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Auteur Sujet: Risque de violence au travail  (Lu 5708 fois)

03 avril 2008 à 20:06:20
Lu 5708 fois

Patrick


Aujourd’hui hélas le risque de violence physique est une réalité pour les structures qui accueillent le public.

Il convient de prévenir et de gérer ces risques qui relèvent à la fois de la problématique de sûreté mais aussi hélas maintenant de celles des risques professionnels.

Il y a bien sur des mesures à prendre qui sont de l’ordre de l’adaptation matérielle :

  • Bureaux vitrés pour que les collègues ou le responsable aient un visuel
  • Avoir une issue de repli
  • Empêcher la poursuite de l’assaillant dans ce chemin de repli
  • Au besoin un moyen discret d’appel à des renforts internes ou externes (de plus en plus de déploiements hélas de système de déclencheurs positionnées sous les bureaux qui activent un automate vocal vers des numéros pré programmés

Des mesures organisationnelles aussi
  • procédures connues de tous
  • formations initiales et continues

Mais aussi des mesures de bon sens comme ne pas fournir à quelqu’un qui pète les plombs un instrument pointu, tranchant ou contondant dont il pourrait se servir contre vous.

J’attire notamment l’attention sur les coupes papier, les ciseaux et autres stylos qui doivent être remisés dans les tiroirs et ne servir qu'expressément puis être rangés aux mêmes endroits.

Là aussi ce sont des détails, mais qui peuvent faire la différence.

Penser aussi à toujours à débriefer une personne qui vient d’avoir une altercation, même verbale car ce type de stress peut se transformer du fait de la répétition en réelle souffrance.

03 avril 2008 à 20:14:02
Réponse #1

bison solitaire


Réflexion sur la structure dans laquelle je bosse: ZERO pointé!!
Hormis ce à quoi on peut penser par nous-même comme ne rien laisser à porter de la main.
Pire: il arrive qu'on reçoive le public seul, totalement seul sur tout un étage.

03 avril 2008 à 20:16:24
Réponse #2

BULLYSSON


Je rebondis sur ton topic Patrick et redonne juste ce lien... les conseils de Survivalfred, entre autres, sur le milieu infirmier en psychiatrie

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,1208.msg19176.html#msg19176


ps : svp pas faire attention à la susseptibilité que j'ai pû exprimé dans ce topic, contexte perso différent à l'époque. Thank's.
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

03 avril 2008 à 20:16:40
Réponse #3

Patrick


Réflexion sur la structure dans laquelle je bosse: ZERO pointé!!
Hormis ce à quoi on peut penser par nous-même comme ne rien laisser à porter de la main.
Pire: il arrive qu'on reçoive le public seul, totalement seul sur tout un étage.
Bein celle-là elle est raide  :o

03 avril 2008 à 20:18:18
Réponse #4

bison solitaire


voui, voui, c'est un des nombreux dysfonctionnements de notre splendide structure qui se voudrait exemplaire vu la tâche qui lui incombe...

03 avril 2008 à 20:50:58
Réponse #5

Berhthramm



Penser aussi à toujours à débriefer une personne qui vient d’avoir une altercation, même verbale car ce type de stress peut se transformer du fait de la répétition en réelle souffrance.


Cela doit être déclaré comme un accident de travail et à ce titre suivie pas la médecine du travail et le CHSCT (si il y en a un).

03 avril 2008 à 20:55:40
Réponse #6

sharky


Salut,

Je suis en plein dedans depuis ma mutation de novembre.
Je suis assistant social dans une circonscription d'action sociale, on est environ 30 travailleurs sociaux, puéricultrices, éducatrice (27 femmes/3 mecs). On brasse un public important dont la plupart est assez fragilisé voire border-line. Cà c'est le quotidien, c'est mon boulot, j'y suis normalement préparé.
J'ai tout bonnement halluciné quand je suis arrivé dans cette circo: un climat de peur généralisé, on se refile la patate chaude histoire que la m*rde ne tombe par sur soi mais sur la collègue, etc...
Genre on se planque pour que la collègue se tape l’accueil le mec énervé.

