Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: DavidManise le 30 mai 2007 à 12:02:15
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Triste histoire en Corse... Qu'au moins cette mort serve de piqure de rappel pour tous les autres...
http://www.liberation.fr/actualite/societe/256754.FR.php
David
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Le premier gars, c'est dingue… Au lieu d'aller s'abriter au refuge en attendant que le mauvais temps passe, il… :(
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Le premier gars, c'est dingue… Au lieu d'aller s'abriter au refuge en attendant que le mauvais temps passe, il… :(
Mmmm c'est clair... la réalité ne collait plus à son plan, il n'a pas trouvé ça tolérable et a voulu déclencher les grands moyens pour satisfaire son caprice...
Je suis peut être un peu dur, mais quand même, ce qu'ils ont fait, il faut vraiment le faire...
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Mmmm c'est clair... la réalité ne collait plus à son plan, il n'a pas trouvé ça tolérable et a voulu déclencher les grands moyens pour satisfaire son caprice...
Je suis peut être un peu dur, mais quand même, ce qu'ils ont fait, il faut vraiment le faire...
Ouaip.
Ou alors il voulait montrer au dames qu'il métrisait encore la situation? Je sais pas...
a+
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Bonne remarque, Durex Man ;) Ca te connaît, ça se voit ;)
C'est bien possible effectivement.
Moi à sa place je serais resté au refuge pour occuper les dames et leur faire passer le temps dans une ambiance cozy au coin de la cheminée.
Enfin en tous cas il a eu un comportement profondément déplacé. C'est pas ce que j'appelle mourir en héros, ça. Ni même mourir en prenant un risque assumé dans le but de se faire quelques sensations fortes. C'est juste nul et triste.
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Moi à sa place je serais resté au refuge pour occuper les dames et leur faire passer le temps dans une ambiance cozy au coin de la cheminée.
ben voyons perdu pour perdu
Jean Claude Dus tu es démasqué !! :D
:-[ pardon je sors
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Hmmm... moi j'imagine bien le tableau : un mec et trois femmes. Peut être un couple et des amies, mais peut-être aussi un play-boy et trois copines !
Surpris par le froid, la tension monte dans le groupe, le male dominant affirme sa position, et fait le coq : vous inquiétez pas les poulettes, restez au chaud, moi Homme va chercher secours !
Bon, d'un autre côté on n'a pas la photo des dames : peut-être qu'il ne pouvait pas espérer grand chose d'une nuit au refuge avec elles... :-[
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Lors d'une petite rando en famille (lac du Melo 1h tranquilou) j'ai croisé une femme en sandales sans eau, sans nourriture, sans rien... Elle s'est approchée de moi en me demandant si il y avait une buvette au bord du lac :o Ca m'a rendu dingue!!! il y a eu un mort en plein été sur cette rando (mort de froid). On va installer des gardes forestiers avec obligation de distribuer des baffes aux personnes mal équipées ^-^
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Vous n'y êtes pas du tout, lassées des avances du mâle dominant, les filles l'ont foutu à la porte du refuge. ;D
Ceci dit, il faut être c*n pour quitter un refuge et aller chercher des secours dans le brouillard.
Même en connaissant bien un coin, on se paume avec une facilité déconcertante. Chose vérifiée maintes fois par bibi ..... Ah ben il n'était pas plus c*n que moi, en fait le gars. ;D
A titre perso, j'adore avoir du monde avec moi quand il y a du brouillard. c'est toujours un grand moment à vivre surtout quand je demande ou est le nord et ou est le chemin.(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Anges_et_d%E9mons/0004.gif)
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Sérieusement avez vous plus d'info sur les circonstances ?
Pourquoi aller chercher du secours, c'est le refuge le secours non ? je ne suis pas grand randonneur mais un refuge c'est bien pour ce mettre à l'abri :(
Il y a un truc qui m'échappe là ^-^
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Gardons nous bien de juger trop vite !! Si ça se trouve il devait craindre de se retrouver avec les trois femmes (peut-être sa femme, son ex-femme et sa belle-mère, allez savoir...).
Pour ce qui est de l'hypothèse du paon ( ;D joliement dit, hein ? ;)), personne ne sait si c'était SON idée à lui... :( alors prudence...
Y a des jours comme ça, certains feraient mieux de rester à l'hotel...
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Ne soyez pas trop durs, SVP. On parle d'un gars qui est mort, la :( C'est vachement facile de juger a posteriori et sans connaitre la moitie du quart de l'histoire.
Dans de telles circonstances, n'importe quel primate, y compris moi, peut faire des erreurs... et les payer tres cher.
Vous, vous connaissez la regle des trois. Vous, vous savez qu'on ne meurt pas d'etre egare ou d'etre isole... qu'on ne meurt pas parce que la meteo change ou que le plan n'est pas conforme aux attentes. Vous, vous auriez pense :
- 3 secondes avec la connerie --> quelle connerie dois-je eviter ? Je dois rester a chaud ici.
- 3 minutes sans O2 --> y'a-t-il un risque immediat ? RAS.
- 3 heures sans regulation thermique --> dehors ca caille, je reste dans le refuge.
- 3 jours sans eau... --> on peut faire fondre de la neige, recuperer l'eau de pluie... ca peut se faire ici aussi.
- 3 semaines sans manger... --> on verra ca quand la meteo sera meilleure...
Etc.
Quant a savoir pourquoi il a cherche a redescendre, on pourra speculer longtemps... c'est meme pas sur que lui-meme aie pu repondre a la question sur le moment. Effet chimpanze, quand tu nous tiens...
En tout cas c'est tragique.
Ciao !
David
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Juste.
En plus le mec qui est mort de froid a dû en baver.
Suppression de bruit.
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Oui, il est mort. Et c'était peut être un très chic type d'ailleurs.
Si nous sommes durs avec lui, c'est parce que même sans connaître les détails de l'histoire, pour ceux d'entre nous qui passent un temps conséquent en montagne cette histoire évoque une pagaille d'histoires vues ou vécues qui finissent forcément par nous farcir de préjugés.
Tu es bien placé pour savoir qu'il suffit d'attendre un jour où la météo est un peu rude (trop froid ou trop chaud, inattendue) et de pointer alors son nez dehors dans une zone fréquentée par des randonneurs pour rencontrer son lot de mecs sévèrement mals en point et qui au lieu de prendre des mesures correctives adéquates (et ils en ont souvent les moyens matériels) persistent et signent dans la connerie qui peut avoir des conséquences sérieuses.
Point question de techniques de survie compliquée ou de connaissance pointue du milieu.
Le diagnostic dans ces cas, c'est juste un refus de voir les réalités en face.
Et combien de fois toi ou moi avons filé le petit coup de main décisif à des gens qui étaient sur la pente qui mène sinon à la mort au moins à des difficultés pour le moins douleureuses ? Les hollandais déshydratés qui ont bouffés tes fruits secs ? Mes Metzins en hypothermie au point de ne pas pouvoir saisir la poignée du refuge pour la tourner et ouvrir la porte, qui depuis deux heures s'obstinaient à ne pas enfiler les vêtements chauds et les ponchos qu'ils avaient dans leurs sacs à dos ? Je ne vais pas te faire la liste des cas qu'on a tous croisés en montagne...
Des gens qui ignorent les signaux d'alarme et persistent dans la connerie qui leur fait du mal, voilà ce qu'on voit tout le temps. Et je n'ai pas une haute estime de cette négligence, même si ces gens s'avèrent parfois être très sympas une fois remis en selle. Désolé mais je m'autorise à être dur envers ceux là.
Maintenant, oui, c'est vrai, on ne sait pas si ce gars là en était. Mais l'accident s'inscrit dans un motif tellement classique qu'on est obligés de penser à tous les neuneus qu'on peut avoir vus ou aidés. C'est ça les préjugés qu'on a sur lui. C'est parce que statistiquement il est plus que probable qu'il soit de cette catégorie de personnes qui agit en fonction de ce qu'il croit croire, pas de ce qu'il constate.
