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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Blocage lors dune altercation .  (Lu 8699 fois)

24 avril 2016 à 10:58:36
Lu 8699 fois

WakanTanka


Bonjour a tous

Je résume vite fais la situation .

J'ai toujours été celui qui essai de calmer la situation , de séparer ,  d'éviter tant que faire se peux ce genre de problème , je trouve ça débile d'en venir aux mains .
Mais hier en tombant sur trois "wesh" bien aviné , nous étions trois aussi , un de mes ami commence ,une bagarre avec l'un des trois "wesh" , mais il se prend au passage  quelques coup d'un deuxième "wesh" .
On arrive à calmer la situation tant bien que mal , et nous partons en pressant le pas car les trois "wesh" partent en courant chercher , je cite : "ce qu'il y à dans le coffre " , comme vous vous en doutez je ne voulez pas rester sur place pour voir de quoi il s'agissait .

Bref mon problème est le suivant :
J'ai un beau gabarit , j'ai fais 10 ans de boxe , je n'ai pas peur , je me suis fait insulter , j'ai même pris un coup de pied  à la cuisse  , j'ai vue mon ami se prendre 2/3 coups du deuxième "wesh" , malgré tout ça je garde mon self contrôle et je n'arrive pas à dégoupiller au point de leur rentré dans le lard .
Au final sa me rend malade de voir qu'à l'instant T je n'arrive pas à réagir comme il faut ou pas pour leur envoyer mon poing en pleine tronche .

est ce selon vous un blocage ?

24 avril 2016 à 11:21:40
Réponse #1

bloodyfrog


Citer
J'ai toujours été celui qui essai de calmer la situation , de séparer ,  d'éviter tant que faire se peux ce genre de problème , je trouve ça débile d'en venir aux mains .

Salut,

Ce que tu écris, personne ne peut te le reprocher. Mais une partie de ton problème est là.
Pour "débloquer", il faut l'avoir envisagé.
Se fixer une limite mentale, l'inacceptable.
S'il passe la ligne, me touche, touche mon ami, ma sœur, mon kinder bueno, je le fume.

Manu.

24 avril 2016 à 11:37:30
Réponse #2

Patapon


S'il passe la ligne, me touche, touche mon ami, ma sœur, mon kinder bueno, je le fume.

T'es comme ça toi? Le kinder bueno! ;# ;#

PAVC

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

24 avril 2016 à 14:41:34
Réponse #3

Claude Ponthieu


est ce selon vous un blocage ?

Selon toi, cette question contient-elle la réponse ? ;)


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Lien intéressant pour comprendre le mot wesh
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

05 mai 2016 à 23:02:00
Réponse #4

kalahire


Salut a toi wakan tanka,

Je te comprend tres bien, je suis aussi celui qui essaye d’arranger les embrouilles quand j’en voit où que je suis confronter a une situation que je juge inaceptable. J’ai pratiqué les sports de combat pendant 15 ans et quand je doit me mettre vraiment en colere, ca marche pas. Je n’ai pourtant pas le physique d’hercule, et loin de là, mais je compte sur ma rapiditée et ma nervosité pour me proteger. Et je vais te dire, heureusement...
Je serais surement en prison ou mort si ce n'était pas le cas, et je porte en permanence un couteau a la ceinture. :o mais je vie en Suède et ici c’est different  ;D
Si tu as pratiqué la boxe 10 ans, ton corps reagis, je pense, de lui même. Ton corps est entrainer a porter des coups, mais que sur le ring, dans un envirronnement bien definis, dans la rue ton corps ne sais pas comment reagir. Pour moi c’est comme ça. Le self control est vitale et rare de nos jours. Cultive le et affine le. Et si tu veux pouvoir agir, je te conseillerais de pratiquer un sport de combat du style freefight ou kickboxing qui ce rapproche le plus du combat de rue. Mais ce n’est que mon humble avis.
Salutation
Kalahire
La vie est une aventure

06 mai 2016 à 10:42:08
Réponse #5

Troll


Hello,

J'ai tendance à être un peu pareil: de base, je fais toujours profil bas. Ensuite, je dialogue autant que faire se peut pour éviter d'avoir d'éventuels problèmes plus lourds à gérer ensuite.

Par contre, après deux agressions (j'étais côté 'victime') mon optique a évolué:
j'ai fixé un cadre en dehors duquel j'agis, autrement, non. Ainsi, si on touche à Madame / Papa / Maman, je sors les doigts du popotin - mais de façon proportionnée - autrement j'apaise.

