Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Vivre  (Lu 8872 fois)

12 janvier 2015 à 18:29:44
Lu 8872 fois

adi06


Cela fait un bon moment que j'arpente les sections de ce forum, deux ans peut-être plus je n'ai pas vérifié, on s'en fout de toute façon.
J'ai appris grâce à vous une quantité de choses impressionnante et je vous en remercie toutes et tous.
Je repense souvent à cette phrase du patron : "Mon boulot c'est prolonger des vies". Ce site est remplis de conseils, trucs et astuces pour justement prolonger la vie, éviter le truc stupide qui fera que l'on va clamser comme un con.
Mais voilà, hier soir dans un moment de blues plus important que d'habitude je me suis poser la question : Pourquoi vivre ? Puis elle s'est tournée différemment : pourquoi prolonger la vie ?
Quelque soit la tournure que vous préférez la question reste sensiblement la même : pourquoi rester sur cette Terre ?
Alors à vous de jouer, merci de mettre ci-dessous vos points de vues, vos anecdotes qui feront que peut-être un mec on fond du trou passera par là et prendra une claque (positive) dans sa gueule et se dira un truc du genre : "m*rde, sors-toi les doigts et débrouille-toi pour vibrer, pour aimer la vie !"
Peut-être qu'on évitera ainsi (j'ai le droit de rêver) un Merah ou un Kouachi ou tout simplement un suicide.
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

12 janvier 2015 à 19:08:45
Réponse #1

raphael


et toi comment vas tu ?  :-\ :-[
Se connaitre et s'accepter


12 janvier 2015 à 20:12:51
Réponse #2

mrfroggy


"N ayez pas peur du Bonheur, car il n existe pas".

J ai entendu cette citation aujourdhui, et elle m a plu.

Il ne faut pas chercher le "Bonheur" dans sa globalité.. c est clair qu etre heureux toute une vie ,c est  impossible.
Par contre,le bonheur est dans des "petits" ou grand moment d une vie..
Par exemple, jouer avec mes enfants et les entendre rire  :love:... la première fois que ma fille a dit "papa"..  :love:   
Boire une bonne bierre , lors d une pause de la sortie vélo avec un pote  :doubleup:
Se faire chauffer un café sur un feu , seul au fond des bois  :love:
Ouvrir la boite aux lettres et y apercevoir le colis tant attendu   :doubleup:  ;#

Rester vivant, c est peut être aussi croire en l Homme, et se dire que tôt ou tard, il peut en ressortir quelque chose de vraiment bien .
Se dire qu il y a des enfants gravement malades, qui eux souhaitent vivre , alors du coup, se poser soi meme cette question : "vivre pourquoi?" c est un peu déplacé, indécent.. :-[

« Modifié: 12 janvier 2015 à 20:32:09 par mrfroggy »
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

12 janvier 2015 à 20:19:10
Réponse #3

Cheguevarech


Quand je cafarde j'ai 2 ou 3 "baumes" littéraires :
- Les chemins de traverse de Nicolas Hulot où il retourne la phase de son frère suicidé "la vie ne vaut pas la peine d'être vécu" en "la vie doit valoir la peine d'être vécu", et il a je pense réussi à bien remplir la sienne.
- Les racines du ciel de romain Gary qui est un irrésistible élan d'espoir.
- Le bonheur, désespérément d'André Comte-Sponville, pour apprendre à dé-espérer.
Portez-vous bien
che
« Modifié: 12 janvier 2015 à 21:37:22 par Cheguevarech »
"La critique est nécessaire mais l'invention est vitale car dans toute invention il y a une critique de la convention". (Gustave Parking)

12 janvier 2015 à 20:45:36
Réponse #4

adi06


@raphael assez bien pour ne pas me pendre je te remercie. Mais je ne vous imposerai pas ma thérapie ;)
@MrFroggy je suis tout à fait d'accord avec toi c'est indécent, déplacé, mais l'homme a une facheuse tendance à se regarder le nombril et il m'arrive comme a tant d'autres d'être un homme.
@Cheguevarech merci pour ces conseils de lecture, je tacherai de les lire sous peu
« Modifié: 12 janvier 2015 à 22:57:30 par adi06 »
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

12 janvier 2015 à 21:10:37
Réponse #5

Arnaud


A chacun de trouver sa raison... on a tous le choix de vivre ou pas, de la manière dont on l'entend.

