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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Projet de loi Renseignement  (Lu 23895 fois)

13 avril 2015 à 17:40:54
Lu 23895 fois

mirmidon


je ne suis n'y pour n'y contre bien au contraire

13 avril 2015 à 17:55:20
Réponse #1

Djeep


Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

13 avril 2015 à 19:04:34
Réponse #2

Troll


Bonjour,

Bon sujet et vaste débat que la loi sur le renseignement.

Au-delà de considérations éthiques et politiques, le sujet me semble intéressant (à moins qu'il n'ait déjà été largement traité et débattu) : la protection des données personnelles :

Des personnes ici présentes ont-elles une copie informatique de certains documents (carte d'identité, permis de conduire et permis divers, etc...) et sur quel support ?

Pour ma part, peut-être par paranoïa, j'ai une copie numérique de ces documents. Je les stockes ensuite sur clé usb. Néanmoins, je n'en ai aucun directement sur l'ordinateur en cas de plantage / piratage.

Que pensez-vous de ce genre de pratique ? En avez-vous d'autres / de mieux ?

Bien à vous,

Troll
Semper potest proficio

13 avril 2015 à 21:19:26
Réponse #3

gurglash


hello, pour rajouter un peu plus d'informations sur le sujet abordé par mirmidon
c'est mon coté Geek qui se réveille  ;)

Bonnes lectures, j'ai posté les principaux liens des articles que j'ai lu et trouvé pertinents sur le sujet.

http://www.numerama.com/magazine/32769-loi-renseignement-les-5-arguments-qu-il-faut-combattre.html


http://www.streetpress.com/sujet/1427897448-chronique-geek-valls-surveillance#


http://standblog.org/blog/post/2015/03/29/A-propos-de-la-loi-Renseignement

PS : Les prochains posts dans le cadre de la survie urbaine porteront surement comment se protéger de cette surveillance de masse vu que cette loi qui sera surement et malheureusement voté.

14 avril 2015 à 09:47:28
Réponse #4

Mrod


Salut,

Je me permet d'intervenir pour poser une question.

En quoi cela pose un problème, si on exclu les questions d'éthique, d'être "surveillé" si l'on n'a rien à se reprocher?
Personnellement, j'en ai rien à foutre.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

14 avril 2015 à 09:53:16
Réponse #5

Troll


Bonjour,

Concernant la navigation, on peut trouver ce navgateur gratuit open source assez connu : Tor.
Il est disponible ici:
http://www.01net.com/telecharger/windows/Securite/anonymat-vie-privee/fiches/35156.html
Le site officiel de ce réseau: https://www.torproject.org/

Grosso modo, c'est un réseau qui fonctionne, comme son icône l'indique sur le principe de la couche d'oignon.
Il s'agit d'un réseau dit superposé : chaque réseau repose sur un autre, tel un mille-feuilles. Les jonctions entre chaque réseau se font par des points d'entrées (serveurs) spécifiques connus du seul navigateur. Chaque information échangée (envoyée / reçue) par un client (votre ordinateur) passe par au moins un serveur de chaque réseau avant d'atteindre son objectif (on utilise pour ce faire le protocole appelé TCP). Le "routage", c'est-à-dire le chemin que parcourt le paquet d'informations, est effectué de façon aléatoire. Ainsi, tracer le point d'émission de l'information est pratiquement impossible.

Explications techniques dudit réseau en lui-même, et du réseau superposé:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tor_(r%C3%A9seau)
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_overlay

S'agissant de la protection des données que l'on conserve sur l'ordinateur lui-même, on peut proposer la solution de cryptage suivante :
http://www.01net.com/telecharger/windows/Utilitaire/cryptage_et_securite/fiches/32458.html
Je voudrais néanmoins apporter quelques détails en référence à ce genre de solution (que ce soit TrueCrypt, plutôt réputée, ou n'importe quelle autre). Ce type d'outil utilisable par un particulier pourra en effet compliquer la tâche d'un pirate "moyen" qui réussirait à passer outre anti-virus et pare-feu de votre machine. Cependant, avec un temps de calcul suffisamment long, la plupart des algorithmes de cryptage utilisés par les particuliers sauteront (typiquement, une attaque par dictionnaire / table de hachage / force brute). Des logiciels prévus à cet effet existent, et il est même relativement aisé de les développer pour peu qu'on sache un peu coder et qu'on aime les mathématiques ! Je l'avais fait à mes heures perdues et poutant je ne suis pas une flèche...

