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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: le meilleur feu de camp a la forme d'un ????  (Lu 8062 fois)

14 juin 2015 à 14:59:38
Lu 8062 fois

raphael


Se connaitre et s'accepter


14 juin 2015 à 22:46:35
Réponse #1

Sam Sebja


tout dépend de ce qu'on en veut faire.

par exemple, pour réchauffer un dormeur couché dans un abri de fortune, un feu long me semble plus approprié...

15 juin 2015 à 10:48:40
Réponse #2

Troll


Bonjour,

En effet, la "forme" du feu dépend de ce que tu veux faire.

Ainsi, une torche suédoise ne sera efficace que pour chauffer une popote. Elle ne sera pas adaptée pour chauffer alentours.

S'il s'agit de chauffer une personne allongée (nous ou quelqu'un d'autre), un feu un peu plus long que la longueur de la personne sera plus approprié. Dans le cas présent, il faudra essayer de créer un déflecteur d'un côté du feu afin de renvoyer la chaleur vers la personne allongée.

S'il s'agit plus d'un feu de camp "classique" pour à la fois faire chauffer une petite gamelle et aussi les alentours, tout en pouvant l'alimenter facilement pendant la nuit, on pourra disposer 4 grosses bûches / branches en croix (forme de "+"), sur le sol (attention, les branches ne sont pas superposées). On poussera ensuite chaque bûche vers le centre du "+" à mesure qu'elles brûlent.

Bien cordialement,

Trol
Semper potest proficio

15 juin 2015 à 11:24:16
Réponse #3

Mrod


Je suis d'accord avec vous, tout dépends de la fonction du feu.

Le lien de Raphael parle de l'optimisation d'un feu de camp ce qui est très important si on a une matière première très dégradées qui rends difficile le maintient de la réaction en chaîne (cf: triangle du feu) et entretient le feu.
Comprendre cela peux permettre de réussir plus facilement à allumer ou maintenir en place un feu dans des conditions très difficiles.

Ces quelques dernières années je n'ai galéré qu'une seule fois à faire du feu. Et ça a été une vraie grosse galère rien que pour l'allumage.
C'était durant l'hiver 2010, en décembre, dans le Jura. Nous étions en rando sur plusieurs jours avec deux potes et la faim nous prenant nous nous sommes arrêter aux alentours de midi dans un lieu peu adéquat. C'est à l'époque du gros redoux de cette années là. Quelques jours avant il y avait 80cm de neige, qui avait fondu en grande partie en deux jours. Il restait par endroit 20cm de neige détrempée ou de la boue. Nous étions dans une grande cuvette à proximité d'un petit lac.
La dépression faisait office de cuvette à froid. Température négative ou proche de 0 et fort taux d'humidité, j'ai jamais retrouvé de telles conditions. Pour vous dire même les clopes s’éteignaient toutes seules en quelques secondes. On avait besoin de faire une pause mais on était partiellement trempés car équipé de matos neige pas du tout prévu pour de la gadoue. Et comme on était trois à décidé, je me suis plié au reste du groupe et on s'est arrêté là.

J'ai décidé d'allumer un feu qui nous a permis de se reposer quelques minutes en sous bois à l'abri (mais à l'ombre) et de grailler sans geler sur place. Ce n'était pas une question de survie, mais de confort. On aurait très bien pu faire une micro pause (< 3min) et repartir avant d'avoir refroidi. Mais vu les conditions extrêmes c'était un bon test en situation dégradées.

J'ai bâtonné du bois mort pour tenter de récupérer du bois de coeur sec. Et chose hallucinante, il était tellement trempé et gelé qu'on pouvait voir les cristaux de glace à la refente sur plusieurs centimètres d'épaisseur. Il m'a fallu utiliser un tampax paraffiné entier  pour le démarrer (alors qu'habituellement, dans le pire des cas, j'utilise un tout petit morceau). J'ai bataillé pendant un quart d'heure pour l'allumage et encore plusieurs minutes avant qu'il n'arrive à se stabiliser en produisant suffisamment d'énergie pour s'auto alimenter sans que je l’attise. Au total environ 45 minutes pour y parvenir entre la récolte, préparation, démarrage, etc.