Hier, mon père arborai un t-shirt avec une citation qui m'a bien plu: "Think, it's not illegal yet."
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

12 janvier 2015 à 21:11:15
Réponse #6

mrfroggy


T en fais pas, je ne juge pas, je serais mal placé.. Il m arrive encore parfois d être mal dans ma peau, mais je vais chercher bien au fond de moi cette force . et elle est en chacun . Juste que la survie, c est d abord dans la tête et moi j aime a croire que je suis un survivant, et ça m aide. J aime ça.
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

12 janvier 2015 à 22:59:38
Réponse #7

adi06


c'est peut-être juste un état d'esprit à avoir alors.
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

13 janvier 2015 à 06:34:29
Réponse #8

camoléon


Salut,

Citer
Juste que la survie, c est d abord dans la tête et moi j aime a croire que je suis un survivant, et ça m aide. J aime ça.

Dans ses stages, David nous dit "Si vous êtes devant moi aujourd'hui, c'est parce que vous êtes tous des survivants. Vos parents sont des survivants, vos grands-parents sont des survivants, alors vous êtes des survivants aussi..."

ça m'a marqué cette façon de voir les choses.


Autrement, attaché à la culture japonaise, je me rappelle ce petit mot "gambate", qui est leur devise nationale et que l'on pourrait traduire par "tenez-bon"
Quand on voit toute les catastrophes( naturelles ou pas) qu'ils ont traversés dans leur histoire, et l'état d'alerte quasi permanent dans lequel ils vivent avec stoïcisme, ça ne peut que m'inspirer.

Alors tiens-bon Adi06
« Modifié: 13 janvier 2015 à 09:27:52 par camoléon »
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

13 janvier 2015 à 08:50:29
Réponse #9

cassepied


pourquoi vivre?
parce qu'un jour je suis né , que j'ai aimé le jour d’après en me demandant si après demain pouvais être mieux. 
je vis ce jour parce que demain, j'ai mes enfants a m'occuper et que , eux, n'ont pas demandé a être là et qu'il est de mon devoir d’être là. 
après je compte bien trouver un autre motif pour vivre

13 janvier 2015 à 09:13:16
Réponse #10

raphael


"Quand tout va mal" J'aime bien ce texte

http://www.marieandersen.net/articles/article9-3.html
Se connaitre et s'accepter


13 janvier 2015 à 20:48:35
Réponse #11

Van


Pourquoi vivre ? Puis elle s'est tournée différemment : pourquoi prolonger la vie ?
Quelque soit la tournure que vous préférez la question reste sensiblement la même : pourquoi rester sur cette Terre ?

Une vie pour quoi faire ?
Un gars a répondu à cette question il y a longtemps. Il a dit : "pour aimer Dieu et son prochain comme soi-même".
Le gars qui a dit ça n'a plus la cote en occident, mais ça n'enlève rien à la pertinence du précepte. A la fin de notre vie pouvoir se dire : "l'Autre a été mon frère, j'ai essayé d'œuvrer pour lui comme pour moi-même", ça a de la gueule, je trouve.

13 janvier 2015 à 21:18:14
Réponse #12

Tompouss


"Quand tout va mal" J'aime bien ce texte

http://www.marieandersen.net/articles/article9-3.html

C'est malin tu m'as fait chialer en pensant au passé... Mais ce texte est vraiment pas mal et regorge de conseils pertinents. Et effectivement tant qu'on continue à mettre un pied devant l'autre on finit par s'en sortir.