Dans le cadre de données récupérées par une quelconque entité, techniquement plus habile dirons-nous, il m'est avis qu'il est impossible de les sécuriser / cacher à 100% ou bien de les rendre inutilisables sans notre consentement.

Ainsi, une des solutions possibles pourrait-être, dans le cadre de la sauvegarde des données, pour ceux qui en ont la chance, d'avoir deux machines dont une seule est connectée au réseau. De fait, on peut stocker ce que l'on souhaite sur la machine non connectée via une clé usb par exemple. Le seul moyen d'accéder à la donnée est donc d'avoir accès physiquement à la machine.

Par rapport à la loi en elle-même, au-délà de considérations éthiques et politiques, il serait intéressant de connaitre les critères déterminant l'enregistrement des données des particuliers. Par exemple, un passionné d'histoire militaire et d'armes est-il une potentielle menace ?

Ceci-dit, si l 'individu n'a rien à se reprocher, pourquoi s'inquièter ? N'y-a-t'il pas création d'une psychose sur le sujet ? N'y-a-t'il pas un proverbe disant "mieux vaut prévenir que guérir" et essayer d'anticiper les menances ?

Qu'en pensez-vous ?

Bien à vous,

Troll
Semper potest proficio

14 avril 2015 à 10:03:33
Réponse #6

cassepied


perso je pense que l'on est déjà surveillé , les actes seront officialisé par la loi
je n'est pas l’intention de changer mes habitudes (bonnes ou mauvaises)

14 avril 2015 à 10:52:05
Réponse #7

Troll


Semper potest proficio

14 avril 2015 à 10:54:47
Réponse #8

Nemorale


En quoi cela pose un problème, si on exclu les questions d'éthique, d'être "surveillé" si l'on n'a rien à se reprocher?
Personnellement, j'en ai rien à foutre.
J'espère ne pas être hors-sujet en te répondant : http://jenairienacacher.fr est un site dédié à la question.

Pour moi le résumé du problème est :
Citer
Ne rien avoir à cacher parce que l'on n'a rien à se reprocher est inexact dans la mesure où ce n'est pas vous qui choisissez ce que vous vous reprochez, mais bien les autres, ceux qui étudient, épient vos informations.

14 avril 2015 à 11:39:13
Réponse #9

mirmidon


Pour ceux qui pensent que tout est beau et parfait dans cette analyse
je vous recommande cette lecture
Comprenant que la vie privée est un besoin fondamental pour être libre, les politiques et les législateurs n’ont eu de cesse que de souligner son importance avant de l’inscrire dans la loi. Voici un rapide tour d’horizon de ces textes, avant de voir comment la vie privée est essentielle pour que le citoyen puisse avoir confiance dans les institutions.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

En 1948, à la sortie de la 2eme guerre mondiale, l’assemblée générale des Nations Unis adopte un texte sans réelle portée juridique, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

    Article 12. : Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés

La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés, représente un progrès sensible en terme de force du texte, dans la mesure où c’est un traité international signé par les États membres du Conseil de l’Europe. Signée le 4 novembre 1950, elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1953.

    Article 8 : toute personne a le droit au respect de sa vie privée.

La Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne

Cette charte n’a pas eu au départ de valeur juridique forte. votée en décembre 2000, il aura fallu attendre le traité de Lisbonne en 2007 pour lui donner une valeur juridiquement contraignante dans les 27 états membres de l’Union Européenne.

    article 7 : toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications.

    article 8 : toute personne a droit à la protection des données à caractère personnel la concernant. Ces données doivent être traitées loyalement, à des fins déterminées et sur la base du consentement de la personne concernée ou en vertu d’un autre fondement légitime prévu par la loi. Toute personne a le droit d’accéder aux données collectées la concernant et d’en obtenir la rectification.

Les CNIL européennes

Enfin, en décembre 2014, l’ensemble des CNILs européennes (la CNIL française et ses homologues européennes), sous le nom de « groupe de l’article 29 » publiait une déclaration très claire sur la protection de la vie privée : http://www.cnil.fr/linstitution/international/g29/edgf14/

    Article 6 : La surveillance secrète, massive et indiscriminée de personnes en Europe (…) n’est pas conforme aux Traités et législation européens. Elle est inacceptable sur le plan éthique.

    Article 7 : L’accès à des données à caractère personnel aux fins de sécurité n’est pas acceptable dans une société démocratique dès lors qu’il est massif et sans condition.

Le cas des USA

Aux USA, c’est le 4e amendement de la constitution, annoncé en 1792, qui protège la vie privée. Bien sûr nulle mention de numérique ou de données personnelles dans ce document ! Un peu moins d’un siècle plus tard, en 1890, deux juristes américains publiaient un article fondateur, the Right to Privacy. Mais ce n’est qu’en 1967, avec la jurisprudence Katz v. United Stated, que la notion de vie privée a été évoquée en rapport avec le 4eme amendement.
La confiance du citoyen dans les institutions

Pavel Mayer, membre historique du Parti Pirate allemand, explique mieux que je ne pourrais le faire pourquoi le non-respect de la vie privée est toxique pour la démocratie :

    la surveillance a des effets néfastes. Les citoyens croient à la liberté. Lorsqu’ils apprennent qu’ils ont été espionnés, alors ils perdent foi dans la société et dans les politiques. Et bientôt ils risquent d’oublier que les politiques sont élus par les citoyens, et sont au service des citoyens. Mais globalement, les deux sont liés. Avec Snowden, on a compris que quand une société collecte des données sur un individu, ces dernières peuvent être récupérées sans mal par les services secrets.

Cette réflexion est partagée par Daniel Solove, juriste américain et l’un des spécialistes mondiaux de la vie privée, pour qui l’érosion de la vie privée a des conséquences qui ressemblent plus au Procès de Franz Kafka qu’à 1984 de George Orwell. George Orwell, dans 1984, démontre comment une surveillance permanente empêche toute liberté, toute créativité et pousse tout le monde au conformisme dans un genre de prison mentale.

Dans Le Procès, Franz Kafka raconte l’histoire d’un certain « Joseph K » dont la vie est bouleversée par un procès sans que l’accusé ne soit mis au courant du motif pour lequel il est jugé.

Pour Daniel Solove, c’est le manque de transparence de l’utilisation qui est faite de nos données qui pose un problème. Les données affectent les relations de pouvoir entre le citoyen et l’État. Ces relations sont frustrantes pour l’individu car elles créent chez lui un sentiment de totale impuissance et de faiblesse. Par ailleurs, ces relations affectent les relations qu’entretiennent les gens avec les institutions qui prennent des décisions importantes pour eux.

    L’approche de Solove, focalisée sur l’État, qui fait la loi et sur l’importance de comprendre ce que l’État décide pour le citoyen, peut être confrontée à celle de Lawrence Lessig. Ce dernier, comme nous le verrons un peu plus tard, considère qu’en cette ère numérique, le code est la nouvelle loi : « le code, c’est la loi » (Code is Law).