Tout ça pour dire que si l'architecture de mon feu n'avait pas été optimisé je n'aurait probablement pas réussi.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

15 juin 2015 à 12:57:59
Réponse #4

Patapon


Yo,

Dans les optimisations de feu, il y a la forme et aussi les montages. Ceux-ci vont essentiellement dépendre des conditions. Par exemple, on évite de faire un feu sur-élevé par grand vent, mais ça s'avère fort utile sur un terrain détrempé. On fait pas un feu enterré sous une averse, mais par grand vent c'est très utile,...

Après les questions "utilitaires" peuvent s'ajouter (ex de Troll: un feu en longueur, ou un feu en tranchée pour la popote, etc). Ce dernier point ne dois pas être, à mon sens, considérer avant les autres: c'est un peu un "plus". Par exemple, s'il flotte et que je veux faire à miam, ben je ne vais quand même pas faire une tranchée...edit: sauf si j'ai de quoi sur-elever mon feu enterré ;D

tcho

Hugo
« Modifié: 15 juin 2015 à 13:06:20 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

15 juin 2015 à 13:20:54
Réponse #5

Troll


Bonjour,

Les thèmes d'architecture soulevés par Hurgoz et Mrod - au delà de l'efficacité qu'une bonne architecture apporte - soulignent aussi l'importance du temps de préparation dudit feu.

Par exemple, dans le cas de Mrod, le temps de batonnage pour trouver du bois convenable en quantité suffisante. Dans le cas d'Hurgoz, si on est en hiver et que la terre et gelée ou très dure, le temps de creuser un trou sera rallongé, etc...

Il est donc d'autant plus important de bien choisir son archi pour réduire le temps d'allumage. Ce n'est pas un point à négliger s'il fait bientôt nuit par exemple, ou bien s'il pleut, s'il y a du vent, etc...

Voilà pour la fin de mon HS !

Bien cordialement,

Troll
Semper potest proficio

15 juin 2015 à 13:57:07
Réponse #6

Ulf


un feu c'est:

- détruire du bois mort.  Or du bois mort de gros diamètre n'est pas si abondant dans une exploitation et sert d'abri/bouffe/berceau à pas mal de bestioles.
- le risque de se blesser en processant le bois et le risque de foutre le feu
- des vapeur cancérigènes pour celui qui sniffe les vapeurs de benzène.
- devoir trimbaler des outils lourdingues pour processer le bois

OR aujourd'hui, nous disposons d'équipement léger et performant pour s'isoler du froid et de l'humidité sans avoir recours au maxi feu de camp. Les petits gars de randonner léger nous le démontrent par A+B.

Je me fiche bien que vous preniez du plaisir à faire un feu de camp et à passer la soirée devant (je suis comme vous =). C'est juste que l'on voit beaucoup d'articles sur les techniques d'allumage et de construction et pas beaucoup de blabla sur le bonus/malus de faire un feu dans un contexte de loisir au XXIe siècle.

Je vais encore passer pour un sale con prétentieux-pédant-rigide-et rabat-joie et je vous em...brasse fort  ;#.
« Modifié: 15 juin 2015 à 14:05:20 par Ulf »

15 juin 2015 à 15:15:06
Réponse #7

Sam Sebja


Les mules, ils font du camping.

Ici, il me semble que l'on parle de survivre en situation de danger.

J'ai passé une excellente nuit par -2° C sans aucun équipement avec un feu et un réflecteur. Je n'avais pas de duvet, ni tente, ni tout ça (heureusement pour moi que les précipitations étaient proches de zéro).

Je te garantis que, dans un cas similaire, tu t'en fous, des éventuelles "vapeurs de benzène"...

