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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Idées préconçues et foireuses en matière de survie  (Lu 31726 fois)

03 juillet 2008 à 15:20:25
Réponse #25

Kilbith


Salut,

sur le plan pédagogique, il peut y avoir un intérêt à mettre le doigt sur les "mauvaises pratiques". En relevant les points particuliers constituant une erreur dans un processus. c'est la méthode des chemins critiques :

"C’est en psychologie que l’on retrouve une définition qui se rapproche le plus de
celle que nous tentons de cristalliser pour la formation en gestion. En effet, durant le
dernier conflit mondial, l’armée de l’air des États-Unis avait lancé un vaste
programme de recherche afin d’identifier, dans un ensemble de milliers d’incidents
en situation de combat, quelles avaient été les décisions ou les actions des officiers
qui avaient constitué des facteurs critiques de succès ou d’échec2."


P.11 : http://www.hec.ca/recherche/publications/cahiers/2004/04-02.pdf


Par exemple, pour aiguiser un couteau on trouve plein de méthodes. Pour certain il faut faire des cercles, pour d'autres il faut pousser sur la pierre ou bien encore l'inverse (tirer sur la pierre). Le point critique, consiste à indiquer que lors de l'affilage il se forme un morfil (plus ou moins important selon les méthodes) et qu'il faudra éliminer ce morfil à un moment donné.


Pour ce fil précis cela nous donnerait
:

Point critique : éliminer le morfil.

Erreur : "Pour aiguiser un couteau, il FAUT IMPERATIVEMENT pousser la lame sur la pierre comme si on voulait peler une mince couche de pierre"

Commentaire : c'est vrai que cette méthode minimise la formation de morfil, mais on peut aussi retirer le morfil en utilisant, par exemple, un cuir. Dans certain cas, il est plus facile d'aiguiser un couteau par une autre méthode, puis d'enlever le morfil.

did, ;)

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 juillet 2008 à 15:53:43
Réponse #26

DavidManise


Moi je pousse le vice jusqu'à obliger les stagiaires à créer eux-mêmes un morfil volontairement et je leurs apprends à gérer CA.  Et précisément CA ;)

Limite je provoque une carricature de morfil qu'ils gèrent ensuite.

Fin du HS.

Des idées à deux balles en survie :

- JE JAMAIS ABANDONNER...  Bien.  Bien.  Il ne faut jamais abandonner l'idée de tout faire pour survivre, soit, mais il ne faut pas non plus s'entêter dans une voie merdique.  Si ne jamais abandonner ça veut dire ne pas m'arrêter de marcher jusqu'à mourir d'un coup de chaleur alors que j'ai 3L d'eau dans le sac, je suis un con.  Il faut savoir que parfois al meilleure chose à faire, c'est rien pendant quelques heures...  ;)  Le tout est d'avoir un plan cohérent avec les infos qu'on a et de faire au mieux.

- IL FAUT SAVOIR SE DERMERDER TOUT SEUL...  Bien, bien.  C'est vrai.  Mais il faut AUSSI savoir demander et accepter de l'aide.  Ca s'apprend ;)

- TOUT CE QUI NE NOUS TUE PAS NOUS REND PLUS FORT.  Mouais.  Parfois avec des séquelles, quand-même hein...  Tout ce qui ne nous BLESSE pas nous rend plus fort.  Là, ok.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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03 juillet 2008 à 16:14:12
Réponse #27

L@rsen


Sympa ce fil !

La a-priori et autres idées reçus peuvent mener au mieux à faire des erreurs minimes et au pire peuvent s'avérer dangeureuses ! Eliminons-les...
Je ne suis pas vraiment calé sur la question, mais je connais un site qui parle de toutes ces bétises qu'on nous a fourré dans la tête...

une au passage :
http://tatoufaux.com/spip.php?article463

et le site en question :
http://tatoufaux.com/

L@rsen


03 juillet 2008 à 17:14:52
Réponse #28

manu3259




Il vaut mieux apprendre a utiliser une fronde, plus facile a faire, et avec ça on peut ce nourrir de viande au moin.