Aujourd’hui, ce sont donc les grands acteurs commerciaux qui contrôlent le code et donc nos données qui décident pour nous, utilisateurs, ce que nous avons le droit de faire. Comment puis-je avoir confiance dans les sociétés commerciales qui me fournissent des services, si je ne comprends pas comment elles prennent des décisions me concernant ? Comment vais-je réagir face à Facebook qui cache certains messages de mes amis et m’en montre d’autres sans que je sache pourquoi ? Comment vais-réagir face à une mutuelle d’assurance qui refuse de m’assurer ou augmente ma cotisation parce qu’elle pense que je consomme trop de pizzas, de bières et de café mais pas assez de légumes verts ?

SOURCE: la lecture ICI
je ne suis n'y pour n'y contre bien au contraire

14 avril 2015 à 11:42:46
Réponse #10

AC


En quoi cela pose un problème, si on exclu les questions d'éthique, d'être "surveillé" si l'on n'a rien à se reprocher?
Personnellement, j'en ai rien à foutre.

On en reparlera après qu'une délégation de la DGSI t'aura rendu visite au petit matin pour te demander pourquoi depuis 6 ans tu te connectes régulièrement à un site classé dans la catégorie "survivaliste" (m'étonnerait qu'ils fassent dans le détail), où tu as posté 1110 messages et lancé 55 sujets de discussion, et où tu exerces des responsabilités d'administrateur (m'étonnerait aussi qu'ils fassent la distinction entre les sachems et les autres statuts).

14 avril 2015 à 12:22:14
Réponse #11

mirmidon


Pour ceux qui souhaitent suivre cette Nouvelle loi qui va modifier bien des choses  :o
Pour tenter d’éteindre une partie des critiques de Reporters sans frontières, du Syndicat de la magistrature et bien d’autres, le gouvernement a déposé en dernière minute un amendement visant à protéger certaines professions « sensibles »
http://www.nextinpact.com/news/93793-loi-renseignement-regime-special-pour-magistrats-parlementaires-avocats-et-journalistes.htm
 :ohmy:
je ne suis n'y pour n'y contre bien au contraire

14 avril 2015 à 15:07:57
Réponse #12

Troll


Bonjour,

Je lisais récemment que Facebook via les cookies (sorte de "modules" que l'on décide (ou pas) d'intégrer (ou pas) à son navigateur afin de faciliter le visionnement de certaines pages) - en l'occurrence les fameux boutons "like" - était capable de récupérer des informations, y compris sur les personnes ne faisant pas partie de ce réseau social.

On peut donc en conclure qu'un opérateur privé est capable de récupérer les informations assez simplement.

Légalement, un Etat a le droit de contracter auprès d'une société privée qu'il mandate pour certaines actions.

Nous pouvons donc retenir que, même si le projet venait à ne pas être voté, il n'y aurait légalement aucun obstacle à ce que "l'acte" de surveillance soit sous-traité.

Bien à vous,

Troll
Semper potest proficio

14 avril 2015 à 16:26:29
Réponse #13

Merlin06


En effet, pour l'exemple d'une Fa'det' ou bien d'une mise sur écoute, c'est la justice qui demande à l'opérateur(qui se gave de frais au passage...) et a donc accès aux informations.
Il n'est pas difficile d'imaginer la même procédure pour les services internet.

JDM fait un décryptage, imparfait et incomplet mais il a le mérite de bien dégrossir, sur sont blog ici: http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/loi-renseignement-faut-il-avoir-peur-big-brother-23239
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

14 avril 2015 à 16:29:51
Réponse #14

Aerazur


perso je pense que l'on est déjà surveillé , les actes seront officialisé par la loi
je n'est pas l’intention de changer mes habitudes (bonnes ou mauvaises)

Tu n'as très certainement pas tort. Mais là n'est finalement pas la question.

Je ne suis qu'un lamda de base, au milieu d'autres. Ce qui me différencie de mes voisins, c'est que j'ai une certaine idée de l'autonomie, j'aime trouver des solutions par moi même et je trouve du plaisir à n'être pas dépendant. Du moins le moins possible. Et c'est ainsi que j'élève mes enfants. Ceci dans le plus grand respect des Lois de la République.

