Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: En cas de fracture ouverte ?  (Lu 18282 fois)

05 juillet 2008 à 21:24:43
Réponse #25

maolong


Dans les exemples de Mayday, l'instructeur nous a cité : la fracture ouverte d'un membre d'équipage et nous expliquque que l'os risque de très vite s'infecter, qu'il faut asperger la partie émergeante de  désinfectant (HDC ou quelque chose du genre, un truc très puissant) et ensuite de tirer sur le membre brisé pour faire rentrer l'os dans son milieu d'origine "stérile"
L'os ne serait pas doté de moyen de défense et toute atteinte bactérienne provoquerait l'amputation pour limiter l'infection

je plains le chirugiens osseux qui opérera une telle victime  :o

en effets, les desinfectants utilisés en salle d'opération réagissent mal avec les désinfectant utilisés hors milieu hospitalier.
dans nos cours de recyclage, on est passé de l'iso bétadine au liquide physiologie.
remettre l'os dans son milieu? très dangereux, car en le rentrant, on peut sectionner un artère, et là, la victime sera moins gérable si on sait pas colmater et remplir vite
en sitation militaire, je sais pas ce qu'on vous conseille, mais je te conseillerais de contacter les médics de ton bataillon pour voir ce qu'ils te conseillent. de plus realigner, ca fait un mal de gueu quand celui qui fait à l'habitude, je plains la victime à chaque fois qu'un doc le fait, alors si on est pas habitué, reste le systeme de bronzé font du sky avec un baton pour endormir...
sinon, moi je dirais, couvrir le plus proprement possible (on a de bon anti biotique en milieu hospitalier), humidifier ce qui sert à couvrir la plaie et l'os, idéalement avec du liquide physio, sinon de l'eau la plus propre possible.
immobiliser l'articulation qui précede la fracture, et celle qui suis du mieux qu'on peut pour déplacer la victime, et bien sur appeler du secours professionel.

07 juillet 2008 à 11:47:20
Réponse #26

Anke


Je crois que tout le pb est de se situer dans la situation pour déterminer ce que l'on peut faire en comprenant ce que l'on fait, et pourquoi on le fait et ce qui va se passer par la suite.
Il est évident qu'au quotidien, à moins de 6 h d'un bloc, on agira pas de la même manière qu'en pleine montagne sur un surplomb en pleine escalade d'un sommet ( cf ce que David évoquait sur le traitement du doigt de pied d'un enfant).
Ainsi les démarches thérapeutiques, notamment pour les terres-Neuvas à la "grande époque" ( ce n'est pas si vieux), pourraient paraitre très limites pour le commun des mortels, voire des professionnels de santé de formation générale ( je veux dire non formés à "l'urgence", terme qu'il faut prendre avec beaucoup de précautions). Piedsnus pourrait sans doute nous en dire beaucoup à ce sujet ( de part sa formation de marin).
Quoiqu'il en soit, je pense que tout ce que nous avons évoqué au cours de ce fil est juste, il faut amha seulement ressituer tout ça dans les contextes adéquats et garder à l'esprit qu'il n'y a pas forcément des conduites rigides ( on fait comme c'est dit dans le manuel et pis c'est tout...) mais adaptables au terrain, à la compétence voire la morphologie de chacun.

C'est ça qui est difficle en fait c'est de déteminer les limites et les champs d'application et SES limites et SES champs d'application, afin d'être le plus efficace possible ou tout du moins ne pas aggraver la situation.

Il ne faudrait pas que ceux qui nous lisent prennent nos propos comme autant "d'argent comptant" ou comme des conduites forcément à tenir en toute situation.
Bref, comme d'hab, analyse, reflexion et action.

07 juillet 2008 à 15:12:19
Réponse #27

maolong


c'est ce que je penses avoir fait, donner des pistes de conduite à tenter de tenir le plus possible, il est clair que si les secours sont à plusieurs heures, il faut aviser et faire pour un mieux. Le mieux est de suivre une formation reconnue en premiers secours.
De par ma profession (ambulancier n'effectuant que des urgences), il est clair que face à une situation pareille, j'agirai avec des actes qu'en temps normal je ne pourrais faire si je me trouvais face à un problème, quitte à en rendre compte à l'ordre des médecins après, que le simple quidam ne pourra se permettre.
Mais à l'heure actuelle, avec les secours héliportés et la technologie de telecom, il faut presque le chercher pour se trouver hors de tout secours.

