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Auteur Sujet: RETEX : sortie lyonnaise  (Lu 4883 fois)

19 juillet 2015 à 21:54:21
Lu 4883 fois

b@s


salut,

ce week end j'ai eu l'occasion d'aller faire un tour sur Lyon, ce qui m'a permis entre autres de comprendre pourquoi je n'habite pas en ville  ;# ;#... j'ai eu l'occasion d'y voir des choses "intéressantes"...

le contexte : Nous sommes un petit groupe de plusieurs couples 30 40 ans, sans enfants, après un restau, nous décidons d'aller boire une coup sur une péniche sur les quais de Saone, car l'un d'entre nous a fréquenté ce coin il y a plusieurs années. Nous arrivons ur place aux alentours de minuit.

aussitôt, je suis saisi par l'agitation générale : ici, des jeunes dansent à même le pavé avec la musique à fond, plusieurs groupes semblent pique niquer, beaucoup de monde (jeunes, moins jeunes, même familles avec bébé), les terrasses sont bondées, des vélos circulent... Il fait nuit et le niveau sonore est assez élevé.

moi, vous me connaissez(cf san antonio ;)), je passe en orange d'autant plus que je vois pas loin de nous deux trois gars bien défoncés qui apostrophent les nanas qui passent avec une muflerie qui m'a choqué (étrangement je sens les "victimes" plus blasées que vraiment inquiètes, aucune ne répond)
le reste de la troupe qui m'accompagne semble indifférent à ce qui se passe, mais je sens que ma blonde a repéré mon "malaise"...

sur ces entrefaites, une bagarre éclate suite à une bousculade vélo / piétons. cela se passe assez loin mais visiblement une jeune fille a été déséquilibré par un jeune accompagné de ses copains. Le chevalier servant de la dame intervient, le ton monte et les coups pleuvent, le chevalier est attaqué par deux personnes mais se rélève facilement, quelques coups sans qu'aucuns n'atteignent vraiment la cible à ce que je vois. Personne ne bouge pour séparer les bélligérants sauf la jeune fille et un des copains qui s'interposent. Entre temps les gros lourdauds derrière nous se rapprochent en braillant pour assister au spectacle, je change de position pour être entre eux et ma compagne. je précise que toute  cette séquence doit durer environ une minute ou deux, je n'ai même pas eu le temps de sortir mon téléphone pour appeler des secours.
Aussi vite que cela avait commencé, le soufflet retombe et la bagarre se transforme en dispute, puis en discussion, madame et monsieur cyclistes repartent sans avoir l'air traumatisés du tout (ils plaisantent en passant à coté de moi)

je croise le regard du chef des lourdauds qui mate les nanas de mon groupe, il détourne le regard, puis me regarde à nouveau, il retourne à ses occupations.

nous allons boire un coup, beaucoup de viande saoule ou en tout cas pas au top de la vigilance sur quoi que ce soit, un videur fouille le sac de ma femme mais ne voit pas le clip de mon benchmade dans la poche de mon jean ( >:( >:( quel con... je me promène en ville avec un griptilian dans la poche... sur ce coup là je m'en veux j'ai complètement zappé) , du Iphone 6 à la main en veux tu, en voilà, des nanas en minishorts qui doivent avoir 16 ans... j'ai pris un coup de vieux  :lol: et je me dis que finalement, tout ça se passe plutôt bien...
en repartant, nous passons pas très loin  les lourdauds qui discutent entre eux et ne calculent même pas.
au final, ce que j'en retire :

1/ Pour commencer énorme connerie d'avoir oublié de vider mes poches

2/ je ne suis pas habitué à ce genre d'ambiance et je ne sais pas si c'est l'ambiance "normale"... je ne me suis pas senti en danger mais pas non plus à l'aise.

