Salut, j'ai retrouvé un vieil article, puis sa petite histoire :
Il travaille pas pour Bill Gates mais ça reste une entreprise de sécurité informatique...
[S'il travaillait pour Minimou, ce ne serait sûrement pas pour lancer d'autres attaques ou virus dans la nature, la vulnérabilité des produits MS étant le premier argument de la concurrence !] Je ne vois pas ce que ça démontre, qu'il bosse dans une entreprise de sécurité informatique : il est particulièrement évident que les gens qui sont employés dans des boîtes de sécurité-réseaux ou d'antivirus sont recrutés et payés pour le fait qu'ils sont au top dans ces domaines

.
À ce titre, ils sont capables, s'ils le souhaitaient, de créer toutes les espèces de virus, worms, trojans etc. analogues à ceux qu'ils désossent toute la journée pour lutter contre. Dès lors, pourquoi ne pas embaucher quelqu'un dont les compétences dans tel ou tel aspect des malwares sont avérées, dans la mesure où il est au même niveau de connaissances que les autres employés de la boîte ? Si je dirige une boîte de reproductions de tableaux haut de gamme, je peux très bien embaucher un faussaire en art de haut niveau condamné et repenti afin qu'il fasse des reproductions pour moi dans les mêmes conditions que les autres employés, puisqu'il est bon. Ça ne signifie pas que je vais le payer
pour qu'il signe ses reproductions Van Gogh
ou Utrillo
afin que je puisse les vendre pour des vraies. Mais on peut bien sûr toujours faire courir le bruit que ma boîte alimente le marché de la contrefaçon au motif qu'un ex-faussaire y a été embauché. Mais j'attends toujours le début du commencement d'une preuve que je mets en circulation des faux tableaux

.
Affirmer que les entreprises qui vendent de l'antivirus ou de la sécurité-réseaux rétribuent certains de leurs employés pour balancer des virus in the wild, ça n'a jamais été plus qu'une rumeur que je lisais déjà voilà plus de dix ans, et
jamais le début du commencement d'une preuve n'est venu soutenir cette rumeur.
À l'heure actuelle de toute façon, on n'en est plus là. Les virus traditionnels qui ne rapportent rien d'autre à leurs auteurs que la célébrité n'ont plus d'intérêt que pour quelques geeks attardés ; il s'agit aujourd'hui de faire du pognon en exploitant les failles des entreprises industrielles concurrentes pour piquer-détruire leurs données (fabrication, clients etc.), ou en constituant des réseaux de backdoor bots pour le spam, le phishing etc. à l'échelle planétaire. Les outlaws compétents dans ces domaines sont grassement rémunérés pour faire ça, ils ne perdent pas leur temps à inventer des trucs rigolos qui pourrissent la vie des clients de Darty. Le virus traditionnel, c'est fini (et d'ailleurs ce qui embêtait lepapat n'avait rien d'un virus, c'était juste un petit adware pénible), comme le modem RTC ou la disquette 3.5 pouces.
Connaissez-vous les botnets ? Si ce n’est pas le cas, vous avez une raison de moins de devenir paranoïaque. Un botnet est un réseau de machines contaminées qui peuvent être pilotées en même temps pour exécuter des actions collectives, comme l’envoi massif de courriers indésirables (spam) ou des attaques par déni de service (DoS) sur des serveurs cibles.
Lors de la conférence RSA 2008, plusieurs experts se sont exprimés sur le sujet, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation est pire que ce que l’on pensait. Véritable constat ou création d’une ambiance propice à la vente de solutions de sécurité ? Chacun fera son choix,les faits énoncés par Joe Steward, directeur de recherche chez SecureWorks, sont affligeants : les onze botnets les plus virulents du web contrôlent à eux seuls plus d’un million de machines.
Avec un parc aussi titanesque, les capacités des botnets deviennent énormes. L’ensemble des machines concernées peut ainsi générer plus de 100 milliards de courriers indésirables en une seule journée. Autre constat troublant : Vinton Cerf, co-inventeur du TCP et évangéliste Internet chez Google, a indiqué que les botnets contrôlaient désormais un quart de l’ensemble du trafic sur le web.
Parmi les botnets les plus actifs, le réseau Srizbi serait le plus vaste, en totalisant 315 000 machines zombies. Ces dernières fonctionnent alors comme des « bots », de simples machines attendant les ordres de la personne qui se tient derrière, et qui peut envoyer ses ordres en utilisant des moyens simples comme l’IRC. Le deuxième plus vaste réseau serait Bobax, comptant 185 000 machines.
Tous ces chiffres ont été calculés via une recherche des signatures des bots, notamment par SMTP.
Tu insinue quoi?
Ben j'insinue rien du tout : vu que la quasi-totalité des boîtes commerciales à travers le monde tournent sur du Micro$oft, c'est pas dur d'être embauché dans une « société travaillant avec Windows », puisqu'il n'y a quasi que de ça

...
jiluc. 