15 juin 2015 à 15:15:45
Réponse #8

Christian


Cet hiver nous avons fait une randonnée en montagne avec les enfants. Tout le monde était bien équipé. L’un de mes rejetons est tombé par accident dans un cours d’eau dissimulé par la neige et s’est retrouvé trempé jusqu’aux fesses.
J’étais bien content d’avoir une couverture de survie épaisse pour pourvoir lui enlever ses vêtements trempés, mais sans feu il ne se serait jamais réchauffé aussi bien et nous n’aurions pas pu faire sécher rapidement ses vêtements.
AMHA savoir faire un feu rapidement et optimisé ne me semble pas un luxe superflu dont les matériaux isolants et légers nous permettraient de nous affranchir.

15 juin 2015 à 15:34:56
Réponse #9

Christian


j'avais bien lu et bien compris, sauf que pour s'entrainer à faire un feu, je n'ai pas trouvé mieux que le contexte de loisir. Si j'avais du apprendre les quelques techniques que je connais au moment ou mon loupiot devait se réchauffer, je pense qu'il aurait grelotté très longtemps  ^-^

15 juin 2015 à 16:04:04
Réponse #10

Christian


c'est la base, avec une gourde remplie d'eau, un téléphone portable....
Mais je crois qu'allumer un feu quand il fait froid et humide ne se résume pas avoir un briquet et allume feu  ;D

15 juin 2015 à 16:51:55
Réponse #11

Christian


Bon je me suis un peu emballé à faire des réponses du tac au tac et m’en excuse…
Je vais essayer d’être un peu plus constructif en explicitant ce qui m’a dérangé dans la réponse d’ULF.
Ce topic a pour objet l’optimisation de la construction d’un feu et non du bien fondé de faire ou non un feu.
Pour beaucoup faire un feu en pleine nature est certainement quelque chose de très simple. Mais il y a de nombreuses années en arrière j’aurais été bien en peine d’allumer un feu en pleine nature sans papier, quelques bouts de cagette, du charbon de bois et encore plus sans briquet ni allumette.
Je ne vous apprendrais rien en vous disant que le savoir théorique n’est rien sans mise en pratique. C'est notamment la nouvelle « construire un feu » de Jack LONDON qui montre comment l’inexpérience d’un homme en la matière le mène à la mort qui m'a donné envie d'approfondir la question.
Il y a deux ans j’ai voulu me mettre au feu à l’archet et j’ai pu mesurer combien cet écart entre la théorie et la pratique peut être grand. Aujourd’hui j’’y arrive (pas toujours) et j’ai même testé en fin d’hiver en condition pluvieuse. Pourtant je n’avais pas forcément besoin de feu, et encore moins de l’allumer ainsi, c’était pour le loisir, mais cette expérience accumulée me permettra d’être plus efficace si je dois un jour à nouveau allumer un feu vite fait pour réchauffer quelqu’un. Ça ne m'empêche pas d'avoir plusieurs briquets dans mon sac et 2 ou 3 allumes feu différents.
Aussi des propos qui pourraient être lu et compris tel que des matériaux isolants, légers et imperméables peuvent remplacer un feu dont le savoir faire s’acquiert principalement en condition de loisir, me semble hasardeux dans un forum destiné à sauver de vies.

Christian

15 juin 2015 à 17:23:09
Réponse #12

guillaume


un feu c'est:

- détruire du bois mort.  Or du bois mort de gros diamètre n'est pas si abondant dans une exploitation et sert d'abri/bouffe/berceau à pas mal de bestioles.
- le risque de se blesser en processant le bois et le risque de foutre le feu
- des vapeur cancérigènes pour celui qui sniffe les vapeurs de benzène.
- devoir trimbaler des outils lourdingues pour processer le bois

OR aujourd'hui, nous disposons d'équipement léger et performant pour s'isoler du froid et de l'humidité sans avoir recours au maxi feu de camp. Les petits gars de randonner léger nous le démontrent par A+B.

Je me fiche bien que vous preniez du plaisir à faire un feu de camp et à passer la soirée devant (je suis comme vous =). C'est juste que l'on voit beaucoup d'articles sur les techniques d'allumage et de construction et pas beaucoup de blabla sur le bonus/malus de faire un feu dans un contexte de loisir au XXIe siècle.

Je vais encore passer pour un sale con prétentieux-pédant-rigide-et rabat-joie et je vous em...brasse fort  ;#.

Merci.

Je trouve que ta réflexion a toute sa place sur ce forum et pourtant, j'adore faire du feu.

Dans l'esprit de beaucoup de gens, sortie nature = feu. Cela conduit parfois à des réaction excessives des agents locaux : interdiction totale de faire du feu. Et tout le monde en paie les conséquences...

Savoir allumer un feu par n'importe quelles conditions OK. En faire un sacerdoce, non (cela ne vise personne hein).

a+

15 juin 2015 à 17:44:31
Réponse #13

Kilbith


Salut,

J'aime beaucoup faire du feu, essentiellement pour la convivialité.

Mais en 2015 il me semble que lorsqu'on randonne on doit éviter de compter sur le feu comme moyen standard, du moins dans nos contrées.

Pas seulement d'un point de vue "écologique" ou "leave no trace" (pensez que lorsqu'on utilise du gaz...on pollue là où est extrait le gaz sans compter son transport et élaboration). Mais aussi d'un point de vue pratique : faire du feu c'est long, souvent dangereux et ça nécessite un matos lourd.

Ceci dit, faire du feu et utiliser un couteau sont consubstantiels à notre nature humaine. C'est difficile d'admettre qu'il faut y renoncer (pour plein de bonnes raisons) au risque de renier une partie de nous.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 juin 2015 à 18:10:13
Réponse #14

Patapon


Yo,

Ulf, j'suis à 200% d'accord avec toi: tu es un vieux rabat-joie!  ;D :lol:

Plus sérieusement:
  • Quand on allume un feu, on est pas forcé de fêter la st Jean le solstice d'été à chaque fois! Un petit feu, ça se gère très bien. Que se soit au réchaud à bois ou en délimitant la zone (nb: les zones de feu - cercle de pierre, table à feu, trou - c'est comme les sac à dos: c'est toujours plein ;) ). En plus ça économise du bois, et l'effort de récolte et de coupe qui vont avec.
  • Les réchauds, ne fonctionnent que lorsqu'on a du combustible; idem pour les feux d'ailleurs! En haute montagne, trouver du bois c'est galère. Partout, trouver du pétrole, c'est galère ;D
  • Les réchauds, c'est pas gratos en matière de poids (j'ai pris un MSR Whisperlite uni que je test en ce moment: à vide (cad sans bouteille ou bombonne de carburant), c'est déjà 522gr). De là, c'est un peu un calcul à faire entre ce qu'on emporte pour faire un feu et ce qu'on emporte avec un réchaud
  • Au niveau du bien être, la sensation entre un feu et un réchaud: rien à voir
  • Edit: quizz du backup au réchaud?

Tcho

Hugo
« Modifié: 15 juin 2015 à 19:24:03 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

15 juin 2015 à 19:24:08
Réponse #15

piero


Pour expliquer le lien, de Raphael un triangle équilatéral est le triangle qui a le plus de surface par rapport à son périmètre.

Or dans le ca de notre feu surface = production d'énergie et périmètre = perte d'énergie (contact avec le milieu extérieur).
Mieux encore que notre triangle équilatéral y a le demi cercle. Le rapport surface périmètre est optimal
Ca c'est valable en deux dimensions.

Quand on passe en trois dimensions. Il faut rechercher le rapport volume/surface. Volume = production de chaleur, surface = pertes. Plus le rapport est grand plus le feu est chaud. Il faut un gros volume et une petite surface.
Le top c'est la demi sphère.

