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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Partages désescalade et communication.  (Lu 22729 fois)

05 mai 2025 à 22:33:01
Réponse #50

Patapon


Mon approche de base c'est : je suis sympa, et c'est mieux pour autrui.

Un classique: "Be nice, until it's time to not be nice" ;)

https://youtu.be/O8aNfg0LBgQ?feature=shared&t=148
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

05 mai 2025 à 22:45:34
Réponse #51

Mary


On peut aussi être mi-classe mi-sauvage, c’est pas interdit elle a dit :

https://youtu.be/prDCDmchtTg?si=sbDUmOgO-rjLTIzT

05 mai 2025 à 22:52:52
Réponse #52

Patapon


On peut aussi être mi-classe mi-sauvage, c’est pas interdit elle a dit :

https://youtu.be/prDCDmchtTg?si=sbDUmOgO-rjLTIzT

Y en a pour qui le sujet tabou c'est leur origine sino-américaine, d'autres c'est le montant de la course qui ne doit pas changer:  ;#
« Modifié: 05 mai 2025 à 23:14:02 par Patapon »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

06 mai 2025 à 11:26:43
Réponse #53

Mary


Y en a pour qui le sujet tabou c'est leur origine sino-américaine, d'autres c'est le montant de la course qui ne doit pas changer:  ;#

Ou bien venir frapper à la porte de ma chambre, un nombre incalculable de fois, sois-disant pour me proposer du thé. Je te fais regretter le jour où tu es né.

Ou encore me suivre dans la rue, sans autorisation, comme si j’étais un furet.

Je ne cherche pas seulement à me protéger. Je cherche à punir.

Les anecdotes de voyages sont nombreuses mais je ne sais pas dans quelles mesures mes histoires pourrait intéresser les membres du forum.

Ps : Pour en revenir au poste de notre camarade Ouistiti et « l'art de ne pas se trouver à l'endroit où ça craint » je pense à deux ouvrages autobiographiques qui traitent de situations extrêmement dégradées, sans doute les pires cas de figure :

a) Même le silence a une fin. Ingrid Betencourt.

b) 3096 jours. Natasha Kampusch.

Les deux sont des surdouées de la survie. Et ces récits, des mines d’informations en matière de communication.

06 mai 2025 à 19:21:36
Réponse #54

Aleksi


Salut Mary, et salut à tous  :)
Si tu veux partager des anecdotes qui apportent du signal au forum et déclenchent des conversations intéressantes comme celle-ci n'hésites pas à ouvrir un topic même. Ça peut aider dans les recherches précises sur la sécurité en voyage au long cours par exemple, etc.

Une de tes phrases me semble mériter un peu d'explication si tu le veux bien, quand tu dis que tu ne cherches pas que à te protéger mais à punir ?

Quand à la loi de ne pas être au mauvais moment au mauvais endroit, c'est une bonne règle de base, je l'applique dans mon quotidien de marin. On dégage des zones cycloniques pendant la période des cyclones (raison pour laquelle je fais cap sur le Guatemala demain matin d'ailleurs), on évite les grandes traversées hauturières en mer du Nord pendant l'hiver, etc etc.
Sur la route, l'instinct développé par l'expérience et la confrontation à un certain nombre de situations merdiques permet d'éviter certains scénarios. J'ai entendu tellement d'histoire de backpackers qui se sont fait dépouillé comme des nazes parce qu'ils se sont laissés entraîner dans une situation sans voir venir la daube (et parce qu'ils veulent que tout le monde y soit beau et gentil). Ça me paraissait surnaturel parfois d'écouter leurs histoires, mais je me retenais de juger puisqu'il n'y à qu'à regarder un chat domestique essayer de chasser pour se rendre compte que quand on est pas dans son élément... on est assez nul (genre moi quand j'essaie d'aider à la création d'une page web par exemple)

Bref, en dormant des années d'affilés dans les rues et forêts d'Amérique Latine, je ne me suis jamais fait voler. J'ai été chercher les ennuis dans les endroits les plus débiles que l'on puisse imaginer sur le continent, mais la fois où ça a vraiment chauffé pour moi, et bien j'étais évidemment au mauvais endroit au mauvais moment, mais avec aucun moyen de le savoir. Morceau de jungle sans histoire, habitants paysans et paisibles, ma traversée du Darien loin derrière moi, etc.
Donc pour moi, la violence peu venir de tout le monde, de nul part, à n'importe quelle moment, imprévu, injuste, pas du tout proportionnel, injustifiée. Un gamin de 11 ans avec son premier flingue et ses premiers grammes de coke. Les trucs qui te démontent c'est ça, c'est la vague scélérate en mer.  Et ça viens dans le dos et de nuit.
Donc ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment je ne sais pas, je me contenterai de dire ne pas provoquer le sort, s'évaluer et être certain qu'on a bien évaluer la situation, et être prêt à tout.
Pas une vérité, juste un avis nécessairement biaisé par mes expériences.
A plus !  :)

06 mai 2025 à 21:47:18
Réponse #55

Khee Nok


quand tu dis que tu ne cherches pas que à te protéger mais à punir ?