Si j'ai dit un bétise merci de m'éclairer

Pas d'accord, fabriquer un arc c'est pas facile, mais pour un arc de fortune c'est largement faisable. Fabriquer une fronde c'est facile.
Ensuite pour l'utilisation:
-Savoir utiliser un arc ça s'apprend vite. Savoir chasser avec un arc c'est autre chose. :-\
-Savoir tirer avec une fronde c'est difficile. Savoir chasser avec une fronde, je connais personne qui sache le faire. ;D
"Les primevères et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuit. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine" Aldous Huxley

03 juillet 2008 à 17:25:38
Réponse #29

vik


étant donner que pour la fronde , comme guillaume l'avais fait remarqué un jour, il faut de la place et c'est pas discret du fait du mouvement

03 juillet 2008 à 21:39:02
Réponse #30

DavidManise


Le lance-pierres, avec un élastique, c'est déjà moins pire...  Relativement précis et assez intuitif, on le maitrise plus vite que la fronde (surtout en milieu forestier ;D), et il alerte moins le gibier que la fronde... 

Avec des billes de roulement ou des cailloux bien ronds, ça le fait...  Mais attention : c'est du braconnage...  donc à réserver pour les cas de force majeure.

Gamin, on s'amusait à "chasser" les chiens ou même parfois les chevreuils avec nos lance-pierres et des billes de paintball.  C'était déjà très bien pour s'entraîner...

Ciao ;)

David
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03 juillet 2008 à 22:40:25
Réponse #31

Agronome


Bonsoir !

Voilà : si le sujet doit un jour tourner en un sujet que les modos pourraient pointer du doigt quand un nouveau arrive, autant qu'il soit pédagogiquement correct (en fait je n'en sais rien, mais ça doit être vrai ;D).

Est-ce qu'une autre formulation du type "Les vérités oubliées/méconnues sur la survie" ou toute autre formulation positive pourrait arranger le truc ? On est pas obligé de faire comme dans le titre du sujet, on peut changer l'angle de vue qu'on a pour l'instant. Et après amasser d'autres mini-claques déjà bien formulées.

Alors, qui d'autre a déjà eu une mini-claque ?  :)

03 juillet 2008 à 22:42:22
Réponse #32

modl


Je rajouterai pour l'arc composite de type asiatique qu'il est extrémement difficile d'en construire un dans des conditions idéales, alors je ne vois pas trop en situation de survie...
Par contre, pour le monoxyle, un simple opinel peut suffire... Ensuite, faut la corde, les fléches, le talent...
Piéger me semble plus judicieux.
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

04 juillet 2008 à 11:54:05
Réponse #33

vik


étant donné que pour le piegeage on dépense moins d'energie et on maintient ainsi le rapport dépense d'energie pour gain d'energie
mais si on n'a pas de permis, c'est comme le lance-pierre, c'est du braconnage  :'(

05 juillet 2008 à 20:14:53
Réponse #34

Madudu


Tout d'abord je préviens : je n'ai aucune éxpérience en matière de survie==> n'hésitez pas à me mettre des claques, je suis là pour ça :) .

Pourquoi est-ce que vous vous préoccupez autant de la chasse? Les apports en protéines ne sont absoluments pas une priorité en survie, et les végétaux coméstibles ne sont pas éxéssivements rares, sans compter que certains comme les orties sont riches en protéines, très communs et coméstibles crues (pas besoin de feu, donc de la prise de risque associé, de l'effort associé etc).
Plus je m'applique à lire ce que dit le wiki à propos des plantes coméstibles, plus que je me dis qu'en situation de survie, en ce qui concerne la bouffe, avec une conaissance solide de mon environnement ( c'est pas le cas ^^) je peux me nourrir de salades et même sortir de la verte en meilleur santé qu j'y suis rentré (c'est dingue toutes les applications thérapeutiques des plantes, sans compté que ça m'éloignera des carrences, vue mon régime alimentaire actuel...) !

