Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: Patrick le 11 septembre 2011 à 10:31:54

Titre: Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 10:31:54
La défense personnelle n'est qu'une partie de la stratégie globale de protection personnelle que se doit d'élaborer toute personne. Enfin plus exactement, toute personne qui s'est réveillée un beau matin en prenant conscience que la flute enchantée n'est pas seulement un opéra de Mozart mais aussi l'air préféré des gouvernants qui essayent de nous persuader qu'ils sont en mesure de nous protéger des risques de violence.

Nous sommes donc un certain nombre à pratiquer des disciplines se voulant peu ou prou adaptées aux risques tels que nous les encourons dans notre vie quotidienne. L’apparition exponentielle de telles disciplines à ravivée l'éternelle croisade jamais vraiment éteinte du "my kung fu is better than yourth" déjà entre ces disciplines concurrentes dont les structures se livrent avant tout à une guerre de marketing mais aussi entre disciplines martiales et de combat déjà existantes vs disciplines RBSD, les premières considérant qu'elles répondaient déjà aux exigences de la réalité du combat.

Très souvent sur les forums ou à l'occasion de véritables défis on assiste à des "viens donc me faire face avec ta discipline qu'on voit qui est le meilleur. Face à ces comportements il m'apparaît de faire une précision personnelle aux lecteurs qui n'y comprennent plus rien face à cette multiplication des disciplines et aux postulats de rivalités qui en découlent.

En effet, je tiens à préciser que l'objectif de la défense personnelle n'est en aucun cas le combat de duel ou défi qui présuppose une logique d'affrontement rituel, frontal à un contre un et sans outils additionnels. Cela n'est pas le domaine ou se place un étudiant en RBSD, même si certaines disciplines, notamment certains cours de Krav Maga cèdent aux sirènes du combat rituel pieds poing sol. Mais c'est leur droit et leur problème et puis, il faut bien manger on y reviendra plus tard.

Le postulat du pratiquant de SD, c'est d'éviter le plus possible le combat en privilégiant la négociation, le repli, céder ce qu'il est possible de céder et quand ce n'est plus possible prendre lui même l'initiative du combat en étant le plus vicieux et efficacement violent possible avant de se replier. Comment alors imaginer une opposition rituelle entre un pratiquant d'AM/SC et un pratiquant de SD qui ne peut prétendre s'en sortir efficacement en ne profitant plus des éléments qui lui sont favorable dans un environnement normé favorable à son opposant. Un pratiquant de SD n'est pas meilleur il sait juste mettre en place des stratégies et tactiques non conventionnelles lui permettant d'espérer s'en sortir allié à une désinhibition en regard des pratiques chevaleresques qui trainent encore dans l'inconscient collectif.

Imaginons un instant un pratiquant ou enseignant de MMA qui se pointerait dans mon club un samedi matin pour me défier :
- lui "on va bien voir qui est le meilleur"
- moi "pas la peine c'est toi"
- lui "mais tu es une vraie tapette"
- moi "oui, c'est vrai"

à ce stade du questionnaire, deux évolutions possible :
- il tient son triomphe et s'en va
- il veut le parachever et en découdre quand même

Si c'est la deuxième solution qui l'intéresse, je ne vais certes pas le laisser baliser son terrain, sa dimension et me dominer, je prend l'initiative en lui défonçant la tronche avec la chaise à proximité ou l'extincteur ou encore lui sprayer la gueule avec mon spray avant de lui maraver la tronche sans lui laisser la moindre chance, point.

Et on en revient là à une chose extrêmement importante pour la plupart des gens, on en discutait hier avec un nouvel élève 3ème dan de Karate, le statut qu'il est important d'être valorisant pour beaucoup.

C'est valorisant pour la plupart des gens d'être ceinture noire, d'être quelqu'un dans une discipline qui confine à une sorte de chevalerie moderne assortie d'une aura positive associant dureté, probité et même un peu de mystique philosophique. Cela ne l'est pas du tout d'être une hyène vicieuse ceinture noire de dirty fuckin' style qui refuse le combat obstinément jusqu'à le déclencher par surprise avec des objets lui permettant d'avoir le dessus.

Je parlais plus haut d'écoles ayant transigé et proposant un remplacement de ce statut valorisant avec des références à des groupes d'élite de la police et de l'armée et où on voit bien que le duel rituel vecteur historique d'émulation au sein de ces groupes tient une grande part.

Pourtant, si on veut espérer survivre face à des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance, il vaut mieux être la pire des hyènes vicieuses que le flamboyant chevalier blanc ou en tenue camouflée. Même si je caresse souvent avec nostalgie le tissus de mon karate-gi et de ma vieille ceinture noire.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: gregou le 11 septembre 2011 à 10:56:00
Belle analyse!
Comme j'aime a le dire ce que je veux, ou voudrais du moins, c'est apprendre a me défendre et pas a me battre.
Ce qui implique a mon sens pas juste une technique de combat mais aussi une analyse et une synthèse  global de la chose
On ne meurt pas de honte d'un coup de couteau oui!
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: DavidManise le 11 septembre 2011 à 11:10:53
Salut,

Ce texte résume tellement bien la philosophie du truc que j'aurais envie de le publier sur le site du CEETS, avec ta permission...

Ciao ;)

David
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: guy le 11 septembre 2011 à 11:11:19
Je ne réagis pas trop souvent dans cette section, car je sais pertinemment que ma vision des choses (du monde, de la société, des lois…) sont assez en écart avec ce qui est présenté sur ce forum.
Mais pour le coup, ce sujet est, je trouve bien amené.
Si l’on oubli le coté « repli » qui pour moi est dans bien des situations inimaginable une fois un conflit clairement engagé. Il y a énormément de bon sens et de « casse mythe » dans ton propos.
Le graal ceinture noire est bien vivace. On a pourtant tous bien entendu un jour ces histoires du genre « un prof de taekwon do se fait prendre la tête par trois gus dans le métro et se mettre la misère malgré son statut… ». Ce n’est donc pas valable uniquement pour le MMA ou les discipline de ring moderne.
En contre partie il ne faut pas jeter le discrédit sur ces disciplines, c’est sur la façon que le pratiquant à d’appréhender les choses que tout se joue je pense.

Bon je n’aime pas encore une fois c’est histoires de « prédateurs » (j’aime pas, je le dit), qui me laissent trop penser qu’il y a les loups, les moutons et quelques chiens de garde qui sortent du lot des moutons…

Mais pour le reste je suis bien d’accord avec toi, il ne s’agira pas d’être « meilleur », au sens plus gradé, plus « noble d’âme »… Il faudra au contraire être pire et ne pas hésiter à l’être.
Chose que je ne développerai pas trop pour ne pas tenir un discours prônant l’illégalité vis-à-vis des notions si floues (et à mon sens inacceptables) telles que la légitime défense…

Chose que tu résumes à merveille ici (et on devrait se le graver quelque part) :

Pourtant, si on veut espérer survivre face à des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance, il vaut mieux être la pire des hyènes vicieuses que le flamboyant chevalier blanc ou en tenue camouflée.

Ceci étant, tout cela amène a des situations extrêmes. Des notions de simples « neutralisations » sont dure à tenir, car je conçois le comportement développé plus haut comme quelque chose de très individuel.

Maintenant, vivons paisible. Celui qui ne fait que d’utiliser son verbe déplace du vent, si ça l’aide à se croire fort, je le laisserai bien volontiers. Chacun pose ses limites, ça c’est une autre histoire.
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 11:23:43
Ce texte résume tellement bien la philosophie du truc que j'aurais envie de le publier sur le site du CEETS, avec ta permission...
Attends, "Président on peut ?" je change de casquette, mode schyzo on : "oui c'est OK"  ;D 
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 11:34:26
On ne meurt pas de honte d'un coup de couteau oui!
Tu rebondis là encore sur la notion de valorisation. Personnellement, je ne mourrai pas de honte de me faire traiter de folle tordue ou de donner ma caisse ou un peu d'argent. Ou encore je ne mourrai certainement pas d'avoir laissé bafouer verbalement la vertu de ma compagne quitte à ce qu'elle aille se trouver un autre mec plus en rapport avec ses attentes. Mais je mourrai sûrement de honte à petit feu de n'avoir pas su protéger les êtes qui me sont chers ou d'avoir laissé une femme être violée et plus généralement attaquée sous mes yeux. Je disais dans l'ouverture du fil "céder ce qu'il est possible de céder" et il est important d'avoir une réflexion préalable, intime et profonde de quelles sont nos valeurs essentielles et où on place le curseur du switch on. Et ce n'est pas transmissible d'une personne à l'autre.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: kéké le 11 septembre 2011 à 11:40:27
Pas de doute on est bien sûr un forum où on parle de survie...! Et pas de mec qui débatent de truc qu'ils ont vu à la télé :up:
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: stetin le 11 septembre 2011 à 11:41:14
 :akhbar: tout est dit!
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: azur le 11 septembre 2011 à 12:18:38
Pourtant, si on veut espérer survivre face à des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance, il vaut mieux être la pire des hyènes vicieuses que le flamboyant chevalier blanc ou en tenue camouflée. Même si je caresse souvent avec nostalgie le tissus de mon karate-gi et de ma vieille ceinture noire.
Le problème, c'est que notre société bercée d'angélisme et enfermée dans la pensée bobo héritée de 1968 nous offre l'image des chevaliers de romans courtois... Ce n'est pas ça, un chevalier!
L'esprit de la chevalerie est de ne pas se laisser guider par ses instincts mais n'impose pas de se faire gentiment fracasser la gueule sans répondre, à plus forte raison lorsqu'on on a charge d’êtres humains.

