nos anciens utilisaient des matériaux naturels pour leur vêtement et ceux pendant des siècles et des siècles ,et ont bien survécus la preuve nous sommes là.
De façon plus générale, je fais preuve perso de beaucoup de prudence par rapport à ce genre de raisonnement. Les conditions de vie de "nos ancêtres" des campagnes (on va parler en Europe du XIX
e s. jusqu'à la 1
ère GM en gros) étaient pour la majorité d'entre eux extrêmement dures, et ils ne cessaient de se plaindre du froid et de l'humidité, sources de maladies et de décès. La notion de vêtement imperméable n'existait pas. Au mieux, une peau de bête tannée avec les moyens "du bord" permettait aux bergers de tenir le coup. Pour s'en convaincre, lire les autobiographies
La vie d'un simple d'Émile Guillaumin, ou
Mémoires d'un paysan Bas-Breton de Jean-Marie Déguignet, en passant par les commentaires des combattants des tranchées sur leur équipement "outdoor" en général (dans
Ceux de 14 de Maurice Genevoix par exemple).
L'hygiène de vie plus que sommaire et une alimentation constamment carencée limitaient considérablement leur espérance de vie, déjà bien amoindrie par la dureté des conditions de travail. Les femmes mouraient précocement en couches et de maladies, les enfants mouraient en bas-âge de toutes sortes de maladies, les hommes mouraient précocement de maladies et d'accidents "du travail" — je passe les guerres.
Alors en effet, on peut dire que ceux qui ont assez survécu pour transmettre leur vigoureux patrimoine génétique — le seul dont ils disposaient — ont fait preuve d'une appréciable résistance, nous leur sommes redevables de notre existence. De là à croire que porter comme eux exclusivement cuir, chanvre et laine est bien parce qu'ils étaient équipés comme cela
faute d'autres ressources, il y a un pas. D'ailleurs, dans les campagnes toujours, ceux qui n'allaient pas pieds nus par nécessité marchaient avec des sabots garnis de paille dont ils prenaient grand soin : prêts pour une p'tite rando en sabots ?
jiluc. 