Sinon, ayant eu l'occasion de lire pas mal de postes du forum et d'articles du wiki, je me suis pas mal de claques et je pense qu'il faut insister sur le fait qu'en survie à long terme la (re)conquête du confort n'aboutira jamais au confort tel qu'on l'entend aujourd'hui. A savoir la sécurité alimentaire, hydrique, et même la sécurité tout court ^^.
Ne faut-il pas insister justement sur le fait que, ne serait-ce que dans la préparation, la survie c'est douloureux? J'entend "douloureux" comme "par forcément facile, voir très rarement facile".
Du peu d'éxpérience que j'ai, j'ai tiré 3 conclusion :

-Je ne suis pas physiquement préparé, et pour une survie à long terme c'est peut-être même deja trop tard (j'ai 17 ans).
Pour preuve, quand je vais dans le trou perdue que tient le rôle de maison de campagne pour mon père(montagne bourbonnaise), je suis tout le temps dehors quel que soit le temps et le pire bien souvent, c'est pas le climat, c'est le manque de dossier pour mon dos ! Du coup quand je reviens sur paris, je me tient droit comme un piquet pendant 2 ou 3 jours ^^, tout ça pour dire que si mon dos est pas préparé j'imagine pas le reste...

-Je ne suis pas psychiquement préparé, je ne parle pas ici de connaissances mais d'état d'ésprit.
Quand je vois ma peur des insectes (relative quand on la compare à celle du parigo moyen ^^), et plus généralement par l manque d'aise que j'ai. D'ailleur histoire de me décomplexer je prévois d'apprendre à me mettre en contact avec mon environnement : genre je me roule par terre, histoire de ne plus craindre la terre. C'est con à dire mais je trouve ça handicapant de pas pouvoir me permettre de contacte franc avec la terre, la boue et plus généralement tout ce qui pourrait habriter des insectes. Alors que bon, dans nos régions y a pas trop de danger.

-Je n'ai pas les connaissances nécéssaires ; je ne suis pas capable de reconnaitre plus de 5 éspéces de plantes differentes ( sans compter les arbres fruitiers les plus communs, quand même...).
Je pense que ma sécurité alimentaire, même relative, ne peut être assurer si je ne connais pas au moins la moitier des éspèces végétales de mon environnement ; à savoir la toxicité et les indications thérapeutiques, pas plus. Sachant que les pieges et la chasse j'y pense même pas, même pas la pêche.

Distribuez les claques, s'il vous plait :).

05 juillet 2008 à 20:44:36
Réponse #35

lepapat


Citer
Plus je m'applique à lire ce que dit le wiki à propos des plantes coméstibles, plus que je me dis qu'en situation de survie, en ce qui concerne la bouffe, avec une conaissance solide de mon environnement ( c'est pas le cas ^^) je peux me nourrir de salades et même sortir de la verte en meilleur santé qu j'y suis rentré (c'est dingue toutes les applications thérapeutiques des plantes, sans compté que ça m'éloignera des carrences, vue mon régime alimentaire actuel...) !

Effectivement, il ne faut pas croire quand survie, on vie de la chasse ( pas faire comme J. rambo, qui chasse le sanglier avec son couteau de la mort qui tue  ;D ). Il est beaucoup plus facile de survivre, pendant plusieurs jours, rien qu' en se nourrisant de plantes  ;) ( Commestible, hein  ;D )
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


05 juillet 2008 à 23:05:07
Réponse #36

Madudu


Y a pas moyen de se nourrir plusieurs mois voir plusieurs années avec une bonne dose d'orties et de racines ?
C'est peut-être faux, mais j'avais aussi dans l'idée que l'on pouvait tenir une bonne partie de l'hiver ( en france non-cotière ) avec les reserves de noix, noisettes, chataignes et même glands ( c'est galère m'enfin...) accumulés à l'automne. Sans compter l'apport des racines : d'ailleur comment reconnaitre quelle racine est de quelle éspèce quand y a pas le reste de la plante ? Sans compter la possibilité d'avoir "marqué" les zones de fougères ou autres.

