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Auteur Sujet: Comment faire durer des piquets en bois dans le sol ?  (Lu 5637 fois)

01 avril 2019 à 12:26:12
Lu 5637 fois

Rantanplan


Re-Salut !

Pour un futur camp fixe, je met une option sur des poteaux en bois ancrés dans le sol (le "tipi-tchoum", c'était du posé-tressé en comparaison).

Pour que les poteaux ne pourrissent pas trop vite (je vise une durée de vie de 3-4 ans), quelles solutions ?

-> faire un grand trou et caler le poteau avec des pierres ? Permet l'écoulement de l'eau, évite le contact avec l'humidité. C'est galère car je n'ai pas beaucoup de caillasses à proximité (et pas spécialement enchanté d'en transporter =)). Je ne suis pas sur que ça fonctionne en plus...
 
-> badigeonner la partie enterrée de goudron de norvège ? En théorie, c'est séduisant. En pratique, ça risque d'attirer les sangliers.  :lol:

Avez-vous d'autres idées ? (qui n'impliquent pas de matériaux à dégradation très lente, qui font dégueulasse une fois le camp abandonné, comme du métal, du plastique ou du bois traité chimiquement)
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

01 avril 2019 à 13:05:53
Réponse #1

Dutch


Les romains enduisaient les madriers de leurs piles de ponts de plomb fondu: après 2000 ans plantés dans la vase, certains tiennent toujours.

Je ne suis pas compétent pour dire si l'impact écologique diffère beaucoup du plomb "à  l'état naturel" qu'ils extrayaient dans les mines... :-\

Edit: Après, rien n'empêche de porter les pointes de piquets à la déchetterie à l'issue.
En allant grattouiller la butte d'un stand de tir, la matière 1ère sera gratuite & le bilan global positif pour l'environnement
« Modifié: 01 avril 2019 à 13:45:02 par Dutch »
En essayant continuellement, on fini par réussir.
Donc: plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. (Devise Shadok)

01 avril 2019 à 13:29:30
Réponse #2

Arnaud


Avez-vous d'autres idées ?

Choisir une essence naturellement "imputrescible" : pin, mélèze, robinier, chêne, châtaignier, ...
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

01 avril 2019 à 14:06:29
Réponse #3

Rantanplan


Oui, il y a des campagnes de destruction de robinier.

Ça vaudrait peut être l'effort de déplacer des perches... La réserve naturelle du coin en utilise déjà pour bricoler ses aménagements...

Merci de m'y avoir fait penser !

Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

01 avril 2019 à 15:33:14
Réponse #4

gowildadventure


Salut,

Essaye la technique du bous brûlé japonais. Ça protège le bois de façon naturelle pour environ 80 ans. Du coup je pense que pour 3/4 ans sous terre ça devrait le faire.

A plus
Jolan
La vie est un choix

01 avril 2019 à 21:50:11
Réponse #5

migmig


bonjour
bien d accord sur la technique du bois brulé
par contre, Arnaud, est tu sur que le pin est naturelement imputrécible???
je suis persuadé du contraire, sinon on ne s amuserai pas a le traiter autoclave....

01 avril 2019 à 23:34:19
Réponse #6

Rantanplan


bonjour
bien d accord sur la technique du bois brulé
par contre, Arnaud, est tu sur que le pin est naturelement imputrécible???
je suis persuadé du contraire, sinon on ne s amuserai pas a le traiter autoclave....

https://www.misterbois-regionest.fr/quelles-sont-les-5-classes-du-bois/

"Les classes d’emploi d’une essence de bois est fixée par la norme NF EN 335-1 à 3 selon les risques d’exposition à l’humidité.
Il y a 5 classes. Chacune d’entre elle détermine un degré de résistance soit par pérennité naturelle ou par traitement (autoclave, thermochauffage). Cette « durabilité naturelle » ne concerne que le cœur du bois : le duramen.
L’aubier est par définition non durable, certains bois vont nécessiter des traitements car ils n’ont pas de résistance naturelle. D’autres, débarrassés de leur aubier seront utilisables tels quels. Cependant pour des essences comme le pin, le retrait de l’aubier n’est économiquement pas intéressant. Il nécessite alors un traitement afin de pouvoir l’utiliser dans une classe d’emploi supérieure à sa classe de base."


Ils n'ont pas mis le robinier ces corniauds ! Cette essence est de classe 4 non traité !
On voit que le pin non traité est de classe 3 mais peut atteindre la classe 5 traité (vu ailleurs, je ne sais plus où)
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

03 avril 2019 à 12:13:36
Réponse #7

Draven


Re-Salut !

Pour un futur camp fixe, je met une option sur des poteaux en bois ancrés dans le sol (le "tipi-tchoum", c'était du posé-tressé en comparaison).

Pour que les poteaux ne pourrissent pas trop vite (je vise une durée de vie de 3-4 ans), quelles solutions ?

-> faire un grand trou et caler le poteau avec des pierres ? Permet l'écoulement de l'eau, évite le contact avec l'humidité. C'est galère car je n'ai pas beaucoup de caillasses à proximité (et pas spécialement enchanté d'en transporter =)). Je ne suis pas sur que ça fonctionne en plus...
 
