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Auteur Sujet: sécurité et établissements de soins  (Lu 11280 fois)

24 juillet 2008 à 15:18:25
Lu 11280 fois

Jacques


Bonjour,

Le blocage du fil sur le viol de l'infirmière pour cause de risque de digression politico-judiciaro-émotive m'amène à entamer un autre fil.

Survie urbaine, oui. A titre particulier. Hostos et assimilés = endroits à risque pour violences.




--> Quels conseils donneriez-vous pour augmenter la sécurité des personnels ?




Facteurs de risque :
- Forte population féminine.  = attractivité et a priori faible potentiel défensif.
- Un certain antagonisme artificiel entre soigner et combattre.
- Un refus de considérer certains pbs, à titre institutionnel ou personnel.
- Horaires pouvant favoriser pbs : nocturnes, prévisibles ...
- repérage de cibles assez facile (vol et violences).
- tenues plus prévues pour l'hygiène que la protection
- difficulté à garder sur soi matériel défensif raisonnable (nbre et volume dispo des poches, hygiène, habitus ...)
- proximité pouvant induire chez certains patients des interprétations kivonbien (souvenir amusé d'une infirmière d'uro qui n'osait plus aller s'occuper du z...bi, je cite, du monsieur parce qu'il lui faisait alors des propositions sincères et insistantes, lol)
- densité de population et affects déstablisants
 ...

Et de fait, il semble que la violence soit un phénomène qui semble bien présent dans les hostos. En tous les cas, dans ceux que j'ai connus, et en croissance depuis quelques années, en moyenne. (apparition récente qui confirme une certaine aggravation des moeurs).

Dans les établissements scolaires, il semble que ce soit pas mal non plus ... Mais ça je connais moins.

Des exemples, dans les hostos fréquentés ou qui ont été portés à ma connaissance :

- patient qui chauffe aux urgences pour question de rapidité, priorité, etc. Tentative de le calmer, probablement en fait un crescendo dans la tension. Résultat : casse sur le personnel, et une des titulaires ne trouve son salut qu'en s'enfermant dans un réduit de sûreté improvisé (pas nique room pour ceux passés à l'ennemi).
- patient défait dans une rixe puis soigné aux urgences se met à accrocher tous ceux qui osent le regarder, les impudents ! Souvenir d'avoir croisé ce Trois Pommes Kinik qui jurait tout son jargon sous son plâtre.
- blessés d'une rixe accueillis aux urges. La bande rivale, peu encline à la frustration, entend compléter le boulot entamé et déboule à l'hosto. Utilisation d'outils coupants propriétaires mais aussi pris dans le matériel des salles. Indication du résultat : sang jusqu'au plafond, venant des patients, des acharnés et du personnel.
- un anesthésiste minable collé contre le mur par une famille qui n'en pouvait plus de ses mauvais traitements, et accessoirement mon coude qui se ballade dans son estomac pour l'empêcher une fois de pire de faire valser mon bol à café au petit déj. par un coup de sa grotte passe d'ours sur mon épaule. (j'étais jeune ...)
- altercations au bord du pugilat pour faire comprendre l'interdiction de rentrer dans une chambre (tubard inside, soins en cours, ...)
- braquage à l'arme blanche d'infirmières pour obtention de certains produits que piquouze l'infâme ne trouvait plus ailleurs.
- famille qui en vient en mains par dessus le lit d'un agonisant
- infirmières lourdement draguées avec pression physique dans vestiaire par chirs et autres mecs de service
- apparition soudaine d'un delirium tremens (les clefs de bras ça marche parfois, je vous assure, pour avoir ainsi maintenu un type pendant une bonne heure dans ambiance de désorganisation et de prescription hyper-prudente. Bras roulé dans le dos et saisie des cheveux... du magistrat qui voulait prendre l'hélicoptère qui l'attendait devant sa fenêtre paraît-il. Très étonnant pour moi, un peu barbare, rien de mieux, sur le moment. Arf !).
- chirurgien tapant sur la gueule du petit personnel, au sens malpropre.
- cas sociaux de très bas étage qui trouvent là un terrain très propice pour se faire passer pour des grands caïds, en plein élan cinémato-mytho . t'va woir l'aut comment jvé la pécho c'te sal*pe, j'vé y met' un fling' s'la tempe. Jvé t'flinguer s'lope, chui Mérine, tva woir. (vécu très proche, trop proche). J'ai pas dit des pauvres, hein ? je parle de pauvres ...cons, des surendettés de l'intelligence, de ceux qui refusent de passer en commission de surendettement. Des équilibristes psychologiques ravis. Des voluptueux de la tare. Des compulsifs du déficit, des maniaques du problème. Des impénitents de la malfaçon.
- sans aborder le domaine de la psychiatrie. Cf. l'hosto de Pau et les deux femmes égorgées, et tout le reste dont une que j'ai croiséeu avec un fracas facial + coma à coup de pichet métallique, non reconnue comme accidentée du travail par son employeur.

Sans parler de ce qui se passe avec les locaux et le matériel.

Quelqu'un a des exemples de mesures réussies (partiellement ou totalement de sécurisation ?)