Pour tout vous dire, mon rêve c'est le semi-nomadisme :s . Ca reste un rêve.

06 juillet 2008 à 07:54:08
Réponse #37

emile


La culture itinérante a été la première étape avant la sédentarisation. Effectivement, j'ai rarement lu l'idée de ne pas se fixer sur un lieu et de volontairement bouger de places en places.
Toutes les tribus nomades vivent dans des environnements qui ne nous plairaient pas forcément.

Par contre, les racines crues ( navets, pissenlits, chervis, raifort...), j'essaierais pas. Et encore, celles-là sont connues.

06 juillet 2008 à 10:46:16
Réponse #38

kinette


Bonjour,
Quand on regarde un bouquin sur les plantes comestibles, on peut avoir l'impression qu'elles sont super nombreuses, et que du coup il est très facile de se nourrir dans la nature.
Tout d'abord, certaines sont comestibles, mais il vaut mieux ne pas trop en manger (oseille, épinards, etc...) car elles peuvent être toxiques à haute dose, ou pas très digestes (les inconvénients intestinaux, pas toujours géniaux)...
D'autre part, peu ont un bon apport énergétique.
Enfin, quand on se balade dans la nature, on réalise vite que la densité de choses comestibles n'est pas toujours fantastique.

Ce n'est pas pour rien que sous nos latitudes, avant que l'agriculture arrive, les humains ont fait des réserves, ont chassé, et se sont souvent déplacé.

Pour les apports protéiques et la chasse: on néglige bien trop l'intérêt de l'apport protéique de petites bestioles: escargots, vers de terre, etc...

Pour les racines: sans une bonne connaissance du lieu, ou alors une très bonne connaissance de la biologie des plantes (qui pousse où...), pas moyen de s'en sortir. Pour ceux qui veulent tester je conseille fortement les tubercules de raiponce: petit mais délicieux!!!

K

06 juillet 2008 à 11:03:18
Réponse #39

lepapat


F. COUPLAN a recensé 1.200 plantes comestibles dans nos régions  :)

( Info que j' ai us lors de sa venu à Tournai )
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


06 juillet 2008 à 12:02:55
Réponse #40

Sanjohn


Bonjour,

La nourriture arrive en dernière position dans la survie à court terme. Dans la survie à long terme (+ de 3 mois), c'est un facteur à ne pas négliger pour éviter les carences et tous les troubles liés.

Le besoin de bouger repose sur le besoin de manger. Les ressources s'épuisant à un endroit, il faut impérativement aller en chercher ailleurs. Certaines tribus sont alors semi-nomade, d'autres totalement nomades, d'autres sédentaires mais avec des groupements de chasseurs-cueilleurs qui migrent sur le territoire à la recherche de nourriture, font les récoltes et ramènent le tout au campement de base.

Avec l'avènement des peuplades pasteurales, le mouvement devint dicté par le besoin élémentaire des animaux : pâturages.

Sont devenues pasteurales un grand nombre de tribus vivant dans des contrées où il y a peu de moyen direct de se nourrir pour l'homme à part la chasse, mais riche en zone de pâturage ou en moyen équivalent. L'élevage permit alors d'avoir sous la main un tout alimentaire (l'élevage est une forme de chasse gardée et maîtrisée). Notez cependant que même de cette manière, la vie se fait à coup d'effort : garder les troupeaux, se déplacer pour les nourrir, tuer les bêtes, préparer la viande, préparer la peau etc etc etc....C'est à la manière de l'agriculture, l'une des premières formes de "supermarché" structuré par l'Homme.

La fameuse loi du dépense énergie/se limiter/obtenir facilement : Cette merveilleuse règle est valable sur un court terme lorsqu'on attend les secours après s'être perdu ou après un accident. Mais essayez durant 150 jours en pleine hiver...

Au bout d'un moment, il faudra faire "action" pour avoir "récompense". Il faudra donc oser, et pas forcément se réserver (action, avec vigilance pour ne pas se nuire, qu'on s'entende bien là).

