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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Le bouquin, mais pas le même!  (Lu 5399 fois)

28 mai 2016 à 20:56:16
Lu 5399 fois

Kam


Salut, je ne passe pas souvent dans le coin, mais le coeur y est. Je suis parti il y a un peu plus de deux ans en Amérique du Sud, bourlinguer quelques temps. J'avais posté le récit sur RL au fur et à mesure. Au fur et à mesure aussi, j'avais eu envie de faire quelque chose de plus littéraire. J'ai revu / corrigé / agrémenté le texte de passages bonus, et je le mets ici en téléchargement:

- Format epub
- Format pdf

Libre à vous de le redistribuer, y compris sur d'autres endroit publics / forums. Libre à moi aussi de changer ces conditions à mon bon vouloir. Par contre, en cas de redistribution, bien évidemment, pas de vente ni de changement du contenu (si quelqu'un veut changer le format et faire un .mobi pas de soucis bien sûr), et de préférence, pas d'hébergement ailleurs.

Ça traîne dans les cartons, et vu que je n'ai pas un rond pour faire des impressions papiers afin de solliciter des lettres de refus de la part des maisons d'édition, autant que certains en profitent.

Pas sûr que ça apporte grand-chose par rapport à la thématique de ce forum, hormis deux / trois passages galères racontés - avec, comme à l'accoutumée des conneries de ma part à leur origine - (et une apologie de la MUL qui va faire plaisir à certains ;)), mais on ne sait jamais...

EDIT - Faute grosse comme ma cuisse.
« Modifié: 10 juillet 2016 à 15:47:51 par Kam »

28 mai 2016 à 21:29:06
Réponse #1

mad


Salut Kam (aka Kai  ;) ) !
Merci de ce cadeau : ça va me faire la lecture de ce soir.
En feuilletant, j'ai déjà l'impression que je vais bien aimer ...
Je t'en reparle bientôt.
Amitiés
mad

28 mai 2016 à 21:35:19
Réponse #2

Kam


Bah merci à toi, surtout que c'est un peu grâce à tes conseils si j'ai pu faire la dernière partie en kayak dans la jungle à l'époque. ;)

28 mai 2016 à 22:10:01
Réponse #3

guillaume


Merci pour ce partage !

29 mai 2016 à 07:59:08
Réponse #4

Outdoorsman


Je vais lire ça avec attention.
Merci à toi
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

29 mai 2016 à 08:23:14
Réponse #5

AC


Le ton est donné dès les premières pages: le globe-trotter MUL, c'est celui qui reste zen quand son bagage de soute s'égare dès la première étape du voyage. Merci !

29 mai 2016 à 09:16:50
Réponse #6

Merlin06


L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

29 mai 2016 à 12:35:02
Réponse #7

raphael


merci, j'avais adoré tes récits sur RL  :doubleup:
Se connaitre et s'accepter


29 mai 2016 à 16:45:53
Réponse #8

Mahnu



29 mai 2016 à 22:23:59
Réponse #9

mrfroggy


merci pour le geste, il est noble :)
je vais le lire avec plaisir :)
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

30 mai 2016 à 10:04:01
Réponse #10

You


Merci Kam, je (re)lirai ton récit avec plaisir, c'est vif, c'est brut, c'est franc, c'est très bien écrit : tu as une plume !

30 mai 2016 à 11:33:51
Réponse #11

Patapon


Généralement, le descriptif me fait chier, mais là tu m'as fais voyager!  :up:

Merci!

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

30 mai 2016 à 13:27:52
Réponse #12

Kam


Merci les gars.

Le ton est donné dès les premières pages: le globe-trotter MUL, c'est celui qui reste zen quand son bagage de soute s'égare dès la première étape du voyage. Merci !