Bien à vous,

Troll
Semper potest proficio

23 mai 2016 à 15:37:18
Réponse #6

MarKu$


salut a vous.

très intéressant pour moi car j'ai également tendance a temporiser le truc jusqu'au bout ( peut être trop )!

je bosse dans un service où on nous appelle quand les altercations sont déjà montées en mayonnaise...donc je parle en connaissance de cause.

il est très difficile de dégoupiller car on se dit toujours qu'on pourra raisonner l'autre...la tchatche, ca marche dans 95% des cas...faut parfois ramer j'avoue et ne pas avoir peur de mettre de coté son ego en se basant sur le ratio bénéfice/risque...

très important certains l'ont dit, il faut se fixer une limite...sitot franchie / sitot punis...

une dernière chose vécu par des collègues : agression / coups portés par le méchant / individu maitrisé....bah le collègue se retrouve a devoir se justifier au commissariat avec emmerde a la clé et dédommagement pour l'agresseur....WakanTanka c'est peut être ça qui te bloque, etre conscient de la justice francaise en cas de pépin?

23 mai 2016 à 16:06:22
Réponse #7

Kilbith


S'il passe la ligne, me touche, touche mon ami, ma sœur, mon kinder bueno, je le fume.

Tu a bien fait de préciser.  ;#

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

30 mai 2016 à 11:45:59
Réponse #8

Campeur


Salut,

Ce que tu écris, personne ne peut te le reprocher. Mais une partie de ton problème est là.
Pour "débloquer", il faut l'avoir envisagé.
Se fixer une limite mentale, l'inacceptable.
S'il passe la ligne, me touche, touche mon ami, ma sœur, mon kinder bueno, je le fume.

Manu.

Je partage ! Entraîner le corps ne fait pas tout, il faut aussi entraîner l'esprit. Personne, à part les félés du bocal et les ados pré pubères aiment imaginer une agression et toucher du bout du doigt la barrière mentale qu'il va falloir franchir pour se défendre efficacement. on est conditionné depuis notre plus jeune âge à ne pas être violent (de mémoire, il y a une   multitude de post sur le sujet), alors le devenir en un claquement de doigt, alors qu'on est submergé d'adrénaline avec le palpitant à 160, ça peut être quitte ou double... on peut péter les plombs et devenir une vraie machine de guerre que rien ne va arrêter ou à l'inverse être totalement paralysé (heureusement il y a des intermédiaires hein  :D!)

j'ai tendance à croire que ça s'apprend, qu'on peut s’entraîner petit à petit à gérer son mental et son corps, mais ça n'est pas simple, surtout si l'on reste dans un environnement protégé comme un dojo ou une salle d'entrainement. Des ouvrages comme "Neurocombat" peuvent aider à mieux appréhender le phénomène de l'agression et à remédier à ses propres problématiques.

Bon après s'il s'en prend à ton kinder bueno, faut le fumer point barre !
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

30 mai 2016 à 12:01:11
Réponse #9

jeanjacques


Une petite histoire qui m'est arrivée étant jeune et qui me travaille toujours: altercation avec un type, on en vient aux mains, quelques coups de poing échangés, on finit au sol, moi dessus, j'arrive à envoyer un premier coup au visage mais assez mou, j'enchaine avec le deuxième pour corriger le tir et impossible de le faire partir, blocage total du bras, il en profite pour s'extraire, on en reste là.

J'ai lu ici même qu'il pourrait s'agir de notre câblage interne empêchant de s'abimer mutuellement entre humain mais je reste perplexe. Comme évoqué plus haut, le travail de visualisation semble une bonne piste (à quel moment plus rien ne compte hormis détruire la menace) ainsi que des entrainements plus proches de la réalité (habit, contexte, pas de tatami/ring, etc). En cela, j'ai beaucoup apprécié l'approche de Lee Morrison et ces stages axés sur le passage on/off avec des drills assez poussés.
Adhérent Unpact.

30 mai 2016 à 15:19:14
Réponse #10

willkob


Lors d'une altercation , si vraiment la personne en face est agressive et est prête a passer a l'action , je tape le premier , en visant le nez de préférence . Dans une altercation de rue , le premier qui tape a clairement l'avantage , mais c'est vraiment quand je pense qu'il n'y a plus d'issue , c'est pour moi de la légitime défense .Le blocage se fait tout seul , avoir la présence d'esprit de s'arrêter a temp pour ne pas causer de dommages trop important , juste se défendre .