Je comprends bien cela.

Si on essaie de me niquer, pour commencer bien sur que j'essaie de ne pas me laisser faire, par instinct de conservation.

Mais en plus j'essaierai de me venger (si je peux).

Pour plusieurs raisons (poids variable selon les circonstance): la satisfaction de la vengeance, assoir ma réputation d'un qu'il vaut mieux ne pas essayer de niquer, et puis essayer de rendre le monde meilleur en ramenant les salauds a resipiscence.

Ce qui n'empêche pas de laisser pisser: parfois (souvent) ça n'en vaut pas la peine.


07 mai 2025 à 16:03:43
Réponse #56

Mary



Si tu veux partager des anecdotes qui apportent du signal au forum et déclenchent des conversations intéressantes comme celle-ci n'hésites pas à ouvrir un topic même. Ça peut aider dans les recherches précises sur la sécurité en voyage au long cours par exemple, etc.


Coucou Aleksi,

Si elles peuvent servir à long terme. J’aurais quelques idées à suggérer pour un cas de figure très précis : la prise d’otage dans un contexte d’insécurité politique. Je dois vérifier dans quelles mesures la thématique a été traitée sur le site (je ne me suis pas encore servi du moteur de recherche).


Une de tes phrases me semble mériter un peu d'explication si tu le veux bien, quand tu dis que tu ne cherches pas que à te protéger mais à punir ?


Une sorte de vengeance immédiate. J’aime quand les auteurs paient pour leurs actes. Je repensais à deux événements survenus en Inde.
 
1.    Ça me donne l’illusion satisfaisante de les marquer afin qu’ils ne recommencent pas.
2.    Ça me donne le sentiment de faire une bonne action pour mon prochain.


Quand dégage des zones cycloniques pendant la période des cyclones (raison pour laquelle je fais cap sur le Guatemala demain matin d'ailleurs), on évite les grandes traversées hauturières en mer du Nord pendant l'hiver, etc etc.


Ces zones sont connues pour leurs turbulences saisonnières, n’est-ce pas ? J’imagine qu’il y a moult statistiques et normes météorologiques. Les données objectives sont d’un si grand secours.


Bref, en dormant des années d'affilés dans les rues et forêts d'Amérique Latine, je ne me suis jamais fait voler.


Dans les rues carrément ?


J'ai été chercher les ennuis dans les endroits les plus débiles que l'on puisse imaginer sur le continent,


Nous on veut bien en savoir plus, hein…


mais la fois où ça a vraiment chauffé pour moi, et bien j'étais évidemment au mauvais endroit au mauvais moment, mais avec aucun moyen de le savoir.


Ce fameux facteur « chance » ou « malchance ». Le fortuit. La coïncidence. La combinaison de.


Morceau de jungle sans histoire, habitants paysans et paisibles, ma traversée du Darien loin derrière moi, etc.


Darién, la frontière terrestre réputée redoutable entre la Colombie et le Panama. La zone est-elle entièrement aux mains des narco-trafiquants ? La traversée a duré combien de jours ? Tu étais seul ? Tu dormais où ? Tu mangeais quoi ?


A plus !  :)


A plus dans le bus.


17 mai 2025 à 16:38:11
Réponse #57

Aleksi


Salut Mary, merci pour tes précisions  :)
Pour répondre à tes questions, je ne veux pas (encore  ;#) trop spammer le forum avec mes histoires, mais tu y trouvera de nombreuses de mes interventions (pour la plupart je l’espère non anxiogène  ;), la dernière nous construisions notre pirogue en Amazonie pour pagayer 500km de forêt vraiment "vierge").
Pour le Darien et faire court car c'est une assez longue histoire, oui j'étais en solo (mon ex compagne s'étant blessée au pied à ce moment pendant une première tentative) mais j'étais quelques jours avec un braconnier que je "connaissais bien" puis plus tard j'ai récupéré -car livré à eux même- un groupe de Pakistanais en route pour les US et Canada que j'ai guidé jusqu'à la civilisation, ce qui m'a évidemment valu de grosses emmerdes comme tu l'imagines, mais au final ne sachant pas trop quoi faire de moi, on m'a bien fait comprendre que si je me faisais la malle discrètement sans me faire choper, on ne viendrait pas me poursuivre, donc je ne me suis pas fait prier le lendemain à l'aube.
La traversée prend entre 8 et 10j, elle m'en a pris 6 car mon compagnon de départ était sous amphétamine et avons avalé la partie montagneuse du trip sans dormir...
J'avais une petit sac à dos quechua, que j'ai encore dans mon bateau (arpenaz 20) dans lequel j'avais du sucre et des flocons d'avoine, un gobelet, une cuillère, une bache, mon hamac, machette, briquet. Je pêchais à la frontale et à la machette. C'était juste après qu'un jeune scandinave se soit fait descendre à cause d'un gps dans son sac, les groupes armés locaux l'ont pris pour un espion yankee, évidemment... donc je n'avais rien de rien. Si je me souviens bien, 5 dollars US en poche qui sont toutes partie en clopes quand je suis arrivé à Panama City pour me remettre de mes émotions (et pour couronner le tout, je dormais dans un buisson et me suis fait pisser sur mon sac cette nuit là...)

