Pourtant, si on veut espérer survivre face à des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance, il vaut mieux être la pire des hyènes vicieuses que le flamboyant chevalier blanc ou en tenue camouflée.
Ce texte résume tellement bien la philosophie du truc que j'aurais envie de le publier sur le site du CEETS, avec ta permission...Attends, "Président on peut ?" je change de casquette, mode schyzo on : "oui c'est OK" ;D
On ne meurt pas de honte d'un coup de couteau oui!Tu rebondis là encore sur la notion de valorisation. Personnellement, je ne mourrai pas de honte de me faire traiter de folle tordue ou de donner ma caisse ou un peu d'argent. Ou encore je ne mourrai certainement pas d'avoir laissé bafouer verbalement la vertu de ma compagne quitte à ce qu'elle aille se trouver un autre mec plus en rapport avec ses attentes. Mais je mourrai sûrement de honte à petit feu de n'avoir pas su protéger les êtes qui me sont chers ou d'avoir laissé une femme être violée et plus généralement attaquée sous mes yeux. Je disais dans l'ouverture du fil "céder ce qu'il est possible de céder" et il est important d'avoir une réflexion préalable, intime et profonde de quelles sont nos valeurs essentielles et où on place le curseur du switch on. Et ce n'est pas transmissible d'une personne à l'autre.
Pourtant, si on veut espérer survivre face à des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance, il vaut mieux être la pire des hyènes vicieuses que le flamboyant chevalier blanc ou en tenue camouflée. Même si je caresse souvent avec nostalgie le tissus de mon karate-gi et de ma vieille ceinture noire.Le problème, c'est que notre société bercée d'angélisme et enfermée dans la pensée bobo héritée de 1968 nous offre l'image des chevaliers de romans courtois... Ce n'est pas ça, un chevalier!
(...) Enfin plus exactement, toute personne qui s'est réveillée un beau matin en prenant conscience que la flute enchantée n'est pas seulement un opéra de Mozart mais aussi l'air préféré des gouvernants qui essayent de nous persuader qu'ils sont en mesure de nous protéger des risques de violence.
Le problème, c'est que notre société bercée d'angélisme et enfermée dans la pensée bobo héritée de 1968Explication sociologique dogmatique et très hasardeuse n'ayant pas grand chose à foutre ici :down:
nous offre l'image des chevaliers de romans courtois... Ce n'est pas ça, un chevalier!Toujours ce besoin forcené de valorisation hein ! Pourtant cette notion fantasmatique est dangereuse en terme de protection personnelle car elle suppose un rôle de gardien/chien de berger conféré ou autoproclamé de valeurs ou populations. Je crois que tu confond la chevalerie et la prévôté, groupe dont tu semble faire partie. Un policier, gendarme soldat n'est pas un chevalier mais un prévôt de l'état, il à un rôle et des missions légitimé par un choix démocratique (enfin chez nous du moins).
L'esprit de la chevalerie est de ne pas se laisser guider par ses instincts mais n'impose pas de se faire gentiment fracasser la gueule sans répondre, à plus forte raison lorsqu'on on a charge d’êtres humains.
En fait, ce qui distingue le chevalier (ou le membre de ce forum) du BG, c'est qu'il fait usage de force brutale en réponse à la violence
- violence : laisser libre cours à ses émotions et sentiments en les exprimant à travers une agression (physique ou verbale) qui n'est pas maitrisée et n'a pas de limite
- force brutale : application de coup ou création de douleur (pouvant aller jusqu'à donner la mort) tout en restant maitre de ses actes et de ses sentiments. Par analogie à un principe d'éthologie: le moins fort possible mais aussi fort que nécessaire
Un chevalier ne doit pas avoir peur de faire mal, très mal même, jusqu'à donner la mort si c'est nécessaire... cependant, il ne le fait pas pour assouvir une envie ou un instinct, mais pour défendre sa vie ou protéger les autres!