J’ai expliqué à tout le monde ma façon de voir les choses et leur dire qu’ils pouvaient TOUS comptés sur moi en cas de coup dur. J’ai fait mes preuves 2/3 fois sur des situations un peu hot juste avec l’attitude qui va bien et en signalant aux fouteurs de m*rde qu’il n’avait plus que des moutons dans la boîte et qu’il y avait maintenant du répondant en face.

Cela a permis, je pense, de rassurer un peu tout le monde et a permis de que chacun prenne plus confiance en soi. J’ai proposé de réaménager l’accueil et la façon d’accueillir les gens (pas mieux que les conseils de Patrick).
Il y a rien de magique, il y en a qui sont complètement hermétiques à tout çà mais j’arrive à distiller de çi de là des petites infos de protection perso à qui veut les entendre.

On va passer à un stade un peu au dessus avec quelques collègues qui ont du faire face à un prédateur sexuel sur le chemin du travail. Je vais leur montrer quelques petits mouvements simples et efficaces au cas où.
Je vais faire aussi la revue de leurs gazeuses qu’elles ont dans le fond de leurs sacs à main depuis des plombes et voir comment elles le (enfin un trainer) déploient sous stress.
Je crois aussi que je vais laisser traîner quelques exemplaires de REPERES.

Bref, j’essaie de faire avancer les choses à mon niveau

A+

Stéphane
 
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

03 avril 2008 à 21:13:28
Réponse #7

bison solitaire


Cela doit être déclaré comme un accident de travail et à ce titre suivie pas la médecine du travail et le CHSCT (si il y en a un).


Réelle souffrance rarement prise en compte par les médecins...

03 avril 2008 à 21:15:05
Réponse #8

gurkhan


dans mon précédent job, dans le socio judiciaire, la violence au travail était notre quotidien, tout comme toi stéphane j'avais indiqué à mes collégues à 90% des femmes qu'ils pouvaient compter sur moi... jusqu'au jour ou j'ai du intervenir sur un toxicomane en crise de manque qui s'en prenait à une collégue. j'ai maitrisé le trublion mais du fait de l'intervention de mon directeur pour éviter que je le blesse c'est moi qui fut légérement blessé et là personne pour m'enmener aux urgences ou même me dire merci... au contraire on me voyait comme quelqu'un de dangereux. donc un conseil ne t'expose pas plus que nécessaire.
"donner largement sans rien attendre en retour" GHC CONCEPT tous droits réservés             

03 avril 2008 à 21:28:44
Réponse #9

sharky


Merci Gurkhan,
J'ai bien conscience du risque que celà se retourne contre moi.
J'ai déjà fait bondir une psychologue au plafond en formation sur la violence. Sa réponse à la violence et l'agressivité, c'était en gros parler gentiment aux gens et voir l'humain en eux,etc...
Je dis pas que celà marche jamais au contraire mais je lui ai quand même pointé qu'il y a des situations où celà marche pas comme les tox ou les malades psy. J'ai commis l'erreur de
dire que JAMAIS je me laisserai agresser physiquement ou laisserai agresser une/un collègue sans bouger.
Elle a été tout simplement outrée que je puisse penser celà malgré le fait que j'avais placé la prévention et la désescalade verbale comme une priorité.
Son conseil: se laisser taper dessus et porter plainte après.

Donc effectivement, j'ai tout çà à l'esprit quand celà devient un peu chaud et je suis vigilant aux retours de bâtons.

Stéphane
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

03 avril 2008 à 21:42:07
Réponse #10

Berhthramm


Réelle souffrance rarement prise en compte par les médecins...