-> badigeonner la partie enterrée de goudron de norvège ? En théorie, c'est séduisant. En pratique, ça risque d'attirer les sangliers.  :lol:

Avez-vous d'autres idées ? (qui n'impliquent pas de matériaux à dégradation très lente, qui font dégueulasse une fois le camp abandonné, comme du métal, du plastique ou du bois traité chimiquement)

Si un jour j'arrive a avoir l'accord d'un proprio ( ou a acquérir une parcelle dans le secteur visé... ) j'envisage la construction d'un " petit " camp fixe aussi. J'y ai déjà pas mal réfléchis du coup ( a défaut de pouvoir le faire... )
La solution du bois brûle fonctionne a priori bien, on la voit beaucoup dans les vidéos ( voir la série de TA Outdoor sur sa " maison viking " ).
Un gros trou, un morceau de bois écorcé et brûle sur la partie qui va être enterrée ( voir quelques centimètres au dessus ) et bien tasser la terre a mesure que tu rebouche autour.
Ça doit dépendre du type de sol aussi...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

03 avril 2019 à 13:25:58
Réponse #8

éternel débutant


Pour un camp fixe sur du long terme le mieux pour éviter les pourritures c'est de ne pas enterrer les morceaux, mais de les poser sur une roche , gros cailloux pour éviter le contact direct avec le sol non ?
Après cela dépend aussi de quelle taille on parle quand on dit camp fixe ? Je ne suis pas sur de bien visualiser.... C'est sur que sur quelque chose de petit il est bien plus simple d'enterrer les poteaux.

03 avril 2019 à 13:35:06
Réponse #9

Arnaud


Le bois enterré ou immergé se dégradera moins vite que le bois à l'air libre... les organisme spécialisés dans la décomposition de la lignine sont aérobies donc... si vous voulez bruler le bois commencez par celui qui sera hors-sol ;) C'est une technique normalement utilisée pour les bardages.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

03 avril 2019 à 14:12:22
Réponse #10

Rantanplan


Le bois enterré ou immergé se dégradera moins vite que le bois à l'air libre... les organisme spécialisés dans la décomposition de la lignine sont aérobies donc... si vous voulez bruler le bois commencez par celui qui sera hors-sol ;) C'est une technique normalement utilisée pour les bardages.

Je ne suis pas du tout spécialiste.

Cependant, les arbres morts sur pieds pourrissent au sommet et à la base.

Pour le sommet, je ne l'explique pas. Peut être ce la vient de la nature ou de l'épaisseur du bois ?

Pour la base, je crois que les champignons saprophytes sont "boostés" par l'humidité qui remonte du sol.

L'humidité serait ici le facteur décisif. Chose que l'on retrouve dans les classes de bois (voir lien ci dessus) qui déterminent leur résistance en milieu humide.

Après, le bois enterré et immergé ne se dégrade vraiment pas ? (attention à ne pas confondre avec les trucs enterrés en sous sol acide - ex: tourbière, marais etc. -)
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

03 avril 2019 à 14:22:12
Réponse #11

Arnaud


L'humidité serait ici le facteur décisif. Chose que l'on retrouve dans les classes de bois (voir lien ci dessus) qui déterminent leur résistance en milieu humide.

L'oxygène est le facteur décisif, l'humidité joue pour les champignons (qui sont par ailleurs des organismes strictement aérobies) moins pour les coléoptères et autres petites bêtes participant au processus de décomposition.

Après, le bois enterré et immergé ne se dégrade vraiment pas ?

Le bois enterré ou immergé se dégradera moins vite que le bois à l'air libre

Il y a dans les milieux anaérobies, des organismes (bactéries principalement) qui peuvent dégrader la lignine mais qui sont moins spécialisés et efficaces que leur collègues du dessus.
« Modifié: 03 avril 2019 à 14:53:03 par Arnaud »
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

03 avril 2019 à 14:42:35
Réponse #12

François


Le bois constamment immergé dans la boue d'un marécage, peut se conserver des millénaires. L'endroit qui pourri le plus vite, c'est là où il y a de l'humidité et de l'oxygène. Zone alternativement noyée et sèche, ou remonté d'humidité par capillarité.
Poser les poteaux sur des blocs (pierre, maçonnerie, brique, béton, ...), c'est ce qui parait le plus fiable  ;)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

03 avril 2019 à 15:00:20
Réponse #13

Chill


... et concevoir des structures stables par elles-mêmes ? De l'isostatique réticulé ?
Exemples : le lit/la table de 2 perches sur 2 tripodes ; le fauteuil hamac trépied ; etc.
Il fut un temps pas si lointain ou des ponts, fortins et autres miradors étaient construits selon ces principes avec des perches de longueur standard pour des WE de 2 ou 3 jours, le "Gagnant" n'étant pas démonté à la fin du meeting.

Mes deux cents,
    Chill.