Demandez aux amérindiens d'Amazonie, aux trappeurs yakoutes, aux amérindiens Cree ou Montagnais, aux chasseurs cueilleurs de Namibie si la (sur)vie ne se fait pas à coup d'effort, pour ne citer qu'eux.

La vie est un combat de tous les jours, et pour se préserver, elle nécessite de faire des efforts. Notez qu'il y a de nombreuses contrées où la chasse et la pêche sont les seuls moyens de subsistance en fin d'automne et durant tout l'hiver. La grande Loi de la survie est dictée par Mère Nature. L'Homme n'y échappe pas : rien ne se gagne sans un minimum d'effort. Prenez exemple sur Dame Nature et ses occupants, observez.
Ce n'est pas L'Homme qui dicte ses lois, mais Dame Nature qui les impose. S'il était possible de vivre uniquement avec des plantes dans l Nature, toutes les tribus vivants dans des zones luxuriantes le feraient!(1)  :D

J'espère que le fond de mes propos auront été perçus sans être ambigüe ou dénigrant pour qui que ce soit.  :D

Amicalement, Sanjohn

Note : le piégeage est effectivement plus facile que la chasse à l'arc. Maintenant, faut il encore maîtriser la chose. ;)
(1) n'en déplaisent aux néo-écologiste vétégaliens qui ont de nos jours tout à leur portée monnayant l'effort "argent". Il en est tout autre chose dans la Nature, à long terme et en Hiver.
« Modifié: 06 juillet 2008 à 12:29:46 par Sanjohn (C.John) »

06 juillet 2008 à 13:20:24
Réponse #41

skaro


Bonjour,
Quand on regarde un bouquin sur les plantes comestibles, on peut avoir l'impression qu'elles sont super nombreuses, et que du coup il est très facile de se nourrir dans la nature.
Tout d'abord, certaines sont comestibles, mais il vaut mieux ne pas trop en manger (oseille, épinards, etc...) car elles peuvent être toxiques à haute dose, ou pas très digestes (les inconvénients intestinaux, pas toujours géniaux)...
D'autre part, peu ont un bon apport énergétique.
Enfin, quand on se balade dans la nature, on réalise vite que la densité de choses comestibles n'est pas toujours fantastique.

Ce n'est pas pour rien que sous nos latitudes, avant que l'agriculture arrive, les humains ont fait des réserves, ont chassé, et se sont souvent déplacé.

Pour les apports protéiques et la chasse: on néglige bien trop l'intérêt de l'apport protéique de petites bestioles: escargots, vers de terre, etc...

Pour les racines: sans une bonne connaissance du lieu, ou alors une très bonne connaissance de la biologie des plantes (qui pousse où...), pas moyen de s'en sortir. Pour ceux qui veulent tester je conseille fortement les tubercules de raiponce: petit mais délicieux!!!

K
tout a fait exact pour les plantes! ;)
quand aux escargots(comme les limaces) a court terme,ils présentent quand même le risque d'avoir ingurgiter des plantes toxiques..et 1dhiarée en situation de survie peut-être catastrophique!!!ils nécécitent de les faire jeûner au moins 5jours(c'est ce que j'ai fait quand j'ai testé les limaces)
je tenait a le souligner...
les verres de terre ont besoin de moins de temps:12h.dans l'eau et c'est bon pour ne pas manger de la terre avec.et il vaut mieux les cuire.
et n'oublions pas tous les insectes tels que les fourmis,les coléoptères,les vers de châtaigne,les larves...qui sont autant de source de protéine qui ne courent pas vite ;D
mais la priorité absolue est a mon sens savoir trouver/faire de l'eau potable.apparente ou non,ensuite viens le reste:les plantes commestible connues,les insectes et le piegeage.la chasse a mon avis n'interviens quand on sait bien se nourrir...et n'oublions pas que le feu nous évite bien des soucy de contamination parasitaire

tout depend bien sûr du milieu où on se trouve mais d'après ma modeste experience,j'ai l'impression que dans les"grandes ligne"c'est comme ça...

skaro

 

06 juillet 2008 à 15:08:17
Réponse #42

Madudu


Les larves ne sont pas elles aussi suscéptibles d'avoir consommés des plantes ou d'autres insectes toxiques? Y a t-il des moyens de pieger des larves ou d'autres insectes en quantitté suffisante pour garantir nos besoins en protéïnes?
D'ailleur, quelqu'un connait la quantité de proteïne minimale qu'il faut ingerer pour éviter les carrences?