Je ne veux pas mettre un froid entre toi et moi pour une histoire pareille, mais on a des raisons d'être un peu caustiques au sujet de ce genre d'accidents.
D'ailleurs ça me fait étrangement penser à une histoire que Howling Mike avait racontée. Sauf que Howling Mike était de la partie et tout s'est donc bien fini.
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Le Gr en question a en plus une très mauvaise réputation, connue de TOUS les randonneurs ( c'était bien des randonneurs, au fait ?), c'est bête de mourir comme ça.
Je ne peux que frémir à chaque fois car c'est systématique :
En mer il y a toujours un branleur ( pardonnez moi !) qui sort ( en bateau) quand la météo donne un avis de grand frais ! Bilan ce sont les mecs de la SNSM qui vont aller risquer leur peau pour aller le récupèrer ( ce sont des volontaires)
A la montagne, c'est pareil avec le hors piste etc... etc... On aura fait de grands progrès quand on réfléchira un peu plus sur les conséquences que nos actes génèrent ( moi y compris !)
En attendant mon copain Frederic(pilote) et son mécano Jean-Claude sont bien morts en se crachant en hélico( sécurité civile), en revenant de ce genre de mission, tout éparpillés dans la campagne normande. ça fait pourtant 10 ans.... Je vous embrasse les mecs ( Fredo et Jean-claude)....
Bon je m'énerve, je m'énerve et .... non rien... ça me fout les boules.
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On aura fait de grands progrès quand on réfléchira un peu plus sur les conséquences que nos actes génèrent ( moi y compris !)
C'est vrai, mais alors là on retombe dans le débat sans fin, le délicat équilibre entre d'une part rester à la maison toute sa vie et avec un peu de chance mourir d'un cancer et se dire "m*rde, j'aurais dû la faire cette sortie en haute montagne", et d'autre part mettre en jeu la vie de sauveteurs quand on fait des bêtises nous mêmes...
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Ne soyez pas trop durs, SVP. On parle d'un gars qui est mort, la :( C'est vachement facile de juger a posteriori et sans connaitre la moitie du quart de l'histoire.
Dans de telles circonstances, n'importe quel primate, y compris moi, peut faire des erreurs... et les payer tres cher.
David
Justement, est-ce que ce n'est pas aussi avec nous que l'on est dur ? Parce que au fond de nous-même, on se dit que ça pourrait nous arriver et que ça nous fout en boule de réagir aussi bêtement... non ??
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Marchant souvent l'été avec mon frère et père sur des parcourts plutot bien balisés, dans les pyrénées orientales, des gens à 2000 M+ habilllés comme si ils étainet à côté de la mer, on en voit de plus en plus :down:.
Une fois même, en montant au canigou, on a vu une femme en tong entrain d'y monter elle aussi :(.
Je pense que certaines personnes ne sont pas conscientes des risques qu'il ya en montagne, meme sur des parcours faciles et bien fréquentés.
Déja que "bien préparé/équipé" il ya des risques :-\.
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Je me suis "laché" et peut-etre mal à propos ( je suis un peu "sensible" sur ce genre de truc, car en attendant Isa son épouse ne s'en ai jamais remise, pourtant elle connaissait les risques du métier de son mari, et les deux gosses ont grandis sans leur père).
Je suis d'accord Kartoffel, pas question de rester dans son fauteuil, mais "faire cette sortie en haute montagne" suffisamment préparé et voir plus que préparé en s'entourant ( et en écoutant )de gens compétents.
J'aimerais un jour "faire" le tour du Mont Blanc. Cela semble assez classique pour certains, mais pour moi c'est énorme. Il y aura donc préparation et bilans de santé ( par exemple) et je pense partir avec un copain ( le Grand Dom !) qui vit là bas et un guide de haute montagne ( un copain itou) et se sont eux qui me diront au préalable si je suis prêt ou pas. Dans 5 ans .... peut-etre !
Pour moi il n'y a pas de débat.
A titre d'exemple, qui irait se balader dans une nature plus ou moins hostile sans avoir fait au préalable quelques stages de survie ( chez le Manitou !), faudrait etre débile.
Je vais etre dur surement. Le mec en question n'est pas mort de froid, mais de bêtise.
Mais je me laisse aller à des préjugés sans fondements surement, et ce mec là "prend" pour tous les autres. Je me rangerais donc à l'avis du Manitou qui est surement le plus pondéré, car n'ayant pas été présent, il m'est bien facile d'ouvrir grand mon bec !
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Franchement en ce qui concerne le rendoneur à lire juste comme ça l'article ça me troue... mais bon j'aime à croire qu'il avait de solide raison d'agir ainsi meme si je voit pas trop lesquelles. Franchement le gars il à peut etre pris juste un trop grand coup d'adrénaline et les nombreux film traitant de héros ont pu faire le reste... Bref j'en sais rien.
Par contre ce qui me fait halluciner quand meme c'est aussi le coup des jeune qui se font apper par une lame sur le bord de la plage !!! :o Parce que pour que ça arrive ce genre de truc sois les gars était complètement inconscient et ils faisaient leur ballade sur la plage sans regarder (m'enfin quand t'as des creux de 3 m tu peu difiicilement les rater les vagues quand meme) sois ils "jouaient" à la limitede la hauteur des vague et là dans ce cas faut etre pas mal entamé pour oser faire mumuse avec des creux de 3m (je pense que les sauveteur donnent 3m de creux en mer donc comme une vague est aussi élévée en haut qu'en bas ben sur la plage on peu facile avoir des vague s de 4 à 5 m de haut ça commence a pas etre sympa du tout ::) !!)
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quand notre "fiction", devient leur réalité .... :'(
je me dis qu'on a raison de se préparer... mais saura-t'on réagir le moment venu ? j'aime à penser que oui ... parce qu'à ce moment la, c'est avec nos proches qu'on pourrait être amené à "jouer" le même scénario.
et plus j'y pense, moins j'en ai envie.
en tous cas, si il a fait une connerie ... ben je pense qu'il l'a suffisamment payé. Excusé moi de jouer les rabat joie, mais bon ...
Salut
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Marchant souvent l'été avec mon frère et père sur des parcourts plutot bien balisés, dans les pyrénées orientales, des gens à 2000 M+ habilllés comme si ils étainet à côté de la mer, on en voit de plus en plus :down:.
Une fois même, en montant au canigou, on a vu une femme en tong entrain d'y monter elle aussi :(.
Y en a partout des comme ça ;D
Les gens oublient que si il fait 30°C en bas, à plus 1500-200mètre il fait froid dès que le soleil est masqué par les nuages!
Moi j'en ai vu faire aller au pied du volcan (http://fr.wikipedia.org/wiki/Piton_de_la_Fournaise) en savates. ;D Et même sous les tropiques il faut être méfiant, le brouillard peu se lever, et le froid arriver! Et quand on est habitué à vivre au soleil, on est encore plus sensible au froid ;)
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Je ne veux pas mettre un froid entre toi et moi pour une histoire pareille, mais on a des raisons d'être un peu caustiques au sujet de ce genre d'accidents.
Bah ca me ferait chier que notre amitie prenne froid ou pire tombe en hypothermie sur ce genre de desaccords... :(
D'ailleurs je suis le premier a pourrir les mecs qui font ce genre de conneries, parce que ca m'enerve enormement. Limite que j'en viens a me dire que la selection naturelle a parfois du bon. Mais en fait, au fond, je sais que ce genre d'attitude debile est surtout due a un manque de preparation mentale et materielle... et qu'au fond les personnes a qui ca arrive auraient pu s'en sortir si elles avaient eu les connaissances et la preparation que lesdites connaissances permettent.
Bref... quelle est la difference reelle entre le mec qui deraille en situation de crise en montagne, et le mec comme toi qui assure ?
Pour moi, si je vois plus loin que mon enervement, c'est tout simplement que les gens qui deraillent n'ont pas eu la chance d'avoir ete mis en contact avec ce genre de realites assez tot. Et d'ailleurs, c'est l'une des raisons d'etre de ce forum ;)
Bon voila... je ne voulais pas te jeter la pierre hein. Je serais tres mal place.