En fait, ce qui distingue le chevalier (ou le membre de ce forum) du BG, c'est qu'il fait usage de force brutale en réponse à la violence
- violence : laisser libre cours à ses émotions et sentiments en les exprimant à travers une agression (physique ou verbale) qui n'est pas maitrisée et n'a pas de limite
- force brutale : application de coup ou création de douleur (pouvant aller jusqu'à donner la mort) tout en restant maitre de ses actes et de ses sentiments. Par analogie à un principe d'éthologie: le moins fort possible mais aussi fort que nécessaire

Un chevalier ne doit pas avoir peur de faire mal, très mal même, jusqu'à donner la mort si c'est nécessaire... cependant, il ne le fait pas pour assouvir une envie ou un instinct, mais pour défendre sa vie ou protéger les autres!
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Leif le 11 septembre 2011 à 12:26:16
chevalier , chevalier et les barbares alors :)
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: remden le 11 septembre 2011 à 12:45:00
(...) Enfin plus exactement, toute personne qui s'est réveillée un beau matin en prenant conscience que la flute enchantée n'est pas seulement un opéra de Mozart mais aussi l'air préféré des gouvernants qui essayent de nous persuader qu'ils sont en mesure de nous protéger des risques de violence.


bon exemple de pensée juste exprimée clairement.
je réagis juste sur le début, c'est tellement vrai que toute action de légitime défense apparait presque aux yeux des autorités comme une remise en cause du mythe de l'État défenseur du citoyen.

quand vous faites de la légitime défense, c'est "à chaud" ça peut être assez violent à cause de la peur et vous devez décider de votre riposte dans l'instant, il n'y a pas de temps pour de la réflexion.
Un juge lui, prendra son temps, dans un cadre qui lui est familier (le tribunal ou la cour) pour examiner une action de légitime défense avec rapports d'experts, interrogatoires de témoins etc. et décidera souverainement si l'action était proportionnée à l'attaque. En général ce n'est pas en faveur de la victime, l'État accepte très mal que le citoyen lambda empiète sur le monopole de violence "légale" qu'il détient et le fait savoir en condamnant un citoyen qui ose assurer sa protection dans l'urgence.

ça ne va pas s'améliorer avec les suppressions de postes et les fermetures de gendarmeries...
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 12:55:24
Le problème, c'est que notre société bercée d'angélisme et enfermée dans la pensée bobo héritée de 1968
Explication sociologique dogmatique et très hasardeuse n'ayant pas grand chose à foutre ici  :down:

nous offre l'image des chevaliers de romans courtois... Ce n'est pas ça, un chevalier!
L'esprit de la chevalerie est de ne pas se laisser guider par ses instincts mais n'impose pas de se faire gentiment fracasser la gueule sans répondre, à plus forte raison lorsqu'on on a charge d’êtres humains.

En fait, ce qui distingue le chevalier (ou le membre de ce forum) du BG, c'est qu'il fait usage de force brutale en réponse à la violence
- violence : laisser libre cours à ses émotions et sentiments en les exprimant à travers une agression (physique ou verbale) qui n'est pas maitrisée et n'a pas de limite
- force brutale : application de coup ou création de douleur (pouvant aller jusqu'à donner la mort) tout en restant maitre de ses actes et de ses sentiments. Par analogie à un principe d'éthologie: le moins fort possible mais aussi fort que nécessaire

Un chevalier ne doit pas avoir peur de faire mal, très mal même, jusqu'à donner la mort si c'est nécessaire... cependant, il ne le fait pas pour assouvir une envie ou un instinct, mais pour défendre sa vie ou protéger les autres!
Toujours ce besoin forcené de valorisation hein ! Pourtant cette notion fantasmatique est dangereuse en terme de protection personnelle car elle suppose un rôle de gardien/chien de berger conféré ou autoproclamé de valeurs ou populations. Je crois que tu confond la chevalerie et la prévôté, groupe dont tu semble faire partie. Un policier, gendarme soldat n'est pas un chevalier mais un prévôt de l'état, il à un rôle et des missions légitimé par un choix démocratique (enfin chez nous du moins).

Moi je vois plutôt notre état comme celui des pionniers du nouveau monde qui cultivaient, élevaient leur bétail mais étaient capables de traiter le risque pour eux, leur famille et leurs voisins à coup de 12 à broche dans le cul du fâcheux.

Il s'agit là d'un exemple et non d'une caution de la colonisation des terres amérindiennes et des exactions envers leurs populations. Je hais, j'exècre par dessus tout ceux qui s'arrogent le droit de s'inviter par la force au nom d'une supériorité de race ou de religion.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: kéké le 11 septembre 2011 à 13:07:28
Je n'aime pas beaucoup ces exemples:
On est pas là pour sauver le monde, mais surtout pour sauver ses miches. C'est déjà pas mal....

Bien sur le policier, vigile, militaire,... à une responsablité envers les plus faibles mais je n'irai jamais au suicide dans une situation où ils peut exister d'autre  possibilité que la force.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: guy le 11 septembre 2011 à 13:19:04
Dans certains postes, je vois pointer de droles d'idées... Attention à ne pas dévier de trop.  ;#
(c'est le jeu du forum)

Bref, il n'y a pas de chevalier ni de ninja... J'entend trop souvent parler des supposés "BG", comme si il y avait des questions de camps, de clans... Si on résonnait comme ça, alors je serais souvent dans le camp de ceux que vous n'aimez pas.

C'est quasi naturel de vouloir se "prouver des choses", de pisser pour marquer son territoire et de s'épiler les bouboules avec une pince à épiler en plaqué or. Mais le concept est d'étudier la dangerosité et le mal avenu de ce genre d'approche.  Ainsi que de la nécéssité d'agir en dépit des bonnes moeurs lorsque cela est vraiment nécéssaire.

L'idéologie n'a pas vraiment de place ici, restons pragmatiques au possible.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: raphael le 11 septembre 2011 à 13:31:28
est ce que le fait que l'ensemble des sports de combat impose une sorte de "ceremonial" ne les rendent pas si adaptés a la SD ?

j'entends par là : vous allez vous entrainez, 1 je me change 2 je rentre dans la salle 3 je m'echauffe 4 j'enchaine les exos 5 je combats

tout ce rythme n'existe pas dans la SD
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: kéké le 11 septembre 2011 à 13:42:29
Je pense que le gros point faible des sport de combats est plutôt qu'il respecte des règles et que ces règles ne sont plus d'apliquation quand tu te fais agresser par un mec qui en à pas!

Maintenant il est vrai que dans les sports de combats on s'habitue à une cadence qui n'est pas celle de la "rue"
Quand j'enfille un kimono ou une paires de gants je me mets dans un état d'esprit et j'ai le temp de m'y instaler à mon rythme
Quand je me fais agresser ce n'est plus mon rythme mais celui de ceux en fasse.

Comme dis le titre du post c'est des philosophie d'emploi différentes. Le mieu est de pratiquer les deux SD et sport de combat. Je rajouterai également close combat pour les gens qui devrait en avoir l'utilité d'allez aussi loin....
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Kilbith le 11 septembre 2011 à 13:45:32
On ne meurt pas de honte d'un coup de couteau oui!

Sans m'opposer à ton analyse, je tiens à faire remarquer que l'on peut mourir plusieurs fois de honte et seulement une fois d'un coup de couteau.

 :)

[EDIT] grillé par El Presidente.
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: remden le 11 septembre 2011 à 13:45:51
est ce que le fait que l'ensemble des sports de combat impose une sorte de "ceremonial" ne les rendent pas si adaptés a la SD ?

j'entends par là : vous allez vous entrainez, 1 je me change 2 je rentre dans la salle 3 je m'echauffe 4 j'enchaine les exos 5 je combats

tout ce rythme n'existe pas dans la SD

d'où l'utilité de se limiter à des choses simples.
AMHA si une technique n'est réalisable qu'après échauffement, étirements etc, elle n'a rien à faire en SD.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: kéké le 11 septembre 2011 à 13:48:05
encore faut il ajouter la notion de stess
Le stress d'être agresser n'est pas le stress de combatre dans une compétition
là aussi la simplicité prime!
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 14:19:44
est ce que le fait que l'ensemble des sports de combat impose une sorte de "ceremonial" ne les rendent pas si adaptés a la SD ?

j'entends par là : vous allez vous entrainez, 1 je me change 2 je rentre dans la salle 3 je m'echauffe 4 j'enchaine les exos 5 je combats

tout ce rythme n'existe pas dans la SD
C'est même un peu ce dont on parle depuis le début de la rubrique. 
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: JimWest le 11 septembre 2011 à 16:03:48
Digression mais puisque j'ai lu le mot philosophie...

Un énorme problème...
C'est qu'à force de baisser l'échine au niveau "individuel" ça a des conséquences au niveau général.

Question de '' philosophie'' ça vaudrait pas la peine de prendre d'énormes risques physiques pour un bien, des principes...
Conséquence dans la tête de tocards "la victime va se replier / céder si on met la pression".
A mon sens c'est reculer pour mieux sauter.

Un énorme soucis c'est que pour moult raisons on "admet" l'impuissance répressive régalienne...
On la bride pour des valeurs qui n'en sont pas.

Dans le même temps y a débat sur "l'école de hokuto est mieux à même de répondre à une agression sauvage''...

Une défense individuelle si préparée soit-elle est un non sens face à ''des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance''

My 2 cents, suis peut-être OT, no offense pour NOBODY hein.



Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: maritho le 11 septembre 2011 à 16:38:05
merci Patrick de poser en quelques mots les non-régles de la défense personelle, je peux témoigner que l'application "en vraie" de mes lectures préférées (Ivanhoé, Table ronde et compagnie) m'a quelquefois handicapé dans des moments "chaud". Par exemple : je ne peux pas "frapper" le premier, j'ai une répugnance à étre l'agresseur. Contre quelqu'un qui n'a pas d'inhibition du genre "honneur", "fair-play", "loyautée ", tu es déjà en position de faiblesse....
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 17:05:33
Un énorme problème...
C'est qu'à force de baisser l'échine au niveau "individuel" ça a des conséquences au niveau général.
Tu as tout à fait raison mais pour avoir eu jusqu'à un âge avancé un tempérament "chevalier blanc" et en avoir éprouvé les conséquences fâcheuses, je ne peux que m'adapter au niveau individuel aux règles d'un jeu auquel je ne souscrit pas en tant que citoyen.