La zone était entièrement aux mains de narcos et surtout de plus en plus, trafic d'humain. Je crois que c'est bien pire encore maintenant, mais paradoxalement plus "safe". Les seuls calmes étaient les bandes côtières, raison pour laquelle les backpackers prennent les lanchas rapidas entre Colombie et Panama.

A plus !  :)

18 mai 2025 à 11:31:28
Réponse #58

VERDUG0


J'avais une petit sac à dos quechua, que j'ai encore dans mon bateau (arpenaz 20) dans lequel j'avais du sucre et des flocons d'avoine, un gobelet, une cuillère, une bache, mon hamac, machette, briquet. Je pêchais à la frontale et à la machette.
Ce passage mérite reflexion.
Que du matos simple, de tous les jours.
Pas de marque ou produit spécifique, à part le sac Quechua, qui là est plus pour indiquer que n'importe quel sac à dos aurait fait le meme taf.
Bref, pas de grigri, rien de compliqué, ou même d'enviable.

La machette aurtait pu etre une condor à 100e, quart titane snowpeak, tarp DCF, cuillere MSR, hamac Dutchware.
Mais non.
Que du matos de superette.
Enfin, je pense, j'en sais rien  ;D

Le "bon" matos, ca peut aussi éloigner du présent, de ce qu'on fait, là, tout de suite.
Observez l'état d'usure de ceux qui vous parlent de X accessoire.
La review d'une pelle neuve, je zappe direct.
Je suis à peu près sur que le matos du camarade Aleksi est bien usé.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

18 mai 2025 à 13:19:25
Réponse #59

Shirokuma


Observez l'état d'usure de ceux qui vous parlent de X accessoire.
La review d'une pelle neuve, je zappe direct.
Je suis à peu près sur que le matos du camarade Aleksi est bien usé.
;D
Tellement d'accord avec ça.
Savoir entretenir du matos rustique, le nettoyer, l'affuter, le réparer si nécessaire, ça, ça apporte du signal.
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

18 mai 2025 à 16:56:53
Réponse #60

Aleksi


Ce passage mérite reflexion.
Que du matos simple, de tous les jours.
Tout à fait amigo. Rien de spécial, et le hamac est le type "garimpero" acheté dans la rue en Amazonie, il m'a encore servi pour ma dernière expé (j'en ai quand même acheté 2 autres en rab' que je garde à bord, je les aime tellement que j'ai trop peur qu'il me lâche et devoir acheter autre chose).
Mais en fait l'intérêt de cette stratégie est double (au moins) :
-La première étant de ne pas attirer l'attention comme un sapin de Noël, pour des raisons de sécurité, de tranquillité, je pousserai même jusqu'à dire de respect.

-La deuxième sur laquelle j'ai déjà tellement insisté que j'ai l'impression d'être un vieux radoteur  ;#, raison pour laquelle on me voit parfois intervenir de manière quelque peu sceptique sur les sujets qui traitent du voyage au long cours/ vagabondage et matos : tout matériel, de qualité excellente ou médiocre finira par nous lâcher sur un voyage au long cours (je parle genre 3 ans +, quand ça devient la vie et pas un épisode bien délimité). La seul solution viable sur le très long terme et de savoir utiliser ce qui se trouve localement et ne surtout dépendre de rien de "compliqué". Être à même de tout réparer, mais cela va sans dire. D'où l'intérêt de comprendre les systèmes ("école" Kilbith hein  :)) plutôt que compter sur  la qualité des items individuel.

Et puis... De quoi a-t-on vraiment besoin pour partir à l'aventure ?