On ne meurt pas de honte d'un coup de couteau oui!
est ce que le fait que l'ensemble des sports de combat impose une sorte de "ceremonial" ne les rendent pas si adaptés a la SD ?
j'entends par là : vous allez vous entrainez, 1 je me change 2 je rentre dans la salle 3 je m'echauffe 4 j'enchaine les exos 5 je combats
tout ce rythme n'existe pas dans la SD
est ce que le fait que l'ensemble des sports de combat impose une sorte de "ceremonial" ne les rendent pas si adaptés a la SD ?C'est même un peu ce dont on parle depuis le début de la rubrique.
j'entends par là : vous allez vous entrainez, 1 je me change 2 je rentre dans la salle 3 je m'echauffe 4 j'enchaine les exos 5 je combats
tout ce rythme n'existe pas dans la SD
Un énorme problème...Tu as tout à fait raison mais pour avoir eu jusqu'à un âge avancé un tempérament "chevalier blanc" et en avoir éprouvé les conséquences fâcheuses, je ne peux que m'adapter au niveau individuel aux règles d'un jeu auquel je ne souscrit pas en tant que citoyen.
C'est qu'à force de baisser l'échine au niveau "individuel" ça a des conséquences au niveau général.
Pour ma part, je suis pour la notion d'équivalence: tout ce que l'on veut me prendre, il faut être d'accord de le perdre. (Lex talionis)Exactement pareil pour moi, celui qui veut prendre la vie ou la santé d'autrui doit s'attendre à risquer de la perdre.
Cela ne l'est pas du tout d'être une hyène vicieuse ceinture noire de dirty fuckin' style qui refuse le combat obstinément jusqu'à le déclencher par surprise avec des objets lui permettant d'avoir le dessus.
Quelle est la différence fondamentale entre un "Professionnel" qui doit y aller(dans une certaine mesure quand même) et moi par exemple, qui , comme cité plus haut, pense a ma fille et ne va peut être pas aller au feu par peur de ne plus pouvoir prendre le ptit dej avec elle ?Un professionnel, en théorie ne peut pas refuser les risques inhérents à sa mission, en clair il doit y aller; toi tu peux. sans oublié que le pro est rarement seul et les mains dans les poches. Par ailleurs le pro peut être victime de stigmatisation mais rarement de prédation.
J entend par différence, en qualité humaine .. en philosophie justement .
c est un truc qui me taraude l esprit en ce moment.excusez si vous me trouvez hs.
Explication sociologique dogmatique et très hasardeuse n'ayant pas grand chose à foutre ici :down:Ok, alors je reformule... Notre société souffre de deux problèmes majeurs:
Toujours ce besoin forcené de valorisation hein ! Pourtant cette notion fantasmatique est dangereuse en terme de protection personnelle car elle suppose un rôle de gardien/chien de berger conféré ou autoproclamé de valeurs ou populations. Je crois que tu confond la chevalerie et la prévôté, groupe dont tu semble faire partie. Un policier, gendarme soldat n'est pas un chevalier mais un prévôt de l'état, il à un rôle et des missions légitimé par un choix démocratique (enfin chez nous du moins).Besoin de valorisation, oui, car c'est ce qui distingue l'homme de l'animal...
Si c'est la deuxième solution qui l'intéresse, je ne vais certes pas le laisser baliser son terrain, sa dimension et me dominer, je prend l'initiative en lui défonçant la tronche avec la chaise à proximité ou l'extincteur ou encore lui sprayer la gueule avec mon spray avant de lui maraver la tronche sans lui laisser la moindre chance, point.En gros, tu fais comme lui... dans ce cas, pourquoi ne ferait-il pas comme toi, en anticipant et en te maravant la tronche sans préambule???
Pourtant, si on veut espérer survivre face à des prédateurs totalement désinhibés pour qui nos valeurs et lois n'ont aucune importance, il vaut mieux être la pire des hyènes vicieuses que le flamboyant chevalier blanc ou en tenue camouflée. Même si je caresse souvent avec nostalgie le tissus de mon karate-gi et de ma vieille ceinture noire.A partir du moment où chacun décide de sa propre façon de rendre la justice, il n'y a plus de société... Tu me diras que c'est déjà le cas! C'est fort possible, mais la solution à long terme n'est pas en réglant ses comptes soi-même en se laissant guider par la colère.
Bon je n’aime pas encore une fois c’est histoires de « prédateurs » (j’aime pas, je le dit), qui me laissent trop penser qu’il y a les loups, les moutons et quelques chiens de garde qui sortent du lot des moutons…C'est pourtant la réalité... l'observation attentive de toute société humaine te permettra aisément de le constater.
Mais pour le reste je suis bien d’accord avec toi, il ne s’agira pas d’être « meilleur », au sens plus gradé, plus « noble d’âme »… Il faudra au contraire être pire et ne pas hésiter à l’être.En remettant en cause la notion très claire, certes trop édulcorée actuellement, mais indispensable dans toute société, de la légitime défense, tu justifies la violence gratuite!
