Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 13:48:34

Titre: Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 13:48:34
Salut :)

Bon...  vu qu'on a bien un ou deux psys qui rôdent, et qu'on a quelques spécialistes ici...  je voudrais discuter un peu de la désescalade verbale en cas d'altercation.

Pour ce faire, je pense qu'il sera utile de comprendre un peu mieux les mécanismes de la violence pour réussir à la court-circuiter un minimum...  le but étant bien sûr d'éviter de devoir cogner, tant pour soi-même (risque physique, risque légal) que pour l'agresseur (gros risque physique, donc risque légal pour nous)...

Qu'est-ce qui est nécessaire pour qu'un être humain passe à l'acte violent ? 

Eh oui.  C'est dommage, mais il s'agit bien d'êtres humains, comme nous, qui fonctionnent grosso merdo de la même manière que nous.  C'est assez confortable de NIER L'HUMANITE des mecs en face, de les traiter de monstres, de gremlins, de connards, etc.  C'est plus facile, en faisant cela, de leur cogner dessus, ou de les blesser...  Les soldats utilisent ce stratagème depuis toujours pour désigner l'ennemi.  L'ennemi est un "maure", un "infidèle", un "jap", un "charlie", un "skeleton", un "terroriste", un ceci, un cela.  Et plus il est différent de nous, dans la manière qu'on a de le décrire, et moins on se sent coupable de le tuer/blesser/capturer/etc.  Même quand il ne s'agit pas de guerre ouverte, les "surnoms" donnés par un groupe à un autre, et surtout quand ce surnom déshumanise, posent les prémisses mentales nécessaires à l'application de la violence (violence économique, administrative, territoriale, physique ou autre), légitime ou pas.  On entend souvent les vétérans de n'importe quelle guerre dire "c'est un [inserer nom donné au groupe ennemi], donc ça n'est pas un homme, et si c'est pas un homme, j'ai le droit de le tuer.  C'est un ennemi, et lui ne se privera pas pour [insérer ici 2-3 horreurs qui font vraiment peur]".

Il faut une force morale et une stabilité psychologique et une certitude vraiment très grande de la légitimité de son action violente pour pouvoir dire "j'ai tué des mecs", par exemple.  Et ça n'est possible que dans le cadre d'une hiérarchie bien claire reposant sur un pouvoir réellement légitime aux yeux de la personne qui a posé le geste violent...  ou alors via une distorsion mentale vraiment profonde, venant nier la réalité de son action ou la justifier.

Bref... 

Peu importe le type de violence (légitime ou pas aux yeux de l'Etat), il faut -- selon Gavin de Becker (The Gift Of Fear) -- que 4 conditions soient remplies AUX YEUX DE LA PERSONNE QUI POSE L'ACTE VIOLENT (donc c'est bel et bien subjectif).  On les retiendra par l'acronyme JACA :

- J pour Justification
: l'acte violent doit pouvoir se justifier aux yeux de la personne qui le pose.  On peut justifier ce genre d'actes par n'importe quoi, parfois, et peu importe si la justification tient la route ou pas.  Ca peut être "j'ai reçu des ordres", ça peut être "ils exploitent mon peuple depuis 2000 ans", ça peut être "ce sont des infidèles", ça peut aussi être "il a maté les nichons de ma copine" ou "il a des serpents à la place des mains"...

- A pour Abilité (Ability), ou "capacité à" : on ne posera pas l'acte violent si on CROIT qu'il est physiquement impossible d'y parvenir.  C'est pour cette raison que j'ai reçu beaucoup plus de coups de couteau, bouteille, chaise, maglite dans le DOS...  Quand j'étais de dos, certaines actions devenaient physiquement envisageables, alors qu'elles ne l'étaient pas quand j'étais attentif, présent et prêt à contre attaquer.  Les prédateurs et les vrais pros se démerdent souvent très bien pour trouver une manière de rendre n'importe quelle agression possible.  C'est relativement facile, malheureusement.  Il suffit de tricher un peu intelligemment.  Et c'est là assi que la "dureté du mental" va jouer : le vainqueur dans un conflit est souvent celui qui arrive à croire juste un peu plus longtemps que l'autre qu'il peut encore l'emporter.  "You're never out of options until you quit", comme le dit si bien mon pote Carl Theile.

- C pour Conséquences : les conséquences de l'acte violent doivent être perçus comme positives par la personne qui le pose.  Exemple, un gars m'agresse avec un pic à glace et joue à la machine à coudre sur mon dos.  Si je ne fais rien je meurs, si je lui défonce la rate je survis.  Les conséquences de mon acte violent me semblent positives.  Condition remplie.  C'est toute la question de l'intérêt qu'on a à poser un acte violent.  "Ca va me donner quoi"...  Et cette question, même si on ne se la pose pas consciemment, reste bien présente dans tout acte violent, quel qu'il soit.  C'est de fait la motivation première, bien souvent.

- A pour Alternatives : on ne doit plus percevoir d'autres alternatives pour arriver à ses fins (voir ci-haut, conséquences) que de passer à l'acte violent.  On ne doit plus savoir quoi faire d'autre.  Et c'est souvent là que l'on peut jouer, en désescalade, comme on le verra un peu plus loin. 

Illustrons par deux exemples proches en apparence.

Je viens de me faire foutre dehors d'une boîte de nuit.  Un gars m'avait mis une tarte, petite bousculade, les videurs sont arrivés et je me suis fait expulser.  Je suis énervé.  J'ai mis des heures à venir, à faire la queue pour entrer, je commençais juste à m'amuser et un c*nnard fout ma soirée en l'air.  Je suis dehors, le videur est devant moi.  Il m'a fait mal en me foutant dehors.  Je suis humilié.  J'ai bien envie de lui défoncer la gueule. 

J (justification) : J'ai, a priori, bien envie de défoncer la tête à ce gros tas de muscles arrogant qui m'a foutu dehors aussi facilement.  Je suis humilié de ne pas avoir pu résister...  mais je n'ai pas vraiment de bonne justification puisque le gars fait son job et que je me battais dans la boîte.

A (abilité) : Je suis assez vicieux pour le crever, et en plus j'ai un tournevis dans ma poche...  ce gros tas, je peux me le faire...

C (conséquences) : Si je me le fais, je me défoule un bon coup, mes potes voient que je suis pas un faible, et mon honneur est lavé...

A (alternatives) : Je n'ai pas vraiment d'autre choix, moi, pour laver mon honneur et ne pas passer pour une tarlouze que de lui défoncer la gueule. 

Bref, des quatre conditions (JACA), il ne manque qu'une justification, qu'une bonne excuse.  J'ai pas JACA, j'ai ACA.

Partons de cette situation tendue, que j'ai vécu au moins 2000 fois (du côté du videur).

Option A -->
Le videur A me gueule dessus, me traite de [insérer ici insulte bien énervante], et me dit de me barrer sinon il va me défoncer la gueule.  En plus il fait ça avec une assurance vraiment hautaine qui montre bien à tout le monde qu'il n'a pas du tout peur de moi, et ça m'insulte encore plus.  C'est bon.  Il m'a fourni ma justification.  Dès qu'il aura le dos tourné, je le plante.

Option B --> Le videur B, qui m'a poussé loin de la porte, reste près de l'entrée et me surveille discrètement sans dire un mot.  Je suis énervé, je m'approche pour gueuler dessus.  Je le traite de gros tas de m*rde.

Il lève les mains devant lui et il me parle bien fort mais on voit bien qu'il ne veut pas d'embrouilles avec moi :

- Reste là, reste là...  Je t'ai mis dehors parce que tu te battais, c'est rien de personnel.  C'est juste mon boulot.  J'ai rien contre toi.  Maintenant, je veux pas que ça aille plus loin.  Tu pourras revenir demain soir sans problème.  Je sais que t'es un bon gars.  Tu pourras revenir demain quand tu seras calmé.  Là, ce soir, tu vas aller faire un tour pour te calmer STP.  Je veux pas d'embrouilles.

(Alors là c'est chiant...  Je venais pour qu'il me fournisse la petite justification qui me manquait pour que j'explose, mais il ne me la donne pas...)

- Allez, STP reste pas là...  t'es trop énervé, j'ai peur que ça tourne mal.  C'est rien de personnel je te dis ! Va faire un tour !  Tu reviendras demain et tu emballeras la plus belle gonzesse de la boîte.  Ce soir, avec ton t-shirt déchiré ça va pas le faire hein ?  Allez...  rentre chez toi, et reviens demain.  STP.  Rentre chez toi.  T'es trop énervé.  Va te calmer plus loin.  Ca sert à rien de rester ici. 

(Bon bah là il est carrément cool avec moi, si je le plante c'est moi qui vais avoir l'air d'un c*n...  en plus il a ses mains devant lui et il me laisse pas approcher, il fait gaffe ce gros fils de chienne...  et il est balèze...  faut pas que je me rate...  Pffff...  et puis m*rde...  je me casse)

- Allez c'est ça, nique ta mère gros pédé !  La prochaine vois que je te vois je te fais bouffer tes dents !  (au moins comme ça mes potes ont bien vu que j'ai pas peur de lui...)

A votre avis ?  Lequel de ces deux videurs (A ou B) va pouvoir bosser pendant plus de 6 mois sans finir à l'hosto ?

Evidemment, rien ne constitue une garantie...  mais j'ai survécu 9 ans dans divers bars en appliquant l'option B et j'ai eu de bien meilleurs résultats.  Sortir les gars proprement sans leur faire mal si possible, le pousser loin, et ne pas en faire une affaire perso.  Au contraire.

Ceci dit, il y a des tarés, et l'alcool remplace souvent pas mal de justifications, augmente la perception de ses capacités, distortionne les conséquences, et fait omettre certaines alternatives.  Il faut en tenir compte.

Mais comment tout cela peut-il être utilisé dans la vie ordinaire pour gérer les altercations et éviter qu'elles ne deviennent des agressions ? 

La première chose à faire, outre de conserver l'avantage tactique (passive stances, délacements, scans permanents de l'environnement etc.) déjà, c'est d'essayer de COMPRENDRE l'autre, de percevoir ce qui l'énerve.  D'essayer de voir si on n'a pas réellement fait une connerie...  L'autre jour à un carrefour dans un embouteillage, un mec s'énervait méchamment contre moi.  Klaxons, tout ça...  il gueulait.  En fait sans m'en rendre compte je venais de lui passer devant en grillant la priorité à droite.  Réalisant mon erreur, j'ai fait marche arrière sur 70cm et j'ai levé la main pour m'excuser...  j'étais en tort !  La première chose à faire, pour désescalader une situation merdique, c'est déjà de ne pas en provoquer, et de réparer ses erreurs si possible et dès que possible.  Civisme de base.  L'autre n'a peut-être pas raison de s'énerver, on peut parler plus gentiment et tout, mais bon.  Le fait est que si je fais une connerie, je corrige d'abord, si possible, et je discute ensuite.

Une fois qu'on a compris la source de l'énervement de l'autre...  deux options.  Soit je peux/veux faire quelque chose pour le calmer en lui donnant ce qu'il veut...  soit non.  Un gars qui s'énerve contre moi parce que je ne veux pas lui donner un truc qui est à moi de droit, bah désolé.  C'est niet.  Un gars qui me gueule dessus parce que je ne fais rien pour stopper l'invasion des aliens invisibles qui lui parlent dans l'oreille gauche toute la journée...  bah je peux bien essayer de jouer le jeu, mais ça va pas être facile.  Un gars que je viens de virer du bar et qui revient à la charge, je ne peux pas le laisser rentrer à nouveau.  Etc.  Donc à partir de là, il faut comprendre que le je devrai "bosser" pour le priver de toute justification et abilité à poser son acte violent, tout en lui offrant des alternatives possibles pour obtenir ce qu'il veut.

Prenant l'exemple du gars qui entend des martiens : je me mets de son côté en disant que je suis content, je suis pas le seul à les entendre (du coup je suis dans son camp, donc plus de justification pour lui)...  je reste physiquement loin de lui, et je lui parle d'une machine ultra puissante qui envoie des ondes qui tuent les E.T. invisibles...  (alternative)...  et là je lui dis que je vais la chercher...  et je me casse en surveillant mon dos pour aller appeler le samu et signaler un gars en crise psy au coin de telle rue.

La désescalade, donc, bien souvent, se résume à :

0 - CONSERVER L'AVANTAGE TACTIQUE en restant loin si possible (ne pas se laisser coller en tout cas), en opposant des "passive stances", en déployant préventivement une arme improvisée (stylo, lampe de poche, journal, etc.), en couvrant son dos, etc.  Cela joue sur la perception du bad guy quant à son Abilité à nous faire du tort.  Il faut être réellement prêt...  mais sans avoir une attitude provocante ou agressive pour autant (c'est un intérêt des passive stances)...
1 - COMPRENDRE ce que le gars en face veut et pourquoi...
2 - Choisir rapidement si on est prêt à céder ou pas (Conséquences)...   Si oui, on cède/donne/abdique et ça se termine souvent là...  Et sinon on passe à l'étape 3...
3 - Enlever/ne pas donner de Justifications (j'ai rien contre vous, c'est rien de perso, je pense aussi qu'ils ont eu tort de vous virer, mais..., etc.)
4 - Fournir/proposer des Alternatives (rentre chez toi tu reviendras demain, je vous propose que nous allions voir ensemble le contrôleur pour qu'il nous trouve un siège supplémentaire, etc.)...

Dans tous les cas, une attitude ferme mais cool est de rigueur.  On n'insulte pas, mais on ne montre pas non plus de signe de soumission : on parle comme si ça ALLAIT se régler.  Suffit de trouver une solution. 

Toujours, dans tous les cas, se poser une limite mentale.  Une sorte de fil de fer tendu devant soi qui déclenche le piège.  Style "s'il me touche, je le défonce" ou "s'il avance plus loin que là, frappe préventive", etc.  Parce qu'il est très, très facile de se laisser prendre au jeu de la désescalade...  on finit vite par se retrouver soi-même embourbé dans un truc qui s'éternise et donc certains profitent pour prendre l'ascendant psychologique et tactique en se rapprochant, en vous entourant, etc, etc.  Il faut rester bien conscient du fait que ça reste un conflit en gestation, et que si une solution n'est pas trouvée rapidement, c'est bien souvent qu'elle n'existe pas, ou que le/les loulous en face n'ont pas du tout envie d'en trouver une.  Bref...  à juger au cas par cas !

Bon...  j'attends vos réflexions, commentaires et tout ça rapidement ! :)

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 12 décembre 2007 à 15:05:18
Salut !

très sympa le sujet. :up:

Je crois que tu as tout dit en ce qui concerne la désecalade lorsque tu es toi-même en position de protagoniste, donc je n'ai rien de particulier à rajouter, parce que tout y est, vraiment.  Un petit détail sur lequel  sur lequel moi j'insiste dans ce genre de cas, c'est de parler en permanence. Tout le temps. Quitte à répéter 3 ou 4 fois en 2 minutes que tout va s'arranger. Tout cela d'une voix forte mais douce pour ne pas exciter plus la personne. Ceci afin de : 1 ) le persuader que ce que TU  proposes est la seule alternative et solution valable..et il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de persuasion de la répétition..ça marche vraiment. 2 ) semer la confusion mentale dans sa tête afin de l'empêcher de réfléchir à ce qu'il va faire des fois où il aurait prévu de te poutrer dans 30 sec , donc en quelque sorte harceler verbalement son cerveau en bombardant tout le temps la même information afin d'arriver aux conclusion no 1)  ;)


Maintenant , moi je souhaite aussi que l'on parle de la désescalade lorsque tu interviens entre 2 personnes ou 2 groupes qui se battent. Car là c'est très sensible.

Pas plus tard  que 2 ou 3 jours en arrière, je rendais visite à 2 copains qui assurent la sécurité dans un établissement, et survient tout d'un coup une bagarre entre 3 femmes. Assez violente parce qu'une s'est quand même fait tarter à 2-3 reprises et a saigné.
Donc cris stridents , tirages de cheveux, renversements de verres, de glaçons,  patinoire, c'est le boxon quoi.. ;D ( en même temps des femmes qui se bastonnent c'est souvent plus impressionnant que des hommes.. :lol:  )

Arrivent mes 2 potes pour les séparer, mais la situation stagne un bon moment et les 2 partis restent très énervés un bon moment car les règles de desescalades dont tu parles n'ont pas été appliquées.. car, 1 ) ils n'écoutaient pas ce que disaient les femmes qui n'avaient pas l'impression d'êtres comprises, 2) ils essayaient de les éloigner de force en les empoignant et non en leur demandant de venir, 3 ) ne proposaient aucune alternatives au règlement du conflit.

Donc c'est assez marrant que tu postes cela, car je comptais justement commencer un sujet dessus.

Finalement, il a fallu que je leur demande en premier lieu de  1 ) séparer visuellement les protagonistes afin que l'objet de leur colère ne soit plus sous leur nez et relance leur adrénaline 2 )de leur parler tout simplement en écoutant ce qu'elles ont a dire 3 ) de les rassurer en leur disant que tout  va bien aller, et qu'elle ne prendront plus de coups 4) d'appeler la maréchaussée .

Ceci fait,  et une fois l'histoire réglée avec la police, on a demandé aux 2 première de partir dans une direction afin de laisser la 3ème aller dans la direction opposée afin de les éloigner en sécurité. Après avoir discuté avec mes potes pendant 10-15 minutes et en expliquant leur histoire les 2 femmes leur serraient la main et commençaient à s'éloigner ..mais arrive ce beignet de gendarme en braillant : , '' FAUT PARTIR MAINTENANT MESDAMES, ET EN VITESSE ! MAINTENANT !  ''..alors qu'elle étaient apaisées et étaient déjà en train de se barrer.  ;D

Ni une ni deux les 2 femmes se retournent et commencent à vociférer sur le gendarme et lui dirent qu'il n'a pas à crier, qu'elles ont été respectueuses de l'uniforme..et c'est reparti pour un blocage de 10 minutes de la situation..avec 3ème la femme derrière qui leur hurlait des injures..bref..tout cela pour dire qu'il a suffi d'une étincelle pour faire repartir les flammes de plus belle, et le gendarme a dû les menacer de les embarquer en brandissant ses menottes pour qu'elles partent enfin..

