'aventurerais pas en étaler sur mon p'tit corps... Les procédures utilisées sont peut-être identiques à celles concernant les oxydes minéraux de qualité cosmeto (entre autre pour le maquillage, AZ en vend), mais dans le doute, je préfère m'abstenir (à savoir que si les intéressés fournissent les certifications officielles nécessaires, je suis naturellement preneuse, la crème solaire doit bien être la seule que je ne puisse faire moi-même >:()
Ceci-dit, merci pour le site, il me sera certainement très utile dans d'autres domaines d'activité :doubleup:
@ restonica
Le ghee c'est le beurre clarifié, c'est bien ça? Si oui, faudrait que je teste la version home-made déjà au niveau alimentaire, paraît que c'est facile à faire (et que cela se conserve en effet plus longtemps) et plus digeste... Je dis home-made, parce que le ghee (si c'est bien la même chose) coûte bien trop cher en magasin bio! Enfin, pour ma bourse... et je suis un vraie "eco", pure et dure : autant écologique qu'économique ;)
Je suis pas fan des tambouilles "beurrées" car ça reste très gras, mais effet, rien n'empêche d'en faire de petites quantités à la fois. Après tout, les anciens usaient majoritairement de saindoux pour leurs tambouilles :)
-
oui, le ghee, c'est facile, mais long à faire... mais ça vaut le coup, beaucoup plus digeste (l'avis d'une intolérante au PLV... :( ) cela dit je n'ai pas essayé sur le corps, qu'est ce que ça apporte ? à part le côhl au charbon de ghee ? ;D
par contre j'émets une réserve quand à l'utilisation de l'oxyde de titane... ça passerait pas dans le sang cette affaire là ? :bheurk:
-
Vu mon intolérance au lactose, faut que je teste le ghee maison! Puis, j'avoue, quand je peux faire quelque chose de mes petites mimines (d'utile, 'videmment), je ne résiste pas ;D Dans la mesure où ça se conserve longtemps, la durée de fabrication ne me gêne pas vraiment... et l'idée de m'en faire des "beurres" aux plantes, miam ::)
Sinon, l'intérêt premier du beurre (et son inconvénient) pour la peau est le même que pour l'huile : le gras à la vertu couvrante, et donc protectrice! On l'utilise entre autre en cas de peau irritée ou gercée, voire simplement sèche et ayant besoin d'être nourrie. Il est tout de même à retenir que, le beurre correspondant de fait à une phase huileuse, il ne s'homogénéisera pas vraiment avec une phase aqueuse...
Pour ce qui est des oxydes, j'émets également une réserve, d'autant plus s'ils ne sont pas de qualité cosmétique... Encore que, même dans ce cas-là, faut quand même bien se rendre compte que moins la peau est recouverte de substances, mieux elle se portera. Je pense évidemment au maquillage : j'en mets en certaines occasions occasionnelles ;D (marque bio, j'ai la flemme de le faire moi-même...), mais cela se borne aux crayons et fards (le fond de teint, bouark!)...
-
Voici celui tant espéré, que l'on réclame à corps et à cris ;D :
Baume déodorant
2 parts de beurre de karité
1 part de poudre de racine d'iris
1 part de poudre d'alun
1.5 à 3% HE (huiles essentielles) anti-bactériennes et désodorisantes
Petits pots fermant hermétiquement (idéalement d'une contenance de 10 ml)
Préparation
Faire fondre le beurre de karité au bain-marie.
Rajouter, hors feu, les poudres au beurre fondu et bien mélanger.
Rajouter les HE et bien mélanger.
Couler dans un pot (en verre ou en plastique), à petite contenance de préférence, et mélanger régulièrement jusqu'à durcissement pour éviter que les poudres restent au fond.
Utilisation
Appliquer une petite noisette sous chaque aisselle, l’étendre et masser jusqu’à pénétration. Attention, il en faut très peu.
Conservation
Un baume ne contenant pas d’eau, il se conserve facilement 6 à 8 mois, à l’abri de l’humidité, de l’air et de la lumière (qui accélèrent tous deux l’oxydation). Attention à toujours bien refermer le pot après chaque application.
Il est préférable de choisir plusieurs petits pots plutôt qu’un seul à grande contenance, dans le cas où l'on ferait une quantité conséquente de déodorant (10gr de celui-ci dure bien un mois !). Ainsi, l’entièreté de la préparation ne sera pas à chaque fois exposée à l’air (qui accélère l’oxydation) lorsque le pot est ouvert.
Remarques
La poudre d'alun peut être remplacé par du bicarbonate de soude. Perso, je le trouve moins efficace, mais certains y trouvent leur compte. La transpiration d'un tel n'est pas celle d'un autre...
Les HE essentielles d'agrumes, qui donnent une sensation de fraîcheur, doivent être utilisées avec prudence car elles sont photo-sensibilisantes (pas d'exposition au soleil de la zone concernée). Celles de sauge (régule la transpiration) et de tea-tree (anti-bactérienne) sont efficaces mais il faut aimer leur parfum, la première étant relativement masculine (et forte!) et la seconde médicamenteuse (je ne l'utilise que lorsque je suis obligée, elle est redoutable pour soigner les aphtes et les boutons d'acné!). Perso, je préfère user de lavande aspic et de géranium rosat, qui font parfaitement l'affaire (et sont unisexes!). En définitive, chacun à ses HE de prédilection, ce qui est très bien dans la mesure où celles-ci n'aient pas qu'une utilité parfumante (elles doivent tout d'abord être désodorisantes et surtout anti-bactériennes) et qu'elles soient bien tolérées par la peau de l'intéressé, ce qui est personnel à chacun!
Comme d'habitude, ce que je ne trouve pas (ou trop cher) en magasin bio/herboristerie/grande surface/droguerie, je l'achète chez Aroma-Zone.
Ca, c'est le deo version EDC. Lorsqu'il s'agit de la version SDC ou simplement de celui que j'utilise at home (c'est le même), on change de registre, même si certains composants interviennent toujours. Si certains sont intéressés par le modèle "plus encombrant" (quoique), suffit de demander ;)
-
merci!! bon les suivantes maintenant ;#
-
@ Spire
Pour la confection d'une crème solaire, premier problème : je n'ai jamais trouvé d'oxyde de titane (c'est vrai, j'ai pas été voir sur les sites US..., mais vu ce que ça risque de coûter, sans même parler des fdp, acheter une crème solaire bio top niveau risque d'être moins onéreux. Mon choix est vite fait). Deuxième problème : les labos pro ne risquant pas de dévoiler leurs recettes, les dosages des différents oxydes restent inconnus... :(
En fait j’ai trouvé de l’oxyde de titane chez Aroma-zone (sous forme de dispersion dans de l’huile qui forme un pâte blanche très opaque) sous le nom « empâtage blanc » :
Mais tu es raison pour le dosage on ne trouve rien.
-
Aaaah, intéressant Spire, merci pour la recherche! :yeah:
J'avoue que je n'avais jamais été lire la fiche technique de l'empâtage blanc, n'ayant encore jamais pris le temps de me pencher sur le maquillage home-made...
Dommage qu'AZ n'indique pas la proportion d'oxyde de titane pour celle d'huile de ricin... ceci dit le ricin sur la peau, bof bof, c'est une huile poisseuse au doux parfum de poisson, heu...
Mais cela me donne bien envie de leur écrire et de creuser la question :
- est-ce le ricin qui rend l'oxyde de titane inoffensif? Car si c'est juste une question de dosage et de dispersion, pourrait-on le mélanger à de l'huile d'olive par ex?
- En quelles proportions devrait-on doser l'oxyde de titane et celui de zinc pour obtenir une protection solaire efficace? Car, en lisant l'inci des produits du commerce bio, je ne vois pas d'autres ingrédients anti-uv en dehors de l'huile de sésame...
Je serais surprise qu'AZ n'ai jamais cherché à trouver les réponses... d'autant plus que cela pourrait leur amener des clients supplémentaires!
A suivre donc, je m'en vais leur envoyer une petite missive...
-
Je crois que c’est la taille des particules de titane qui font que l’oxyde est inoffensif ou non (risque de pénétration par la peau pour les nano-particules), ainsi que le fait qu’en poudre ou risque d’en respirer ce qui serait potentiellement toxique, d’où ici le mélange avec de l’huile.
Grâce à la traduction Google j’ai trouvé ça sur un site américain (la vidéo provient d’un site de surfeurs : Korduroy) :
http://translate.google.com/translate?hl=fr&langpair=en|fr&u=http://www.huffingtonpost.com/2010/05/05/how-to-make-organic-sunbl_n_563343.html
C'est une recette "à l'arrache".