Pour autant ne pas réagir au vol d'une caisse inconnue ou à une dégradation ne veut pas dire qu'on doit tout faire pour garder son cul au sec et faire de même si on voit qu'une gamine ou un papy est suivi par des mal intentionnés.

Pour information dans mon organisme social où je suis en charge de la sécurité et de la sûreté, je dépose plainte systématiquement pour toute dégradation et insulte et je peux te dire que j'obtiens généralement le remboursement jusqu'au dernier € et à minima une convocation de l'individu pour un rappel ferme à la loi.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: JimWest le 11 septembre 2011 à 17:17:36
Oui, je ne voulais mettre personne en cause, je vais en rester là pour la digression.
Pour ma part, je pense que "chevalier" ce n'est d'ailleurs pas qu'une épée mais un comportement, des valeurs...
Qui comme tu le soulignes sont peut-être plus d'actualité.
Malheureusement comme en économie, les réponses apportées de nos jours si naturelles soient-elles...
Ne me semblent qu'un pis aller...

Bonne fin de WE à tous,
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 17:23:29
Pour ma part, je suis pour la notion d'équivalence: tout ce que l'on veut me prendre, il faut être d'accord de le perdre. (Lex talionis)
Exactement pareil pour moi, celui qui veut prendre la vie ou la santé d'autrui doit s'attendre à risquer de la perdre.

Mais, je crois que tu oublies une variable importante qui ne fait pas de nous des êtes univalents. Ainsi, la plupart d'entre nous aiment à entretenir des rapports cordiaux avec les autres humains et se nourrissent aussi des richesses échangées et transmises avec ceux-ci. Simplement, passé un seuil propre à chacun certains, dont je suis, considèrent le statut d'être humain irrémédiablement perdu et l'acquisition immédiate du statut d'hostile dépourvue d'âme karmique.

Parce que si l'on croit au Karma, il suffirait de se laisser faire pour gagner dans une hypothétique autre vie un niveaud e conscience supérieur et vouer notre agresseur à une réincarnation en cloporte.

Ce mode de protection et de rétorsion je l'avoue ne correspond pas à mon caractère.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: sharky le 11 septembre 2011 à 17:24:49

 Cela ne l'est pas du tout d'être une hyène vicieuse ceinture noire de dirty fuckin' style qui refuse le combat obstinément jusqu'à le déclencher par surprise avec des objets lui permettant d'avoir le dessus.


Signalé par Dr Ruthless: la boîte de haricots et la chaussette

http://www.foxnews.com/story/0,2933,538542,00.html (http://www.foxnews.com/story/0,2933,538542,00.html)

Au delà de l'usage de l'arme improvisée, je m'incline devant le p*tain de mindset de la demoiselle (qui n'a pas eu besoin de son chevalier pour sauver ses fesses ;#)
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: maritho le 11 septembre 2011 à 17:51:25
Une petite mise au point historique sur la notion de "chevalerie" : la défense de la veuve et de l'orphelin, les défis et les joutes courtoises... tout cela est vrai. Mais pour avoir étudié le combat à l'époque médiévale quand l'action était engagée.... tous les coups étaient permis et méme recommandés. C'était carrément de la boucherie en gros et en vrac. Seul le survivant à raison. Fin de la parenthése.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: gregou le 11 septembre 2011 à 19:11:12
Je n'est pas voulu dire qu'il faut toujours courber les chines mais juste qu'a la maison m' attendent ma femme et mes deux filles :love: donc pour une place de parking ou une priorité en voiture, juste des exemples hein!, meme  si j ai raison je glisse et rentre tranquille! 8)






 
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrfroggy le 11 septembre 2011 à 21:57:32
Quelle est la différence fondamentale entre un "Professionnel" qui doit y aller(dans une certaine mesure quand même) et moi par exemple, qui , comme cité plus haut, pense a ma fille et ne va peut être pas aller au feu par peur de ne plus pouvoir prendre le ptit dej avec elle ?
J entend par différence, en qualité humaine .. en philosophie justement .
c est un truc qui me taraude l esprit en ce moment.excusez si vous me trouvez hs.
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 11 septembre 2011 à 22:20:16
Quelle est la différence fondamentale entre un "Professionnel" qui doit y aller(dans une certaine mesure quand même) et moi par exemple, qui , comme cité plus haut, pense a ma fille et ne va peut être pas aller au feu par peur de ne plus pouvoir prendre le ptit dej avec elle ?
J entend par différence, en qualité humaine .. en philosophie justement .
c est un truc qui me taraude l esprit en ce moment.excusez si vous me trouvez hs.
Un professionnel, en théorie ne peut pas refuser les risques inhérents à sa mission, en clair il doit y aller; toi tu peux. sans oublié que le pro est rarement seul et les mains dans les poches. Par ailleurs le pro peut être victime de stigmatisation mais rarement de prédation.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrfroggy le 11 septembre 2011 à 22:31:23
Donc c est plus une question d organisation, de formation ..
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: philippe12 le 12 septembre 2011 à 08:14:24
bonjour a toutes et a tous

 :doubleup: publier ce texte le 10° anniversaire du 11 septembre est superbe    :yeah:
MERCI PATRICK

Bienveillance   :akhbar:
Humilité  :-[

evite de servir de cible a tous les jeunes loups qui veulent monter en grade  :trash:
et si l'adversaire insiste comme tu as courbe l'echine et que tu es au niveau de ses C...  ;#  tu as un avantage certain pour le ramener à la réalite  ::)

Vivre l'instant present et etre conscient que chaque situation est nouvellle.
:akhbar: si tu rencontre Bouddha donne lui 20 coups de fouet   :wife:


c'est un plaisir de vous lire
Cordialement
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: azur le 12 septembre 2011 à 21:38:29
Explication sociologique dogmatique et très hasardeuse n'ayant pas grand chose à foutre ici  :down:
Ok, alors je reformule... Notre société souffre de deux problèmes majeurs:
- angélisme: tout le monde est gentil, même les méchants... parce qu'au fond ils sont gentils!
- victimisation: c'est la faute à la société, donc la faute à tout le monde... donc la faute à personne!
Ça, ce sont les pathologies... reste à en identifier les causes et à les dénoncer comme telles, faute de quoi le malade est incurable!

De plus, ton raisonnement me chiffonne, et je n'y souscris pas tel que tu l'as formulé au départ, pour plusieurs raisons.

Citer
Toujours ce besoin forcené de valorisation hein ! Pourtant cette notion fantasmatique est dangereuse en terme de protection personnelle car elle suppose un rôle de gardien/chien de berger conféré ou autoproclamé de valeurs ou populations. Je crois que tu confond la chevalerie et la prévôté, groupe dont tu semble faire partie. Un policier, gendarme soldat n'est pas un chevalier mais un prévôt de l'état, il à un rôle et des missions légitimé par un choix démocratique (enfin chez nous du moins).
Besoin de valorisation, oui, car c'est ce qui distingue l'homme de l'animal...

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Si c'est la deuxième solution qui l'intéresse, je ne vais certes pas le laisser baliser son terrain, sa dimension et me dominer, je prend l'initiative en lui défonçant la tronche avec la chaise à proximité ou l'extincteur ou encore lui sprayer la gueule avec mon spray avant de lui maraver la tronche sans lui laisser la moindre chance, point.
En gros, tu fais comme lui... dans ce cas, pourquoi ne ferait-il pas comme toi, en anticipant et en te maravant la tronche sans préambule???

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Pourtant, si on veut espérer survivre face à des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance, il vaut mieux être la pire des hyènes vicieuses que le flamboyant chevalier blanc ou en tenue camouflée. Même si je caresse souvent avec nostalgie le tissus de mon karate-gi et de ma vieille ceinture noire.
A partir du moment où chacun décide de sa propre façon de rendre la justice, il n'y a plus de société... Tu me diras que c'est déjà le cas! C'est fort possible, mais la solution à long terme n'est pas en réglant ses comptes soi-même en se laissant guider par la colère.

Citer
Bon je n’aime pas encore une fois c’est histoires de « prédateurs » (j’aime pas, je le dit), qui me laissent trop penser qu’il y a les loups, les moutons et quelques chiens de garde qui sortent du lot des moutons…
C'est pourtant la réalité... l'observation attentive de toute société humaine te permettra aisément de le constater.

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Mais pour le reste je suis bien d’accord avec toi, il ne s’agira pas d’être « meilleur », au sens plus gradé, plus « noble d’âme »… Il faudra au contraire être pire et ne pas hésiter à l’être.
Chose que je ne développerai pas trop pour ne pas tenir un discours prônant l’illégalité vis-à-vis des notions si floues (et à mon sens inacceptables) telles que la légitime défense…
En remettant en cause la notion très claire, certes trop édulcorée actuellement, mais indispensable dans toute société, de la légitime défense, tu justifies la violence gratuite!

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Mais je mourrai sûrement de honte à petit feu de n'avoir pas su protéger les êtes qui me sont chers ou d'avoir laissé une femme être violée et plus généralement attaquée sous mes yeux.
Là, on est d'accord... mais c'est précisément ça, la légitime défense!

Citer
Tu as tout à fait raison mais pour avoir eu jusqu'à un âge avancé un tempérament "chevalier blanc" et en avoir éprouvé les conséquences fâcheuses, je ne peux que m'adapter au niveau individuel aux règles d'un jeu auquel je ne souscrit pas en tant que citoyen.

Pour autant ne pas réagir au vol d'une caisse inconnue ou à une dégradation ne veut pas dire qu'on doit tout faire pour garder son cul au sec et faire de même si on voit qu'une gamine ou un papy est suivi par des mal intentionnés.

Pour information dans mon organisme social où je suis en charge de la sécurité et de la sûreté, je dépose plainte systématiquement pour toute dégradation et insulte et je peux te dire que j'obtiens généralement le remboursement jusqu'au dernier € et à minima une convocation de l'individu pour un rappel ferme à la loi.
Là, je suis d'accord avec toi, et je te renvoies à ce que je disais à propos des chevaliers des origines... ce ne sont ni des pleutres ni de gentils rêveurs!
S'ils obtenaient le respect, ce n'est pas par de beaux discours, mais par l'impitoyable châtiment qu'ils administraient à ceux qui s'étaient soustrait aux règles en vigueur dans la société.
Et s'il faut en passer par l'exécution sommaire immédiate des BG pris en flagrant délit, je suis d'accord avec toi...

