Bonjour,
éducateur de formation, voici les conseils et éléments que je peux apporter.
Un enfant est très intuitif et très perméable aux émotions, en particulier celles de ses parents.
Autre élément, un enfant est pas mal résilient, parfois -souvent- plus que les adultes.
Partant de là, dans ta situation, je pense que ton enfant a déjà perçu qu'il y avait anguille sous roche. Tenu au secret, son cerveau va mouliner à 10 000 tours minutes et cela va générer de l'angoisse. Ne dit-on pas "le pire, c'est de ne pas savoir". Plus il sera exclu de ce secret de famille, plus il va penser que si on lui cache, c'est que c'est grave, et plus il va s'inquiéter.
Savoir vaut mieux que d'imaginer, surtout pour un enfant.
Je reviens maintenant aux émotions.
Tu as compris que je te conseille de lui parler. Mais, comme cela a déjà été dit, la façon dont tu vas lui dire les choses va teinter, pour toujours, l'information dans son cerveau.
Il faut donc DEDRAMATISER l'évènement. N'oublie pas que lui ne l'a pas vécu. Cela a naturellement été traumatisant pour toi, ça ne le sera sans doute pas pour lui.
Evite donc la "convocation" du type "viens voir, il faut que je te parle" ou "maintenant que tu es grand il faut que je te dise...".
Parlez en dans un contexte plus impersonnel, comme le conseille Azur, par exemple en fonction de l'actualité. "Nous aussi, il nous est arrivé quelque chose comme ça".
Et effectivement, embrayer sur le coté précieux et riche de la vie.
Enfin, je redis aussi ce que les camarades ont déjà énoncé : les accidents de la vie, ça arrive, à tout le monde, obligatoirement.
En parler à un enfant de 9 ans, c'est éducatif. Mets toi dans cet état d'esprit quand tu lui en parleras et tu verras, tu seras libérée, ce sera MAGIQUE.