En gros la recette est la suivante :
Mettre dans un récipient pouvant résister à la chaleur :
2 cuillères à soupe de cire (ou huile) d’abeille
2 cuillères à soupe de beurre de noix de coco
quelques gouttes d’huile de tea tree
2 cuillères à soupe d’oxyde de zinc (sous forme de pâte)
Faire bouillir de l’eau dans une casserole, mettre le premier récipient au bain marie, touiller jusqu’à obtenir une pâte homogène, verser dans un autre récipient et laisser refroidir.
Le produit fini est sûrement compact mais ça donne une idée des doses.
Apparemment la quantité importante de cire d’abeille protège aussi la peau de l’eau (puisque c’est une recette destinée aux surfeurs).
-
Le hic, c'est que l'oxyde de zinc seul (comme dans la recettes des surfeurs) est insuffisant... mais je suppose également que la peau de ses surfeurs est habituée au soleil et souffre moins de ses rayons.
Maintenant, je précise que mes connaissances concernant l'efficacité anti-uv de l'oxyde de zinc restent uniquement théoriques : je n'ai jamais testé, et je ne testerai jamais sans avoir tous les ingrédients nécessaires à ce genre de crème et des feed-backs d'expériences réelles. Tout simplement parce que j'ai une peau très blanche et très fragile (celle d'une rousse quoi!), intolérante au soleil même avec un indice très élevé, et que supportant mal la chaleur et la forte lumière, je me mets de fait toujours à l'ombre (et quand je ne peux pas, c'est la cata' : vertiges, malaises, migraines... insolations plus ou moins graves...).
D'autre part, attention avec la cire d'abeille, elle isole certes, mais donc dans les deux sens : elle est occlusive et peut boucher les pores de la peau! On l'utilise dans les baumes destinés à couvrir des petites surfaces de peau. En cas de protection solaire, on l'étale généreusement...
Par contre, faire sa préparation dans une canette en fer, mise à chauffer en prime! :o Misère... le fer est à bannir dans la tambouille, qu'il s'agisse de cosmétique ou d'herboristerie! L'idéal, c'est le verre (indispensable pour la chauffe au bain-marie), sinon l'inox, la porcelaine, éventuellement le plastique. On évite la terre cuite et la céramique qui sont souvent vernissés et/ou contiennent des composants potentiellement toxiques, ainsi que le bois (comme les cuillères) qui s'imprègne des diverses substances utilisées et est susceptible de laisser des particules (de bois) dans les produits.
Faudrait que j'insère un post sur les précautions à prendre... je fais ça, et je le rajoute dans mon premier message de ce topic.
Merci pour tes recherches Spire, au travers desquelles tu me montres involontairement les lacunes à combler dans mes explications... c'est bien d'expliquer comment faire un feu, c'est mieux d'expliquer qu'on peut s'y brûler et donner les astuces pour éviter que cela n'arrive :glare: ;D
-
Je n'ai pas trop de temps ce midi, donc je fais une réponse rapide...
+ 1 pour les 3 HE qu tu cites, mais éviter de les appliquer pures (tu ne dis pas si tu les dilues ou non?) : nocif, si par direct les problèmes viendront, et en plus inutile car pour 1 goutte d'HE des milliers de fleurs (ou autre partie de la plante) sont parfois utilisées ;)
+ 1 pour l'arnica. L'alcool permet une conservation longue durée, mais gaffe au dosage et zone d'application car il est irritant et asséchant. Le macérât d'huile (olive de préférence) est lui plus doux pour la peau, sans parler de sa vertu nourrissante ;)
Je posterai dans les jours qui viennent mes recettes "anti-bobos", et je détaillerai tout ça ;)
-
Mon prochain post sera donc sur ce sujet ;)
-
J'aurais dû commencer par les précautions de fabrication/utilisation/conservation... qu'à cela ne tienne, je vais y remédier sur le champ!
Bon, soyez indulgents quand même, je n'ai pas beaucoup de temps libre, donc ce post sera complété au fur et à mesure... et si y a des trucs pas clairs ou qui semblent manquer (dans ce qui est déjà abordé ci-dessous), si vous trouvez des contradictions et avez des questions, n'hésitez pas surtout! C'est toujours bon d'avoir un avis extérieur (à force de taper sur mon clavier, je commence à avoir la berlue...).
Bon, trêve de bavardages, on entre dans le vif du sujet!
PRECAUTIONS
Le matériel
Lorsque l’on fait des préparations herboristes (galénique et cosmétique), le métal est à bannir ! Pour les récipients et autres outils, on se sert donc de verre, d’inox ou éventuellement de plastique.
Le verre est idéal pour la préparation et la conservation (si le pot ferme hermétiquement !), mais on veillera à choisir un matériau épais pour la chauffe (bain-marie), de type pyrex ou tout simplement celui des pots de confiture et autres bocaux du même genre.
Les préparations sur une source de chaleur (gaz, électricité… feu de bois ! ;#) ne passant pas par un bain-marie se font de préférence dans des casseroles en inox. On bannit la fonte (certaines plantes sont incompatibles avec le fer) et le cuivre (idem), on évite la terre cuite (à moins d’avoir fait le récipient soi-même et/ou être certain que les substances utilisées à sa fabrication sont sans risque) et la céramique (composition incertaine, et présence généralement de vernis).
Les autres types de récipients (bols, passoire, etc.) sont pareillement soit en verre, soit en inox, soit en plastique (avec une préférence pour le verre et ensuite l’inox).
Pour le touillage, l’usage des cuillères en bois restent discutables, car il y a toujours un risque que d’infimes particules en bois se détachent de la dite cuillère et restent dans la préparation. Ceci dit, j’utilise une cuillère en bois pour mes macérâts, sachant que celle-ci est destinée à cet usage unique et n’a jamais servi qu’à ça (pour la cosmétique, je n’utilise que de l’inox et du plastique, jamais de bois). Donc, comme pour les récipients, on préfère le verre (mais c’est fragile et difficile à trouver), la porcelaine (cuillères et baguettes asiatiques), l’inox (fouet, cuillères…) et le plastique (cuillères et spatules).
Important : tout matériel mis en contact direct avec la préparation (bocaux, cuillères, fouet…) doit absolument être nettoyé et stérilisé au préalable ! On évite en général le savon (si vraiment nécessaire, utiliser du détergent bio sans parfum ni colorant), on fait bouillir le verre dans de l’eau vinaigrée, on lave la plastique et l’inox à l’eau chaude, et on stérilise le tout (surtout le plastique et l’inox qui ne peuvent pas être ébouillantés) en le passant à l’alcool à 70° (si on en a pas, on se contentera d’un degré moindre… mais on oublie l’alcool dénaturé et camphré !).
Les matières premières
Les huiles végétales
Mon huile végétale favorite pour les baumes « médicinaux », c’est l’huile d’olive (toujours de première pression à froid et de qualité bio). En effet, c’est la plus solide vis-à-vis de l’oxydation, elle supporte sans problème la chauffe et se conserve bien dans le temps (perso, je renouvelle mes baumes et onguents tous les ans, s’il m’en reste). Elle est de plus excellente pour la peau, grâce à ses vertus antioxydantes, émollientes, apaisantes et adoucissantes. Enfin, et cela a beaucoup d’importance pour moi, l’olive est une plante grandissant sous les mêmes cieux que moi ! :love:
Pour la cosmétique (crème nourrissante/hydratante par exemple), j’ai pendant longtemps utilisé de l’huile de jojoba et de macadamia, qui sont des huiles plus sèches et pénétrant plus vite et facilement dans la peau sans laisser de film gras. Ces deux huiles supportent la chauffe (surtout l’HV de jojoba) et se conservent bien (à nouveau surtout l’HV de jojoba, qui tient encore plus longtemps que l’huile d’olive – l’HV de jojoba tient en fait davantage de la cire que de l’huile…). A l’heure actuelle, je « cosmétouille » également à l’huile d’olive, ayant appris à l’utiliser de manière à ne pas trop souffrir de sa « grassitude ».
Il y a quantité d’autres huiles végétales, mais la plupart sont relativement fragiles, je m’abstiens donc de les utiliser la plupart du temps, faisant parfois un exception lorsque je sais que la préparation pour laquelle elle est destinée sera rapidement « consommée ». Celles sortant du lot sont l’HV d’abricot (testé : excellente mais très liquéfiante), ou encore l’oleïne de karité et l’HV de son de riz (jamais testé). Pour plus d’infos, voir chez AZ (http://www.aroma-zone.com/aroma/he_fra_vegetale.asp).