Chose que je ne développerai pas trop pour ne pas tenir un discours prônant l’illégalité vis-à-vis des notions si floues (et à mon sens inacceptables) telles que la légitime défense…
Mais je mourrai sûrement de honte à petit feu de n'avoir pas su protéger les êtes qui me sont chers ou d'avoir laissé une femme être violée et plus généralement attaquée sous mes yeux.Là, on est d'accord... mais c'est précisément ça, la légitime défense!
Tu as tout à fait raison mais pour avoir eu jusqu'à un âge avancé un tempérament "chevalier blanc" et en avoir éprouvé les conséquences fâcheuses, je ne peux que m'adapter au niveau individuel aux règles d'un jeu auquel je ne souscrit pas en tant que citoyen.Là, je suis d'accord avec toi, et je te renvoies à ce que je disais à propos des chevaliers des origines... ce ne sont ni des pleutres ni de gentils rêveurs!
Pour autant ne pas réagir au vol d'une caisse inconnue ou à une dégradation ne veut pas dire qu'on doit tout faire pour garder son cul au sec et faire de même si on voit qu'une gamine ou un papy est suivi par des mal intentionnés.
Pour information dans mon organisme social où je suis en charge de la sécurité et de la sûreté, je dépose plainte systématiquement pour toute dégradation et insulte et je peux te dire que j'obtiens généralement le remboursement jusqu'au dernier € et à minima une convocation de l'individu pour un rappel ferme à la loi.
Un professionnel, en théorie ne peut pas refuser les risques inhérents à sa mission, en clair il doit y aller; toi tu peux. sans oublié que le pro est rarement seul et les mains dans les poches. Par ailleurs le pro peut être victime de stigmatisation mais rarement de prédation.Sauf quand on lui coupe les c...lles, ce qui est actuellement le cas dans notre société...
je réagis juste sur le début, c'est tellement vrai que toute action de légitime défense apparait presque aux yeux des autorités comme une remise en cause du mythe de l'État défenseur du citoyen.Je pense aussi, et le principal problème vient de là...
Bref, il n'y a pas de chevalier ni de ninja... J'entend trop souvent parler des supposés "BG", comme si il y avait des questions de camps, de clans... Si on résonnait comme ça, alors je serais souvent dans le camp de ceux que vous n'aimez pas.Je trouve le terme "bad guy" plutôt bien choisi: on n'est un "bad guy" qui si on commet un acte répréhensible au regard du nécessaire respect des autres inhérent à toute société. Il n'y a donc pas de raison que tu en sois un, même si tu voudrais passer pour tel ::)
est ce que le fait que l'ensemble des sports de combat impose une sorte de "ceremonial" ne les rendent pas si adaptés a la SD ?Attention... il en est des sports de combat comme de la rusticité:
j'entends par là : vous allez vous entrainez, 1 je me change 2 je rentre dans la salle 3 je m'echauffe 4 j'enchaine les exos 5 je combats
tout ce rythme n'existe pas dans la SD
d'où l'utilité de se limiter à des choses simples.Tout à fait... Sauf si on considère que l'échauffement n'a pas pour but de permettre de réaliser une technique, mais de réaliser une technique sans user son corps prématurément.
AMHA si une technique n'est réalisable qu'après échauffement, étirements etc, elle n'a rien à faire en SD.
Ainsi on en arrive à des "je l'ai fais, parce que j'en ai reçu l'ordre".
En gros, tu fais comme lui... dans ce cas, pourquoi ne ferait-il pas comme toi, en anticipant et en te maravant la tronche sans préambule???
A partir du moment où chacun décide de sa propre façon de rendre la justice, il n'y a plus de société... Tu me diras que c'est déjà le cas! C'est fort possible, mais la solution à long terme n'est pas en réglant ses comptes soi-même en se laissant guider par la colère.
Tu as tout à fait raison mais pour avoir eu jusqu'à un âge avancé un tempérament "chevalier blanc" et en avoir éprouvé les conséquences fâcheuses, je ne peux que m'adapter au niveau individuel aux règles d'un jeu auquel je ne souscrit pas en tant que citoyen.
Pour autant ne pas réagir au vol d'une caisse inconnue ou à une dégradation ne veut pas dire qu'on doit tout faire pour garder son cul au sec et faire de même si on voit qu'une gamine ou un papy est suivi par des mal intentionnés.