Dans mon expérience :
- habileté relationnelle confinant à la virtuosité (je parle de certaines que j'ai vues...), des vraies climatisations réversibles. 
- intervention "groupée" auprès de certains patients, en certaines circonstances.
- réduit de sûreté, et souvent de fortune avec téléphone
- caméras
- entrées en deux temps dans certains lieux, comme dans les banques.
- suppression des coffres à stupéfiants dans les services au profit de la pharmacie centrale
- rarement : agents de sécurité
- encore plus rarement : bips pour appeler au secours.
- mais aussi tout ce qui a trait à la protection personnelle (garer sa voiture le plus près possible et dans endroit éclairé, sortir à plusieurs plutôt que seule, mari qui vient récupérer épouse au travail quand couleur ambiance = orange, etc).

L'utilisation d'armes tranchantes ou piquantes semble peu intéressant pour les raisons déjà évoquées par ailleurs : efficacité tardive, gueule de point final plutôt que de discussion. Et puis aussi inhibition à l'emploi, surtout chez ce public.

Gazouse difficilement utilisable intra muros.

Vos exemples et suggestions aideront peut-être ces personnels, et d'autres personnes, à augmenter leur degré de sécurité, si elles viennent par ici et se donnent la peine de lire le reste également.

Et notamment : dans vos villes respectives, vous avez souvent vu un service de sécurité dans les hostos ou cliniques ?


 

----------------------------

post scrotum (pardon) : le salaire + les conditions de travail du plus grand nombre des infirmières est une honte. Mais ce n'est pas un hasard, et partant, ce n'est pas près de changer. Les questions, à un certain stade, ça devrait plus être du luxe.
C'est une honte aussi dans d'autres professions qui promeuvent la vie, l'éducation, l'instruction, la sécurité. Bref, la majorité de ceux qui font autre chose qu'apporter des objets, de la distraction aux autres et de courtiser.
Et cela, on risque très fort de le payer très fort.
Il faut payer de toutes façons, mais certains ont compris, au détriment des autres, qu'on pouvait jouer sur qui paye, combien et à quel moment.

« Modifié: 25 juillet 2008 à 14:10:01 par Jacques »

24 juillet 2008 à 15:35:59
Réponse #1

yaya


De se que j' en ai vu a l'hopital de montreal ( :love:) a 3H du matin ,beh c'etait une voiture de flic devant l'hosto , un parking fermé reserver aux employés et je supose une bonne bande d'agent se securité a l'interieur .
moi personelement je pense qu'il faudrait deux agent de securité par etage et quelle que soit l'heure ,mais attention des personnes formé a l'intervention en milieu hospitallier parceque perso lors d'un stage de SD j'ai vu un mec qui faisait la securité dans un chu raconté que le seul moyen qu'il avait trouver pour calmer les personnes virulantes c'etait de les saisir par derriere en etranglement j'usqua se quelle tombe dans les "vap" ben la permetter moi de vous dire que dans ma tete ca a fait waouh !! :ohmy:

24 juillet 2008 à 18:39:56
Réponse #2

lepapat


Citer
- famille qui en vient en mains par dessus le lit d'un agonisant

Dans une église, dessus d' un cercueil et le tout devant un " Monseigneur "; c' est pas mal non plus  :glare:. Bref passons...  :closedeyes:

En Belgique, la ministre de la santé, vas engagé des " stewards " pour la sécurité des hôpitaux  :huh:. Quand j' ai lus les conditions pour être " stewards " dans les hôpitaux, j' ais compris que sa vas être du grand n' importe quoi  ::)

En effet, se sont les jeunes qui n' ont quasi aucunes expériences du travail ( Chômeur de très long durée, voir a peine sortie de l' école  :-\ ) et donc de la " vie "; qui sont prioritaires. Se seras bien évidamment des contrats PTP, donc 2 ans et puis basta, au suivant.  :(

Pour la formation, je demande à voir ...  ::)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


25 juillet 2008 à 00:57:23
Réponse #3

Rod


Nous avions justement discuté de cela avec Pics et sa douce lors du dernier stage ADCS en Belgique... De cette nécessité avant tout d'apprendre à gérer la communication et l'environnement... Parce que dans la plupart des cours de self c'est bien beau les "il t'attaque comme ça, tu fais ça" montré en dehors de tout contexte sur un tatami. Sauf que c'est très, très loin des réalités du terrain!

Il y a déjà à présent de nombreux hopitaux qui régulent les accès et qui engagent des "agents d'accueil" (sous-entendu des agents de sécurité, métier au combien difficile où on rencontre le pire comme le meilleur).

Exemple vécu ma Mère patiente (dans la clinique où elle travaille depuis plus de 20 ans) insulté par le vigile de service suite à une demande de ronde la nuit car elle avait vu quelqu'un rôder dans les couloirs! Il ne bossait sans doute pas là quand un patient externe dément était revenu un soir mettre le feu dans une aile de l'hosto.
Evidemment il avait l'habitude d'avoir face à lui une population fragilisée... Pas une femme qui bosse là et connait tout le monde accompagnée de son fiston qui plutôt que l'empoigner (ça ils connaissent) préfère appeler la police pour acter les paroles menaçantes...