3/ l'altercation cyclistes jeunes se passe dans une indifférence qui m'étonne, pour ma part j'ai choisi très vite de protéger d'abord ma blonde  vu que le reste du groupe n'avait pas vu les lourdauds se rapprocher. après coup elle m'a dit qu'elle avait senti que je la déplaçais

4/ je suis presque sur que c'est à ce moment là que lourdaud m'a repéré et que c'est pour ça qu'il a plusieurs fois établi un contact visuel... j'ai repensé aux conseils de Lee morrisson et au fait que les "prédateurs" de repèrent entre eux (je n'ai pas la prétention d'être un prédateur, plutôt un mouton un peu coriace ... enfin bref je pense que le message est passé ;D)

5/ ça sentait un peu la m*rde mais tout le monde était détendu ... me suis demandé si j'en faisais pas trop, mais c'est resté discret puisque mes amis n'ont pas relevé mon attitude.


Soirée enrichissante au final, mais je n'ai définitivement pas les codes urbains ... me rend compte que c'est pas  simple de vivre en ville...

19 juillet 2015 à 23:12:51
Réponse #1

Merlin06


Merci du retex, pas toujours facile de s'adapter a un milieu différent.  ;)
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

19 juillet 2015 à 23:18:59
Réponse #2

Ulf


Citer
Soirée enrichissante au final, mais je n'ai définitivement pas les codes urbains ... me rend compte que c'est pas  simple de vivre en ville...

Ce qui est oppressant, AMHA, c'est la pression insidieuse de la justice d'état.

Je veux dire, si la m*rde te tombe dessus, soit c'est l’hôpital + séquelles, soit c'est casier judiciaire + taule (ou les deux pour les chanceux).

Le fait de se savoir perdant dans presque tous les cas de figure en raison de règles édictées contre les personnes honnêtes... C'est une haine impossible à décrire. 
« Modifié: 19 juillet 2015 à 23:27:11 par Ulf »

20 juillet 2015 à 00:14:25
Réponse #3

Patapon


Yo

Soirée enrichissante au final, mais je n'ai définitivement pas les codes urbains ... me rend compte que c'est pas  simple de vivre en ville...

AMEN!!  :akhbar:

Je crois qu'il ne faut pas oublier que:
  • Ados, j'ai fais pas mal de balle de villages pour me défouler. Dans ce genre de rixe, aucun des délibérant n'est ok pour finir à l'hosto ou en taule. Biensûr, il peut toujours y avoir des "complications", mais le plus souvent, ça fini comme tu le décris....au pire on rentre chez soi avec un sourire de traviol.
  • Le phénomène n'est pas récent....moi c'était il y a quinze ans, mais mon paternel, issue du 93 me racontait quand lui était jeune (année 70), ils avaient dues foutre des grilles abaissables à la buvette pour en condamner l'accès quand ça tournait vinaigre. Et puis c'était encore l'époque des blousons noirs
  • Je pense que dans ta situation, regarder comment les gens autour de toi réagissent est la meilleurs des stratégie: intervenir dans une baston, c'est risquer d'augmenter le niveau de stress, et de foutre le bordel par maladresse dans une situation banale, la rendant carrément dangereuse.

En tout cas, merci pour le retex.

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

20 juillet 2015 à 01:39:35
Réponse #4

guillaume


Je veux dire, si la m*rde te tombe dessus, soit c'est l’hôpital + séquelles, soit c'est casier judiciaire + taule (ou les deux pour les chanceux).

Le fait de se savoir perdant dans presque tous les cas de figure en raison de règles édictées contre les personnes honnêtes... C'est une haine impossible à décrire.

Merci d'entretenir le malaise, je n'ai pas la télé en ce moment...

20 juillet 2015 à 09:09:10
Réponse #5

b@s


le plus surprenant pour moi c'est de voir des gens très détendus et insouciants juste à côté d'une bagarre ou d'un groupe de types qui sont ni plus ni moins en train de harceler sexuellement des passantes ... mais bon, je pense qu'il y a une forme d'habitude ...