Mais quelle gâchis de temps et d'énergie pour rien. :glare:

J'en reviens aux détails que j'ajouterais à ce que tu as déjà dit pour la désescalade : 1) ne JAMAIS élever la voix le premier sur personne , ça stresse et ça énerve, ou ça effraie et déclenche un mécanisme de défense. 2) séparer visuellement les protagonistes afin qu'ils se calment..3 ) les faire partir avec calme dans des directions opposées et à tour de rôle.


Voili--


Diego :)

Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 15:38:01
C'est pas faux.  Mais en fait ça ne contredit pas complètement la règle.  Elle ne se pose même pas la question, donc en fait elle ne considère pas qu'elle n'a pas la capacité à...  et pis bon...  JACA c'est surtout un outil conceptuel qui doit servir de cadre de travail, ça ne doit pas être pris dans le béton hein ;)

Ceci dit je me demande comment TRAVAILLER sur la désescalade verbale.  Entraîner tout ça...

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 12 décembre 2007 à 15:59:29
Pour entraîner à part pouvoir observer des situations régulièrement ou simuler avec des potes/collègues sans tomber dans la caricature ou la plaisanterie en pouffant de rire, je vois pas vraiment..

Mais d'façon les règles générales sont très simples : savoir gérer son stress, ne pas céder à la panique, ne pas le montrer
et maîtriser un tant soit peu la dialectique ..après le reste est très aléatoire.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 16:02:17
Bah justement, l'idée est de s'entraîner pour que ça ne soit plus aussi aléatoire justement...

Des idées de drills précis ?

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Yoddha le 12 décembre 2007 à 16:03:04
Comment peux-on l'utiliser quand le seul but du mec en face c'est de te faire ch*er toi et que tu ne peux pas t'en aller?
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Anke le 12 décembre 2007 à 16:03:36
Punaise alors là, je copie, je colle, j'imprime et je diffuse à mes gars ! Avec ton autorisation.
Voilà une vraiment bonne journée ! Merci.

put**n, t'écris bien enfoiré !  :lol:
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 16:06:01
put**n, t'écris bien enfoiré !  :lol:

Donner c'est recevoir, en effet :lol:

Tu peux diffuser sans problème hein.  C'est fait pour être utile.  Gratos.  Vas-y...  ceci dit attend un peu.  Serge, Sielwolf, Rod, Eric Lem, Did, et quelques autres n'ont pas dit leur dernier mot ;)

Si ça donne un truc clean, j'en ferai sans doute un article wiki.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 12 décembre 2007 à 16:07:14
Comment peux-on l'utiliser quand le seul but du mec en face c'est de te faire ch*er toi et que tu ne peux pas t'en aller?

Il te reste ton cadenas !  ;D :lol:
Titre: Re : Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Yoddha le 12 décembre 2007 à 16:14:58
Il te reste ton cadenas !  ;D :lol:
c'est pas mon genre d'être l'agresseur ;)

mais ce sujet m'interesse (et des réponses sérieuses à ma question aussi) car il traite de situation auxquelles il m'arrive d'être confronté...
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 16:16:14
Comment peux-on l'utiliser quand le seul but du mec en face c'est de te faire ch*er toi et que tu ne peux pas t'en aller?

Tu ne pourras pas fuir le combat toute ta vie, malheureusement :(

On ne peut rien pour toi, Yoddha.

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 12 décembre 2007 à 16:17:02
Pour les drills y'en a 2-3 que j'aime bien

1) un truc rigolo , c'est se faire crier dessus par un mec pendant plusieurs minutes et essayant de le calmer sans perdre son sang-froid , déjà c'est pas mal parce qu'on se rend compte que c'est pas si facile , en se faisant injurier de rester de marbre et paisible. Donc le ''sparring'' doit etre sérieux, ne pas dépasser les limites du ''possible '' et être chiant, sans se croire dans un film et sans se marrer.

2) répéter la même chose, debout, ensuite assis et en se mettant debout, , afin de travailler le langage corporel , en restant en sécurité mais sans paraître agressif.  Parler à '' l'italienne''  avec les mains ( Patrick a des photos de la passive-stance avec les paumes ouvertes en avant,  ...)

3) essayer de parler, tout en planifiant ce que l'on va faire après, et en essayant d'observer si le protagoniste n'a pas de potes derrière lui ou toi. C'est aps facile de parler , et de tenir un discours clair et intelligible lorsqu'on mijotte nous-même une riposte.

 voili pour mes 2 balles..si j'ai d'autres trucs qui me reviennent ..j'y manquerais pas.. ;)

Diego

Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 12 décembre 2007 à 16:36:22
autre point important également, :

travailler les distances en drill.

En effet gérer l'approche du BG , choisir de placer ses mains en avant , de faire un pas en arrière ou de repousser plus ou moins fermement .

Exemple : une femme énervée que l'on ne connaît pas qui se met très près pour vociférer ou qui s'approche dans la zone intime , j'aurais plus tendance à reculer doucement en premier lieu en plaçant ma main devant et en lui signifiant de rester à distance fermement mais poliment sans l'envoyer bouler à 4 mètres.  ;D


Un homme dans le même cas de figure ou aviné ou sous influence en prime, reculer mais s'il s'approche trop, un ''stop ! '' très ferme et un repoussement de la main pour lui montrer que c'est pas lui mène la danse.

Toute la subtilité c'est de travailler les distances et les mises en garde sans passer dans le rouge et combattre. Travailler cet état entre-deux où le stress est à son maximum comme dans l'histoire jilujorg dans le train. Car une fois lancé dans l'action, si la SD ! est bien drillée, ça va tout seul, c'est dans '' l'avant'' que l'hésitation et la peur sont à leur maximum.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: IcarusII le 12 décembre 2007 à 17:45:10
Je suis fréquemment exposé à ce genre de situation mais quasiment toujours en supériorité numérique (de mon côté). C'est généralement un atout, çà permet d'extraire de la situation le collègue qui concentre sur lui l'énervement du (ou des) individus en face et de reprendre en main la situation en passant pour le gars ouvert, "sympa" de la bande.

S'il y a plusieurs personnes, une bonne solution est de les séparer, de continuer à discuter normalement avec ceux qui le veulent et de gérer séparément le ou les "excités". On se rend d'ailleurs souvent compte (après vérifications) que celui qui l'ouvre le plus n'est pas forcement le plus méchant... 

Vu que l'individu n'est pas notre principale source d'intérêt mais que pour lui on est la sienne et que souvent ce comportement vise à nous détourner de notre véritable objectif il faut être clair dés le début sur le rôle de chacun (ou pouvoir s'adapter très vite) pour ne pas perdre le fil de ce qu'on fait. Ceux (généralement 2 pour une personne ou nombre d'individus + 1) qui s'occupent des individus doivent comme çà a déjà été dit garder les distances et ne jamais les quitter des yeux (çà permet d'analyser les moindres réactions, ce qui est parfois fort utile  :) ).
Le respect des distances (pour se protéger mais aussi pour protéger le collègue qui lui ne se préoccupe pas de çà) est dur à gérer dans une situation tendu sans envenimer encore plus la situation avec des gestes apparaissant comme agressif. Je prends généralement le parti de faire reculer une bonne fois pour toute la personne à une distance suffisante de la chose qui nous intéresse pour pouvoir lui permettre ensuite de bouger sans représenter un danger pour mes collègues ou pour moi (tout en ne lui offrant pas une porte de sortie trop évidente) et sans être obligé de lui dire de reculer chaque 5 secondes.

Ensuite pour les vrais récalcitrants (ceux qui ne se tairont jamais tant qu'on leur parle) on utilise 2 méthodes : La première consiste à dire à l'individu "vous pouvez continuer à parler mais à partir de maintenant vous entamez un monologue", 9 fois sur 10 il se calme ou se tait dans la minute qui suit. La deuxième... ::)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Patrick le 12 décembre 2007 à 19:01:40
Je remarque que si certaines personnes ne sont pas très sensibles à la peur voire ne craignent pas plus que ça de prendre des fulguro gnons et des astéro baffes, ils sont en revanche extrêmement mal à l'aise avec la gestion de l’agressivité verbale.

Aussi, travailler en scenarii de telles attitudes va permettre de se familiariser avec cette dimension afin de mieux la gérer.

Sinon, on risque la phase de sidération ou à l'opposé le pétage de plomb qui va vous transformer au regard de la loi en agresseur.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: crotale le 12 décembre 2007 à 20:06:06
La désescalade verbale du conflit est une notion trés intéressante qui peut permettre d'éviter le pire à la plupart des protagonistes d'une altercation, en passe de devenir une agression.

L'empathie est de rigueur pour faire face à un ou des individus récalcitrants, dont l'imminence du passage à l'acte violent ne saurait tarder. Comprendre pour agir au mieux c'est essayer de trouver LA solution d'évitement en dialoguant juste ce qu'il faut et en évitant quelques erreurs.

Ces erreurs concernent des attitudes, des gestes ou des paroles mal à propos.

L'idéal dans un monde merveilleux  ;D serait de pouvoir s'adapter à l'immédiateté et à la surprise du conflit, en tentant de :

-Trouver les mots justes (ceux qui apaisent), éviter le mot de trop.

-Eviter les positionnements ou attitudes agressives (n'oublions pas par exemple, qu'un chien qui a peur est agressif, et cela se sent immédiatement chez un habitué du combat de rue).

- Se placer en adoptant des gardes passives et neutres en apparences. Se trouver dans des positions permettant de réagir de façon explosive (&décisives, fuite...) en toutes situations.

- Travailler sur les intonations, les émotions (peur/haine, tristesse/joie, assurance/timidité, etc...)les rythmes d'élocution, le vocabulaire (être en phase verbale, parler le même langage). Bien souvent l'agresseur attendra que la victime termine sa phrase avant d'agir, conditionnement quand tu nous tiens...

Tous les meilleurs jeux de rôles de la planète ne pourront pas remplacer les retours d'expériences vécues, celles où l'engagement physique a été évité in extremis; mais les exercices en scénarii ont le mérite de rapprocher le prétendant au poste de "gestionnaire de conflit", à ce type de situation, mais à la condition de s'investir "à fond" dans la peau des personnages, avec sueur& sang (froid ;)).

Le regard est également trés important.
Considérer son interlocuteur c'est le regarder. Lui faire comprendre que l'on est prêt "au cas où" c'est avec les yeux.... Les regards varient également : intensifs, relachés, mais périphérique avant tout ;)



Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: bison solitaire le 12 décembre 2007 à 20:11:41
L'empathie et le regard... Crotale a mis les mots sur ce qui me titillait.
Faire comprendre à l'autre qu'il a notre considération.
Mettre l'intention, l'attention et j'irais même jusqu'à dire une certaine honnêteté dans l'échange.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Woodrunner le 12 décembre 2007 à 20:17:02
(une Brennek dans le genou s'est de la désescalade verbale par des moyen détourné,.... non?)
::) ;D ;D

Je suis déjà plus là,.... ;D
Je déconne mais le sujet est très intéressant! Continuez,...
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 12 décembre 2007 à 20:31:50
Je remarque que si certaines personnes ne sont pas très sensibles à la peur voire ne craignent pas plus que ça de prendre des fulguro gnons et des astéro baffes,


Tu nous ramènes à des années lumières là mon Pat...aahh que de souvenirs... :love: :love:

(http://img50.imageshack.us/img50/8455/grendizer20perfect20200pz7.jpg)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 12 décembre 2007 à 20:43:23
Et comment ! Même que c'était ma série préférée étant gamin..Je me rappellerai toujours que juste avant le tout dernier épisode je devais aller chez le dentiste avec môman..du coup je l'ai plus jamais revu..et j'en pleure encore.. :'(

( j'avais 7 ans..)

Goldorak, le père de tous les fanas de robots géants, la mythologie de cette série, ainsi que les chansons en version française ont bercé toute mon enfance.. :love:


Bon fin du HS LOL


Diego

Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: cedx69 le 12 décembre 2007 à 21:08:31
Super post chef, c'est quoi une passive stance par exemple?
Merci
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Anke le 12 décembre 2007 à 21:15:15
Bon, je vous fait part de ma touuuuute petite expérience en la matière.
Etant galbé comme un criquet, je ne peux pas faire face physiquement ( donc pas de repli possible sur mon physique) ! ça c'est le postulat de départ. Je suis donc obligé de trouver des "feintes".
Attention, je ne me suis JAMAIS retrouvé en face de gars vraiment allumés ou méchants. Juste le genre du gars qui sort de sa bagnole au feu rouge pas content et vociférant.
Première feinte : Le vieux copain qu'on a pas vu depuis des années
Moi, je sors de la voiture : " C'est pas vrai coment tu vas punaise ça fait si longtemps etc......" faut pas que le gars ait le temps d'en placer une, du coup il se pose tout un tas de questions, ça laisse le temps de remonter avec de grands sourires lorsque le feu passe au vert et de se barrer( en le dépassant) en finissant sur un  : "tu fais un gros bisous à Sandrine et aux gosses !" . Pas besoin d'être cohérent, faut juste avoir le débit qui va bien. Le temps que le gars réalise que tu t'es foutu de sa gueule, ou il te prend pour un fou, le feu est repassé au rouge et tu es loin ! Testé hier ( j'ai fait mine que le gars était un vieux client) ça marche ! ( bon faut pas que le gars soit trop méchant non plus, evidemment !)
Seconde feinte : La scène de ménage (je prierai au passage les agent de la force publique de sortir au préalable !)
Faut un comparse, ta femme ou ta copine, si sa taille est inversement proportionnelle à la sienne c'est encore mieux.
Testé lors d'un arrêt par un agent de police pour une faute de conduite de ma part.
Et meeeeerde, je vais me prendre une prune ! Arrêt de la voiture, je sors et ma femme aussi et la, elle me pourrrit la vie devant le gendarme : " Oui forcément, t'es bien comme tes frères et ton père, toujours aussi mou etc......", toi tes épaules s'affaissent, ton regard devient celui d'un Saint-bernard tout mouillé et là, sympathie masculine devant les fureurs féminines ( y'a comme un élan de confraternité, forcément il a la même à la maison), il va te mettre la prune, mais allègée devant la misère que tu exprimes, bref, le gars il a pitié !
On peut surement transposer ce truc là sur une situation plus "dure" pour gagner la seconde qui va bien !
Si c'est pas très utile, j'espère au moins que ça vous aura fait rigoler !
Amitiés
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 21:23:01
Passive stance...  c'est une "garde" passive.  Tu positionnes tes mains et ton corps de manière à être prêt à réagir ultra-rapidement, mais sans pour autant avoir l'air de...  style tu te grattes le nez, tu joins les mains devant toi, etc.

(grillé par le gold-o-pat ;))

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: cedx69 le 12 décembre 2007 à 21:30:32
Merci, c'est plus un forum, c'est un chat tellement c'est rapide :doubleup:
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Sielwolf le 12 décembre 2007 à 21:47:57
Beaucoup de points techniques et pratiques ont été abordés, mais il faut apporter un petit éclaircissement concernant l'empathie, et rebondir également sur le premier post de David (avec la justification à tuer)...

L'empathie, c'est la capacité à évoquer en soi-même ce que peut ressentir l'autre d'un point de vu émotionnel. C'est une sorte de simulation intérieure des émotions de l'autre, qui apporte une lecture très subtile des situations, en doublant la lecture logique (cognitive), d'une lecture émotionnelle (ressenti). C'est par le biais de l'empathie qu'on arrive à se mettre à la place de l'autre.

La question de l'empathie, ce n'est donc pas tellement celle qu'on va ressentir pour lui, mais surtout celle qu'il va (ou non) ressentir pour nous.

On pense cliniquement (Grossman), que le passage à l'acte violent humain / humain s'opère toujours à l'occasion d'une rupture temporaire d'empathie, car il existe une résistance innée chez tous les animaux à s'attaquer franchement à un membre leur propre espèce (Lorenz). Exception faite de certains profils psychiatriques qui ont peu, voir pas, d'empathie (psychopathes, sociopathes), ce qui les rends hyper-prédisposés au passage à l'acte violent. Les "conditionnements à tuer" arrivent aux mêmes résultats, mais c'est un domaine encore plus confidentiel.


Pour le mec agressif moyen, dans beaucoup de cas, l'attaque physique nécessite une sorte de préparation psychologique destinée à "déshumaniser" son interlocuteur (le déshumaniser émotionnellement, opération qui se produit dans un plan parallèle de la justification logique, et la complète sans la remplacer).

L'agresseur va dans ce cas avoir besoin de sa victime pour franchir le cap, et rompre sa propre barrière d'empathie ( = arrêter de se voir dans l'autre comme un humain, et inversement de voir la détresse de l'autre en lui en tant qu' humain), pour pouvoir attaquer.

C'est l'objet des propos humiliants, insultants, défiants d'un agresseur, et qui visent à obtenir une réaction virulente de la part de la victime, laquelle réaction autorisera l'agresseur (cognitivement et émotionnellement) à attaquer la victime en question: "t'es qu'un tapette", "tu crois que tu peux quelque chose contre moi?", "ta mère en slip de catch!", etc....

Un pilier de la communication violente est donc ce maintient de l'empathie.

Une parenthèse: le lien émotionnel humain passe pour beaucoup par le REGARD. C'est pour cela:

*   qu'il est plus facile de mettre un coup de couteau dans le dos que de face
*   qu'on cagoule les suppliciés (c'est pour protéger émotionnellement les bourreaux, pas les victimes!)
*   qu'on tue avec une balle dans....la nuque.

Et c'est pour cela que personne ne supporte d'être regardé fixement par un membre du même sexe. Pourquoi? Parceque ce sont les objets qu'on regarde fixement, pas les gens. Si on commence à regarder un mec comme un objet, cela peut signifier la rupture d'empathie, donc une attaque potentielle, ce que l'inconscient décode haut et fort, balançant un gros signal émotionnel de danger dans le champ de la pensée.

Donc pour revenir à la négociation, le fait de parler au mec, outre tout ce qui a déjà été dit, permet aussi (et surtout), d'éviter la rupture d'empathie.

Si on lui dit des phrases dans le registre suivant: "oui, je te comprends", "moi je réagirais pareil", "tu imagines si tu étais à ma place en ce moment?", ou simplement "nous", à la place de "je", cela devient très diffficile pour un prédateur de nous "chosifier", et limite considérablement le dérapage de passage à l'acte intempsetif.

Il y a eu des cas de tueurs en série où la victime séquestrée a commencé à parler de son enfance, ou de ses souffances intérieures. Ces récits ont navré les tueurs, récits qui dans certains cas ressemblaient à leur propre histoire. Plusieurs serial killers sont devenus alors incapable de tuer, éprouvant de la tristesse pour leur victime (initialement considérée comme un morceau de viande), relachant la victime, et allant même jusqu'à la raccompagner dans un cas!!....


Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 22:15:31
Excellent message Sielwolf...  comme d'hab :akhbar:

Tafdak avec toi.  D'ailleurs on recommande, dans les prises d'otages, de parler de soi, de ses enfants, et d'entrer le plus possible en contact humain avec les preneurs d'otages pour éviter qu'ils puissent nous "chosifier" facilement. 

Ceci dit c'est pas cool pour les gens autour de faire ça :lol:

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 12 décembre 2007 à 22:36:35
Sinon, petit PS.: Toujours laisser au mec en face sa DIGNITE.  Ne JAMAIS mépriser quelqu'un qui s'énerve.  Ne jamais l'ignorer, ni le traiter comme une sous crasse.  Le mec est peut-être énervé, il a peut-être complètement tort, mais la meilleure manière de le pousser à passer aux actes, c'est de lui prendre le seul truc, parfois, qu'il peut utiliser comme alternative à la violence : sa dignité.

Toujours laisser au moins une porte de sortie de ce côté là...

J'ai déjà défoncé la gueule à des mecs sans les priver de ça, d'ailleurs.  C'est bizarre, mais c'est un fait.  Et oui, videur c'est un drôle de boulot.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: crotale le 12 décembre 2007 à 23:03:03
Hum, la dignité c'est bien aprés la confrontation, lorsque le client est séché, et que l''on ne souhaite pas le voir revenir en meute ou mieux équipé ;).

Face à un mec qui s'énerve, la porte de sortie c'est sa volonté. L'amoindrir en priorité en empruntant ses codes, son langage, ses mots, ses propres ressentis si possible. Mais la dignité est
trop chevaleresque pour les habitués étiquetés "violents" qui ont l'habitude d'obtenir les choses en s'imposant de façon injuste et cruelle, c'est une vertu en voie de disparition ;)

Aucun agresseur n'est digne pour ses victimes !

Aprés si on parle de rituel ou de querelles d'egos dominants, c'est encore différent. Des mecs ont besoin qu'on leur parle mal, avant de leur parler avec respect. Pour d'autres c'est le contraire :lol:
Ce qui est assez surprenant c'est d'inclure la notion de respect dans l'altercation par exemple....peu de "bad guys" reconnaîtront spontanément en avoir pour agir comme ils le font !!

Tromper son prédateur reste une priorité majeure, s'il faut pour cela lui laisser penser qu'il est digne tant mieux, mais malheureusement, lorsque la spirale du conflit s'engage, le temps presse et les signes indirects de soumissions peuvent accroître le (faux) sentiment de supériorité du prédateur-agresseur.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 13 décembre 2007 à 08:17:52
Parfois, d'engueuler ou d'insulter un mec va lui donner de la dignité.  C'est parfois reconnaître son existence, et selon les contextes, c'est une manière d'y arriver.  Mais quoi qu'il en soit, je tiens à souligner une chose.  La volonté de nous nuire peut être PREVENUE ou alors DETOURNEE.  Mais on ne peut pas la supprimer. 

Un mec qui n'a pas encore décidé réellement de faire du mal, mais qui s'énerve, on peut parfois faire en sorte qu'il ne décide pas réellement de le faire.  On PREVIENT.  Un mec qui A décidé de nous faire du mal, en général la désescalade ne sert à rien...  et la seule chose sur laquelle on pourra jouer, c'est sur la perception qu'il a de sa CAPACITE a nous faire du mal.  Le gars aura toujours la volonté de nous niquer (et il le fera à la moindre occasion) mais tant qu'il ne croit pas qu'il en est capable, il ne fera rien.  C'est, en gros, la dissuasion.  Et ça ne marche pas toujours.  Parfois, voire souvent, le bluff ne suffira pas et il faut toujours VRAIMENT être prêt à y aller.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: vince le 13 décembre 2007 à 09:57:52
Salut :)

Passionnant comme d'habe, merci aux gentils contributeurs.

Il me semble qu'il importe de distinguer ce qui relève d'une simple altercation avec un quidam dans un lieu public à propos d'un évènement ''extérieur'' (place de parking, accrochage, bousculade) qui déboule ''à égalité'' dans la vie des deux protagonistes, et d'autre part l'agression de prédation ou de territoire, moins symétrique, où il n'y aura pas ou peu d'enjeu narratif, et donc moins prise à la négociation, seulement place à des tactiques de brouillage.

Le cadre cognitif de la désescalade est amha encore très différent pour un intervenant institutionnel et professionnel, policier ou videur...

Je retiens toutefois des messages précédents et de mon expérience un tronc commun : essayer de comprendre, empathir et humaniser la personne et la relation. Pour une sortie gagnant-gagnant sans violence, ou bien pour prendre l'avantage tactique et pouvoir porter une attaque préventive.

à pluche
vince

Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: kurodo le 14 décembre 2007 à 12:04:11
Passionnant !

Je serais beaucoup plus enclin à suivre en priorité des stages de désescalade verbale, que de SD genre krav-magra par exemple. le résultat final est bien plus positif, et on assure 99% des cas de la vie de tous les jours, quoi.

J'ai remarqué qu'aller naturellement vers les gens, dans la vie de tous les jours, développe énormément quelque chose (je cherche un mot à poser dessus) qui fait qu'à la longue, en retour, les gens ont un élan de sympathie naturel.
Je ne sais pas si "ça" se situe dans le regard, le visage dans son ensemble, l'attitude, une phéromone ou autre chose, mais c'est vraiment efficace. Bon, il faut que ce soit sincère, sinon ça ne prend pas.

En tout cas j'ai remarqué que ça aide bien pour qu'en face "ça ne parte pas" .

Sinon, David heu ...... la machine dont tu parlais dans ton premier post (que tu voulais aller chercher), tu pourrais me dire où tu l'as eue ? Parce que vraiment ils m'agacent à me raconter tout le temps des trucs à l'oreille gauche, j'aimerais bien que ça cesse, quoi.


Kurodo
Titre: Re : Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: kurodo le 14 décembre 2007 à 12:24:55
L'empathie ?

Ben non, c'est pas trop ça. Plutôt une forme de séduction ou de charme naturel, mais pas dans le sens habituel du truc. En tout cas si l'agresseur potentiel n'arrive pas à te haïr, qu'il te trouve sympa malgré lui, il aura surement du mal à passer à l'agression physique, je pense.

Kurodo
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Woodrunner le 14 décembre 2007 à 12:42:09
C'est la technique du chat botté de Sherk, tout est dans le regard mon bon Kurodo!!!
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: kurodo le 14 décembre 2007 à 13:07:53
C'est la technique du chat botté de Sherk, tout est dans le regard mon bon Kurodo!!!

Tu crois ?

(http://kurodo.neuf.fr/chatpotte.jpg)

 :lol:

kurodo
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Patrick le 14 décembre 2007 à 13:35:37
Passionnant !

Je serais beaucoup plus enclin à suivre en priorité des stages de désescalade verbale, que de SD genre krav-magra par exemple. le résultat final est bien plus positif, et on assure 99% des cas de la vie de tous les jours, quoi.

J'ai remarqué qu'aller naturellement vers les gens, dans la vie de tous les jours, développe énormément quelque chose (je cherche un mot à poser dessus) qui fait qu'à la longue, en retour, les gens ont un élan de sympathie naturel.
Je ne sais pas si "ça" se situe dans le regard, le visage dans son ensemble, l'attitude, une phéromone ou autre chose, mais c'est vraiment efficace. Bon, il faut que ce soit sincère, sinon ça ne prend pas.

En tout cas j'ai remarqué que ça aide bien pour qu'en face "ça ne parte pas" .

Sinon, David heu ...... la machine dont tu parlais dans ton premier post (que tu voulais aller chercher), tu pourrais me dire où tu l'as eue ? Parce que vraiment ils m'agacent à me raconter tout le temps des trucs à l'oreille gauche, j'aimerais bien que ça cesse, quoi.


Kurodo
Sauf que et c'est le gros bémol une désescalade sans la détermination de faire au cas où ne fonctionnerra que très mal. Il faut absolument que l'opposant sente que certes vous avez intéret tous les deux de trouver une sortie pacifique mais que s'il décide de faire autrement le prix à payer sera très (trop) lourd.

Sinon ça ne marche pas ou alors on reste dans le registre de la soumission, tout aussi dangereux et aléatoire.
Titre: Re : Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: kurodo le 14 décembre 2007 à 14:05:06
Sauf que et c'est le gros bémol une désescalade sans la détermination de faire au cas où ne fonctionnerra que très mal. Il faut absolument que l'opposant sente que certes vous avez intéret tous les deux de trouver une sortie pacifique mais que s'il décide de faire autrement le prix à payer sera très (trop) lourd.

Sinon ça ne marche pas ou alors on reste dans le registre de la soumission, tout aussi dangereux et aléatoire.

Halàlà mon Patrick, mon Patrick, ya pas que la castagne dans la vie. Des fois j'ai l'impression que vous vivez dans un autre univers où il y a des killers invincibles et près à tout partout.

Alors d'abord il y a les excellentissimes conseils REPERE, qui permettent dans au moins 90% des cas d'éviter les confrontations désagréables.
Après, en cas de confrontation désagréable il y a toute une comportementale intelligente à adopter afin de désamorcer la situation. Disons que ça marche dans 2 cas sur 3 ?

Donc il reste au plus 3% des cas où l'on peut basculer dans la violence physique.

Mais maintenant sur ces 3%, il ne faut pas oublier que l'adversaire est souvent dans le même cas que nous: il ne nous connait pas, il a peur lui aussi. Il hésite encore, et plus le temps passe plus le soufflé retombe (ça je l'ai vécu 2 fois). Attention je n'ai jamais parlé de comportement de soumission, hein.

Il reste quoi ... 0.5% où ça tape ? Bon maintenant combien de chances de tomber sur un killer qui connait le combat, qui n'a pas mal (drogue ou autre) et donc qui va vraiment me destroyer sans mal pour lui ?

Tu vois où j'en viens  ? 0.1 % de chance de me faire détruire, peut-être, avec mes acquis. Donc pas de Kravmagra pour l'instant pour moi.

Allez, bisous c'est Noël  :D

Kurodo
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 14 décembre 2007 à 14:12:32
Halàlà mon Patrick, mon Patrick, ya pas que la castagne dans la vie. Des fois j'ai l'impression que vous vivez dans un autre univers où il y a des killers invincibles et près à tout partout.

Pour un citoyen lambda qui bosse le jour et se barricade pour dormir la nuit, effectivement ce genre de trucs ne sert pas toujours à grand chose.  Le truc c'est que tout le monde ici ne bosse pas dans l'informatique hein ;)  On a des policiers, des gendarmes, des militaires, des videurs, des agents de sécurité...  pour eux, ce type de violence bien physique et bien réelle, c'est TOUS LES JOURS. 

Ajoutons à cela ceux qui vivent dans des quartiers de m*rde, celles qui ont un mari violent, ceux qui vivent dans des pays où ça chauffe, les travailleurs humanitaires qui bossent dans des pays en guerre, etc, etc, etc.

Donc oui, certains ici vivent effectivement dans un univers différent du tien, kurodo :(

Je pense qu'il ne faut pas perdre certaines réalités de vue, et surtout ne pas se permettre de juger trop vite l'attitude des autres à partir de sa réalité à soi, jeune padawan :)

Les autres, SVP ne pas vous énerver sur kurodo.  Ou alors faites ça en privé.  Je ne tiens pas à ce que ce fil parte en c*u!lle à cause d'une phrase, d'autant qu'il contient des éléments très intéressants.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 14 décembre 2007 à 14:53:44
Je suis entièrement d'accord avec toi, mon Pat, sur ce dernier point. 

La dissuasion joue sur l'un des A, dans JACA.  La perception qu'ont les gens de leur Abilité (capacité) à commettre un acte violent.  Mais ça n'est utile QUE dans la limite où ladite dissuasion se fait de manière polie et correcte, dans la mesure du possible, de manière à ne pas non plus fournir de justifications supplémentaires. 

Comme le disait si bien Al Capone, on obtient toujours plus de choses quand on demande gentiment avec un Colt 45 à la main, que quand on demande juste gentiment ;)

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 14 décembre 2007 à 15:01:18
sous les spotlights et les murmures béats d'un public conquis et émerveillé

Pasdak sur ce point, Serge.  Le public n'est ni conquis, ni émerveillé.  En fait, le "public" en général est plutôt agacé par ce genre de raccourcis qui ne font que stigmatiser sans savoir de quoi ils parlent...  et surtout par le fait que ça génère tout de suite plusieurs messages de débat et de prise de tête.

Je suggère à nouveau que nous règlions désormais tous les litiges par MAIL avec les principaux intéressés.  En privé.  Ici on parle de désescalade verbale.  On ne pratique pas l'escalade forumale.

Merci à tous ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 14 décembre 2007 à 15:01:59
Oui c'est pour cela que j'ai parlé et avant toute autre notion, de RESPECT.

Eh oui.  Ca sent le vécu, ça.  J'aime bien.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: kurodo le 14 décembre 2007 à 15:04:54
Donc oui, certains ici vivent effectivement dans un univers différent du tien, kurodo :(

Je pense qu'il ne faut pas perdre certaines réalités de vue, et surtout ne pas se permettre de juger trop vite l'attitude des autres à partir de sa réalité à soi, jeune padawan :)

Les autres, SVP ne pas vous énerver sur kurodo.  Ou alors faites ça en privé.  Je ne tiens pas à ce que ce fil parte en c*u!lle à cause d'une phrase, d'autant qu'il contient des éléments très intéressants.

Ma première phrase était volontairement un petit peu taquine, mais je ne porte aucun jugement.

Je suis pleinement conscient que ma situation, autant géographique que professionnelle, m'expose beaucoup moins que certains d'entre vous.

Donc une petite formation sur la désescalade n'est à mon sens pas inutile...
Pardon Razak mais c'est exactement ce que j'ai dis dans mon premier post dans ce fil, si tu regardes:
Je me cite, donc
Passionnant !

Je serais beaucoup plus enclin à suivre en priorité des stages de désescalade verbale, que de SD genre krav-magra par exemple. le résultat final est bien plus positif, et on assure 99% des cas de la vie de tous les jours, quoi.


Après Patrick me répond que ça ne suffit pas -> on en revient à la pratique de la S.D. D'où mon ton taquin. Voilà tout.  :)

Il est en tout cas dommage qu'il faille se justifier dès que l'on émet des opinions sur l'utilité pour soi de pratiquer régulièrement de la SD. Je ne m'en formalise pas, hein, mais ce n'est pas la 1ere fois.

Vous ne vous en rendez peut-être pas (ou plus) compte mais en tant que "encore nouveau" il y a des sujets vraiment tabous, où je ne dis plus rien parce que c'est la levée immédiate de boucliers. On a le sentiment d'être dans un Temple et d'avoir blasphémé.

Quant au "monde des bisounours", juste à titre d'info j'ai 43 ans, des enfants, je ris, j'ai eu des joies, mais aussi je pleure, j'ai déjà eu des peines, des souffrances, des accidents, la mort et la maladie ont déjà frappé autour de moi, je vis aussi dans le monde réel. Alors non je ne vis pas dans un monde "bisounours"  :(

Ce qui est symptomatique et ne lasse pas de m'amuser, c'est de régulièrement voir les adeptes de la désescalade et du dialogue, critiques et dubitatifs face à une autre frange d'utilisateurs du forum, pratiquer l'escalade avec une vigueur et un entrain souvent renforcés par une inexpérience totale. Et sortir des statistiques ahurissantes, tel le magicien sortant un lapin blanc hagard, de son chapeau, sous les spotlights et les murmures béats d'un public conquis et émerveillé.

Tandis que les gens allègrement  considérés comme des secoués de la pulpe n'arrêtent pas, au-travers de leurs posts et de leurs explications, de pratiquer l'art diplomatique de la désescalade et de la négociation. Voire de la temporisation et de la restreinte.

Donc, il est vital de ressortir un principe inaliénable :

le plus sûr moyen de ne pas devoir désescalader, c'est au départ de ne pas escalader. comprent qui veut...
Je ne sais pas quoi dire de plus.

Si: je n'arrive pas à poster mon messages depuis 10 minutes car les posts fusent sans arrêt. Alors je pose juste une question: qui polémique, finalement ? Où y avait il litige, au départ ? J'avais répondu à Patrick, rien de plus.

Ca devient lourd et difficile, là, dommage.  :(


Cordialement
Kurodo
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: lunar le 14 décembre 2007 à 15:32:54
Salut,

ce fil est interessant au plus haut point pour les moutons dans mon genre qui sont tétanisés à la moindre amorce de violence. Me suis jamais battu, même gamin. Complète inhibition à sortir les griffes. Pourtant j'ai grandi dans un quartier craignos de la banlieue parisienne, sortait très souvent tard le soir dans des endroits aussi tranquille que le forum des Halles vers 1h du mat. En de nombreuses années et quelques rencontres où cela aurait pu mal tourner, je me suis fait tarté qu'une seule fois, à cause d'un pote bourré en plus  >:(. A vrai dire, je ne me suis vraiment jamais posé la question du pourquoi et du comment j'ai quasiment réussi à TOUJOURS eviter la confrontation physique. La desescalade verbale. Voilà le pourquoi  :) Toujours su trouver le moyen, surtout en jouant la comédie, en faisant du mimétisme (parlé zyva etc..) , en persuadant l'autre que je peux être son pote ou un client ou je ne sais quoi : en le persuadant que je peux être autre chose qu'une proie. Le plus intriguant, c'est qu'en endossant le rôle qui peut faire sortir de la m*rde, on cesse d'avoir peur. On devient aussi quelqu'un d'autre, on n'est plus la victime qui va se faire depouiller...

lunar
Titre: Re : Re : Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: kurodo le 14 décembre 2007 à 16:24:44
Je ne parle même pas de SD Kurodo, mais de "capacité à" "ability". En fait, parce que je me suis sans doutes mal exprimé. Mon propos est qu' il vaut mieux être prêt à "y aller" pour favoriser l'objectif de surtout faire le maximum  pour ne pas "y aller".

C'est d'ailleurs, tout le pourquoi d'un tel entraînement en self protection, devoir user le moins possible de violence et non pas en rechercher les occasions.