Ce qui se profile aujourd'hui est consternant. Car au final, c'est la programmation de la fin du libre arbitre, légiférée. C'est le doigt dans l'engrenage du principe de précaution, que comme des millions de Français j'ai laissé s'institutionnaliser et écrire dans la constitution. La question qui se pose aujourd'hui, c'est de savoir jusqu' à quand j'aurai le droit de penser différemment de la masse, de la majorité? Ceci parce qu'il n'y aura plus de garde fous, parce que ce n'est plus la Justice qui décidera sur la base de textes établis, mais un quidam quasi quelconque dont l'éthique pourra être discutable, mais pas discutée.
Parce que désormais, la "norme" sera non seulement institutionnalisée, mais qui peut m'assurer que lorsque penser autrement sera un délit je ne serai pas inquiété?


14 avril 2015 à 16:38:22
Réponse #16

Loriot


Cette histoire me fait penser à une version plus moderne d'un événement qui s'est passé en Suisse dans les années 80. Mais avec une vraie volonté politique par contre! C'est là que l'on reconnaît le professionnalisme des autorités. ;D

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Scandale_des_fiches
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

14 avril 2015 à 18:01:50
Réponse #17

musher


Techniquement, on est déjà tous fichés et tracés.

L'or d'aujourd'hui, c'est les données que FB, Google... collectent.

A la DGE, on a eu une démonstration il y a 3 ans du trakking d'Orange.
Avec les coordonnées de connexion à des antennes GSM, Orange était capable de dire ou comment et avec qui vous vous êtes déplacés.

Lorsque on a demandé s'il était possible de connaître l'origine géographique des spectateurs d'un spectacle, ils nous ont répondu que techniquement pas de souci mais que la CNIL ne leur permettait pas de coupler la base des connexions à la base des clients.
Par contre, ou ils avaient dormi, comment ils étaient venus, si c'était des locaux ou des touristes, si il y avait des locaux qui avaient emmenés des amis touristes...
Et depuis 3 ans, ils ont encore améliorer leur algorythme.

Quand au "On a rien à cacher".
Effectivement aujourd'hui 90 % des français ne font rien qui puisent leur valoir des ennuis avec la justice de leur pays.
Mais demain, ce qui n'est pas répréhensible aujourd'hui peut le devenir.

Quand aux mutuelles qui augmenteront la prime car vous avez un comportement à risque, ils ont pas besoin de cette loi.




14 avril 2015 à 18:23:04
Réponse #18

promeneur4d


"Je n'ai rien a me reprocher", "Je réspecte la loi"...

Une loi est votée par des humains, pleins de défauts (comme moi).
Il y a des exemples comme l'apartheid, les discriminations de religions, etc. pour lesquelles il faut prendre une décision entre sa conscience et la loi.
Qui peut vraiment dire que c'était avant, et que maintenant c'est mieux? Bon, j'essaie d'éviter le point godwin, mais l'experience de Milgram montre que ce n'est pas le cas.

Dans un état de controle total, il sera facile pour n'importe qui d'emmerder quelqu'un qui est d'opinion politique différent, rien qu'avec ce ramassis.

Qui n'a jamais rien fait d'illégal?

promneur
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

14 avril 2015 à 19:15:37
Réponse #19

bison solitaire


Y'avait ça qui existait déjà:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupement_interministériel_de_contrôle

et notamment:Les écoutes menées par le GIC sont dites « de sécurité », par opposition aux écoutes dites « judiciaires » décidées par un juge d'instruction

Et ça concernait déjà le risque terroriste et le potentiel économique et scientifique...

14 avril 2015 à 21:17:27
Réponse #20

Tompouss


qui peut m'assurer que lorsque penser autrement sera un délit je ne serai pas inquiété?

Penser différement (et le dire accessoirement) est déjà un délit si on va à l'encontre du mode de pensée unique qu'on cherche à nous imposer.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

14 avril 2015 à 22:54:09
Réponse #21

Mad Max


Salut,

Je me permet d'intervenir pour poser une question.