07 juillet 2008 à 16:35:18
Réponse #28

Anke


Hola gars, mon intervention en cours de fil n'était an aucun cas une réaction vis à vis de ton apport, mais uniquement une mise en garde pour les néophytes, ou tout du moins pour ceux qui n'ont pas de contact ou d'expérience de la médecine d'urgence ( à propos le sérum physiologique n'est pas un antiseptique, c'est juste de l'eau stérile avec une toute petite pincée de sel, si l'on peut dire...). N'oublions pas que les sujets de ce forum sont lus par le commun des mortels. Auquel cas, une petite mise en garde de temps en temps est de bonne guerre.

07 juillet 2008 à 23:30:35
Réponse #29

wolf



en effets, les desinfectants utilisés en salle d'opération réagissent mal avec les désinfectant utilisés hors milieu hospitalier.


Tu peux détailler?


De par ma profession (ambulancier n'effectuant que des urgences), il est clair que face à une situation pareille, j'agirai avec des actes qu'en temps normal je ne pourrais faire si je me trouvais face à un problème, quitte à en rendre compte à l'ordre des médecins après, que le simple quidam ne pourra se permettre.

Ben tu rendras plutôt compte au pénal et au civil mais pas à l'ordre des médecins car tu n'es pas médecin  ;)
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

08 juillet 2008 à 07:45:17
Réponse #30

Nävis


Question pour Ibis:

Si le contexte théorique de cette formation est loin de tout secours médicalisés disponibles dans des délais raisonnables, j'imagine que dans ce cas il y a aussi eu les explications sur les modes de tractions progressives pour une telle réduction de fracture et sur l'emploi d'anti-douleurs adaptés. Etait-ce bien le cas? Sinon, il me semble qu'il manque une partie à la formation, et qu'on passe effectivement à la boucherie.

En Angleterre, le réalignement est enseigné en secourisme (même de base) pour des raisons d'immobilisation, de réduction de la douleur et pour diminuer le saignement.

Et dans les formations "Far from Help", l'emploi d'anti-douleurs puissants est enseigné. Et dans ce cas, l'accent est mis sur la contribution à la réduction du saignement! Et le tout serti dans un bilan complet et régulier avant/pendant/après, excatement comme expliqué par Anke.


08 juillet 2008 à 08:16:20
Réponse #31

maolong


Hola gars, mon intervention en cours de fil n'était an aucun cas une réaction vis à vis de ton apport, mais uniquement une mise en garde pour les néophytes, ou tout du moins pour ceux qui n'ont pas de contact ou d'expérience de la médecine d'urgence ( à propos le sérum physiologique n'est pas un antiseptique, c'est juste de l'eau stérile avec une toute petite pincée de sel, si l'on peut dire...). N'oublions pas que les sujets de ce forum sont lus par le commun des mortels. Auquel cas, une petite mise en garde de temps en temps est de bonne guerre.
Je sais que c'est un apport en plus à mon apport.
Le serum physio est en effet de l'eau + 0,9% de sel exactement  :lol:
c'est parce que le sujet de ce forum peut etre lu par tout le monde que je me suis permis ma première intervention, tentant de donner une notion de relativité du delais d'intervention de secours professionels.
[/quote]

en effets, les desinfectants utilisés en salle d'opération réagissent mal avec les désinfectant utilisés hors milieu hospitalier.



Tu peux détailler?
Citer

je l'ai vendu comme on nous l'a vendu, mais je vais poser les questions à des pots chirugiens qui nous tiennent le meme discourt.
Ce que je sais, c'est que les désinfectants iodés (iso bétadine si on peut citer des marques) et ceux tu type hibitanes, si on les emplois un après l'autre provoquent des brulures sévères, même si on a bien seché(en ai fait les frais une fois  :'()

De par ma profession (ambulancier n'effectuant que des urgences), il est clair que face à une situation pareille, j'agirai avec des actes qu'en temps normal je ne pourrais faire si je me trouvais face à un problème, quitte à en rendre compte à l'ordre des médecins après, que le simple quidam ne pourra se permettre.