Voila.
Ciao ;)
David
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David, avec tout mon respect, ça me fait réagir un peu : " Mais en fait, au fond, je sais que ce genre d'attitude debile est surtout due a un manque de preparation mentale et materielle... et qu'au fond les personnes a qui ca arrive auraient pu s'en sortir si elles avaient eu les connaissances et la preparation que lesdites connaissances permettent."
L'intelligence, c'est peut-etre de reconnaitre que l'on a pas les connaissances et qu'il ne faut pas jouer ( pour ma part, pourrir l'aprem des gosses pour une partie de pêche en mer en bateau, parce qu'en doublant la passe de sortie du port, je fais demi-tour parce que "je le sens pas" ! Explication donnée aux enfants : ben oui, je ne suis pas un très bon marin ! A la place on s'est fait une "ventrée" de crèpes.)
"Pour moi, si je vois plus loin que mon enervement, c'est tout simplement que les gens qui deraillent n'ont pas eu la chance d'avoir ete mis en contact avec ce genre de realites assez tot."
Je serais plus vindicatif, ont-ils eu la "chance" d'avoir un cerveau ?
Chacun sait qu'on ne plaisante pas avec, la mer, la montagne etc.... on en a des exemples tous les jours, c'est suffisamment médiatisé quand même !
"quelle est la difference reelle entre le mec qui deraille en situation de crise en montagne, et le mec comme toi qui assure ? "
Pour moi, et pour moi seul hein, le mec qui assure il n'y serait pas allé, dans le brouillard seul, sur un Gr réputé dangereux( et pas que localement !) et qu'il ne connait pas( la preuve c'est qu'il meurt).
Oui, il y a une sélection naturelle : si tu "n'assure pas", et si tu y vas, t'es mort !
Y'a pas de honte à avouer sa peur et redoubler de prudence( "Refuge" : ça veut dire quoi ?) , enfin pour moi... Faut dire que je ne suis pas deux fois trop "téméraire" !
Si mon intervention est mal placée, à virer et une tite claque sur la tête du Anke...
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Pas de probleme, Anke. C'est clair qu'a voir le comportement de certains, on se demande si c'est pas le cerveau du slip qui commande tout.
Mais bon... je reste persuade que la connerie n'est pas toujours une maladie incurable. J'ai fait plein de conneries. J'ai eu la chance d'y survivre et d'en tirer les lecons... c'est notamment pour cette raison que je sais de quoi je parle quand je parle de soif, de faim, de froid, de machins comme ca. Ma constitution m'a souvent sauve la vie la ou l'inelligence et la prudence les plus elementaires m'ont fait defaut...
Des deux grelots. On va pas se prendre la tete 110 ans la-dessus non plus... ;)
Allez ciao ;)
David
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Pour avoir eu à prendre quelques risques, ou en faire prendre à d'autres, sur ce genre de comportement....
Les gens savent que c'est risqué , très risqué même :
(Rouler à moto en tee shirt /short ( voire en maillot de bain : VU)
S'approcher d'une cascade en canoe gonflable , sans gilet , pour faire une jolie photo.... et passer en lessiveuse.
Marche sur le bord de l'autoroute pour rejoindre la prochaine station...)
Et mon préféré : >:( >:( >:( >:( >:( >:(
Etre pompier, embrasser ses enfants et ne pas avoir de détecteur de fumée chez soi , alors que l'on vient de recouvrir un petit corps sans vie dans suite à un incendie....
Je ne sais pas comment faire prende conscience du "ça n'arrive pas qu'aux autres".
Est ce juste un masque inconscient pour oublier que justement, on le sait : ça peut arriver.....????
Comment faire en sorte que ça éveille d'autres consciences?
Bref , c'est moche , surtout si c'est oublié et classé dans la catégorie " on lui avait bien dit..."
Je pense que David se servira de ce triste drame dans ces prochains stages....
Stéphane
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pops :up: c'est vrai qu'un peu de remise en question et d'humilité ne fait pas de mal :-\
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Pops :"Etre pompier, embrasser ses enfants et ne pas avoir de détecteur de fumée chez soi , alors que l'on vient de recouvrir un petit corps sans vie dans suite à un incendie...."
C'est pas le sujet, mais ça m'a ému... beaucoup ....J'espère que tu t'en ai pas trop pris "plein la gueule"( moi y'a des trucs qui me réveillent encore la nuit)
Sois sûr de ma sympathie
Amitiés
J'arrête immédiatement de dériver et je sors.
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Dans la série "mieux vaut prévenir que guérir", on peut aussi se demander si le quidam avait fait le plein d'infos sur le GR qu'il allait emprunter... perso, j'aurais cherché un peu, juste histoire de savoir si c'est un chemin dangereux... voir aussi si lesdites infos sont facilement débuscables, m'enfin avec un GR ça doit etre jouable si on est po trop manchot...
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je ne voulais pas émouvoir qui que ce soit.... juste faire prendre conscience que l'on peut être confronter à des trucs que l'on SAIT dangereux, et ne prendre conciemment aucune mesure de prévention.
Dans ce contexte je ne rois pas être complètement hors sujet.
A virer si un modérateur pense le contraire. ;)
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Non Pops, c'est moi qui était hors sujet avec ma remarque, pas toi biensûr, je me suis mal exprimé, pardon.
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Un 3ème mort.... (http://info.france2.fr/france/31277027-fr.php) :'(
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Bref , c'est moche , surtout si c'est oublié et classé dans la catégorie " on lui avait bien dit..."
+1 :(
C'est un peu aussi pour cette raison que j'evite de trop stygmatiser les gens qui font des conneries... parce que implicitement ca me place du coe de ceux qui ne font jamais de betises. Or, c'est faux. Je ne suis pas a l'abri d'un mauvais jugement, d'un relachement de l'attention, d'une banalisation du risque, etc. A force d'etre toujours en montagne on finit par ne plus avoir peur, et la aussi ca peut devenir dangereux.
Je pense que David se servira de ce triste drame dans ces prochains stages....
Je n'ai pas beaucoup d'infos, mais oui. C'est le genre d'exemple que j'aime bien rappeler aux gens pour illustrer le fait qu'il ne faut pas sous-estimer les risques d'une simple balade sur un GR. J'aime bien me les rappeler a moi-meme aussi, histoire de ne jamais oublier que c'est encore la mémé nature qui a le dernier mot... instructeur de survie ou pas.
Bon bref.
Ciao...
David
P.S.: Anke... si tu savais comme je te comprends... :(
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Frères humains...
Respect aux hommes qui prennent leur sac sans discuter, juste " parce qu'il faut y aller"
Respect aux hommes qui disent : " Tu tombes, on tombe..."
Respect aux hommes qui disent : " moi, ça ne compte pas !"
Oui, j'ai eu la chance de cotoyer ces héros là, alors que dans mon boulot, pour eux c'était le dédain d'une hauteur toute médicale.
Aujourd'hui ils me manquent.
Prenons soins d'eux en exposant pas inutilement nos vies, parce que eux, ils viendront à notre secours, quoiqu'il arrive, quoiqu'il en coute, sans compter leur part de souffrance ou dans leur tête ou dans leur chair.
Parce qu'ils sont même prêts à donner leur vie pour nous secourir, nous sauver, pour nous tout court.
Ces hommes là me sont précieux.... Ils veillent sur moi.
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Anke... :up: :up: :up:
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he pas trop de prudence et de prévention quand même hein, !! >:( >:( >:( >:(
Sinon, il n'y a plus de bouot pour les mecs comme moi !!
Non, je déconne.... faites gaffe à vous, c'était juste pour dire une connerie !
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he pas trop de prudence et de prévention quand même hein, !! >:( >:( >:( >:(
Sinon, il n'y a plus de bouot pour les mecs comme moi !!
Non, je déconne.... faites gaffe à vous, c'était juste pour dire une connerie !
