Salut,
En effet ton oncle a raison, chacun a un vécu qui lui est propre et la réaction est différente.
C'est bien que tu soulignes ce point, parce qu'on a justement eu ce matin un cours avec notre chef (pour situer, je suis interne de psy) où il soulignait l'importance de la temporalité dans les troubles psy. Tout ça pour dire que reconnaitre des symptômes c'est bien, mais qu'il est mieux de tenir compte de l'évolution dans le temps, et ne pas s'arrêter forcément à ce qui arrive sur le moment. Par exemple, on parle de syndrome post-traumatique depuis quelques années, c'est quelque chose qui n'apparait pas tout de suite après l'événement traumatisant, mais qui peut mettre plusieurs mois à s'installer (d'où la difficulté à poser le diagnostic parfois). Ce qui peut arriver sur le moment, c'est un état de stress aigu, qui est différent. Bref, c'est juste pour illustrer.
Après, la consult' psy, c'est comme on le sent. Si on sent qu'on a besoin d'en parler et/ou qu'on se sent mal dans la durée, autant y aller. Si on ne le sent pas et qu'on y va contraint (surtout sous la pression de l'entourage, parfois), ça risque surtout d'être contre productif. D'ailleurs, je me souviens qu'il y a eu une certaine remise en question à propos des CUMP (cellules d'urgences médico-psychologiques) dans une optique systématique, il n'y a pas très longtemps).