Ulf, je peux comprendre ce que tu dis, par contre pour ma part je n'aurais pas de scrupules à réagir si j'étais directement impliqué. Quand à la bagarre je pense que j'aurai appelé la police si ça avait duré...

hurgoz, dans mon coin pourtant assez tranquille, les bals sont de plus en plus remis en questions à cause des problèmes de violence et surtout d'alcoolémie et donc d'accidents... je ne sais pas si c'etait comme ça déjà avant (j'en ai l'impression comme toi), mais il semble que cela soit moins accepté par les forces de sécurité

20 juillet 2015 à 12:05:29
Réponse #6

Auto


Les quais de Saône sont réputé pour être assez fréquentés le soir (par forcément mal fréquenté, on m'y trouve là-bas quelques fois  ;D )
En général la faune ambiante c'est des groupes de jeunes plutôt cools (ca se grille un joint, ça boit des coups mais le plus souvent ce sont des personnes "correctes" et ne cherchant pas l'embrouille: il arrive parfois que certains groupes qui ne se connaissent pas fusionnent, et l'ambiance reste détendue et/ou euphorique)
Je pense qu'il n'y a pas de grandes inquiétudes a avoir envers ces personnes (encore faut-il reconnaitre le bon grain de l'ivraie, quand on a pas forcément les codes "urbains" ce n'est pas peut-être pas évident)

Après, j'ai remarqué que la présence de jeunes qui s'amusent attire pratiquement toujours quelques loubards qui viennent mater/accoster des filles, ou juste parce qu'il y a du monde. De mon expérience, ils se tiennent tranquilles la plupart du temps (vous me demanderez alors "pourquoi les traiter de loubards?" -> a leur attitude on les distingue facilement des personnes apte a sociabilisé en toute sérénité. Après ces loubards en question sont pas forcément des mauvais gars)

Je pense qu'il faut juste voir un peu qui nous entoure ou autre et essayer d'appréhender a qui on a affaire. Mais en général les quais de Saône sont plutôt safe (a relativiser selon la situation, comme ce que tu as vu), surtout comparé a certains coins des quais du Rhône en soirée.
Après, le fait de voir des jeunes un peu bourrés ou défoncés peut gêner, mais ils restent généralement en groupe et prenne du bon temps sans vraiment s'occuper de ce que font les passants.


PS: Pour ceux qui prendraient ce que je dis comme quelque chose de discriminant ou politiquement incorrect ou autre, c'est clairement pas mon objet. Seulement quand je vois des individus que je ne "sens" pas (par rapport aux codes urbains qu'on peut plus ou moins bien connaitre), je les catégorise sans honte dans mon esprit comme étant "a risque". Chacun a son interprétation personnelle a propos de ça, et je pense que ça doit rester personnel sous pein de soulever des questions polémiques  ;D

20 juillet 2015 à 14:40:33
Réponse #7

ONeill


Bonjour à tous
Nouvelle sur le forum, j'essaie de m'adapter, tous vos commentaires sont évidemment les bienvenus. J'espère que je poste dans le bon fil ^^

Le manque de réaction est un problème prégnant... et jauger une situation n'est pas évident non plus, j'en ai fait l'expérience il y a quelques jours.

J'ai pris le TGV à Lyon, direction Paris. Peu après le départ, un jeune homme commence à téléphoner dans le wagon. Il parle de choses personnelles, fort, et son appel dure longtemps. Au bout d'un certain temps (près d'une demi-heure) une dame d'un certain âge lui demande poliment de bien vouloir téléphoner de la plate-forme. Il ne tient aucun cas de sa demande mais la provocation commence : il annonce qu'il va téléphoner jusqu'à l'arrivée "rien que pour nous faire chier". Les passagers s'arment de patience, lui continue son affaire.

La dame intervient une seconde fois. Toujours aucune réaction, mais cette fois le jeune homme, sans s'adresser à personne, se met à insulter violemment tout le wagon, et commence à parler de racisme en nous traitant de "sales Blancs". Sa provocation était purement gratuite.

La dame est intervenue une 3e fois : le lascar nous insulte de plus en plus, affirmant haut et fort à son téléphone qu'il peut devenir très violent, tous nous éclater la tête, etc. Vu sa carrure, il en avait probablement les moyens. Avec ses menaces, l'ambiance devenait franchement lourde mais surtout, si tous les passagers se regardaient d'un air à la fois entendu et ennuyé, personne ne réagissait. J'ai fini par lui enjoindre gentiment de téléphoner à l'extérieur. Devant son air goguenard et ses insultes, je suis partie chercher un contrôleur. Celui-ci fait son travail, prend l'homme à part pour discuter, mais ce dernier s'énerve et accentue ses menaces, visiblement prêt à se battre.