Pour information dans mon organisme social où je suis en charge de la sécurité et de la sûreté, je dépose plainte systématiquement pour toute dégradation et insulte et je peux te dire que j'obtiens généralement le remboursement jusqu'au dernier € et à minima une convocation de l'individu pour un rappel ferme à la loi.
Là, je suis d'accord avec toi, et je te renvoies à ce que je disais à propos des chevaliers des origines... ce ne sont ni des pleutres ni de gentils rêveurs!
S'ils obtenaient le respect, ce n'est pas par de beaux discours, mais par l'impitoyable châtiment qu'ils administraient à ceux qui s'étaient soustrait aux règles en vigueur dans la société.
Et s'il faut en passer par l'exécution sommaire immédiate des BG pris en flagrant délit, je suis d'accord avec toi...
ben il doit attendre le gong avant non? sinon c'est pas sport ;#Oh merci j'avais pas la force de répondre moi-même tellement le décalage est grand.
Il ne faut pas déplacer le débat, qui est basé sur deux pratique différentes qui ont deux approches différentes dans des situations ou la justice à des chances d'arriver après coup pour ramasser les morceaux.
Une ou l'on sauve ses miches par tout les moyens possible, les plus vicieux et les plus violent (la colère c'est bien aussi), pour sauver sa vie.
Et l'autre ou la compétition et le combat rituel, avec honneur, respect...etc qui sont peut être pas aussi adapter à de tel situations, des fois bien au contraire.
Là, je suis d'accord avec toi, et je te renvoies à ce que je disais à propos des chevaliers des origines... ce ne sont ni des pleutres ni de gentils rêveurs!
S'ils obtenaient le respect, ce n'est pas par de beaux discours, mais par l'impitoyable châtiment qu'ils administraient à ceux qui s'étaient soustrait aux règles en vigueur dans la société.
Et s'il faut en passer par l'exécution sommaire immédiate des BG pris en flagrant délit, je suis d'accord avec toi...
La je crois qu'il parlais plus de "l'esprit chevaleresque" plutôt que la dure réalité de la vie au moyen age...
Juste un petit retour sur la légitime défense, qui est une suite judiciaire d'une agression/situationmerdique/..., je préfère plaider la légitime défense à raison, même si on peut me donner tort, plutôt que de ne pas pouvoir le faire.
bon exemple de pensée juste exprimée clairement.
je réagis juste sur le début, c'est tellement vrai que toute action de légitime défense apparait presque aux yeux des autorités comme une remise en cause du mythe de l'État défenseur du citoyen.
Il ne faut pas déplacer le débat, qui est basé sur deux pratique différentes qui ont deux approches différentes dans des situations ou la justice à des chances d'arriver après coup pour ramasser les morceaux.Je ne suis pas d'accord: la colère, le vice, la violence, c'est quand les sentiments prennent le dessus sur la raison... cela a effectivement pour effet d'augmenter les capacités physiques par une décharge d'adrénaline, mais:
Une ou l'on sauve ses miches par tout les moyens possible, les plus vicieux et les plus violent (la colère c'est bien aussi), pour sauver sa vie.
Et l'autre ou la compétition et le combat rituel, avec honneur, respect...etc qui sont peut être pas aussi adapter à de tel situations, des fois bien au contraire.
Pour le reste les fondements du pourquoi, du comment et qu'on coupe les c*u!lles des chevaliers en blanc ou en bleu on s'en branle ici, c'est pas le propos. J'imagine que vous avez des syndicats et la capacité d'ouvrir vos gueules si on essaye de vous les couper. Et puis il reste de le droit de vote, me semble t'il.L'idée dans l'histoire, c'est que je trouve un peu "abusé" de frapper le premier sans sommations... à moins bien sûr qu'un petit malin te fonce dessus avec un pieu, mais là, il s'agit de légitime défense.
Il y a quand même des similitudes, des stratégies communes. J'ai un pot qui pratique du taekwendo, en compétition il prend un malin plaisir à taper (d'un coup de pied rapide et vicieux)dans les mains des adversaires qui on une garde main ouverte. C'est incapacitant, très douloureux, parfois ça casse. En tout cas presque dans 100% des cas la suite du combat lui est favorable. Et oui on est loin de l'esprit chevaleresque la... Mais c'est ça aussi la compétition.Pas à mon avis... les deux se battent avec les mêmes règles, il y a donc bien respect de l'adversaire! Et respecter son adversaire ne signifie pas pour autant qu'il faille baisser son froc!!!