30 mai 2016 à 22:38:39
Réponse #11

fabien8242


Bonsoir,
@WakanTanka :

Ma premierère idée est que ta pratique de la boxe a peut-être renforcé ton côté "encaisseur/tolérant". Comme tu encaisses bien et que tu es non violent, pour toi la situation était encore tolérable... tu as donc bien encaissé les insultes et les coups (en te protégeant)... là où une autre personne moins entraînée que toi aurait déjà essayé de défoncer tout le monde, juste parce qu'elle trouve ça intolérable de se faire insulter !!!

Deuxièmement, peut-être que tu ne supportes pas trop l'idée de "ressembler" à celui qui vient t'agresser. Comme si cela n'avait pas de sens pour toi de te battre, puisque tu ne veux que te défendre...
Ce n'est pas forcément paradoxal d'attaquer pour se défendre. Peut-être une réflexion à creuser...

Enfin, je me demande comment est-ce que tu vis les choses quand tu es bourré d'adrénaline?
Lorsque la situation devient très stressante (par exemple au moment où tu n'as plus le contrôle et que le passage à l'acte est imminent...), il y a de fortes décharges d'adrénaline, qui peuvent faire trembler, couper les jambes, etc...
Si c'est ça, tu peux peut-être essayer de te mettre à l'épreuve. Tu fais déjà de la boxe, il y a peut-être un moyen de te faire sortir de tes gonds dans un cadre d'entraînement, pour voir ce que ça donne quand tu vois tout rouge?

FAB

31 mai 2016 à 00:58:50
Réponse #12

VieuxMora


Tiens, c'est rigolo, ce sujet me donne envie de poser un lien sur un texte récent qui rappelle les limites éducatives de ces situations  ;#
http://www.nfkb0.com/2016/05/27/la-connerie-ne-se-soigne-malheureusement-pas-a-coup-de-baffes-david-manise-instructeur-de-survie/


31 mai 2016 à 11:43:44
Réponse #13

DavidManise


Salut ! :)

Bon...  je prends cinq minutes pour papoter un peu.  Neurologie pour le coup...  et "pourquoi parfois on bloque".

Pendant ma "carrière" de videur, ça m'est arrivé à quelques reprises de "bloquer" comme ça et de ne pas intervenir alors que non seulement j'aurais dû, mais où en plus j'aurais pu.  Et je ne pigeais pas.  Je l'ai très mal vécu, jusqu'à ce que je comprenne la mécanique qui intervient à ce moment là.

Neurologiquement, notre cerveau a évolué et a conservé plein de mécanismes archaïques.  Au même titre que la chair de poule qui servait (pour nos ancêtres poilus) à hérisser les poils et à mettre de l'air entre nous et le monde froid, on a plein de trucs qui datent de suuuuper longtemps et qui sont des traits / comportements qui ont sauvé la vie à nos ancêtres.

La chair de poule est un exemple, mais il y en a plein d'autres : dormir quand il fait noir, se calmer et dormir quand on est déplacés et secoués légèrement (valable pour les bébés mais aussi pour les touristes japonais, si tu regardes bien ^^), etc. 

Un des mécanismes archaïques qu'on a conservé c'est cette sidération immobile.  Elle nous servait à nous camoufler, en fait.  Et de la même manière qu'une biche reste immobile dans les phares de la bagnole et se fait percuter "pensant" être camouflée, il arrive que notre cerveau "switche" sur le mode camouflage dans la phase stressante précédant une altercation. 

Le pire c'est que souvent ça marche pas si mal et que ça nous évite d'en prendre une...  les mecs en face étant stressés, ils vont réagir de manière archaïque aussi aux stimuli et cogner sur "tout ce qui bouge" (donc pas trop sur ce qui ne bouge pas...  c'est con mais c'est souvent vrai LOL)... 

Bref, ton cerveau primitif a fait un truc archaïque pour te protéger, sans demander l'avis à ton côté mammifère (qui vit mal ce que ça implique en termes de statut social / apport pour le groupe), ni l'avis à ton côté humain (qui vient ici pour essayer de comprendre le merdier).

Les couches profondes du cerveau priment, en général, sur les couches plus récentes.  Tout comportement / mouvement / décision actée est filtré par le reptile qu'on a tout au fond de nous...  en général il laisse faire mais parfois il décide de faire du zèle, et ça donne ça.

Les solutions ? 

1) reconnaître que ça ne fait pas de toi une mauviette : c'est juste ton cerveau qui t'a joué un tour ce jour là... 
2) apprendre à te rendre compte que tu bloques quand ça arrive, et entraîner à "dégoupiller" (pas forcément pour cogner, parfois ça peut aussi être pour fuir ou t'enlever de devant le camion, etc.) ;
3) opter pour l'action AVANT que le stress ne monte, ce qui empêche le court-circuit en question (comme t'es déjà repéré, le cerveau reptilien n'opte plus pour le camouflage immobile, et il passe en mode baston / fuite).