Petite expérience perso : certaines sont dites solides (vis-à-vis de l’oxydation), comme l’HV d’avocat ou d’amande douce… j’ai eu une mauvaise expérience olfactive avec la première (elle ne sent pas la rose, certes, mais de là à dégager un fumet de poisson pourri après deux mois, malgré un parfait stockage… donc, direction poubelle…), et la deuxième est devenue comédogène (bouche les ports de la peau… d’où boutons à profusion !!) après seulement un mois (j’ai plus tard appris que, contrairement à ce que prétend AZ, l’HV d’amande douce est une huile très fragile…).
Dernière précision, et elle est de taille : l’huile végétale, quelle qu’elle soit, se conserve au sec, dans un récipient fermé hermétiquement (verre, ou éventuellement contenant spécifique comme ceux d’AZ, enduit d'un vernis alimentaire), à l’abri de toute source de chaleur et de lumière !
Les huiles essentielles
Pour tout ce qui est composants, propriétés, utilisations, dosages, précautions… des HE, je vous renvoie vers les fiches techniques d’AZ (http://www.aroma-zone.com/aroma/commande_fra.asp), elles sont très bien faites (références d’aromathérapeutes sérieux) et libre d’accès.
Il y a des huiles essentielles relativement douces pour la peau et d’autres plus irritantes. En général, l’HE de lavande, de géranium ou de palmarosa, pour ne citer qu’elles se tolèrent très bien. D’autres, telles que celle de menthe ou de gaulthérie, de part ses vertus « chauffantes », peuvent être irritantes. D’autres encore, comme celle de cannelle ou de girofle, sont carrément dermocaustiques ! J’ai connu de rares personnes supportant bien la cannelle (diluée évidemment !) sur la peau, dans mon cas, la seule idée me donne déjà des boutons… et fait disparaître mon sourire, car je suis dingue du parfum de la cannelle :(
En définitive, tout dépend de la tolérance cutanée, qui varie d’une personne à l’autre. Toute HE, même réputée pour être douce, doit être préalablement testée, à hauteur d’une goutte d’HE dans un petit peu d’HV (ou plus si ce sont des HE irritantes et/ou dermocaustiques) dans le pli du coude. Si tout est ok dans les 24 à 48h, c’est bon, sinon on oublie cette HE…
Enfin, gardez toujours à l’esprit que les HE sont à prendre avec beaucoup de précautions : d’une part, leur action ne s’arrête pas à la barrière cutanée, d’autre part, réalisez bien que dans une goutte d’HE, il y a des milliers de fleurs, autrement dit autant de principes actifs !
Donc, question de bon sens : les HE s’utilisent rarement pures (je parle d’usage externe, l’usage interne est encore plus délicat !), elles sont à diluer dans une phase huileuse (car non miscible dans l’eau). Pour vous soigner, allez-vous écraser un milliers de fleurs sur une plaie ? Bien sûr que non… Une telle concentration de principes actifs est inutile (et pure perte), voir nocive…
Les quelques fois ou une HE sera utilisée pure est en cas de traitement « de choc », donc pendant un laps de temps court et de manière épisodique (et non ponctuelle). Et encore là, il s’agira d’HE dites douces, comme la lavande officinale et/ou aspic et le palmarosa (acné), le tea-tree (aphte buccal), le néroli (bouton de fièvre)…
Je ne peux terminer sans préciser ceci : les HE sont déconseillées aux enfants en bas âge, aux femmes enceintes et aux personnes âgées, de même que certaines d’entre-elles sont à proscrire, à éviter ou a prendre avec des pincettes dans le cas de certaines maladies (voir précautions chez AZ, dans chaque fiche technique des HE). Je sais que les HE ont parfois été utilisées sur ces « terrains délicats » et que le résultat a été très positif... bref, je ne suis ni pour ni contre cette pratique, chaque cas étant particulier... je ne me prononcerai donc pas davantage sur cette question, à chacun de faire preuve de bon sens et de prendre ses responsabilités !
Les hydrolats et eaux florales
A venir (on en a pas l’utilité pour l'instant, les baumes et onguents ne contiennent pas de phase aqueuse).
Autres ingrédients de base
A venir (idem).
En ce qui concerne les baumes et onguents
Un baume sans HE et/ou concentré de plantes peut être appliqué sans restriction.
Un baume avec macération, se référer à la posologie des plantes utilisées.
Un baume avec HE douces (lavande, géranium, palmarosa…), si celles-ci sont bien tolérées (à tester au préalable !) et à faible dosage (1.5% max), les applications peuvent être multiples au cours de la journée.
Un baume « médicinal » contenant un plus grand dosage d’HE (6% maximum pour le corps uniquement), dont certaines pouvant être irritantes (menthe, gaulthérie…), les applications sont de 4 fois par jour maximum (bien observer comment la peau réagit ! Si des rougeurs apparaissent, diminuer la dose, si elles persistent, ne plus utiliser les HE concernées, voire éviter les HE et préférer les macérâts), à répartir de manière égale dans la journée (intervalles de 3 à 4h minimum).
-
Recette de base du baume « tout usage » (herboristerie et/ou cosmétique)
1 part cire d’abeille.
4 parts de beurre (mi-dur de préférence, beurre de karité par exemple).
5 parts d’huile végétale (avec ou sans macération de plantes).
HE (facultatives selon l’usage et le destinataire).
Préparation
Mettre au bain marie la cire, le beurre et l’huile (olive ou jojoba uniquement). Mélanger de temps à autre avec une cuillère ou similaire (éviter le bois qui laisse des particules et le métal qui peut s’oxyder, préférer l’inox, ou au pire le plastique) pour aider les ingrédients à fondre et bien s’homogénéiser.
Sortir le récipient de la casserole et laisser un peu refroidir tout en continuant à mélanger (attention, la cire fige la préparation rapidement !), ensuite ajouter les huiles essentielles (et les éventuelles huiles végétales fragiles), tout en continuant à remuer jusqu’à ce que le mélange soit à nouveau bien homogène.
Couler le baume dans un petit pot nettoyé et stérilisé au préalable, fermant hermétiquement.
Utilisation
Avec une petite spatule propre et destinée à cet usage unique (ou éventuellement un doigt très propre !), prélever un peu de baume et l’étendre sur la partie à soigner (lèvres, mains, bas du dos…), en massant doucement jusqu’à pénétration.
Conservation
Un baume ne contenant pas d’eau, il se conserve facilement 6 à 8 mois, à l’abri de l’humidité, de l’air et de la lumière (qui accélèrent tous deux l’oxydation). Attention à toujours bien refermer le pot après chaque application.
(les onguents contre plaies et bosses suivront dans pas longtemps ;))
-
Je n’utilise pas le terme de « baume » pour les « médicinaux », je lui préfère celui de « onguent », qui je trouve a une connotation plus… médicinale justement, et ce même si ceux que je présente ici ne contiennent pas de résines (il paraîtrait que le terme « onguent » concerne les préparations faites à base de résine, encore que les sources littéraires ne soient pas très claires à ce sujet… si vous en savez plus, dites-moi)
Onguent « Plaies »
1 part de cire d’abeille
4 parts de beurre de karité
5 parts de macérât de fleurs de souci (Calendula officinalis)
1 à 3% de synergie HE de lavande aspic et CO² de matricaire (50/50)
0.5% de Vitamine E (liquide) ou de CO² de romarin
Préparation
Remplir un bocal en verre de fleurs de souci séchées, à ras bord, en tassant légèrement celles-ci. Couvrir d’huile d’olive (première pression à froid, bio de préférence) de manière à laisser le moins d’air possible dans le bocal lorsqu’il sera fermé (prévoir un bocal fermant hermétiquement). Rajouter l’antioxydant, visser le couvercle, secouer et ranger le bocal dans un endroit à l’abri de la chaleur et de la lumière, et laisser reposer 6 semaines en retournant le bocal quotidiennement.
Lorsque le tout aura suffisamment macéré, filtrer l’huile à travers un filtre à café en papier (non traité !) ou un tissu fin en coton.
Voir la recette du « baume » pour la suite et fin de la préparation.
Utilisation
Cet onguent s’applique, comme un baume (voir recette concernée). Il est indiqué pour traiter les problèmes externes, c’est-à-dire les coupures et écorchures (préalablement nettoyées et désinfectées), les brûlures (y compris les coups de soleil), les piqûres, les gerçures, l’eczéma, l’urticaire, les boutons du genre acnéique… et les irritations cutanées en général.
Avec une petite spatule (ou un doigt très propre !), prélever un peu de baume et l’étendre sur la partie à soigner et masser doucement jusqu’à pénétration.
Maximum 4 applications par jour (bien observer comment la peau réagit ! Si des rougeurs apparaissent, malgré le test de tolérance préalable, diminuer la dose, si elles persistent, ne plus utiliser les HE concernées, voire éviter les HE et préférer les macérâts) à répartir de manière égale dans la journée (intervalles de 3 à 4h minimum).
Conservation
Voir la recette du « baume ».