Et sinon pourquoi vivre ? Pour moi ça se résume à donner le meilleur de moi même pour les proches qu'il me reste et a profiter pleinement de ce que j'ai au lieu de courir après ce que je n'ai pas.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

13 janvier 2015 à 22:41:55
Réponse #13

rezemika


Excellente question.
Je cherche la réponse.

Par moment, elle me parait évidente. Parfois, la vie me semble importante, car c'est un peu notre plus grand point commun.

Et puis des fois, je trouve tout ça futile. La vie me parait dépourvue de sens et je perçois notre existence comme étant le fruit d'un incroyable hasard physique, qui aurait rassemblé toute la matière noire et tout ce qui existe pour faire notre univers. Et nous n'en serions qu'une poussière, créée simplement pour exister.

Mais parfois, je me dis que même si tout ça ne sert à rien, autant être inutile et heureux. Si je dois mourrir, je ne sais comment, autant que j'optimise le taux d'endorphine dans mes veines. Une vie inutile et heureuse, c'est toujours mieux qu'une vie inutile et dépressive.

Peut-être que le sens de la vie n'existe pas, ou peut-être qu'il consiste à être cherché. Ma vision globale du truc, c'est "La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut le vie".

Bon je suis fatigué, j'argumenterais demain, désolé.
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

14 janvier 2015 à 01:19:57
Réponse #14

Patapon


Yo,

Je vais me lancer dans quelques affirmations, qui ne sont ni des vérités, ni des définitions, mais simplement mes découvertes tirées de mes expériences, et ne sont donc pas figées dans le temps: ce n'est que ma réalité. Je ne vais pas tout approfondir, sinon on va en avoir pour des heures (ce qui risque d'être long et chiant).

Avant tout, qu'est ce que "la vie"?

Lorsque l'on parle de notre vie, nous parlons de notre vécu. Celui ci ce qualifie en nombre d'expérience que nous aurons traversé depuis le jour de notre naissance, jusqu'à aujourd'hui. On peu donc affirmer que "la vie" de manière plus globale est le mouvement créer entre la naissance et la mort. Ce mouvement ce qualifie donc en matière d'évolution. Hors, comme jamais ce mouvement ne s'arrête, tout est donc vie, du minéral au végétal en passant par l'animal.

Dans l'autre sens, de la mort vers la naissance, il y a aussi un mouvement de vie, car, sans rentrer dans les notions de réincarnation, lorsque notre costume de peau retourne à la nature, il crée la vie (vers, engrais, etc)

Du coup, qu'est ce que vivre?

La réponse coule d'elle même: vivre, revient à expérimenter et évoluer. L'expérience en elle même, n'est jamais bonne ou mauvaise (qui ne sont que deux dualités, deux faces d'une même médaille). Parcontre, la façon dont tu vas les vivres, et ce que tu vas en tirer - qui ne dépend que de toi - te sera bénéfique ou pas. D'ailleurs, si on y réfléchis, même le négatif va te permettre de l'expérimenter et, qui sais, trouver de nouvelles forces cachées en toi :)

Donc, pourquoi vivre? ;)

Bonne soirée

Hugo
« Modifié: 14 janvier 2015 à 01:32:45 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

14 janvier 2015 à 08:44:51
Réponse #15

fan


Merci pour cette poésie, ça réchauffe le coeur le matin.

J'ajoute une piste "chimique" possible pour les états dépressifs.

Notre cerveau (et donc notre ressenti) est sensible à des substances auxquelles nous sommes exposés.
Le domaine que je connais bien est celui du médicament.

Je ne conseille pas d'interrompre un traitement utile par ailleurs, mais de se poser la question: "et si c'était un médicament?" et d'en parler avec son médecin, en particulier pour des changements d'humeur sans cause évidente.


Une pomme par jour éloigne le médecin...à condition de bien viser!

