Bonjour
Je pratique le camping, de préférence hivernal, dans les montagnes de Taiwan depuis 5 ans maintenant, je suis parti à la base sur le principe du non synthétique, un peu à contre courant de ce qui se fait ici (car humidité importante d'ou moisissure), je retiens quelques trucs:
-Dans le coton tout est bon: ma tente (modèle distribué en france, gros grammage)est bien plus agréable qu'une tente en synthétique: pas de douche froide au réveil avec les gouttes de condensation, parfaitement imperméable, et, excusez du peu, mais elle a subi plusieurs averses de mousson plus que mémorables. Résistante aussi, forme type canadienne (4x3 mètres), et surtout très bien aérée (4 fenetres), ce qui est très important en cas de température estivale (je ne l'utilise qu'au delà de 800 mètres, c'est une ligne rouge de température en dessous de laquelle on dors mal du fait de la chaleur en été). Truc important peut etre secondaire pour les randonneurs, mais la lumière du soleil traversant le coton donne une teinte orange très agréable aidant à la détente et au repos, qui sont un des objectifs importants de mes randonnées camping.
Je place un large tarp (5x6 m) devant la tente pour former un espace de vie (table, chaises, caisse shokproof ou je range mes lampes à pétrole), qui sert de chaise ou de table basse.
J'ai gardé mon premier tarp 4 ans et demi, toujours impeccable, malgré les pluies, et cela offre une meilleure protection au soleil que le synthétique (épaisseur filtrant mieux les UV notamment, dessous, on a moins cette sensation de radiation en plein cagnat qu'on a sous un tarp plus fin en synthétique.
J'ai perdu ce premier tarp à l'automne dernier suite à une série de bourrasques exceptionnellement forte qui l'ont déchiré, mais je peux dire qu'avec un montage costaud (nombreuses drisses, tendeurs pour amortir au vent, c'est un système qui pour moi à montré sà solidité alors que j'ai vu plusieurs fois des tarps plus légers s'envoler.
Poele à bois: une invention de génie: je le place sous le tarp près de la table, il sert donc à cuisiner et à réchauffer l'atmosphère sous l'espace de vie de jour. Pour l'instant, je n'ai jamais placé de poele dans la tente, nous n'avions pas de température polaires ici, la limite basse à 1000 mètres tourne autour de zéro degré la nuit, mais nous avons des exception comme un hiver exceptionnel cette année, ou il a neigé à 500 mètres, ce que les taiwanais n'avaient pas vu depuis 40 ans. Dans ces conditions, il y a eu moins dix degrés à mille mètre, ce qui est à relativiser par une température ressentie, que je n'ai pas calculée, mais très froide au niveau du ressenti (il y a une expression en chinois pour ca: ils disent que ce froid pénètre les os).
Lampe à pétrole: j'aime réparer de vieilles lampes à pétrole, qui sont plus lumineuses et plus autonomes que les modèles électrique, il y a une association des lamptérophillistes taiwnanais qui font un boulot admirable: certains membres ingénieurs ont ainsi recréé certaines pièces disparues, comme par exemple un tube de gazéification pour les modèles bialadin ou tilley, qui peut etre démonté et entretenu, contrairement au modèle de base qui, une fois bouché par le carbone, doit etre jeté. Ces lampes, bien entretenues, sont très fiables, et virtuellement inusables.
Vêtement: je fais un peu de randonnées en montagne ici, ou l'altitude peut atteindre 3900mètres. les conditions sont assez particulières vu l'humidité, le régime des moussons, la nature géologique des montagnes de cette ile semi tropicale/tempérée (mauvaise qualité de la roche), et l'étagement des zones naturelles qui font que les montagnes taiwanaises, qui représentent 1/4 des Alpes en surfaces, renferment 4 fois plus de diversité faune/flore. À partir de là: pour avoir vu comment le système trois couche échoue à l'emploi: gore-tex trop fragile dans les fourrés de rhododendrons par exemple, deuxième couche en polaire, qui, lorsque l'humidité est trop grande, finit par ne plus isoler correctement, je ne me sépare jamais de vetements en laine: swanndri, et autres modèles similaires obtenus aux USA. Ces trucs vraiment intéressants: ils sont bien plus "chauds" en hiver que des pulls polaires. Il m'arrive en certaines condition de porter deux couche de laine..
Veste en coton: j'ai essayé une mordegal depusi 3 ans: solide, respirante en hiver, mais l'imperméabilité à ses limites en cas de grosse pluie qui dure. je l'ai porté pour l'ascension du deuxième sommet de taiwan à 3880 mètres et elle a très bien répondu à l'exercice. J'aime sa résistance aux braises quand je suis en camping en mode plus statique.
Voilà un petit aperçu: le camping est pour moi une base de départ pour des randonnées ou je porte aussi ces lainages en condition froide, par contre, des que les températures remontent, l'humidité fait que je repasse au synthétique.....
voilà quelques un de mes retours sur ces matières à l'ancienne, que je considère supérieures sur de nombreux domaines aux matières modernes, qui plus est sont souvent plus chères et durent moins longtemps.