Remarque
Pour une préparation en urgence, on peut sauter la partie macération et acheter un macérât de calendula tout fait (mais ce sera alors généralement sur une base d'huile de tournesol, plus fragile et moins intéressante côté vertus que celle d'olive), et/ou utiliser du CO² de calendula à hauteur de 0.3%.
Le souci (Calendula officinalis) est anti-inflammatoire, décongestionnante et anti-œdème, antioxydante (prévient la dégénérescence cellulaire), cicatrisante et régénératrice tissulaire, adoucissante et assouplissante cutanée (les vertus per os ne nous concerne pas ici).
La lavande aspic est puissamment antitoxique (piqûres d'insectes), fongicide, cicatrisante cutanée, antalgique (atténue la douleur), analgésique (supprime la douleur), antibactérienne moyenne (les vertus per os ne nous concerne pas ici).
La matricaire (ou camomille sauvage, camomille allemande) est anti-inflammatoire, anti-allergisante, adoucissante et apaisante cutanée, cicatrisante et réparatrice cutanée (les vertus per os ne nous concerne pas ici).
L'antioxydant n'est pas absolument indispensable lorsque l'on utilise de l'huile d'olive, celle-ci étant assez "solide". Cependant, c'est un plus, sans parler de son effet anti-inflammatoire, surtout en ce qui concerne le CO² de romarin. J'utilise ce dernier dans les onguents de type thérapeutique, contrairement à la cosmétique où je lui préfère l'inodore vitamine E.
-
Onguent « Bosses »
1 part de cire d’abeille
4 parts de beurre de karité
5 parts de macérât de fleurs d’arnica (Arnica montana)
4% de synergie HE de lavande aspic (2%), gaulthérie couchée (1.5%) et immortelle (0.5%)
0.5% de CO² de romarin (ou éventuellement de Vitamine E liquide)
Préparation
Remplir un bocal en verre de fleurs d’arnica séchées, à ras bord, en tassant légèrement celles-ci. Couvrir d’huile d’olive (première pression à froid, bio de préférence) de manière à laisser le moins d’air possible dans le bocal lorsqu’il sera fermé (prévoir un bocal fermant hermétiquement). Rajouter l’antioxydant, visser le couvercle, secouer et ranger le bocal dans un endroit à l’abri de la chaleur et de la lumière, et laisser reposer 6 semaines en retournant le bocal quotidiennement..
Lorsque le tout aura suffisamment macéré, filtrer l’huile à travers un filtre à café en papier (non traité !) ou un tissu fin en coton.
Voir la recette du « baume » pour la suite et fin de la préparation.
Utilisation
Cet onguent s’applique, comme un baume (voir recette concernée). Il est indiqué pour soigner les problèmes internes, c’est-à-dire les contusions, les hématomes, les ecchymoses, les œdèmes… Il intervient également lorsqu’il s’agit de douleurs musculaires et articulaires, de torticolis, d’entorses, de fractures (même anciennes), de crampes, de tendinites, de rhumatismes, d’arthrose… et tout traumatisme sans plaies (ouvertes).
Avec une petite spatule (ou un doigt très propre !), prélever un peu de baume et l’étendre sur la partie à soigner et masser doucement jusqu’à pénétration.
Maximum 4 applications par jour (bien observer comment la peau réagit ! Si des rougeurs apparaissent, malgré le test de tolérance préalable, diminuer la dose, si elles persistent, ne plus utiliser les HE concernées, voire éviter les HE et préférer les macérâts) à répartir de manière égale dans la journée (intervalles de 3 à 4h minimum).
Conservation
Voir la recette du « baume ».
Remarques
Pour une préparation en urgence, on peut sauter la macération et acheter un macérât d'arnica tout fait (même remarque que précédemment), et/ou utiliser du CO² d'arnica à hauteur de 0.3%.
L'arnica (Arnica montana) est anti-inflammatoire, anti-ecchymose, antidouleur, antiseptique.
La lavande aspic : voir recette précédente.
La gaulthérie couchée est antidouleur, anti-inflammatoire, antirhumatismale (les vertus per os ne nous concerne par ici).
L'immortelle (hélichryse italienne : déconseillée aux personnes traitées par anticoagulants !) est puissamment antihématome, anticoagulante, antiphlébitique (tonifiante de la circulation sanguine), cicatrisante, astringente cutanée, desclérosante, antispasmodique et anti-inflammatoire (les vertus per os ne nous concerne par ici).
L'antioxydant : voir recette précédente.
Voilà, vous connaissez maintenant mon super duo d'onguents "plaies et bosses" ;D
Alors, encore une fois, n'hésitez pas à réagir s'il y a des incompréhensions ou contradictions, j'avoue qu'au bout d'un moment, les mots se mélangent à force de les écrire, lire, re-écrire, re-lire, rere-écrire, rere-lire...
-
Salut Hedera, deja merci pour toutes ces recettes.
Une question: pourquoi la cire d'abeille? J'ai fait une creme Graisse de coco + Huile d'olive, et elle va bien. Bon, il fait frais chez moi. ca deviendrait un probleme a haute température?
merci
...
-
Merci.
Apparemment on dit Huile de coco en France, et Graisse en Suisse, c'est en tout cas ce qui est ecrit sur le pot. En tout cas c'est assez dur.
Va falloir que je me mette a la recherche du beurre de Karité, que je ne connais pas du tout. Google me dit qu'il fond a 30°C, c'est toujours pas assez je pense.
promneur
-
Sans cire, rien ne sera "assez", car elle seule tient aussi bien à la chaleur. Toute huile ou beurre se liquéfie au-delà d'une trentaine (ou moins) de degrés...
Tu peux trouver du beurre de karité en magasin bio, sinon par internet chez Aroma-Zone (http://www.aroma-zone.com/aroma/beurres.asp) ;)
-
Sans cire, rien ne sera "assez", car elle seule tient aussi bien à la chaleur. Toute huile ou beurre se liquéfie au-delà d'une trentaine (ou moins) de degrés...
Tu peux trouver du beurre de karité en magasin bio, sinon par internet chez Aroma-Zone (http://www.aroma-zone.com/aroma/beurres.asp) ;)
Je confirme : sans cire, ton stick à lèvres risque de se liquéfier dans ta poche, même en plein hiver ;)
On peut utiliser du karité seul, mais plutôt stocké dans un petit récipient (donc mettre les doigts pas toujours propres dedans, donc conservation moins bonne) et surtout pas dans une poche à la chaleur du corps.
J'utilise un mélange de karité et huile de coco avec succès depuis longtemps. Le beurre de cacao est aussi très agréable à utiliser et solidifie plus le stick (mélange karité / cacao).
Parmi les différents beurres et huiles testés : cupuacu, beurre de mangue, huile de sésame. Tout a fonctionné, en ajoutant plus de cire pour les huiles et beurres qui ont tendance à se liquéfier facilement.
Pas nécessaire, mais j'ajoute aussi des arômes naturels (cacao, mangue, vanille), et ça fait des idées cadeaux très appréciées ;D
-
On peut utiliser du karité seul, mais plutôt stocké dans un petit récipient (donc mettre les doigts pas toujours propres dedans, donc conservation moins bonne) et surtout pas dans une poche à la chaleur du corps.
Oui, je préconise également de privilégier les petits récipients pour cette raison (je réserve les plus grands, c'est à dire entre 50 et 100ml, à mes crèmes visage/corps et mes exfoliants). En outre, c'est plus pratique lorsque l'on trimballe ses tambouilles partout (comme moi), on reste dans l'esprit EDC/SDC donc.
Par contre, il est clair que l'on oublie de mettre dans sa poche un baume sans cire... à moins de vouloir huiler sa poche ;D
J'avoue ne pas trop apprécier l'odeur de coco, donc cette huile ne fait pas souvent partie de mon stock de matières premières... par contre, le beurre de cacao non désodorisé, mmmh, cette odeur de chocolat est, comment dire.... rrrrrrrr... (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Bave/0034.gif)
-
Resalut.
j'ai trouve de la cire d'abeilles d'un paysan bio, :doubleup: en train d'essayer pleins de trucs, dont une creme de Calendula.
Pour le macerat de Calendula sechées, j'ai essaye une semaine ou 2, et je ne crois pas que ca a marché, les petales etaient toujours "seches", "vides", je ne sais pas comment decrire.
J'ai aussi essayé une creme avec de la teinture mère, (extrait alcoolique), mais ca pue la gnole ^-^ , et je ne sais pas si ca n'irrite pas trop la peau apres.
Tu as une autre idée de comment faire une creme de Souci avec des fleurs sechées? J'ai promis de faire ca le weekend prochain, je pensais deja pouvoir le faire avec des fleurs fraiches mais c'est encore trop tot.
merci,
promneur
-
As tu un livre à nous recommander pour tous ce type de "recettes"? (creme, dentifrice, beaume, déo ...)