La géométrie la plus chaude d'un point de vue purement théorique est donc la demi sphère.

Fin ça c'est valable pour un feu totalement homogène avec une diffusion de la chaleur identique dans toutes les directions. Sauf que les gaz chaud montent, le feu perd donc plus de chaleur par le haut que par les côtés.
Et puis de toute façon on s'en fout, une pyramide trop haute ça tombe et une pyramide trop basse aussi, donc naturellement on fait toujours quelque chose de plus ou moins équilatéral. Et ça finit toujours par se casser la gueule.

15 juin 2015 à 19:37:44
Réponse #16

raphael


Pour expliquer le lien, de Raphael un triangle équilatéral est le triangle qui a le plus de surface par rapport à son périmètre.

Or dans le ca de notre feu surface = production d'énergie et périmètre = perte d'énergie (contact avec le milieu extérieur).
Mieux encore que notre triangle équilatéral y a le demi cercle. Le rapport surface périmètre est optimal
Ca c'est valable en deux dimensions.

Quand on passe en trois dimensions. Il faut rechercher le rapport volume/surface. Volume = production de chaleur, surface = pertes. Plus le rapport est grand plus le feu est chaud. Il faut un gros volume et une petite surface.
Le top c'est la demi sphère.

La géométrie la plus chaude d'un point de vue purement théorique est donc la demi sphère.

Fin ça c'est valable pour un feu totalement homogène avec une diffusion de la chaleur identique dans toutes les directions. Sauf que les gaz chaud montent, le feu perd donc plus de chaleur par le haut que par les côtés.
Et puis de toute façon on s'en fout, une pyramide trop haute ça tombe et une pyramide trop basse aussi, donc naturellement on fait toujours quelque chose de plus ou moins équilatéral. Et ça finit toujours par se casser la gueule.

 c'est pas faux   ;)
Se connaitre et s'accepter


15 juin 2015 à 21:23:00
Réponse #17

azur


Les réchauds, c'est pas gratos en matière de poids (j'ai pris un MSR Whisperlite uni que je test en ce moment: à vide (cad sans bouteille ou bombonne de carburant), c'est déjà 522gr). De là, c'est un peu un calcul à faire entre ce qu'on emporte pour faire un feu et ce qu'on emporte avec un réchaud
Il faut quand même avoir à l'esprit que ce type de réchaud convient pour plusieurs personnes, et dans ce cas, la charge est répartie. L'emporter lorsqu'on est en solitaire, c'est vraiment pour faire face à des conditions très spécifiques (haute altitude essentiellement).
Parallèlement, c'est à mettre en perspective avec le poids de matériel nécessaire pour remplacer ce réchaud par un feu... rien qu'une scie pliante bahco pèse déjà 200gr, c'est le poids d'un réchaud individuel avec sa gamelle.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

15 juin 2015 à 21:54:06
Réponse #18

Ulf


Re.

Je suis comme vous. J'aime bien l'aspect convivial du feu et jouer au jeu de rôles grandeur nature du Robinson volontaire - le temps d'un WE - (la survie, c'est comme le cuir-latex, c'est marrant 5 minutes, plus long ça fait mal =).

D'accord aussi sur le fait que savoir allumer un feu est une compétence importante... Ceci dit, si pouvoir allumer un feu d'urgence est tellement important, on devrait voir plus d'articles sur la technique ancestrale du feu à main balancé dans un tas de petit bois humide* que sur l'allumage par friction / featherstick / firesteel etc.

Enfin voilà, je critique, je critique... je pourrai aussi essayer d'écrire un torchon sur le bénéfice / risque d'allumer un feu. C'est aussi une bonne compétence à acquérir amha.