Idem...
Sans déc,merci Anke... c'est pas tout les jours!!
@+
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:akhbar:
:)
David
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Quel sage ce Anke :up: Je partage ton analyse de la prise de risques inconsidérée de certains.
Mais comme dit David, on n'est jamais à l'abris d'une connerie. Qui, pratiquant un sport (dit ?) à risques ne s'est jamais maudit en se disant, après coup, ne pas être passé bien loin du gros carton ? En ce qui me concerne c'est assez fréquent dans mes pratiques sportives même si l'âge (bon n'exagérons pas, j'ai slt 27 ans...) et un bon carton y'a pile un an aidant, je commence à mieux réfléchir avec ma tête ::).
Une chose est sûre, je tente de banir de mon language toute réaction, critique ou blâme à chaud lorsque j'apprend la mort de quelqu'un (voire de potes...) en montagne... C'est si facile, losqu'on est tranquille en vallée, de se dire que tel ou tel mec n'était pas préparé, voire qu'après tout il l'a mérité, il l'a cherché, ou autre connerie de ce style... Après, une fois l'analyse des circonstances effectuée, avec tous les sons de cloche etc, on peut se poser et digérer (froidement, techniquement, sans parti pris) les erreurs que le type a faites. Pas avant. Enfin c'est juste mon avis et je le partage...
Sylvain.
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Sylvain, je suis evidemment d'accord avec toi, on est tous capables de faire des conneries avec la meilleure bonne foi du monde. Je voulais juste souligner que la connerie faite aura un retentissement sur nous, notre intégrité physique, voire notre vie. Mais aussi que nos choix dans une action, surtout si elle est volontaire et irréfléchie ont des conséquences énormes sur les autres. Je veux dire, on ne vit pas tout seul. Il parait normal, banal aujourd'hui qu'un pompier ( ou autre, enfin surtout un pompier, "on" les envoie en général en première ligne) risque sa peau pour sauver la mienne (ou pire sauver mes biens !).
Je dis simplement qu'il " faut en avoir dans le gilet" pour penser comme ça, ou etre un neuneuh pour ne pas y penser du tout ( en plus quand on voit comment ils sont payés et remerciés pour ça !). Comparons juste les réactions de la population ( donc les notres) quand il s'agit d'augmenter le prix de la consultation du docteur qui fait un "caca nerveux", l'augmentation sera à la charge du malade, là on est pas content !
Par contre, on te dit au "vingt heures" que N pompiers sont morts brulés en mission, tout le monde s'en fout ! Et on continue à faire les zouaves, mer déchainée, meteo à chier en montagne, hors-piste etc... etc...
Et les mecs, ils continuent à y aller, à venir nous chercher, à nous sauver la peau.
Aurait-on le même comportement si on passait à la caisse d'une manière financière ?
Alors, je me pose juste la question :" et leur vie à eux, elle vaut quoi ?"
Et déjà en me posant ce genre de question, je réfléchis et je commence à éviter les conneries.
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On peut faire des conneries, perso j'en fais souvent lors de mes balades, mais il y a une limite à ne pas franchir.
J'ai eu bc de frayeurs, dont certaines je n'en suis pas fier :'(.
Mais c'est avec toutes ces expériences, que maintenant j'arrive à mieux analyser les difficultés du terrain/météo.
Le problème, c'est que les gens voulant faire des randos,veulent tj faire les parcourts compliqués alors qu'ils n'ont pas le niveaux/matériels.
L'homme est de moins en moins patient et c'est ca qui lui fait faire des erreurs qui parfois lui sont fatales. ^-^
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souvent la vraie experience nait de la somme de nos erreurs plus celles des autres quand l'erreur des autres est mortelle on devrait lui appliquer le coeficien 2 pour nous même
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"L'expérience, c'est ce qui nous permet de reconnaître une erreur quand nous la recommençons" Franklin P. Jones
J'adore cette définition de l'expérience car elle est très juste. ;D
Ce qui met le plus en colère c'est d'avoir déjà subit la situation, de s'en être sorti avec ou sans difficulté et de voir que, malgré tout, le risque était bien présent.
Le brouillard est quelque chose affreusement traître. Moi j'adore le brouillard, on est nul part, tout est cotonneux, les bruits sont assourdis. Seulement, on est hors du temps, on perd la notion des distances aussi. On peut très bien marcher 1 heure en étant persuadé d'avoir marché que quelques minutes, le cerveau n'a rien se mettre sous la dent, il perd ses repères dans l'espace et temporels .
C'est un véritable poison subtil, insidieux qui vous prend lentement, vous charme même. Il n'y a pas de danger immédiat, pas de risque visible. Et quand on s'en rend compte, il est parfois trop tard.
Il ne faut surtout pas sous-estimer les risques et pourtant, c'est si facile de s'y laisser prendre ....
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Je rentre tardivement dans le débat, désolé, j'avais loupé le début de cette histoire. J'ai lu les 3 pages de ce fil de discussion et il apparait à tous qu'il a commis une énorme bêtise. Tellement grosse que je me demande si il n'y a pas autre chose.
Nous n'avons pas tous les éléments comme l'a souligné David, mais peut-être aussi les rescapées n'ont pas communiqués tous les éléments, et ceci sous l'effet de choc, le déroulement du film à posteriori est faussé jusqu'à ce qu'on arrive à apaiser l'esprit.
Ces dames étaient peut-être tellement angoissées, paniquées etc. que l'homme a "du" aller chercher les secours, un enchaînement de circonstances, de stress, des schémas qui se mettent en place dans notre cerveau à notre insu, le manque de recul. Le manque de recul... je me rappelle la règle en plongée: ARRETER, REFLECHIR, AGIR qui me sert même au travail en m'évitant de dire des conneries sous l'émotion! Elle m'a également servie en randonnée (c'est dingue, la plongée est le truc qui m'a apporté le plus de discipline...).
Bref on ne dispose pas de tous les éléments pour apprécier la situation auquel il était confronté. Il était une époque ou je ne savais pratiquement rien et j'aurais peut-être fait la même erreur (aujourd'hui peut-être aussi?). Les circonstances de la vie m'ont ammenées à m'éduquer et j'en sais un peu plus aujourd'hui. Ce genre d'histoire bien que dramatique, à le mérite de nous servir comme "expérience", c'est le seul bien qu'on puisse en tirer.
Mes condoléances à qui de droit.
Amen.
PS: Si j'étais intervenu tôt dans ce fil de discussion, j'aurais peut-être aussi été vachement critique hein les gars ;).
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Heu, je viens de voir le jt sur TF1, paraît qui y a un 4èm Delta Charlie Delta sur la GR 20 :-[ :(
Les gens deviennent " fous " ou quoi ? :-[
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je crois que c'est plutot la nature qui ne fais plus de concession...
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La nature n'a jamais fait de concession....
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pour faire un parallele
http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,3463642,00-corse-corps-homme-cavale-depose-devant-chez-lui-.html
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Tu me permettras de trouver ton parallèle douteux.
A+
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Alezan : tu voulais peut être laisser entendre qu'il était aussi mort de froid ?
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Il ne serait pas mort d'hypothermie mais de mort naturelle, manifestement...
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C'est quoi une mort naturelle ???
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Une mort imputable à son âge ??? faiblesse cardiaque, accident cerebral...
je suis po médecin mais s'il était mort de froid, ça aurait été dit dans la presse... enfin je crois...
remarque... une hypothermie dans la nature (ailleurs que dans un frigo donc) doit pouvoir être considéré comme une cause "naturelle" :-[ :-\
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Toute mort est un aspect de la nature, 'naturelle' ou pas. La mort 'est', selon moi. C'est pour ça que c'est difficile d'y coller l'étiquet 'naturelle'.
AMHA :)
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Par "mort naturelle", j'entend "mort qui n'a d'autre cause première que l'âge du défunt".
L'hypothermie étant causée par le froid, je ne classe pas une mort par hypothermie dans ce repertoire (je me gourre peut etre, mais c'est comme ça que je vois les choses), au même titre qu'une épidémie d'une saloperie X ou Y, qu'une maladie nosocomiale, qu'un accident de la route ou même qu'un meurtre.
@+
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Ben en fait, la mort naturelle, ça n'existe pas aux yeux de la médecine. La mort est toujours du à un phénomène pathologique (une maladie quoi...).
Même si on voit bien que des vieillards "au bout du rouleau" finisse par mourir parce que leur organisme est trop usé, on finit toujours par trouver une cause qui a provoqué le décès.
C'est notre médecine qui veut ça... médecine causale : A engendre B. Si B existe, il y a eu A avant.
La "mort naturelle", c'est une expression de journaliste...
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Désolé, je dois être un peu journaliste sur les bords ;D
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Pour moi une mort non naturelle est imputable à un autre être vivant (et je ne parle pas de microorganismes...), ou à une machine...Bref, à une intervention de quelque chose ou quelqu'un...
Blue
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Tu me permettras de trouver ton parallèle douteux.
A+
ce que je voulais souligner c'est que ce gars avait passé 14 ans dans une situation presque de survie (avant de deceder naturellement a 74 ans )donc il s'est mit volontairement "hors circuit de vie confortable" a 60 ans sans connaitre exactement ses conditions de vie je me dis qu'elles devaient pas forcement etre facile,age, cavale, planque et une personne pour le ravitailler de façon irreguliere mais il y a "survecu"
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Ce que je trouvais moyen c'est de faire un parallèle entre de pauvres gens probablement mal équipés, mal préparés, insuffisamment expérimentés et un gars qui est un meurtrier ou un assassin sans remords.
Je ne connais personne qui "survit" en Corse (où tout le monde connaît tout le monde) pendant 14 ans sans que l'on sache où tu te trouves. Je n'ai jamais passé une après-midi dans le maquis sans tomber sur quelqu'un.
A+
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Même sous les tropiques...
Source: clicanoo.com
Faits-Divers
Trois randonneurs perdus à Basse-Vallée
Les recherches des trois randonneurs, égarés depuis samedi dans la Vallée Heureuse, se sont poursuivies toute la journée d’hier. Les conditions météorologiques incertaines ont rendu délicate la progression des secours. Un premier contact vocal a pu néanmoins être établi avec les égarés, permettant de les localiser avec un peu plus de précision.
La préparation au Grand Raid de trois randonneurs a pris une mauvaise tournure ce week-end. Samedi matin à 6 h 30, trois hommes sont déposés au départ de la route forestière de Basse-Vallée, à Saint-Philippe. Charles Télégrand, un sapeur-pompier de 43 ans, accompagné d’un ami de 44 ans et du fils de ce dernier, âgé de 17 ans, s’étirent avant de démarrer cet entraînement. Dans le cadre de leur préparation, ils ont prévu une sortie d’une durée d’environ huit heures. Vêtus d’un short, d’un T-shirt, ils sont chaussés pour la randonnée. Les trois amis voyagent léger. “Papa avait deux petites bouteilles d’eau et deux baguettes. Ils se sont ravitaillés au gîte”, confie la fille d’un des randonneurs.
ANCIENNE PISTE
Une carte en leur possession leur assure l’itinéraire. Dans leur sac, ils ont de quoi tenir en principe une journée de marche. Au bout de la route forestière, ils se retrouvent en pleine nature. La météo incertaine n’entache semble-t-il aucunement leur volonté. Avec quelques Grands Raids à son actif, taillé comme un athlète, l’ancien pompier de Paris, également moniteur de secourisme, a confiance en ses capacités. Selon les informations recueillies hier soir, les trois compagnons de route s’engagent alors non pas vers l’un des sentiers qui mènent vers le sommet du volcan mais sur la piste montant au-delà du gîte de Basse-Vallée, un cul-de-sac en direction du fond de la Vallée Heureuse. Munis de la carte de la zone, ils quittent le sentier balisé et s’engagent sur une ancienne piste puis le lit de la ravine de Basse-Vallée. La végétation s’épaissit. Des précipitations s’abattent bientôt sur le secteur, conformément aux prévisions de Météo-France qui avait annoncé dès vendredi un lendemain très pluvieux pour la moitié sud de l’île. Les trois hommes s’enfoncent plus profondément dans la forêt de la Vallée Heureuse. Les heures s’égrènent. Les sportifs constatent qu’il est l’heure de rebrousser chemin s’ils veulent rentrer avant la nuit, qui tombe dès 18 heures en cette saison. La pluie a causé des dégâts sur la piste empruntée par les trois amis. Les yeux rivés sur la carte, ils pensent revenir sur leurs pas. Malheureusement, ils commettent une erreur d’aiguillage. Au lieu de se diriger vers leur point de départ, chacun de leurs pas les en éloigne davantage. Sans se douter, ils s’enfoncent toujours plus loin dans une végétation plus hostile. Le terrain a également progressivement changé de morphologie. Le relief s’avère maintenant accidenté. Les esprits se rembrunissent. La conversation ne tourne plus qu’autour d’une seule question : comment redescendre ? Les randonneurs ne s’avouent pas vaincus Ils multiplient les tentatives pour retrouver leur chemin. Seulement, ils essuient chaque fois un échec. À 17 heures, la nuit commence à tomber. C’est alors qu’ils décident d’alerter les gendarmes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM - 02 62 930 930) qui déploient un dispositif de secours.
PLUIE ET BROUILLARD
L’ensemble de l’unité, ainsi que des gendarmes du peloton de gendarmes mobile, des hommes de la Plaine-des-Cafres et de Saint-Philippe sont engagés dans les recherches. Plusieurs groupes s’engagent sur les chemins de randonnée partant du volcan mais aussi de Basse-Vallée, l’incertitude régnant sur la localisation présumée des disparus. La nuit durant, les militaires patrouillent sur le GR 2 et ses variantes. Les conditions météorologiques se sont déjà dégradées. Une forte pluie et du brouillard s’abattent sur les secouristes. La progression se montre délicate. Des gendarmes sont contraints d’utiliser des sabres pour avancer dans la végétation. Le terrain est parsemé de blocs rocheux. Hier matin, des sauveteurs sont héliportés par la section aérienne de la gendarmerie dans le secteur de Vallée Heureuse. De toute la journée, la machine ne peut assurer que six passages sur zone à cause de la météo déplorable dans le secteur. À 7 heures, les trois randonneurs émettent une dernière communication téléphonique avant l’épuisement des accus de leur portable. En 20 secondes, ils rassurent leurs proches sur leur état de santé. Pendant ce temps, les gendarmes poursuivent les recoupements. À hauteur du Piton Lardé, à 1 500 mètres d’altitude, l’espoir renaît. Des militaires établissent un contact vocal avec les trois égarés. Cette fois, les secouristes peuvent orienter plus précisément les recherches.
“PARCOURS TRÈS PÉNIBLE”
Les proches des trois hommes, inquiets, se sont réunis au pied du chemin forestier. L’angoisse se lit sur les visages. Des membres de la famille participent activement aux recherches. “Le parcours est très pénible. J’ai essayé de les retrouver samedi soir, de 20 heures jusqu’à 1 heure du matin. Ce matin, j’ai marché deux heures à Basse-Vallée. Ensuite, je pars à la Plaine-des-Cafres pour emprunter un autre parcours”, témoigne Guy Dany, 38 ans, le beau-frère de Charles Télégrand. Les savoir en bonne santé n’a rassuré que moyennement les membres de la famille. Les randonneurs ne sont pas équipés de manière adéquate face à une telle situation. La nuit dernière, les gendarmes devaient à nouveau faire le maximum pour faire la jonction avec le trio localisé approximativement. Seule certitude, les trois hommes devaient passer une nouvelle nuit dans la forêt. À l’aube, l’hélicoptère de la gendarmerie tentera une nouvelle sortie. Une équipe médicale mobile complétera le dispositif en place.
Un rescapé et deux miraculés
Hier, les trois égarés de la Vallée-Heureuse ont été enfin rapatriés par les gendarmes à Saint-Philippe. Très affaiblis et en état de choc, Charles-Henri Télégrand, Damien et Thierry Clermidy ont été médicalisés au gîte de Basse-Vallée avant d’être conduit à l’hôpital. Presque un miracle après deux jours passés dans le froid et sous la pluie dans un environnement hostile.
[5 juin 2007]
La Vallée-Heureuse porte finalement bien son nom. Les trois égarés de Saint-Philippe se trouvent hors de danger. Chacun reprend des forces dans le confort relatif d’une chambre du groupe hospitalier Sud Réunion. Des allures de quatre étoiles après deux jours et deux nuits passés dans le froid, le brouillard et sous une pluie battante. Les égarés se sont retrouvés au beau milieu d’une forêt primitive, avec ses plantes et ses arbres enracinés de manière chaotique, avec ses crevasses, ses frondaisons glissantes et sa boue décourageante. « Cette forêt, c’est la Guyane. Nous mettons deux heures pour avancer de cinquante mètres », maugrée un secouriste pendant l’intervention. Dimanche soir, les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne évoquent un maigre espoir de faire la jonction avec le trio. À ce stade, les trois randonneurs entament leur seconde nuit d’angoisse dans la forêt hostile. Samedi en fin de journée, Charles-Henri Télégrand, Damien et Thierry Clermidy lancent un appel de détresse au PGHM. Alors qu’ils préparaient le Grand Raid, ils se sont écartés des sentiers balisés. À la nuit tombée, ils ne retrouvent plus leur chemin.
UN BÉNÉVOLE LES ENTEND
Immédiatement, un important dispositif de secours se lance à leur recherche. L’effectif au complet du PGHM, mais aussi des gendarmes de la Plaine-des-Cafres, de Saint-Philippe et du GPM se rendent sur les lieux. Deux membres de la famille, Jean-René Hamilcaro, Guy Dany et des amis se joignent aux sauveteurs. Cette première nuit s’avère infructueuse. Le dimanche matin, l’hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie (Sag) profite d’une éclaircie et dépose des gendarmes au pied de la façade Sud du Volcan. Toute la journée, des gendarmes arpentent la Vallée-Heureuse en long, en large et en travers. C’est un randonneur de Saint-Joseph, Rémi Métro, âgé de 40 ans, qui va apporter un semblant de réconfort alors qu’une seconde nuit d’angoisse et de désespoir se profile à l’horizon. À 14 h, au courant de la disparition des trois amis, l’habitué du coin entend une réponse à ses cris. « J’ai tout de suite téléphoné aux gendarmes, pour qu’ils interviennent en hélicoptère », témoigne le marcheur. Les fortes précipitations dans le secteur douchent rapidement l’enthousiasme des militaires. La couverture nuageuse exclut toute intervention dans l’immédiat.
TEMPÉRATURE CORPORELLE À 33 °
Une zone est délimitée de manière approximative grâce au bénévole. En fin de journée et toute la nuit, cinq groupes de militaires se relaient et parcourent l’amont et l’aval du piton Lardé, à plus de 1 500 mètres d’altitude. La nuit, la température chute à 6 à 7 degrés, et une pluie continuelle achève de saper le moral des égarés et des sauveteurs. Hier matin, des renforts supplémentaires sont engagés chez les gendarmes et les pompiers avec le Grimp. Ce que tout le monde ignore, c’est que pendant ce temps, le trio s’organise. Les trois hommes s’improvisent un bivouac. Ils s’arrangent pour laisser un maximum de traces de leur passage. Dimanche en fin de journée, Charles-Henri Télégrand, un pompier dyonisien de 43 ans, a décidé d’agir. Avec Damien et Thierry, 17 et 44 ans, il fabrique un abri de fortune. L’ancien pompier de Paris reprend la route. Il laisse derrière lui ses deux camarades et part chercher du secours. Quand la nuit tombe, ce moniteur de secourisme fait face à une paroi. Il se repose toute la nuit et décide de la gravir le lendemain à l’aube. Poussé par l’énergie du désespoir, Charles-Henri Télégrand entame l’ascension du rempart. Au même moment, l’hélicoptère de la Sag survole la zone. Le pompier puise dans ses dernières forces pour se percher sur un arbre et hurler de toutes ses forces. Par chance, les gendarmes l’entendent. L’hélicoptère récupère le premier des égarés à 7 h. La machine redescend au gîte de Basse-Vallée, où est installé le PC de crise. La victime est médicalisée sur place pendant plusieurs heures. « À cause des efforts qu’il a fournis, le blessé se trouve dans une profonde hypothermie et en état d’hypoglycémie. La température de son corps se situe à 33 °C. Son cœur a eu des ratés. Nous le réchauffons progressivement », assure le médecin du Smur.
DES INDICES DÉCOUVERTS
Les secours continuent d’explorer chaque mètre carré. Les contacts vocaux avec les deux autres randonneurs sont récurrents mais les gendarmes ne parviennent pas à leur mettre la main dessus. Cela pendant plusieurs heures. À 13 h 30, les indices laissés par les égarés suite à leur repas sont retrouvés par les sauveteurs. L’espoir renaît. À 1 910 mètres d’altitude, une équipe découvre un t-shirt rouge, deux bouteilles d’eau vides et des emballages de barres de céréales. « J’ai acheté des barres énergétiques à mon mari », confirme la femme de Charles-Henri. Un quart d’heure plus tard, la Sag contacte le PC par radio. À 13 h 47, un contact visuel est établi avec Damien et Thierry Clermidy. Ils sont hélitreuillés et déposés au gîte de Basse-Vallée quelques minutes plus tard. Les deux victimes, soutenues par les secouristes, sont installées sur des civières. Après s’être assuré de leur état de santé, le colonel Tritsch, le patron de la gendarmerie à la Réunion, rassure les proches. « Les deux rescapés sont dans un bon état physique et psychologique. » Les sauveteurs s’accordent sur le fait qu’une troisième nuit dans le froid aurait pu avoir des conséquences fatales.
- « Si viens pas me chercher mi attrape la mort »
» Si viens pas me chercher, mi attrape la mort », hurle Charles-Henri Télégrand. Ces mots, Rémi Métro les connaît par cœur. Ils resteront gravés dans sa mémoire. Le randonneur connaît le coin comme sa poche. Un membre de sa famille tient d’ailleurs un gîte à Basse-Vallée. Dimanche, le Saint-Joséphois de 40 ans part en randonnée. Quand il apprend la disparition des randonneurs, il se lance à leur recherche. « Je suis parti avec des membres et des amis de la famille à 10 h », explique le marcheur. À intervalles réguliers, le sportif crie les prénoms des égarés. À 14 h, il entend une réponse. « Aussitôt, j’ai contacté les gendarmes. Je voulais que l’hélicoptère parte les chercher », raconte Rémi Métro. Malheureusement, les conditions météorologiques déplorables excluent toute intervention aérienne. Grâce à lui, les gendarmes ont pu localiser avec davantage de précision le point de chute des trois hommes. Il a expliqué clairement l’endroit où il a entendu les cris. Les militaires ont donc délimité un périmètre de recherche précis. Aux yeux des secouristes, Rémi Métro a joué un rôle déterminant dans l’issue heureuse de la crise. Aux yeux de la famille, il est un héros.
Lorsqu’on s’égare, il ne faut pas insister »
De l’escapade malheureuse des trois randonneurs, on risque de retenir seulement qu’ils ont vécu une sérieuse mésaventure. Les secouristes, hier soir, soulignaient que les trois randonneurs ont pourtant échappé à beaucoup plus grave, voire au pire. Plusieurs randonneurs ont ainsi perdu la vie au cours des dernières décennies dans des conditions d’altitude, d’isolement et de météo défavorables similaires dans cette même région du volcan. Pour un gendarme du Peloton de haute montagne (PGHM), « c’est désolant qu’on puisse se mettre dans une situation pareille ». « Lorsqu’on s’égare, il ne faut pas insister et savoir faire demi-tour, surtout sur un itinéraire qu’on ne connaît pas ». Or, les trois randonneurs, après avoir largement manqué le sentier des puys Ramond en s’engageant dans le fond de la Vallée Heureuse, ont cru pouvoir le rattraper en coupant, erreur funeste. Si des ravines ont d’abord guidé leurs pas, ils se sont ensuite trouvés prisonniers d’un enfer vert au fil de leur montée vers leur objectif. La « culture courses de montagne », où l’on part à l’entraînement avec l’équipement minimal est sans doute en cause, expose ce même secouriste : il n’est sans doute pas très raisonnable de partir avec une paire de chaussures légères et en T-shirt ou pas beaucoup plus pour une sortie d’une huitaine d’heures, sauf à posséder des qualités d’athlète qui permettent de boucler le parcours à un rythme élevé. Il est aussi vivement conseillé d’emporter une lampe frontale, même pour une sortie à la journée : en période d’hiver austral, la nuit tombe tôt et dure douze heures, de 18 h à 6 h du matin.
F. M.-A.
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^-^ quelle leçon encore une fois
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^-^ quelle leçon encore une fois
Moralité
Même un professionnel des secours peu négliger le matériel minimum :'(
Et une fois les secours contactés, rien ne peu assurer qu'ils seront sur place rapidement!
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Même des gens du coin peuvent faire ce genre d'erreurs. Je connais des gens qui habitent les alpes, depuis des générations. Il me semble qu'ils ortent faire de longues courses en montagne avec que dalle… Une bouteille de flotte, un opinel et une polaire…
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Une bouteille de flotte, un opinel et une polaire…
C'est suffisant (même l'opinel est en trop) quand on sait faire demi tour a temps !!!
Pour moi le premier facteur d'accident en montagne c'est l'entêtement et la mauvaise évaluation des risques. Pas le matériel.
Le matos ne fait que palier aux erreurs, il ne les évite pas.
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C'est suffisant (même l'opinel est en trop) quand on sait faire demi tour a temps !!!
Pour moi le premier facteur d'accident en montagne c'est l'entêtement et la mauvaise évaluation des risques. Pas le matériel.
Le matos ne fait que palier aux erreurs, il ne les évite pas.
Moui sauf si tu considères que glisser, se casser une cheville ou quoi que ce soit d'autre soit de l'entêtement. ::)
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Moui sauf si tu considères que glisser, se casser une cheville ou quoi que ce soit d'autre soit de l'entêtement. ::)
Se casser une cheville ce n'est pas grave si tu ne t'es pas entêté a aller ou on ne pourra pas aller te rechercher ... et j'ai rajouté "mauvaise évaluation des risques"
Dans tout les cas que l'on viens de voir ce sont bien des erreurs humaines qui ont amené a la cata, pas des coups de "pas de bol", je me péte une jambe ou autre.
Pour moi croire que son matos nous sauvera la vie est la meilleur façon de mourir. C'est bien pourquoi je ne prend pas de pharmacie ;)
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Pour moi croire que son matos nous sauvera la vie est la meilleur façon de mourir. C'est bien pourquoi je ne prend pas de pharmacie ;)
C'est ta vie tu en fait ce que tu veux..... ;D
Tu n'as jamais eu un MAM qui t'est tombé dessus ou une insuffisance respiratoire ?.
Bon courage pour redescendre sans un petit truc. J'ai eu droit à un coup comme ça à 3000m une fois, c'est bizarre de ressentir la même chose qu'un poisson hors de l'eau.
Pourtant 15mn avant, j'allais super bien.
Je suis d'accord avec toi sur le fait que le matériel n'est pas un gage de survie mais faut pas pousser non plus dans le sens du dénuement total pour grappiller quelques grammes.
Même si je ne me désinfecte jamais une plaie j'ai quand même toujours de quoi le faire, idem pour l'aspirine et d'autres truc aussi inutiles parce que je pense que l'expérience et la raison ne protège pas de tout.
Attention à l'excès de confiance en soit et en son jugement. C'est là que ça commence à devenir dangereux.
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Salut Diesel...
Et tu fais quoi en plus de faire demi tour au premier signe de M.A.M.?
Les premiers signes sont normalement les maux de tête..(je pense...)
Le poisson hors l'eau,c'est le début de l'O.A.P.(Diurétique???)Lasix??
Premiere vacance dans les Alpes cette année(plus qu'un mois :)),je suis donc très intéressé par vos réactions façe à ce type de problème du à l'altitude...
Merci et @+
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Attention à l'excès de confiance en soit et en son jugement. C'est là que ça commence à devenir dangereux.
On peut relancer l'argument dans l'autre sens pour la pharmacie et le matos dit de "survie" ...
Quand tu as un MAM a 3000, tu te fais une injection de dexaméthasone et tu sort ton caisson gonflable ? Non, tu redescend ...
Je ne veux surtout pas relancer le débat "pharmacie" que l'on a déjà eu sur RL surtout ici :o mais je pense que savoir dire "non là c'est trop la m*rde, ou je me sent pas aujourd'hui, je redescend" c'est le meilleur moyen pour éviter les pépins.
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Et tu fais quoi en plus de faire demi tour au premier signe de M.A.M.?
En cas de MAM, aspirine et tu redescends. Au moins tu as moins mal à la tronche le temps de perdre un peu d'altitude. highpictv a raison, le seul truc réellement efficace c'est de redescendre. ça passe naturellement.
C'est rare qu'on se balade avec un caisson hyperbare. un point pour highpictv. ;D
Je faisais allusion à autre chose qui m'est arrivé dans ma jeunesse pas au MAM, je n'en ai jamais eu..
J'ai longtemps fait de l'asthme.
Les premiers signes sont normalement les maux de tête..(je pense...)
Oui et aussi parfois des nausées, des vomissements, le souffle court, de la fatigue, de l'insomnie. En dessous de 3000m 3500m c'est rare d'en avoir. Si tu as mal au crâne en dessous de cette altitude, ce sera sans doute plus le fait du soleil ou de la déshydratation. Tu as peu de soucis à te faire pour ça.
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merci Diesel..
super impatient..... :D :D :D
@+
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Pour le éviter le plus possible le MAM, je pensais qu'il était nécessaire de se "préparer" avant toute excursion ( visite médicale chez un médecin rompu à ce type de pb) d'entamer un traitement quelques jours avant la "course" et de respecter un certain délai d'acclimatation à l'altitude. Bref de faire en sorte de ne pas se retrouver en face du pb, tout du moins le moins possible. Mais je peux me tromper.
Pour ce qui est du transport d'une éventuelle pharmacie, ma démarche est la suivante : Il n'est pas question d'embarquer 20 kg de matos, mais avoir de quoi faire un pansement propre et joli à regarder ( oui, c'est important aussi !) au minimum est pour moi important, même si je suis seul. Une plaie ouverte ( exemple simple hein !) sans soins a toutes les chances de s'infecter ou de se surinfecter. L'avoir sous le nez pendant le reste de la "rando" n'est pas ce que l'on fait de mieux pour le moral et pour la concentration.
Je m'explique, pendant que je (me) fais(à moi ou au copain) le pst,
1- Je m'arrete, donc je me repose.
2- j'en profite pour faire un petit bilan, boire un coup, manger un truc, fumer une cloppe.
3- je m'occupe de moi et j'en prends le temps. Je ne suis pas à l'usine, pas de fierté et pas de rendement.
4- le pst fait, ça y est ce truc là est règlé ( momentanément bien sûr) je peux passer à autre chose et me concentrer sur la manière de rentrer par exemple... Et ne pas me casser la gu... parce que je regardais mon bras qui saigne au lieu de regarder où je mettais mes pieds.
Bref, pour moi la "pharmacie" ( apres chacun met ce qu'il veut dedans) est le vecteur de plein d'autres trucs et peut etre le déclencheur d'une réflexion sur les heures ( les jours ?) à venir. Car pour l'utiliser, on ne peut faire autrement que de s'arreter...
Voilà, si j'ai dit de aneries... pas trop fort sur la tête hein ?
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2- j'en profite pour faire un petit bilan, boire un coup, manger un truc, fumer une cloppe.
Fumer quand t'es en mal d'oxygene :o, c'est po trop indiqué...
Enfin, moi ce que j'en dis...
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Salut, :)
[HS ON
Sur les pharmacies....Il y a sur le site des messages vraiment titop sur le problème. Mais, je dois avouer que je n'adhère pas totalement.
Il me semble que dès que c'est un peu compliqué, il faut avoir des connaissances et pas mal de pratique. D'abord ne pas nuire, me semble être toujours d'actualité. Alors, si je suis à 15 jours du premier poste de soin OK...sinon il me semble préférable de se concentrer sur l'appel des sauvetages.
Bien sûr, si on est un pro, un explorateur ou un amateur éclairé, ce que je viens de dire est faux.
Je sens que je vais me faire allumer :D
HS OFF]
Sur le plan pratique, Le fait de se ballader avec une tonne de truc "eventuellement utile" peut avoir des effets contre productifs :
1. Dilemme du randonneur anglais : on est tellement équipé, tellement chargé, tellement vite crevé, que l'on se blesse ou bien que l'on n'a plus la ressource physique nécessire pour se sortir d'un problème. Problème qui ne serait pas arrivé, si on n'avait pas transporté la maison.
2. Dilemme du randonneur allemands : On a un super matos, tout est tiptop, bâtons trekking, veste mammut, pantalon schoeffel, sous vêtement Odlo, sac Ortovox... Donc plus de souci on peut foncer....dans les problèmes !
Il ya une analogie avec les voitures ABS+ESP+BAS+ETC : on ne ralentit pas s'il pleut.....mais les lois de la physiques sont toujours là.
Pourquoi interpeller les anglais et les allemands ? ::)
C'est un truc projectif 8)
did, ;)
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;)
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Platypus: " fumer une cloppe", je ne parlais pas de manque d'oxygène( enfin le mieux est surement ne ne pas se trouver en situation de manque...), j'avais fini sur le MAM( il est évident qu'en altitude...)
Il ne s'agissait que d'un nouveau paragraphe sur l'utilité du transport d'une "pharmacie" à propos de l'intervention de HightPictv ("Même si je ne me désinfecte jamais une plaie j'ai quand même toujours de quoi le faire"). Je ne prenais à ce propos qu'en exemple une rando toute simple, comme j'en pratique de temps en temps ( gr 21 en Normandie).
Je n'ai surement pas été assez limpide, pardon ( et puis je suis peut-etre hors sujet d'ailleurs !)
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rassurez moi que j'ai bien comprendu:
MAM=Mal Aise des Montagnes ???
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rassurez moi que j'ai bien comprendu:
MAM=Mal Aise des Montagnes ???
Mal Aigüe des Montagnes ;)
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Mal Aigu des Montagnes ( evidemment en montagne, fumer est une bètise... même que fumer au bord de la mer est une bètise aussi ! :-[)
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Ma remarque partait du principe que le MAM était causé par un manque d'oxygène qû à l'altitude... si faux, dites le que je vire mon poste...
[EDIT]: En fait je me disais que pour se réoxygéner, fumer n'était peut etre po le bon moyen (sûrement même)...
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Non tu as raison, c'est bien du au manque d'oxygénation du cerveau. :)
Tu as tout bon
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Ma remarque partait du principe que le MAM était causé par un manque d'oxygène qû à l'altitude... si faux, dites le que je vire mon poste...
Attention, un type de MAM particulier est tout simplement : l'hyperventilation.
Cela arrive, c'est incontrôlable et dramatique.
Normalement, la respiration est contrôlée par l'excès de CO2. Certaines personnes semblent réagir aussi directement au manque d'O2, et se mettent à respirer à toute allure, à évacuer trop de CO2 pour finir par perturber significativement le PH du sang ... même résultats que lorsque l'on gonfle de bon coeur un matelas pneumatique (ou une piscine ...) à la bouche : vertige et syncope.
C'est arrivé à l'épouse d'un ami proche, assise confortablement dans un siège d'avion non pressurisé à 4.000 mètres d'altitude. (Descente dès que possible et hosto ...)
Si le phénomène est identifié : respirer dans un sac pour récupérer du CO2 ... (c'est le remède "officiel").
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Et les autres MAM sont dûs à quoi alors?
a+
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Y'a pas 36 MAM.
C'est toujours une incapacité aigue du corps humain à s'habituer au manque d'oxygène...
Tu t'en rends compte quand tu vas au ski dans des stations où la ville est à 1700-1800 m. Marcher tranquillou c'est OK mais courir ou monter une pente et tu es vite essouflé.
Rapidement, ton corps va fabriquer des hématies, accélérer le rythme cardiaque et respiratoire pour que plus de sang circule (et compenser temporairement le manque de globules rouges...)
Le danger, c'est quand tu vas directement à de grandes altitudes, genre 3.000 m et plus. Là, ton coeur va vraiment pomper très vite le sang pour l'envoyer dans les poumons pour s'oxygéner. Chez certaines personnes, il y aura une hypertension pulmonaire voire même un oedème (une partie du sang, sous forme de plasma, va passer dans les poumons) et là ça devient une urgence vitale car la personne se noie littéralement et perd petit à petit de la capacité respiratoire ce qui n'arrange pas le phénomène...
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Le MAM et ses oedemes sont la conjugaison du manque d'oxygène et de l'augmentation de la viscosité du sang dûe à l'augmentation du nombre de globules rouges et l'éventuelle diminution du volume sanguin causée par la sécheresse de l'air et la diminution de l'envie de boire en altitude.
Le sang trop visqueux ne peut plus passer dans les capillaires.
En gros, le remède au mal entraîne un autre mal...
Parler de mal des montagnes sous 3000m est une grosse blague qu'on entend parfois de la part de randonneurs désireux de se donner des airs.
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Sachant que l'aspirine fluidifie le sang, ça suffit pas dans ce cas là ?
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Salut,
l'aspirine est un bon truc en préventif avant d'aller en altitude. Il limite les symptômes du MAM, surtout pour ce qui est du mal de tête (testé et approuvé par mes soins : dès que je dépasse les 4 000 j'ai mal à la caboche malgré sa dureté ::)). L'aspirine marche très bien pour moi.).
Pour le reste (oedemes pulmonaires et cérébraux), faut pas s'attendre à des miracles AMHA. La meilleure manière de ne pas avoir de problèmes reste une bonne acclimatation (en dents de scie ; ne pas dormir à l'altitude maxi de la journée...), une bonne hydratation et même si c'est pas une assurance totale être entraîné physiquement.
Faire directement une course à presque 5 000 m d'altitude (le Mont-Blanc) sans avoir passé du temps en altitude quelques jours avant peut être une expérience assez désagréable malgré une santé de marathonien.
Et enfin, je crois qu'il faut relativiser aussi : par les altitudes françaises, y'a pas non plus grands risques de dépasser le stade du mal de crâne carabiné, de l'essouflement sans gravité et de la grosse fatigue...
Les plus grands risques niveau santé en altitude restent l'hypothermie, le coup de chaud, la déshydratation, le coup de soleil yc aux mirettes (avoir toujours une paire de lunettes de glacier extraplates au fond du sac, au moins une par cordée !!!) et autres joyeusetés. Pas forcement l'oedeme...
Donc : pas trop vite, pas trop haut, pas trop longtemps, 1 g d'aspirine, et zou !
A+,
Sylvain.
PS : sinon, pour les personnes souffrant de MAM plus aigu mais pas rédhibitoire à la pratique de la Haute-Montagne, il est possible de prendre du Diamox en préventif. C'est un diurétique dont je ne connais pas les effets précis. Prescription par un médecin, et utilisation par des personnes averties, puisque ce n'est pas sans danger.