06 juillet 2008 à 15:34:34
Réponse #43

jilucorg



(1) n'en déplaisent aux néo-écologiste vétégaliens qui ont de nos jours tout à leur portée monnayant l'effort "argent".

Bonjour,

Je ne crois pas que le fait d'être végétalien soit nécessairement lié à celui d'être "néo-écologiste" [watizit ? :D]. Il s'agit plutôt de conceptions liées à une analyse de notions anatomo-physiologiques comme par exemple celles résultant de l'examen comparé (carnivores/omnivores/frugivores) de notre système digestif — de la denture aux intestins — et/ou d'habitudes culturelles et de principes philosophico-religieux liés au fait de manger les animaux, les produits de ceux-ci (laitages...), et les étapes de leur développement que sont les fœtus de poule :) (ainsi 20 % de la population indienne hindouiste est végétalienne(1) : 20% d'1 milliard de gens, ça ferait beaucoup de néo-écolos ;))

À moins que tu ne veuilles parler que des néo-écologistes (?!) qui sont aussi végétaliens ?

(1) "Many Indians are vegetarian by tradition; moreover, many can only afford a vegetarian diet. Meat may be regularly consumed by less than 30 percent of the Indian population, due to its higher cost and a predominance of vegetarianism and Hinduism. However, only 20 percent of the population is strictly vegetarian."
http://www.fas.usda.gov/htp/highlights/2001/india.pdf


jiluc.
« Modifié: 06 juillet 2008 à 15:39:50 par jilucorg »

06 juillet 2008 à 15:52:52
Réponse #44

Sanjohn


re,

Julicorg :

je parlais des convaincus qu'il ne faut vivre qu'avec les végétaux comme alimentation, et même à l'extrême, c'est à dire en situation de survie.  :D

Pour le doc transmis, il n'existe à ma connaissance aucunes tribus ancestrales totalement végétaliennes, puisqu'elles font au moins consommation d'insectes et/ou de produits d'origine autre que végétale (produit laitier/miel/oeuf/poisson/crustacé...). C'est à confirmer, je n'ai pas la science infuse, je vais demander à mes camarade en labo d'ethno. (végétarien n'est pas végétalien) à suivre... (J'ouvrirai un autre post pour pas faire HS)

Madudu :

AJR = Apports journaliers recommandés (aussi Apports nutritionnels recommandés)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Apports_nutritionnels_conseill%C3%A9s

Cordialement, Sanjohn

Note: il y a effectivement quelques larves représentant un danger potentiel pour l'Homme. Certaines d'entre elles servent à des tribus pour faire du poison...

Par contre, creusez de votre couteau un tronc de pin tombé de l'année précédente...vous y trouverez de gros vers blancs comestibles (à faire cuir, ça passe mieux).  :D Ce sont des larves de hannetons! C'est crémeux et protéiné. 

Comme les plantes, les insectes demandent connaissance avant exploitation.

Une autre idée préconçue en matière de survie et d'alimentation : Les vers et limaces ne mangent que les champignons comestibles.  C'est FAUX! attention de ne pas utiliser ce repère pour cibler des champignons "comestibles"
« Modifié: 06 juillet 2008 à 16:14:45 par Sanjohn (C.John) »

06 juillet 2008 à 15:53:28
Réponse #45

DavidManise


D'expérience, je sais que dans la nature, SI on arrive à survivre à long terme, c'est en mangeant absolument tout ce qui est comestible sur notre passage...  a commencer par les trucs les plus gras et les plus riches possibles...  les glucides sont rares.  Les protides et vitamines, et minéraux sont plus abondants.  Le gras aussi...  enfin surtout en automne et au début de l'hiver.  

Alors végétalien, pas végétalien, sans vouloir paraître méchant avec qui que ce soit, je pense qu'en situation de survie c'est un peu de la branlette intellectuelle.  Entre faire ça un weekend ou une semaine (et même en une semaine on a déjà le temps d'être bien en manque de bidoche comme de carburant), et vivre plusieurs mois, il y a un monde.

Ce qu'il faut comprendre, à mon sens, c'est qu'il faut aussi un apport en CALORIES.  Et ça, c'est vite vu : c'est soit des glucides (pignons de pin, noix diverses en quantité, rhizomes riches en glucides à la bonne saison, salsifis à la bonne saison, quelques fruits de temps en temps, etc, etc.), soit des lipides (poissons gras, viande grasse).  Sur le papier, je dis "soit, soit"...  mais sur le terrain je pense "ET, ET, ET, ET"...  Il faut bouffer tout ce qui nous tombe sous la main et qui est un tant soit peu calorique.  Sinon, en clair, on tape dans les réserves et ça, ben ça va un temps...  et on limite les carences diverses (vitaminiques et minérales notamment) avec des plantes...  et on entretient un peu le péristaltisme avec du volume en fibres...  mais franchement, ça ne suffira pas...  

Après, évidemment, on peut aussi produire des calories à partir des protides...  ouais ouais.  C'est sympa.  Ca marche, aussi...  sauf que les protides végétaux sont plutôt difficiles à assimiler sans 4 estomacs et sans ruminer d'idées trop farfelues je dirais aussi que la viande maigre a tendance à coûter plus de calories à digérer qu'elle n'en apporte réellement...  c'est pas pour rien que les ours polaires laissent la viande sur les phoques, et ne bouffent que le gras... 

Mes deux balles ;)

Ciao ;)

David
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06 juillet 2008 à 15:57:50
Réponse #46

Sanjohn


TAFDAK, David, on s'entend bien là : Il n'est donc pas possible d'être de se nourrir uniquement en situation de survie prolongé/vie en pleine nature uniquement de plantes.
C'est précisément là où nous en venons et faisons sauter une idée préconçue, chère aux amoureux absolus des vertes.  :D CA NE SUFFIT PAS! (il faut être opportuniste et ouvert...)

Ce n'est donc pas forcément que de la branlette intellectuelle que de le rappeler, à une époque où grand nombre de gens prône le "tout vert" et bannissent de leur esprit viande et autre produits "non vert". Je pense que c'est important de le mentionner.

Mes amitiés, Sanjohn  :D
« Modifié: 06 juillet 2008 à 16:13:28 par Sanjohn (C.John) »

06 juillet 2008 à 16:01:51
Réponse #47

Madudu


J'ai entendu dire que lorsque le corps à trop de protéïnes il est capable de les transformer en glucides, mais pas l'inverse, est-ce vrai?
Parsque si c'est vrai je suis prêt à manger que des orties :D .

06 juillet 2008 à 16:14:01
Réponse #48

DavidManise


Je pense, Sanjohn, que c'est surtout de l'ignorance qui permet des idéologies aussi "radicales"...  je pense aussi qu'on peut tuer de manière respectueuse (ce que tu tues, tu le manges, et tu ne gaspilles rien)...  Déjà, si on appliquait juste le premier principe que je viens de citer, les guerres dureraient moins longtemps ;)

David
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06 juillet 2008 à 16:15:56
Réponse #49

jilucorg


C'est précisément là où nous en venons et faisons sauter une idée préconçue, chère aux amoureux absolus des vertes.  :D CA NE SUFFIT PAS!

Ça ne suffit pas en condition de survie dans la nature  :)

Citer
Ce n'est donc pas forcément que de la branlette intellectuelle que de le rappeler, à une époque où grand nombre de gens prône le "tout vert" et bannissent de leur esprit viande et autre produits "non vert". Je pense que c'est important de le mentionner.

D'accord SI il n'est question que de survie, sujet de ce fil. Sinon, il y aurait de quoi discuter un moment...


jiluc.

 


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