Salut a vous,

Walk, beaucoup de choses super interesantes ont deja ete dites ici.
perso, cette peur, il m arrive de la vivre et ressentir de 2 facons differentes:
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de facon instinctive avec un impact physiologique quasi instantane, au cours d une ballade nocturne typiquement,
a la suite d un bruit inattendu ou d une inquietude soudaine dont l origine est difficile a definir...ca se manifeste
avec un accroissement immediat de mon rythme cardiaque et une grande envie de galoper, mais dans ces conditions, je m impose au contraire un silence et une immobilite les plus grands possibles, je suis tendu comme un ressort, mais je veux eviter de courir directo (bien que la tentation soit forte), car dans ce cas, je n entends plus et ne voit plus grand chose du fait
meme de ma course bruyante... donc je suis vraiment immobile, et a l affut du "truc" qui me fait flipper, histoire d en savoir plus.
J essaie donc d acquerir un max d info sur ce qui me fait peur...et generalement, j apprends que c est juste une bestiole qui passait par la, ou un simple bruit naturel. Cette phase d immobilisme attentif est, paradoxalement epuisante apres coup, et ca a chaque fois que ca m arrive...apres, j ai toujours l impression d avoir fait un 100 m!...
dans un autre contexte, j ai connu ca souvent dans ma campagne en allant voir une copine de nuit chez ces parents...
La c est pas la peur de la bestiole qui ne fait que passer, qui au final peut etre, se fout pas mal de ma presence...
mais plus celle des parents se reveillant et t acceuillant d un coup de fusil... mais l exercice st excellent pour
apprehender son environnement au cours de "l approche" et au final relativiser un peu sa peur...
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de facon retro-active. par exemple, recemment en Norvege, j ai fait de la grimpette sur une montagne de Fjord, un truc raide pour moi... et au bout d un moment, me suis retrouve souvent limite glissade ou chute dans les eaux acceuillantes du dit fjord 800 ou 1000 metres plus bas...
et bien la, ca se rapprochait plus d une angoisse pour moi, moins axe sr l instant present, car j avais tout le temps d imaginer la chute au cours de la montee... et bien que n etant plus dans le contexte de "l immediat" ou du soudain, je trouve que c etait plus stressant que dans le premier cas.
mais en contre partie, a chaque pas me menant a une position "stable" je m arrete et je calcule le pas suivant... et par peur, il m arrivait de rester 10 minute a cogiter sur la facon de faire le pas precedent, mais ces poses en position "safe" etaient au final salutaires, un peu ilot de repos au milieu d une mer de stress (c est y pas beau ca?

), la j etais en mode de calcul permanent...jusqu au moment ou l avancee etait, a mes yeux, trop risquee. Et la cette peur a fournit
de la matiere a ma raison (ou partie cognitrice de ma cervelle on va dire) et ma fait rebrousser chemin.
Donc une autre facette de ma peur et de ces effets sur mon comportement...dans ce cas elle sert de garde fou et permet d eviter de faire le con ou d aller au dela de ces limites "fonctionnelles".
Donc en resume, compte tenu de mon vecu, je la vois sous ces 2 facettes:
- un "trigger" extremement autonome et "intelligent" qui fait demarrer au quart de tour pour se sortir d une situation tordue...et vite...
- un "controleur" qui impose des "facteurs limitants" permettant de rester dans les clous et d eviter de se mettre dans une situation tordue...
Encore une fois, c est juste mon ressenti compte tenu de mon vecu...
si ca peut aporter de l eau au moulin...
a+,
Lambda