*ou même la pastille esbit/résine de pin + briquet bic, c'est déjà redoutable comme allume feu.
« Modifié: 15 juin 2015 à 22:03:19 par Ulf »

15 juin 2015 à 22:46:44
Réponse #19

Ulf


@Christian

Citer
Aussi des propos qui pourraient être lu et compris tel que des matériaux isolants, légers et imperméables peuvent remplacer un feu dont le savoir faire s’acquiert principalement en condition de loisir, me semble hasardeux dans un forum destiné à sauver de vies.

Je ne suis pas du tout d'accord. Mais alors pas du tout.

Je crois plutôt que l'objet/compétence LE plus important d'un sac de randonneur, c'est le sac de couchage... Ou un gros pull si on ne part qu'à la journée.
Le sdc/pull, c'est l'objet qui te permet de survivre à l'hypothermie. Cet objet ne demande aucune compétence/dextérité de mise en œuvre. Que tu sois gelé, avec un bras pété ou que sais-je ... ça marchera toujours - sous réserve de ne pas tremper son matériel -, ce qui devrait normalement ne pas arriver si on accorde à cet objet l’importance qui lui revient en lui offrant le privilège de séjourner dans un sac poubelle.

Ensuite, il y a le poncho. Il permet de conserver les propriétés isolantes du sdc/pull lorsque ça pleut ou ça vente. Même topo que ci dessus: ça marche sans participation active. Tu peux même protéger un mec inconscient.

En 3e position, je mettrai de bonnes réserves d'eau potable.

En 4e, deux briquets BIC (dont un dans un ziploc avec une sécu pour pas qu'il se vide tout seul) + un violent allume feu industriel qui pue et qui brule... Voir même un feu à main. Pourquoi ? Je pars du principe que si il n'y a pas d'urgence -> sdc OU bien si il y a urgence, alors il faut un truc qui crame vite et fort... Sachant que si je tombe à la flotte en hiver - si j'arrive à sortir de l'eau - je préfère encore me foutre à poil dans mon sdc en première intention PUIS de faire un feu pour me sécher moi et mes vêtements... 

Je n'ai jamais fait de stage de survie chez DM mais je pense que c'est raisonnable comme conseil.

Le couteau, le feu par friction, tout ça... c'est pour jouer à la survie, nuance.  J'ai aucun problème avec les jeux de rôles grandeur nature. J'aime bien participer à ça en général... à condition que tout le monde ait conscience de jouer un rôle. C'est la frontière entre l'airsoft/paintball rigolo et le mytho.

De plus, avec la mode *à la con* (comme toutes les modes) du bushcraft roots, j'ai constaté que des personnes captaient un message contre productif... celui de passer des nuits en hiver avec une simple couverture en laine, une hachette et un gros feu. OUI c'est faisable et c'est marrant. Mais faire ça sans SDC en réserve, c'est aller potentiellement au devant d'emmerdes. Comme le matos roots pèse une blinde et qu'un SDC hivernal c'est entre 1Kg et 2.5Kg... beaucoup affirment partir sans, avec la sensation d'avoir droit à une deuxième puberté.   
 
Voilà... j'ai souvenir, sur ce forum, d'un fait divers. Il s'agissait d'un malchanceux qui avait crashé son planeur dans les Pyrénées. Il a eu la cage thoracique défoncée. Il a galéré 3 jours à ramper comme une m*rde jusqu'à un chemin fréquenté. Il doit sa survie à sa volonté, son sac de couchage, ses 3L d'eau et bien entendu sa chance (de ne pas mourir sur le coup, puis de croiser qqun dans une zone qui ne capte pas).
Un petit malin m'avait fait beaucoup rire sur ce sujet en demandant comme un vieux troll: "il avait quoi comme couteau" ?  :lol:   
« Modifié: 15 juin 2015 à 23:14:05 par Ulf »

15 juin 2015 à 22:53:29
Réponse #20

Sam Sebja


Si c'est pour bouffer, un réchaud est utile (à bois de préférence, on n'a pas à le porter et, la scie, elle va durer plus longtemps que 200g d'essence ou de gaz ou d'alcool). Mais on peut attendre quelques jours et s'en porter plutôt mieux.