Citer
Un professionnel, en théorie ne peut pas refuser les risques inhérents à sa mission, en clair il doit y aller; toi tu peux. sans oublié que le pro est rarement seul et les mains dans les poches. Par ailleurs le pro peut être victime de stigmatisation mais rarement de prédation.
Sauf quand on lui coupe les c...lles, ce qui est actuellement le cas dans notre société...



Et en vrac, quelques autres réponses:

je réagis juste sur le début, c'est tellement vrai que toute action de légitime défense apparait presque aux yeux des autorités comme une remise en cause du mythe de l'État défenseur du citoyen.
Je pense aussi, et le principal problème vient de là...

Bref, il n'y a pas de chevalier ni de ninja... J'entend trop souvent parler des supposés "BG", comme si il y avait des questions de camps, de clans... Si on résonnait comme ça, alors je serais souvent dans le camp de ceux que vous n'aimez pas.
Je trouve le terme "bad guy" plutôt bien choisi: on n'est un "bad guy" qui si on commet un acte répréhensible au regard du nécessaire respect des autres inhérent à toute société. Il n'y a donc pas de raison que tu en sois un, même si tu voudrais passer pour tel  ::)

est ce que le fait que l'ensemble des sports de combat impose une sorte de "ceremonial" ne les rendent pas si adaptés a la SD ?
j'entends par là : vous allez vous entrainez, 1 je me change 2 je rentre dans la salle 3 je m'echauffe 4 j'enchaine les exos 5 je combats
tout ce rythme n'existe pas dans la SD
Attention... il en est des sports de combat comme de la rusticité:
on s'entraine (on améliore ses capacités) en prenant n'omettant pas de prendre soin de son corps pour éviter la casse inutile. Faudrait-il donc se maraver la gueule à froid pour avoir le sentiment de se préparer correctement au SD?
Je ne pense pas.
Précisément, l'avantage de pratiquer des sports de combat est d'avoir habitué son corps à des coups et d'avoir appris les techniques pour les parer et en donner... et le moment venu, qu'on soit froid ou chaud, un pratiquant de sport de combat a quand même plus de chance de s'en sortir les c...lles nettes!*

d'où l'utilité de se limiter à des choses simples.
AMHA si une technique n'est réalisable qu'après échauffement, étirements etc, elle n'a rien à faire en SD.
Tout à fait... Sauf si on considère que l'échauffement n'a pas pour but de permettre de réaliser une technique, mais de réaliser une technique sans user son corps prématurément.

Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Leif le 12 septembre 2011 à 23:56:44
Citer
Ainsi on en arrive à des "je l'ai fais, parce que j'en ai reçu l'ordre".

attends un peu il reste encore 2 pages :)
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Eric Lem le 13 septembre 2011 à 00:05:09
Godwin Point a rebours... Joli!  ::)
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: corbak le 13 septembre 2011 à 00:07:43
En gros, tu fais comme lui... dans ce cas, pourquoi ne ferait-il pas comme toi, en anticipant et en te maravant la tronche sans préambule???

ben il doit attendre le gong avant non? sinon c'est pas sport   ;#

A partir du moment où chacun décide de sa propre façon de rendre la justice, il n'y a plus de société... Tu me diras que c'est déjà le cas! C'est fort possible, mais la solution à long terme n'est pas en réglant ses comptes soi-même en se laissant guider par la colère.

Il ne faut pas déplacer le débat, qui est basé sur deux pratique différentes qui ont deux approches différentes dans des situations ou la justice à des chances d'arriver après coup pour ramasser les morceaux.
Une ou l'on sauve ses miches par tout les moyens possible, les plus vicieux et les plus violent (la colère c'est bien aussi), pour sauver sa vie.
Et l'autre ou la compétition et le combat rituel, avec honneur, respect...etc qui sont peut être pas aussi adapter à de tel situations, des fois bien au contraire.



Tu as tout à fait raison mais pour avoir eu jusqu'à un âge avancé un tempérament "chevalier blanc" et en avoir éprouvé les conséquences fâcheuses, je ne peux que m'adapter au niveau individuel aux règles d'un jeu auquel je ne souscrit pas en tant que citoyen.

Pour autant ne pas réagir au vol d'une caisse inconnue ou à une dégradation ne veut pas dire qu'on doit tout faire pour garder son cul au sec et faire de même si on voit qu'une gamine ou un papy est suivi par des mal intentionnés.

Pour information dans mon organisme social où je suis en charge de la sécurité et de la sûreté, je dépose plainte systématiquement pour toute dégradation et insulte et je peux te dire que j'obtiens généralement le remboursement jusqu'au dernier € et à minima une convocation de l'individu pour un rappel ferme à la loi.

Là, je suis d'accord avec toi, et je te renvoies à ce que je disais à propos des chevaliers des origines... ce ne sont ni des pleutres ni de gentils rêveurs!
S'ils obtenaient le respect, ce n'est pas par de beaux discours, mais par l'impitoyable châtiment qu'ils administraient à ceux qui s'étaient soustrait aux règles en vigueur dans la société.
Et s'il faut en passer par l'exécution sommaire immédiate des BG pris en flagrant délit, je suis d'accord avec toi...

La je crois qu'il parlais plus de "l'esprit chevaleresque" plutôt que la dure réalité de la vie au moyen age...

Juste un petit retour sur la légitime défense, qui est une suite judiciaire d'une agression/situationmerdique/..., je préfère plaider la légitime défense à raison, même si on peut me donner tort, plutôt que de ne pas pouvoir le faire.

 :)




Titre: Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 13 septembre 2011 à 07:34:58
ben il doit attendre le gong avant non? sinon c'est pas sport   ;#

Il ne faut pas déplacer le débat, qui est basé sur deux pratique différentes qui ont deux approches différentes dans des situations ou la justice à des chances d'arriver après coup pour ramasser les morceaux.
Une ou l'on sauve ses miches par tout les moyens possible, les plus vicieux et les plus violent (la colère c'est bien aussi), pour sauver sa vie.
Et l'autre ou la compétition et le combat rituel, avec honneur, respect...etc qui sont peut être pas aussi adapter à de tel situations, des fois bien au contraire.


Là, je suis d'accord avec toi, et je te renvoies à ce que je disais à propos des chevaliers des origines... ce ne sont ni des pleutres ni de gentils rêveurs!
S'ils obtenaient le respect, ce n'est pas par de beaux discours, mais par l'impitoyable châtiment qu'ils administraient à ceux qui s'étaient soustrait aux règles en vigueur dans la société.
Et s'il faut en passer par l'exécution sommaire immédiate des BG pris en flagrant délit, je suis d'accord avec toi...


La je crois qu'il parlais plus de "l'esprit chevaleresque" plutôt que la dure réalité de la vie au moyen age...

Juste un petit retour sur la légitime défense, qui est une suite judiciaire d'une agression/situationmerdique/..., je préfère plaider la légitime défense à raison, même si on peut me donner tort, plutôt que de ne pas pouvoir le faire.

Oh merci j'avais pas la force de répondre moi-même tellement le décalage est grand.

Le gars qui vient me défier va le faire dans ses règles pour bien assoir son triomphe, il veillera à les respecter.

Pour le reste les fondements du pourquoi, du comment et qu'on coupe les c*u!lles des chevaliers en blanc ou en bleu on s'en branle ici, c'est pas le propos. J'imagine que vous avez des syndicats et la capacité d'ouvrir vos gueules si on essaye de vous les couper. Et puis il reste de le droit de vote, me semble t'il.
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: corbak le 13 septembre 2011 à 12:54:24
bon exemple de pensée juste exprimée clairement.
je réagis juste sur le début, c'est tellement vrai que toute action de légitime défense apparait presque aux yeux des autorités comme une remise en cause du mythe de l'État défenseur du citoyen.


Moi je pensais que la légitime défense et la non assistance à personne en danger était plutôt la pour responsabilisé le citoyen, car les autorité ne peuvent pas être partout.

D'ou peut être le fait de se renseigner, de pratiquer, pour avoir un minimun d'outils et pouvoir faire des choix en toute connaissance de cause. Que ce soit avant pendant et après.

Et en plus il y a de la documentation telechargeable gratuitement, je pense à Repère notamment.

La principal différence entre les deux pratiques, c'est que dans l'une l'arbitre est la pour arrêter le carnage. Dans l'autre, ben j'imagine qu'on aimerais bien qu'il y ait un arbitre à un moment donné...  ;#

Il y a quand même des similitudes, des stratégies communes. J'ai un pot qui pratique du taekwendo, en compétition il prend un malin plaisir à taper (d'un coup de pied rapide et vicieux)dans les mains des adversaires qui on une garde main ouverte. C'est incapacitant, très douloureux, parfois ça casse. En tout cas presque dans 100% des cas la suite du combat lui est favorable. Et oui on est loin de l'esprit chevaleresque la... Mais c'est ça aussi la compétition.

Il est est évident que la SD se nourrit de ce genre de stratégie opportuniste et vicieuse. Dans tout domaine ou il y a quelques chose à prendre. d'autant plus qu'il y a un avant et un après agression/situationmerdique..., et que ça a des conséquence sur la vie.


Et il est évident que les AM donnent des outils supplémentaires, et une condition physique non négligeable. Il est toute fois des choses à garder et des choses à désapprendre. Et même si ça fait un peu démago, au lieu de dire my kungfu it's better than yourth, plutôt dire what in your kungfu it's better for mine...

Et il me semble que beaucoup de pratiquant de SD on un bagage en AM.