14 janvier 2015 à 10:40:01
Réponse #16

Al Bundy


Règle de vie no1

< Nous sommes tous né en Arcadie, autrement dit nous entrons dans la vie pleins d'exigences de bonheur et de jouissance, et nous avons l'espoir fou de les réaliser jusqu'à ce que le destin nous tombe dessus sans ménagement et nous montre que rien n'est à nous, qu'au contraire tout est sien puisqu'il a un droit incontestable non seulement sur tout ce que nous possédons et acquérons, mais encore sur nos bras et nos jambes, nos yeux et nos oreilles, et même sur le nez au milieu de notre visage.
Vient alors l'expérience et elle nous enseigne que bonheur et jouissance sont de pures chimères qu'une illusion nous indique au loin; qu'un contraire la souffrance, la douleur sont réelles, qu'elles se font connaître elle-même immédiatement sans avoir besoin d'illusion et de délais. Leur enseignement porte-t-il du fruit?
Voici que nous cessons de rechercher bonheur et jouissance, et que nous sommes uniquement préoccupés d'échapper autant que faire se peut à la douleur et à la souffrance. Ou to hêdu, alla to alupon diôkei ho phronimos [Le sage n'aspire pas au plaisir, mais à l'absence de souffrances, Aristote, Éthique à Nicomaque]
Nous nous rendons compte que le meilleur qu'on puisse trouver sur terre est une vie présente sans souffrance, une vie qu'on puisse supporter paisiblement : une telle vie nous est-elle en partage, et nous savons l’apprécier ; nous nous gardons bien de la détruire par une quête sans fin de joies imaginaires et en nous souciant avec angoisse d'un avenir toujours incertain : ce dernier n'est-il pas entièrement entre les mains du destin, quels que soient nos efforts pour lutter contre lui?
Par ailleurs : combien il serait insensé de toujours veiller à jouir autant que possible du présent qui est seul certain, alors que pourtant la vie entière n'est qu'une part de présent plus grande, et comme telle totalement passagère.

Règle de vie no14

On pourrait dire qu'une grande part de la sagesse vécue repose sur la juste proportion selon laquelle nous portons notre attention tantôt sur le présent et tantôt sur le futur, afin d'éviter que l'un nous pervertisse l'autre. Beaucoup vivent trop dans le présent (les inconscients), d'autres trop dans le futur (les inquiets et les soucieux); il est rare qu'il y en ait un qui garde exactement la mesure.
Ceux que leur aspirations font vivre uniquement dans le futur, tourner leur regard toujours vers l'avant et courir impatiemment vers ce qui est en train d'advenir comme si ce dernier allait enfin apporter le vrai bonheur, ceux donc qui laissent passer le présent sans en profiter quand il est là et sans y prêter attention, ceux-là ressemblent à l'âne italien de Tischbein, avec sa botte de foin préalablement reliée à une corde pour accélérer son pas?
Ils ne vivent jamais qu'ad interim, jusqu'à leur mort.
La tranquillité du présent a tout au plus le droit d'être troublée par des maux qui sont eux-mêmes certains et dont le moment où il arrivent est également certain. Mais ils sont très peu nombreux : car, ou ils sont aux-mêmes simplement possibles, dans le meilleur des cas probables, ou ils sont certains mais le moment de leur arrivée totalement indéterminée, ainsi la mort.
Si nous voulons entrer dans ces deux logiques, nous n'avons plus un instant de tranquillité. Pour ne pas perdre la tranquillité tout notre vie durant avec des maux incertains ou indéterminés, nous devons nous habituer à considérer les premiers comme s'ils n'arrivaient jamais, et les seconds comme s'ils n'arrivaient certainement pas maintenant.

"L'art d'être heureux" Schopenhauer.