J'ai récemment rencontré sur un îlot paumé du sud des Bahamas un jeune aventurier comme je les aime et il fonctionnait tout à fait comme cela. Fort, heureux et débrouillard, il m'a donné du baume au coeur. Nous avons été ensemble chasser une chèvre sauvage (avec permission de la communauté locale qui vit sur une île voisine), nous l'avons fumé et avons eu le temps d'échanger autour de festins sur le feu de camp (pour nous il nous fallait des vivres pour la traversée jusqu'au Guatemala d'ou le fumage). Je me demandais s'il existait encore des jeunes sur la route sans panneaux solaires pliables et smartphones, la réponse est oui  :)



04 juin 2025 à 13:17:00
Réponse #61

Mary


C’était à Jalandhar, dans le Punjâb. Après mon escapade pluvieuse à travers l’Himachal Pradesh. J’avais booké un Guest house dans un quartier miteux, pour une nuit, le temps d’un transit. Je vérifie l’état de la chambre et des sanitaires. Je redescend au desk : c’est ok. Passeport ?

Je m’installe. Je commence à déballer quelques affaires, je vais me laver (pour changer). Ça frappe fort à la porte. Une fois, deux fois. Je me fige.

Je n’ai qu’une idée en tête, me sécher, me rhabiller, être en mesure de jauger ce qui se passe, être prête « au cas où » afin de pouvoir dégainer de la chambre.

Quelques minutes plus tard, ça refrappe.

- Miss? What are you doing?
De son accent atroce, je comprends que le gars propose du thé.

Je remets une couche de vêtements et j’ouvre. Tu veux quoi ?
- tea ? Miss do you want tea?
- No, thank you, no tea. 

Je suis au premier étage. Il remonte quelques minutes plus tard. Il est minuit passé. Je me dis qu’il y a un quiproquo.

- What the hell do you want?
- Talking, open the door.

Je sens mon cœur battre. Battre de colère et d’indignation. J’ouvre une seconde fois la porte : leave me alone. It’s late, very late! Go! Go! Je le toise comme le dernier des déchets et je lui claque violemment la porte au nez.

Je sens que ça ne va pas s’arrêter, mais je suis loin d’imaginer… combien de fois ils vont avoir l’audace de revenir. Le réceptionniste mais également son collègue (une autre voix, un même accent indien des ténèbres) feront des va-et-vient, sans vergogne.

Et plus je disais « non », plus ils insistaient, comme si de rien n’était; tout se passait comme s’il y avait un grand malentendu.

Un autre type frappe à ma porte. Une troisième voix, donc. Sortie de nulle part.

- Bonsoir je suis allemand. C’est la réception qui m’envoie, apparemment vous avez un problème ? Kann ich dir helfen?
- Pardon ? Comment ça j’ai un problème ? Moi ? J’ai rien demandé, bande de gueux. J’ai le droit de dormir ? Vous êtes qui, vous, pour venir à ma porte ?
- Ils ont dit que je vienne vous parler en allemand.
- Mais, c’est une blague ?!? Was redest du ? Geh zurück in dein Zimmer, Idiot.

Le blondinet revient. Il n’a pas l’air de capter pourquoi je l’envoie bouler. Je suis dans un état d’énervement ultime. Au départ, je ne voulais pas lever la voix, mais bon sang… je ne veux pas de thé. Don’t bother me. Leave me alone. Alone. Stop ! Stop !

Les Indiens reviennent, calmes et insistants. Ils agissent selon un mécanisme vicieux que j’ai mis deux mois à déceler : ils te poussent à bout, puis demandent innocemment des comptes.

- Miss, don’t understand, why you’r so angry?
- Because I don’t wanna talk to you, piece of shit!
- Miss, why miss? It’s unfair.
- [modération Aleksi] : il y'a des limites...
- Miss, you are very angry, sorry, please.

Je suis debout dans la pièce. Je culmine de rage. Les images s’entrechoquent : je suis partagée entre l’envie très pressante d’ouvrir la porte pour leur cracher dessus et infliger des front kicks, et la logique de me barricader.

Je me sens largement capable de leur tenir tête (aux deux) mais pas du tout préparée en cas de menace à l’arme blanche. Si j’ouvre cette porte, je prend le risque qu’elle se referme sur moi.

- Je vous demande de partir ou j’appelle la police.

En vérité, je n’ai pas le numéro correspondant et surtout mon I-Phone 3 GS vieux de 8 ans n’a pas de carte SIM active. Je suis un peu piégée. Je mets des coups de poings dans la porte, je hurle. Je veux que l’Hotel m’entende. Il n’y a pas grand monde, j’ai l’impression. Je ne crains pas pour ma vie. Je me sens en position de force. Je veux seulement que ce flagrant manque de respect prenne fin.