J'espère avoir été plus clair, comme cela  ;)

Merci pour tes explication complémentaires. Tu n'as effectivement pas parlé de SD dans ton texte.

J'ai supposé que lorsque tu parlais d'être déterminé (pour que l'autre sente que ça peut aussi "partir" de toi vers lui si jamais) tu évoquais une préparation au combat, afin d'être convaincant.

Kurodo

P.S: pas bisou, donc ?  :D
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 14 décembre 2007 à 16:48:15


Vous ne vous en rendez peut-être pas (ou plus) compte mais en tant que "encore nouveau" il y a des sujets vraiment tabous,

Kurodo



(pour que l'autre sente que ça peut aussi "partir" de toi vers lui si jamais) ... afin d'être convaincant.



P.S: pas bisou, donc ? 


ça sent le vieux cul ? 



L'escalade n'est pas toujours de nature  violente je vois mmmh?   (http://anchoredbygrace.com/smileys/blinking1.gif)  (http://anchoredbygrace.com/smileys/smooch.gif)



 :lol:


Diego  (http://anchoredbygrace.com/smileys/mgwave.gif)
 
( Ouch  ça caille dehors.. (http://anchoredbygrace.com/smileys/f.gif)  )
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 14 décembre 2007 à 17:11:37
 Pour les connaisseurs ---->
Un ch'tite ambiance feutrée mais virile  ;)
 (http://www.kitake.com/sdejavu/sdsound/elbimbo.mp3)   

(http://anchoredbygrace.com/smileys/ban_dance02.gif)
 
(http://anchoredbygrace.com/smileys/coeuranime.gif)





Bon je (re)sors  ;D
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: vince le 14 décembre 2007 à 17:31:00
Est-ce que la dés-escalope à la salade existe ?  ::)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Sielwolf le 15 décembre 2007 à 02:32:30
En fait, tout le monde est à peu près d'accord, si on part de l'analyse suivante:


Avec l'acquisition du langage articulé (en plus de la communication non-verbale), on étend le schéma de réactions de base fight/flight/freeze (combattre/fuir/se soumettre) d'une option supplémentaire: la négociation.

Fondamentalement, la négociation a pour objectif d'arriver à un compromis qui arrange les deux parties dans un marché mutuel où personne n'y laisse trop de plumes. En l'occurrence, les plumes ça peut aller de l'image de soi à un organe vital, avec plein d'intermédiaires possibles.



Mais pour revenir à la négociation, elle n'exclut pas les 3 options de comportements standart:

1   La négociation combinée avec le combat (ou la perception de la capacité au combat), c'est l'intimidation. Donc à la base plus on est potentiellement dangereux, et plus on a de chances de dissuader verbalement, car cette dangerosité donnera une "densité" au comportement. C'est pourquoi on ne peut intimider vraiment efficacement que si on effectivement une aptitude à nuire (ability). Sinon, le bluff ne marchera pas sur un plus nuisible que soi. Le piège, c'est que ça pourra marcher sur un moins nuisible qui n'y verra que du feu ---> dans ce second cas, ne prouvera rien d'autre que le fait d'avoir de la chance de tomber sur un moins nuisible, mais on ne s'en rendra pas compte. Agh! Encore un paradoxe merdique de la violence. Déjà testé.


2   La négociation combinée avec la fuite: ça gagne la seconde qui permet de partir en courant avant que le coup ne parte, quand on voit que ça va partir (regard vitreux, boucles verbales, passage du rouge au blanc, etc) si on est plus petit, moins nombreux, qu'on n'a rien à perdre, et qu'il y a une belle pelouse pour courir. Déjà testé.

3   La négociation combinée avec la soumission: longtemps préconisée pour gérer les situations violentes, la soumission est loin de faire l'unanimité actuellement comme option stratégique. Par contre, la "négociation soumissive" est un excellent moyen de "ramollir" mentalement quelqu'un avant de contre attaquer / d'attaquer / ou de désarmer une menace statique avec une arme. Parce que si on commence à sortir sa grosse zézette face à un couteau, on a des chances de se la faire couper. Par contre, si on simule une débâcle diarrhéique et gazeuse en parlant au mec, on a beaucoup plus de chances d'abaisser sa méfiance / de lui faire baisser son taux d'adrénaline, donc de reprendre le contrôle physique efficacement. Testé régulièrement à l'entraînement avec les menaces au couteau en scénari, avec un succès constant, même si le partenaire a la consigne de découper dès qu'il sent venir le vent.

4   La négociation pure (combinée avec elle-même, si on peut dire): c'est là que l'aptitude à communiquer efficacement prend tout son sens (avec toutes les astuces tchniques de négociation de crise sus-citées). A propos du respect, noter que ça marche dans les deux sens, comme les limites. L'idée est de montrer au mec qu'on se respecte soi-même, et de lui montrer simultanément qu'on le respecte aussi, même, et surtout, si il semble particulièrement fort/virulent/ compétent (c'est une très mauvaise idée de se foutre de la gueule d'un mec plus dangereux que soi, au mieux on se retrouve dans "présentations et bienvenues", au pire sur une table d'autopsie). Parce qu'on ne peut pas enlever cette part de fierté chez l'homme, c'est inhérent à la personnalité masculine et à la testostérone  ;D . Je veux dire : pas de jugement, il faut faire avec... l'être humain est comme ça. Déjà testé.

That's it.

Peace ...  ;D ;D

Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Sielwolf le 15 décembre 2007 à 09:41:25
En ce qui concerne les femmes, j'ai de grosses lacunes. La femme et la violence / la psychlogie de la femme face à la violence constituent un champ entier de compétences que je crains de ne pas maîtriser.

Ceci dit, par déduction, je dirais que la femme va avoir spontanément tendance à prendre le problème en amont (détection, évitement). Il n'y a pas d'intuition "féminine", il y l'intuition humaine, à laquelle la femme se fie instinctivement, tandis que l'homme fait la sourde oreille. La femme n'ayant pas la force physique sur laquelle se reposer, et n'ayant pas non plus de testostérone (qui rend constitutionnellement agressif, ce n'est pas une vue de l'esprit), et la femme ayant quand même à la base le "programme" de porter/protéger la vie, je pense que la femme fera absolument tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas rentrer du tout dans la violence.

Mais les "pièges" existent (je pense au film Irréversivble comme illustration de ça).

Donc à mon avis, si la femme rencontre la violence, ce sera vraiment dans un cadre de prédation lourde, où l'agresseur a déjà choisi intérieurement d'utiliser la violence. Le problème me semble donc épineux, car il se déclenche davantage sur un mode du "tout ou rien", contrairement aux alltercations entre mâles. Les hommes qui s'en prennent aux femmes ont à mon sens des profils psy. aggravants, alors que les altercations entre hommes sont quasiment inévitables.

A partir de là, je pense que la désescalade (négociation)  a un rôle proportionnellement moins important lorsqu' une femme se fait agresser par un homme, que lorsque c'est un conflit homme/homme. Disons, que dans ce cas particulier, j'aurais plutôt tendance à inviter à se concentrer sur la partie diagnostique de l'imminence de la violence par la victime (être sûr qu'elle va passer à la casserole), et d' embrayer directement sur une attaque physique de derrière les fagots, comme le Shredder.

Bon, cette analyse est très spéculative, et à prendre avec des pincettes, hein?  ;)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Kilbith le 15 décembre 2007 à 09:56:30
Salut,

Toujours passionnante tes interventions force999. :up:

Cela me fait penser à une anecdote, je n'ai pas vérifié (triangulé) la véracité de celle-ci. Donc je vous la livre tel quelle. Elle implique Lord Mountbatten, un grand apôtre (quoique anglican) des stratégies alternatives.

Nous sommes aux indes vers 1948, Lord Mountbatten dernier vice roi des Indes, grand soldat,  parcoure le pays qui est sur le point d'accéder à l'indépendance. Comme vous le savez les tensions sont énormes. Tant les haines se sont accumulées depuis des siècles entre les éthnies, les religion, les peuples. Sa dernière mission : accompagner les indes dans le processus d'indépendance en évitant un embrassement général dans un climat de violence "extrême" !

Alors qu'il se trouve face à une foule importante et aggressive, il adopte une solution inédite qui représente un bel exemple de "désescalade" au propre comme au figuré : Il s'assoit par terre.

Ce faisant, Mountbatten rompt avec l'image de l'anglais arrogant, ce qui désamorce la tension. Il s'appuie aussi sur la norme groupale (au sens de K. Lewin) puisque c'est une attitude "indienne".
Tout le monde doit s'assoir dans la foule afin de permettre à chacun d'assister au débat : question de respect vis à vis des autres (autre norme groupale). La foule doit se conformer à la norme.

En pratique, il est difficile d'avoir un comportement agressif à partir de la position assise....Belle "désescalade" non ?

En plus, la méthode est efficace : Mountbatten a survécu cette fois-ci.

Pour la suite...autre contexte, autre moeurs. La dame de fer et les autres protagonistes avaient préféré se placer dans le cadre de  l'analyse stratégique de Crozier (cf. message précédent) : Le groupe alternatif de l'IRA avait pris l'initiative de jouer sur la règle et/ou son application pour pousser le SP/STE à réagir dans un sens prévu, donc à perdre l'initiative, donc à sacrifier un but stratégique pour un but tactique.


Je ne sais pas si ce message est utile. Mais je vais quand même conclure par une petite phrase de Sun Tzu, histoire de faire sérieux  :D

"Lâche devant la guerre, brave devant l'ennemi, telle est la devise des vrais généraux".

did, ;)
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: ** Serge ** le 15 décembre 2007 à 11:02:07
J’apporte une petite pierre à votre montagne d’info passionnante ...

C'est assurément un des modus operandi développé par Geoff Thompson et Peter Consterdine au sein du British Combat Association.
Il est très sain, et pose clairement des limites à l'interlocuteur qui se retrouve donc face à des choix auxquels répondre.

Je n'ai pas participé à ce sujet, de par mes positions très particulières sur la désescalade ... qui consistent très simplement à s'appliquer à ne devoir jamais le faire.
En étant très pro actif en amont, et en évitant l'escalade par tous les moyens.
Pourquoi sont-ce mes options ? Car tout le monde est inégal face à ses capacités de désescalade.

Mes capacités en la matière sont grotesques, et par expérience, peu améliorables. J'ai donc choisi d'oeuvrer très fort ailleurs, et de contourner l'obstacle.
Cela est-il viable ? Jusqu'à présent, je puis répondre par l'affirmative ... mais, comme l'on dit, à la grâce de Dieu.

Excellent sujet de discussion.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: fred2 le 15 décembre 2007 à 12:39:23
bonjours
voila quelques points qui me sont propre sur ce sujet avec les remarques qui vont avec
la desescalade verbale est un passage important dans la sp elle necesite d'etre capable de comuniquer de facon verbale (avec des mots juste s et une intonation de situation) de facon corporelle avec une attitude neutre mais permettant une reaction
d'etre en mesure de passer dans la comunication tactile
d'etre pres a passer dans ce dernier type de comunication
d'etre pres a tous point de vue a faire face a plusieurs interlocuteur ou receptacle a tarte
d'etre pres a assuumer la suite e cette situation
la notion de respect est cher a tous mais desoler le ou les personnes qui agresse un ou une personnes qui n'a rien demandé n'aurons comme espect pour ma part qu'une juste dose de coups donner avec le but et l'intention de leurs faire tres mal
en clair si un de ces points foire t'est bon pour etre cartonner
a+
fred2
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: fred2 le 15 décembre 2007 à 12:55:37
salut pat
pour l'altercation il en va de meme pour ma part
le dialoge doit etre etablie est engager certe mais sans soumission sinom la porte est ouverte laisser une porte de sortie est un point important pour vos interlocuteurs mais baisser sa "garde" est un appel aux coups
a+
fred2
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 15 décembre 2007 à 13:53:11
le dialoge doit etre etablie est engager certe mais sans soumission sinom la porte est ouverte laisser une porte de sortie est un point important pour vos interlocuteurs mais baisser sa "garde" est un appel aux coups

Tafdak.

La désescalade, c'est un jeu qui se joue à deux.  Si le mec en face ne fait pas sa part, je pense aussi que ça ne sert à rien de s'embourber trop longtemps.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Rod le 19 décembre 2007 à 05:17:12
Je n'ai pas répondu plus tôt sur le sujet car beaucoup de bons points ont été abordés...
La seule chose que j'ajouterais c'est que la désescalade verbale se bosse comme on bosse les frappes... Bref il faut faire un travail progressif qui aidera peu à peu l'élève à gérer la pression.
Mais cela demande en effet des participants capables de jouer le jeux afin de vraiment placer le sujet en état de stress contrôlé. Cela demande de la préparation et du coaching permanent.
Il faut placer le cadre et qu'un instructeur surveille le groupe à tout moment. Si on sent l'élève trop stressé, il ne faut pas hésiter à ralentir le travail ou à l'interrompre, le but étant de l'accoutumer au stress pas de lui faire faire un infar! Il faudra également toujours effectuer un débriefing avec les participants (qu'ils aient joués le rôle d'agresseurs ou de défenseurs car il y a autant à apprendre des 2 rôles).
Si on effectue pas un travail de la sorte, aucune forme d'étude théorique ne permet de développer des capacités de négociations... Il serait illusoire de penser que la lecture de quelques bouquins de psycho suffiront à enrichir la capacité de négocier in situ.
Mais en bossant, on constate sincèrement une amélioration des capacités des élèves à gérer le stress que ce soit au niveau du langage corporel qu'au niveau de la communication verbale.
Bref une fois de plus la sueur économise le sang.

Il y a plein d'exemple de drills très efficaces sur les DVDs de Rich.
Je vais vous exposer un exercice parce que celui-là c'est moi qui l'ai formalisé...
Il nécessite 3 participants, un gros coussin de frappe ou 2 paos et une paire de gants de boxe anglaise.
-Celui qui débute le travail commence par une série de coups de paume gauche/droite dans le coussin ou les paos tenus par le 2ème. Il doit les donner le plus fort possible et le plus rapidement possible pendant 30 secondes à 1 minutes en fonction de sa condition physique. Ce travail place l'élève dans un état de fatigue physique.
-A la fin de la période de travail, le troisième qui a mis les gants d'anglaise débute immédiatement un travail de coup de poing sur l'élève qui ne peut que les bloquer. Il ne s'agit pas d'un sparring dur. Celui qui frappe cherche seulement à continuer à fatiguer celui qui bosse et à le frustrer (car qui aime ramasser sans avoir le droit de rendre les coups). Bref le but est de le maintenir à température pas de le descendre ou de le laisser récupérer. Ce travail dure à nouveau le même temps que le premier.
- Ensuite celui qui tenait le coussin ou les paos lors de la première période de travail engage verbalement l'élève de manière agressive (à chacun son petit film dans sa tête: problème en bagnole, dans un bar, au cinéma...). Celui-ci doit passer en passive stance et tenter de désamorcer le conflit tout en gérant l'agresseur. Cela est difficile car la fatigue et la frustration lié au travail qui précède ont tendance à donner l'envie à l'élève de cogner direct. Le travail se fait à trois car la personne qui agresse physiquement et celle qui agresse verbalement ne doivent pas être les mêmes. En effet il ne faut pas conditionner l'élève à négocier ou désescalader avec quelqu'un qui lui a déjà cogné dessus.

Je ne sais pas si les explications sont claire c'est pourquoi en général je préfère en général les donner lors d'une instruction formelle...

Bien à vous,

Rod
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Petrus le 19 décembre 2007 à 07:25:38
Salut,

Une chtite question Rod et/les autres:

Dans ce genre d'exercice, il n'y a pas des moments où l'élève "pête les plombs"  :bang: ou craque nerveusement  :'( . Car cela doit être très destabilisants ?
Etre fatigué physiquement, se faire cogner dessus et ensuite se faire pourrir (toute ma jeunesse!!!  ::)  )
Je suppute aussi que l'exercice ne s'adresse pas forcément au débutant.....?

Bien à vous  8)

Petrus.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: bison solitaire le 19 décembre 2007 à 07:52:23
Salut Rod,
lorsque tu dis que l'élève ne peut pas bloquer les coups de poings, tu ne voudrais pas dire "ne peut pas rendre les coups". Celui qui reçoit les coups ne se protège pas du tout?!!
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Kilbith le 19 décembre 2007 à 08:25:43
Salut,

On n'insiste pas assez, en général, sur l'accoutumance aux situations stressantes. C'est vrai que le dosage est difficile à trouver. Trop peu : c'est inutile. Trop: cela peut être contre-productif.

Exemple :
Hier, j'ai participé à une session d'entraînement de jeunes gens pour des concours. Sur six personnes en haute situation de stress, l'une d'entre elle a craqué en direct.... :(

Remarque :
J'aurais bien envoyé quelques uns d'entre eux à une session d'entraînement avec Rod. A court terme il s'agit de survie urbaine....à moyen et long terme : il s'agit de leur survie financière.

did, ;)

Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 19 décembre 2007 à 14:19:38
Je n'ai pas répondu plus tôt sur le sujet car beaucoup de bons points ont été abordés...
La seule chose que j'ajouterais c'est que la désescalade verbale se bosse comme on bosse les frappes... Bref il faut faire un travail progressif qui aidera peu à peu l'élève à gérer la pression.
Mais cela demande en effet des participants capables de jouer le jeux afin de vraiment placer le sujet en état de stress contrôlé. Cela demande de la préparation et du coaching permanent.
Il faut placer le cadre et qu'un instructeur surveille le groupe à tout moment. Si on sent l'élève trop stressé, il ne faut pas hésiter à ralentir le travail ou à l'interrompre, le but étant de l'accoutumer au stress pas de lui faire faire un infar! Il faudra également toujours effectuer un débriefing avec les participants (qu'ils aient joués le rôle d'agresseurs ou de défenseurs car il y a autant à apprendre des 2 rôles).
Si on effectue pas un travail de la sorte, aucune forme d'étude théorique ne permet de développer des capacités de négociations... Il serait illusoire de penser que la lecture de quelques bouquins de psycho suffiront à enrichir la capacité de négocier in situ.
Mais en bossant, on constate sincèrement une amélioration des capacités des élèves à gérer le stress que ce soit au niveau du langage corporel qu'au niveau de la communication verbale.
Bref une fois de plus la sueur économise le sang.

