Salut,

Voici ma petite soluce. Ce n'est pas parfait....mais comme le disait Simon, le problème c'est moins de choisir la "bonne solution" que de trouver la "moins mauvaise" et de l'appliquer. Il faut faire avec notre rationalité limité.
Je vais faire l’hypothèse qu’il n’y rien à retirer de la voiture qui a complètement brûlé. Je vous rappel la situation :Vous êtes devant l’épave de votre voiture à 1500m d’altitude en costume cravate.
Vous êtes à deux heures de marche mini de la civilisation. Personne ne va passer sur la route cette nuit. Peut être le chasse neige demain matin. Personne ne sait exactement ou vous êtes.
Il fait nuit, -5°C avec un vent entre 30 et 50 km/h, la neige tombe en abondance et trempe vos vêtments. Rien d’exceptionnel. La température ressentie dans ces conditions est au moins de -15°C ! .....pour la contreverse :
http://ptaff.ca/humidex/Vous êtes diminué physiquement : perte des lunettes, vous ne voyez pas grand-chose. Une de vos chevilles est en mauvais état, une bonne entorse. Une entorse, c'est gérable avec le froid de la neige quand même...mais cela peut empirer si on force dessus.
Vous pouvez rejoindre une cabane en béton vide et sans portes à un petit kilomètre sur le replat. Eventuellement vous pouvez décider de descendre…mais le risque est très élevé de subir une hypothermie, d’une attaque cardiaque, ou d’épuisement….
Quoiqu’il en soit, quelque soit votre choix, votre première démarche c’est d’optimiser rapidement votre isolation :Dans les conditions décrites vous subissez une grosse perte thermique par conduction (chaussure dans la neige) et par convection (vent et humidité). Vous devez impérativement vous protéger de ces deux problèmes…
Voilà ce que je ferais :Premièrement rejoindre la cabane (elle est proche, abris pour la neige et le vent, effort modéré) :- Les pantalons et les vestes de costumes sont en laine fine. Ils sont doublés d’acétate ou d’une autre matière synthétique fine et relativement coupe vent : La première chose à faire c’est de retourner sa veste afin que la partie en laine soit protégée des intempéries par la doublure synthétique et coupe vent.
- Je retirerais mes chaussettes fines de laine : elles vont être mouillées autant les préserver.
- Je relèverais le bas de mon pantalon, afin d’éviter qu’il s’imbibe de neige.
- je relèverais le col de ma veste et le col de ma chemise, puis je bloquerais le tout de façon étanche avec ma cravate en soie par-dessus. Ce faisant mon cou est protégé, la neige ne peut pas se glisser dans le col de ma veste et imbiber mes vêtements. Plus de pertes thermique par effet cheminé.
Une fois dans la cabane :- Je me déshabille complètement. Je ne l’ai pas fait plus tôt afin de préserver un peu mes sous couches en coton (slip, maillot de corps et chemise) de l’humidité.
- Je déchire les ourlets de mon pantalon (facile) et des manches de ma veste (moins facile). De ce fait j’augment la longueur de mon pantalon et de mes manches. Cela va permettre de me couvrir un peu plus.
- Avec mon slip, je sèche l’intérieur des chaussures si nécessaire. Je retire les lacets des chaussures. Je remets les chaussures avec mes chaussettes de laine relativement sèches.
-Je retourne mon pantalon afin que la doublure coupe vent soit à l’extérieur, et que la laine isolante même humide soit contre ma peau. Je serre le bas de mon pantalon contre mes mollets et je coince le bas (désormais sans ourlet) dans les chaussettes.
Je viens de grandement limiter les pertes thermiques par convection en supprimant l’ouverture du bas des jambes.
D’autre part, la doublure synthétique du pantalon est désormais à l’extérieur et limite aussi la convection.
- Je place ma veste (coté laine à l’intérieur) directement contre ma peau. Je glisse les pans de ma veste à l’intérieur de mon pantalon. Encore une fois cela limite les pertes par convection. A l’occasion ma ceinture permet de tenir le tout en place.
- Ma chemise en coton est relativement sèche car je l’ai laissée sous ma veste entre la voiture et la cabane.
Je la place par-dessus la veste en laine. Comme elle est en coton fin, elle coupe bien le vent et limite les échanges thermiques (perte par effet de pompage à travers les vêtements). La neige n’est plus un problème dans la cabane.
-Je me sers d’un lacet pour bloquer les entrées d’air au niveau des manches. La cravate sert encore une fois à assurer l’étanchéité et l’isolation une fois le col de la veste et de la chemises remontées.
-Mon maillot de corps (relativement sec) est utilisé pour me confectionner un bonnet de fortune pour protéger ma tête. Eventuellement le slip, si pas trop humide ) vient par-dessus.
Conclusion :Je viens d’optimiser mon isolation le mieux possible avec ce que j’avais. J’ai bien gagné 10°C d’isolation !!!!!!.-Les ouvertures (manches, chevilles, cou) sont réduites au minimum afin d’éviter les pertes par convection.
-La laine de la veste, des chaussettes et du pantalon est contre ma peau. C’est un bon isolant. Idéalement j’ai trouvé quelque chose pour la gratter un peu (l’user pour qu’elle bouloche) afin d’augmenter l’isolation.
-Une couche coupe vent est placé par-dessus là ou c’est possible : chemise coton, cravate en soie (on a déchiré la couture longitudinale à l’intérieur de la cravate pour augmenter sa surface).
-La tête est isolée le mieux possible.
-La couche contre mon corps est la plus sèche possible, et/ou reste chaude même humide.
Je peux maintenant faire des exercices ou marcher le long du mur dans la cabane, en m'appuyant sur le murpour soulager ma cheville. Il s'agit, tout en évitant de suer, d'augmenter ma production de chaleur.
J’essaye de ne pas faire top d’effort : la nuit va être longue et la transpiration est mon ennemie (même si la laine reste chaude même humide).
Si vous y tenez, vous pouvez désormais tenter de rejoindre le village…..
Did,

PS : vos réactions ou commentaires sont les bienvenus.
Refroidissement éolien :
http://www.ec.gc.ca/science/sandenov01/article2_f.html