Salut !
+ 1 avec le Cubitus. La gestion du stress, c'est un peu comme le ménage. Faut nettoyer au fur et à mesure, petit à petit, tous les jours. C'est de l'hygiène psychologique.
Chaque journée provoque son petit lot de frustrations, de peurs, d'angoisses, de colère. Pour moi, le truc en gros c'est ça :
1) me rendre compte que je suis énervé, stressé, pas bien... parfois ça monte tellement graduellement qu'on ne s'en rend pas compte... donc d'abord la prise de conscience. Oui... parfois c'est facile

2) rechercher la cause... "Pourquoi je suis énervé là ?" -- comprendre COMMENT notre stress est généré.
3) est-ce que j'ai une solution ? Si oui, bah je règle le problème. Le stress disparaît avec lui. Il ne reste plus qu'à nettoyer derrière (sport, sexe, en parler, etc.). Bien souvent, à partir du moment où j'ai juste TROUVE LA SOLUTION, et ou je sais que je peux régler le problème, le stress et coupé en deux voire plus. Si je n'ai pas encore trouvé la solution, ou si la solution demandera de la patience, je passe au point 4.
4) j'ai un truc qui m'énerve, mais j'ai pas de solution, ou pas encore de solution, ou pas de solution qui va marcher immédiatement. Je ne peux pas juste faire comme si de rien était. Je suis en train de subir. Je vais donc, en clair, devoir gérer les hormones de stress qui sont induites par la situation... hop. Direct du sport, brutal ou rapide, selon l'humeur. Ca ne fait pas tout, mais ça aide.
Sinon, un truc qu'il faut à tout prix éviter de faire, c'est de PENSER SANS ARRET AU TRUC QUI ENERVE... plus on y pense, plus on se repasse la vidéo chiante, et surtout plus on imagine des fins pénibles au début de l'histoire, et plus on se fatigue à se stresser pour rien. A chaque fois qu'on y pense, on stresse ou on s'énerve. Le corps répond à la vidéo qu'on se passe. Bon...
De là on peut faire quoi ?
Difficile de NE PAS PENSER A QUELQUE CHOSE... Juste le fait de se dire "faut pas que je pense à ça" et direct on y pense. Donc en fait il faut penser à autre chose. Se créer un petit univers mental qui remplacera le film stressant par un film plus cool. REDIRIGER SES PENSEES. Ne pas essayer de les bloquer. Penser à autre chose. Ou à la limite s'imaginer un fin de scénario sympa ou rigolote.
Exemple un jour je savais qu'un mec me cherchait pour me tabasser. J'y pensais sans arrêt et ça me faisait un peu flipper... je l'imaginais en train de traverser la rue pour venir me tabasser, et se faire renverser par un 32 tonnes comme un con. Un truc de ouf à la Wilie Coyote

Ben ça n'a pas réglé mon problème (je l'ai réglé autrement

) mais ça m'évitait un rush d'adrénaline inutile... puisque le gars n'était pas là devant moi, mais juste dans ma tête.
En gros : si t'as un problème et que t'as la solution, ben ça sert à rien de stresser. Si t'as un problème mais que t'as pas de solution, ça sert à rien de stresser.
C'est entre le moment où on découvre le problème et le moment où on le classe définitivement dans "soluble" ou "insoluble" qu'on stresse... Donc l'idée c'est de trier vite quoi

Ensuite, quand on SUBIT un truc, qu'on souffre à cause de quelque chose, que le mal est fait, ou qu'il est en train de se faire, c'est encore autre chose. Cette souffrance là, on a une capacité à en encaisser une quantité X sans problème tous les jours... mais pas bien plus. Et si on en prend plus, ça nous mine et là, on s'use... On est dans un problème sans solution qui nous fait du mal. Pas bon.
Là, toujours pareil : bien identifier ce qui fait bobo, les mécanismes...
Exemple quand j'étais à Villeurbanne, je pétais les plombs à cause de la ville. En fait, en cherchant mieux, j'ai pigé que cet environnement là ne me permettait pas d'exprimer ma personnalité réelle ni de faire les choses que je savais faire... d'être moi-même quoi. Le bruit, la densité de population et le béton n'étaient que des rappels de ça. Et donc ils m'énervaient.
Pour quelqu'un qui subit un stress hallucinant à cause de la clientèle de son taf, on peut aussi chercher pourquoi la connerie humaine l'atteint autant et l'énerve autant... et de là peut-être se dire que cette connerie là lui démontre que son boulot -- qu'il souhaiterait efficace pour réduire la connerie humaine par exemple -- a ses limites, et que lui-même n'a pas le pouvoir de changer le monde... et tant qu'il n'aura pas accepté cette limite là, il sera énervé par le constat de sa non-toute-puissance...

Parfois, en se trouvant un PETIT problème soluble, et en réussissant à le résoudre, on se fait un bien fou en se prouvant aussi qu'on est déjà utile... et qu'on est bien dans le camp des gentils...
Bref... psychologie à deux balles, mais psychologie quand même.
Allez ciao

David