Ben tu rendras plutôt compte au pénal et au civil mais pas à l'ordre des médecins car tu n'es pas médecin 
Citer

uniquement si la victime assistée porte plainte, j'ai été confronté au problème il y a plus de 10 ans, j'en dirai pas plus car cela reveillerait peut etre une guerre >:( médicale, j'avais du me justifier au conseil de l'ordre des médecins, mais bon, aussi, à la base y avait un toubib qui a joué au con et qui voulait pas mon aide pour le guider sur place, et un gamin de 17 ans en train de mourrir. Il a été reconnu que mon geste lui a sauvé la vie.
maintenant, on en arrive au système américain ou on ose porter plainte contre médecins, hopitaux et ambulanciers etc... et je prendrai plus de discernement avant de faire une chose pareille.


08 juillet 2008 à 12:47:13
Réponse #32

maolong


en fait j'ai voulu répondre à tous dans un seul post, vais tenter de plus le faire m'sieur  :D ;D

08 juillet 2008 à 23:05:55
Réponse #33

wolf


Ben moi si je suis loin de tout et que JE decide de réaligner (avec toutes les réserves que j'ai donné précédemment): je désinfecte avec ce que j'ai dans ma trousse de secours et je balance les antibio.

Histoire de d'augmenter les chances de survie de la victime en attendant les secours
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

17 juillet 2008 à 21:37:40
Réponse #34

Ibis


Question pour Ibis:

Si le contexte théorique de cette formation est loin de tout secours médicalisés disponibles dans des délais raisonnables, j'imagine que dans ce cas il y a aussi eu les explications sur les modes de tractions progressives pour une telle réduction de fracture et sur l'emploi d'anti-douleurs adaptés. Etait-ce bien le cas? Sinon, il me semble qu'il manque une partie à la formation, et qu'on passe effectivement à la boucherie.

En Angleterre, le réalignement est enseigné en secourisme (même de base) pour des raisons d'immobilisation, de réduction de la douleur et pour diminuer le saignement.

Et dans les formations "Far from Help", l'emploi d'anti-douleurs puissants est enseigné. Et dans ce cas, l'accent est mis sur la contribution à la réduction du saignement! Et le tout serti dans un bilan complet et régulier avant/pendant/après, excatement comme expliqué par Anke.



Non rien de tel, je n'ai pas suivi la formation de navigation au long cours, juste le module "radio SRC" mais je peux me renseigner sur la méthode à utiliser ou s'ils improvisent, ce ne sont pas les cordes et poulies qui manquent sur un voilier.
Là on a juste cité le cas dans lequel lancer un mayday : fracture ouverte, et la réaction qu'ils auraient s'ils étaient au milieu de la grande mare
www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

11 décembre 2008 à 12:54:11
Réponse #35

nalox


Je vais essayer de clarifier la prise en charge d'une fracture ouverte.

2 choses à faire :

1 - Protéger la plaie avec si possible qq ch de propre et au mieux un champ stérile. Pansement compressif en cas d'hémorragie. Pas de garrot !
2 - Immobiliser le membre (action antalgique pour le blessé) pour éviter des lésions secondaires, tels que lésions nerveuses ou vasculaires.

Réaligner ou pas ?

Il est difficile de donner une réponse précise. Chaque cas est différent. Le réalignement comporte certains risques tels que lésions nerveuses et/ou vasculaires comme vu au dessus.

Désinfecter ou pas ?

Personnellement, je vois pas l'utilité  de procéder à une désinfection de la plaie. Maintenant, selon la situation et le contexte de l'accident (plaie souillée par des matières fécales par exemple) on peut envisager un nettoyage de la plaie à l'eau courante (pas trop froide) et un désinfection. La Bétadine reste le produit de choix, pour autant que le patient ne soit pas allergique à l'iode.

Urgence ou pas ?

Une fracture ouverte du fémur est une urgence vitale (risque hémorragique important). Les autres types de fractures ouvertes restent des urgences (douleur, risque séptique, etc)
Une évaluation du pouls en aval de la lésion peut être un excellent indicateur d'urgence. Présence d'un pouls radial lors de fracture des membres supérieurs et présence d'un pouls pédieux (assez difficile à prendre si on connait pas) lors d'une fracture du membre inférieur.

13 décembre 2008 à 10:21:35
Réponse #36

guillaume


Pansement compressif en cas d'hémorragie. Pas de garrot !

On le met où le pansement compressif ? Je me vois mal le posé sur l'os sorti...

Pourquoi pas de garrot ? Si on doit prévenir les secours et que personne ne peut le faire à notre place ? On pose un pansement compressif (et donc on rejoint la question 1) ?

a+

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //