Woodrunner, la recette du papierkilométre je l'ai expérimenté avec des ados en camp montagne.
Il s'agissait d'enfants de militaires et pour beaucoup en crise avec l'autorité.
Le tarif a été 1 papier = 1km, (j'étais d'autant plus exigeant sur les comportements que nous marchions en plein parc national, le message de protection de la nature a donc été d'autant plus appuyé).
En arrivant au camp, personne ne s'occupait de rien, gros b*rdel, etc
Le lendemain (après qu'ils aient mangés froid le premier puisque bien sur pas un n'a voulu s'abaisser a aller chercher la bouffe au camion!!!

)
Le lendemain, repas au pied du glacier après une séance de cramponnage a éviter qu'ils ne se balancent les piolets à la tête...
Petit speech sur l'environnement, la pollution tout ca... on met en branle la dépollution de la zone de repas. Certains bougent, d'autre se marrent, certains provoquent, quelques uns trouvent soudain un interet incommensurable à la réalisation de kairns...
15 minutes aprés, je met tout le monde en route vers la vallée mais je m'arrête 100 mètre plus en aval, et remonte avec deux jeunes (témoins) et je ramasse un, deux, dix, quinze papiers.
Calcul devant tout le monde forcément hilare (oai c'est ca ben t'es pas ma mère...m'en tape marcherais pas...etc)
et redescente dans la vallée...
après 2 h de descente, nous voila devant le parking, le bus arrive, je l'expédie donc 15 km plus bas devant la mine interdite de mes chers ados. Et nous voila partis pour une jolie rando en complément de la journée... de toute façon, on était bien la pour marcher non?

Après quelques mesures du genre, plus aucun problème, le camp était rangé, le soir c'était silence, les tours de rôle aux corvées se sont organisés tout seul....Et a la fin du camp, y a eu des larmes!
Bref, le sens civique, la socialisation au sens d'apprentissage de la vie en commun ne s'est fait qu'en posant des limites, justes mais fermes. Les jeunes n'étaient pas stupides, ils comprennaient bien que si tous les touristes laissent leurs ordures, on finirait vite par se retrouver dans une poubelle géante. Mais entre comprendre et risquer de se mettre en danger aux yeux des autres, l'ego s'est toujours montré plus fort, parce que la voie de la facilité est toujours la plus empruntée.
En fixant des repéres, on a brisé cette chaine en inversant les valeurs dans le groupe.
Ils ont pu se démontrer que la société, le groupe, ce n'est pas une chose indéfinie qui nous offre des choses gratuitement, facilement, mais bien la somme de l'effort de chacun.
A notre échelle, cela a trés bien fonctionné...éducation, civisme, environnement et santé!