Zen... Pas tout le temps malheureusement. Mais très rarement rancunier. :)

Pour le côté MUL, autant je le revendique et c'est ce qui m'a permis de faire ce que j'ai fait dans ces conditions, autant j'aurais voulu moins insister dessus (et sur le matos en général), vu que je ne suis pas certain que ça intéresse le pékin moyen (comprendre le type qui n'a probablement jamais passé une nuit dehors). Mais comme le récit avait été écrit pour RL à la base, j'y avais glissé pas mal de références matos et tout reprendre aurait été trop compliqué. J'ai donc dû rajouter une partie au début pour expliquer mon sac - sûrement trop chiante pour ceux qui connaissent déjà tout cela, et peut-être un peu trop longue pour ceux qui s'en moquent, mais je n'avais pas trop le choix.

Au passage, ceux qui ont lu le récit sur RL et qui sont maso au point de se retaper cette nouvelle version noteront peut-être quelques différences par-ci par-là dans certaines scènes (ainsi que les noms qui ont changé, mais ça c'est autre chose). Mon but n'était pas de faire un récit journalistique, du coup je n'ai pas hésité une seule seconde à tordre légèrement la réalité si ça permettait de rendre le récit plus intéressant. C'est pas grand-chose au final, hein: 99% de ce qui est raconté s'est passé comme cela, mais il y a aussi quelques endroits où la chronologie a été inversée pour plus de force / cohérence, ou quelques personnes manquantes dans certaines scènes pour éviter les digressions inutiles.

Encore merci pour les commentaires!

( Et n'hésitez pas non plus sur les critiques, surtout sur la forme - sur le fond, je sais que je suis outrancier par moments, et c'est voulu. :D )

30 mai 2016 à 13:43:03
Réponse #13

VieuxMora


Bonjour Kam,
J'avais beaucoup aimé lire tes récits sur RL, et comme nombre de membres de ce forum, je te remercie d'avoir mis ton texte à disposition.

Puisque tu as ainsi fait 99% du boulot, tu pourrais tenter ta chance sur le concours 'Les plumes francophones" actuellement ouvert par Amazon, et dont j'ai entendu parler par ma femme qui écrit parfois.

Le concours:
https://www.amazon.fr/b/ref=amb_link_190762167_2?ie=UTF8&node=6802488031&pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_s=merchandised-search-top-1&pf_rd_r=ZDFVG5JJFZV2NRQ64197&pf_rd_t=101&pf_rd_p=851383047&pf_rd_i=6802515031
Les conditions:
https://www.amazon.fr/b/ref=br_imp_ara-2?_encoding=UTF8&node=6802515031&pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_s=merchandised-search-3&pf_rd_r=JKTXRK3H72P8B9JY5ZFF&pf_rd_t=101&pf_rd_p=894876907&pf_rd_i=6802488031

Amical respect pour ton parcours de vie.

VM

30 mai 2016 à 13:50:29
Réponse #14

Kam


Ah en effet, très intéressant. Par contre, je viens de lire les conditions en diagonale - je vais attendre de les avoir lues en détail à tête reposée avant de faire quoi que ce soit.

Merci. :)

07 juillet 2016 à 19:17:57
Réponse #15

adi06


Merci pour ce geste généreux mais... le PDF n'est plus disponible  :-[
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

08 juillet 2016 à 13:26:15
Réponse #16

Aleksi


Salut à tous, salut Kam !

Du coup je suis entrain de te lire  ;), le fichier epub étant toujours disponible. Premières impressions en cours de lecture : j'aime bien.

Parce que tu ne joue pas à la littérature, parce que tu racontes les anecdotes à ta manière, ce qui les rend souvent amusantes. Et quel franc parlé ! C'est un style qui me rappel Esnos ou Zyke sur certains aspects, que tu devinera facilement si tu connais les auteurs.

Mais ce même ton devient parfois un poil lourd sur la longueur. Je ne me veux pas blessant hein, seulement critique. Lourd dans le sens un peu sur-utilisé, ou sur-joué. On aimerai (enfin plutôt je, car c'est un avis totalement personnel !) qu'il y'ai de temps à autres un break dans cette joute verbale argotique.

