Bonjour,
Le blocage du fil sur le viol de l'infirmière pour cause de risque de digression politico-judiciaro-émotive m'amène à entamer un autre fil.
Survie urbaine, oui. A titre particulier. Hostos et assimilés = endroits à risque pour violences.
--> Quels conseils donneriez-vous pour augmenter la sécurité des personnels ?
Facteurs de risque :
- Forte population féminine. = attractivité et a priori faible potentiel défensif.
- Un certain antagonisme artificiel entre soigner et combattre.
- Un refus de considérer certains pbs, à titre institutionnel ou personnel.
- Horaires pouvant favoriser pbs : nocturnes, prévisibles ...
- repérage de cibles assez facile (vol et violences).
- tenues plus prévues pour l'hygiène que la protection
- difficulté à garder sur soi matériel défensif raisonnable (nbre et volume dispo des poches, hygiène, habitus ...)
- proximité pouvant induire chez certains patients des interprétations kivonbien (souvenir amusé d'une infirmière d'uro qui n'osait plus aller s'occuper du z...bi, je cite, du monsieur parce qu'il lui faisait alors des propositions sincères et insistantes, lol)
- densité de population et affects déstablisants
...
Et de fait, il semble que la violence soit un phénomène qui semble bien présent dans les hostos. En tous les cas, dans ceux que j'ai connus, et en croissance depuis quelques années, en moyenne. (apparition récente qui confirme une certaine aggravation des moeurs).
Dans les établissements scolaires, il semble que ce soit pas mal non plus ... Mais ça je connais moins.
Des exemples, dans les hostos fréquentés ou qui ont été portés à ma connaissance :
- patient qui chauffe aux urgences pour question de rapidité, priorité, etc. Tentative de le calmer, probablement en fait un crescendo dans la tension. Résultat : casse sur le personnel, et une des titulaires ne trouve son salut qu'en s'enfermant dans un réduit de sûreté improvisé (pas nique room pour ceux passés à l'ennemi).
- patient défait dans une rixe puis soigné aux urgences se met à accrocher tous ceux qui osent le regarder, les impudents ! Souvenir d'avoir croisé ce Trois Pommes Kinik qui jurait tout son jargon sous son plâtre.
- blessés d'une rixe accueillis aux urges. La bande rivale, peu encline à la frustration, entend compléter le boulot entamé et déboule à l'hosto. Utilisation d'outils coupants propriétaires mais aussi pris dans le matériel des salles. Indication du résultat : sang jusqu'au plafond, venant des patients, des acharnés et du personnel.
- un anesthésiste minable collé contre le mur par une famille qui n'en pouvait plus de ses mauvais traitements, et accessoirement mon coude qui se ballade dans son estomac pour l'empêcher une fois de pire de faire valser mon bol à café au petit déj. par un coup de sa grotte passe d'ours sur mon épaule. (j'étais jeune ...)
- altercations au bord du pugilat pour faire comprendre l'interdiction de rentrer dans une chambre (tubard inside, soins en cours, ...)
- braquage à l'arme blanche d'infirmières pour obtention de certains produits que piquouze l'infâme ne trouvait plus ailleurs.
- famille qui en vient en mains par dessus le lit d'un agonisant
- infirmières lourdement draguées avec pression physique dans vestiaire par chirs et autres mecs de service
- apparition soudaine d'un delirium tremens (les clefs de bras ça marche parfois, je vous assure, pour avoir ainsi maintenu un type pendant une bonne heure dans ambiance de désorganisation et de prescription hyper-prudente. Bras roulé dans le dos et saisie des cheveux... du magistrat qui voulait prendre l'hélicoptère qui l'attendait devant sa fenêtre paraît-il. Très étonnant pour moi, un peu barbare, rien de mieux, sur le moment. Arf !).
- chirurgien tapant sur la gueule du petit personnel, au sens malpropre.
- cas sociaux de très bas étage qui trouvent là un terrain très propice pour se faire passer pour des grands caïds, en plein élan cinémato-mytho . t'va woir l'aut comment jvé la pécho c'te sal*pe, j'vé y met' un fling' s'la tempe. Jvé t'flinguer s'lope, chui Mérine, tva woir. (vécu très proche, trop proche). J'ai pas dit des pauvres, hein ? je parle de pauvres ...cons, des surendettés de l'intelligence, de ceux qui refusent de passer en commission de surendettement. Des équilibristes psychologiques ravis. Des voluptueux de la tare. Des compulsifs du déficit, des maniaques du problème. Des impénitents de la malfaçon.
- sans aborder le domaine de la psychiatrie. Cf. l'hosto de Pau et les deux femmes égorgées, et tout le reste dont une que j'ai croiséeu avec un fracas facial + coma à coup de pichet métallique, non reconnue comme accidentée du travail par son employeur.
Sans parler de ce qui se passe avec les locaux et le matériel.
Quelqu'un a des exemples de mesures réussies (partiellement ou totalement de sécurisation ?)
Dans mon expérience :
- habileté relationnelle confinant à la virtuosité (je parle de certaines que j'ai vues...), des vraies climatisations réversibles.
- intervention "groupée" auprès de certains patients, en certaines circonstances.
- réduit de sûreté, et souvent de fortune avec téléphone
- caméras
- entrées en deux temps dans certains lieux, comme dans les banques.
- suppression des coffres à stupéfiants dans les services au profit de la pharmacie centrale
- rarement : agents de sécurité
- encore plus rarement : bips pour appeler au secours.
- mais aussi tout ce qui a trait à la protection personnelle (garer sa voiture le plus près possible et dans endroit éclairé, sortir à plusieurs plutôt que seule, mari qui vient récupérer épouse au travail quand couleur ambiance = orange, etc).
L'utilisation d'armes tranchantes ou piquantes semble peu intéressant pour les raisons déjà évoquées par ailleurs : efficacité tardive, gueule de point final plutôt que de discussion. Et puis aussi inhibition à l'emploi, surtout chez ce public.
Gazouse difficilement utilisable intra muros.
Vos exemples et suggestions aideront peut-être ces personnels, et d'autres personnes, à augmenter leur degré de sécurité, si elles viennent par ici et se donnent la peine de lire le reste également.
Et notamment : dans vos villes respectives, vous avez souvent vu un service de sécurité dans les hostos ou cliniques ?
----------------------------
post scrotum (pardon) : le salaire + les conditions de travail du plus grand nombre des infirmières est une honte. Mais ce n'est pas un hasard, et partant, ce n'est pas près de changer. Les questions, à un certain stade, ça devrait plus être du luxe.
C'est une honte aussi dans d'autres professions qui promeuvent la vie, l'éducation, l'instruction, la sécurité. Bref, la majorité de ceux qui font autre chose qu'apporter des objets, de la distraction aux autres et de courtiser.
Et cela, on risque très fort de le payer très fort.
Il faut payer de toutes façons, mais certains ont compris, au détriment des autres, qu'on pouvait jouer sur qui paye, combien et à quel moment.