Cette alternative au capitalisme nécessite certaines évolutions (dans lesquelles nous avons paradoxalement régressé) que la population n'est pas prête à accueillir:
- Une désolidarisation (c'est un discours qui m'est propre vous pouvez penser différemment...) et une resocialisation à l'échelle nationale au MINIMUM, car il ne faut pas oublier que ce qui entraîne un immense déséquilibre au niveau du pouvoir économique et dans la mondialisation c'est le fait de trop valoriser certaines personnes (nos intellectuels en générale) et de faire un système à trop grande échelle, et donc de manière artificielle.
J'explique ce second point: Le système à trop grande échelle permet une distorsion des "bases" économiques naturelles. Ainsi le capitalisme est libre de mobiliser, drainer, employer, et finalement détruire, ce qu'ils appellent plus poliment "transformer" les richesses de l'ensemble de la planète, tout cela pour produire une richesse factice illustrée par l'argent qui se concentre en certains points. Les banques, les Etats Unis, les FTN sont ainsi des points de concentration de pouvoir économique qui vont rafler la plus grande partie des richesses et amasser une fortune considérable laissant toujours plus de pauvres à leur service et donc derrière eux. Qu'on appelle poliment les pauvres ET la prétendue nouvelle classe moyenne, qui est une fausse classe moyenne. (qui ne peut pas avoir une qualité de vie normale, elle est juste apte à consommer plus de m*rde manufacturée, à se procurer des iPhone au lieu d'une nourriture de qualité qu'on dit trop chère etc... la classe moyenne est un mensonge en somme) Un mensonge facilité par l'industrie, qui en produisant de la m*rde à grande échelle, permet de donner l'illusion d'abondance qui est paradoxalement un APPAUVRISSEMENT de l'environnement. En effet, les ressources terrestres ne sont pas extensibles, et on ne peut pas partager à de plus en plus d'êtres humains, une quantité limité de ressources. Vous me suivez ?
Amis de la décroissance démographique comme de la décroissance économique, j'espère que vous approuvez le paragraphe ci-dessus.
Le deuxième sous-point à traiter est celui d'une resocialisation, ou d'une réconciliation comme pourrait l'appeler Alain Soral, ou une resolidarisation (même pas sûr que ce mot existe) à l'échelle nationale AU MINIMUM. Pour cela, il faut avoir en tête quelque chose. Pas de mondialisation sans la troisième révolution industrielle. Que nous a-t-elle apportée ? Des moyens artificiels de maintenir une correspondance entre cerveaux humains. Ainsi on se retrouve avec tout un tas de technologie néfaste pour la santé car non-naturelle, qui correspond à un appauvrissement encore une fois, car une relation entre être humain limitée à de l'information, il n'y a que le système économique qui en ait besoin, certainement pas votre famille ! Vu ? Bref, sans troisième révolution industrielle, et sans nouvelles technologies, pas de mondialisation. Et c'est précisément le point intéressant de la question. Le système à grande échelle, je l'ai déjà démolit au dessus, en clair plus on accroît la démographie humaine, et plus on l'autorise à se rejoindre, à se connecter sur toute la planète, plus le marché s'en sert pour tordre la réalité, et drainer le pouvoir dans certains points d'influence. Rien d'humain là dedans, le marché doit être vu comme une entité à part. Je crois que Marx le défini un peu comme ça, le marché a sa volonté propre, et rend les êtres humains étrangers les uns aux autres. Je retrouverais la phrase plus tard.
Et donc en clair, les êtres humains, sans excédent matériel, j'entends par là sans aucun artifice, ne sont pas faits pour maintenir un système à grande échelle. Ainsi au lieu d'être dépendant de la nature, nous avons choisi (ou pas car le libre arbitre... voilà quoi) d'être soumis aux banques, et à un système qui prend de plus en plus en charge l'être humain qui s'y noie et ne devient finalement qu'une machine interagissant avec le reste du système créé de ses mains. Ainsi on peut constater que la marge d'action de l'être humain est de plus en plus faible dans le système. Les banques détiennent l'argent. Les voitures et autres engins sont de plus en plus compliqués avec des tas d'options, et rendent leur réparation de plus en plus complexe, et uniquement à la portée d'unités spécialisées que l'on trouve dans les garages officiels concessionnaires et autres... Il en était autrement avant. Et ce ne sont que quelques exemples qui prouvent que l'autonomie du système prend le pas sur celle de l'homme.