Bref qu'on parle de personnels soignants, administratifs ou même de sécurité, il y aurait assez de boulot pour faire vivre des générations d'instructeurs de protection perso... Mais hélas ce n'est pas là dedans que vont les budgets de la plupart des institutions...

Bien à toi,

Rod

25 juillet 2008 à 07:50:27
Réponse #4

Patrick


Je crois que la présence d'agents de sécurité ou de stewards payés au lance pierre et aussi motivés que pour aller se faire pendre n'est pas une mesure efficiente mais une mesure d'affichage.

Tant qu'on a pas déjà opéré une prise de conscience et reconnu le problème et, de là, fait toute les analyses de risques et apporté des répondes multiples et synergiques c'est comme pisser dans un violon. Mais ces mesures ont un coùu et quand on arrive déjà pas à payer le nombre de personnels qu'il se doit, c'est mal barré.

L sécurité, c'est pas laiiser les personnels se débrouiller avec une formation à la con à la gestion de conflits dispensé par un psychologue qui n'a jamais eu à recevoir de telles populations.

La sécurité c'est organiser la prise en charge, adapter les locaux, former les personnels communiquer en intern ete en externe, mettre en place des procédures depuis le mode normal jusqu'à divers niveaux de dégradation.

Je rappelle qu'en France la sécurité des agents relève de la responsabilité pénale de l'employeur fut il privé ou public.

25 juillet 2008 à 08:43:48
Réponse #5

Oburn


Salutas

Dans les établissements hospitalier français la présence d’ agents de sécurité/incendie est devenue obligatoire depuis les années 90 (plus de précision si vous le souhaitez moyennant une recherche de ma part)

A titre d’exemple, l’établissement où je bosse (900 lits environ) comprend 12 agents de sécurité ce qui permet la présence de 2 agents 24h/24h.

Ils interviennent sur appel au bip, les rondes (établissement/parking) font parties de leur quotidien.

Il n‘ont pas de formation particulière en SD et je pense d’ailleurs qu’il serait très mal vu d’exploser le genou du monsieur un peu violent (même si … il le mérite  :-[)

Face à la violence (quotidienne) c’est d’abord le "dialogue" ensuite intervention physique (contention en évitant de blesser) et piquouze.

A ce sujet j’ai équipé le service des urgences de sangle de maintien au brancard d’une efficacité redoutable : rapide et simple à mettre en place  :up:

voilà... chais pas si ça fait avancer le shimiliblick..
be seeing you - n°6

25 juillet 2008 à 09:45:20
Réponse #6

cubitus


Salut !

Je suis actuellement en train de mettre sur pied une formation sur la gestion de la violence dans l'hopital ou je travaille. Après en avoir discuté avec un psychiatre spécialiste de la communication et des thérapies comportementales, il en est ressorti des choses intéressantes que je soumets à votre jugement :
- dans une relation soignant / patient, l'agresseur initial n'est pas le patient, mais bien le soignant. Sous prétexte de soins, c'est nous qui faisons mal, qui contraignons, qui passons les barrières de l'intimité, etc... La plupart du temps cela est accepté car compris dans le soin, parfois cela dépasse les capacités de tolérance de l'individu soigné, qui peut alors réagir violemment.
Pour illustrer cela : imaginez vous un peu dans le coltar, douloureux pas bien, avec 5-6 personnes inconnues autour de vous qui papillonnent, qui vous trouent la peau, vous manipulent plus ou moins gentiment, vous font mal, etc... Lequel d'entre nous reste zen ???

- quand la violence s'installe, le fait d'être en nombre a un effet "contenant". Ne pas rester dans une relation duel, ou l'autorité ne peut s'affirmer que par une forme de violence verbale ou physique (il faut prendre le dessus d'individu à individu). Le groupe, qui plus est soudé, en uniforme, agissant de concert, a une forte valeur dominante. Mais le risque est aussi dans ce cas de favoriser l'explosion de violence de celui qui se considère comme une proie, acculée par les chasseurs.

- Insister sur le dépistage des situations "à risque" et mettre en place des mesures simples de correction. Exemple : équipe uniquement féminine, si un patient agité est amené par les SP ou la Police, demander la présence masculine d'autres services avant le départ des forces de l'ordre. Si impossible exiger la présence des dites forces jusqu'à ce que la sédation médicamenteuse soit efficace.

Voilà. Pour finir dans mon hopital (800 lits) il n'y a aucun agent de sécurité ou incendie... Oburn, je veux bien plus de précision.  ;)

A +
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

25 juillet 2008 à 09:58:35
Réponse #7

lepapat


Citer
Je crois que la présence d'agents de sécurité ou de stewards payés au lance pierre et aussi motivés que pour aller se faire pendre n'est pas une mesure efficiente mais une mesure d'affichage.

Tu a mis le doigt dessus. Cette mesure fus prise suite au " ral bol " du milieu hospitalier. Et l' annonce de prendre des stewards fut annoncé lors des élections. Bref, de la poudre aux yeux  :(
Alors qu' il y a tellement de chômeur en Belgique, qu' on pourrait formé valablement aux métiers de la sécurité ( Ce là se fait, en partenariat entre le FOREM et les écoles de gardiennages ) et les engagés en CDI dans les hôpitaux  :)
« Modifié: 25 juillet 2008 à 10:17:18 par lepapat »
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


25 juillet 2008 à 10:10:49
Réponse #8

SavageBeast


Salut à tous, petit point de vue... Les divers dirigeants ont une vision idyllique des chose... Ce sont des gens, à problèmes, cas sociaux, enfance malheureuse, etc... Et en cas d'agression, il ne faut surtout pas leur faire de mal, les pauvres chéris seraient en première page des journaux, pour maltraitance de la part du personnel hospitalier...