Encore autre chose à double tranchant : le style "carnet de route". On voit bien que tu tapes avec tes notes sous les yeux, ce qui est normal. C'est agréable pour la clarté du récit, la chronologie et surtout ce qui me saute aux yeux et que j'aime, c'est l’enchaînement de haut et de bas dans une même journée, voir une même matinée. On passe du "quelle m*rde et c'est dégueu" à "qu'est ce qu'on est bien, qu'est ce que je suis heureux" (ce n'est pas une citation, seulement une schématisation du "phénomène"). J'aime beaucoup car cela reflète la Route : vivre intensément, et passer du pire sentiment de détresse humaine au meilleur bien-être que l'on puisse expérimenter, en l'espace de quelques heures. Bien souvent seulement grâce à une rencontre, un repas inattendu, un changement de décor et de météo, etc.

Le revers de la médaille c'est parfois des sentiments exprimés qui, s'ils ont toutes les raisons d'exister dans un carnet de route qui est également, souvent, le seul exutoire du voyageur, ne trouvent pas leur place dans un livre. On ne dénigre pas les gens, c'est pas bien ( ::)), mais surtout c'est désagréable à lire. Cela donne un air, involontairement j'en suis sur, pédant au récit. On est toujours le touriste d'un autre. Et beaucoup de gens sont en fait mal polis car se sentent trompé, trahi en arrivant dans des endroits vendu comme sauvage, mais blindé de ristous. Et, contrairement à toi, ils n'ont pas souvent plusieurs années pour rattraper le coup par la suite. Alors ils sont comme toi, frustrés. On leur pardonne  ;).

Je te dis cela car je me suis moi même essayé à l'exercice de l'écriture il y'a quelques années, et ai publié un livre. Dedans, il y avait des choses un peu dans ce style et qui ont été mal interprété. Avec le recul et un peu plus de maturité, je comprends que cela n'apporte rien, et gâche même un peu. Cela m'avait été reproché, on parlait même parfois "de l'autosatisfaction de l'auteur", la ou il n'y en avait pas. Seulement un témoignage brut, très brut... Ca m'avait blessé.

Encore une fois, et fort de mon expérience précédente, je ne peux m'empêcher de remarquer ta rigueur d'un certain "style éditorial" et te tire mon chapeau  :up:. Présent de l'indicatif, première personne du singulier, et roule ma poule. C'est claire et efficace, c'est le style adapté au récit effectivement. Ca parait bête, mais pas toujours évident quand au bout de quelques centaines de pages on se perd en figures de styles foireuses et concordance des temps approximative. Il avait fallût me tenir en laisse  ;D. As-tu été conseillé ?

En tout cas, j'ai hâte de lire la suite ! Bravo et beau voyage  :up:

Mis dos pesitos hermano  ;)

EDIT : Non point ton carnet sous les yeux, mais à l'écoute de ton dictaphone alors. L'appelais-tu Diane également  ? :)
« Modifié: 08 juillet 2016 à 13:51:07 par Aleksi »

08 juillet 2016 à 15:49:47
Réponse #17

Kam


Merci pour ce geste généreux mais... le PDF n'est plus disponible  :-[

Ah oui désolé, j'avais vu ça il y a quelques temps et ça m'était sorti de la tête. Ce n'est pas volontaire: dropbox me joue des tours. Je regarderai ça ce soir.

@ Aleksi: merci beaucoup pour ce message critique et constructif. C'est vraiment intéressant. Juste comme ça... Tu en es où dans la lecture? Je me demande si tu auras toujours le même sentiment si tu le finis (peut-être pas, ou peut-être sera-t-il renforcé...).

Je t'avoue que je n'assume pas ce bouquin à 100%. Pas le fond, mais la forme. Pour te remettre un peu dans le contexte, je ne l'ai pas écrit au retour en reprenant mes enregistrements, mais sur la route, au fur et à mesure (chaque fois que je dormais sous un toit, donc deux fois par semaine max, le plus souvent une seule fois), sur le petit clavier tactile de ma liseuse, ce qui explique d'autant plus les passages et réactions "à chaud".