Je ne suis pas d'accord: la colère, le vice, la violence, c'est quand les sentiments prennent le dessus sur la raison... cela a effectivement pour effet d'augmenter les capacités physiques par une décharge d'adrénaline, mais:
- on en arrive rapidement à frapper trop fort
- on perd tout discernement
- les techniques éventuellement apprises sont très mal restituées, ce qui fini par nous mettre en danger.
Bref, même si un coup de sang ponctuel permet de prendre l'ascendant sur l'agresseur, il est quand même plus prudent et plus efficace d'apprendre à gérer son niveau de violence.
Et quoi qu'il en soit, en gardant son sang froid, on peut arriver au même résultat avec une dépense énergétique moindre.
L'idée dans l'histoire, c'est que je trouve un peu "abusé" de frapper le premier sans sommations... …un individu qui s'avance vers moi avec la ferme intention de "porter atteinte à mon intégrité physique", je commencerai par le mettre gentiment en garde en lui "conseillant" de rester à distance
S'il ne juge pas opportun de rester en dehors de mon espace vital, je n'aurai aucun scrupule à l'en dégager par tous les moyens à ma disposition! Faut pas rêver quand même!!!
Ce faisant, j'aurai assuré ma propre sécurité tout en faisant en sorte de ne pas être la cause du bordel
Le problème, c’est qu’on est très rarement dans une situation de ce genre.Alors c'est un problème de sémantique: pour moi, brutal et futé oui... violent et vicieux non!
Si un mec t’agresses (sauf cas très particulier) c’est parce qu’il est convaincu d’avoir un avantage sur toi (plan, appui, équipement, whatever, …)
Les quelques fois ou j’ai du vraiment me fritter, crois-moi, j’étais loin d’avoir l’avantage.
Et si je suis encore là pour l’écrire, c’est parce que j’ai peu le reprendre à un moment donné.
Comment ?
Ben en me montrant plus violent et plus vicieux que le(s) mec(s) que j’avais en face.
Ca se comprend, bcp de gens ont du mal avec ça…J'ai réussi à calmer un wallis bourré qui voulait me faire épouser le mur!!! ;# J'étais content d'avoir réussi, parce que sinon, on aurait pu me glisser sous la porte!
Maintenant, dans un cadre civil, j’ai rarement ce genre de sommations avoir de l’effet.
La dernière fois que j’ai vu une situation de ce genre, c’était un mec du cru (avec un méchant palmarès en Muay) qui à voulu impressionner son opposant en jouant du « je suis champion de Thai, si tu continues je vais couper en deux à coup de tibias si tu… ».Il y a une grosse différence entre mettre en garde verbalement et faire une pseudo démonstration de son savoir-faire (perte de temps et d'énergie)
La fin de la phrase s’est perdue dans un borborygme quand l’autre lui à peté un coup de chargeur sur le nez.
En fait, c’est très exactement CA qu’on prone tous ici…Disons que les propos de Patrick étaient empreints d'une certaine colère et teinté de violence contenue... et là, j'ai envie de dire "ho là, on se détend!!!"
Je me demande si le malentendu ne porte pas plutôt sur de la sémantique (par exemple la signification qu’on donne à « frappe préemptive » ou « sommation ») que sur le fond.
Je ne suis pas d'accord: la colère, le vice, la violence, c'est quand les sentiments prennent le dessus sur la raison... cela a effectivement pour effet d'augmenter les capacités physiques par une décharge d'adrénaline, mais:
- on en arrive rapidement à frapper trop fort
- on perd tout discernement
- les techniques éventuellement apprises sont très mal restituées, ce qui fini par nous mettre en danger.
Bref, même si un coup de sang ponctuel permet de prendre l'ascendant sur l'agresseur, il est quand même plus prudent et plus efficace d'apprendre à gérer son niveau de violence.
Alors c'est un problème de sémantique: pour moi, brutal et futé oui... violent et vicieux non!