 ;)



Titre: Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: azur le 13 septembre 2011 à 21:01:38
Il ne faut pas déplacer le débat, qui est basé sur deux pratique différentes qui ont deux approches différentes dans des situations ou la justice à des chances d'arriver après coup pour ramasser les morceaux.
Une ou l'on sauve ses miches par tout les moyens possible, les plus vicieux et les plus violent (la colère c'est bien aussi), pour sauver sa vie.
Et l'autre ou la compétition et le combat rituel, avec honneur, respect...etc qui sont peut être pas aussi adapter à de tel situations, des fois bien au contraire.
Je ne suis pas d'accord: la colère, le vice, la violence, c'est quand les sentiments prennent le dessus sur la raison... cela a effectivement pour effet d'augmenter les capacités physiques par une décharge d'adrénaline, mais:
- on en arrive rapidement à frapper trop fort
- on perd tout discernement
- les techniques éventuellement apprises sont très mal restituées, ce qui fini par nous mettre en danger.
Bref, même si un coup de sang ponctuel permet de prendre l'ascendant sur l'agresseur, il est quand même plus prudent et plus efficace d'apprendre à gérer son niveau de violence.
Et quoi qu'il en soit, en gardant son sang froid, on peut arriver au même résultat avec une dépense énergétique moindre.

Pour le reste les fondements du pourquoi, du comment et qu'on coupe les c*u!lles des chevaliers en blanc ou en bleu on s'en branle ici, c'est pas le propos. J'imagine que vous avez des syndicats et la capacité d'ouvrir vos gueules si on essaye de vous les couper. Et puis il reste de le droit de vote, me semble t'il.
L'idée dans l'histoire, c'est que je trouve un peu "abusé" de frapper le premier sans sommations... à moins bien sûr qu'un petit malin te fonce dessus avec un pieu, mais là, il s'agit de légitime défense.
En revanche, un individu qui s'avance vers moi avec la ferme intention de "porter atteinte à mon intégrité physique", je commencerai par le mettre gentiment en garde en lui "conseillant" de rester à distance. S'il ne juge pas opportun de rester en dehors de mon espace vital, je n'aurai aucun scrupule à l'en dégager par tous les moyens à ma disposition! Faut pas rêver quand même!!!
Ce faisant, j'aurai assuré ma propre sécurité tout en faisant en sorte de ne pas être la cause du bordel

Il y a quand même des similitudes, des stratégies communes. J'ai un pot qui pratique du taekwendo, en compétition il prend un malin plaisir à taper (d'un coup de pied rapide et vicieux)dans les mains des adversaires qui on une garde main ouverte. C'est incapacitant, très douloureux, parfois ça casse. En tout cas presque dans 100% des cas la suite du combat lui est favorable. Et oui on est loin de l'esprit chevaleresque la... Mais c'est ça aussi la compétition.
Pas à mon avis... les deux se battent avec les mêmes règles, il y a donc bien respect de l'adversaire! Et respecter son adversaire ne signifie pas pour autant qu'il faille baisser son froc!!!

Petite précision qui me semble bien nécessaire sur la légitime défense:
la loi précise que la légitime défense doit être proportionnée à l'agression, ce qui ne signifie pas qu'il faille répondre à une agression au couteau par une défense au couteau, mais qu'en cas de danger de mort, il est légitime de donner la mort par quelque moyen que ce soit.

Un individu me fonce dessus avec un couteau, je peux faire usage d'une arme à feu tout en restant en état de légitime défense
Titre: Re : Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Eric Lem le 13 septembre 2011 à 21:33:40
Je ne suis pas d'accord: la colère, le vice, la violence, c'est quand les sentiments prennent le dessus sur la raison... cela a effectivement pour effet d'augmenter les capacités physiques par une décharge d'adrénaline, mais:
- on en arrive rapidement à frapper trop fort
- on perd tout discernement
- les techniques éventuellement apprises sont très mal restituées, ce qui fini par nous mettre en danger.
Bref, même si un coup de sang ponctuel permet de prendre l'ascendant sur l'agresseur, il est quand même plus prudent et plus efficace d'apprendre à gérer son niveau de violence.
Et quoi qu'il en soit, en gardant son sang froid, on peut arriver au même résultat avec une dépense énergétique moindre.

C’est beau…
Mais absolument pas réaliste.
Il me semble que tu pars du principe que tu es à même de faire face physiquement, et donc, que tu peux te permettre de « gérer » la violence de l’autre.

Le problème, c’est qu’on est très rarement dans une situation de ce genre.
Si un mec t’agresses (sauf cas très particulier) c’est parce qu’il est convaincu d’avoir un avantage sur toi (plan, appui, équipement, whatever, …)
Les quelques fois ou j’ai du vraiment me fritter, crois-moi, j’étais loin d’avoir l’avantage.
Et si je suis encore là pour l’écrire, c’est parce que j’ai peu le reprendre à un moment donné.
Comment ?
Ben en me montrant plus violent et plus vicieux que le(s) mec(s) que j’avais en face.


L'idée dans l'histoire, c'est que je trouve un peu "abusé" de frapper le premier sans sommations... …un individu qui s'avance vers moi avec la ferme intention de "porter atteinte à mon intégrité physique", je commencerai par le mettre gentiment en garde en lui "conseillant" de rester à distance

Ca se comprend, bcp de gens ont du mal avec ça…
Maintenant, dans un cadre civil, j’ai rarement ce genre de sommations avoir de l’effet.
La dernière fois que j’ai vu une situation de ce genre, c’était un mec du cru (avec un méchant palmarès en Muay) qui à voulu impressionner son opposant en jouant du « je suis champion de Thai, si tu continues je vais couper en deux à coup de tibias si tu… ».
La fin de la phrase s’est perdue dans un borborygme quand l’autre lui à peté un coup de chargeur sur le nez.

Maintenant, c’est clair qu’il y a un travail de communication qui DOIT se faire avant cela.


S'il ne juge pas opportun de rester en dehors de mon espace vital, je n'aurai aucun scrupule à l'en dégager par tous les moyens à ma disposition! Faut pas rêver quand même!!!
Ce faisant, j'aurai assuré ma propre sécurité tout en faisant en sorte de ne pas être la cause du bordel

En fait, c’est très exactement CA qu’on prone tous ici…
Je me demande si le malentendu ne porte pas plutôt sur de la sémantique (par exemple la signification qu’on donne à « frappe préemptive » ou « sommation ») que sur le fond.


Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: azur le 13 septembre 2011 à 21:50:11
Le problème, c’est qu’on est très rarement dans une situation de ce genre.
Si un mec t’agresses (sauf cas très particulier) c’est parce qu’il est convaincu d’avoir un avantage sur toi (plan, appui, équipement, whatever, …)
Les quelques fois ou j’ai du vraiment me fritter, crois-moi, j’étais loin d’avoir l’avantage.
Et si je suis encore là pour l’écrire, c’est parce que j’ai peu le reprendre à un moment donné.
Comment ?
Ben en me montrant plus violent et plus vicieux que le(s) mec(s) que j’avais en face.
Alors c'est un problème de sémantique: pour moi, brutal et futé oui... violent et vicieux non!


Citer
Ca se comprend, bcp de gens ont du mal avec ça…
Maintenant, dans un cadre civil, j’ai rarement ce genre de sommations avoir de l’effet.
J'ai réussi à calmer un wallis bourré qui voulait me faire épouser le mur!!!  ;# J'étais content d'avoir réussi, parce que sinon, on aurait pu me glisser sous la porte!

Citer
La dernière fois que j’ai vu une situation de ce genre, c’était un mec du cru (avec un méchant palmarès en Muay) qui à voulu impressionner son opposant en jouant du « je suis champion de Thai, si tu continues je vais couper en deux à coup de tibias si tu… ».
La fin de la phrase s’est perdue dans un borborygme quand l’autre lui à peté un coup de chargeur sur le nez.
Il y a une grosse différence entre mettre en garde verbalement et faire une pseudo démonstration de son savoir-faire (perte de temps et d'énergie)
Le meilleur exemple, c'est dans "Les aventuriers de l'arche perdue" lorsque Indiana Jones abat d'un coup de pistolet celui qui veut lui faire la peau avec un sabre... on croirait l'entendre dire "bon, assez finassé!"

Citer
En fait, c’est très exactement CA qu’on prone tous ici…
Je me demande si le malentendu ne porte pas plutôt sur de la sémantique (par exemple la signification qu’on donne à « frappe préemptive » ou « sommation ») que sur le fond.
Disons que les propos de Patrick étaient empreints d'une certaine colère et teinté de violence contenue... et là, j'ai envie de dire "ho là, on se détend!!!"
Bon, c'est pas tout ça, mais je boirais bien une bière!!!
Titre: Re : Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: corbak le 14 septembre 2011 à 08:58:29
Je ne suis pas d'accord: la colère, le vice, la violence, c'est quand les sentiments prennent le dessus sur la raison... cela a effectivement pour effet d'augmenter les capacités physiques par une décharge d'adrénaline, mais:
- on en arrive rapidement à frapper trop fort
- on perd tout discernement
- les techniques éventuellement apprises sont très mal restituées, ce qui fini par nous mettre en danger.
Bref, même si un coup de sang ponctuel permet de prendre l'ascendant sur l'agresseur, il est quand même plus prudent et plus efficace d'apprendre à gérer son niveau de violence.


J'ai sans doute pas ton niveau de maîtrise, moi dans ces cas la je n'arrive pas vraiment à faire de la théorie, je fais plus souvent ce que je peux, plus que ce que je veux.

Alors c'est un problème de sémantique: pour moi, brutal et futé oui... violent et vicieux non!


Excuse moi je ne vois pas de différence, si ce n'est pour l'amour propre de chacun.  ;)

 :)

Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 14 septembre 2011 à 09:18:42
Toujours le syndrome du chevalier blanc  ::) On peut toujours jouer sur la sémantique tant qu'on ne risque pas de se la prendre en suppositoire et sans lubrifiant.

