-Knickers laine chasseurs alpins allemands. Porté avec des bretelles, c'est extrêmement confortable : beaucoup d'aisance, ventilation très facile en baissant les chaussettes (laine bien sur) ou au contraire, possibilité d'avoir chaud en remontant les chaussettes.
J'aime beaucoup le porter avec des bottes. Ça m'évite le problème de sur-épaisseurs, que le pantalon et les chaussettes descendent.
Comme tu le faisais remarquer : il n'y avait quasiment pas de vent durant la soirée...
Mais tu es resté longtemps avec seulement le pull (laine+chloro?), la chemise (à même la peau?) le knickers, le béret et les chaussettes. Normalement tu aurais du te couvrir, même si on tiens compte de ton âge et de ton niveau physique.
AMHA trois facteurs inhabituels ont joué (en plus de la bonne bouffe) :
- Le knikers est en laine. En l'absence de vent il est très isolant. Couplé à de grosses chaussettes de laine c'est comme si tu avais porté un GROS collant sous un pantalon léger (en l'absence de vent!). Avoir une isolation homogène (haut+bas) est un gros avantage au bivouac.
Durant la journée les qualités de la laine et du knickers faisaient que tu n'avais pas trop chaud (ce qui aurait été le cas avec un collant de 400g de laine et un pantalon léger coupe vent). Ce type de laine, et la coupe (allié à des vêtements de laine moulants mais pas serrés), est tout de même suffisamment "coupe vent" pour éviter les pertes convectives en position statique. Au départ c'est l’équipement de Gerbirgsjager.
- Globalement tu n'avais aucune "barrière" coupe vent limitant l'évaporation de la transpiration. Ce qui fait que tes couches internes étaient probablement très sèches. Y compris la chemise fine en flanelle de coton (avec un peu de laine). Avoir une peau sèche, c'est un gros plus.
Des études militaires finlandaises des années 30/40, tendent à montrer qu'une chemise en flanelle de coton fine placée sous des couches très respirantes (laine...) ne pose pas de problème en hiver (condition froide mais sèche). C'était juste un peu moins bon qu'une chemise de flanelle de laine de même épaisseur.
Évidemment si on évite de la tremper de sueur lors d'un gros effort (mais là on était dans les bois et sur un terrain peu accidenté). Ces études sont souvent contestées (les militaires avaient intérêt à favoriser le coton qui est moins cher pour équiper une troupe nombreuse). Il faut aussi se souvenir que faire du feu est facile en Finlande ce qui est avantage quand on utilise du coton et les chemises.
- Peut être (?) aussi que la couleur "blanche" de tes vêtements apportait un petit plus (hypothèse!).
Certes, elle renvoie les calories du soleil (mais dans les bois...peu de soleil). En revanche, comme le faisait remarquer Diesel : les couleurs sombres irradient plus la chaleur que les couleurs claires. La nuit c'est un avantage, théorique, d'être en blanc. Mais je ne sais pas si cet avantage est réellement significatif en ambiance "standard".
En plus, ce type d’habillement (non feu, et "prenant bien" les IR) permet de bénéficier pleinement de l'apport calorique d'un feu de camp.