Personne n'en est venu aux mains ; j'ignore ce qu'a dit le contrôleur, mais le type a fini par quitter le wagon et cette histoire s'est terminée sans dommage. Néanmoins, ce voyage m'a laissé un goût amer (et un bon coup de frousse  ;D), et plusieurs interrogations : ai-je eu raison d'intervenir ? Qu'auriez-vous fait à ma place ?
Ainsi qu'une autre question : si la bagarre avait réellement éclaté, quelqu'un serait-il intervenu ? Je suis formée au secourisme, pas à la défense (même si c'est en cours ^^), je n'aurais pas pu faire face seule.

La paix est difficile à préserver... Même quand une majorité ne souhaite pas se battre.
Vaincre ou perdre, c'est une chose. Se battre en est une autre.

20 juillet 2015 à 14:47:20
Réponse #8

Kilbith


d'un groupe de types qui sont ni plus ni moins en train de harceler sexuellement des passantes ... mais bon, je pense qu'il y a une forme d'habitude ...

Ça a toujours existé les remarques (et gestes) "désobligeantes".

La différence c'est que par le passé on risquait souvent de s'en prendre une en retour de la part de la demoiselle. On n'était pas "fier" et ça en restait là. De toute façon on était confronté à une réprobation générale inhibant toute volonté d'aller plus loin.

(C'était aussi le cas si la demoiselle était accompagnée. Il faut dire que dans ce cas, le damoiseau avait une sorte d'obligation sociale le poussant à intervenir avec le soutient moral de la foule)

Il me semble que c'est légèrement différent actuellement. La fille qui se risquerait à répliquer de la sorte, prendrait plus facilement un pain....dans une possible indifférence. Il y a moins de traitement sexué différencié que par le passé. On peut y voir quelque chose de positif...ou pas.

(personnellement, je suis assez étonné du nombre de jeune fille que je peux côtoyer et qui se sont fait rudoyer dans la rue par des inconnus (même si cela reste un quota très faible). Il y a quelques années j'étais très étonné de ce que je percevais comme la transgression d'un interdit moral. Mais je suis certainement vieux jeu)

« Modifié: 20 juillet 2015 à 14:52:47 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 juillet 2015 à 15:01:01
Réponse #9

Auto


Est-ce que les individus désobligeants (les connards quoi  ;D ) provoquant/harcelant une femme n'attendent pas souvent que quelqu'un prenne sa défense pour avoir un prétexte a se chauffer aussi?

Je ne suis intervenu qu'une seule fois dans un bus en voyant une fille se faire ostensiblement matée et recevoir des remarques peu amènes, en jouant une comédie: commencer a parler avec la fille et la prendre à part pour l'éloigner du gars en question.
Dans mon cas, ou ce n'est clairement pas ma musculature impressionnante qui prévaut, j'essaie de la jouer fine. De manière générale, je ne sais pas si j'aurais le cran de tenir directement tête au gars.

20 juillet 2015 à 15:12:43
Réponse #10

Kilbith


Est-ce que les individus désobligeants (les connards quoi  ;D ) provoquant/harcelant une femme n'attendent pas souvent que quelqu'un prenne sa défense pour avoir un prétexte a se chauffer aussi?

Bien sûr.

On est (et on était) souvent dans le cas du "combat de coq/rituel", de la gestion des "frustrations sexuelles" ou "frustrations sociales" (ou les trois mêlés)...selon les circonstances.

Ce qui me semble plus nouveau, c'est le fait que ce qui traditionnellement était un jeu "mec VS. mec" avec pour enjeu symbolique une "fille"...peut être désormais un jeu "humain vs. humain" (donc mec VS. fille ; fille VS. mec et, pourquoi pas, fille VS. mec) sans intermédiation.