Ce n'était pas du tout censé devenir un bouquin à la base, ça s'est imposé en cours de rédaction, comme le style par ailleurs (dont l'écriture au présent dont tu parlais). Maintenant, le problème c'est que comme pour bien des métiers, c'est en écrivant que l'on devient écrivain, et je me suis retrouvé avec trois partie distinctes au retour (c'est pour ça que je te demandais où tu en étais dans la lecture):

- Le début (en gros la terre de feu) qui n'avait rien de littéraire et que j'ai presque intégralement réécrit. J'en suis plutôt satisfait.

- Toute la partie Argentine - Bolivie - Pérou que je n'ai presque pas eue à retoucher parce je ne voyais pas trop ce que j'aurais pu faire de mieux (à mon niveau) pour ce qui est du rythme / style. Il y a juste eu 2/3 ajouts et des corrections mineures, comme des répétitions.

- Ce qu'il y a entre les deux (le Chili). Là c'était beaucoup plus compliqué. J'étais encore en train de me rôder au niveau de l'écriture, donc ça commençait à ressembler à quelque chose, mais je n'étais pas non plus "au top" (toujours de mes capacités). Du coup, ce n'était pas assez mauvais pour que je le réécrive intégralement, mais reprendre un texte "moyen" pour en faire quelque chose de bon est toujours compliqué. Et si l'on rajoute à cela un contexte pas forcément favorable à la marche, des barbelés à répétition, des gens sympas mais très introvertis, bref, du chiant... ça devient compliqué. L'ennui - même s'il n'y avait pas que cela - est certainement ce qu'il y a de plus difficile à décrire et partager. Je ne sais pas si j'aurais le niveau pour cela aujourd'hui, mais je ne l'avais sûrement pas alors.

Je comprends ta remarque sur le ton / registre lexical. Je t'avoue que je pensais en avoir fini de relire ce texte, mais je vais le refaire une dernière fois en gardant ta critique en tête. Je crois qu'il y avait beaucoup plus de variations dans le style pour la première mouture, au fil de mes états d'âme, mais les corrections au retour ont tendance à lisser tout cela. Je t'avoue que c'était l'une de mes craintes (encore qu'il devrait en rester pas mal, notamment en Bolivie ou au Pérou).

Pour ce qui est des exutoires sur le papier / critiques des gens... C'est un vaste débat. Je vois deux trucs auxquels tu peux faire référence:

- Le Chili. J'étais clairement dans le négatif. C'est con mais c'est comme ça. Et je pense en particulier à une gueulante que j'avais poussé dans un resto à laquelle tu pensais peut-être aussi, même si c'est là un cas particulier (ça avait fait une grosse polémique sur RL, à tel point que je me suis dit qu'un passage - bon ou mauvais - qui provoque autant de réactions extrêmes - positives et négatives - doit absolument être conservé). Mais effectivement, je comprends tout à fait ta remarque. J'ai aussi lu des textes "dénigrants" d'autres personnes qui m'ont laissés assez circonspects, voire dérangé. C'est comme ton caca en fait: celui du voisin sent toujours mauvais, mais tu es habitué à l'odeur du tien.

- Les catégorisations et critiques que je fais, en premier lieu d'autres voyageurs. Là je t'avoue que j'aurais envie de défendre un peu plus mon beefsteak - euh... point de vue. Je ne considère pas qu'il y ait de façon plus noble ou je ne sais quoi de voyager. Par contre, je pense aussi qu'il ne faut pas péter plus haut que son cul (ce que je fais aussi certainement). Je te prends un exemple: mon frangin (que j'adore) a passé une semaine en Chine en voyage organisé il n'y a pas longtemps. On s'est retrouvés chez mes parents, et il s'est mis à tout nous expliquer du pays de A à Z. Je n'ai pas pu en placer une. J'ai passé 4 mois là-bas (plus quelques autres voyages d'un mois), et j'ai l'impression de ne toujours rien comprendre au pays (voire plus tu y restes, moins tu crois savoir de choses).