Hope it helps...  ;)

J'espère que ton pote va pas trop mal et t'inquiètes pas pour le reste.  T'es juste un être humain, comme nous tous ;)

Biz !

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

31 mai 2016 à 13:16:28
Réponse #14

raphael


Merci David pour l'explication.

Est ce que cela pourrait expliquer aussi la sidération devant un evenement "naturel" anormal (avalanche, tsunamis...) ?
Se connaitre et s'accepter


31 mai 2016 à 15:53:55
Réponse #15

DavidManise


Est ce que cela pourrait expliquer aussi la sidération devant un evenement "naturel" anormal (avalanche, tsunamis...) ?

Oui et non.

Sur le moment, oui.  Parfois face à une menace brutale on se fige...  même si c'est un tsunami qui arrive. 

Par contre ça n'explique pas l'effet de sidération à plus long terme où les gens ont la psyché qui explose littéralement (et temporairement, en général) face à un évènement tellement brutal qu'ils n'arrivent pas à l'intégrer dans leur représentation du réel.  Pendant un temps ils vont simplement faire comme si l'évènement n'existait pas...  et être étrangement calmes et détachés.  Là on n'est pas dans un mécanisme de survie reptilien, mais bien dans un mécanisme de protection du "moi" et de la psyché, soit un truc beaucoup plus complexe et "récent" d'un point de vue évolutionniste.  Exemple : le businessman, le cuir chevelu ouvert et plein de poussière qui déambume l'attaché case à la main sur les gravats du 11/09, et qui cherche sa salle de réunion... 

Bref, y'a plein de trucs en nous qui peuvent nous pousser à faire des trucs inadaptés, en cas de crise.  On a aussi heureusement plein de trucs qui nous aident à survivre.  Paradoxalement c'est souvent les mêmes trucs...  avec seulement le contexte qui change ;)

Tchuss,

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

03 juin 2016 à 19:01:08
Réponse #16

Troll


Hello,

Un article intéressant sur l'esprit.

Bien cordialement,

Troll
Semper potest proficio

03 juin 2016 à 21:38:08
Réponse #17

mrfroggy


Merci David pour tes explications, elles sont claires et précises.
J ai connu aussi ce genre de blocage, ça fait tout drole, et ce n est pas agréable....mais il m est arrivé une fois, quelque chose a l opposé.
C est a dire une réaction excessive.
J avais 20 ans de moins a l époque, soit 20 ans environ,j ai surpris deux gars en train de martyriser deux autres qui ne se défendaient pas ou presque, j ai ressentis comme une sorte d énorme injustice, ça m a mis hors de moi, et j y suis allé cash, j ai projeté le premier type au sol, il n a rien vu venir, et j étais vraiment furieux.
A tel point que le deuxième n a même pas osé bouger..
et l altercation s est fini comme ça.
Ce n est pas vraiment "moi" ce comportement, j essaie habituellement de calmer le jeu...je suis incapable d expliquer ce qui s est passé...
Est-ce que ça pourrait se reproduire? j en sais rien...
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

03 juin 2016 à 21:38:23
Réponse #18

camoléon


Salut,

quelques réflexions à deux balles qui me viennent à l'esprit spontanément à la lecture de ce fil:

-Je pense que l'on peut avoir pratiqué pendant des années un sport/art martial et ne pas avoir été préparé à se battre réellement car la pédagogie et/ou la technique enseignée n'est pas adaptée.
D'expérience, je me rappelle bien la période ou je pratiquais un art martial basé sur des répétitions de formes martiales ou kata de 300 gestes, dans une optique louable de maitrise du geste. Et celle ou j'en pratiquais une autre constituée uniquement de mouvements simples et instinctifs ou le maitre jouait sur la surprise permanente et la mise en situation à plusieurs.Bah, il y pas photos! Le corps supplante l'esprit et l'instinct reprend le dessus. Je me suis surpris plusieurs fois à envoyer voler  des mecs qui allaient me percuter dans le métro, sans comprendre ce qui arrivait :lol:!