Le truc à prendre en compte, c'est que se présenter comme étant du genre féminin (ou personne âgée) n’octroie plus obligatoirement un traitement particulier.



« Modifié: 20 juillet 2015 à 16:13:52 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 juillet 2015 à 16:31:02
Réponse #11

Oim


Citation de: ONeill
... ai-je eu raison d'intervenir ?
Je pense que oui.
Citer
Qu'auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même chose, mais l'injonction était dans ton cas probablement superflue, aller chercher le contrôleur directement te faisait gagner du temps et évitait de risquer de cristalliser sur toi son agressivité.
Citer
si la bagarre avait réellement éclaté, quelqu'un serait-il intervenu ?
Peu de chances AMHA.
Citer
Je suis formée au secourisme

Bein tu pouvais au moins soigner les blessés...
Citer
je n'aurais pas pu faire face seule.
Et ça n'aurais pas été une bonne idée, il vaut mieux solliciter les autres avec des " on ne peut pas le laisser continuer à frapper ce passager!, appelez la police!" que d'aller s'en prendre une...

" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

20 juillet 2015 à 19:22:33
Réponse #12

b@s


Est-ce que les individus désobligeants (les connards quoi  ;D ) provoquant/harcelant une femme n'attendent pas souvent que quelqu'un prenne sa défense pour avoir un prétexte a se chauffer aussi?



Les connards étaient imbibés et du coup désinhibés, trois (donc en groupe), et oui surement ils auraient pu chercher la mouise... le c*nnard alpha avec qui j'ai échangé plusieurs regards jaugeait clairement les victimes, et quand il m'a regardé il a bien vu que j'étais trop balèze ;# nous étions trois gars aussi... (enfin, je pense, hein, dieu merci je suis pas dans sa tête)

je le disais dans mon premier message je ne me suis pas senti en danger, c'était plus un malaise suite à la prise de conscience des risques potentiels. Quand tu passes 5 minutes debout et qu'il y a ces connards et une bagarre un peu plus loin, de à à penser que le coin est pas top ...

@ kilbith :
https://www.youtube.com/watch?v=KL3p8UAjLKg

20 juillet 2015 à 19:49:03
Réponse #13

Tompouss


Bien content de ne plus habiter Strasbourg. Le remarques désobligeantes envers la gente fiminine y étaient monnaie courante. En bonne compagnie face à ce genre de remarque je lâchais souvent assez fort et avec un grand sourire " t'as vu ils ont de bons goûts". Le message transmis est donc clair : "tu n'est pas une menace, je ne te crains pas" mais n'est pas une incitation à la violence.

Les groupes de jeunes plus ou moins alcoolisés y sont légion aussi, à part dans certains coins chaud ça se passe bien.

J'ai quelques souvenirs de rixes, généralement à mains nues, ça limite déjà les bobos.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

20 juillet 2015 à 22:45:15
Réponse #14

olivcody


salut,
pour avoir été pendant 8 ans agent de securité (PUB, discotheques, PSG...), j'ai souvent vécu ce genre de situation.
les jeunes filles, pour pouvoir acceder à leurs lieux de fete, sont souvent prises à partie par des jeunes chauffés à blanc par l'effet du nombre et par le fait de se faire refuser l'entrée de ces memes lieux. elles sont donc bien souvent blasées mais peu craintives, au pire elles accelerent le pas.

le bagarre est souvent un conflit d'égo mais ça se fini à qui pisse le plus loin. cela peut arriver n'importe quand et n'importe où (souvent autour des debits de boissons...).

en revanche, concernant le malaise, il vient du manque d'habitude de ce genre de soirées. j'ai aujourd'hui des apprehensions que je n'avais pas à l'epoque. je fais pourtant le meme gabarit (193cm pour 110KG), mais je me sens oppressé dans le metro, je m'ecarte d'un groupe de "jeuns" qui squatte un banc et je cherche du regard un lieux "sûr" rapide.