Ben... non. En réalité, il y a toutes une quantité de livres, et dans chacun quelques petites informations intéressantes. Bref, ce que je vous présente ici est un long travail de recoupage mais SURTOUT de recherche empirique et d'expérience pratique dans ma cuisine, puis sur moi-même et enfin quelques cobayes ravis ;D
J'ai également trouvé pas mal d'infos ou idées auprès d'autres tambouilleuses, sur internet (quelques exemples : http://raffa.grandmenage.info/, http://princesseaupetitpois.over-blog.com/, http://www.calybeauty.com/, http://www.aroma-zone.com/aroma/recettes.asp) et en live (suite aux rencontres internet... super outil internet si bien utilisé :up:) qui m'ont patiemment expliqué, corrigée, montré... Faut pas se leurrer, ce sont mes rencontres live qui m'ont le plus appris et permis de m'améliorer!
Alors, dans ma biblio at home, ce sont quantités de livres d'herboristerie (ce que j'étais déjà avant de tambouiller moi-même) principalement (aussi de la phyto, diététique, ...), et dans certains on trouve quelques recettes qui ne sont souvent pas top au niveau des types et dosages de l'expient (autrement dit, à l'usage, c'est galère à appliquer, conserver, etc.). A contrario, ceux causant de tambouilles ne me conviennent pas non plus : soit niveau expient, encore (celui que j'ai offert à ma môman entre autre, une fois que je l'ai eu en main je lui ai trouvé finalement pas mal de lacunes...), soit trop, beaucoup trop d'ingrédients superflus, inutiles, voire onéreux, dans les recettes (vive la simplicité que diable!).
Je suis en train de bosser sur un site internet perso dont une grosse partie sera consacrée aux plantes (et donc à mes "potions"), et récemment mon amie web-designer m'a proposé de mettre mes textes sous forme d'ebook interactif, avec des audios, des vidéos et tout (ça me dépasse un peu, je suis de l'ancien monde moi, amoureuse des livres poussiéreux...). Alors voilà, à suivre ;)
Environ 2 poignées de fleurs séchées d'hélichryse mises avec un pain (200-250g) de margarine de qualité (tournesol, colza) [...]
Attention avec un expient tel que beurre/margarine/saindoux, la conservation de la préparation sera très limitée dans le temps et implique un rangement indispensable au frigo... C'est pourquoi je préfère personnellement l'huile végétale (olive c'est nickel) ou le beurre de karité et/ou la cire d'abeille (l'idéal étant un mélange bien proportionné de ces trois matières afin de permettre une application plus agréable).
J'aime moi aussi beaucoup l’Immortelle (Hélichryse italienne) , son efficacité contre les hématomes, les traumatismes et les douleurs articulaires est redoutable!
-
S'il y a des points qui vous semblent obscurs ou pas assez détaillés, ou que d'autres manquent, n'hésitez pas à m'en faire part. A force de pratique, les choses me sont devenues tellement automatiques et évidentes que j'ai dû à coup sûr omettre certaines précisions...
De même, si vous voulez des infos sur certains types de produits, matériels de fabrication/utilisation, recettes, techniques... n'hésitez pas non plus... si je n'ai pas de réponse à proposer, je le dirai et me renseignerai :)
-
Bonjour Hedera,
Aurais-tu dans tes papiers un baume pour assouplir les pieds (dans le genre de la crème Nok mais avec des ingrédients naturels, voir bio) ?
-
Resalut.
j'ai trouve de la cire d'abeilles d'un paysan bio, :doubleup: en train d'essayer pleins de trucs, dont une creme de Calendula.
Pour le macerat de Calendula sechées, j'ai essaye une semaine ou 2, et je ne crois pas que ca a marché, les petales etaient toujours "seches", "vides", je ne sais pas comment decrire.
J'ai aussi essayé une creme avec de la teinture mère, (extrait alcoolique), mais ca pue la gnole ^-^ , et je ne sais pas si ca n'irrite pas trop la peau apres.
Tu as une autre idée de comment faire une creme de Souci avec des fleurs sechées? J'ai promis de faire ca le weekend prochain, je pensais deja pouvoir le faire avec des fleurs fraiches mais c'est encore trop tot.
merci,
promneur
Je suis désolée Promeneur, mais j'ai apparemment zappé ton message... :-[ ça doit être les fumigations de sauge et de thym, oui, sûrement ;D
Je n'ai jamais eu ce que tu décris, en macérant mes fleurs séchées de souci se ont toujours imprégnées de l'huile. Maintenant, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles gonflent non plus, elles auraient plutôt tendance à se ratatiner... Tu peux tenter de chauffer ton bocal (avec l'huile et les plantes) au bain marie quelques heures, et/ou les laisser macérer une ou deux semaines en plus.
Je n'ai encore jamais fait d'onguent intégrant de teinture alcoolique, mais je sais que c'est du boulot pour bien homogénéisé... Ceci-dit, je compte justement tenter bientôt l'expérience, j'en reparlerai... Par contre, je te confirme que l'alcool est desséchant, donc faut en utiliser un minimum (de plus une teinture alcoolique - j'en fais souvent, y compris les spiritueux et vins médicinaux - est bien plus concentrée en principes actifs qu'un macérât huileux, vinaigré, aqueux ou glycériné, donc il en faut peu pour obtenir des effets).
Question odeur, ben oui, une teinture alcoolique, ça sent la gnôle ;D Pour que persiste le parfum des plantes, il en faut de très odorantes, genre thym, romarin ou lavande par exemple (je ne vais pas dire qu'il en faut plus, car côté médicinal cela serait trop concentré en principes actifs, mais pour faire de la parfumerie, alors oui, l'idéal est de faire macérer plusieurs fournées, de couper avec l'hydrolat de la même plante au lieu d'utiliser de l'eau, etc.).
Bonjour Hedera,
Aurais-tu dans tes papiers un baume pour assouplir les pieds (dans le genre de la crème Nok mais avec des ingrédients naturels, voir bio) ?
Rien de plus simple que de faire ce genre d'onguent (ou de baume), car il s'agit de cire d'abeille, de beurre de karité et d'huile, et éventuellement d'huiles essentielles, qui tous se mélangent très facilement. Si tu veux faire intervenir une phase aqueuse, et obtenir une crème au sens littéral du terme (cosmétique), va falloir jouer avec de la cire émulsifiante et respecter certaines règles, ce qui est du coup un poil plus complexe (si ça y a des intéressés, je veux bien expliquer).
Pour les petites zones, les proportions vues précédemment sont très bien : une part de cire d'abeille, 4 parts de beurre de karité, 5 parts d'huile. Pour les zones plus étendues, on diminue simplement la proportion de cire (une demie part par exemple), voire on la vire carrément (ce qui signifie également que le résultat final se liquéfiera plus vite à la chaleur, faut en prendre compte). Pourquoi? D'une part, parce que le but des vertus "imperméabilisantes" de la cire ne sont pas censées étouffer la peau non plus... d'autre part, parce qu'étaler sur une grande surface quelque chose d'épais, ben c'est galère! Sans même parler de faire "absorber" le tout par la peau...
Côté plantes, on utilisera un macérât huileux de souci (calendula) si possible, sinon de l'huile d'olive. On peut rajouter du CO² de souci (calme les inflammations et favorise la cicatrisation) de l'HE ou du CO² (perso je préfère ce dernier) de matricaire (camomille allemande : anti-inflammatoire, cicatrisante, calmante... grande amie des peaux sensibles et fragiles! Oui, j'ai un faible pour elle...), de l'HE de lavande aspic (antifongique, antalgique, cicatrisante...), de l'HE de palmarosa (j'en utilise moins parce que j'aime rester "locale", mais elle est très intéressante : antifongique, antibactérienne, cicatrisante, hydratante, antidouleur... je l'utilise principalement dans mon déo maison) ou du thym à linalol ou à thujanol (antibactérienne et antifongique), et enfin de l'HE de menthe poivrée (pour son côté "réfrigérant" très sympa, surtout pour les pieds après une longue marche!). A souligner qu'il faut davantage de prudence avec le thym (attention, pas autre que linalol et thujanol, les autres sont bien moins douces!) et la menthe, donc à tester d'abord dans le pli du coude et vérifier s'il n'y a pas de réactions allergiques dans les 48h (ceci-dit, vaut mieux faire ça avec toutes les HE avant de commencer à les utiliser...).
Pour ma part, j'aime sévir avec le mélange huile de souci + 5% max d'HE (par rapport à la totalité du produit fini) de matricaire (enfin, CO² pour elle), lavande aspic, thym et menthe (si c'est pour les pieds). On peut aussi faire moitié huile souci et moitié huile d'arnica dans le cas où il n'y a pas de plaies ouvertes.