Je me glisse dans ce maudit lit, au sein de mon sac de couchage. Je rumine. Je me lève. Je prépare mon plan. Je dors un œil ouvert, toute habillée, évidemment. Mon Queshua est d’ores et déjà fermé, je ne laisse rien traîner.

Je sors mon couteau, je fends le matelas et son drap. Je vide un paquet de cacahuètes sur le sol, sous le sommier, dans la salle de bain, je déverse et j’écrase (je sais, c’est pathétique).

J’essaie de casser les tiroirs.
Je coupe le flexible de la douche.
Je pète la chasse d’eau.
Je tâche de percer un tuyau sous le robinet.
Je mets des coups de pied dans la grille d’aération pour l’endommager.
Je m’arrête là.

J’inspecte les sons. Je sors. Je descends les marches, sans bruit. Je retiens ma respiration. Je quitte l’établissement.

Je vais au Macdo pour la première et dernière fois. Je suis tellement gavée de bouffer des trucs ultra spicy (et pourtant j’apprécie la nourriture épicée mais trop c’est trop, et puis ces litres d’huile dégeulasse, et la crasse ambiante, dans ce pays calamiteux, partout). Je veux des aliments aseptisés et standards.

Le Macdo est climatisé et bien entretenu. Je commande un sandwich (pas de bœuf, c’est interdit par la Loi, en tous cas dans cet État. Et je ne consommais de la viande que sous conditions. Bref, j’ai à peine fini d’avaler ce truc végé infect, je profite de la WIFI, que je réalise l’étourderie : mon billet de train se trouve dans la chambre. Posée sur la couverture.

Mon sang se glace. J’y retourne ? Je le récupère ? Entre temps, depuis mon check-out, ils ont dû s’apercevoir des dégâts.
Je vais à la gare ? Je rachète un billet, allez, y a pas le choix, c’est la décision la plus sage. Non. Tu vas retrouver ce billet. Mais retourner dans les lieux après ce que j’ai fait ?

Je marche. Décidée à mettre la main dessus.

Au carrefour, je tombe sur un régiment de soldats sikhs. Enturbannés, solonnels. Je prend une voix de fiotte. Excuse-me, I need your help. Harassment in the Hotel at night.
- Ils vous ont agressé ?
- Non, ils m’ont proposé du thé.

Je les emmène sur place. Je me conduis comme une victime. Je marche tête baissée, je ralentis le pas, je prend un air désabusé. Ils sont 6 ou 7, sans déconner. Armés, en costume. On se retrouve au lobby, nez à nez avec le verre-de-terre sous le choc et son larbin.

- Vous vouliez quoi cette nuit ?
- Miss, on voulait rien, miss.
- Ah bon ? De minuit à deux heures du matin, vous vouliez rien ?
Ma condescendance laisse place à une facette naturelle de mon visage. Or, intuitivement, je sens que si je veux maintenir la sympathie des fonctionnaires, il faut que je me remette temporairement sous leur protection. J’ai une sainte et définitive horreur de ce genre de patronage.

Ils m’informent : on a passé un appel. Une collègue arrive, vous pourrez tout lui raconter.
Mais je n’ai rien à ajouter. C’était du harcèlement dans sa forme la plus manifeste.

La femme arrive. Sérieuse, sans sourire, professionnelle. J’aime quand elles ne sourient pas à tout va, notamment dans un contexte comme celui-ci. Elle parle assez bien anglais.

- Miss, vous souhaitez déposer plainte ?
- Je ne sais pas, je dois y réfléchir….je joue l’indécise.
- Le réceptionniste dit que vous êtes partie sans payer.
- Moi ? J’ai payé via Booking (c’est faux). Ah, oh fait, j’ai oublié un papier dans la chambre ! Je peux le récupérer ? Je n’attends pas qu’on me réponde. Je monte sans tarder. Je m’empare du ticket. Je le serre contre ma poche. Alléluia.
- Miss, vous venez avec nous au commissariat  ?
- Bof, bof, finalement j’ai pas trop envie, pas pour si peu, vous savez, je crois que ce n’est pas la peine…en plus, j’ai un train dans 40 minutes, voilà, je vous remercie, je dois partir, merci encore, aurevoir.

Je les laisse en plan dans le couloir.
Ils font la leçon aux deux sous-merdes.

Je taille vers la gare, direction Golden Temple, Amritsar.
« Modifié: 07 juin 2025 à 10:57:20 par Aleksi »

04 juin 2025 à 22:36:14
Réponse #62

Boris


je relis et relis ton histoire et je ne sais pas trop quoi penser de cela, mis à part que ça pourrait très bien être l'intro d'un film dont l'héroine, qui a pris de l'ectazy, est en plein bad trip en Inde...  ^-^
Ca se finit bien quand même?
Bonne soirée

05 juin 2025 à 12:02:53
Réponse #63

DavidManise


Je ne cherche pas seulement à me protéger. Je cherche à punir.