Je parlais juste en tant qu'ancien (je viens de racrocher) membre de CHSCT, quand c'est situations sont connues, vécues ou seulement probable, elles doivent-être prise en compte par le CHSCt dans son plan de prévention des risques... et aprés on passe à la prévention primaire (MERCI pour ce post), secondaire et tertiaire... Et si le médecin du travail fait pas son taff aux élus par le personnel de secouer le cocotier ; ls élus des différentes structures représentants le personnel sont là pour ça c'est leur mission et si ils ne la remplissent pas interpellez les par courrier (l'oral sert à rien dans ce cas) avec courrier au président du CHSCT (le directeur de la boutique), le secrétaire du CHSCT et à l'inspecteur du travail (c'est pas pour foutre la m.rde c'est son taff à lui aussi)...

(j'étais secretaire e CHSCT dans un Hosto pédiatrique acceuillant pas mal d'ado dont certains un peu chaud et n'hesitant pas à menacer physiquement le personnel féminin ou à seulement éventuellement l'insulter). (les parents parfois c'est pas triste non plus).


03 avril 2008 à 22:28:58
Réponse #11

Patrick


Cela doit être déclaré comme un accident de travail et à ce titre suivie pas la médecine du travail et le CHSCT (si il y en a un).

S'il y a agression physique c'est effectivement une Déclaration d'AT mais si le salarié développe une pathologie liée au stress c'est une déclaration de Maladie Professionnelle, mais justement le caractère exclusivement professionnel de la pathologie sera difficile à établir.

03 avril 2008 à 22:36:14
Réponse #12

Berhthramm


effectivement Patrick, je suis pas rentré dans le détails, par contre les insultes avec menace sont considérées comma AT (on en a fait reconnaitre plusieurs (peut-être sommes nous un cas isolés), certaines ont été suivie d'arret reconnus AT... (j'ai un peu peur de dériver du sujet là...).


04 avril 2008 à 09:20:54
Réponse #13

Patrick


effectivement Patrick, je suis pas rentré dans le détails, par contre les insultes avec menace sont considérées comma AT (on en a fait reconnaitre plusieurs (peut-être sommes nous un cas isolés), certaines ont été suivie d'arret reconnus AT... (j'ai un peu peur de dériver du sujet là...).
Non, mais c'est intéressant pour nos lecteurs et tu as parfaitement raison. Je travaille effectivement dans une CPAM et ma femme est reponsable du service qui traite les AT/MP. Elle me confirme que dans la mesure où il y a derrière une affection, voire un arrêt de travail, cela peut tout à fait être reconnu en AT. Comme le harcèlement moral, d'ailleurs.

D'ailleurs, cela est tout à fait en accord avec le texte qui qualifie le caractère professionnel "par le fait ou à cause du travail" avec une variante c'est que dans ce cas là la caisse d'asurance maladie prends en charge les frais médicaux sans aucune avance de l'assuré/victime et le paiement des indemnités journalières puis exerce ce qu'on appelle un "recours contre tiers" pour recouvrer ces dépenses.

04 avril 2008 à 14:17:55
Réponse #14

Fox


CPAM AT/MP

CHSCT

C'est sans doute parce que je ne suis pas français, mais je ne vois pas du tout ce que ça peut vouloir dire...
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

04 avril 2008 à 14:47:43
Réponse #15

Patrick


C'est sans doute parce que je ne suis pas français, mais je ne vois pas du tout ce que ça peut vouloir dire...
Tu as raison et toutes mes excuses de na pas penser aux cousins :
CPAM : Caisse Primaire d'Assurance Maladie c'est la représentation département de ce qu'on appelle à tort "Sécurité Sociale", la Sécu, quoi. Toutefois, cet organisme rembourse une partie des frais médicaux et paye les indemnités journalières des seuls salariés du régime général (80% de la population active) et ne s'occupe pas des autres régimes (fonctionnaires, régime agricole, régimes spéciaux SNCF, EDF, indépendants, commerçants, artisans, travailleurs indépendants). C'est en quelques sorte un assureur puisque tous les salariés ont des cotisations prélevées sur leur salaire.