EDIT illustrations.
Pas de trous :
Exemple 1
Exemple 2
Exemple 3
Exemple 4
Exemple 5
Exemple 6

Géodésique

Trellis

Notez que dans l'exemple 2 je préférerais dormir dans les constructions d'arrière plan plutôt que dans celle du premier plan, allez savoir pourquoi ...  ::)
« Modifié: 03 avril 2019 à 17:45:33 par Chill »
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

03 avril 2019 à 15:07:23
Réponse #14

Arnaud


En passant, une maçonnerie ou du béton arrête rarement les remontées d'eau par capillarité, sauf à intégrer membrane + drain. La pierre non plus en particulier si roche calcaire... pour 3 ans et un camp léger, on peut surement faire plus simple ;)
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

03 avril 2019 à 16:09:19
Réponse #15

Rantanplan


@Chill

Salut !

Quelle est "l'espérance de vie" d'une structure assemblée par brelages ? 

Les couts utilisent quoi comme ficelle ? Sisal ? Traité ?

Merci par avance.
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

03 avril 2019 à 17:15:12
Réponse #16

Kilbith


Le bois constamment immergé dans la boue d'un marécage, peut se conserver des millénaires.

Citer
Quelle est "l'espérance de vie" d'une structure assemblée par brelages ?
Les couts utilisent quoi comme ficelle ? Sisal ? Traité ?

Habituellement du sisal (cordelette à paquet). Le truc c'est que la corde doit servir à maintenir mais pas à soutenir. C'est l'assemblage qui doit être construit de façon autoportante.

La durée de vie est de part l'utilisation du sisal volontairement limitée. Disons quelques années au plus (beaucoup moins si la corde sert à soutenir). Une corde en synthétique pourrait être plus résiliente (reste le problème des UV)

Par le passé, il était courant avec les structures végétal (bois essentiellement) et animal (par exemple cuir) de constamment entretenir la structure. C'est l'entretien qui assurait la pérennité. La Marine a capitalisé sur ça durant des siècles.

Ceci dit il existe des structures en bois tenons/mortaises qui ont plusieurs siècles. Parfois plus de 1000 ans : https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C5%8Dry%C5%AB-ji
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 avril 2019 à 17:16:47
Réponse #17

Chill


Citation de: Rantanplan
Quelle est "l'espérance de vie" d'une structure assemblée par brelages ? 

ça dépend : de quelques secondes à quelques mois !  ;#
Le type se sollicitation me parait être du premier ordre : Une structure rigide mais "vibrant" avec une amplitude négligeable sollicite moins ses brêlages qu'une structure souple avec des déplacements de "grande" amplitude. La tolérance du lien aux variations d'hygrométrie et aux attaques du biotope semblent être les paramètres suivants.

Mais il a été retrouvé en archéologie des assemblages noués puis badigeonnés de poix ou de goudron et datant de plusieurs siècles. Idem pour des coques de navire "cousues".

Pour les mouvements de jeunesse, le brêlage est normalement un assemblage temporaire (le temps d'un camp) et le lien utilisé est quelconque dans ce contexte.

Pour un "chef d'oeuvre" destiné à durer, mais pas forcément exposé aux intempéries, la protection d'un lien de qualité (lin, chanvre, etc.) par brai, goudron, cire, ou résine yc synthétique sera envisagé.
Pour du "long terme", la cheville ou la tige filetée est employée.

La règle est qu'il n'y a pas de règle : les "anciens" et primitifs refaisaient périodiquement des parties d'un habitat qu'ils savaient être temporaire, même à l'échelle de leur espérance de vie. "Tout passe, tout lasse, tout casse" était alors un mantra réputé.
Le nouveau : "Les diamants sont éternels", n'est connu que depuis quelques décades.  ;)

    Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

03 avril 2019 à 17:18:11
Réponse #18

Kilbith


Mais il a été retrouvé en archéologie des assemblages noués puis badigeonnés de poix ou de goudron et datant de plusieurs siècles. Idem pour des coques de navire "cousues".

J'avais précisément en tête les navires achéens quand je parlais de la Marine.   :up:
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 avril 2019 à 17:41:02
Réponse #19

Chill


... et pour le fun, des structures assemblées par adhérence et coincement : des ponts autoportés "Léonard de Vinci"
Exemple 1
Exemple 2
autre vue
Exemple 3
Il y a des fixations dans les exemples 2 et 3 présentés, mais le principe est basé sur l'exemple 1 pour lequel, quand il y a des liens, c'est pour la psychologie. ça tient aussi bien sans quand c'est soigneusement monté.

Yapûkà ?
   Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

03 avril 2019 à 21:08:31
Réponse #20

Rantanplan


Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

04 avril 2019 à 00:05:56
Réponse #21

François


En passant, une maçonnerie ou du béton arrête rarement les remontées d'eau par capillarité, sauf à intégrer membrane + drain. La pierre non plus en particulier si roche calcaire... pour 3 ans et un camp léger, on peut surement faire plus simple ;)

Technique peut-être pas parfaite, mais suffisamment efficace pour avoir perdurée du néolithique à nos jours (ie : abris de jardin).

Sinon, les piquets et poteaux de châtaigner non traité durent cinq à vingt ans selon les conditions.
(ils durent tant que le tanin qu'ils contiennent n'a pas été lessivé)
« Modifié: 04 avril 2019 à 00:13:06 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


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