Appraître meilleur humain et légitime que mon opposant aux yeux d'autrui m'importe peu, il m'importe seulement d'être dans tous les cas plus déterminé.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: azur le 17 septembre 2011 à 08:26:39
J'ai sans doute pas ton niveau de maîtrise, moi dans ces cas la je n'arrive pas vraiment à faire de la théorie, je fais plus souvent ce que je peux, plus que ce que je veux.
Du peu d'expérience que j'ai, il importe d'abord de conserver son sang froid, la colère ne faisant qu'empirer les choses:
- augmentation de l'agressivité
- détérioration systématique de la situation
- mouvement de réaction désordonnés

Citer
Excuse moi je ne vois pas de différence, si ce n'est pour l'amour propre de chacun.  ;)
C'est pour ça que j'ai clairement défini les termes que j'emploie au début:
- violence : laisser libre cours à ses émotions et sentiments en les exprimant à travers une agression (physique ou verbale) qui n'est pas maitrisée et n'a pas de limite
- force brutale : application de coup ou création de douleur (pouvant aller jusqu'à donner la mort) tout en restant maitre de ses actes et de ses sentiments. Par analogie à un principe d'éthologie: le moins fort possible mais aussi fort que nécessaire
J'espère que la différence est maintenant plus claire...

Appraître meilleur humain et légitime que mon opposant aux yeux d'autrui m'importe peu, il m'importe seulement d'être dans tous les cas plus déterminé.
C'est une question de conscience et de conviction: est-ce que pour rester en vie, je peux accepter d'user des moyens les plus dégueulasses?
A chacun de trouver la réponse, sachant qu'il faudra dormir avec ça le reste de sa vie!

On peut aussi se poser la question: un agresseur sans foi ni loi mérite-t-il encore d'être traité avec les égards dus à un être humain? N'est-il pas redescendu au rang de l'animal?
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Leif le 17 septembre 2011 à 09:09:02
de la littérature :)

c'est vraiment bien d’éprouver de la colère, de la honte ou de la haine pendant une altercation car cela laisse pleins d'issus possible, sans tous ces sentiments il n'y a qu'une seule issue.

on se pose des questions quand on n'a pas expérimenté ou vu les solutions , si on les a apprises et vecues.

une petite phrase" ce qui te fait pleurer c'est ce qui me fait rire"

a++
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: azur le 17 septembre 2011 à 09:14:24
de la littérature :)

c'est vraiment bien d’éprouver de la colère, de la honte ou de la haine pendant une altercation car cela laisse pleins d'issus possible, sans tous ces sentiments il n'y a qu'une seule issue.
La colère et la haine ont toujours été mauvaise conseillères... accompagné immanquablement du remord et de la honte... libre à chacun de vivre avec ses convictions

Citer
on se pose des questions quand on n'a pas expérimenté ou vu les solutions , si on les a apprises et vécues.
On s'en pose encore plus lorsqu'on a expérimenté les mauvaises...

Citer
une petite phrase "ce qui te fait pleurer c'est ce qui me fait rire"
Bizarre cette phrase...  :glare: j'adhère pas
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Leif le 17 septembre 2011 à 09:44:45
c'est bien le principe ;#
Titre: Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Thanos le 19 septembre 2011 à 22:35:01
Ouais, sauf que pour ma part, moins je donne à des larbins dénués de moralité*, la capacité de me donner la chasse, parce qu'un jour un fou furieux aura décidé que de faire moins d'un mètre soixante dix, par exemple, est passible de four, mieux je me porte... :blink:

*Je dis "dénué de moralité" car le but même d'un ordre c'est de décharger l'exécutant de cette problématique. Ainsi on en arrive à des "je l'ai fais, parce que j'en ai reçu l'ordre".  ^-^

Mais euh... On peut savoir qui sont censés êtres ces fameux "larbins" ??  :blink:
Titre: Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 20 septembre 2011 à 07:28:46
La colère et la haine ont toujours été mauvaise conseillères... accompagné immanquablement du remord et de la honte.
Tu mets beaucoup de morale derrière ce qui est simplement un refus de subir. Si un fauve me charge je tire, je ne le hais pas. La morale c'est avant, c'est un comportement du quotidien où tu fais le choix d'un solde créditeur entre ce que tu apporte à la société et ce que tu lui coûte, de ne faire chier personne et si possible, apporter ta pierre. Partant de là tu acquiers l'estime et le respect de toi-même et le droit de ne laisser faire ce qui ne doit pas.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Aerazur le 20 septembre 2011 à 17:07:11
Un grand merci à Patrick d'avoir initié ce post.

Je m'explique... J'ai 40 ans, et d'aussi loin que je me souvienne, je ne me suis battu que 3 fois dans mon existence, dont deux fois à l'école primaire ;#. Je ne pense pas etre spécialement couard, je ne suis pas effrayé à l'idée de donner des coups ni à l'idée d'en recevoir. Physiquement je ne fais pas spécialement peur meme si il est visible que je peux avoir du répondant. Je vis a la campagne, je bosse en ville, et je ne croise surement pas que des gens bien intentionnés. D'un autre coté, je ne suis pas du genre à raser les murs ni baisser les yeux, ou à l'inverse à cocoriquer impétueusement. Je dois etre un peu transparent en fait.... :)
Ma dernière expérience de "lattage" remonte à mes 20 ans, et à la lecture de ce topik, je me suis souvenu d'une constante qui m'avait marquée ce jour là: je ne raisonnais plus. Ne n'avais pris ni plaisir, ni déplaisir. Il n'y avait pas de témoins, c'était un bureau vide. Et je suis sûr et certain d'avoir mis tu temps a arrêter de cogner, sans y réfléchir, alors que j'avais acquis l'ascendant. Jusqu' à cette lecture, il y a quelques minutes, j'ai longtemps pensé que ma réaction de ressentir le besoin de dominer impérativement tennait plus de la maladie mentale que de l'esprit humaniste. Durant quelques dizaines de secondes, j'étais devenu une hyenne, alors que RIEN dans mon existence ne m'y disposait. Je dois vous avouer que ça m'a longtemps tracassé.

Donc, encore merci Patrick, finalement je me coucherai moins bête: je suis peut etre juste normal. ::)
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrfroggy le 20 septembre 2011 à 21:58:32
J ai eu une expérience similaire a la tienne, je me souviens d avoir été ultra concentré, pas de peur, juste le moment présent. le pire, c est qu il y avait deux types en face.
Je fais 1.60m pour 60 kilos.
les deux autres 15 cm de plus et 10-15 kilos de plus.
J ai jeté au sol le premier qui s est présenté, et l autre devant ma " violence", est resté tétanisé. ça aurait pu d ailleurs me couter cher si le deuxième n avait pas perdu ses moyens.
Le lendemain on se pose encore la question de savoir qui on est vraiment.
Meme ma copine de l époque n a pas apprécié.elle était témoin de la scène et aurait préféré ne pas voir ça.
mais il s agissait d une injustice envers le petit frère d un très bon pote, ça m a mis dans une colère pas possible.... :'(
Titre: Re : Re : Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: azur le 22 septembre 2011 à 21:08:26
Tu mets beaucoup de morale derrière ce qui est simplement un refus de subir. Si un fauve me charge je tire, je ne le hais pas. La morale c'est avant, c'est un comportement du quotidien où tu fais le choix d'un solde créditeur entre ce que tu apporte à la société et ce que tu lui coûte, de ne faire chier personne et si possible, apporter ta pierre. Partant de là tu acquiers l'estime et le respect de toi-même et le droit de ne laisser faire ce qui ne doit pas.
L'exemple que tu prends, c'est précisément ce que j'ai défini par "usage de la force brutale"... c'est un "mal nécessaire" pour sauvegarder sa propre vie, autrement dit la légitime défense.

Ce que je vois, c'est qu'à la différence de la force brutale (maitrisée), la violence et la haine visent non pas sa propre protection, mais la destruction totale de "l'autre", même s'il n'est pas un danger pour nous... et ça, même les animaux ne le font pas!
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 09 octobre 2011 à 07:26:26
A propos de philosophie d'emploi et des stratégies&tactiques, je me posais une question: existe t il quelque part une typologie descriptive et statistique des situations d'agressions auxquelles on risque d'être confronté?
Je m'explique: dans certains cours de certaines disciplines, présentées comme étant adaptées à la SD, on passe une grande partie du temps d'entrainement dans des combat 1vs1, contre un adversaire désarmé, qui n'attaque pas par surprise, dans le cadre d'un dojo avec tatami et en général le combat se finit au sol(au passage c'est bien la peine de critiquer les arts martiaux tradis si c'est juste pour faire pareil, mais en moins bien...).
Bon, les chances qu'une confrontation réelle se déroule de cette façon sont minces, d'où l'idée d'optimiser son temps d'entrainement en se concentrant sur les situations qu'on a le plus de (mal)chance de rencontrer. Meme si la reproduction des situation type risquent d'etre stéréotypée ça sera toujours mieux que le sempiternel duel.
Or je n'ai aucune idée de la façon d'obtenir ces renseignements et on se fait en général des idées préconçues sur les situations de violence qui sont très éloignées de la réalité, j'en ai eu la triste confirmation par rapport aux violences faites aux femmes suite à une série d'histoire sordides autour de moi (sans rentrer dans les détails la réaction de tout le monde, moi compris: "ha ben j'aurais jamais cru..." alors que des signaux existaient mais ils n'ont été perçus par personne).
Si c'est stupide comme idée n'hésitez pas à me le faire savoir  ::)
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 09 octobre 2011 à 10:32:31
Je m'explique: dans certains cours de certaines disciplines, présentées comme étant adaptées à la SD, on passe une grande partie du temps d'entrainement dans des combat 1vs1, contre un adversaire désarmé, qui n'attaque pas par surprise, dans le cadre d'un dojo avec tatami et en général le combat se finit au sol(au passage c'est bien la peine de critiquer les arts martiaux tradis si c'est juste pour faire pareil, mais en moins bien...).
Je crois qu'il s'agit alors de disciplines pas adaptées du tout à la SD. Un exemple concret relatif à ta pratique/expérience ?
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: F. le 09 octobre 2011 à 12:02:39
A propos de philosophie d'emploi et des stratégies&tactiques, je me posais une question: existe t il quelque part une typologie descriptive et statistique des situations d'agressions auxquelles on risque d'être confronté?