Si c'est pour se chauffer, le réchaud... eh bien...  :o Et là, on peut avoir à faire très vite. Je ne parle pas de Mad Max ou autres fantasmes : une simple panne le soir sur une route déserte sans relais GSM (ça va ensemble) peut faire l'affaire. Ou une chute dans l'eau par temps froid comme évoqué plus haut. Et là, on n'a pas des heures avant que ce soit vraiment TRÈS inconfortable, voire pire.

Un briquet chalumeau dans la poche (deux par sécurité) et de l'Esbit ou de la bougie sont alors utilisables par n'importe qui (sauf ambiance détrempée et, là, on est bien dans la m...), il suffit de connaître la construction de quelques feux adaptés aux situations rencontrées et d'avoir un rien de bons sens et des notions de sécurité. La pierre à briquet géante firestyle... Si les deux briquets sont en panne, on peut encore essayer.

15 juin 2015 à 23:14:03
Réponse #21

Christian


@Christian

Je ne suis pas du tout d'accord. Mais alors pas du tout.

Je crois plutôt que l'objet/compétence LE plus important d'un sac de randonneur, c'est le sac de couchage... Ou un gros pull si on ne part qu'à la journée.
Le sdc/pull, c'est l'objet qui te permet de survivre à l'hypothermie. Cet objet ne demande aucune compétence/dextérité de mise en œuvre. Que tu sois gelé, avec un bras pété ou que sais-je ... ça marchera toujours - sous réserve de ne pas tremper son matériel -, ce qui devrait normalement ne pas arriver si on accorde à cet objet l’importance qui lui revient en lui offrant le privilège de séjourner dans un sac poubelle.

Ensuite, il y a le poncho. Il permet de conserver les propriétés isolantes du sdc/pull lorsque ça pleut ou ça vente. Même topo que ci dessus: ça marche sans participation active. Tu peux même protéger un mec inconscient.

En 3e position, je mettrai de bonnes réserves d'eau potable.

En 4e, deux briquets BIC (dont un dans un ziploc avec une sécu pour pas qu'il se vide tout seul) + un violent allume feu industriel qui pue et qui brule... Voir même un feu à main. Pourquoi ? Je pars du principe que si il n'y a pas d'urgence -> sdc OU bien si il y a urgence, alors il faut un truc qui crame vite et fort... Sachant que si je tombe à la flotte en hiver - si j'arrive à sortir de l'eau - je préfère encore me foutre à poil dans mon sdc en première intention PUIS de faire un feu pour me sécher moi et mes vêtements... 

Je n'ai jamais fait de stage de survie chez DM mais je pense que c'est raisonnable comme conseil.

Le couteau, le feu par friction, tout ça... c'est pour jouer à la survie, nuance.  J'ai aucun problème avec les jeux de rôles grandeur nature. J'aime bien participer à ça en général... à condition que tout le monde ait conscience de jouer un rôle. C'est la frontière entre l'airsoft/paintball rigolo et le mytho.
 
Voilà... j'ai souvenir, sur ce forum, d'un fait divers. Il s'agissait d'un malchanceux qui avait crashé son planeur dans les Pyrénées. Il a eu la cage thoracique défoncée. Il a galéré 3 jours à ramper comme une m*rde jusqu'à un chemin fréquenté. Il doit sa survie à sa volonté, son sac de couchage, ses 3L d'eau et bien entendu sa chance (de ne pas mourir sur le coup, puis de croiser qqun dans une zone qui ne capte pas).
Un petit malin m'avait fait beaucoup rire sur ce sujet en demandant comme un vieux troll: "il avait quoi comme couteau" ?  :lol:

l'un et l'autre ne sont pas a opposer et c'était l'objet de mon propos.
Si tu mets un glaçon dans un sdc ou un pull en plein hiver bien rigoureux ton glaçon restera un glaçon. Un isolant n'a jamais produit de chaleur. Mon gamin pourra t'en parler de même que tous ceux qui mettent des gants avec les mains gelées au préalable et qui pestent à tort sur la piètre qualité des gants. Tu mets un chaufferette dans les gants et ça te change la vie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypothermie

A+
Christian

edit : correction des vilaines fautes  :-[
« Modifié: 16 juin 2015 à 08:21:08 par Christian »

15 juin 2015 à 23:15:05
Réponse #22

Ulf



15 juin 2015 à 23:50:08
Réponse #23

Patapon


Yo,

Il faut quand même avoir à l'esprit que ce type de réchaud convient pour plusieurs personnes, et dans ce cas, la charge est répartie. L'emporter lorsqu'on est en solitaire, c'est vraiment pour faire face à des conditions très spécifiques (haute altitude essentiellement).
Parallèlement, c'est à mettre en perspective avec le poids de matériel nécessaire pour remplacer ce réchaud par un feu... rien qu'une scie pliante bahco pèse déjà 200gr, c'est le poids d'un réchaud individuel avec sa gamelle.

Ce n'est pas faux. Pour ma part, ce qui m'intéressait, avant le poids (ce dont, dans une moindre mesure, je me fout), c'est surtout la possibilité de jouer sur plusieurs carburant différents. Que gaz, économiquement c'est bien, mais j'ai pas de fournisseur dans une périphérie proche (10km), et après c'est commande sur le net (ce qu'autant faire ce peu, j'essais d'éviter). Les carburant faucilles  ;D fossiles sont assez facile à trouver, mais plus onéreux. Donc, plus j'ai de possibilité, moi je risque de me retrouver coincé avec un truc qui resterai au placard.

Citer
Le couteau, le feu par friction, tout ça... c'est pour jouer à la survie, nuance.  J'ai aucun problème avec les jeux de rôles grandeur nature. J'aime bien participer à ça en général... à condition que tout le monde ait conscience de jouer un rôle. C'est la frontière entre l'airsoft/paintball rigolo et le mytho.

La question c'est: qu'est ce qui dans la vie n'est pas un jeux de rôles? A méditer ;)

Après faut faire gaffe: le côté juste pragmatique, on en arrive vite aux limites :)

Maintenant, si on causait autonomie: à quel point peut on s'en sortir seul, sans être capable d'allumer un feu? Sans être capable de s'abriter, de trouver et de purifier de la flotte?

Parce que le principe du réchaud, il est simple: tu branche, tu pompes et t'allumes (sans rentrer dans les détails), mais mais toute la compétence qui a permis de créer l'élément feu est elle tienne?

Tcho

Hugo
« Modifié: 16 juin 2015 à 00:30:27 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 juin 2015 à 00:05:44
Réponse #24

Ulf


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Parce que le principe du réchaud, il est simple: tu branche, tu pompes et t'allumes (sans rentrer dans les détails), mais mais toute la compétence qui a permis de créer l'élément feu est elle tienne?

Si c'est ton truc, je t'invite à entrer en contact avec les gars de paleobox. AKA le forum de la préhistoire.
http://paleobox.forumactif.com/

Je ne me fout pas du tout de ta gueule. Le principe, c'est de reconstituer les gestes des hommes préhistoriques. Chez les fous, on appelle ça de l'archéologie expérimentale.

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Après faut faire gaffe: le côté juste pragmatique, on en arrive vite aux limites :)

Les limites sont ce qui sépare le fini de l'informe ou si tu préfères, l'Imperium du Warp.

PS: "Raccrochez-vous à votre haine, mes frères, car elle est juste. Brandissez votre lame pour anéantir tous les Xénos, faire résonner les hurlements de douleur des mutants dans les halls des damnés et exterminer les âmes des hérétiques."
« Modifié: 16 juin 2015 à 00:13:21 par Ulf »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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