J'ai sans doute pas ton niveau de maîtrise, moi dans ces cas la je n'arrive pas vraiment à faire de la théorie, je fais plus souvent ce que je peux, plus que ce que je veux.Du peu d'expérience que j'ai, il importe d'abord de conserver son sang froid, la colère ne faisant qu'empirer les choses:
Excuse moi je ne vois pas de différence, si ce n'est pour l'amour propre de chacun. ;)C'est pour ça que j'ai clairement défini les termes que j'emploie au début:
Appraître meilleur humain et légitime que mon opposant aux yeux d'autrui m'importe peu, il m'importe seulement d'être dans tous les cas plus déterminé.C'est une question de conscience et de conviction: est-ce que pour rester en vie, je peux accepter d'user des moyens les plus dégueulasses?
de la littérature :)La colère et la haine ont toujours été mauvaise conseillères... accompagné immanquablement du remord et de la honte... libre à chacun de vivre avec ses convictions
c'est vraiment bien d’éprouver de la colère, de la honte ou de la haine pendant une altercation car cela laisse pleins d'issus possible, sans tous ces sentiments il n'y a qu'une seule issue.
on se pose des questions quand on n'a pas expérimenté ou vu les solutions , si on les a apprises et vécues.On s'en pose encore plus lorsqu'on a expérimenté les mauvaises...
une petite phrase "ce qui te fait pleurer c'est ce qui me fait rire"Bizarre cette phrase... :glare: j'adhère pas
Ouais, sauf que pour ma part, moins je donne à des larbins dénués de moralité*, la capacité de me donner la chasse, parce qu'un jour un fou furieux aura décidé que de faire moins d'un mètre soixante dix, par exemple, est passible de four, mieux je me porte... :blink:
*Je dis "dénué de moralité" car le but même d'un ordre c'est de décharger l'exécutant de cette problématique. Ainsi on en arrive à des "je l'ai fais, parce que j'en ai reçu l'ordre". ^-^
La colère et la haine ont toujours été mauvaise conseillères... accompagné immanquablement du remord et de la honte.Tu mets beaucoup de morale derrière ce qui est simplement un refus de subir. Si un fauve me charge je tire, je ne le hais pas. La morale c'est avant, c'est un comportement du quotidien où tu fais le choix d'un solde créditeur entre ce que tu apporte à la société et ce que tu lui coûte, de ne faire chier personne et si possible, apporter ta pierre. Partant de là tu acquiers l'estime et le respect de toi-même et le droit de ne laisser faire ce qui ne doit pas.
Tu mets beaucoup de morale derrière ce qui est simplement un refus de subir. Si un fauve me charge je tire, je ne le hais pas. La morale c'est avant, c'est un comportement du quotidien où tu fais le choix d'un solde créditeur entre ce que tu apporte à la société et ce que tu lui coûte, de ne faire chier personne et si possible, apporter ta pierre. Partant de là tu acquiers l'estime et le respect de toi-même et le droit de ne laisser faire ce qui ne doit pas.L'exemple que tu prends, c'est précisément ce que j'ai défini par "usage de la force brutale"... c'est un "mal nécessaire" pour sauvegarder sa propre vie, autrement dit la légitime défense.
Je m'explique: dans certains cours de certaines disciplines, présentées comme étant adaptées à la SD, on passe une grande partie du temps d'entrainement dans des combat 1vs1, contre un adversaire désarmé, qui n'attaque pas par surprise, dans le cadre d'un dojo avec tatami et en général le combat se finit au sol(au passage c'est bien la peine de critiquer les arts martiaux tradis si c'est juste pour faire pareil, mais en moins bien...).Je crois qu'il s'agit alors de disciplines pas adaptées du tout à la SD. Un exemple concret relatif à ta pratique/expérience ?
A propos de philosophie d'emploi et des stratégies&tactiques, je me posais une question: existe t il quelque part une typologie descriptive et statistique des situations d'agressions auxquelles on risque d'être confronté?
Je crois qu'il s'agit alors de disciplines pas adaptées du tout à la SD.Ce qui n'empeche pas qu'elle soit présentée comme telle.
Un exemple concret relatif à ta pratique/expérience ?-Prépondérance de l'entrainement au combat de type sportif (tres rarement simulation d'affrontement armé, contre plusieurs adversaires)
Ce qui n'empeche pas qu'elle soit présentée comme telle.On beau faire croire aux gens qu'un canada dry c'est pareil qu'un pure malt de 18 ans d'âge mais la plupart de se laisse pas tromper non ?