AT : accident du travail, survenu donc au travail ou par le fait ou encore à cause de
MP ; Maladie Professionnelles, pathologies développées par le fait ou à cause du travail

CHSCT ; Comité d'Hygiène Sécurité et Conditions de Travail

On trouve un CHSCT dans les entreprises de plus de 50 salariés, mais l'inspecteur du travail peut exiger un CHSCT dans des entreprises qui n'atteignent pas cet effectif.

Rôle :
Le comité contribue à la protection de la santé et de la sécurité des salariés et à l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment par :
 l’analyse des conditions de travail et des risques professionnels auxquels peuvent être exposés les salariés et, en particulier, les femmes enceintes ;
 la vérification, par des inspections et des enquêtes, du respect des prescriptions législatives et réglementaires et de la mise en œuvre des mesures de prévention préconisées ;
 le développement de la prévention par des actions de sensibilisation et d’information. Il peut, par exemple, proposer des actions de prévention en matière de harcèlement sexuel ou moral ;
 l’analyse des circonstances et des causes des accidents du travail ou des maladies professionnelles ou à caractère professionnel.


 Dans les établissements de 50 salariés et plus dépourvus de CHSCT, les délégués du personnel assument les missions dévolues au comité.
 Dans les établissements de moins de 50 salariés, l’inspecteur du travail peut imposer la création d’un CHSCT en raison notamment de la nature des travaux, de l’agencement ou de l’équipement des locaux.
Le CHSCT est notamment consulté avant toute décision d’aménagement important modifiant les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions de travail et, en particulier :
 avant toute transformation importante des postes de travail découlant de la modification de l’outillage, d’un changement de produit ou de l’organisation du travail ;
 avant toute modification des cadences et des normes de productivité liées ou non à la rémunération du travail ;
 sur le plan d’adaptation lors de la mise en œuvre de mutations technologiques importantes et rapides ;
 sur les mesures prises en vue de faciliter la mise, la remise ou le maintien au travail des accidentés du travail…

Dans les entreprises comportant une ou des installations particulières à haut risque industriel - entreprises classées « Seveso seuil haut » et celles de stockage souterrain de gaz naturel, hydrocarbures ou produits chimiques - le CHSCT est notamment consulté sur :
 la sous-traitance nouvelle d’une activité à une entreprise extérieure appelée à réaliser une intervention pouvant présenter des risques particuliers ;
 la liste établie par l’employeur des postes de travail liés à la sécurité de l’installation…


composition ?
Siègent au CHSCT :
le chef d’établissement ou son représentant assumant la présidence ;
la délégation du personnel dont les membres - salariés de l’entreprise - sont désignés pour 2 ans (mandat renouvelable) par un collège constitué par les membres élus du comité d’entreprise ou d’établissement et les délégués du personnel ;

à titre consultatif,
le médecin du travail, le chef du service de sécurité et des conditions de travail (à défaut, l’agent chargé de la sécurité et des conditions de travail) et, occasionnellement, toute personne qualifiée de l’établissement désignée par le comité.

L’inspecteur du travail et l’agent du service de prévention des organismes de sécurité sociale peuvent assister aux réunions.

Dans les structures relevant de l'état ou des collectivités locales et territoriales on trouve des CHS qui remplissent ce même rôle.

04 avril 2008 à 15:12:11
Réponse #16

Fox


Merci!  ;)
Ca c'est des details!   :)
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

04 avril 2008 à 19:20:38
Réponse #17

Berhthramm


désolé vilaine habitude franchouillarde des sigles et abréviations...

04 avril 2008 à 21:23:40
Réponse #18

garfield


Sharky,

Je compatis pour ton aventure avec la psychologue, vraiment....

Cette bécasse là (pour ne pas dire autre chose ) ne fait que renforcer mon opinion sur cette science qu'on veut nous faire croire exacte et qui n'est que... humaine donc à prendre avec des pincettes.(et je suis gentil!!!!)

sorry pour le coup de gueule...
raaaouw
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