Il y a plein d'exemple de drills très efficaces sur les DVDs de Rich.
Je vais vous exposer un exercice parce que celui-là c'est moi qui l'ai formalisé...
Il nécessite 3 participants, un gros coussin de frappe ou 2 paos et une paire de gants de boxe anglaise.
-Celui qui débute le travail commence par une série de coups de paume gauche/droite dans le coussin ou les paos tenus par le 2ème. Il doit les donner le plus fort possible et le plus rapidement possible pendant 30 secondes à 1 minutes en fonction de sa condition physique. Ce travail place l'élève dans un état de fatigue physique.
-A la fin de la période de travail, le troisième qui a mis les gants d'anglaise débute immédiatement un travail de coup de poing sur l'élève qui ne peut que les bloquer. Il ne s'agit pas d'un sparring dur. Celui qui frappe cherche seulement à continuer à fatiguer celui qui bosse et à le frustrer (car qui aime ramasser sans avoir le droit de rendre les coups). Bref le but est de le maintenir à température pas de le descendre ou de le laisser récupérer. Ce travail dure à nouveau le même temps que le premier.
- Ensuite celui qui tenait le coussin ou les paos lors de la première période de travail engage verbalement l'élève de manière agressive (à chacun son petit film dans sa tête: problème en bagnole, dans un bar, au cinéma...). Celui-ci doit passer en passive stance et tenter de désamorcer le conflit tout en gérant l'agresseur. Cela est difficile car la fatigue et la frustration lié au travail qui précède ont tendance à donner l'envie à l'élève de cogner direct. Le travail se fait à trois car la personne qui agresse physiquement et celle qui agresse verbalement ne doivent pas être les mêmes. En effet il ne faut pas conditionner l'élève à négocier ou désescalader avec quelqu'un qui lui a déjà cogné dessus.

Je ne sais pas si les explications sont claire c'est pourquoi en général je préfère en général les donner lors d'une instruction formelle...

Bien à vous,

Rod

Salut Rod ,


Excuse-moi je ne comprends pas bien l'exercice, si c'est celui qui a déjà pris les coups de l'élève qui l'agresse verbalement, à quoi bon ? Car mentalement l'élève a déjà franchi le cap du combat puisqu'il lui a foutu dessus . Je me rends compte que l'élève  dans cet exercice est sensé pouvoir se maîtriser après s'être déjà battu et que le type au coussin est sensé être quelqu'un d'autre. Mais si c'est un débutant par ex, l'image mentale qu'il se fera de l'agresseur verbal sera la même que celui qu'ila déjà cogné, donc par conséquent il ne comprendra peut-être pas les bases de l'exercice... je sais pas si je suis clair là...

Enfin ma question est peut-être stupide.. navré si c'est le cas mais bon je la pose quand même :blink:

Diego
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Rod le 19 décembre 2007 à 22:55:01
C'est exactement ce que je disais à la fin de mon post:
Je ne sais pas si les explications sont claire c'est pourquoi en général je préfère en général les donner lors d'une instruction formelle...
Je me rends compte que tout n'est pas aussi clair pour le lecteur que pour moi...  ;) Je vais donc affiner...

Dans ce genre d'exercice, il n'y a pas des moments où l'élève "pête les plombs"  :bang: ou craque nerveusement  :'( . Car cela doit être très destabilisants ?
Etre fatigué physiquement, se faire cogner dessus et ensuite se faire pourrir (toute ma jeunesse!!!  ::)  )
Je suppute aussi que l'exercice ne s'adresse pas forcément au débutant.....?
L'exercice n'est pas spécialement réservé à un public avancé. Il est profitable à tout le monde. MAIS c'est la pose du cadre de travail et l'encadrement qui fait la différence. Lors de ce genre de travail, un instructeur encadre systématiquement et sans participer à l'exercice. Il n'hésite jamais à intervenir si il sent l'élève dépassé par la situation.
Did explique bien la règle du jeu:
On n'insiste pas assez, en général, sur l'accoutumance aux situations stressantes. C'est vrai que le dosage est difficile à trouver. Trop peu : c'est inutile. Trop: cela peut être contre-productif.
Donc c'est clair que ça ne s'improvise pas et qu'il ne faut pas jouer avec l'élève. Perso nous n'avons jamais eu de problème.

Si les élèves sont trop nombreux certains jouent soit le rôle de témoins anonymes, soit de comparses pour les plus avancés voir même regarde sur le banc car il y a des choses à tirer de chaque point de vue.
Si on a peur d'une réaction extrême d'un élève, on augmente le niveau de protection et c'est un ou plusieurs instructeurs qui font bosser l'élève. On a également la chance d'avoir un noyau dur de 2 à 3 élèves qui sont capables de nous assister lors de ce genre de séance.

Lonely Bison,
Salut Rod,
lorsque tu dis que l'élève ne peut pas bloquer les coups de poings, tu ne voudrais pas dire "ne peut pas rendre les coups". Celui qui reçoit les coups ne se protège pas du tout?!!
Relis mon texte:
un travail de coup de poing sur l'élève qui ne peut que les bloquer.
Donc l'élève se protège et en même temps travail son coup d'oeil et ses blocages...  :up:

A nous avis il est indispensable d’entraîner les gens sur des tranches de vie.
C'est clair... On en discute régulièrement avec nos élèves... Leur profil conditionne les scénarios qu'on leur fait bosser (même si évidemment on ne peut pas non plus envisager tous les cas de figure).
On ne fait bosser des questions de gestion d'accès qu'à des agents de sécurité, les situations de contrôles polices aux policiers... Bref on ne fait pas bosser des altercations de bar à un mec qui ne fréquente pas ce genre d'endroit et on n'apprend pas à un civil le menotage ou les contrôles au sol...
Mais de nouveau cela demande un investissement dans le rapport instructeur/élève et un travail en petit groupe (je dirais maxi 15 personnes instructeurs compris).

Enfin ma question est peut-être stupide.. navré si c'est le cas mais bon je la pose quand même :blink:
Ta question ne m'apparaît pas comme stupide... Je te donnerai une réponse qui n'en sera que ma vision, d'autres contrediront peut-être. Elle est basée sur mon expérience active de ce drill.
Le travail de frappe et d'encaissement est plus artificiel que le travail verbal. Pendant la première minute, tu ne frappes pas une personne mais un coussin de frappe. Le travail est statique, il n'y a donc pas d'engagement émotionnel comme si tu frappais sur une personne même équipée de protection lourde. Par contre la deuxième minute tu as une personne qui te frappe dessus donc la dimension psy est différente d'où selon moi la nécessité de changer le partenaire. Maintenant, si il y a assez de monde, il est clairement possible d'utiliser une quatrième personne pour agresser verbalement. D'ailleurs parfois, on passe même sur une situation où l'agression verbale se fait à 2 contre 1...

Le travail en scénario est quelque chose de rigoureux et de flexible à la fois:
- Rigoureux car il doit être bien encadré et s'adapter à la sensibilité de l'élève et le pousser à s'améliorer et pas à le démolir psychologiquement
- Flexible car ses applications et ses variantes sont infinies et doivent correspondre à l'état du moment de l'élève et à son style de vie

Bien à vous,

Rod
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: dents-de-sabre le 19 décembre 2007 à 23:46:17
Merci pour tes explications Rod, là c'est bien plus clair ..
Je trouve que ta vision des choses est très convenable  :up:


Diego
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: poussin duveuteux le 20 décembre 2007 à 01:26:14
Bonjour,
 ce fil étant très instructif et je voudrais intervenir, en signalant toutefois que cette méthode na pas été testée en situation réelle, mais seulement en drill, sans prévenir le partenaire qui jouais l'agresseur cherchant une justification d'attaque.Cela avait fort bien marché.

J'ai utilisé discours décalé par rapport à la situation pour destabiliser l'opposant c'est à dire qu'il passe du mode: "un mot de plus et je me le fait" à soit: "qu'est ce qu'il dit?" ou encore "ce gars est complètement paumé!!".
Le but étant de le faire passer de l'agressivité à l'interrogation, l'hésitation.

Dans le même mode, lorsque l'affrontement est inéluctable, il y a la question qui interrompt la pensée adverse, comme :" Mais qu'est je vais pouvoir lui dire?" Cette question est formulée normalement, elle pourrait avoir un sens ce que l'on cherche c'est que le cerveau se demande  "A qui ?". De qui parle t'il?".
Là aussi gain de temps, dans ce cas pour une frappe préventive.
Avec un partenaire pas comprehensif ça fonctionne même s'il connais l'astuce (quand il ne s'y attend pas), pourquoi pas en situation réelle.

En attendant vos avis et vos commentaires.
Au plaisir de vous lire
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: bison solitaire le 20 décembre 2007 à 07:48:31
Rod, nom d'un chien, tu sais que je l'ai relu plusieurs fois ton texte, et à chaque mon cerveau a lu "pas" au lieu de "que"!!!
C'est sympa de m'avoir répondu quand même.
...
J'ai vu ce même genre d'exercice chez Surace, lors des passages de grades. Une fille qui postulait pour leur ceinture noire était bloquée dans un coin en tentant de parer les baffes qui lui arrivaient. Il n'était nullement question de gagner le combat, il fallait juste qu'elle se sorte de cette situation, ce qu'elle a réussi à faire (je passe les détails techniques), et ce qui a été frappant (sans jeu de mot), c'est qu'elle a ensuite, après cette épreuve, éclaté en sanglots.
Il avait été manifeste même pour le spectateur provoqué avait été intense...
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Rod le 21 décembre 2007 à 02:17:41
Rod, nom d'un chien, tu sais que je l'ai relu plusieurs fois ton texte, et à chaque mon cerveau a lu "pas" au lieu de "que"!!!
C'est sympa de m'avoir répondu quand même.
;) No problemo...

J'ai vu ce même genre d'exercice chez Surace, lors des passages de grades. Une fille qui postulait pour leur ceinture noire était bloquée dans un coin en tentant de parer les baffes qui lui arrivaient. Il n'était nullement question de gagner le combat, il fallait juste qu'elle se sorte de cette situation, ce qu'elle a réussi à faire (je passe les détails techniques), et ce qui a été frappant (sans jeu de mot), c'est qu'elle a ensuite, après cette épreuve, éclaté en sanglots.
Il avait été manifeste même pour le spectateur provoqué avait été intense...
C'est encore différent. Dans ce cas je suppose que les larmes de la fille était lié à la frustration combinée à la peur. Il n'y avait pas de travail verbal... C'est ça qui manque dans bien des systèmes de protection perso...

Bien à toi,

Rod
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: bison solitaire le 21 décembre 2007 à 08:32:49
Effectivement, il n'y avait pas le travail "d'agression verbale"... juste des stimuli verbaux "sors toi de là, reste pas comme une truffe"...
Titre: Conflit & désescalade verbale
Posté par: crotale le 18 mai 2008 à 12:12:16
Lorsque s'engage une confrontation, la marge qui sépare la simple altercation de l'agression avérée est parfois bien mince.

Combien d'entre nous se sont déjà surpris à répondre de façon quasi-instantannée à des provocations stériles ou dénuées de sens, et à se retrouver à jouer un rôle dangereux, celui de l'agresseur ?

Quelques attitudes, gestes, et paroles suffisent souvent à éviter le contact et à endormir le démon qui se réveille chez le plus agressif.

La variation dans les rythmes d'élocution et les attitudes ou expressions, dans les intonations et le choix des mots, a une importance considérable dans la gestion d'une situation d'altercation tendue, terrain propice à l'agression.

Alors comment trouver les mots et les réactions appropriés pour se désengager ou refroidir le tempérament impétueux d'un individu excité hyper agressif ?

Considérons que dans la vie ordinaire, les risques de confrontation sont assez répandus, que les occasions ne manquent pas, surtout lorsque les gens saturent et manifestent leur besoin rituel de reconnaissance ou d'affirmation.

Face à des provocations ou des menaces, inutile de rentrer dans la ronde, dans la spirale, et de devenir acteur d'une situation que l'on n'a pas choisi.

Quelques illustrations favorisant l'apaisement, la rupture et le discernement :


* Répondre sans s'attarder, sur un ton posé et monocorde, résolument lent mais ferme;

* Sourir, à la Guy Williams ;D;

* Gesticuler lentement mais avec ampleur en conservant les mains ouvertes en permanence (signe d'apaisement) et polyvalence d'action si besoin est ;

* Ne pas focaliser son regard sur celui de l'opposant. S'entraîner à dialoguer tout en balayant (scanning) de gauche à droite au dessus des épaules de l'opposant, et puis au dessus de nos propres épaules, naturellement mais de façon vive;
Mais ne pas trembler des yeux lorsque les deux regards se rencontrent furtivement.

* Contraindre l'opposant à réfléchir un tant soi peu en reformulant aprés lui ses propres phrases provocatrices (pourquoi, comment...)

Quelques exemples répétitifs pris à vif dans l'univers des bas fonds panamiens :

Provocation :"Viens, on va se taper !
Réponse : Tu veux pas qu'on se frappe là comme çà pour rien, tu penses franchement que je vais m'énerver pour si peu..."

Provocation : Sale fils de p*te, t'as un problème, tu crois que tu me fais peur ?
Réponse : J'suis pas concerné par ce que tu dis et pourquoi tu veux que je te fasse peur ?"


C'est aussi bon parfois de dire le contraire de ce que l'on a envie de faire ;D
Mais c'est surtout intéressant de travailler sur les modes de déclenchements et d'apaisements, et de découvrir qu'il suffit de peu de chose souvent pour entériner ou exhorter une situation que l'on sait par avance mal engagée.
Et c'est en travaillant sur nos propres craintes et susceptibilités, que l'on augmente notre efficacité et notre résistance face aux tensions de la vie quotidienne...








Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: remy b le 01 juin 2008 à 22:10:39
Fil plus qu'intéressant.  :up:

Le rapport de force, le conflit verbal et l'escalade / désescalade, dans mon boulot, c'est permanent et crucial : avec les gamins comme avec les parents - pas question de s'enliser dans le conflit ou l'affrontement...

Donc, on a mis en place avec des collègues intéressés, un "micro trainig", basé sur l'observation, le recencement, le type de situation et la mise à l'épreuve des diverses approches, avec drills et débriefing.

Depuis +/- 6 mois, on bosse là dessus.

Résultats difficilement mesurables (c'est pas du saut en longueur, hein...  :D), mais si on considère comme indicateur le nombre d'incidents et leurs conséquences (sanctions, conflits qui s'aggravent ou se répètent, exclusions...), il y a une amélioration tout à fait sensible, surtout si on compare avec d'autres collègues (pas de jugement de valeur, juste une observation).

Il y a vraiment des fils du forum à croiser sur ce qui touche aux relation conflictuelles, et pas mal de quesitons à se poser - des remises en question personnelle aussi.

Merci en tout cas pour les différents points de vus développés ici et là sur ce point.
L'expérience, au fond, profite autant aux adultes qu'aux jeunes, finalement.

Dommage que rien de concret n'existe réellement au niveau formation de notre côté - on n'est jamais mieux servi que par soi-même, certes, mais c'est un peu dommage tout de même.

Rémy
 ;)


Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Chester le 05 juin 2008 à 13:57:05

Je voudrais attirer votre attention sur un des aspects de la désescalalade:
Est-ce une vue de mon imagination ou le fait que l'intervenant motivé soit une dame rend la désescalade plus compliquée?
l'effet "coq",non?
Pas d'expérience perso-perso en la matière,étant donné que les innombrables fois ou j'ai assisté à la scène-cliché d'une fille essayant de s'interposer dans une embrouille m'a rapidement convaincu qu'il valait mieux,en pareille situation,laisser là mes convictions féministes (je vaux bien n'importe quel gusse pour les virer de là) au profit d'une solution plus archaïque mais plus utile pour tout le monde:aller chercher un mec,un vrai.
Pas que j'aie peur de me faire cogner dans l'histoire,mais surtout que j'ai illico l'impression de n'amener rien de bon,alors qu'un de leur confrère fera de toute façon plus l'affaire.
Me trompès-je? Y a t-il des forumeuses pour étayer/contredire/expliquer le phénomène?

Rien que la réaction d'un type en béquille,qui avait laissé tomber ses affaires dans un escalier de métro et galérait à monter me conforte dans cette vision des choses:pas simplement le regard d'un blessé cherchant à s'en sortir par lui-même sans aide,mais lire sur sa tronche que,si j'avais été un mec,il l'aurait acceptée,mon aide.

D'où une autre problématique:comment faire le jour où il n'y a pas de troisième mâle dans les environs?Se mettre une fausse barbe?Débarquer avec un "pacificateur"?
non,sérieusement?

Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Chester le 05 juin 2008 à 16:06:18
Merci de m'éclairer,et aussi de me "rassurer" quelque part sur la nature humaine :doubleup:

«  tu te fais protéger par une femme etc  , »
==>Voui,c'est exactement de ce type de réaction que je voulais parler : grmblmblmmgneu!!! >:D

donc,avant tout une question d'entrainement...noté! :)

Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: remy b le 06 juin 2008 à 10:03:12
Dans le style :

Hier, pause de midi.
Un élève et le père d'un autre (que du beau monde, vraiment...) qui se battent à grands coups (qui touchent peu, heureusement) à la grille.
Attroupement sur la grille des gamins de la cour.

Step 1 : on vire tout le monde en direction du préau (10 secondes pour dégager ou exclusion temporaire à ceux qui restent) - grille dégagée rapidement. On fait rentrer tous les élèves qui sont à l'extérieur, au cas où... Certains restent...

Step 2 : pendant ce temps, une collègue essaie à l'arrache de s'interposer : "dégage sale p... + un peu d'insultes racistes pour pimenter" - elle répond...  :blink:

Step 3 : avec un collègue, on la vire, et il signale bien haut que "On crois que quelqu'un a appelé la Gendarmerie, ça va encore NOUS ramener plein de problèmes...".

Step 4 : les énergumènes se sont repoussés pour chacun constater les dégats et promettre à l'autre dépôt de plainte et représailles - profitons de cette accalmie.
On accompagne chacun l'un des protagonistes, en lui expliquant avec "neutralité mais sincérité" qu'il a tout à perdre à rester sur place, vu sa situation, qu'il risque encore de gros problème, ce qu'on souhaite lui éviter, vu que le périmètre du collège est une "circontance aggravante" (on fait ce qu'on peut, hein...).

D'autant, Monsieur, que les camarades de l'élève pourraient balancer des pierres sur votre 4x4, rendez-vous compte...
D'autant, B., que tu risques déjà de passer chez le Juge pour Enfants, ce que nous ne souhaitons pas, n'est-ce pas...