Avec tout ça, on obtient un "nok" avec encore plus de karité, de principes actifs (plantes) et sans les saloperies habituelles qui font la majorité des composants des crèmes du commerce (même dans le bio, on a parfois de mauvaises surprises...) :doubleup:
PS : les HE restent des concentrés en principes actifs et sont de fait puissantes, à chacun donc de les utiliser avec parcimonie et sagacité!
-
"Si tu veux faire intervenir une phase aqueuse, et obtenir une crème au sens littéral du terme (cosmétique), va falloir jouer avec de la cire émulsifiante et respecter certaines règles, ce qui est du coup un poil plus complexe (si ça y a des intéressés, je veux bien expliquer)"
Ho oui, chic! chic! chic! merci de nous faire partager, c'est chouette! :doubleup:
Perso je suis un peu basique: de l'huile de menthe pour les bosses et les gonfles, de l'huile de melaleuca pour les plaies et autres petites irritations dues aux champignons/bacteries/acariens. Un flacon de chaque dans la trousse bobologie, ca aide bien.
Parfois j'essaye des trucs, dont celui-ci qui a eut l'heur de presque fonctionner ::) :
1 part cire d'abeille (env. 20ml)
+ 2 parts huile d'amande douce
+ 1/4 part huile d'orange
+ 1/4 part eau demineralisee...
+ 1 dizaine de gouttes HE de cannelle
+ 1 dizaine de gouttes HE de melaleuca
a peu pres dans l'ordre, les 3,5 parts au bain marie, touillage jusqu'a demi-refroidissement (a la louche), ajout des HE et re-touillage tant que cela reste possible, eh bien... :-\
je tentais de faire une creme cicatrisante /desinfectante et je me suis retrouve avec un joli bloc un peu humide, assez eloigne du concept de creme mais finalement assez efficace pour traiter les irritations/plaies des espaces inter-digites de mes petits petons, pour peu qu'on frotte bien jusqu'a ce que fonde et penetre le produit au contact de la peau... mais la prochaine fois, si je peux arriver a faire une creme, je dis pas non 8)
-
Alors, on commence par quelques point d'attention à retenir pour réussir une crème :
Il faut de la cire émulsifiante (je conseille Olivem 1000 ou la cire n°2 dispo chez Aroma-Zone) pour faire une crème... y en a qui prétendent que la cire d'abeille suffit, sauf qu'elle émulsifie beaucoup moins bien. D'aucuns le font paraît-il, n'empêche que j'attend toujours de voir de visu leur crème!
D'autre part, dans une crème, on met très peu de cire, surtout celle d'abeille qui a un fort pouvoir solidifiant, d'où l'effet "bloc" :D En outre, elle est occlusive, donc c'est bien pour protéger des gerçures etc, mais on s'arrête là. Perso, je n'en mets jamais dans mes crèmes pour le visage et le corps, uniquement dans mes onguents.
Je recommande chaudement l'utilisation d'une balance au miligramme près (à moins de faire de grosses quantités de crèmes, mais là se pose le problème de conservation, j'en parlerai après). AZ en vend évidemment, ma première est de chez eux et est assez vide tombée en rade... (z'en ont une nouvelle, je n'ai pas testé). On m'en a offert une (elle a été achetée sur ebay, état neuf) qui est utilisée normalement pour peser les pièces de monnaie, ou les bijoux, je ne sais plus, et celle-là me satisfait pleinement! En plus, moins cher que la balance d'AZ, tout benef...
Autre ustensile indispensable, le fouet. Y'en a qui utilise un mini fouet électrique (celui d'AZ, ou genre fouet à capuccino), le problème est qu'il apporte beaucoup trop d'air dans la crème (mauvais pour la conservation!), ça a tendance à gicler partout à moins de fouetter dans un bol très profond (mais dans ce cas c'est galère pour bien récupérer toute la crème une fois terminée) et enfin la pile s'épuise très vite et rend l'âme toujours au moment crucial évidemment! >:( Bref, je préfère le fouet manuel... alors si le mini fouet d'AZ est trop petit (à mon goût), un fouet à sauce (un peu plus grand que le mini, mais bien plus petit que le classique fouet à cuisine),que l'on trouve même dans un (grand) supermarché lambda, est parfait! Pourvu qu'il soit en inox, par pitié...
Ne surtout pas utiliser de l'eau du robinet, de source, minérale... même bouilllie... sous peine de voir se former une jolie mousse verte sur sa crème au bout de quelques jours... je parle d'expérience(s) ... et ne privilégier que l'eau distillée (pharmacie, pas cher) l'hydrolat (eau florale, qui est également obtenue par distillation).
Encore un indispensable, peut-être celui qui l'est le plus d'ailleurs, le conservateur. Si phase aqueuse il y a, le conservateur (antibactérien) DOIT être de la partie. Y en a des synthétiques agréés par les labels bio, comme Cosgard (dispo chez AZ), mais je préfère quand même le naturel EPP (extrait de pépins de pamplemousse) qui pose moins de problèmes d'irritation (perso, j'en ai jamais eu) et à d'autres vertus (AZ...). L'EPP n'est juste pas compatible avec la gomme xanthane, mais je m'en fout vu que je n'en utilise pas...
Je crois avoir faire le tour... je poste déjà ça, et je reviens avec la recette, enfin ma recette (il y en a d'autres évidemment, mais cela me convient bien, je ne la change donc pas d'un yota, ou presque). Je commenterai ta recette également French Kiss, y a des p'tites choses qui m'ont fait sourire voire tiquer quand même... mais au moins, tu te lances, et ça, c'est tout à ton honneur car peu osent franchir le pas :up:
-
Avec le dioxyde de titane, on n'est plus dans les recettes de sorcières, mais dans la chimie industrielle.
C'est pas parceque c'est touillé à la main dans un creuset de terre cuite que c'est sain!
:o
Le titane a la particularité d'être implantable, on n'a encore jamais rencontré personne qui y soit intolérant.
Le métal n'a pas les mêmes caractéristiques chimiques et biologiques que le TiO2!
1) Tu présentes une recette avec du dioxide de titane:
Qui est justement un matériau dont l'usage sans discernement est de plus en plus controversé.
Qui est soupçoné d'avoir des effets inflammatoires. Effets démontrés dans des expériences sur les rongeurs et sur des cellules humaines.
De plus, il se présente sous une forme de plus en plus fine, ce qui pose des problèmes dans le corps humain, qui ne sait pas trop s'en débarasser. Nanoparticules...
Considéré par les associations de consommateurs comme bien trop répandu comparé aux avantages qu'il peut apporter, et sans que le consommateur puisse évaluer son utilité, ni la forme sous laquelle il a été incorporé (nanoparticule ou pas).
Qu'un personne intolérantes aux filtres solaires chimiques et devant absolument se tartiner de crème, emploie une protection avec du TiO2, cela me parait sensé.
Mais qu'il soit rajouté à une recette de pâte dentifrice pour un aspect opaque et blanc, je trouve cela plus douteux.
2) Qui c'est le "on" de "on n'a encore jamais rencontré..."?
Les fabricants de prothèses ou les sites vantant les prothèses dentaires?
Ou les chercheurs et les médecins, qui travaillent avec ce matériau - qui a beaucoup d'avantages sur d'autres - mais n'est pas non plus parfait.
-
Ne surtout pas utiliser de l'eau du robinet, de source, minérale... même bouilllie... sous peine de voir se former une jolie mousse verte sur sa crème au bout de quelques jours... je parle d'expérience(s) ... et ne privilégier que l'eau distillée (pharmacie, pas cher) l'hydrolat (eau florale, qui est également obtenue par distillation).
J'ai toujours utilisé de l'eau minérale (bouteille neuve, ouverte juste avant le mélange), et jamais eu de soucis ;)
-
Merci pour ta recette Hedera. Je vais essayer.
De mon coté j’ai essayé de me faire une crème « pieds », un peu plus compliquée avec une phase aqueuse. La voici :
Phase huileuse :
Beurre de Karité 20g
Caprylis* 10g
Olivem 1000 8g
Cire d’abeille 5g
Huile d’olive 5g
Glycérine végétale 5g
Acide stéarique 4g
Macérât huileux d’Aloe 3g
Phase aqueuse :
Eau + infusion sauge* 40g
EPP* 0,5-1g
La phase huileuse est portée à 60-70° au bain marie.
Pour la phase aqueuse (infusion) on attend que la température de l’infusion descende à 60-70°, et on ajoute l’EPP avant de faire le mélange des 2 phases.