en revanche j'ai toujours des automatismes de mon époque videur, par exemple, j'ai été sur bordeaux en juin prendre un verre dans un pub en fin d'aprem et alors que l'ambiance était calme, deux homme se sont "chauffés". j'ai dit à mes amis qu'ils allaient se battre, mais mes amis m'ont conseillé de ne pas m'en occuper, des que le premier coup est parti je me suis levé, suivi par mes amis et nous avons pu les separer sans risquer notre vie....
là ou j'ai peté un plomb c'est quand j'ai remarqué que les serveurs et les clients continuaient à consommer sans se préoccuper de la bagarre ni se rendre compre qu'il y avait des verres et des couteaux à saucissons sur le tables ET c'est moi qui ai du leur dire de faire place net. ça n'a pas loupé, les verres ont volé deux minutes plus tard. c'est finalement les gendarmes qui ont mis fin à tout ça.

il n'y a pas de morale à l'histoire puisqu'elle se repete depuis des siecles. à chacun de trouver sa place dans ce monde.
je pense que ceux qui vivent ce genre de soirées doivent savoir à quoi ils s'exposent (autant les filles que les hommes). je ne blame pas les jeunes qui peuvent etre parfois agressifs car il n'ont que ce que cette société leur propose et donc leur donne envie (jolies filles, consommation materielle et immaterielle à l'exces). et je ne considere pas les jeunes filles aguicheuses (disons qui peuvent donner des envies) comme des victimes.

20 juillet 2015 à 23:03:37
Réponse #15

musher


Je ne me suis pas senti en danger, c'était plus un malaise suite à la prise de conscience des risques potentiels.
Quand tu n'y es pas habitué, tu y vois un risque comme tout ce qui est inconnu. Pour les habitués, c'est normal. Ca fait parti du paysage.

Le soir, on traverse un parc ou il y a beaucoup de marginaux qui viennent y boire leur pack de bière à 9°.
Donc, ça parle fort, ça se bouscule, parfois, il y a des baffes, les chiens tournent autour en aboyant.
Au début, tu fais un grand détour. Ensuite, tu surveilles du coin de l'oeil.
Finalement, tu passes profil bas pour pas te faire interpeller, tu jettes un oeil (ou une oreille) pour savoir si faut pas quand même faire le 18 car il y en a un qui se relève pas.

Mais surtout pas s'emmeler car là, l'issue est radicale. Ils se raccommodent tous pour te tomber dessus et t'apprendre à te mêler de tes affaires.

Une ou 2 fois, t'as un des types qui a cassé une bouteille pour saigner celui d'en face mais les autres trouvent les mots pour la lui faire lacher.
Ca avait plus l'air d'une bravade que d'une réelle volonté de saigner l'autre.

Quand tu fais le 17, ils te demandent ou c'est ? Quand tu leur réponds que c'est dans le parc, ils te disent qu'ils peuvent pas se déplacer chaque fois qu'ils boivent leur pack et ils te raccrochent au nez.

A Paris, les vieux appelaient ça des bagarres d'ivrogne : beaucoup de bruit mais rarement des bobos  (sauf chute accidentel), rien à voir avec une vraie agression.

Quand à faire le chevalier servant pour une jeune fille importunée, on n'est plus au XX sc.
La dernière fois, j'ai voulu aider deux jeunes filles importunées par un type entreprenant. C'est moi qui me suis fait pourrir en des termes très peu féminin. (le gars s'est barré aussi  ;D )

25 juillet 2015 à 12:01:07
Réponse #16

Pouçot


Ce que tu décris est simplement la vie quotidienne d'un résident des métropoles françaises.
Pi Lyon, je connais bien : j'y vis.  ;D

Les 3 derniers trucs débiles que j'ai pu voir et vivre font une bonne synthèse de l'ambiance générale.

Plein milieu de l'après-midi, en balade dans la ville avec un couple de potes. Un jeune (17-18 ans) sort d'une bouche de métro et fonce dans notre direction. Diction difficile et discours décousu, on finit par apprendre qu'il venait de se faire agresser dans le métro par un type qui s'était simplement assis à côté de lui, et l'avait menacé de lui chatouiller les côtes avec son couteau s'il ne lui donnait pas son portable. Il avait eu la présence d'esprit de se lever et de quitter le métro dès que possible, plutôt que de rester tétanisé.
On l'a simplement accompagné au poste pour qu'il y dépose une main courante.