Il y a 4-5 ans, avec des collègues on avait compilé quelques milliers de dossiers de rappel à la loi et autres composition. De mémoire, la substantifique moelle des PV de police-gendarmerie sur les affaires d'atteinte à l'intégrité physique donnait ceci :

1° presque jamais de vraie agression, quasi uniquement des altercations qui dégénèrent
2° essentiellement du 1vs petit groupe ou petit groupe vs petit groupe. En cas de 1vs 1, généralement des copains d'au moins un des types sont autour, prêts à intervenir si leur pote a le dessous.
3° pas d'armes. (par contre, fréquent pendant les contrôles routiers de trouver dans le véhicule un pliant ou un gourdin improvisé genre manivelle, canne antivol ou bout de gros cable. Le gars explique toujours que c'est pour se défendre au cas où)

Maintenant, quatre biais dans ce que je viens d'écrire :
1° par nature, les bonnes grosses violences qui se terminent avec des morts ou des estropiés ne se retrouvent pas dans ces stats
2° l'observation était faite sur une seule région de france. C'est peut-être différent ailleurs.
3° c'était vrai il y a 5 ans, peut-être moins d'actualité aujourd'hui
4° c'est fait en interprétant des PV,eux-mêmes écrits d'après l'interprétation de ce qu'ont bien voulu raconter au rédacteur les protagonistes. Donc peut y avoir une grosse marge d'avec le réel.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 09 octobre 2011 à 12:31:21
Je remarque, dans les régions du sud ou j'ai exercé que souvent, vu que la circulation est aisée que l'arme est souvent remisée dans le véhicule jamais bien loin puis on va la chercher pour régler un compte. Souvent c'est aussi un des membres du groupe qui détient et passe une arme par nature ou destination si ça tourne mal.

Par ailleurs, je note une gradation des moyens en regard du problème soit qu'il s'agisse de régler un compte au niveau interpersonnel soit qu'il s'agisse d'un compte collectif (bande, cité) d'un territoire professionnel à plus ou moins grande échelle dans la hiérarchie de l'économie souterraine.

Nous avons environ une fois par moi recours aux forces de l'ordre (municipale, nationale, gendarmerie), chaque fois pour des faits graves. Il semble qu'en effet le commettant ne soit pas toujours en possession au moment des faits d'un instrument dangereux, mais à chaque fois que dans la procédure de flagrant délit le véhicule a été contrôlé il y a été trouvé au moins une arme prohibée et quand toujours dans le cadre de la procédure de FD, le domicile a été a son tour perquisitionné il y a été trouvé une ou des armes de capacité supérieure (grenaille, grenaille bricolé, ou arme à feu non bricolée).
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 09 octobre 2011 à 15:14:53
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Je crois qu'il s'agit alors de disciplines pas adaptées du tout à la SD.
Ce qui n'empeche pas qu'elle soit présentée comme telle.
Volontairement j'ai passé le nom sous silence car ça a déjà provoqué une très longue controverse sur un autre forum.
Citer
Un exemple concret relatif à ta pratique/expérience ?
-Prépondérance de l'entrainement au combat de type sportif (tres rarement simulation d'affrontement armé, contre plusieurs adversaires)
-Peu de prise en compte du facteur stress ou surprise
-Pas de prise en compte des circonstances pré et post affrontement et de l'environnement probable de l'affontement
Pour simplifier on fait juste du free fight (et pas très au point techniquement en plus) avec l'autorisation de viser les yeux, les parties génitales ou de mordre, en se concentrant juste sur le moment de l'affrontement.
C'est parfait pour envenimer les choses dans le cadre d'une altercation qui tourne mal (ou on aurait pu s'en sortir autrement, mais comme on fait du K...M... on a préféré avoir recours à la force) et c'est parfait aussi pour se faire esquinter dans le cadre d'une véritable agression. En gros c'est la parfaite discipline de SD tant qu'on l'utilise pas dans le cadre de la réalité. J'ai l'air critique mais vu les illusions que ça donne, et qui sont sciemment vendues par le marketting qui entoure la discipline et dont des personnes qui sont en réalité très vulnérables (des femmes notamment, mais pas uniquement) finissent par s'imprégner, ça m'agace.
Parallèlement j'ai parmi mes relations pas très reluisantes des gens qui sont susceptibles d'être des agresseurs, et pour se défendre contre des types comme ça, ben faut vraiment autre chose que 1h30x3 par semaine tranquilou dans un dojo. Le "autre chose" c'est d'ailleurs pas forcément un entrainement au combat .
Et puis aussi par rapport aux femmes, dans les situations de violence dont j'ai eu connaissance ça relevait pas du tout de l'agression d'un inconnu, mais le schéma qui revient c'est une atmosphère de violence psychologique entretenue discrètement par un proche qui ne passe à la violence physique qu'une fois qu'il est certain qu'il n'y aura pas de résistance.
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 09 octobre 2011 à 15:29:10
Ce qui n'empeche pas qu'elle soit présentée comme telle.
Volontairement j'ai passé le nom sous silence car ça a déjà provoqué une très longue controverse sur un autre forum.-Prépondérance de l'entrainement au combat de type sportif (tres rarement simulation d'affrontement armé, contre plusieurs adversaires)
-Peu de prise en compte du facteur stress ou surprise
-Pas de prise en compte des circonstances pré et post affrontement et de l'environnement probable de l'affontement
Pour simplifier on fait juste du free fight (et pas très au point techniquement en plus) avec l'autorisation de viser les yeux, les parties génitales ou de mordre, en se concentrant juste sur le moment de l'affrontement.
C'est parfait pour envenimer les choses dans le cadre d'une altercation qui tourne mal (ou on aurait pu s'en sortir autrement, mais comme on fait du K...M... on a préféré avoir recours à la force) et c'est parfait aussi pour se faire esquinter dans le cadre d'une véritable agression. En gros c'est la parfaite discipline de SD tant qu'on l'utilise pas dans le cadre de la réalité. J'ai l'air critique mais vu les illusions que ça donne, et qui sont sciemment vendues par le marketting qui entoure la discipline et dont des personnes qui sont en réalité très vulnérables (des femmes notamment, mais pas uniquement) finissent par s'imprégner, ça m'agace.
Parallèlement j'ai parmi mes relations pas très reluisantes des gens qui sont susceptibles d'être des agresseurs, et pour se défendre contre des types comme ça, ben faut vraiment autre chose que 1h30x3 par semaine tranquilou dans un dojo. Le "autre chose" c'est d'ailleurs pas forcément un entrainement au combat .
Et puis aussi par rapport aux femmes, dans les situations de violence dont j'ai eu connaissance ça relevait pas du tout de l'agression d'un inconnu, mais le schéma qui revient c'est une atmosphère de violence psychologique entretenue discrètement par un proche qui ne passe à la violence physique qu'une fois qu'il est certain qu'il n'y aura pas de résistance.

On beau faire croire aux gens qu'un canada dry c'est pareil qu'un pure malt de 18 ans d'âge mais la plupart de se laisse pas tromper non ?

Par ailleurs, la problématique économique étant ce qu'elle est, tu auras toujours plus de clients pour jouer au free-fight que pour faire de la protection personnelle.

Et celui qui fait profession d'enseignant à plus besoin de clients que d'élèves.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 09 octobre 2011 à 16:07:51
Citer
On beau faire croire aux gens qu'un canada dry c'est pareil qu'un pure malt de 18 ans d'âge mais la plupart de se laisse pas tromper non ?
Les gens constituant le cœur de cible du marketting, ceux pour lesquels il est soigneusement calibré s'y laisse prendre d'autant plus facilement qu'ils veulent (pas consciemment bien entendu) y croire. Comme en plus la plupart de ceux ci n'ont pas de référence pour comparer...
Bref, merci pour les quelques pistes données, mais l'idée était plus de déterminer quelle étaient les tactiques les plus généralement employées pour commettre des violences afin de réfléchir concrètement aux contre mesures.
Pour caricaturer, on a plus de chance de se retrouver face à des ados armés de cutter qu'à un spécialiste de la soumission au sol. D'ou l'intérêt (enfin je pense) de se préoccuper des tactiques employées par les ados en question en partant de la réalité et pas de ce qu'on pense, qu'on suppose ou qu'on croit.   
Titre: Re : Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 09 octobre 2011 à 16:59:55
Les gens constituant le cœur de cible du marketting, ceux pour lesquels il est soigneusement calibré s'y laisse prendre d'autant plus facilement qu'ils veulent (pas consciemment bien entendu) y croire. Comme en plus la plupart de ceux ci n'ont pas de référence pour comparer...
Bref, merci pour les quelques pistes données, mais l'idée était plus de déterminer quelle étaient les tactiques les plus généralement employées pour commettre des violences afin de réfléchir concrètement aux contre mesures.
Pour caricaturer, on a plus de chance de se retrouver face à des ados armés de cutter qu'à un spécialiste de la soumission au sol. D'ou l'intérêt (enfin je pense) de se préoccuper des tactiques employées par les ados en question en partant de la réalité et pas de ce qu'on pense, qu'on suppose ou qu'on croit.   
C'est une découverte pour toi, je ne crois pas ?
Je crois qu'ici tu as suffisamment de bonnes adresses pour ne pas te fourvoyer dans les mauvaises.

Un jour Rico a eu cette phrase lumineuse en commentant une énième école ultime de SD : "ouais, ils ont de supers solutions à des problèmes qui n'existent pas".

Mais je pense aussi que celui qui veut vraiment faire l'effort de chercher sur les gros forums anglo saxons et ici, trouveras et s'il ne trouve pas c'est qu'il ne  s'est pas assez bougé le cul et qu'il ne le mérite pas. Tant pis pour lui.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 09 octobre 2011 à 17:34:30
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C'est une découverte pour toi, je ne crois pas ?
Non mais tu me demandes des exemples concrets à propos de ce que je raconte dans l'introduction de ma question, alors je te réponds  :)

Un exemple de pré supposé, à mon sens erroné, qui me revient et qui a terminé en controverse sur ce forum: le fait qu'il soit profitable pour une femme de pratiquer le jjb pour contre carrer les violence sexuelles. En comparant avec la réalité (détails circonstances déroulement etc...) des violences probables, dans ce cadre, le sol c'est pas vraiment le plus important à travailler, mais c'est le plus accessible: tu t'inscris à un cours, tu vas t'entrainer et tu espères que le moment venu ça suffira. Manque de bol, la violence ne surgit pas sous la forme d'un inconnu qui t'agresse dans un parking désert, mais sous la forme d'un proche en qui tu avais toute confiance qui t'impose sournoisement une relation déséquilibrée par la déstabilisation et ça finit par déboucher sur de la maltraitance.