A la fin on rajoute les HE suivantes (et on mélange à nouveau) :
HE Lavandin 10 gouttes
HE Romarin ABV 5 gouttes
HE Pamplemousse 5 gouttes
* Caprylis : huile de coco fractionnée (huile dite « sèche » car absorbée rapidement par la peau, et sans odeur)
* Infusion sauge (10 min) : 150g d’eau + 10 g de feuilles de sauges (du jardin) coupées.
* EPP : Extrait de pépins de pamplemousse (antiseptique)
La consistance est assez réussie je trouve, par contre malgré l’utilisation d’EPP j’ai eu quelques moisissures. Mais je n’avais pas pris d’eau déminéralisée mais de l’eau minérale. De plus ma balance n’est pas assez précise, je vais devoir investir pour peser plus juste.
Si tu constates d’autres problèmes ou erreurs signalent les moi.
-
Avec le dioxyde de titane, on n'est plus dans les recettes de sorcières, mais dans la chimie industrielle.
C'est pas parceque c'est touillé à la main dans un creuset de terre cuite que c'est sain!
En effet, le dioxide de titane ne m'inspire pas vraiment non plus... mais en dehors des risques de ce dernier, j'avoue avoir de plus du mal à utiliser des extraits aussi "travaillés", à comprendre fort éloignés de ce que l'on peut trouver dans la nature. Je ne sais pas si mes propos sont vraiment clairs, disons qu'un hydrolat ou une teinture alcoolique (que je peux faire moi-même) me parle plus qu'un oxyde ou autre extrait dans le même genre (que je ne peux pas faire moi-même)... J'ai de l'oxyde de zinc acheté il y a un moment, ben le sachet est toujours hermétiquement clos... En même temps, ces substances s'utilisent surtout dans la confection de crème solaire, ce que je ne fabrique pas (et ne suis pas convaincue de pouvoir fabriquer étant donné les composants nécessaires), vu que je ne vais pour ainsi dire jamais en plein soleil ;D
par contre malgré l’utilisation d’EPP j’ai eu quelques moisissures. Mais je n’avais pas pris d’eau déminéralisée mais de l’eau minérale
Certains parviennent à ne pas avoir de moisissures avec de l'eau minérale, mais c'est loin d'être une généralité... perso je m'abstiens donc et ne recommande pour cette raison pas autre chose que de l'eau distillée ;) On peut évidemment utiliser un conservateur plus puissant que l'EPP, mais dans ce cas on s'éloigne du naturel et on vire synthétique, ce qui ne rentre pas du tout en adéquation avec mon approche du "home made" (mais ça aussi, c'est personnel).
Pour le reste de ta recette, je ne vois pas d'autres "problèmes". Le choix des ingrédients est question de goût. Pour la phase aqueuse, tu peux remplacer l'infusion de sauge par une part d'eau distillée (que tu fais chauffer) et une part d'hydrolat de la même plante (que tu rajoutes à froid un fois les phases huileuse et aqueuse mélangées - vu que l'hydrolat est issu de la distillation, pas de souci). En ce qui concerne la balance au gr près (minimum), elle devient très souhaitable dès lors que l'on travaille avec de la cire émulsifiante, car le moindre gramme fait la différence de texture et de qualité d'émulsion (et donc de conservation).
Je n'ai pas oublié : je reviens poster ma recette de crème (elle est très minimaliste, j'ai horreur de m'encombrer), très vite... si si... c'est qu'en ce moment (euh, comme d'habitude...) je manque de temps... :-[
-
Perso je suis un peu basique: de l'huile de menthe pour les bosses et les gonfles, de l'huile de melaleuca pour les plaies et autres petites irritations dues aux champignons/bacteries/acariens. Un flacon de chaque dans la trousse bobologie, ca aide bien.
Je suis "basique" moi aussi, je n'aime pas m'encombrer d'ingrédients ceci cela. Mes préparations ne contiennent que l'essentiel (à mes yeux) et restent minimalistes. Par contre, je ne sais pas ce que tu entends par huile de menthe ou de melaleuca (tea tree je suppose?) : huiles essentielles pures ou diluées dans de l'huile végétale? J'éviterais la première possibilité en ce qui me concerne ;
Parfois j'essaye des trucs, dont celui-ci qui a eut l'heur de presque fonctionner ::) :
1 part cire d'abeille (env. 20ml)
+ 2 parts huile d'amande douce
+ 1/4 part huile d'orange
+ 1/4 part eau demineralisee...
+ 1 dizaine de gouttes HE de cannelle
+ 1 dizaine de gouttes HE de melaleuca
a peu pres dans l'ordre, les 3,5 parts au bain marie, touillage jusqu'a demi-refroidissement (a la louche), ajout des HE et re-touillage tant que cela reste possible, eh bien... :-\
Troque ta cire d'abeille contre de la cire émulsifiante, ça fonctionnera bien mieux ;) La première est super pour solidifier la préparation (j'imagine le bloc obtenu avec une telle quantité ;D), mais pour l'émulsion...
Soit prudent avec l'HE de cannelle, elle est très dermocaustique. Personnellement, je l'oublie dans les onguents et crème (et pourtant je raffole de son parfum...), même à hauteur d'une goutte dans 10 ml d'huile végétale, ma peau réagit violemment :( Maintenant, tout le monde n'est pas aussi réactif non plus, mais elle reste une de ces HE à manipuler avec précaution.
J'ai cessé de travailler avec l'huile d'amande douce car elle s'oxyde trop vite (et devient comédogène). Même si je reconnais son incroyable douceur (elle porte bien son nom)...
Ce qui me fait tiquer dans ta préparation, c'est l'absence de conservateur, indispensable lorsqu'une phase aqueuse intervient. D'autant plus avec l'instabilité de ton émulsion...
Voilà pour mes deux baies... oui, je me suis dit que j'allais prendre le pli du forum : deux sous, deux gouttes... deux baies j'ai pas encore vu, et ça va bien avec mes plantes, ma gourmandise, tout ça ;D
-
Voici la recette de base de ma crème, que je ne change plus depuis plusieurs années vu que sa tenue et sa texure sont impec' :
Crème pour le visage et le corps (parce que faire une crème différente pour l'un et l'autre, ça m'emm...)
30% d'eau distillée
30% d'hydrolat(s)
20% d'huile(s) végétale(s)
8% de gel d'aloe vera (si je n'en ai pas, j'augmente simplement la teneur en eau distillée et hydrolats)
8% cire émulsifiante (pour ma part, olivem 1000)
2% de beurre végétal (en général, j'utilise du karité)
1% d'huile(s) essentielle(s)
1% EPP (extrait de pépins de pamplemousse)
Préparation
Mettre au bain marie deux récipients en verre (type pyrex), l’un avec la cire émulsifiante, le beurre et l’huile végétale (uniquement l’huile d’olive et de jojoba, les huiles fragiles seront ajoutées hors du feu), l’autre avec l’eau distillée. Laisser la température grimper jusqu’à 60° à 70° (selon émulsifiant).
Pendant ce temps, un autre récipient (un simple verre convient très bien) avec le ou les hydrolats, l’aloe vera et l’EPP (ces ingrédients ne supportent pas la chauffe).
Sortir la phase huileuse de son bain marie et y ajouter lentement la phase aqueuse sans cesser de mélanger énergiquement au fouet (le mien est manuel, je n'aime pas les fouets électriques qui amènent trop d'air dans la crème, et qui redécorent la cuisine... et puis, le jour où il n'y aura plus d'électricité... ;D). Après quelques instants, ajouter (s'il y en a) les huiles fragiles, et enfin la ou les huiles essentielles. Fouetter jusqu’à ce que la crème soit onctueuse (mais pas mousseuse, car si la quantité double de volume, elle se liquéfiera également très vite) et à température ambiante (on peut placer le récipient dans l'eau froide pendant le "fouetage" afin d'accélerer le refroidissement).
Verser délicatement dans un pot fermant hermétiquement, préalablement désinfecté (au bain marie si c’est du verre, à l’alcool si c’est du plastique. Perso je passe à l'alcool même le verre, mais ch'uis une maniaque ;)). Tapoter le pot sur la table pour que la crème se mette de manière homogène et afin d'éviter les bulles d’air (ennemi de la conservation).
Utilisation
Avec une spatule ou des doigts propres (lavés au savon neutre), prélever une noisette de crème et appliquer sur une zone de la peau puis masser doucement pour faire pénétrer. Recommencer autant de fois que nécessaire sur le reste du visage/corps, sachant que peu de crème est nécessaire pour bien hydrater, surcharger ne ferait que boucher les pores de la peau et laisser un film gras.