Comme ils disent si bien dans Taken : bon chance.

Ou comme disait De Gaulle : vaste programme.

Même moi j'ai arrêté.  Du haut de mes 120kg et avec toutes mes capacités de nuisance, j'ai arrêté.  Cogner sur les gens ça ne les rend pas moins con.  Les insulter ou les humilier non plus. 

Désolé. 

Je comprends (très bien) la démarche et le sentiment d'injustice.  Mais c'est comme essayer de creuser un trou dans l'eau.

Tchuss,

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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05 juin 2025 à 18:37:48
Réponse #64

azur


Une sorte de vengeance immédiate. J’aime quand les auteurs paient pour leurs actes. Je repensais à deux événements survenus en Inde.
1.    Ça me donne l’illusion satisfaisante de les marquer afin qu’ils ne recommencent pas.
2.    Ça me donne le sentiment de faire une bonne action pour mon prochain.
J'ai le sentiment que tu mélanges 3 concepts bien distincts...

- le besoin de protection de soi et des autres... d'une menace ou d'un risque de récidive, en neutralisant le fautif. Ça s'apparente à la légitime défense et c'est nécessaire à la sécurité du groupe, mais ça doit être décorrélé de toute émotion ou ressentiment, le seul objectif étant d'assurer sa propre sureté.
- la soif de justice ou le besoin (ou l'envie) de punir... La sanction est indispensable dans le fonctionnement normal d'une société, pour assurer le respect et la crédibilité des règles communes. Sauf que la justice n'est pas une affaire individuelle, c'est une réponse de la société (et de ses mandataires) par rapport à des règles existantes. Que "les auteurs paient pour leurs actes", c'est normal... mais la décision sur la façon de payer ne peut venir d'une seule personne, au risque d'être subjectif... et donc injuste. Et s'il n'y a pas de règles communes, le plus simple est s'en tenir au point précédent: assurer sa propre sécurité...
- le désir de vengeance qui découle de la haine qu'on peut éprouver envers une personne qui nous a causé du tort... Je me contenterai de rappeler que la haine est TOUJOURS une très mauvaise motivation et que l'aboutissement d'une vengeance fini par causer plus de dégâts chez celui qui se venge (je te renvoie à la conclusion du "comte de Monte Christo" sur le sujet)


A toi de voir ce que tu évoques en utilisant l'expression "vengeance immédiate"... en restant consciente que l'ambition de "punir" par soi-même reste une vaste illusion.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

05 juin 2025 à 20:53:50
Réponse #65

Mary


Tout le quartier semble être là, ils me fixent, on dirait qu’ils voient une blanche pour la première fois.

On retourne le corps.

C’est bien lui, ce satané chaiwala. Le feu a épargné son visage. On ne peut pas en dire autant de Hans, mais il y a peu de doutes, c’était le seul occidental. Les autres corps sont simplement alignés sur le trottoir.

Mais pourquoi ce chaiwala s’était-il mis dans la tête que je devais absolument lui acheter à prix d’or du thé, du thé, et encore du thé ? Comme si c’était spécialement à moi de payer l’insuline de sa cadette, je ne suis pas la Croix Rouge ! Oui la vie est dure, mais si on n’a pas les moyens, on ne fait pas six enfants.

Moi je voulais juste dormir. Une guest-house ça sert à ça, non ? Je devais me lever aux aurores pour attraper mon train, il aurait pu le comprendre.

Mais non. Lui qui revenait, revenait, revenait. Jusqu’à aller chercher cet allemand qui sous prétexte qu’il avait cédé à ce misérabilisme, se croyait autorisé à me demander d’en faire de même.

Moi je voulais juste dormir !

Fatiguée, énervée, je ne sais plus qui a porté le premier coup mais ça a été très vite, mon couteau était sorti. Il n’a même pas crié.

L’essence du réchaud, l’incendie pour faire disparaître le corps. Et puis la fuite dans l’aube.

J’ai fini dans un McDo, un des rares endroits où l’on trouve des toilettes décentes dans ce pays calamiteux. Nettoyer le sang sur mes mains et mes vêtements. Je pense que c’est le manager qui m’a balancée à la police.

En retournant sur les lieux, en voyant les corps, je comprends mieux les moyens déployés pour me retrouver. Je n’imaginais pas que l’incendie s’étendrait autant.

Maintenant on va me ramener au commissariat. Amritsar attendra, longtemps. Mais inexplicablement les policiers reculent et me laissent. Et le lynchage commence.



(PAVC)

 :lol:

Magistral.
gros fou rire.
Ton texte est d’une drôlerie.

