Quelques solutions simples qui peuvent augmenter ses chances de survies en cas de risques d’exposition accidentelle à des produits radioactifs.
En préambule, je rappellerai qu’en France, en cas d’accident technologique (radioactif, chimique…) grave pouvant mettre en danger la santé des populations riveraines de la zone de la catastrophe, la préfecture concernée déclenchera un Plan Particulier d’Intervention. Le meilleur des comportements sera de se conformer aux consignes de ce plan. Ces consignes seront entre autre de mettre les gens à l’abri dans un local fermé et calfeutré (maison, bureau…) en attendant leurs éventuelles évacuations et/ou prise en charge par les services compétents (sécurité civile, équipe d’intervention du CEA…). Ces consignes de bases sont rappelées sur les calendriers vendus chaque année par les sapeurs pompiers.
Sinon, dans le cas ou les autorités compétentes seraient « débordées » par les événements (attentat, cataclysme naturel majeur…) ou si vous vous trouvez à proximité immédiate de la zone de l’accident voici quelques informations pouvant être utiles :
Tout d’abord un rappel : les deux effets néfastes des matières radioactives sur l’organisme sont l’irradiation et la contamination.
1°) Irradiation :
Pour faire simple, l’irradiation est causée par le rayonnement électromagnétique et/ou corpusculaire du à l’instabilité des noyaux des corps radioactifs. L’effet sur le corps humain est assimilable aux effets du rayonnement ultraviolet du soleil : brulures de la peau (coups de soleil), destruction de l’ADN des noyaux cellulaires…La meilleur protection contre ce type d’effet néfaste est de mettre rapidement le plus de distance possible entre soi et la source des rayonnements radioactifs, en effet l’intensité d’un rayonnement décroit avec le carré de la distance.
2°) Contamination :
La contamination va être l’absorption par l’organisme de particules (poussières) radioactives. Dans l’organisme, ces particules radioactives vont, suivant leurs origines, se fixer et causer des lésions sur différents organes. Avec le temps ces particules seront éliminées par les voies naturelles (urines, selles) mais ce temps peut être très long à l’échelle humaine (99 ans pour le plutonium !).
Cette absorption peut se faire sous différentes formes : inhalation, ingestion et pénétration direct par blessure.
Pour se prémunir de l’absorption par inhalation, de simples masques filtrant de classe FFP3 fournissent une protection correcte pour évacuer la zone contaminée. Attention, ces masques vont capturer les particules radioactive et vont, eux aussi, devenir des sources de rayonnements, il faut donc en utiliser plusieurs, les changer régulièrement et s’en débarrasser. Il faudra de la même façon se débarrasser des vêtements ayant été au contact des particules radioactives et se laver afin d’enlever le plus de particules possible.
Se protéger d’une absorption par ingestion est une question de bon sens : ne pas manger ni boire sur une zone contaminée, puis lorsque l’on est sortie de la zone dangereuse ne consommer que de l’eau en bouteille et ne manger que de la nourriture en conserve.
La pénétration de particules radioactives directement par une blessure est la plus dangereuse. En effet, dans ce cas, les particules sont rapidement diffusées dans l’ensemble de l’organisme par le flux sanguin.
En résumer : s’éloigner, protéger ses poumons, ne rien absorber puis se laver et changer ses vêtements peuvent permettre d’augmenter ses chances de survie à une exposition à un accident nucléaire dans un contexte de fonctionnement anormal d’un état.