Salut les Copains,
Tout d'abord merci pour les messages des membres et coup de fil, notamment lors de la sortie Cantal. Et désolé de ne pas avoir donné de nouvelles plus tôt. Je voulais le faire depuis un moment mais je ne vais sur internet qu'a petite doses, pour le boulot. Un coup de fil d'un membre du forum m'a incité à le faire.
J'ai vécu beaucoup de chamboulement depuis septembre. J'ai l'impression qu'une année entière c'est écoulée tellement ce fut dense. Plein de c*u!lles qui se sont enchaînées, perte de mon téléphone (tout neuf), perte de carte bleue, etc... C'est la plus grande épreuve de toute ma vie. Y'a eu des hauts et des bas, surtout des bas, et c'est pas terminé. L'heure n'est pas encore au bilan.
J'ai repris le boulot doucement, actuellement je me limite à un mi-temps pour ne pas tirer sur la corde. Ce qui a un peu soulagé ma situation financière quotidienne mais je suis pas encore totalement serein sur ce point et j'ai des dettes à rembourser. Je suis toujours en recherche d'un logement indépendant de mon atelier car celui-ci est totalement insalubre. J'ai eu quelques pistes infructueuse. J'ai pensé à lâcher ce local pour ne pas avoir à assumer deux loyers mais je n'ai rien trouvé d'assez grand, dans mes moyens qui permettrai d'installer l'atelier dans un logement. Je cherche un lieu où je pourrais m'installer en cabane ou autre habitat "léger".
Concernant les soins je me heurte à une réalité qui me déconcerte pour un pays comme le notre. A savoir qu'il est très difficile de se faire aider malgré notre système de santé. Un vrai parcours du combattant. J'étais loin de penser que l'accès au soin d'ordre psychologique était si complexe. Le peu de psychiatres remboursés sont complètement débordés. Le CMP est encore plus saturé, 6 mois d'attente pour un rendez-vous et plus d'un an pour une éventuelle prise en charge. Soit près de deux ans avant d'avoir accès aux soins... La seule solution pour une prise en charge rapide et régulière est de se diriger vers un praticien libéral. Chose impossible lorsqu'on (sur)vie avec juste le RSA. C'est donc un cercle vicieux sans fin lorsqu'on souffre de troubles graves qui empêche d'avoir une activité professionnelle "stable" et nécessite un suivi régulier et fréquent. Surtout si l'on est travailleur indépendant, pour vous donner un ordre d'idée, si je me déclare en maladie ma caisse de santé me verse 320€ par mois.
J'avais réussi, non sans mal, à trouver un psychiatre. D'après mon médecin traitant il me faudrait un accompagnement d'une heure tout les 15 jours alors que je n'ai eu accès qu'a 30 minutes tout les deux mois... Je parle au passé car je n'ai plus de suivi actuellement, la psy que j'avais trouvé a mis fin à nos entretiens. Sans réellement me l'annoncer. Son dernier message, envoyé en décembre, disait qu'elle me recontacterai pour me fixer nouveaux rendez-vous. Je n'ai jamais eu de nouvelle depuis. Par la suite je l'ai recontacté en lui demandant conseil pour trouver un autre praticien... Je n'ai jamais eu de réponse...
Du coup je me débrouille avec les moyens que j'ai. Je limite les symptômes en suivant un traitement à base d'huiles essentielles, plantes et autres, plus un suivi chez un médecin traditionnel chinois pour limiter les répercutions physiques. J'étais assez septique concernant les huiles essentielles pourtant ça fonctionne plutôt bien pour l'instant, notamment concernant mes migraines (d'origine psychologiques). C'est coûteux mais ça reste dans mes moyens.
Actuellement je reste confiant pour l'avenir. Ma situation avance, lentement, mais ça avance malgré les hauts et les bas. Avec le retour des beaux jours le moral va mieux. Concernant la relation avec mon ex ça c'est apaisé malgré tout un tas de rebondissement. On se voit toujours même si on est plus ensemble. Je sais pas ce que ça va donner. Quelque soit l'issu ce sera difficile, je m'y prépare.
Pour finir sur une touche plus joyeuse. Je vais essayer d'organiser une rencontre forum au printemps, quelque chose de différent, j'y réfléchi.
Prenez soin de vous,
Nico