Mais oui, je vais faire une dernière relecture, en tenant compte de tes remarques et en essayant de prendre un peu plus de recul (ce qui est toujours difficile). Encore un grand merci pour ton message.
« Modifié: 08 juillet 2016 à 15:55:24 par Kam »

08 juillet 2016 à 17:09:18
Réponse #18

Aleksi


Salut Kam !

Je n'en suis encore qu'au début, à savoir page 51 ou tu as la morve qui pend au nez  :).
Franchement, les dernières pages lues et depuis la rédaction de mon précédent message, je me suis marré plusieurs fois.

C'est intéressant de savoir que le texte a été écrit in vivo. Ca me rappel une des premières phrases du livre Walden de H.D. Thoreau : "Quand j'écrivis les pages suivantes, ou plutôt en écrivis le principal, je vivais seul, dans le bois, à un mille de tout voisinage [...]".

Cela m'avait fait réfléchir sur le fait d'écrire après coup et de, peut-être, arrondir les angles avec le recul, perdre en "authenticité" et perdre "l'inertie" avec le temps passé du message ou de l'expérience que l'on veut faire passer, versus un écris dans son jus donc plus représentatif de l'état d'esprit de la personne à l'instant T.

Bref, comme je disais précédemment, vivement la suite ! J'attends de terminer pour redonner mon avis.

A plus  ;)

08 juillet 2016 à 18:24:56
Réponse #19

Aleksi


Bon, en fait comme je lis en même temps que j'ai l'ordi à dispo et que j'ai du time, je continue d'intervenir  ;D.

Ton récit de ta galère paumatoire est très bien retranscrite. Objectivement, je n'arrive pas à savoir à quel point un lecteur lambda serai sensible à ta manière de l'avoir décrite. Mais moi, j'ai adoré. Seulement, tu poses à la fin la question de comment as-tu pu en arriver à cette situation merdique. Ne pourrais-tu pas rétrospectivement t'auto-analyser et essayer d'apporter des éléments de réponse ?

Or bouquin : As-tu soumis ce passage précis à l'analyse des membres du forum ? J'aimerai vraiment voir ce qui en sort. Tu as fais un ensemble de mauvais choix, en étant conscient qu'ils étaient mauvais, et en persévérant dans l'erreur. Je serai le dernier à te critiquer la dessus... Mais que c'est t-il passé ? Fatigue ? Stress ? Déshydratation ? Le refus d'admettre que tu es perdu ? Un ensemble de facteurs, probablement.
Remettre le choix décisif au lendemain, après une bonne nuit de sommeil et quelques cacahuètes : Bravo  :up:. Cela demande de la discipline et des nerfs, c'était la bonne décision. Facile à dire hein  ;).

J'ai lu également le passage de ta gueulante au resto, qui visiblement à fait polémique. Je ne suis pas choqué une seconde. Je dirai même, solidarité. C'est pas bien de s’énerver contre les gens et c'est toujours mieux de les ignorer. C'est vrai, on le regrette après coup. C'est ce que ferai un sage ou un philosophe  ::) .
Seulement, je crois que seul les gens qui ne savent pas ce que c'est qu'être plusieurs mois ou années baigné dans une culture ou tantôt tu es bête de foire (un gringo qui dort dehors ?), tantôt on t'ignore, et surtout, surtout, on marque sans arrêt la différence entre toi et eux en t'appelant Gringo à tout bout de champs et en te prenant pour un porte feuille ambulant, peuvent être choqué par ce passage. Ca use les nerfs, cela use vivement les nerfs. Amigo, je suis d'un tempérament calme, et plus d'une fois j'ai pété des plombs de la manière que tu décris. Je ne te jetterai pas la pierre.

Ce sont des humains, avec qui nous devons avoir des relation humaines. Y compris s'engueuler si nécessaire, ca arrive dans la vie.
Enfin, c'est mon avis !

10 juillet 2016 à 16:24:56
Réponse #20

Kam


Je viens de changer le lien pdf, le nouveau devrait marcher (si dropbox ne recommence pas à me faire des trucs bizarres).

@ Aleksi encore merci pour les remarques.

Je t'avoue que je ne sais pas non plus quoi penser de cet épisode (au niveau du style).