ET DONC, en clair, cette hypothèse du salaire à vie, n'est possible, qu'avec une société, restreinte. A une nation. A une communauté.
Si ma pensée vous déplaît je le comprend, je suis anarchiste, communautariste etc... Mais certains partagent sans doute mon point de vu !
Donc, ce pavé était pour dire que la première chose que la société doit acquérir, c'est une nouvelle façon saine de socialiser, et diviser le pouvoir, se connaître etc... Sont des choses à faire. Malheureusement encore une fois pour les philosophes empiristes, matérialistes etc qui partageraient ma pensée, l'on constate bien qu'il n'est pas question de volonté, mais de démographie. La démographie humaine progressant, le système devient perturbé et dégueulasse, inégal etc... La m*rde quoi, on était mieux entre nous, mais le capitalisme en a décidé autrement.
- Une autre chose que les sociétés ne sont pas prêtes d'accueillir à nouveau, et qui est induite par le point précédent, c'est le retour d'une violence saine.
> Violence pourquoi ? Car je rappelle que le commerce est l'alternative à la guerre. C'est aussi simple que ça. Pour empêcher de se foutre sur la gueule, on joue avec l'argent. Pour oublier la seconde guerre mondiale, on a créé une génération axée sur le divertissement et la consommation de biens. Et vous savez ce qui se passe si on veut revenir en arrière ? La guerre.
Cela dit ça ne me dérange pas, même si je ne suis pas pour la guerre à grande échelle, je ne suis pas pour l'industrie non plus, qui prouve que quoi qu'il arrive, l'homme essaye de se réguler en se tuant. (démographie)
> Violence SAINE pourquoi ? Pour la raison évoquée ci-dessus, la violence c'est sain. C'est le patriarcat, c'est ce qui maintien les choses en ordre. La nature est violente. Par opposition, le citadin est docile et inoffensif, il se contente d'obéir aux lois du marché tel un pion. Rien d'animal là dedans, rien d'humain non plus. Effrayant.
- Et dernier point mais pas des moindres, pour une société comme celle prônée par les partisans du salaire à vie, il faut faire le chemin inverse de celui prit par les Etats Unis.
Ce qui signifie que, rendez-vous compte. On a tué le communisme, et nous sommes passés au capitalisme. Car cela donne une sensation de liberté aux gens. Ils sont tous fiers de pouvoir consommer comme des cons et se diluer dans le système mondial créé de nos jours, plus que de devoir être solidaires pour la nation. Certes le communisme a ses défauts mais le capitalisme bien plus encore. Ce qu'il faut cependant illustrer, c'est pourquoi le capitalisme prend le pas sur le communisme.
Ce n'est pas car il met tout le monde à égalité, ce qui n'est pas le cas du communisme non-plus puisque ce dernier prône une société sans classes, et que pourtant jamais l'Etat n'a été l'égal des travailleurs. Connerie. Mais c'est bien car le capitalisme fait l'INVERSE de ce qui est prôné dans mon premier paragraphe. Il divise ! Et à grande échelle, c'est normale ! Vous imaginez ? Steve Jobs ne vous connait même pas, il ne va pas cotiser pour que vous ayez une assurance maladie ! Le capitalisme c'est la jungle, c'est chacun pour soi. Précisément car personne ne se connait.
Ceux qui se connaissent se PISTONNENT. Et ceux qui ne se connaissent pas n'ont pas envie d'être solidaires. Alors à l'échelle d'un village, ok. A l'échelle d'une nation encore saine, pourquoi pas. Mais à l'échelle mondiale, impossible.
Et je finirais sur le droit de propriété. Propriété qui est un tour de passe passe du marché pour assigner les pions à certains postes je le rappelle. Dans la théorie du salaire à vie, on parle de co-propriété. Alors certes, je ne me prononcerais pas là dessus. Je dirais juste que les hommes les plus sages considèrent être la propriété de la nature, pas l'inverse.
(le capitalisme que j'abhorre, est un professionnel de la notion de propriété. Il fait mettre aux gens des animaux en cages, à un endroit précis, dans leur maison, leur propre cage, et ces gens considèrent qu'ils possèdent un animal. "C'est MON lapin". La réalité ? Ils sont tous en cage, comme des cons, immobilisés)
J'en ai déjà bien trop dit ! Théorie intéressante en somme hein, mais faut parler de réalité des fois.