Salut à tous, et merci pour vos réponses.
Je précise la question. Patrick a porté notre attention sur le fait qu'un point de compression lâché brutalement sur un blessé presque sec comme un pruneau d'Agen pouvait, simplement par une espèce d'onde de choc dans la tuyauterie, faire flancher un coeur qui pompe déjà quasiment dans le vide.
Et donc qu'en aucun cas il ne fallait relacher le point, sous peine de catastrophe. Pas forcement pour une question de quantité de sang (le relai peut se faire vite) mais pour une question de pression dans les tuyaux.
Sylvain.
Patrick à raison,il est fortement déconseillé de relâcher un point de compression.
Un t'it truc. Toujours en revenir aux règles de base..
Les REGLES D'OR...
Tout faire pour stabiliser le patient. Et (si possible) améliorer son état!
Toujours protéger LE PRONOSTIQUE VITAL du patient...Si tu en es là.(situation surlignée)
Si tu te retrouves dans le cas d'un patient qui jute à ce point...
Son pronostique vital est fortement en jeu. Un membre passe après dans l'échelle des priorités.
C'est une des indications dans la pose d'un garrot.
Pour rappel face à une hémorragie,
Compression directe(manuelle,ou pansement compressif)
Si inefficace (où impossible)
Compression indirecte
Si inefficace où impossible
Garrot..
Là c'est de la théorie,c'est bien... mais si tu es seul,où accompagné d'une personne non formée. Le fait de t'engager directement a faire une compression manuelle te "fige" dans une position.
Si la personne a une telle hémorragie,il faut bienss la stopper en premier,mais ce n'est pas tout,loin de là. Elle EST en choc et c'est mortel.(Donc geste)
Elle ne va sûrement pas rester consciente longtemps... ça aussi c'est mortel.(donc geste)
La pose d'un compressif efficace(où si impossible d'un garrot) elle n'est pas mortelle,et te libère pour faire autre chose.
Entre 2 maux il faut choisir le moindre.
Ne vous focalisez pas sur une technique,même si elle est
TRES bonne... Il faut TOUJOURS (et en secours c'est très rare que j'utilise ce mot)avoir une vision d'ensemble du patient et aller aux priorités..
Ex: c'est super t'as réussi a stopper une hémorragie avec un point de compression(direct où indirect).Mais ton patient qui était en choc et nauséeux vient d'inhaler son vomit... Tu n'étais pas à sa tête. Résultat,en plus d'être en choc hypovolémique(gros besoin d'oxygène quand même...) il est dyspnéique.. bein sans une prise en charge médicale canon et super rapide,il sera bientôt mort... Mais avec tout ses membres (sans jeu de mot,ça lui fait une belle jambe)
voili,voilou...
Juste pour info,j'ai commencé à rouler en Samu à 21 ans, j'en ai 35, le SI où je travaille gère 8024 courses d’ambulances par an, soit un départ toutes les 66 minutes,en plus de ça,nous assurons 1678 missions SMUR/an....
Et je n'ai JAMAIS du faire un point de compression indirecte...
Voili,voilou
@++