Vous pouvez sans doute régler tout ceci ailleurs...

Bref, on a essayer de désescalader au possible:
- en gardant l'animosité focalisée sur eux seulement (pas sur nous et pas de propagation) - en essayant d'être pacificateurs "dans leur intérêt", sans prendre position.
- qu'aucun ne sorte perdant ou déshonoré, et reste "un abruti de fier combatant macho et con" (ça, c'est entre-nous, hein...  :glare:)...
- pour limiter les dégats et dégager tout ce b..... de notre périmètre, sans nous faire allumer ou qu'une tierce persone ne soit impliquée.

On s'arrange pour que chacun reparte dans sa direction, l'un dans son 4x4, l'autre en direction de camarades, à l'opposé.

Chacun repart toujours énervé, mais sans animosité à notre égard.

Le tout dure moins de 5 minutes, c'est trop long.

Bref, le drill ça a du bon, mais ce genre de situation merdique, on s'en passerai bien.
Malheureusement, elles se multiplient à vitesse grand V, et exposent de plus en plus de gamins.
Ajouter à celà, un ou deux collègues qui sont assez c.. pour trouver le tout marrant, mon après-midi était faite.

Une vraie formation dans ce domaine, ce serait pas mal, car l'auto-formation, c'est limite (il n'y a rien de concret et de réaliste à l'interne ou au niveau académique)...

Bizarrement, pas de stress particulier une fois dans le feu de l'action - après, oui.

Wala, scènes de la vie quotidienne qui me font me demander parfois où nous allons...

A+

Rémy
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: k9 le 06 juin 2008 à 16:51:28
...dans un abîme Rémy :'(

Ces mêmes momes je les vois défiler la nuit avec pack de bières en pognes + bouteilles d'alcoos forts noyés avec une autre saloperie pour déchirer leurs cerveaux...quand je les vois  j'interviens pour qu'ils ne continuent pas à s'alcooliser encore + mais ils se "biturent"...ailleurs.

Triste monde...l'humain est le seul animal à boire même quand il n'a pas soif.

(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/xtriste.gif)

@+
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: jeremy le 06 juin 2008 à 17:57:00
Merci bcp pour ce retour Rémy ;)
Belle gestion  :up:
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: chogall le 13 juillet 2008 à 11:06:06
bon moi je vais me faire lyncher mais j'ai un avis different...
je fais la difference entre deux types d'individus dans un conflit,en 1 ce sont ceux a qui j'essaye desesperement de trouver une excuse:mec bourré(a qui c'est jamais arrivé...)pseudo jalousie,journée de m*rde au boulot etc...la TOUJOURS!!! je discute et je desamorce,si je suis dans leur cas je voudrais qu'un mec moins con que moi le fasse...
en 2,il y a des gens incurables qui de toutes facons feront toujours ch*er!!! dans ce cas la deux solutions:si le type braille et gesticule a tout va je lui fait comprendre qu'il va peut etre me fumer mais ca sera pas gratuit...si je sent le mec a l'aise(trop a l'aise...)pas de perte de temps,pas d'esbrouffe je frappe avec un maximum de vice et sans jamais rien de létal....de cette facon la prochaine fois il fera un peu plus gaffe avant de jouer le boulet...mais c'est une minorité de cas!la parole sure et douce est toujours preferable,parlez lui comme si vous racontiez une histoire a un enfant,un peu de douceur que diable  :love: si on n'est pas sur de gerer,on se retourne,jambe droite,jambe gauche et on court!!!
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: leif le 13 juillet 2008 à 13:52:44
salut

le probleme lors d'une gestion de crise c'est que rien n'est sur.
Pour ta reponse sur je frappe avec le maximun de vice mais rien de letal, c'est la ou ça me choque.
Tu es bien entrainé, serein lors d'une altercation il t'attaque tu maitrises petit coup maintes fois repetés a l'entrainement,au plexus il recule le souffle coupé et la canette de coca qui traine( loi de murphy) il glisse la tete la premiere sur un coin en marbre mort sur le coup 8 ans de prison.

Bref tous peut arriver et degenerer super vite.

depuis peu je suis sur un stade different, je brise les reperes de l'autres,sans jamais percuter,il est grand je le colle , je fais beaucoup de bruit,il est a l'aise en poings je colle pire qu'un poids mort.Il faut que tout a tres vite, pas d'appel au renfort pas lui laisser le temps de reagir,Le shredder mon ami est tres efficace dans ce genre de situation.

Pour briser le repere je ve dire par cela, prends des animaux de la meme espece qui se battent ensemble ils utilisent les memes armes cornes etc.. dans le meme style nous c'est pareil pieds poings armes etc..

Le premier qui ne c'est jamais fait toucher par un debutant car il a utilisé un coup non conventionel(poing a tete chercheuse) :lol:me jette la premiere pierre.

bien a toi
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: chogall le 13 juillet 2008 à 14:08:31
bon j'argumente...il y a cinq ans etant trop sur de moi au cours d'une altercation avec un nain hysterique,j'ai effectué une clé pour l maitriser puis lui ai expliqué la futilité de la situation,resultat:ok j'ai compris il fait deux pas,se retourne,leve son sweat et me met un coup de grenaille juste sous l'oeil...bilan hosto,chirurgie reparatrice faciale etc...je m'en sors trés bien...trés trés bien je n'ai pas perdu mon oeil.
maintenant je fais comme expliqué au dessus...
tu fais un rapprochement avec les animaux mais eux sont plus...francs,pas de traitrise une fois la defaite acceptée.
maintenant un mec joue si il perd tant pis,comme moi il a analysé les risques et fait des choix...quand au zero risque il n'existe pas...
"tire pas la queue du chien si tu veux pas te faire mordre!"
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: leif le 13 juillet 2008 à 14:24:36
c'est exactement ce que je voulais dire, surtout ne pas faire confiance a un etre humain que tu viens de blesser dans son orgeuil.

En thailande, pays du sourire il est de bon ton de gagner un combat de muay sans blessure ni sur toi ni sur l'autre, mais que lui sache qu'il a perdu.

Dans la rue c'est pareil sauf que tu as pas d'arbitre a toi de trouver la technique pour qu'il ne revienne pas.
C'est le probleme avec les cles avec le en prime "ç'a y tu es calmé" ça peut durer des heures a ce rythme la.
Le moins de cle possible sauf si quelqu'un est la pour d'aider, sinon tu connais le resultat.

Et le tout dans un cadre legal :lol:
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: chogall le 13 juillet 2008 à 14:31:27
exactement mon bon leif...une bagarre de rue est exempte de respect! donc pour etre passé de la théorie a la pratique très brutalement quand a la partie consequences maintenant je ne prend plus de risques mais je n'ai pas d'histoires tout les quatres matins c'est juste que je ne prend pas de risques...
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Patrick le 13 juillet 2008 à 14:35:28
bon j'argumente...il y a cinq ans etant trop sur de moi au cours d'une altercation avec un nain hysterique,j'ai effectué une clé pour l maitriser puis lui ai expliqué la futilité de la situation,resultat:ok j'ai compris il fait deux pas,se retourne,leve son sweat et me met un coup de grenaille juste sous l'oeil...bilan hosto,chirurgie reparatrice faciale etc...je m'en sors trés bien...trés trés bien je n'ai pas perdu mon oeil.
maintenant je fais comme expliqué au dessus...
tu fais un rapprochement avec les animaux mais eux sont plus...francs,pas de traitrise une fois la defaite acceptée.
maintenant un mec joue si il perd tant pis,comme moi il a analysé les risques et fait des choix...quand au zero risque il n'existe pas...
"tire pas la queue du chien si tu veux pas te faire mordre!"
Si j'étais pas si désolé pour le coup de grenaille, je dirais que tu as fait totu ce qu'il ne fallais pas faire. Déjà, il me semble dangereux de penser que quelqu'un qui est physiquement assez faible, mais très excité se ballade à poil.

Deuxio, tu as exactement fait ce qu'on enseigne dans les dojo : montrer que les intentions belliqueuses sont vaines.

Sauf que dans la vraie vie, la soumission sans condition d'un individu est extrèmement rare, aussi il vaut mieux soit se replier soit rentrer et laisser l'individu hors d'état de vous nuire. S'il avait eu un grenaille en 9 flobert, de près tu y laissait la vie ou au mieux les deux yeux.

D'un autre côté au chaud (ou plut^to au frais), le cul sur le fauteuil c'est déjà plus facile et que celui qui n'a jamais fait de connerie dans sa gestion de crise te jette la première pierre. J'ai, à ce propos, très mal géré il y a une semaine une situation professionnelle qui puait et si il n'y a pas eu de casse, ce n'est vraiment pas grâce à moi.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: chogall le 13 juillet 2008 à 14:43:02
kikoo mon pat!des precisions...le mec avait 16 ans:un je me doutait pas qu'il etait lesté et deux je n'aurait pas imaginé péter un doigt de la main maitresse ou un bras a un mome...mome qui voulait juste ma bagnole...suis gentil mais pas mere theresa!!
maintenant c'etait pas du flobert mais du gaz mais a 61 points de suture plus du titane et 5 mois a galerer sur le moment la nuance etait faible... :D
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Patrick le 13 juillet 2008 à 15:02:07
kikoo mon pat!des precisions...le mec avait 16 ans:un je me doutait pas qu'il etait lesté et deux je n'aurait pas imaginé péter un doigt de la main maitresse ou un bras a un mome
Et oui, une autre de nos inhibitions d'hommes bien éduqués dans les règles de la société. Les femmes et les gamins très mal intentionnés, je ne suis pas à l'aise non plus. Il y a des pays où c'est carrément mortel, ce genre d'inhibitions.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: chogall le 13 juillet 2008 à 15:10:00
enfin bref meme si je suis a mort d'accord avec david sur le premier post,je n'ai qu'une confiance toute relative dans la conception et le sens des responsabilités de mes congeneres...maintenant je me borne a faire des choses simples,a avoir le "low profile" et fuir toute situation de crise qui n'implique pas que mon unique personne...
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: leif le 13 juillet 2008 à 15:52:29
Ce meme mome qui ta tirer dans la tete >:(

C'est notre education qui nous restrein, pas le bras c'est un enfant c'est une femme etc..

Je n'ais surtout pas de conseil adonner tu aurrais du faire si ou ça , j'ais pris un coup de serpette dans la cuisse pour l'avoir quitté des yeux un instant.Donc keep coop.

Tous passe par l'attitude et pas forcemment celle du gros baleze qui va tous casser, discretion, precision,rapidité et aussi une faculté a ne pas etre au mauvais endroit au mauvais moment.

la theorie ha que c'est beau :lol:
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: abbath68 le 06 août 2011 à 15:28:00
Très interessant ce topic, mais je me demandais quelque chose: Qu'est ce qu'il est conseillé de faire quand on se trouve dans une situation relativement énervante comme celle çi:
Je suis sur l'autoroute, sur la voie de gauche,j'arrive quasiment au niveau d'un camion se trouvant en voie de droite.Alors que j'allai depasser le camion, la voiture située juste derrière le camion me coupe la route au dernier moment (dans le genre à 3cm près c'était au mieu une bonne rayure).
Bref, je lui fai un appel de phare, pour lui faire comprendre que grâce à sa connerie on a failli se rentrer dedans.
Il se met à mon niveau puis m'insulte, je te n*** ta mère je vais t'égorger etc...arrivé en suite dans un village il s'arrete au milieu des deux voies sort et comence à la jouer gangster (insultes grand geste) bref j'ai pas ouvert la vitre et me suis barré...
Est ce que j'ai choisis la bonne solution?^^
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Yam le 06 août 2011 à 15:35:36
Il se met à mon niveau puis m'insulte, je te n*** ta mère je vais t'égorger etc...arrivé en suite dans un village il s'arrete au milieu des deux voies sort et comence à la jouer gangster (insultes grand geste) bref j'ai pas ouvert la vitre et me suis barré...
Est ce que j'ai choisis la bonne solution?^^

Tu avais à ce niveau 2 options, lui rouler dessus ou le laisser sur place gesticulé tout seul...amha tu as choisi la bonne solution  ;)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: soldmac le 06 août 2011 à 16:03:26
Ben c'est simple tu avais 2 l'option :

- soit sortir et t'expliquer avec, alors tu as deux façon de t'expliquer, soit par la parole soit par les coups de poing, vu son attitude si tu gère pas la désescalade verbale ça aurait surement fini avec les poings.
-Ensuite tu avais l'option rester en sécurité dans ta caisse et te barrer en laisse gesticuler cette imbécile. Tu as rien a lui prouver ,tu le connais pas. Peut-être que tu as l'impression que ton ego en a prit un coup mais bon, d'un autre coté l'ego quand tu mort (je prend le cas extrême évidemment) parce que le mec ta charcuté ça à pas beaucoup d’intérêt.

Alors certes si tu lui avais mi une grosse tatane tu te serai senti bien après mais ca peut aussi tourner mal ;) Une fois de plus quand tu as la possibilité de te barrer, barre toi tu es gagnant. Conclusion tu as bien fait ;)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: voyageurdix le 07 août 2011 à 19:32:22
la dernière fois ou ça m'est arrivé, c'est y pas longtemps dans le train, a compartiment par huit.
Comme je suis presque sourd, j’entends presque rien, mais la femme à coté de moi, s’énerve et dis qu'elle va y aller...
je détecte une tension, je me fais expliquer et j'y vais.
Je remonte le wagon, personne dis rien, et pourtant j’entends de grand coups!
J'arrive au compartiment d’où vient le bruit , et là, trois jeunes blancs...
ça aurait été des noirs ou des musulmans, j'aurai agi différemment, mais bon, 3 blancs...
ça m'évite la haine raciale  ;D
Comme je suis sourd, cela change les données, pour l'autre!
En effet, plus il crie, plus je me sens bien, car je l'entend...
(A rapprocher avec la gestion de conflit)
Bref, je leur demande ce qu'il se passe, et leur dit que je suis là parce que l'on pense que quelqu'un est en danger.
(sous entendu, y a rien sauf 3 branleurs)
L'un se lève, agressif, et me répond, style, t'es qui toi, et pour qui tu te prends?
Je lui réponds, ""t’énerve pas je t'explique"", vous faites les cons et ça effraie ma copine (inventée)
je suis imposant, différent de part ma surdité, pas rangeable. j'ai la coupe ras, des muscles, bref, ils se calment!
parce que c'était des blancs, ils n'avaient pas de possibilité à réaction,
""T’énerve pas je t'explique""", c'est clairement occidental, comme approche...
ça aurait été des noirs ou des musulmans, ils auraient pu embrayer sur le racisme ou autre,
et dans ce cas, j'aurai désamorcé en leur indiquant que je les considérais comme des personne normales.
Dans tout conflit, et j'ai fais videur de concert, y a un point ou l'on cogne!
Mais ce n'est pas la meilleur option, même si c'est radical!
Lorsque l'on arrive sur un conflit, en tant que "DIEU" assumé...
le but est que chacun reparte avec ses dents, MOI comme eux...
Le conflit est un point de discorde, faut éloigner tous les protagoniste de ce point!
Et c'est là qu’intervient la notion de distance, faire reculer chacun de ce point.
Dans ce cas, la bataille, la lutte, la victoire, c'est de faire reculer les protagonistes de ce points conflictuel!
Faut comprendre que la victoire, c'est pas de démonter un mec, mais de faire que chacun rentre chez soi en état.
lorsque l'on est en conflit avec une personne, faut d'abords, comprendre comment s'en sortir!
De là, mec bourré, situation à conflit, ou rien, de là, on peut construire une défense.
Et de là, savoir si on tape sans retenue, ou si l'on dialogue.
Un mec balèze ne se traite pas comme un sac d'os
et un groupe ethnique ne se traite pas comme un individu seul
Dans tous les cas, il y a ce que l'on incarne, pour les autres en face,
et c'est de là que nait la discussion...
Bref, pour la désescalade verbale, faut avoir les moyens!






Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: oliv0808 le 07 août 2011 à 19:36:52
quand un gars de 100 kilos parle, celui de 60 kilos l'écoute.... ;#
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Gros Calou le 07 août 2011 à 19:47:57
Quand celui de 60 kilos a du bagout, il envoi une tonne d'info a analyser par le cerveau du gars de 100 kilos et jab, hammer fist, elbow, knee, fall on the ground, kick and crush the Ankle  ;#

http://www.youtube.com/watch?v=n-WS09dneHs

 ;)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: oliv0808 le 07 août 2011 à 19:52:21
 :blink: heu ouais mais là, celui qui a du bagou il fait pas loin des 100 kilos aussi  ;#
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: ** Serge ** le 07 août 2011 à 19:59:23
Dans tout conflit, et j'ai fais videur de concert, y a un point ou l'on cogne!

Faux.
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Gros Calou le 07 août 2011 à 20:05:50
:blink: heu ouais mais là, celui qui a du bagou il fait pas loin des 100 kilos aussi  ;#

Et non, Lee est loin des 100 kilos pour avoir drillé en live avec lui et Jeff, encore plus loin des 100 kilos et bien moi qui en fait 125/130 et bien je les écoutes  ;#

Faux.


Je suis d'accord avec Serge, il y a une excellente vidéo où un champion du monde de MMA, discute et discute jusqu'au bout afin d'éviter le combat, alors que pour lui celui qu'il a en face de lui .... comment dirais-je, n'existe même pas  ;#
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Ronin2 le 07 août 2011 à 21:20:26
Quand celui de 60 kilos a du bagout, il envoi une tonne d'info a analyser par le cerveau du gars de 100 kilos et jab, hammer fist, elbow, knee, fall on the ground, kick and crush the Ankle  ;#

http://www.youtube.com/watch?v=n-WS09dneHs

 ;)

Excellent le travail des coudes ;)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Solstice le 07 août 2011 à 21:34:38
Citer
J'arrive au compartiment d’où vient le bruit , et là, trois jeunes blancs...
ça aurait été des noirs ou des musulmans, j'aurai agi différemment,
Et si ils sont noirs ET musulmans :huh:

J'ai bien capté ce que tu voulais dire mais les amalgames...
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Leif le 07 août 2011 à 23:18:02
Citer
Et si ils sont noirs ET musulmans huh...
Si Dieu a crée le lance-flammes ...

hopppppppppppppppppppppppppppppp

fin

si ton propos n'est pas clair ,réfléchit avant de parler, ou fait en sorte que tout le monde te comprenne .

et ce n'est surement pas  le début d'une explication ou ne serait ce que le début d'un échange courtois.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 08 août 2011 à 00:36:10
Si Dieu a crée le lance-flammes ...

antoinepierre banni.

Quelqu'un d'autre ?  Chuis d'humeur.  Allez...

David :glare:
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: jeanjacques le 08 août 2011 à 02:22:23
Quand celui de 60 kilos a du bagout, il envoi une tonne d'info a analyser par le cerveau du gars de 100 kilos et jab, hammer fist, elbow, knee, fall on the ground, kick and crush the Ankle  ;#

http://www.youtube.com/watch?v=n-WS09dneHs

 ;)

HS: à 42secondes, au moment où Lee à le couteaux sous la gorge, quelle frappe envoi t'il ? Droite remontante qui passe sous le bras armé ou c'est la main gauche qui agit ?
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: voyageurdix le 08 août 2011 à 06:42:26
Désolé pour l'éviction de Antoine-pierre, c'est pas juste! >:(
Dans mon exemple, je suis blanc et du fait je suis un blanc!
c'est un base incontournable! Quand je m'avance, je suis blanc!
De là, pour définir le problème,faut obligatoirement définir l'ennemi.
Blanc, noir, musulman, bourré, énervé, ça me suffit pour établir une catégorie...
et choisir le mode pour la réponse...
On parlait de désescalade verbale...
Dans l'idée, SOI, on est le meneur, et grâce à nous, ça va se calmer,
mais on est au moins deux pour la discussion...
MAIS! si l'autre, en face ne se soumet pas à ce didact... Alors là...
Ce que je pensait, lorsque j'ai écris; ""noir ou musulmans"", c'est que,
arrivant dans un compartiment à problème; dans mon exemple vécu,
c'est pas moi qui fait la donne!
De là, va falloir choisir le mode de discussion pour la "désescalade"...
Là, c'était trois blanc, et un blanc vient en force...
Mais si ça avait été trois personnes d'un autre groupe ethnique, ça se serait passé différemment...
C'est bien beau de parler en mode philosophique, mais y a un moment ou faut plonger dans le cœur du problème!
---J pour Justification
je suis là pour remettre de l'ordre, car je suis l'ordre!
Faut pouvoir le représenter, cet ordre!
---A pour Habilité (Ability), ou "capacité à" :
Quand on est en nombre, ça va, mais quand on est tout seul, ça pose problème.
Là, dans mon exemple, c'est trois blanc donc, moi blanc, y a une complicité...
---- C pour Conséquences
Quand t'es videur, y a une limite; la porte!
Mais quand c'est en mode urbain, la limite, c'est ce que tu impose pour l'ordre!
Donc là, la limite, c'est ta capacité à faire régner ta vision de l'ordre, sur TON territoire, donc, oui! lance flamme!
Antoine-pierre, = réhabilitation!
----- A pour Alternatives :
On veut pas cogner, on veut discuter OK oK mais si l'autre ne le veut pas...
Dans mon exemple, à trois contre un, j'aurai eu du mal, et c'est du vécu!
J'aurai reculé dans le couloir, pour les prendre un par un!
De tous ça, je dis; la désescalade verbale ne peut se faire que si les autre en face le veulent!








Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: mrfroggy le 08 août 2011 à 07:40:24
Tu as le mérite de vouloir expliquer tes propos, mais je ne pige pas en quoi etre  "noir" ou "musulman" fait entrer un agresseur dans une catégorie....
A la limite, essayer d intervenir au sein d un groupe , plutot qu une personne seule... je veux bien....
mais la couleur comme élément de jugement, tu la commence mal ta désescalade.
J ai droit de me gourer, mais j imagine que parmis nous si il y a un "musulman"( au passage musulman veut dire "personne de religion islamique"), je ne suis pas sur qu il te lise avec plaisir.

David.
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Moleson le 08 août 2011 à 08:24:31
Tu as le mérite de vouloir expliquer tes propos, mais je ne pige pas en quoi etre  "noir" ou "musulman" fait entrer un agresseur dans une catégorie....
A la limite, essayer d intervenir au sein d un groupe , plutot qu une personne seule... je veux bien....
mais la couleur comme élément de jugement, tu la commence mal ta désescalade.
J ai droit de me gourer, mais j imagine que parmis nous si il y a un "musulman"( au passage musulman veut dire "personne de religion islamique"), je ne suis pas sur qu il te lise avec plaisir.

David.

Le fait d'être noir musulman ou ... va donner à la personne la possibilité de jouer la carte raciste dans l'échange verbal. Alors pourquoi pas en tenir compte au lieu bêtement de se retrouver dans un échange sans issue sur ce propos. Il ne faut pas oublier que l'on est en mode conflit et que  chaque intervenant va utiliser les armes verbales à sa disposition. Ça évite aussi de sortir des connerie sujette à être mal comprise.


Moléson
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: raphael le 08 août 2011 à 09:41:46
ce "classement" suivant la couleur et la religion m'interpelle  :huh: mais ne vaut il pas mieux parler de phenomene de bande et du comportement de ces bandes en fonction de la couleur de peau et de la religion ?

je pose simplement la question aux spécialistes : est ce que les bandes ont des "regles", mode de fonctionnement différents suivant leur origine (ethnique, sociale, religieuse) ?


sinon sur les bandes et la prevention
http://www.rcmp-grc.gc.ca/pubs/ccaps-spcca/gang-bande-prev-fra.htm (http://www.rcmp-grc.gc.ca/pubs/ccaps-spcca/gang-bande-prev-fra.htm)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Patrick le 08 août 2011 à 10:20:12
L'argument, très élaboré du racisme, je le vis quasiment tous les jours dans ma façon d'aborder les problèmes de sûreté que nous pouvons connaître.. Dans 90% des cas, black et Beurs nous le sortent, il faut tout simplement l'intégrer. Avec les Gitans, c'est encore autre chose et ça dépend de si sédentarisé ou pas.

Ça fait tout simplement partie des risques d'embrasement d'une situation et il faut les connaître.

Ma réalité, c'est 98% de problèmes avec Beurs, Blacks et Gitans (en décompsition de pourcentage 60/30/10).

Celà veut il dire que je considére les Maghrebins,,les Français issue de l'limmigration Magrehbine, Les Africains et Français d'origine Africaine ainsi que les Gitans comme étant des fouteurs de m*rde ? Pas une demi seconde.

Ça veut juste dire que vu que notre clientèle de visiteurs concerne les populations les plus fragiles, les comettants se trouvent parmi elles. Je n'ai jamais eu le moindre porblème avec les gamins du recteur d'une mosquée ou avec des étudiants Africains.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 08 août 2011 à 10:41:19
Salut !

Pour moi le propos de Voyageur Dix n'est pas raciste.  Il ne prône pas d'avoir une réaction plus violente ou autre face aux backs, beurs, etc.  Il dit simplement qu'il faut tenir compte de ça pour éviter de voir la situation s'enflammer sur la base de l'argument d'un soi-disant racisme. 

Par contre, antoirepierre proposait le lance flammes pour les blacks et musulmans.  Ca c'est des propos très violents où il disait en substance "s'ils sont blacks ou musulmans, on les crame".  Il a été dégagé direct, et à moins d'avoir une super explication à me fournir, il ne reviendra pas.

Entre prôner la haine et l'extermination sur la base d'une couleur de peau ou d'une religion, et le fait de tenir compte d'elles dans une désescalade verbale, il y a un MONDE.  Je pense que ceux qui ne sont pas en mesure de voir ça devraient se poser la question de jusqu'où la bienpensance débile les rend aveugles et cons...

On ne désescalade pas de la même manière avec un avocat en veston cravate et avec un ouvrier bourré.  On ne désescalade pas de la même manière avec une femme ou un homme.  On ne désescalade pas de la même manière avec un français et avec un Québécois.  Tenir compte de la culture et de l'identité de la personne en face est une évidence.  C'est quoi c'est juste le mot black ou musulman qui vous choque tant ? 

Ciao ;)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Pug le 08 août 2011 à 11:44:27
Je regrette de ne pas avoir connu ce forum (et ce thread en particulier) il y a 7 / 8 ans...

J'ai commecé ma carriére comme prof en college. Et j'ai eu ma part de conflits verbals dans le cadre de ma classe. Et j'ai été mauvais.

Mauvais parce que je n'arrivais pas à ne pas personnaliser le conflit : c'est moi qui suis remis en cause, qui suis attaqué, par ce que je suis un mauvais prof. Donc je ne suis plus en perspective, je ne suis plus calme, ni un référent, je participe au conflit au même titre que l'élève.

Je ne laissais pas de porte de sortie aux élèves, car convaincu qu'assumer l'autorité du prof, c'est d'imposer sa décision, de maniére systématique, et sans négociation. Et en tant que prof débutant, sans "réputation" dans l'établissement, j'ai voulu être encore plus exigeant.

La question de conséquences, dans le monde éducatif, est à mon sens limitée. Certains élèvent se foutent des exclusions, des heures de colle et des conseils de discipline. Quand on finit par renvoyer un gamain pour 3  jours et que ce dernier ne trouve qu'à dire qu'il est content d'être en vacance, on perd la possibilité de sanctionner.

Le dernier élèment, mais qui n'est pas forcément transposable à la desescalade en dehors du milieu scolaire, était ma volontée de regler le probléme sur le coup. Plusieurs problèmes en découlaient:

1) Pendant que je m'occupais d'un élève, les 25 autres étaient livrésà eux-même, donc d'autres soucis de discipline à gérer.
2) L'élève en question ne voulait en aucun cas être mis en défaut devant ses amis (on revient à sauver la face). Le même élève, pris à la fin du cours, était moins "difficile" à gérer.
3) la possibilité de crystaliser la volonté du groupe contre l'enseignant.


Bref j'étais trop dirigiste, pas assez souple, et j'ai subi mes premiéres années d'enseignant comme une vraie punition.

Et pour revenir sur le débat du racisme, j'ai par contre très vite appris que c'était un mode de défense extremement repandu. Si mon propos peut être déformé pour y donner un sens raciste, j'ai toutes les chances que cela soit utilisé contre moi. Ne me prends pas pour un imbécile, je sais très bien ce que tu mijotes avec ta bande" deviens une accusation concernant l'intégralité du groupe ethinque au quel appartient l'élève à qui on s'adresse. Donc effectivement j'ai pris soin de ne pas ouvrir la voie à ce type de remarque.

Il est souvent amusant de voir que les élèves difficiles sont très attachés au respect de leur droit, même si ils ne sont en aucun cas respectueux de ceux des autres et de la société en général. Je me rappelle d'une élève qui justifiait (devant ses parents) son insolence en cours par le fait que je lui manquait de respect en classe. J'avais l'outrecuidance de l'interrompre quand elle parlait à sa copine.

sinon, un de mes outils de desecalade, dans les situations où je ne suis pas face à un predateur décidé, c'est de passer à une langue étrangére que je maitrise : l'anglais. Les techniques d'interview tombent à l'eau, car mon interlocuteur n'arrive généralement pas exprimer tout ce qu'il souhaite, il est obligé de ralentir son débit verbal car il cherche ses mots, et l'effort généré le fatique en général assez vite et le pousse à abandonner, quand je ne tombe pas sur des fans de la culture US qui du coup se prennent d'affection pour moi... La position corporel " je ne comprends pas" (paumes vers le ciel, coude flechit et haussement d'épaules) est logique dans la situation et en même temps me sert de passive stance.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: voyageurdix le 08 août 2011 à 12:55:11
Merci, david! :) je ne suis pas raciste!
J'ai toujours une appréhension pour intervenir sur ce site, car je ne m'estime pas digne...
Bien que, j'ai déjà vécu en extrême...
Là, on est sur survie urbaine, et donc, y a fatalement l'histoire ethnique,
De nos jours...
Si ,en brousse, tu te trouve fasse au lion, c'est un lion!
La désescalade verbale face au lion, hein! ;D
Pour l'urbain, c'est pareil!
Si ça avait été trois noirs, j'aurai insisté sur mon intervention pour sauver ce que je croyais en péril.
Si ça avait été trois musulmans, pareil!
Mais la loi du groupe, le fait que je suis blanc, je le sais, n'est pas perçu par "ce groupe" de la même façon,
que si j’appartiens à ce groupe!
NON, je ne suis pas raciste! Mais les autres le sont!
Dans la désescalade verbale, faut comprendre qui on est, qui cause,
et qui on a en face!!!!
Loin de moi toute pensée raciste, mais, l'autre existe aussi!
Et c'est là le problème!
Pour la descalade verbale, faut déjà envisager le but.
Mais quand ceux en face le font pour déclarer la guerre...
ben ouai, le lance-flamme!!!




Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 08 août 2011 à 13:06:41
Mais quand ceux en face le font pour déclarer la guerre...
ben ouai, le lance-flamme!!!

Parce qu'ils déclarent la guerre...  pas parce qu'ils sont blancs, bleus, verts, marrons, jaunes ou violets... 

Faut faire gaffe sur Internet, parce que malheureusement beaucoup lisent trop vite...  et parfois on passe pour un gros facho juste parce qu'on essaie d'exprimer une idée toute simple.  T'aurais dit "il faut tenir compte de l'identité et de la culture de la personne en face si on veut avoir des chances de désescalader la situation", personne n'aurait ouvert un oeil. 

En fait faut faire gaffe quand on écrit une phrase comme "si ça avait été des noirs ou des muslims j'aurais agi différemment".  Si un mec lit uniquement cette phrase là, la porte est ouverte à toutes les interprétations foireuses.  Il suffit qu'il ne prenne pas la peine de lire ce qui est écrit avant ou après, et il se fait une idée de toi qui est fausse...

Bref.  C'est chiant, je sais, mais il faut anticiper ce risque là aussi.

Ciao ;)

David
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Eric Lem le 08 août 2011 à 13:14:51
.  T'aurais dit "il faut tenir compte de l'identité et de la culture de la personne en face si on veut avoir des chances de désescalader la situation", personne n'aurait ouvert un oeil. 

En fait faut faire gaffe quand on écrit une phrase comme "si ça avait été des noirs ou des muslims j'aurais agi différemment". 

C'est dingue comme en quelques années on s'est tous faits pourrir par le politiquement correct. ;#
Pourtant les particularités culturelles liées à l'appartenance ethnique, ça existe etil est très important d'en tenir compte quand on veut jouer à la désescalade.

Un exemple tout con: s'excuser.
Dans "notre culture", c'est généralement reçu comme un moyen de faire retomber la pression, une porte de sortie qui s'ouvre pour tout le monde.
Dans d'autres cadres de référence, celui qui s'excuse n'a pas d'honneur et mérite d'être traité comme un chien.

Ca vaut la peine d'y réfléchir...
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: ** Serge ** le 08 août 2011 à 13:22:36
Le contexte ethnique fournit également une estimation de durée ( plus ou moins longue ) des palabres ainsi qu'une capacité d'estimation quant à la tournure des évènements vers une explication plus physique.

Mais, il faut néanmoins éviter de généraliser, et considérer chaque situation comme unique.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: voyageurdix le 08 août 2011 à 14:13:54
oui! parce que un blanc qui intervient sur des blancs, c'est une discussion d'égal à égal
mais quand la dimension ethnique intervient, le blanc n'a pas les données,
et de plus, il est l'ennemi! En tant que blanc voulant l'ordre ...
ça fait deux choses à rattraper pour la fameuse désescalade!
Donc, dans ma façon de préciser les choses, je me retrouve face à un groupe de trois,
Seul! et là, avant toute discussion, je fait le topo de la situation.
T'as tout un wagon qui se tait, qui a peur, et moi, je suis seul face à trois perturbateur!
je dois descalader! ok, mais comment? c'est de ça que l'on parle...
les jeunes ont 20 ans en pleine forme, et moi, 50... ... ;D
Celui qui se lève pour me faire front devient le leader, je le calme; ça va bien
Mais si la haine pour moi, et ce que je représente s'était transmit aux autres...
J'aurai eu trois adversaires!
ça aurait été des punk (blancs) ça aurait été aussi risqué.
De là, l'histoire de la désescalade verbale ne peut se faire que si l'on a bien défini à qui l'on cause,
et ce que l'on représente, (surtout)
et en employant les mots qui vont avec; ce que l'on représente.
Hors de tout racisme, le fait est que les plus violent sont ceux qui ont le plus à reprocher aux autres (blanc)
et que souvent, ils sont en bandes!
Dans tous les cas, de ce genre, t'as un adversaire, et une victime, pour laquelle tu t'es déplacé,
tu t'es mis en situation de conflit, au centre!
Et pour en sortir, faut que l'adversaire baisse les armes!
Verbalement ou physiquement mais ça; ça dépend de l'adversaire!
Et pour ça, ça dépend de la façon dont l'adversaire te "visualise"!
Ce que je dirai, c'est qu'avant de parler, faut établir un rapport de force,
et de là, on peut passer à la désescalade...
ou pas...
Mais, et donc, pour certains groupe, aucune discussion n'est possible!
C'est ce que je voulais dire avec mes ""noirs et musulmans""!
 ^-^


Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 08 août 2011 à 14:54:10
C'est dingue comme en quelques années on s'est tous faits pourrir par le politiquement correct. ;#

Je sais pas si c'est du politiquement correct.  Le politiquement correct éviterait le sujet de la confrontation complètement...  là, on aide le lecteur à comprendre ce qu'on veut dire, plutôt que de le braquer dans sa propre connerie.

Ceci dit c'est vrai que j'ai pas toujours procédé comme ça, et que j'ai longtemps été plus élitiste dans ma manière de présenter les choses...  réservant le meilleur à ceux qui savaient distinguer le fond et la forme.  Je dois devenir vieux ::)

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: ** Serge ** le 08 août 2011 à 15:00:18
Citation de: voyageurdix
Mais, et donc, pour certains groupe, aucune discussion n'est possible!

A nouveau, je ne partage pas cette opinion.
Tant qu'un conflit n'est pas engagé physiquement, souvent, il y a une possibilité de dialogue.
Même réduite.

Celui-ci pouvant se dérouler différemment, selon le ( les ) interlocuteur(s).
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: Patrick le 08 août 2011 à 16:06:25
A nouveau, je ne partage pas cette opinion.
Tant qu'un conflit n'est pas engagé physiquement, souvent, il y a une possibilité de dialogue.
Même réduite.
Mais celà demande une expertise, une excellence et une adptabilité en matière de judo verbal qu'il faut toute une vie pour l'acquérir et encore sans garantie de son maintient en condition opérationnelle.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: ** Serge ** le 08 août 2011 à 17:55:18
Cela demande de l'empathie. Sans laquelle, je pense, aucune protection personnelle n'est envisageable et/ou efficace.
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: mrfroggy le 08 août 2011 à 23:24:45
oui! parce que un blanc qui intervient sur des blancs, c'est une discussion d'égal à égal
mais quand la dimension ethnique intervient, le blanc n'a pas les données,
et de plus, il est l'ennemi! En tant que blanc voulant l'ordre ...
ça fait deux choses à rattraper pour la fameuse désescalade!
Donc, dans ma façon de préciser les choses, je me retrouve face à un groupe de trois,
Seul! et là, avant toute discussion, je fait le topo de la situation.
T'as tout un wagon qui se tait, qui a peur, et moi, je suis seul face à trois perturbateur!
je dois descalader! ok, mais comment? c'est de ça que l'on parle...
les jeunes ont 20 ans en pleine forme, et moi, 50... ... ;D
Celui qui se lève pour me faire front devient le leader, je le calme; ça va bien
Mais si la haine pour moi, et ce que je représente s'était transmit aux autres...
J'aurai eu trois adversaires!
ça aurait été des punk (blancs) ça aurait été aussi risqué.
De là, l'histoire de la désescalade verbale ne peut se faire que si l'on a bien défini à qui l'on cause,
et ce que l'on représente, (surtout)
et en employant les mots qui vont avec; ce que l'on représente.
Hors de tout racisme, le fait est que les plus violent sont ceux qui ont le plus à reprocher aux autres (blanc)
et que souvent, ils sont en bandes!

Dans tous les cas, de ce genre, t'as un adversaire, et une victime, pour laquelle tu t'es déplacé,
tu t'es mis en situation de conflit, au centre!
Et pour en sortir, faut que l'adversaire baisse les armes!
Verbalement ou physiquement mais ça; ça dépend de l'adversaire!
Et pour ça, ça dépend de la façon dont l'adversaire te "visualise"!
Ce que je dirai, c'est qu'avant de parler, faut établir un rapport de force,
et de là, on peut passer à la désescalade...
ou pas...
Mais, et donc, pour certains groupe, aucune discussion n'est possible!
C'est ce que je voulais dire avec mes ""noirs et musulmans""!
 ^-^




 :o
politiquement correct ?
pas du tout.c est facile de juger mes propos de cette façon.
C est juste étrange qu on laisse passer des propos comme ça ...c est peut etre moi qui me fait vieux.

On a  quoi comme info sur la culture d une personne , quand on a comme indice sa couleur de peau  ?
sérieusement, parce que ça m intéresse.
Un membre de ma famille est Iranien (je lui ai fait lire le post, il a fait une drole de tete;).

Il vit en France depuis 2 ans.Il parle presque aussi bien qu un "bon" français.

Il me dit: "moi aussi j ai une tete de Musulman.
pourtant je ne suis pas croyant..."
Je lui ai dis , tu vois bien, tout le monde trouve ça normal...

Alors la je suis sur le cul.. :'(




Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: mrmagoo le 09 août 2011 à 04:06:07
Citer
On a  quoi comme info sur la culture d une personne , quand on a comme indice sa couleur de peau  ?
Je vis au milieu des arabes, des noirs, des portugais, des turcs, des brésiliens, des vietnamiens etc...
Oui, on déduit obligatoirement, instinctivement, des infos sur la culture d'une personne sur la couleur de sa peau.
Je cultive différents types d'ormes aussi.
Je déduis également des infos sur la façon de les cultiver par leurs critères extérieurs distinctifs.
Des fois je me plante: un orme de montagne que j'ai pris pour un orme champêtre, une asiatique qui s'est révélée être brésilienne ("Comment tu as appris à danser la samba?" "Eu nasci na Bahia"  :blink: ).
Mais dans l'ensemble ça fonctionne assez bien.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Leif le 09 août 2011 à 09:10:24
http://www.youtube.com/watch?v=BYPz6qWBPXs

ok c'est un film mais le discours est tres bien.
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: DavidManise le 09 août 2011 à 09:36:00
C est juste étrange qu on laisse passer des propos comme ça ...c est peut etre moi qui me fait vieux.

Je pense que tu lis pas bien ce qu'il a écrit, surtout.  Rien de choquant sur le fond, même si la forme peut faire sursauter un peu.

Citer
On a  quoi comme info sur la culture d une personne , quand on a comme indice sa couleur de peau  ?
sérieusement, parce que ça m intéresse.

Justement ça, un indice.  A savoir un truc qui permet de faire peser une probabilité un peu plus qu'une autre, et donc de se tromper moins souvent.  Aucune certitude...  

On fait ça sans arrêt, de présumer de l'identité et de la culture, des valeurs, des attitudes possibles des gens en se fondant sur un coup d'oeil.  L'âge, le sexe, la tenue, la façon de bouger...  pourquoi on ne pourrait pas le faire aussi en fonction de la couleur de peau, tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit bien d'un INDICE ?

Je commence vraiment à trouver ça triste qu'on mélange tout.

Si je vois un mec typé maghrébin avec une barbe et de la corne au milieu du front, là où sa tête touche quand il fait la prière, je peux quand-même présumer que le gars est musulman pratiquant ou c'est aussi du racisme ?  

Si je vois un mec blond aux yeux bleus avec un survet, un t-shirt de l'OM, une gourmette, une gitane et un ticket de PMU à la main, est-ce que je peux imaginer que c'est peut-être, voire PROBABLEMENT un français ?  Ou chuis raciste aussi ?

La couleur de peau est l'un des nombreux indices qu'on peut utiliser pour se faire une idée INCOMPLETE ET SUPERFICIELLE de l'identité culturelle d'une personne en deux secondes, au même titre que sa façon de bouger, ses vêtements, d'éventuels bijoux ou accessoires, etc, etc.  Ici on ne parle pas d'aller castagner tout ce qui n'est pas blanc...  on parle d'ajuster son comportement, dans une tentative de désescalade verbale, aux indices dont on dispose pour avoir moins de chances de se tromper dans sa manière d'aborder la chose.  

Ce que tout le monde trouve normal, c'est de se baser sur les indices qu'on a pour désescalader une situation.  Ce qui ne l'est pas, c'est que ça soit un problème de présumer que quelqu'un soit musulman ou au moins de culture musulmane, et de se tromper...  Si je croise un blanc aux yeux bleus qui parle français et qui porte des vêtements décathlon, et que je présume qu'il est français et de culture occidentale catholique, je peux me gourer aussi...  ça peut très bien être un russe qui vit en France depuis longtemps.  Et si je suis assez ouvert d'esprit, en parlant avec lui j'apprendrai à le connaître lui.  Tout comme l'Iranien dont du parles, en discutant avec lui je me rendrais assez vite compte qu'il n'est pas croyant, qu'il aime les voitures de sport, ou que son truc à lui c'est pas la survie, c'est plutôt l'informatique (par exemple)...

Je vois pas ce qui te choque, vraiment.

David
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: mrmagoo le 09 août 2011 à 09:57:12
Citer
le discours est tres bien
Qui le nierait?
Mais concrètement, en situation, ça te sert à quoi de savoir ça?
Exemple concret de mise en situation: j'aborde surtout les nanas. Donc c'est rarement dans un contexte de violence (ou bien dans le contexte d'une douce et suave violence...enfin bref).
Je vais quand même déduire certaines informations de leurs aspects physiques extérieurs, et notamment ceux relatifs à leur origine ethnique pour déterminer la façon dont je vais les aborder. Si pour telle nana issue de telle communauté une approche audacieuse et sabre au clair a plus de chance de fonctionner avec telle autre issue d'une autre communauté ça risque de me griller définitivement à ses yeux.
On peut aussi s'enfoncer dans le scabreux et déduire certaines particularités physiques intimes d'après le physique...
Comme toujours quand on généralise on tombe sur des exceptions (par exemple tu avais déduis que tu risquais de te cogner le casque contre le plafond et finalement tu touches même pas les bords ou bien la nana dont tu avais déduis qu'elle devait être réservée te sort tout à trac: "Bon, on baise?").
Mes excuses pour des images peut être crues, mais dans la vraie vie on ne peut se contenter de théories, certes séduisantes, mais d'aucune utilité concrète "on the field". Et pis une digression vers des exemples tirées de situations plus peace&love peut, peut être contribuer à expliciter la chose
Donc généraliser, ouais c'est moche, ouais y'a des exceptions (qui sont considérées d'ailleurs comme confirmant la règle) mais ça sert à adapter son comportement avec la réalité.  

Grillé par le Manitou. Bon ben si mon post sert à rien suffit de le virer :)  
[HS] Je viens de me faire la réflexion que si l'on raisonne en terme d'"animalité" le fait de vouloir transmettre ses gènes et celui de vouloir survivre...pour finalement transmettre ses gènes se rapprochent beaucoup. Étonnant comme de puissants instincts nous conduisent, et avec succès, vers ce pour quoi on est programmé. Quand je croise une jolie fille, j'ai très envie de lui faire l'amour(mais vraiment très) ça me donne des ailes, une audace et une persuasion qui en général me fait défaut dans d'autres situations. Tout comme on est capable de se trouver des ressources insoupçonnées pour survivre. Pardon pour la digression, ça fait une semaine que je dors seul, mes hormones doivent me jouer des tours :P [/HS]
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Lycaon le 09 août 2011 à 16:07:20
Je conseille un petit drill pour la gestion verbale: le travail en désynchronisation.
Il s'agit d'avoir une attitude  verbale différente de la non verbale (et para verbale)

Ex: Je menace, injure, etc avec un timbre de voix et une attitude soumise, ou alors je développe un discours "pacifiste" avec une gestuelle et un timbre de voix agressifs. Le but de désynchroniser permet de mieux s'approprier les différents aspetcs de la désescalade. travailler avec un partenaire permet souvent de se rendre compte que le plus important (ce qui est vrai) est dans le non verbal.  Parfois on se rend compte que menacer avec une attitude soumise n'impressionne pas mais peut par contre énerver (cela dépend de la personne en face). Etc
On peut aussi se sentir mal à l'aise quand le discours qu'on a ne colle pas à l'attitude etc... le but étant de dissocier pour une plus grande prise de conscience des différents éléments et un renforcement de ces derniers. On peut également travailler seul devant un miroir mais perso j'aime bien avoir un retour sur ce qui avait le plus d'impact.

Bien à tous.
Titre: Re : Re : Désescalade verbale
Posté par: crotale le 09 août 2011 à 21:32:29

Celui-ci pouvant se dérouler différemment, selon le ( les ) interlocuteur(s).

Au moins une vérité, Sergio veille :up:

Attention à ne pas stigmatiser ou à ne pas se réfugier derrière des idées colportées de tous bords et pas forcément sensées ni de bon aloi ::)

Beaucoup de ceux qui prétendent pratiquer la "deséscalade" verbale seraient rapidement désemparés devant des mecs qui eux, maîtrisent parfaitement "l'escalade" verbale  ;#et qui savent surtout lire chez leur opposant le moment, l'ouverture où ils peuvent vite et bien frapper  ;)

Le choc culturel peut être très douloureux, ce n'est pas une histoire d'origine, juste de mots, de discernement et d'habilité à parler en frappant, sans bafouiller :D
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: voyageurdix le 10 août 2011 à 19:15:06
Je ré-intervient :up:
On parle de désescalade verbale et non pas de racisme!
Dans mon exemple, trois mecs en un wagon foutent le bordel!
exemple réel et vécu! Et une fin à ma gloire... :doubleup:
Bon, donc, J'arrive sur le compartiment, ou y du bruit, de l'action, de la violence
moi pour ma part, j'y allait parce que ma voisine pensait qu'une personne était en danger.. ok?
ça peut arriver, surtout sur Paris, à tout le monde, et donc je visualise l'adversaire!
Hors de moi tout racisme, c'est trois blanc, des branleurs BLANCS de 20 ans, qui se la joue gansta!
Je les ramène à la raison...
mais si ça avait été des gens d'une autre communauté, cela aurai été différent!
On parle de désescalade verbale!
Je suis moi, je peux te mater avec une bonne droite dans ta put**n de tronche,
mais vaudrai mieux que t’arrête tes conneries!
On parle de désescalade verbale, mais suivant qui tu as en face, et ce que tu es, en face d'eux,
ça se passe pas pareil!
Y a des gens, pour qui aucune option de désengagement n'est possible...
Là, tu lutte, pour ta survie!
C'est toi ou eux!
Et donc, aucune désescalade verbale!



Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Patrick le 10 août 2011 à 20:07:26
voyageurdix, je pense que tu devrais prendre le temps d'exprimer tes idées parce que là tu le fais en vrac et on a du mal à comprendre le fonds de ta pensée qui pourrait être pourtant profitable.

De plus je pense que pour la qualité du débat tu devrais éviter les assertions à l'emporte pièce du type "point barre", sinon chacun reste sur sa vérité et on fait rien avancer en terme de réflexion.

N'oublies pas que ton expérience ne peux tout simplement pas être partagée avec beaucoup et que ce qui est une évidence pour toi est l'inconnu pour d'autres.

Merci d'avance  :)
Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: voyageurdix le 10 août 2011 à 20:57:09
 :) ha! m*rde! me voila engagé dans une discussion que je ne désire pas! :blink:
 En fait c'est pareil, je passe, je vois désescalade verbale et je répond et me voila... me voila... ;#
dans les problèmes.... d'échange verbale... :D
Pour une altercation c'est pareil, soit tu passe ton chemin, soit t'interviens!
C'est un choix!
Une nana tapée par son mec, que tu sais pas, peut te taper si tu tape son mec qui la tapait! (vu) ;D
Un gauchiste tapé par des minorités peut se retourner contre toi, en tant qu’extrême droite nazi coupe ras, pour évacuer la peur de son agression!
Comme on cause, et c'est le sujet, de désescalade verbale, je dis;
1) faut représenter une certaine forme d'autorité, ou de complicité avec l'ennemi!
pour pouvoir communiquer...
2) faut établir ce pour quoi on intervient, et le but, afin de canaliser la tension vers un dégagement...
Quand t'es videur, t'es videur, le mec qui vide, mais quand t'es citoyen, t'as rien, et pour la désescalade, faut se donner une légitimé pour l'intervention! Là, dans mon cas, c'était parce que l'on pensait qu'une personne se faisait attaquer, ça les a calmé, ils se sont sentis en faute, les trois blancs gentils, mais si ça avait été d'autre groupe ethnique, ils auraient pu embrayer sur le blanc qui vient les contraindre...
3) je suis presque sourd, je ressent pas le stress du ton qui monte, et même, ça me fait jouir, du coup, lors des confrontation, avec ma tête de fou et mes réponses en dehors du contexte, ça déstabilise, l'adversaire... même le plus bourré... ;D
4) j'ignore pourquoi je suis intervenu, quoi que si... :)
ça me permet de repenser et de caser des souvenirs... ::)
on était sur la chaussée, vers 4 heure du matin, on allait à paris, pour un concert, et là, un flic descend de sa voiture et nous demande ce que l'on fait là! Vu que la CX était mal garée, sur une bande livraison...
Et là! Comment j'adore ce souvenir ;) "notre chef" répond, avec une forme de, de, dans la voix,
On livre des hommes!!!!






Titre: Re : Désescalade verbale
Posté par: Solstice le 11 août 2011 à 09:16:53
Allez j'y vais de mon petit exemple, il y a deux jours au taff (je ne risquais pas ma vie si je ne déséscaladais pas, plutôt de gros soucis professionnels) :

Contexte : je suis agent de sécu, une de mes missions est le contrôle d'accès, une de mes consignes et de contrôler au hasard des véhicules afin de vérifier que les individus ne volent pas le fruit de la production...

Un mec se pointe à la barrière, je ne lui ouvre pas, je me présente à lui "bonjour monsieur, contrôle du véhicule, vous êtes Mr?"
Le mec me répond d'un ton sec quelque chose du style "Je ne vous le donnerais pas"
Moi : "Pourquoi?"
Lui (je le sens tendu) : "Qu'est ce qui se passera si je ne vous le donne pas?"
Moi : "je devrais en informer le directeur qui avisera"
Lui (il commence à se braquer un peu) : "Vous n'avez pas le droit de fouiller mon véhicule, vous n'êtes pas de la police ou de la gendarmerie"
Moi : "Mais monsieur, je ne fouille pas votre véhicule, je procède seulement à une inspection visuelle avec votre accord, conformément à mes consignes, je n'ai pas le droit de vous forcer à ouvrir votre coffre ni de vous retenir, si vous refusez je peux seulement en informer mes supérieurs"
Lui (qui se détend finalement) : "Ah d'accord...j'ai vraiment besoin d'ouvrir le coffre? (le coffre était à nu, visible de l'intérieur)"
Moi (je jette un coup d'oeil et voit qu'il n'y a RAS) : "Non, ça ira, pas de problème"
Lui (qui redeviens suspicieux) : "Mais j'ai un de mes collègues, ça fait plusieurs jours d'affilés qu'il se fait contrôler le midi...."
Moi : "Les contrôles sont effectués au hasard, après c'est évidemment selon les possibilités qu'ont mes collègues de la journée, vous comprenez avec les camions qui viennent charger, ils ont peu de temps, et du coup ça tombe souvent sur les mêmes personnes, c'est juste pas de chance"

Et après ça s'en ait suivit une petite discussion sympathique ou je lui ait expliqué les droits des agents de sécurité dans différentes situations (sur les contrôles en usine ou dans un magasin, les palpations, etc...). Le mec est finalement reparti avec un grand sourire, et moi j'ai pu faire mon taff. :)

Je ne risquais pas, je pense, l'affrontement physique, mais le mec aurait pu décider de déposer plainte pour fouille, et ça aurait été sa parole contre la mienne. En cas de condamnation, c'était finit, plus de boulot dans la sécurité pour moi.

Voila c'était histoire de donner un exemple concret de désescalade verbale, je pense que ça rentre plutôt bien dans la catégorie. Je précise que tout ça n'est pas au mot près, j'ai retranscrit un peu comme j'ai pu.

J'oubliais mon état d'esprit : un peu désarçonné au début par son refus, j'ai vite repris mes esprits et ait gardé mon calme et le sourire. Je me suis dit qu'après tout, il fallait bien qu'il y ait un mec qui me sorte ça un jour ou l'autre :D