Volontairement j'ai passé le nom sous silence car ça a déjà provoqué une très longue controverse sur un autre forum.-Prépondérance de l'entrainement au combat de type sportif (tres rarement simulation d'affrontement armé, contre plusieurs adversaires)
-Peu de prise en compte du facteur stress ou surprise
-Pas de prise en compte des circonstances pré et post affrontement et de l'environnement probable de l'affontement
Pour simplifier on fait juste du free fight (et pas très au point techniquement en plus) avec l'autorisation de viser les yeux, les parties génitales ou de mordre, en se concentrant juste sur le moment de l'affrontement.
C'est parfait pour envenimer les choses dans le cadre d'une altercation qui tourne mal (ou on aurait pu s'en sortir autrement, mais comme on fait du K...M... on a préféré avoir recours à la force) et c'est parfait aussi pour se faire esquinter dans le cadre d'une véritable agression. En gros c'est la parfaite discipline de SD tant qu'on l'utilise pas dans le cadre de la réalité. J'ai l'air critique mais vu les illusions que ça donne, et qui sont sciemment vendues par le marketting qui entoure la discipline et dont des personnes qui sont en réalité très vulnérables (des femmes notamment, mais pas uniquement) finissent par s'imprégner, ça m'agace.
Parallèlement j'ai parmi mes relations pas très reluisantes des gens qui sont susceptibles d'être des agresseurs, et pour se défendre contre des types comme ça, ben faut vraiment autre chose que 1h30x3 par semaine tranquilou dans un dojo. Le "autre chose" c'est d'ailleurs pas forcément un entrainement au combat .
Et puis aussi par rapport aux femmes, dans les situations de violence dont j'ai eu connaissance ça relevait pas du tout de l'agression d'un inconnu, mais le schéma qui revient c'est une atmosphère de violence psychologique entretenue discrètement par un proche qui ne passe à la violence physique qu'une fois qu'il est certain qu'il n'y aura pas de résistance.
On beau faire croire aux gens qu'un canada dry c'est pareil qu'un pure malt de 18 ans d'âge mais la plupart de se laisse pas tromper non ?Les gens constituant le cœur de cible du marketting, ceux pour lesquels il est soigneusement calibré s'y laisse prendre d'autant plus facilement qu'ils veulent (pas consciemment bien entendu) y croire. Comme en plus la plupart de ceux ci n'ont pas de référence pour comparer...
Les gens constituant le cœur de cible du marketting, ceux pour lesquels il est soigneusement calibré s'y laisse prendre d'autant plus facilement qu'ils veulent (pas consciemment bien entendu) y croire. Comme en plus la plupart de ceux ci n'ont pas de référence pour comparer...C'est une découverte pour toi, je ne crois pas ?
Bref, merci pour les quelques pistes données, mais l'idée était plus de déterminer quelle étaient les tactiques les plus généralement employées pour commettre des violences afin de réfléchir concrètement aux contre mesures.
Pour caricaturer, on a plus de chance de se retrouver face à des ados armés de cutter qu'à un spécialiste de la soumission au sol. D'ou l'intérêt (enfin je pense) de se préoccuper des tactiques employées par les ados en question en partant de la réalité et pas de ce qu'on pense, qu'on suppose ou qu'on croit.
C'est une découverte pour toi, je ne crois pas ?Non mais tu me demandes des exemples concrets à propos de ce que je raconte dans l'introduction de ma question, alors je te réponds :)
Je crois qu'ici tu as suffisamment de bonnes adresses pour ne pas te fourvoyer dans les mauvaises.
si ont définie un schéma type, et que toutes les école de SP, SD, etc etc travaillent dessusDe ce que j'ai pu constater, les écoles de SD "mainstream" que j'ai pu voir travaillent aussi sur des schémas types de circonstances, sauf que les circonstances en question n'arrivent jamais. Donc à tout prendre vaudrait peut être mieux s'inspirer de la réalité quand on se pique de "reality based" et pas de ce qu'on en pense, entend dire ou suppose.
C'est pas une fois au sol parce qu'on aura reçu un coup de casque de moto dans les ratiges qu'il faudra dire "hey, c'était pas dans mon manuel".S'entrainer plus (ou prévenir, anticiper etc...) à des trucs qui ont le plus de probabilités d'arriver que des trucs qui en ont peu de chances ça me parait logique, non?
une probabilité est très intéressante s'il s'agit de faire une étudeBen justement j'en suis là pour le moment (enfin une "étude" c'est un bien grand mot, je me pose des questions tout au plus), et le problème c'est que j'ai pas de sources, et j'en viens à croire que ces sources n'existent tout simplement pas en France, du moins dans le domaine publique.