Et ce Hans, qu’est-ce qu’il foutait là ?

David, avoue que Hans n’avait rien à faire dans cette histoire. Surtout à une heure du mat.

J’en peux plus  :lol:

07 juin 2025 à 07:55:14
Réponse #66

Mary



J'ai le sentiment que tu mélanges 3 concepts bien distincts...


J’ai le sentiment que tu confonds théorie et réalisme de terrain. Législations et légitimité. Croyances collectives et vérité.


le besoin de protection de soi et des autres... doit être décorrélé de toute émotion ou ressentiment ».


Dans l’idéal, peut-être, si l’on pense que les émotions et les sensations ne s’inscrivent aucunement dans l’ordre naturel des instincts de survie…

Les distinctions conceptuelles, si classiques, que tu rapportes, je les partage. La soif de justice et le désir de vengeance peuvent néanmoins être liés.

On ne demande pas à une mère de famille si elle « hait » trop ou pas assez l’assassin de son enfant afin de vérifier si la sentence du Tribunal sera valide.

1. Elle peut ne point haïr ledit assassin, mais vouloir la peine maximale.
2. Elle peut le haïr mais vouloir, en sa faveur, une certaine clémence.
3. Elle peut le haïr et vouloir une peine maximale.

On a tous vu un condamné à mort, la corde au cou, gracié à la toute dernière minute. « Le meurtrier pleurait. Il a demandé pardon. Je l'ai giflé, ce qui m'a calmé ». La gifle ou la potence, la mère de la défunte victime a tranché (les faits se sont déroulés à Nowshahr, province du Mazandaran en Iran, avril 2014).


Sauf que la justice n'est pas une affaire individuelle, c'est une réponse de la société (et de ses mandataires) par rapport à des règles existantes.


C’est un lieu commun. Personne ne te contredira. Sous nos auspices, l’application de la justice est une prérogative régalienne.

En revanche, je serai plus nuancée en contexte sauvage et dans le cadre d’un vagabondage au cœur des pays les plus corrompus…

Tout ce que tu dépeins vaut et dans l’idéal et dans une société civilisée et dans le meilleur des mondes.

J’estime que la justice est une affaire individuelle lorsque la responsabilité personnelle intervient - selon des conditions très précises. Mais il faut que les conditions soient réunies. Et j’estime, a fortiori, qu’elle est affaire individuelle quand l’éthique de la responsabilité personnelle s’impose sous l’égide d’une conviction.


Que "les auteurs paient pour leurs actes", c'est normal... mais la décision sur la façon de payer ne peut venir d'une seule personne, au risque d'être subjectif...


Les tribunaux, les magistrats et les juges, les humains, ne sont pas dénués de subjectivité.


au risque d'être subjectif... et donc injuste.


Je ne parviens pas à voir si ton raisonnement est superficiel ou s’il est naïf.

Comment imaginer que l’objectivité réelle ou supposée d’un décisionnaire est nécessairement gage de justice ? Et pourquoi exclure la subjectivité, elle, comme instrument de justesse ?

Je te rejoins sur l’importance du consensus et du principe de décisions communes. Mais il n’y a rien de très original là-dedans (à moins d’avoir une propension pour l’anarchie).

Je me permets, cependant, de renvoyer aux déclarations d’Éric Dupont-Moretti sur ce qu’il nomme, avec lucidité, « l’administration ».


Je me contenterai de rappeler que la haine est TOUJOURS une très mauvaise motivation.


C’est un parti pris, Azur.

Tu évoques Alexandre Dumas.
Un autre peut mentionner Nietzsche.
Je me censure à citer des Versets.

Enfin, n’ai-je pas employé le lexique de l’illusion et de la satisfaction ? On n’assèchera jamais l’océan des injustices avec des sacs d’arachides.

Aussi, et c’est à mes yeux le plus important, dans le fond : je fais beaucoup d’efforts, dans la vie, pour éviter d’être dans les postures, c’est-à-dire dans le rôle inflexible et de façade qu’on veut bien s’attribuer pour forger une image.

Et pour aller plus loin, je dirais même qu’à chaque fois qu’on voudra me baiser la gueule et que j’aurais éventuellement les moyens safe d’agir sur-le-champs, je me débrouillerai pour essayer de punir.

L’exercice d’une vengeance instantanée, c’est de l’ordre d’une pulsion et de son soulagement. Ce n’est pas une gloire.

« La plupart des gens ne sont pas réellement moraux, ils ont peur d'être jugés immoraux ».

07 juin 2025 à 09:43:23
Réponse #67

Boris


"Aussi, et c’est à mes yeux le plus important, dans le fond : je fais beaucoup d’efforts, dans la vie, pour éviter d’être dans les postures, c’est-à-dire dans le rôle inflexible et de façade qu’on veut bien s’attribuer pour forger une image.

