Salut

Bon, "à cause" de Kai, j'ai lu un bouquin qui s'appelle "l'art de la simplicité". Enfin. Non. Je l'ai pas lu. Pour être honnête, je l'ai posé dans les chiottes, et j'ai feuilleté 3-4 pages par jour, et je l'ai résumé grossièrement dans ma tête : la simplicité est atteinte quand il n'y a plus rien à retirer, et qu'il ne manque rien. La dame m'a un peu gavé, en fait, en me semblant faire les choses à moitié, et en pratiquant un "zen" un peu snobo-bourgeois (sorry hein, j'ai bien conscience d'être, de mon côté, un rustico-bourrin

)
Mais cette idée de simplicité est valable pour tout.
Dans un kit de survie ? PEU de matériel... mais le bon. Dans un texte ? PEU de blabla, mais le bon. Dans une maison ? PEU de bordel, mais les trucs essentiels.
Vous avez pigé l'idée... c'est simple

Bref j'ai attaqué mon délire de simplification par le verre à brosses à dents de la salle de bains. Environs 19 brosses à dents à des niveaux de vieillesse divers, des tubes de dentifrices enroulés, vides, au fond, des pinces à épiler, plein de merdes...
Je l'ai pris. Je l'ai vidé. Je l'ai lavé. A ce niveau il était parfait. Vierge. Et là je me suis demandé avec quoi j'allais accepter de le rendre imparfait... qu'est-ce qui en valait vraiment la peine ? J'ai gardé UNE brosse à dents, la plus en forme, celle de la meilleure qualité possible, pour chacun des membres de la famille. UN tube de dentifrice. Et j'ai viré tout le reste. POU-BELLE !!!
C'est débile, c'est un petit geste insignifiant... mais j'ai fait ça avec une sorte de soulagement. Et petit à petit, tous les jours, je trouve un coin qui m'agace inconsciemment dans ma vie, dans l'appart, dans ma façon d'écrire, d'être, de penser... je l'isole, je vide tout par terre, je trie, je garde l'essentiel. LE truc qui va bien. Et le reste, je le donne, je le vends, je le jette. Bref je le gicle. Fais moi de la place.
C'est difficile à expliquer. Mais bon je m'éclate. Je simplifie. Tout est rangé. J'ai réorganisé tout l'appart petit bout par petit bout comme ça. C'est carrément jouissif.
La semaine prochaine, j'attaque la caisse de surins. Là ça va être vraiment dur


David