"N'attends ni ne redoute le lendemain" Sénèque

"Soit l'ami du présent, le futur et le passé te seront donné par surcroit" Clément Rosset

Contrairement à certains de mes camarades, je ne pense pas qu'aucun but ne puisse mener à une tranquillité sure, car on se retrouve frustré, déconnecté dans une certaine attente de ne pas avoir quelque chose qu'on a imaginé avoir besoin. De plus le bonheur arrivé porte en lui son deuil, donc une certaine amertume, ce qui engendre le rythme "souffrance du manque, ennui de posséder"

La ou Pierrot à raison de citer Boris Vian, c'est qu'il décrit une expérience esthétique, et pourquoi l’expérience esthétique nous parait belle et poétique?
C'est parce que le sentiment du beau nous défait de nos pensées, nous connecte au présent si difficile à atteindre.
Et il en va ainsi du reste du poème, une énumération d’expériences nous reliant au présent.
La je rejoins mes autres camarades, qui décrivent des instants de bonheur, qui sont toujours reliés au présent (enfants, amis, dont de soi etc (la nuance importante est alors de transmettre qu'il est rare de ne pas pouvoir y accéder, même si l'on est peu entouré))

"Tendre à désirer ce que l'on a", considérer qu'être>avoir, et de manière générale s’intéresser à la philosophie peut mener à un état d'esprit un peu moins tumultueux.

On vit parce que l'on est né pour cela, après nous avons une certaine responsabilité quant à COMMENT  ;)

« Modifié: 14 janvier 2015 à 12:18:17 par Al Bundy »
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

15 janvier 2015 à 03:29:45
Réponse #17

adi06


Merci pour toutes ses réponses.
Je crois qu'au même titre qu'un EDC ou que la notion de "back up" la notion du bonheur ou de la raison d'exister est purement personnelle et qu'il doit y avoir autant de variante que de personnes.
Adolescent j'avais cette vision égoïste et mégalo de la vie à la Scarface "Je veux ce qui me revient... le monde Chico et tout ce qu'il y a dedans"
Depuis plusieurs années, la religion n'y est peut-être pas étranger, j'ai changé de philosophie pour "La vie n'a de sens que quand elle est consacrée aux autres" (c'est de ma moi mais je vous la laisse ^^)
Du coup bénévolat, création d'une association caritative, engagement politique etc... bref je me suis donné du mal pour... pas grand chose au final si on le compare à tout ce qu'il reste à faire. Mais bon Mère Thérésa disait quelque chose du genre : " Nous sommes conscient que ce que nous faisons n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais si elle n'existait pas elle manquerait"
Du coup on range son ressentit dans un coin, on ne pense pas trop à soi et on continu, on avance dans un certains sens, mais on n'avance que dans le temps, on vieillit mais on ne se bonifie pas pour autant et on est pas non plus pour autant satisfait ni même heureux.
Alors que peut-être le Sage a t-il raison, le secret du bonheur réside peut-être simplement dans le fait de ne pas être malheureux ou peut-être dans celui de ne manquer de rien ou encore d'être avec ceux que l'on aime.
Je vous embête avec mes dérivations à 03h30 du mat mais si je n'ai pas encore trouvé le moyen d'être heureux (et il serait prétentieux de penser percer ce secret un jour) je n'ai pas trouvé pas celui de ne pas être malheureux.
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

15 janvier 2015 à 08:12:03
Réponse #18

camoléon


Salut Adio6,

-"plaidoyer pour le bonheur", de Mathieu Ricard:

"Nous aspirons tous au bonheur, mais comment le trouver, le retenir et même le définir ? A cette question philosophique par excellence, traitée entre pessimisme et raillerie par la pensée occidentale, Matthieu Ricard apporte la réponse du bouddhisme : une réponse exigeante mais apaisante, optimiste et accessible à tous. Cesser de chercher à tout prix le bonheur à l'extérieur de nous, apprendre à regarder en nous-mêmes mais à nous regarder un peu moins nous mêmes, nous familiariser avec une approche à la fois plus méditative et plus altruiste du monde... Riche de sa double culture, de son expérience de moine, de sa fréquentation des plus grands sages, de sa connaissance des textes sacrés aussi bien que de la souffrance des hommes, l'ambassadeur le plus populaire et le plus reconnu du bouddhisme en France nous propose une réflexion passionnante sur le chemin du bonheur authentique et les moyens de l'atteindre."