Simple, face à des allumés de la cafetière, la seule solution, il faut qu'il aient très mal, et très vite. Cela bloque leur tentative d'agression, leur remet les pendules à l'heure dans le ciboulot, parce qu'il n'y a pas le choix... C'est soit l'autre, soit nous. Donc...

Il vaut mieux qu'il glisse sur un sol "mouillé" par un café, coca, eau, thé... et qu'il se cogne un peu la tête contre un objet contendant, sol, mur... Généralement face à une réponse de ce type, ils partent rapidement... Et s'ils ne sont plus en état de repartir, ou sous forme de viande froide, il n'y a aucune responsabilité face à une glissade dûe à un sol mouillé, lors d'une tentative d'agression...

Il était pas mouillé le sol ? Ah ? Euh... et la boisson que vous aviez dans les mains, quand il vous a bousculé ...  ;D Elle est tombée devant lui, et ses pieds ont glissés dessus... Les deux... du reste, le liquide s'est répandu sur les semelles des chaussures ou sur la plante des pieds ...

Un accident est si vite arrivé... c'est la faute à pas de chance... dixit le rapport de Peau-lisse...

 :doubleup:

25 juillet 2008 à 10:20:04
Réponse #9

lepapat


Remarque, s' est quand même malheureux d' en arrivé a devoir mentir / triché, pour se défendre d' une agression  :'(
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


25 juillet 2008 à 10:47:19
Réponse #10

SavageBeast


@lepapat

Bien sûr que c'est catastrophique de devoir mentir, de laisser des gens sur le carreau, et cela vient de l'effet médias + moutons. Avec 2 collègues, nous avons interpellé un vendeur de drogue dans la galerie commerciale que l'on surveillait à Genève. Attroupement, on a été pris à parti par les moutons, comme quoi il fallait le laisser, que c'était, je cite les moutons : "un pauvre réfugié, un cas social, un pauvre noir, etc..." et que nous étions des tortionnaires, des fachos, etc...

Le mouvement de foule s'est amplifié, et on avait beau dire à ces empaffés que l'ordure en question vendait de la came à des gamin(e)s de 12-13 ans, rien n'y faisait. Comme la maréchaussée ne venait pas, on a dû le relâcher... Bon, la saloperie qu'il avait sur lui à fini dans les toilettes...

Depuis ce jour-là, on s'est arrangé pour faire les interpellations dans le parking souterrain, et en bien montrant que l'on est armé. Parce que eux, ils ont le droit de vous menacer avec une seringue + aiguille, couteau, bouteille, mais nous, on devait tout encaisser sans broncher.

Le gars en question est revenu quelques jours plus tard, dans le parking, où des gamines de 13 ans se prostituaient pour obtenir cette saloperie. Ben là, y a pas eu photo. Et pas de problèmes avec des moutons. La Peau-Lisse est vite venue cette... "On pense qu'il est armé..."  ;)

25 juillet 2008 à 11:05:35
Réponse #11

Oburn


@ Cubitus

J’ai eu mon collègue chargé de sécurité qui va me fournir les textes que je mettrais à votre disposition.

Pour résumé, il y a obligation d’avoir une équipe en fonction de la classe d’établissement (nous sommes classe I - le plus gros CH du maine et loire hors CHU pour ne pas le citer  ;) ).
Le nombre d’agent est déterminé par le nombre de lit et la surface couverte.

Leur mission : sécurité des biens et des personnes (soignants compris).

Ils leur arrivent d’intervenir physiquement en appui du personnel (10 hommes et 2 femmes dans l’équipe sécurité)

NB : je rappelle je parle pour la france
be seeing you - n°6

25 juillet 2008 à 11:19:39
Réponse #12

Pics (Vincent.D)


Salut !


- dans une relation soignant / patient, l'agresseur initial n'est pas le patient, mais bien le soignant. Sous prétexte de soins, c'est nous qui faisons mal, qui contraignons, qui passons les barrières de l'intimité, etc... La plupart du temps cela est accepté car compris dans le soin, parfois cela dépasse les capacités de tolérance de l'individu soigné, qui peut alors réagir violemment.
Pour illustrer cela : imaginez vous un peu dans le coltar, douloureux pas bien, avec 5-6 personnes inconnues autour de vous qui papillonnent, qui vous trouent la peau, vous manipulent plus ou moins gentiment, vous font mal, etc... Lequel d'entre nous reste zen ???



Façon très intéressante d'aborder le sujet... Pas toujours vraie(des barges dès le départ existent aussi),mais très intéressante quand même... Vais méditer un peu ta réflexion !  :up:

@++
« Modifié: 25 juillet 2008 à 16:09:14 par pics »
KISS

25 juillet 2008 à 12:44:37
Réponse #13

Oburn


un .doc pour voir le métier d'agent de sécurité ...

et ci dessous quelques info sur la réglementation en général (l'orientation est clairement sécurité incendie...)

Les établissements de type U

Publié par Adminguards le 21/5/2006 (5648 lus)

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Section XIII
Moyens de secours
Article U 41
Organisation de la sécurité en cas d'incendie
 Le chef d'établissement doit annexer au registre de sécurité un schéma d'organisation de la sécurité en cas d'incendie. Il devra, plus particulièrement, préciser les obligations définies à l'article U 47 ainsi que l'action du service de sécurité incendie prévu à l'article U 43, lors du déclenchement de l'alarme et de la confirmation d'un sinistre.
Ce document est préparé par le chef de service de sécurité incendie, prévu à l'article MS 46 (§ 2), ou soumis à son avis lorsque son existence est imposée par les dispositions du présent chapitre. Il doit être tenu à jour.

Article U 42
Moyens d'extinction

§ 1.

La défense contre l'incendie doit être assurée :
- par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 litres minimum, judicieusement répartis, avec un

  minimum d'un appareil pour 200 mètres carrés, de telle sorte que la distance maximale à parcourir pour 

  atteindre un appareil ne dépasse pas 15 mètres ;
- par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.


§ 2.

Des RIA doivent être installés dans les établissements de 1re catégorie. De plus, ils peuvent être exceptionnellement demandés par la commission de sécurité dans des bâtiments :
- soit situés dans des zones d'accès particulièrement difficile ou défavorable ;
- soit présentant une distribution intérieure compliquée.


§ 3.

En aggravation des dispositions de l'article MS 18, une colonne sèche doit être installée :
- dans tous les bâtiments supérieurs à R + 3, pour les escaliers visés à l'article U 18 (§ 3) ;
- dans les escaliers desservant les sous-sols de plus d'un niveau.


§ 4. (modifié par arrêté du 12 10 2006)

Un système d'extinction automatique du type sprinkleur ou toute autre installation d'extinction visée à l'article MS 30 peuvent exceptionnellement être demandés par la commission de sécurité dans certains locaux à haut risque d'incendie

Article U 43
Service de sécurité incendie

§ 1.

En application des articles MS 45 et MS 46, la surveillance des bâtiments doit être assurée :

        a)       Par des agents de sécurité, dans les établissements classés en 1re catégorie.
En aggravation des dispositions de l'article GN 10, cette obligation est applicable aux établissements existants non modifiés et devra dans ce cas être mise en oeuvre avant le 31 décembre 2009.

b) Par des employés spécialement désignés et entraînés à la mise en oeuvre des moyens de secours dans les établissements de 2e catégorie. Le nombre de ces personnes devra être, en permanence, d'un minimum de 3. L'employé chargé de surveiller le système de sécurité incendie devra être titulaire du diplôme d'agent de sécurité incendie.

c) Par des employés spécialement désignés et entraînés à la mise en oeuvre des moyens de secours dans les établissements des autres catégories.

d) En complément des missions définies à l'article MS 46, le personnel du service doit être formé à l'exploitation du système de sécurité incendie et au transfert horizontal ou à l'évacuation des malades avant l'arrivée des secours.

e) Dans le cas de site hospitalier comportant plusieurs établissements, l'organisation du service de sécurité peut être centralisée après avis de la commission de sécurité compétente.

 § 2.

Le service de sécurité incendie doit être placé, en application de l'article MS 46 (§ 2), sous la direction d'un chef de service de sécurité incendie spécifiquement affecté à cette tâche dans le cas prévu au paragraphe 1 (a) du présent article ainsi que lorsque l'établissement hospitalier comprend, sur le même site, plusieurs établissements recevant au total plus de 1 500 personnes.
Dans les autres établissements, cette fonction peut être assurée par une personne désignée


be seeing you - n°6

25 juillet 2008 à 14:04:11
Réponse #14

lepapat


@lepapat

Bien sûr que c'est catastrophique de devoir mentir, de laisser des gens sur le carreau, et cela vient de l'effet médias + moutons. Avec 2 collègues, nous avons interpellé un vendeur de drogue dans la galerie commerciale que l'on surveillait à Genève. Attroupement, on a été pris à parti par les moutons, comme quoi il fallait le laisser, que c'était, je cite les moutons : "un pauvre réfugié, un cas social, un pauvre noir, etc..." et que nous étions des tortionnaires, des fachos, etc...

Le mouvement de foule s'est amplifié, et on avait beau dire à ces empaffés que l'ordure en question vendait de la came à des gamin(e)s de 12-13 ans, rien n'y faisait. Comme la maréchaussée ne venait pas, on a dû le relâcher... Bon, la saloperie qu'il avait sur lui à fini dans les toilettes...

Depuis ce jour-là, on s'est arrangé pour faire les interpellations dans le parking souterrain, et en bien montrant que l'on est armé. Parce que eux, ils ont le droit de vous menacer avec une seringue + aiguille, couteau, bouteille, mais nous, on devait tout encaisser sans broncher.

Le gars en question est revenu quelques jours plus tard, dans le parking, où des gamines de 13 ans se prostituaient pour obtenir cette saloperie. Ben là, y a pas eu photo. Et pas de problèmes avec des moutons. La Peau-Lisse est vite venue cette... "On pense qu'il est armé..."  ;)

S 'est navrant de voire que dans  " la verte Suisse ", ce là se passe comme chez moi  :(. De nos jours, ceux qui sont pour le respect des lois ( et des victimes ), sont considérés comme les " fâchos "  :'(

Bon soyez sage, pas de politique, hein  ;D ;)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


25 juillet 2008 à 14:13:30
Réponse #15

wolf



- dans une relation soignant / patient, l'agresseur initial n'est pas le patient, mais bien le soignant. Sous prétexte de soins, c'est nous qui faisons mal, qui contraignons, qui passons les barrières de l'intimité, etc... La plupart du temps cela est accepté car compris dans le soin, parfois cela dépasse les capacités de tolérance de l'individu soigné, qui peut alors réagir violemment.
Pour illustrer cela : imaginez vous un peu dans le coltar, douloureux pas bien, avec 5-6 personnes inconnues autour de vous qui papillonnent, qui vous trouent la peau, vous manipulent plus ou moins gentiment, vous font mal, etc... Lequel d'entre nous reste zen ???

- quand la violence s'installe, le fait d'être en nombre a un effet "contenant". Ne pas rester dans une relation duel, ou l'autorité ne peut s'affirmer que par une forme de violence verbale ou physique (il faut prendre le dessus d'individu à individu). Le groupe, qui plus est soudé, en uniforme, agissant de concert, a une forte valeur dominante. Mais le risque est aussi dans ce cas de favoriser l'explosion de violence de celui qui se considère comme une proie, acculée par les chasseurs.

- Insister sur le dépistage des situations "à risque" et mettre en place des mesures simples de correction. Exemple : équipe uniquement féminine, si un patient agité est amené par les SP ou la Police, demander la présence masculine d'autres services avant le départ des forces de l'ordre. Si impossible exiger la présence des dites forces jusqu'à ce que la sédation médicamenteuse soit efficace.


+ 1000  :doubleup:

HS: Ras le bol que ce soit toujours moi qui passe en premier sous pretexte que je suis un peu enveloppé!!!!  >:( Nan je suis pas gros!

http://urgence-et-smur.wifeo.com/medicaments.php
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

25 juillet 2008 à 19:32:32
Réponse #16

Maximil


Dans les établissements hospitalier français la présence d’ agents de sécurité/incendie est devenue obligatoire depuis les années 90 (plus de précision si vous le souhaitez moyennant une recherche de ma part)
Négatif. Dépend de la taille des CH, si par exemple le bâtiment doit répondre aux normes des IGH
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

25 juillet 2008 à 20:02:30
Réponse #17

Maximil


Mais dans tous les cas mettre des agents de sécurité incendie dont le rôle est la prévention et l'intervention en cas de sinistre me paraît du dernier cri en matière de non prise en compte sérieuse de la problématique de la violence.
Le problème, c'est que les crédits du titre 1 sont limitatifs ET limités...
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

25 juillet 2008 à 20:05:35
Réponse #18

romrom51


http://www.sitesecurite.com/ERPTyp/U41a48.htm#Top

allez tout lemonde sera d'accord  :D
mais de toute facon , le personnel de sécurité incendie ne peut etre détourné de ces fonctions : il faut des agents de sécurité tout court

Citer
dont le plancher bas du dernier niveau est a plus de 48 mêtres du niveau le plus haut accessible aux engins de secours
il me semble que 28m c'est déja bien  sauf pour les immeubles d'habitation c'est 50 m
"Le capitalisme ,c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ;le syndicalisme c'est le contraire"  Coluche
http://omegapetit.labrute.com
http://labrute.fr/team/204019

25 juillet 2008 à 21:45:46
Réponse #19

emile


En attendant, d'un point de vue psychologique, rien de tel que de foutre le bordel dans un hopital, considéré comme un sanctuaire pour beaucoup. A peu de frais on crée un vrai sentiment d'insécurité.
Bien que ne sachant pas si c'est vraiment concerté, ça marche à tous les coups.

25 juillet 2008 à 22:30:14
Réponse #20

kodiak


 
Citer
mais de toute facon , le personnel de sécurité incendie ne peut etre détourné de ces fonctions : il faut des agents de sécurité tout court


Sauf dans un cas que nous connaissons bien et ou les agent SSIAP 1 et 2 , sont employés avant tous pour faire du filtrage  ::) de façons baclée en plus  :glare: (je me demandais quant tu allais craquer, toi )

De toutes façons les problémes liés a la sécurité incendie et ceux liés à la sureté d'un site n'ont rien à voir, bien que la présence d'un service de sécurité puisse être dissuasive quant même,
 seulement les agents de préventions évoluants dans un milieu aussi spécifique qu'un hopital,
 n'ont pas forcément les formations, les connaissances et même la psychologie nescessaire pour intevenir dans la plupart des cas.

Citer
Plutôt que des agents de sécurité, créer les conditions d'un véritable travail d'équipe, avec de la solidarité, des procédures bétons, apprises initialement et en continu.

Mouaip, oui et non, le travail du personnel hospitalier sollicite déjà toute leur attention et leur connaissances  peuvent-ils, veulent-ils, gerer cet aspect qu'ils ne doivent pas considerer comme étant de leurs compétences, ils donnent déjà tellement d'eux même,
Je ne dis pas que c'est impossible, je me demande si c'est vraiment judicieux, comme je me demande si il est judicieux de coller les infirmieres et chefs de services SSIAP1 ou 2, et de leur faire prendre des résponsabilitées supplémentaires.

Citer
Je ne sais pas si c'est très français ça que les brancardiers et aides soignants aillent boire un pot ou jouer au foot avec les toubibs pour renforcer l'esprit d'équipe.

Je vois bien une  3°me mi temps, dans les douches des aides soignantes moi, :-[ OK je sors



Mon passe-temps favori est la conversation coupée de silences. Les autres fournissent la conversation, moi les silences.

29 juillet 2008 à 01:22:33
Réponse #21

Rod


Tu a mis le doigt dessus. Cette mesure fus prise suite au " ral bol " du milieu hospitalier. Et l' annonce de prendre des stewards fut annoncé lors des élections. Bref, de la poudre aux yeux  :(
Alors qu' il y a tellement de chômeur en Belgique, qu' on pourrait formé valablement aux métiers de la sécurité ( Ce là se fait, en partenariat entre le FOREM et les écoles de gardiennages ) et les engagés en CDI dans les hôpitaux  :)
Le problème ce n'est pas le nombre de demandeurs d'emploi... C'est ça:

De toutes façons les problémes liés a la sécurité incendie et ceux liés à la sureté d'un site n'ont rien à voir, bien que la présence d'un service de sécurité puisse être dissuasive quant même,
 seulement les agents de préventions évoluants dans un milieu aussi spécifique qu'un hopital,
 n'ont pas forcément les formations, les connaissances et même la psychologie nescessaire pour intevenir dans la plupart des cas.
Les métiers de la sécurité sont ceux qui demanderaient un haut niveau de psychologie, de motivation et de formation de part la première ligne de sécurité qu'ils représentent face à des dangers multiples (accidents, attentats, violences...). Le problème c'est que vu le salaire offert (sans parler des prérogatives) à un agent de sécurité débutant, il n'y en a que très peu qui font carrière...
Je suis désolé si je vais sembler dur mais j'ai énormément d'agents de sécurité dans mon entourage. Je dégage 3 grands profils:
- les mecs qui seraient valables pour ce genre de postes mais qui font ça en transition (faute de mieux), ils restent peu de temps dans les postes
- les mecs qui seraient valables pour ce genre de postes et qui, vu leurs capacités (qu'on ne réduise pas mon discours je ne parle pas d'intelligence), grimpent dans la hiérarchie de leur boîte de sécu et ne sont plus sur le terrain
- les mecs qui ne valent pas grand chose selon moi (trop violent, pas assez de présence physique çàd autorité naturelle pas nécessairement gabarit, aucune discipline/rigueur, aucune motivation,...) et qui représente hélas la majorité de l'effectif...

Cela est d'ailleurs entretenu par la concurrence féroce entre les boîtes de sécu... Si tu prends des mecs valables, que tu les équipes et que tu les entraînes, ça se répercute sur le prix facturé au client qui ne comprend pas pourquoi la société X ou Y qui emploient du tout venant est moins chère...

Je ne leurs jette pas la pierre... Les conditions de travail sont difficiles, le job mal considéré (gros bras sans cervelle) par ceux qui ne savent pas ce que demanderait réellement celui-ci et pour couronner le tout avec une paie ridicule et une couverture des risques encore pire (en résumé soit tu ne fais rien et on te tolère, soit tu interviens et tu passes pour le trouble-fête voir le Rambo des bacs à sable sans aucun support de ta hiérarchie). Donc c'est un métier en pleine croissance mais qui est entièrement à repenser. Il faut ce rendre compte que plus qu'un mal nécessaire c'est une plus-value dans une entreprise ou tout autre lieu qui voit passer du public.

Bien à vous,

Rod

29 juillet 2008 à 10:54:52
Réponse #22

romrom51


Citer
de façons baclée en plus   (je me demandais quant tu allais craquer, toi

j'ai pas encore craqué , j'en ai juste marre des bon à rien qui n'ont meme pas l'intelligence de le reconnaitre......



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Les métiers de la sécurité sont ceux qui demanderaient un haut niveau de psychologie, de motivation et de formation de part la première ligne de sécurité qu'ils représentent face à des dangers multiples (accidents, attentats, violences...). Le problème c'est que vu le salaire offert (sans parler des prérogatives) à un agent de sécurité débutant, il n'y en a que très peu qui font carrière...
Je suis désolé si je vais sembler dur mais j'ai énormément d'agents de sécurité dans mon entourage. Je dégage 3 grands profils:
- les mecs qui seraient valables pour ce genre de postes mais qui font ça en transition (faute de mieux), ils restent peu de temps dans les postes
- les mecs qui seraient valables pour ce genre de postes et qui, vu leurs capacités (qu'on ne réduise pas mon discours je ne parle pas d'intelligence), grimpent dans la hiérarchie de leur boîte de sécu et ne sont plus sur le terrain
- les mecs qui ne valent pas grand chose selon moi (trop violent, pas assez de présence physique çàd autorité naturelle pas nécessairement gabarit, aucune discipline/rigueur, aucune motivation,...) et qui représente hélas la majorité de l'effectif...

Cela est d'ailleurs entretenu par la concurrence féroce entre les boîtes de sécu... Si tu prends des mecs valables, que tu les équipes et que tu les entraînes, ça se répercute sur le prix facturé au client qui ne comprend pas pourquoi la société X ou Y qui emploient du tout venant est moins chère...

Je ne leurs jette pas la pierre... Les conditions de travail sont difficiles, le job mal considéré (gros bras sans cervelle) par ceux qui ne savent pas ce que demanderait réellement celui-ci et pour couronner le tout avec une paie ridicule et une couverture des risques encore pire (en résumé soit tu ne fais rien et on te tolère, soit tu interviens et tu passes pour le trouble-fête voir le Rambo des bacs à sable sans aucun support de ta hiérarchie). Donc c'est un métier en pleine croissance mais qui est entièrement à repenser. Il faut ce rendre compte que plus qu'un mal nécessaire c'est une plus-value dans une entreprise ou tout autre lieu qui voit passer du public.

Bien à vous,

Rod

ce n'est pas faux , mais quel est la solution ? tu en connais beaucoup qui accepte de bosser la nuit ,le jour , le week-end ,à Noel au jour de l'an ... pour 1000€ par mois  net ?

une chose qui me fait plaisir , c'est l'absence du mot vigile dans les divers propos... :)

Citer
Cela est d'ailleurs entretenu par la concurrence féroce entre les boîtes de sécu... Si tu prends des mecs valables, que tu les équipes et que tu les entraînes, ça se répercute sur le prix facturé au client qui ne comprend pas pourquoi la société X ou Y qui emploient du tout venant est moins chère...

eh voila pourquoi il ne va rester que des entreprises de gardiennage pourries sur le marché avec des prix défiant toute concurrence et des pseudo-agents ne sachant ni lire ni écrire....  :bheurk:
et donc d'aucune aide dans les situations difficiles
"Le capitalisme ,c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ;le syndicalisme c'est le contraire"  Coluche
http://omegapetit.labrute.com
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29 juillet 2008 à 11:16:46
Réponse #23

Maximil


Pour avoir bossé quelques temps dans une boite de sécurité, il faut reconnaitre que l'analyse de Rod est clairement ce que j'ai constaté.  Dans mes collègues, je n'avais quasiment que des gens allant du bon bougre qui fait ce qu'il peut à l'abruti fini. Malheureusement, la tendance n'était pas à la hausse. La guerre des prix entre boites de sécu obligeait certains à faire faire n'importe quoi niveau horaires et reglementation. A l'époque, je voulais bosser pas mal, et exceptionnellement,  230H ou 260H payées dans un mois (payées mais sans heures supp) ne les dérangeait pas et pas question de récuperation ou autre derrière.
Exemple: 12H de taf pour un panier repas à l'époque, et bien tu bossais 11H55. Sauf que le mec après faisait pareil donc y'avait 10 min avec théoriquement personne sur le site :D Bon ca a changé peu de temps avant mon départ avec la mise en place et surtout l'application de convention mais bon... Le tout pour un salaire au SMIC ou presque, des horaires pas permis et des conditions de travail parfois déplorables (passer quelques nuits à surveiller une cale sèche sous la flotte sans abri ou chiottes, c'est plutôt chiant :D)
Bref, je ne pense pas que la solution soit de passer par des boites de sécurité exterieure à bas prix.
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

29 juillet 2008 à 12:30:05
Réponse #24

Berhthramm


ici en pédiatrie, pas trop de soucis même si certains grands ados sont parfois violents ou si certaines familles peuvent aussi assez facilement le devenir (en particulier je garde en souvenir un cas ou administrateur de garde (je le suis réguliérement en tant que responsable de service et car j'habite sur place) je suis appellé pour signifier à un monsieur qu'il n'a pas le droit de rentrer dans le service pour voir son gamin (il n'avait pas le droit de visite par décision du juge)) et qu'il doit quitter l'hopital...

Pour les agents de sécurité, mon épouse travaillait dans un service de maternité d'un Hopital important (+ de 1300 lits), lors d'une rixe dans le service (entre le souteneur-dealer de la maman et le pére présumé de l'enfant (lui aussi souteneur et dealer)) les vigiles sont intervenus pour regarder et alerter la police car ils n'avaient pas le droit d'intervenir physiquement (dixit eux mêmes) mon épouse garde un souvenir émue du temps qu'elle a passé à bloquer la porte de la chambre pour empecher les deux allumés d'entrer puisque alternativement à différents moments de la bagarre il voulait entrer dans la chambre pour tuer soit la mére, soit le gamin...

Sinon la violence verbale c'est quotidien, ça doit d'ailleurs être déclaré au moins comme "événements indésirables" au mieux comme "accident de travail", je sais bien que ces formulaires sont pénibles à remplir mais les stratifs s'appuyant sur des stats pour décider, ça reste essentiel... Si le problème n'est pas documenté, il n'existe pas.


 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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