Salut.
En ce qui me concerne, le sommeil est aussi une grande histoire d'amour avec moi

.
J'ai toujours eu un peu de mal à m'endormir, mais tout s'est complètement bousillé quand j'ai eu des enfants! Nuits pourries qui ont duré... 6 ans! Mon premier a fait ses nuits à 2 ans et 4 mois... nuits d'enfer entre poussées dentaires et sommeil difficilement régulé. Deux mois de répit , puis arrivée du petit deuxième qui a fait ses nuits... à 3 ans et demi, entre dents, caractère à la con, et, la crème de la crème, TERREURS NOCTURNES, une vraie plaie pour les parents. donc, pendant 6 ans, mon rythme était: nuits de + ou - 3 heures (se rendormir entre les phases de réveil est une vraie aventure pour moi), suivi de journées allant de 10 à 12 heures par jour! J'ai arrêté toute activité hors boulot les derniers 18 mois, j'étais à bout de forces!
Ceci a légèrement bousillé mon rythme!

Bon, depuis, les nuits de mes loupiots sont normales... mais pas les miennes!
Déjà, impossible pour moi d'aller au plumart avant 23h30 - 00h00. Et pour m'endormir, c'est extinction d'écran après 22(30 des fois), puis lecture, puis monter vers 23h - 23h30, puis musique au lecteur mp3 tranquille 10 - 15 minutes, pas du métal bien sûr, j'aime bien écouter des bandes originales de films (Hans Zimmer est AMHA un ponte dans ce domaine). Puis, ça me met encore 10-15 minutes pour m'endormir. Reste plus qu'à espérer ne pas me réveiller ou alors, de me rendormir facilement si cela arrive!
J'en ai parlé avec des pros. Alors, plusieurs choses. Primo, mon rythme a effectivement été totalement déréglé, et même un an et demi après, tout n'est pas redevenu comme avant!
Ensuite, il est clair que j'ai des sources de stress énormes qui jouent défavorablement sur mon sommeil. Elles sont clairement identifiées: le boulot. Kiné libéral en ce qui me concerne. La pression commence à être insupportable pour moi. Pas l'aspect kiné (quoique, la manière dont on est traité par certains patients de nos jours...), mais surtout l'aspect (pseudo)libéral! Je n'arrive plus à gérer la pression. Entre la paperasse, les soucis de la location, la harcèlement pour mettre aux normes handicapé (alors que je suis locataire!!!), le harcèlement constant de la sécu pour essayer de récupérer des soi-disant indus car ils n'ont soi-disant pas reçu les justificatifs et ordonnances, etc... je suis sévèrement en train de craquer!
Donc, au niveau sommeil, en clair, pour peu que j'aie reçu un courrier X ou que j'ai eu une discussion un peu houleuse avec mon proprio concernant le local ce jour là, ou que je me sois pris le choux avec un patient, etc... c'est nuits de m*rde pour 1 ou 2 nuits facilement! En moyenne sur 7 jours, j'ai 3 à 4 mauvaises nuits...
Donc, pour des experts que j'ai vu, la solution est simple mon bon Monsieur, il n'y a qu'a arrêter d'exercer dans votre cabinet! Revendez votre patientèle, et exercer ailleurs, repartez à zéro, et éventuellement, arrêtez le libéral!
Ben voyons, avez-vous une idée des sacrifices et investissement personnel (non financier) qu'il m'a fallu pour fidéliser aussi bien patients que médecins? Il y en a même eu un qui m'a dit de ... changer de métier!
Bref, je suis dans une impasse. Je connais la cause principale actuelle de mes troubles de sommeil, mais je ne peux pas trop agir dessus.
P.S. quand je suis en vacances = pas de boulot = nuits ok!
Alors, pour les solutions, j'en ai trouvé une qui est compatible avec mon emploi du temps et qui a déjà été citée plus haut: la sieste du midi. Déjà, je me force à avoir 1 heure voir 1 heure et demi pour heure de table (difficile à mettre en oeuvre au début, ce n'est pas si facile que ça dans notre métier). Manger tranquillement, et prendre 15 minutes où je m'allonge sur ma table.
Ca me permet de tenir la journée si ma nuit a été pourrie! en faire 2 comme cité plus haut m'est impossible. Tout comme effectuer le travail intellectuel le matin...
Ensuite, effectuer un travail sur moi pour que: quand je ne bosse pas, le boulot n'existe pas. Ca m'a pris du temps. Mais c'est bon... sauf les nuits, là, mes emmerdes me re-pètent en pleine gueule, et je n'arrive pas à faire autrement c'est dingue, j'ai beau essayer de ne pas y penser, ça foire.
Voilà, j'essaie de me gérer, peut-être que je vais larguer mon cabinet en fin de compte, des fois j'en ai envie... mais pour faire quoi? recommencer ailleurs? cela vaut-il le coup de prendre ces risques?
Tout ce long discours pour dire quoi? Que souvent, effectivement, il s'agit d'un trouble d'ordre psy qui refait surface pdt la nuit. J'ai la chance de pouvoir l'identifier, ce n'est pas le cas de tout le monde.
Bon courage à tous.
A+