En quoi cela pose un problème, si on exclu les questions d'éthique, d'être "surveillé" si l'on n'a rien à se reprocher?
Personnellement, j'en ai rien à foutre.

Nico

Tiens par exemple : avant de lire ce post , je parcourais un forum consacré aux armes. Je possède des armes dûment enregistrées. J'ai regardé sur youtube des vidéos de la guerre civile en syrie et des actions de daesh.
Ca donne armes+armes+daesh = ?<--- Je te laisse compléter l'équation.
 
UNPACT Member
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15 avril 2015 à 00:02:58
Réponse #22

Ulf


Citer
Ca donne armes+armes+daesh = ?<--- Je te laisse compléter l'équation.

J'ai rien compris, mais je suis d'accord.

 :lol:


15 avril 2015 à 07:45:29
Réponse #23

zangetsu74


Si on n'a rien à cacher, alors pourquoi mettons-nous des rideaux à nos fenêtres et fermons nos logis avec une porte non vitrée ?
D'ailleurs à quoi servent les murs de nos logis finalement ?

Ensuite, je me permets de rajouter 2 billets à mon sens intéressants au sujet de ce projet de loi :
- "RTFM" par Maitre Eolas. Ou pourquoi selon lui cette loi est anticonstitutionnelle (puisque ne respectant pas la DDH de 1789, socle de base de la Constitution de la république française)
Il revient également sur l'argument "rien à cacher"
- "Pourquoi la surveillance de masse n’empêchera aucun attentat" sur Reflets.info (article traduit). ou jusqu'à quel point cette loi est absolument inefficace : la boite noire automatique et généralisée ne va pas pouvoir interpréter aussi peu de signal "terroriste" au milieu d'autant de données. L'attentat de Boston n'a pas pu être empêché malgré la surveillance généralisées aux USA...

On est donc ensuite en droit de se demander : "si cette loi ne sert pas à empêcher un(des) attentat(s), à quoi servira-t-elle ?"
Et à mon avis, là, on touche le coeur du problème...

Un dictateur en herbe ne pourrait pas rêver mieux comme outil de contrôle des masses (la Syrie ou la Lybie - entre autres - étaient en contact avec certaines de nos entreprises françaises spécialistes de ce type de boites noires de surveillance d'internet - cf. reflets.info pour plus à ce sujet)
Des organismes du passé comme la Stasi seraient au bord de l'orgasme si on leur proposait un outil tel que celui-ci.
==> De quoi nos politiques ont-ils si peur pour que tous (droite et gauche) se rangent aussi facilement au vote de cette loi ?

Bref, je m'enflamme.

Sinon pour revenir sur les notions qui font la force de ce forum, j'ai l'impression de voir là une fascination pour un "outil" qui est sensé résoudre tous les problèmes de terrorisme...
Ce en oubliant, les savoir-faire et l'état d'esprit ;) (et l'humain !)
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

15 avril 2015 à 18:48:51
Réponse #24

lionceau



"Si on n'a rien à cacher, alors pourquoi mettons-nous des rideaux à nos fenêtres et fermons nos logis avec une porte non vitrée ?"

En ce qui me concerne, n'ayant rien à cacher, je dois dire qu'il n'y a pas de rideaux aux fenêtres de ma maison (des volets qu'on ferme la nuit ou lorsque nous sommes absents) et que la porte de derrière est vitrée (protégée par un volet aussi).
Je me permets de rebondir sur ce que tu dis parce que je pense que plus on en montre (si l'on n'a effectivement rien à se reprocher), moins le monde appronfondit ses recherches...

D'autre part, petit HS, AMHA, il est plus safe pour deux raisons de ne pas occulter ses fenêtres :
1° les BG se rendent compte qu'il n'y a rien d'intéressant à voler
2° ceusses là même s'ils en décident autrement, devront perpétrer leur forfait sous l'oeil attentif de nos voisins !

Votre serviteur, François

 


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