Soirée sur les quais de Saône. Picole et effet de groupe, ambiance similaire à celle décrite dans le premier post. Soudain, des grands cris percent le tumulte. Rien d'autre qu'une jeune qui menace de se foutre à la baille sous le regard pas plus paniqué que ça des badauds. Dans le groupe de potes avec lequel j'étais ce soir là, 3 d'entre nous se sont dirigés vers la provenance du bordel, et pendant que j'éloignais les potes de la fille en question et appelais les secours, mes 2 potes mettaient à l'écart la nana en question pour lui parler et l'aider à attendre sereinement les pompiers.

Début de soirée, dans une supérette lambda, en plein milieu de l'épisode caniculaire. Avec ma chérie, simplement en train d'acheter des aliments en prévision de la soirée à venir. Un monde complètement inhabituel pour ce petit endroit, atmosphère surchargée et un bon gros pourcentage de gens stressés par la foule et la chaleur. Arrivés à la caisse, un type passe tranquillement devant la file et double la personne devant nous. Malheureusement, cette personne est une femme qui porte sur elle tous les signes d'un épuisement nerveux assez intense (spasmes au niveau du front, lèvres qui tremblent...). Je signale donc gentiment au type qu'il serait très courtois qu'il prenne sa place dans la file, et il s’exécute en ronchonnant. Seulement, un peu humilié -je suppose-, il décide de ne pas en rester là et commence à me houspiller. J'ai donc de moi-même cassé sa bulle de sécurité, me suis planté en face de lui et lui ai signifié de se calmer vite fait, parce qu'il allait vite gonfler tout le monde, et que c'était une mauvaise idée. Il a fini ses courses en rouspétant, mais j'ai bien senti (et ma copine aussi) que ça aurait pu dégénérer à n'importe quel moment.   

Bref, tout ça pour dire quoi ?
Qu'il convient d'être au fait de ce qu'implique la vie en ville, et de savoir s'adapter. Une ville, c'est des millions de névroses, de frustrations, d'individus qui ne partagent plus rien et semblent isolés les uns des autres ...

De là, deux choix simplissimes.

1) Se former en amont et jouer aux dés avec Dieu : on ne peut pas avoir le contrôle total et dont do stupid things with stupid people in stupid places est un slogan publicitaire, tout comme "Auchan, la vie, la vraie". Auchan n'est pas la vraie vie et la majorité des risques urbains que j'ai eu à vivre était le fruit du hasard le plus total.

2) Rester derrière des barreaux jusqu'à ce que l'usure et l'âge les acceptent et que toute forme de courage ait disparu irrévocablement.  ;D
Le trait est grossier mais l'esprit est là.

Ps :
[...] ni se rendre compre qu'il y avait des verres et des couteaux à saucissons sur le tables ET c'est moi qui ai du leur dire de faire place net. ça n'a pas loupé, les verres ont volé deux minutes plus tard.

Plusieurs tauliers m'ont dit que s'ils ne mettaient plus de cendriers en terrasse, c'était parce que ceux-ci étaient régulièrement utilisés pendant les bastons. Ca me semble cohérent, puisqu'il n'est pas encore interdit de cloper dehors.

25 juillet 2015 à 13:50:11
Réponse #17

Pouçot


Certes.

Faire des choses débiles avec des idiots, dans des endroits merdiques, peut amener (amène irrémédiablement?) à devoir gérer des situations pourries.
Seulement, ne pas faire de choses débiles avec des idiots, dans des endroits merdiques, n'exclut pas le fait de devoir gérer des situations pourries.
Tout comme faire des choses intelligentes avec des gens brillants dans des endroits tranquilles n'exclut pas le fait de devoir gérer des situations pourries.

Et c'est là tout l'objet de ma réflexion, le point névralgique. D'où le coup de dés.
Tout est toujours contextuel.

Ps : Pi qui dit que la vraie vie, c'est pas Auchan, après tout....  ;#

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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