Citer
Je crois qu'ici tu as suffisamment de bonnes adresses pour ne pas te fourvoyer dans les mauvaises.

Pour le moment je cherche des infos sur les circonstances précises du déroulement des situations de violences. Pour les violences faites aux femmes j'ai trouvé ce que je cherchais à travers une série d'ouvrages et de sites, en tous cas suffisamment pour me faire une idée sur la question. C'est pour les situations de violence plus général, de celles dont on cherche à se prémunir en s'entrainant que je trouve pas d'infos, et que je sais même pas ou chercher.
Je sais pas à quoi ça va me servir, c'est juste informatif, mais si déjà ça pouvait servir de grille d'évaluation à telle ou telle discipline ça serait pas mal.
 
edit: un autre exemple (un peu caricatural) me revient. A Rio, au Brésil, qu'apprend on aux enfants pour se prémunir de la violence qu'ils vont le plus probablement rencontrer? Capoeira? Vale tudo? JJB? Nan, on leur apprend à se coucher au sol et à ramper pour se mettre à l'abri, parce que la violence la plus probable c'est d'etre pris dans une fusillade entre gangs.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Patrick le 09 octobre 2011 à 18:03:04
Bien essayons. Deux grandes familles de motivation de violence :

Altercation (relève de la territorialité ou de la stigmatisation) :

Commence généralement à un contre un dans un combat de type rituel (duel) mais on constate que si l'un des deux protagoniste à le dessous des supporters peuvent s'en mêler et le "perdant" peut passer au stade supérieur de prédation avec plus aucune régles et le résultat peut être des blessures graves ou même la mort d'un ou plusieurs protagoniste.

Toutefois, on remarque qu'au stade de l'altercation on a encore le choix de la soumission, de la négociation ou du repli.

On peut agir en amont pour éviter les cas précités, travailler sa négociation, privilégier le repli mais si c'est peine perdue, rentrer toujours le premier, vite, fort et se replier.

Tout le travail de l'enseignant sera de monter des scenarii avec des "altercateurs" laissant ou pas la place à la négociation et entraîner le "defenseur" à reconnaître signes et attitudes mais aussi stratégies et tactiques en sus des principes de défense passifs, actifs et d'attaques. Le principe du swtich on/off.

L'agression La prédation procède d'une volonté de détruire, d'abuser et/où de s'accaparer les biens d'autrui.

La logique du prédateur c'est qu'il ne s'attaque pas à ses cibles sans avoir l'avantage du nombre, de la surprise et/ou de l'armement.

Tout le travail principal sera de na pas constituer une cible, mais qu'au cas où je puisse essayer d'engager suffisamment de détermination et de brutalité pour espérer reprendre l'initiative et/où le large.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 09 octobre 2011 à 19:25:54
Merci de te décarcasser pour moi :)
Mais en fait ce que je cherche et que je croyais super simple, mais qui en fait l'est pas du tout c'est une description précises des circonstances des affrontements, agressions, situations de violence, permettant de dégager des schémas constant afin de réfléchir aux tactiques à mettre en œuvre.
Chais pas si je suis super clair...
Reprenons l'exemple brésilien. Un grand classique en zone urbaine c'est l'assaut ("assalto") d'une voiture à un feu rouge par des types armés. La contre mesure c'est tout bêtement de pas s'arrêter aux feux rouges dés que la nuit est tombée.
Autre exemple dans un autre domaine, le branque qui sélectionne les cibles auxquelles il va imposer ses déviances grâce à facebook. Là les contre mesures c'est de pas raconter tout et n'importe quoi sur les réseaux sociaux, ne pas laisser l'accès à tout le monde à sa page perso et pas accepter n'importe qui comme contact.
Mais pour que ça puisse déboucher sur une évaluation pas trop éloignée de la réalité(et qui serve à quelque chose) je peux pas me baser sur des anecdotes, des pré supposés, des "on dit" etc...
Je me posais le même type de question sur les circonstances du déroulement précis des agressions crapuleuses (hors agressions domestiques quoi) dont sont victimes les femmes pour étayer l'avis de certains membres du forum sur le fait que ça commence souvent par des coups à la tete destiné à sonner la victime avant l'agression sexuelle. Et c'est pareil que pour le déroulement précis des autres agressions: pas de sources chiffrées qui permettent une réflexion prenant en compte la fréquence de telle ou telle pratique. Pas que l'avis des gens qui se sont penchés sur le sujet soit inintéressant, mais juste c'est pas précis. "Souvent" ça veut dire quoi par exemple? Pour certains ça voudra dire "dans la majorité des cas" pour d'autre 1 cas sur 5 ça peut aussi etre qualifié de "souvent".
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: gurdil le 09 octobre 2011 à 19:37:17
Le problème (qui n'en est pas un......) est que si ont définie un schéma type, et que toutes les école de SP, SD, etc etc travaillent dessus, ben les BG auront vite fait de trouver un autre sénar dans les quelques semaines suivantes, donc rebelotte (et dix de der....) faut recommencer tous le taf: re analysé les schémas type et re travailler dessus etc etc.......
Je ne connais pas énormément la sécu urbaine (ou autre), mais la seul chose que je sait (enfin a peu prés) est que les BG ont souvent un sens de l'adaptation qui dépasse l'entendement.........donc ils s'adapteront (si il le font pas déjà...) dés que nous nous adapterons......

Donc un peu comme Patrick :
1° négociation etc etc
2° low profil.

Mes 2 cent's.......   
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 09 octobre 2011 à 20:03:03
Citer
si ont définie un schéma type, et que toutes les école de SP, SD, etc etc travaillent dessus
De ce que j'ai pu constater, les écoles de SD "mainstream" que j'ai pu voir travaillent aussi sur des schémas types de circonstances, sauf que les circonstances en question n'arrivent jamais. Donc à tout prendre vaudrait peut être mieux s'inspirer de la réalité quand on se pique de "reality based" et pas de ce qu'on en pense, entend dire ou suppose.
Quand à la SP elle est tout simplement pas abordée dans ce type d'école(je suis conscient qu'il doit bien y avoir des exceptions, mais je ne parle là que de mes constatations de visu).
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 10 octobre 2011 à 00:57:16
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C'est pas une fois au sol parce qu'on aura reçu un coup de casque de moto dans les ratiges qu'il faudra dire "hey, c'était pas dans mon manuel".
S'entrainer plus (ou prévenir, anticiper etc...) à des trucs qui ont le plus de probabilités d'arriver que des trucs qui en ont peu de chances ça me parait logique, non?
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 10 octobre 2011 à 01:40:41
Citer
une probabilité est très intéressante s'il s'agit de faire une étude
Ben justement j'en suis là pour le moment (enfin une "étude" c'est un bien grand mot, je me pose des questions tout au plus), et le problème c'est que j'ai pas de sources, et j'en viens à croire que ces sources n'existent tout simplement pas en France, du moins dans le domaine publique.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Eric Lem le 10 octobre 2011 à 09:30:08
La seule étude sérieuse et documentée dont j'ai entendu parler sur le sujet était le fruit du Centre de Maîtrise de la Violence de l'Université de Liège. Ils ont travailler pendant plusieurs années avec les forces de police du coin pour établir des cadres d'intervention par rapport au retex des policiers.

Malheureusement, la cellule à été arrêtée l'année dernière...

Je connais plusieurs personnes qui ont participé à cette étude, j'essaierai d'avoir quelques infos plus précises.

Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 10 octobre 2011 à 15:36:18
La bonne nouvelle c'est que pas mal de documents du CMVUL ont été mis en ligne.
La mauvaise c'est que c'est plus le cas, la page ou les docs étaient dispo est désormais en maintenance: http://www.violence.ulg.ac.be/
Bon c'est déjà une piste en tous cas, merci :)
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: Pit le 10 octobre 2011 à 16:06:31
Des fois que ça puisse aider, Mr Magoo, tu peux aussi revenir dans le temps pour regarder le site avant la modification de maintenance.

Non, je suis pas complètement arraché, tu peux utiliser "the wayback Machine (http://wayback.archive.org/web/*/http://www.violence.ulg.ac.be/)", pour consulter les entrailles temporelles de la toile  ;#

Mes 50 öre,

Pit

*edit* il semblerait qu'ila soient aussi en maintenance, mais ça devrait pas durer.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 10 octobre 2011 à 16:26:24
Le problème c'est que ça me donnera l'image de la page, mais pas l'accès aux téléchargements qui y étaient disponibles. Cela dit ça pourra peut etre me donner le nom exact des documents à rechercher.
Titre: Re : Des philosophies d'emploi différentes
Posté par: mrmagoo le 11 octobre 2011 à 02:40:09
Suivant les circonstances peut être que mon épitaphe sera: "N'a probablement pas pu adapté les outils aux situations"...
Je n'ai trouvé qu'un .doc sur les couteaux pour le moment issu d'un colloque de l'organisme précité:
couteaux .doc (http://www.google.com/url?sa=t&source=web&cd=5&ved=0CEAQFjAE&url=http%3A%2F%2Fwww.selfdefensefrance.com%2Fstatistiquesetfa%2Fcolloque-arme-blanche.doc&rct=j&q=Centre%20de%20Ma%C3%AEtrise%20de%20la%20Violence%20de%20l%27Universit%C3%A9%20de%20Li%C3%A8ge&ei=R46TTsbEK7DV4QTN15zyBw&usg=AFQjCNHrk03XucPJduBnI_nuItP-3eJU3w&sig2=r4KnmbgQps3bLNR4SidQEg&cad=rja)