Pour remettre dans le contexte pour ceux qui n'ont pas lu le bouquin, je me suis paumé pendant 36 heures dans la forêt humide du Sud chilien (du genre bien bien dense - je ne vois rien de comparable en France) - ça aurait pu durer 2 heures, comme ça aurait pu durer 2 semaines. J'étais crevé, je cherchais à tout prix une sente vers le nord pour m'éviter de faire un détour de plusieurs jours, je me suis obstiné sur des sentes qui n'existaient que dans mon imagination, et j'ai enchaîné les erreurs tout en sachant pertinemment que je les commettais (entre autres: j'ai mis trop longtemps pour faire un balisage, et je ne suis pas revenu sur mes pas quand j'ai commencé à le faire, lorsque j'ai fait demi-tour, j'ai perdu le balisage mais je me suis obstiné, et une fois perdu, j'ai enchaîné les décisions contradictoires pour m'en sortir: je pars sur un truc, puis un autre, puis un autre).

L'explication est simple pour moi: j'ai payé la fatigue accumulée depuis des mois, où les journées de 50 bornes à pied dans des coins pas toujours top étaient la norme. Et c'est cette fatigue qui m'a fait prendre cette série de paris perdus d'avance (trouver une sente vers le nord au départ, puis m'obstiner), plutôt que de choisir des options plus sages, mais plus longues (faire demi-tour, et me tapper 200 bornes de plus). J'en avais parlé avec le regretté Bison à l'époque, qui en avait tiré les mêmes conclusions (une grosse, grosse pensée pour le monsieur et sa famille au passage).

Par contre, ce qu'il y avait d'intéressant à mon sens, c'est que l'on se demande souvent ce qu'est une situation de survie: où s'arrête la galère et où commence la survie. Dans certains cas c'est évident, dans des cas comme celui-là, beaucoup moins (et si c'était de la survie, c'était de la survie très, très douce: j'avis de la bouffe pour plusieurs jours, de quoi m'abriter, un filtre à eau...). Au final, je crois que la question a peu de sens.

Par contre, ce que je retiens, c'est que la seule raison pour laquelle j'ai pu arrêter les conneries, c'est que je me suis dit à un moment donné "je suis en situation de survie" - que cela soit vrai ou non. Parce que ça m'a forcé à changer mes priorités. A partir du moment où je me suis dit ça, la seule chose qui comptait était le court terme: sortir de cette forêt. Donc: je ne cherchais plus de sente vers le nord, obstinément, faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres m'était devenu indifférent, je me foutais de flinguer mon matos (c'était peu probable, mais si j'avais jugé qu'il était plus profitable pour moi de découper mon tarp en Cuben pour faire je ne sais quoi que de le garder, je l'aurais fait), etc.

Par contre, je t'avoue que j'ai perdu un peu de confiance en moi sur certains trucs depuis, que je n'ai jamais complètement retrouvée. J'imagine que tu en as aussi l'habitude à l'étranger, j'ai très souvent marché à la carte routière, et je suis du coup devenu assez bon en orientation. Je n'ai pas de boussole dans la tête, mais je mémorisais les angles à chaque fois que le chemin tournais, donc j'arrivais à toujours savoir mon cap même sans sortir la boussole. J'ai traversé toute l'Europe comme cela en ne la sortant qu'une seule fois (en-dehors des villes), sans me perdre. Depuis... je suis sûr que je pourrais toujours le faire - ce n'est pas quelque chose que tu oublies comme cela - mais je n'y parviens plus par manque de confiance. Il faudrait vraiment que je me force à m'y remettre.
« Modifié: 10 juillet 2016 à 16:34:02 par Kam »

12 juillet 2016 à 12:51:27
Réponse #21

MarKu$



je le prends comme il vient, je viens de mettre le doigt dans un bel engrenage et me surprends a ne pas vouloir lâcher la lecture, le genre de récit que j'aime!....va bien falloir lacher cependant ( page 31 ), je dois préparer mes affaires du boulot, les fauteurs de troubles des TC de ma ville n'attendent pas. >:(

perso je me marre bien, on a des réflexions similaires et n'étant pas un as de la littérature, je ne vois rien de bien lourd dans le récit.

un grand merci a toi Kam :up:

12 juillet 2016 à 13:38:06
Réponse #22

Dalz


Au passage dans l'esprit open source tu as "in libro veritas" qui est pas mal. http://www.inlibroveritas.net/

12 juillet 2016 à 14:32:28
Réponse #23

Kilbith


Citer
Le revers de la médaille c'est parfois des sentiments exprimés qui, s'ils ont toutes les raisons d'exister dans un carnet de route qui est également, souvent, le seul exutoire du voyageur, ne trouvent pas leur place dans un livre. On ne dénigre pas les gens, c'est pas bien ( ::)), mais surtout c'est désagréable à lire. Cela donne un air, involontairement j'en suis sur, pédant au récit. On est toujours le touriste d'un autre. Et beaucoup de gens sont en fait mal polis car se sentent trompé, trahi en arrivant dans des endroits vendu comme sauvage, mais blindé de ristous. Et, contrairement à toi, ils n'ont pas souvent plusieurs années pour rattraper le coup par la suite. Alors ils sont comme toi, frustrés. On leur pardonne  ;).

Sur le fond : personnellement c'est ce que j'ai apprécié quand j'ai lu une première version sur un forum de ce récit. Le coté brut de la prose.

On est saturé de retour de voyage, plus ou moins engagé, de nos jours. Ce n'est pas comme au siècle dernier ou celui d'avant : tout un chacun peut choisir de voyager alors que par le passé c'était une petite élite...encore plus restreinte quand il s'agissait d'écrire et de publier. Ces récits sont plus ou moins bien écrit, mais finalement souvent plus incitatifs qu'informatifs.

Ce qui m'intéresse (et donc cela n'engage que moi) c'est d'avoir une vue non enjolivée des évènements. Je trouve que c'est utile sur le plan pratique et que cela reflète la réalité : tout le monde il n'est pas beau ou gentil. Y compris le narrateur. C'est la vie.

En revanche, sur la forme, si ce document est destiné à être publié et à plaire au plus grand nombre...c'est vrai qu'il est dérangeant. Il faudrait alors l'amender.

Citer
Par contre, ce qu'il y avait d'intéressant à mon sens, c'est que l'on se demande souvent ce qu'est une situation de survie: où s'arrête la galère et où commence la survie. Dans certains cas c'est évident, dans des cas comme celui-là, beaucoup moins (et si c'était de la survie, c'était de la survie très, très douce: j'avis de la bouffe pour plusieurs jours, de quoi m'abriter, un filtre à eau...). Au final, je crois que la question a peu de sens

AMHA : on devrait penser la survie de la même façon que l'on distingue la "Protection Personnelle" de
la "Self Défense".

Pour beaucoup de gens la "self défense" cela se résume à la technique de castagne, alors que dans la réalité il y a un avant et un après qui ne peuvent être dissociés.

D'un point de vue PP, il faut gérer l'évitement, la prévention, la désescalade...éventuellement la castagne...puis gérer les conséquences physiques, judiciaires psychiques...etc.

En ce sens, et par analogie avec la PP : on est toujours en survie. Il existe des phases aiguës où il est bon de savoir amputer un membre gangréné avec un opinel n°6  :D....mais le plus important c'est d'éviter d'en arriver là.

Tu décris une situation où une suite d'évènements te place dans une certaine situation, délicate mais gérable sur un mode habituel. Un simple incident (nid de guêpe, cheville foulée, fièvre...) aurait transformé cette situation délicate en "situation merdique dite de survie". Cela n'a pas été le cas.

En revanche, tu décris très bien la phase amont (fatigue, lassitude, volonté de prendre un raccourci) et aussi la phase aval (perte de confiance en soi...).

C'est très proche d'une vision de la de PP : toute situation de survie à une histoire.  ;)


« Modifié: 12 juillet 2016 à 14:38:19 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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