-Des choses comme la méditation sans objet ou au contraire la visualisation peut aider.
J'ai repris il y a une semaine ou deux, et ça m'a bien servit cette après midi dans une situation d'altercation et de violence fortement probable. Le corps répondait bien (coeur qui s'emballe etc..) mais l'esprit restait calme et détaché.
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

04 juin 2016 à 00:13:47
Réponse #19

bratwurst


@ Wakan Tanka   Pas toujours évident d'avoir une réponse appropriée à l'instant T, tu n'as pas réagit et ça n'est peut être pas plus mal...
On ne sait jamais trop comment une situation va évoluer, alors ne t'en fait pas trop pour ça, l'essentiel au final étant que tes amis et toi soyez "safe".
Pour ma part j'ai plutôt le problème inverse ( issu par mon père de la communauté des gens du voyages, comme David j'ai exercé l'activité de Türsteher  et sécurité   principalement dans la ville de Cologne) , tendance à sur réagir ou de manière disproportionnée, ce qui m'a causé pas mal d'ennuis .
Depuis la naissance de mes filles j'essaie d'éviter au maximum les lieux propices aux problèmes ( ça me réussi assez bien d'ailleurs).
Enfin, je ne suis pas psy mais ne te prends pas la tête avec ça, tu as certainement été surpris/dépassé par la situation, ça ne veut pas dire qu'en cas de réel danger pour tes enfants ou épouse  tu ne pourras les protéger.
@+



Y'a des impulsifs qui téléphonent, y'en a d'autres qui se déplacent...

07 juillet 2016 à 19:13:51
Réponse #20

adi06


Merci à tous pour vos réponses qui m'aident à comprendre étant donné que j'ai déjà été dans ce cas de figure.
Mais je voudrais poser une question parallèle :
Je précise que je n'ai jamais fait de sport de combat ou d'auto-défense. J'ai remarqué que quand je frappe, arrivé à proximité de la cible (humaine ou non) mon bras ralentit la vitesse de frappe et le coup est nettement moins puissant qu'il n'aurait dû l'être. J'ai le même problème avec une hache quand je coupe du bois. Comment cela se fait-il ? Comment y remédier ?
Je précise que je n'ai pas ce problème avec mes jambes / pieds.
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

10 juillet 2016 à 16:24:56
Réponse #21

Tompouss


C'est peut être juste technique, tu transfère bien le poids du corps ?
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

10 juillet 2016 à 20:27:57
Réponse #22

Aleksi


J'ai remarqué que quand je frappe, arrivé à proximité de la cible (humaine ou non) mon bras ralentit la vitesse de frappe et le coup est nettement moins puissant qu'il n'aurait dû l'être. J'ai le même problème avec une hache quand je coupe du bois. Comment cela se fait-il ? Comment y remédier ?

Salut !

Peut-être par peur inconsciente de dommage au moment de l'impact à pleine puissance ? Si tu n'as jamais pratiqué de sport de combat, tu as peut-être peur de mal évaluer ta puissance et de créer d'énorme dommage à la cible et / ou à toi même, de manière inconsciente, une sorte de protection.
Je pense que pour la hache ça doit être la même chose. Peur d'un mauvais rebond ? A quel point es-tu entraîné à ce travail et donc, as-tu développé des "mécanismes" ?

A mon avis la solution peu résider dans le travail répétitif du mouvement et l'apprentissage des bonnes postures pour porter un coup efficace, avec contrôle. Par exemple, avec un sac de frappe ? Viser un point qui se trouve "derrière" la cible et frapper comme-ci tu voulais la transpercer ?

D'autres te donneront des réponses probablement plus précises. Bonne soirée !

10 juillet 2016 à 20:43:06
Réponse #23

bpc


J'ai remarqué que quand je frappe, arrivé à proximité de la cible (humaine ou non) mon bras ralentit la vitesse de frappe et le coup est nettement moins puissant qu'il n'aurait dû l'être.


tu dois mettre beaucoup de tension au début de ton geste, ce qui le ralentit en fin de course:

fait le contraire, il faut que ton épaule, ton bras, etc...( à toi de prendre conscience de ce qui te gène dans ton propre corps ou ta psyché) soit détendu au début du mouvement et accélère progressivement, pour avoir le maximum de vitesse à l'impact.


10 juillet 2016 à 23:53:50
Réponse #24

adi06


@Tompouss : aucune idée, je cois que non, je suis plutôt statique.

@Aleksi : c'est ce que j'ai pensé moi aussi mais ne pratiquant pas de sport de combat et n'ayant que couper quelques bûches l'hiver dernier et pour la première fois la pratique va demander du temps... beaucoup de temps.

@bpc : ne frappant qu'en dernier recours, je me retrouve dans une situation forcement tendu donc pas évident d'avoir le bras détendu.

Si je fais une synthèse i faudrait que je pratique pour être sûr de bien transférer le poids du corps, être plus détendu et plus à l'aise avec mon corps et les dégâts qu'il peut infliger et encaisser.
Merci à vous.
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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