Et pour aller plus loin, je dirais même qu’à chaque fois qu’on voudra me baiser la gueule et que j’aurais éventuellement les moyens safe d’agir sur-le-champs, je me débrouillerai pour essayer de punir."

Je trouve que les deux phrases s'opposent et que dans un second temps,  le sujet initial s'éloigne doucement mais surement. Quel lien avec la notion de desescalade?

07 juin 2025 à 10:51:54
Réponse #68

Aleksi


Bon  :closedeyes:
Salut Mary, j'ai beau essayer de te suivre et de te comprendre, malgré un mode de vie "similaire" à priori, j'ai l'impression qu'aussi bien sur le fond que sur la forme tout nous oppose. Tes écrits transpirent la haine et les préjudices de toutes sortes.
On n'appelle pas un jeune Allemand qui n'a rien à voire avec la choucroute mais tente de t'aider, un "blondinet".
J'ai dû modérer certaines de tes expressions, pas à la hauteur du forum. Etc. Bref, c'est un peu compliqué là.
Tu confonds backpacking et vagabondage. Les vagabonds ne réservent pas de "Guest House" et ne font pas de "Homestay". Les travels stories du backpack hostel du coin de la rue, franchement on s'en cogne.
Sauf si elles ont à voir avec la vie sauvage et la survie, au sens plus ou moins large. Dans ton cas c'est un peu trop large.
Quand je t'ai invité à poster du signal au début de tes interventions sur ce forum c'est parce qu'il y a un fort potentiel, mais il faut essayer d'être raccord avec l'endroit où tu te trouves, et l'endroit où tu postes. La qualité première du grand voyageur est de devenir caméléon, s'adapter.
Bref, ce n'est pas une vendetta perso, mais je n'arrive pas à saisir le fond du message que tu essaie de nous transmettre.
Je ne poste pas cela pour démarrer une conversation, autant être clair. Si tu veux c'est par MP. C'est un recadrage.
« Modifié: 07 juin 2025 à 12:07:57 par Aleksi »

07 juin 2025 à 20:34:02
Réponse #69

Krapo


Quel lien avec la notion de desescalade?

+1 ! ;)

Tes écrits transpirent la haine et les préjudices préjugés de toutes sortes.

+1 ! ;)

Je sais que je vais me faire taper sur les doigts mais c'est pôôôô grave !
Je survivrai... :D
« Modifié: 07 juin 2025 à 20:56:37 par Krapo »
Laissons glouglouter les égouts !

08 juin 2025 à 09:07:16
Réponse #70

Aleksi


C'est mon côté JC Van Damme ça !  J'en perd mon latin.
Préjugés en bon français, effectivement   ;)

09 juin 2025 à 21:21:30
Réponse #71

chaton-laveur


Saut tous,

Rare ici, deux ou trois points m'interpellent:

Je n'épiloguerai pas sur la justice, qui est une construction morale sans doute, sacrée peut-être, sociale éminemment. Définir en premier item le bien puis le mal pour construire une échelle où mesurer les préjudices est une affaire sérieuse, certes, régalienne dans nos contrées c'est  à dire confisquée par une autorité si ce n'est un pouvoir, dépassant en tout cas pas mal de préoccupations primaires d'un  backpacker "honnête". Individuellement, je règle mes comptes tout en évitant qu'ils se constituent.

Tu confonds backpacking et vagabondage.
J'en sais rien, mais les hoboes ne constituent-ils pas les backpackers originels ? Moi je crois que si. Les beatniks aussi, en fait.
Backpacker se traduit par routard, à l'origine. On est en plein dedans. Le survivalisme n'en est pas loin (mais un peu quand même tant qu'il n'est pas mis en pratique), ou je m'égare (ce qui a dû déjà être souvent le cas  ;D ).

Citer
La qualité première du grand voyageur est de devenir caméléon, s'adapter.
J'aurais tendance à dire que la qualité première du grand voyageur est de ne pas heurter dans la cité humaine qu'il traverse (cité humaine au sens classique, bien sûr). S'y confondre à s'y dissoudre le temps d'y passer me semble être autre chose. La théorie du gray-man peut s'entendre sans aller jusqu'au camouflage qui reproduirait l'éthique camo en la transposant à une société civile, souvent disparate ce qui rendrait l'exercice difficile.
Je veux dire que ne pas attirer l'attention, passer inaperçu, se déguiser tel un agent dormant, sont, peut-être trois choses différentes quoique similaires.

À Rome, vis comme les romains. S'adapter, ça va sans dire !
On pourrait dire que j'ai le pardon rancunier.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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