(présentation de l'éditeur)

une piste?

 ;)
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

15 janvier 2015 à 08:19:58
Réponse #19

raphael


De mon expérience, j'ai découvert que l'on peut être heureux ou vivre des moments heureux sans en avoir conscience sur le moment. Dans une autre vie, je n'avais pas le sentiment d’être heureux (beaucoup d'épreuves....) mais si je me remémore désormais certains moments ; oui j'étais temporairement heureux.

Les moments positifs sont parfois noyés dans un océan d'emmerdes.

Vous connaissez la planche de Galton ?
J'y vois un parallèle avec le déroulement d'une vie ; quand on lance la bille en haut c'est la naissance ensuite chaque clou est un événement de la vie. La direction prise après chaque rebond correspond soit a du positif soit du négatif. Arrivé en bas (fin de vie) : il y a peu de billes tout a gauche (vie pleine d'embuches, vdm...), il y a peu de billes tout a droite (vie heureuse, sans problèmes) et une majorité de billes au milieu (la grosse majorité de la population)
Se connaitre et s'accepter


15 janvier 2015 à 09:22:18
Réponse #20

Patapon


Yo,

A la planche de Galton, je préfère l'image de l'avalanche, car en plus du terrain, nous rebondissons aussi les uns sur les autres  :)

Maintenant, pour ma part, je trouve que de se donner un objectif, aussi utopiste soit-il, permet de garder un cap et de ne pas s'encombrer de ce qui ne serre pas cet objectif (oui: ça fais du ménage et de la place ;# ). On en revient à la vieille question:"est-ce le parcours ou l'objectif qui compte ? " ;)

Tcho

Hugo
« Modifié: 15 janvier 2015 à 09:28:12 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

15 janvier 2015 à 11:40:34
Réponse #21

Nemorale


Maintenant, pour ma part, je trouve que de se donner un objectif, aussi utopiste soit-il, permet de garder un cap et de ne pas s'encombrer de ce qui ne serre pas cet objectif (oui: ça fais du ménage et de la place ;# ).

Un objectif surtout utopiste est difficile à atteindre, selon celui qu'on s'est fixé. Cela m'a conduite à une dépression, donc je crois plutôt au parcours qu'à l'objectif.

15 janvier 2015 à 19:12:10
Réponse #22

raphael


A voir ce soir

"Deux jours à tuer" sur FR3

Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?
Se connaitre et s'accepter


16 janvier 2015 à 04:54:58
Réponse #23

Claude Ponthieu


[point de vue]
PRÉCISION. Mes écrits lapidaires peuvent malheureusement être pris pour des assertions ou des affirmations, ils sont tout au plus qu’un point de vue.

Vie et Bonheur sont deux choses bien différentes.

Le bonheur est indissociable du malheur, surtout si cela devient le but de la vie.
Le but a généralement pour effet de voir la vie à travers des œillères — par effet de focalisation.
De plus, tant que nos agissements et attentes sont soumis aux regards des autres, nous sommes piégés dans nos ornières — par besoin de reconnaissance, etc.
Le monde extérieur n’est que le reflet de nos projections, nous le percevons à travers nos filtres : la croyance en notre pouvoir de transformer le monde ou d’avoir une emprise sur lui, a encore de beaux jours devant elle… — ce désir est basé sur l’Avoir.

Une transformation intérieure permet une transformation de l‘Être — c’est le seul pouvoir que nous ayons.

Autant il y a d’individus autant il y a de chemins, aussi nous devons découvrir notre propre voie et c’est peut être cela le début de la compréhension du sens de la vie.
[/point de vue]
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

16 janvier 2015 à 11:12:06
Réponse #24

Nemorale


A voir ce soir

"Deux jours à tuer" sur FR3

Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?
Je lis sur Allociné que "Deux jours à tuer est adapté du roman éponyme de François D'Epenoux". A noter donc qu'il existe un récit écrit.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //