Oui Matthieu, j'aurai plutot dû dire : " Dans l'air du temps"

Schlomo, c'était l'apologie plutot que l'apogée

, quelle erreur ! mais vous m'aviez compris, c'est l'essentiel.
Je crois effectivement en situation de survie, il nous faudra choisir avec circonspection notre alter-ego. Je crois que dans un groupe dans une telle situation, il peut y avoir ( soyons schématiques) deux types d'individus : ceux qui ne seront pas en capacité de réagir et qu'il faudra "tirer", dont il faudra s'occuper ; et ceux qui auront une véritable volonté de survivre ( formé ou non d'ailleurs) ou tout du moins une capacité de réaction aux évènements ( on en revient très vite au fil de discution sur le(s) leader(s) dans un groupe) dans des circonstances données. Ainsi le second type constitura amha un groupe dans le groupe ( un peu comme des cadres si on veut, ou des modos ?) et sera "en charge" du fonctionnement de l'ensemble.
Sur quel fondements peut-on fonder son choix alors pour accorder sa confiance ou pour mériter celle de l'autre ?
Sur la compétence ? On le sait au quotidien, ce n'est pas forcément un critère d'humanité !
En allant à l'extrème, il peut être question que je mette ma vie entre les mains de mon interlocuteur, et lui la sienne sous ma responsablilité.
En fait la Vraie question elle est là, et je n'ai pas la réponse, mais je crois qu'il y a ici quelques personnes qui sont capables d'avoir cette charge sur les épaules, à qui je confierais ma vie ou tout du moins en qui j'aurai une confiance pratiquement aveugle ( car tous nous sommes perfectibles et failibles) car ils ont cette démarche de ce que j'appelle " prendre soin de l'autre"....
Néanmoins, je reste convaincu qu'au hasard des "zéros et des uns", il y a des mécanismes qui nous permettent de nous "reconnaitre" ( un peu comme David avec son SDF-homme des bois).
Par exemple, quand je fais un couteau pour un gars( bon j'en fais pas des milliers non plus, ça reste anecdotique), la question de pognon ne m'interresse, mais alors là, pas le moins du monde, c'est le gars qui m'interesse, faire le couteau et qu'il puisse compter dessus.
Si je fais une m*rde, il risque fort de se retrouver dans le caca en cas de pépin. Et là ça sera de ma faute, parce qu'il m'aura fait confiance en mettant le surin à sa ceinture pour aller jouer dans les bois par exemple. Vous voyez la nuance ? C'est pas parce que ça lui aura couté des sous, c'est parce que c'est moi qui aura fait le couteau. On est pas dans la démarche SAV.... On est dans le : "j'ai dit, alors je fais."
Mais je suis certainement un grand naîf idéaliste ( ça m'a joué des tours)...Et ça , pas sûr que ce soit une qualité en situation de survie ! D'autant qu'il peut y avoir un sale trouduc qui voudra profiter de la situation, y'a des malfaisants, c'est sûr... Tant pis ça fait partie du truc aussi, c'est la part de risque. A moi donc de faire en sorte de minimiser le risque pour qu'il devienne, à mes yeux, acceptable.
Pas facile hein !