Conservation
Etant donné que cette préparation contient une phase aqueuse, elle se conserve jusqu'à trois mois dans un endroit pas trop chauffé (je la tue en un mois et demi, donc jamais fait le test des trois mois... par contre le copain a qui j'ai appris à tambouiller le fait régulièrement et n'a jamais rencontré de problèmes de conservation). Elle peut être stockée dans le réfrigérateur, ce qui a également pour avantage de la garder assez épaisse. Stockée dans la salle de bain, elle aura tendance à plus ou moins se liquéfier, ce qui n’enlève rien à son efficacité. Pour ma part, lorsqu'il fait très chaud (comme en ce moment), je préfère garder ma crème systématiquement au frigo.
-
Autre ustensile indispensable, le fouet. Y'en a qui utilise un mini fouet électrique (celui d'AZ, ou genre fouet à capuccino), le problème est qu'il apporte beaucoup trop d'air dans la crème (mauvais pour la conservation!), ça a tendance à gicler partout à moins de fouetter dans un bol très profond (mais dans ce cas c'est galère pour bien récupérer toute la crème une fois terminée) et enfin la pile s'épuise très vite et rend l'âme toujours au moment crucial évidemment! >:(
Merci pour tes recettes :) !
J'ai à très peu de choses près la même recette visage/corps et c'est vrai qu'elle est top, je modifie seulement les HV, HA et HE suivant la saison (été/hiver) pour adapter la crème, mais la base reste la même. Je rajoute juste de la glycérine végétale (en très petite quantité pour éviter que ça ne fasse l'effet inverse et assèche).
Pour le fouet, certains utilisent celui-ci : http://www.ikea.com/fr/fr/catalog/products/30100041/ (http://www.ikea.com/fr/fr/catalog/products/30100041/)
le mousseur à lait d'Ikéa ! Peut être que tu connais ? J'ai essayé et adopté : il fait une crème assez aérienne certes, mais pas trop non plus donc pour la conservation ça passe (ceci dit, j'utilise un pot profond et peu large). Mais bon après j'ai jamais eu à garder une crème plus d'un mois (à croire que je la bouffe !) donc je peux pas vraiment te dire si ça tiendrait plus longtemps...
-
Je suis "basique" moi aussi, je n'aime pas m'encombrer d'ingrédients ceci cela. Mes préparations ne contiennent que l'essentiel (à mes yeux) et restent minimalistes. Par contre, je ne sais pas ce que tu entends par huile de menthe ou de melaleuca (tea tree je suppose?) : huiles essentielles pures ou diluées dans de l'huile végétale? J'éviterais la première possibilité en ce qui me concerne ;
Pour la bobologie je les utilises diluees, ici je les trouve toute prete a l'emploi en magasin (DM en Allemagne).
Troque ta cire d'abeille contre de la cire émulsifiante, ça fonctionnera bien mieux ;) La première est super pour solidifier la préparation (j'imagine le bloc obtenu avec une telle quantité ;D), mais pour l'émulsion...
Soit prudent avec l'HE de cannelle, elle est très dermocaustique. Personnellement, je l'oublie dans les onguents et crème (et pourtant je raffole de son parfum...), même à hauteur d'une goutte dans 10 ml d'huile végétale, ma peau réagit violemment :( Maintenant, tout le monde n'est pas aussi réactif non plus, mais elle reste une de ces HE à manipuler avec précaution.
J'ai cessé de travailler avec l'huile d'amande douce car elle s'oxyde trop vite (et devient comédogène). Même si je reconnais son incroyable douceur (elle porte bien son nom)...
Ce qui me fait tiquer dans ta préparation, c'est l'absence de conservateur, indispensable lorsqu'une phase aqueuse intervient. D'autant plus avec l'instabilité de ton émulsion...
Voilà pour mes deux baies... oui, je me suis dit que j'allais prendre le pli du forum : deux sous, deux gouttes... deux baies j'ai pas encore vu, et ça va bien avec mes plantes, ma gourmandise, tout ça ;D
Je ne savais pas pour l'HE de cannelle, je ferai attention la prochaine fois. Pour la conservation j'ai pense que l'huile d'orange pouvait aider, en tout cas jusqu’à aujourd'hui pas de trace de moisissure sur le bloc. Merci pour la recette de crème, pas sur que j'essaye un jour, ca parait pas super simple pour un bleu comme moi en la matiere.
-
@ Calypso : le mousseur d'Ikéa, c'est à peu de choses près ce que propose AZ (fonction mousseur mais aussi fonction fouet et autres). Au début, j'utilisais cet appareil également, l'émulsion prend plus vite (vu que ça "bat" plus vite que manuellement) et il y a moins de risques de ratage au début. Mais une fois qu'on a pris la main, le fouet à main fait tout aussi bien le travail. Mon choix pour le manuel plutôt que l'électrique s'explique ainsi :
- quand ça fouette trop vite, y a également plus d'air introduit dans la préparation. Résultat : conservation plus à risques, mais surtout un préparation qui double de volume car bien mousseuse. Ça a l'air sympa comme ça, mais quand le tout retombe comme un flan, enfin, comme un lait, quelques jours plus tard, ça l'est plus trop... (sans parler que ça gicle partout avec ce genre de bidule, et ça m'énerve...)
- Je n'aime pas dépendre de l'électricité, je préfère pouvoir m'appuyer sur l'énergie fournie par "l'huile de coude"... à moins d'un bras ou poignet cassé, pas de risque de panne et j'aurai toujours ce qu'il faut sous la main! ;D Je suis une rustique, bah oui...
- J'ai râlé le jour où la pile est morte, que j'ai ouvert l'appareil et q'un petit machin chose m'est resté dans la main... petit machin chose (une tige de métal dont je n'ai pas compris la fonction) qui n'aurait pas du y être, dans ma main, mais rester dans l'appareil (où ça? mystère...). Oui, rustique et brute de décoffrage ;#
- J'aime bien mon fouet, l'est joli tout en inox, il fait bien le boulot, est solide et facile à nettoyer. C'est ma baguette magique de tambouillage quoi! Rustique, brute de décoffrage et sorcière de surcroît ;)
@ French Kiss : Les HE peuvent aider à conserver la préparation lorsqu'elles interviennent à forte dose (20% il me semble, à vérifier...), mais ce dosage est à éviter à moins d'application très locales (et encore, ça dépend des HE).
Par contre, je t'encourage à essayer de faire une crème, c'est bien moins compliqué qu'il n'y paraît. Perso, j'ai jamais utilisé de thermomètre, les seuls outils réellement indispensables (en dehors des récipients évidemment) sont le fouet et la balance de précision. Tu respectes les dosages et ça roule... Au début, j'ai eu un ou deux ratages, genre la préparation qui reste ou devient liquide, mais un "lait" est tout aussi efficace qu'une crème. Par la suite, tu prendras la main (c'est une question de "battage" en général, d'où le choix de beaucoup pour le fouet électrique ou le mousseur).
-
Pour ceux et celle que ça intéresse, jai publié sur mon blog la recette complète de mon onguent "bosses" (sur le forum, j'ai posté une variante simplifiée) : http://sorcellerie-ambronyx.blogspot.fr/2012/12/longuent-contre-les-bosses.html ;)
Je profite de ce message pour faire un retour sur l'intégration d'une teinture alcoolique dans un onguent (je le rappelle : huile + cire ou huile + beurre + cire, pas de phase aqueuse donc), à hauteur de 10% :
Faire fondre au bain marie les cires (moitié cire d'abeille + moitié cire émulsifiante) et le beurre végétal (karité pour moi), ajouter l'huile en même temps si c'est de l'olive ou du jojoba, ou après que les deux premiers ingrédients soient fondus si c'est une huile fragile ou un macérat.
Rajouter au goutte à goutte la teinture mère sans cesser de touiller (ouais, c'est du boulot, mais c'est le secret d'un onguent réussi!) puis couler dans des petits pots. Pour info, plus on touille jusqu'à ce que l'onguent commence à prendre (itou dans les petits pots, faut donc le faire tout en douceur), plus l'homogénéité sera garantie...
Mon premier essai intégrant de la teinture fut l'onguent "dodo", car son but est de détendre, aider à dormir et faire de beaux rêves (enfin, j'm'en fous un peu qu'ils soient beaux, pourvu qu'ils soient intéressants!). Donc, base de cires, beurre et jojoba (pour sa quasi absence d'odeur, disons que celle de noix se marie bien mieux que celle d'olive avec la teinture et he utilisées dans le cas présent!), he de mandarine rouge et teinture de vanille maison. Rhaaa, la vanille... sauf que j'avais ajouté la teinture de benjoin (maison aussi, que j'adore aussi)! Pas grave, je rajoute celle de vanille ensuite (et me retrouve donc avec 15% de teinture alcoolique dans mon onguent, bref...). Une merveille cet onguent, une merveille... (à appliquer sur le front, les tempes et l'intérieur des poignets... puis moi je me frottes les main ensuite, mmmh...)