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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Liste hiver rando neige autonome  (Lu 17463 fois)

12 novembre 2014 à 18:04:57
Réponse #25

Mac Casimir


Salut tout le monde,

Avec l'accord d'Arnaud et pour ne pas créer un éniéme sujet "Liste de Matos" , je me permet de poster a mon tour ma liste de matos hiver. Histoire de bénéficer de vos conseils.

Donc toujours le même objectif, autonomie sur plusieurs jours, milieu froid a très froid.

Personnellement je sors ou dans les alpes plutôt orienté alpi (+2000m) ou dans les Vosges plutôt orienté buchcraft (Vosgien de souche mais habite a Lyon ).

Ma liste fonctionne, déjà testé et éprouvé mais mon objectif en ce moment c'est de m'alléger (sans virer au MUL pour autant, juste être un peu moins MULE ) et de trouver des trucs pour être plus efficient niveau matos. (Ex la solution de tea tree qui est une astuce que m'a filé Lemuel).

Donc voilou, je suis preneur de vos conseils en tout genre et suggestions.

Pour la liste, j'ai pas précisé le modèle/marque de chacun de item, comme je suis en déplacement pro je ne les ai pas sous la main. Pour ceux que ça intéresse, j'essayerais de vous retrouver ça. Il y a aussi certain  matos spécifique que je ne possède pas personnellement mais que je cherche a acquérir comme les crampons. Jusqu’à maintenant j'en faisait un usage tellement limité que je fonctionnais par prêt.

Ci dessous la liste en question :

Tenue Jour

   1 Paire de lunettes de Soleil
   1 T-shirt mérinos manche courte   
   1 Parka tchèque avec doublure style mouton (synthétique) (si sortie orienté bushcraft)
   1 Woolpower 400 et une veste d’alpinisme (membrane respirante coupe-vent et étanche) (si sortie orienté sport ou au-dessus de 2000m )
   1 Paire de sous-gants en soie
   1 Boxer
   1 Pantalon polycoton + collant merinos (si sortie orienté bushcraft)
   1 Pantalon d’alpinisme (doublé et élastique) (si sortie orienté sport ou au-dessus de 2000m )
   1 Ceinture ou bretelle
   1 paire de chaussette en laine a bouclette
   1 Paire de chaussures Salomon Switch

Couches supplémentaires

   1 Bonnet ou chapka
   1 tour de cou mérinos
   1 woolpower 400 si pas sur le bonhomme
   1 Doudoune duvet ultralight (Kiabi)
   1 Paire de gant cuir doublé avec membrane étanche

Vêtements Backup/Change/Nuit

   
   1 T-shirt mérinos manche longues
   1 pantalon de rechange
   1 Boxer
   1 Caleçon long mérinos
   2 Paires de chaussettes laine à bouclettes


Portage

   1 Claie takonka plus sac adapté (60L)
   2 Sacs étanches (Sdc et vêtements)
   1 Sacs poubelles costauds (pour isolé le mouillé du reste)

Pluie

   1 Poncho golite
   1 Sur pantalon et guêtres

Cuisine/Boisson

   1 Gourde AF avec quart (gourde modifier pour servir de bouilloire)   
   1 Nalgéne 1 litre
   2 Platipus 1 litre
   1 Mug titane 720ml
   1 Réchaud à gaz Express Primus + cartouche
   1 jeu de couvert
   3 bougies chauffe plat
   1 Bic
   1 filtre mécanique Sawyer (si seul ou a deux maxi , si groupe : Katadyne Vario)
   1 Fiole de Micropur

Couchage

   1 Tente Taurus ultraligth
   1 Matelas Thermarest autogonflant Trail lite   
   1 Sac de couchage Carinthia Def4
   1 Sac de couchage duvet
   1 Space Blanket


Equipement Nuit

   1 Lampe frontale Myo Rxp

Si neige et selon l’objectif de la sortie

   1 Paire de raquettes  (si besoin)
   2 Bâtons de marche (si besoin)

   1 Paire de crampon (si besoin)
   1 Piolet   (si besoin)
   1 Casque        (si besoin)
   1 baudrier et matos de base d’assurance (bloqueur, dégaine, assureur,…) (si besoin)
   50 m de corde d’escalade    (si besoin)

   1 Masque de ski (si besoin)
   1 Pelle à neige   

Si sortie Bushcraft
   1 Scie pliante Bahco laplander
   1 Camp (Serpe italienne retaillé)



Hygiène

   3 / 4 Paquets de mouchoir  en papier
   1 Solution HE tea tree et lavandin avec carrés de coton
   1 Brosse à dents
   1 Petit tube de dentifrice
   1 Chèche
   
EDC verte

   1 Couteau pliant Rat1
   1 Lampe
   1 4 couleurs + bloc note
   1 bic
   1 œuf de manise
   1 trousseau de clés (clés, sifflet, Clé USB avec doc perso, …)
   1 portefeuille
   1 montre
   1 Portable
   1 Pansement compréssif
   1 multitool Gerber
   5 mètre de ductape sur une carte
   10 m de cordelette 3mm
   
   

Divers et Backup

   1 Firesteel
   1 œuf de manise
   1 Stick lèvres 
   1 Tube crème Solaire
   1 Pierre à aiguiser (Falkniven DC4)
   15 m de cordelette 3mm
   1 Accu 2300 mA + cable
   3 piles AA


Orientation

   1 Boussole recta miroir DS 50
   1 GPS (Uniquement coordonnées)
   1 Carte 1/25000 IGN
   1 Porte carte TT + règle souple et porte mine

Nourriture

   Matin
       chocolat en poudre
       Mélange Noix noisette amande raisin
       Barre de céréale

   Midi
   Saucisson, pain multicéréales, chèvres, pomme (C’est un exemple, je fais varier chaque jour le fromage et la charcuterie/paté)

   Soir
   Soupe, pain, riz/pate/purée, source de protéine a chaude ex : Lard(cuit ou à cuire)

   Tout le temps
       Bouillons cubes
       Mélange graine de courge, amande, soja grillé, cranberries .
       Tisane en pastilles


Pharmacie très voir trop complète/ lourde mais adapté à mes connaissances ( PAE1). Le sujet des trousses étant déjà bien traité dans la partie secourisme du forum et cet item n'étant pas fondamentalement relié a la saison, je ne posterais pas la liste ici. Liste que je suis en train de retravailler, là aussi dans l'objectif de m'alléger. Merci de votre compréhension.



Merci de m'avoir lu,

Bonne soirée a tous.

Mac

12 novembre 2014 à 23:02:52
Réponse #26

sebeu


Bonjour MAC

2-3 remarques après une lecture rapide, et ce dans une optique allégée:

tu prends un pantalon de back up. avec une paire de collant en + pour la nuit, c'est pas trop redondant?

pourquoi prendre la gourde + quart AF, sachant que tu a deja des contenant pour 3L + le mug titane?

-> je ne sais pas le poids exact, mais il me semble que c'est assez lourd.

Concernant ton tapis de sol, le thermarest trail lite est lourd (800g) !

Avec ta claie le volume est moins un problème, je partirais sur un ridge rest solar :
http://www.cascadedesigns.com/fr/therm-a-rest/mattresses/camp-and-comfort/ridge-rest-solar/product
R value de 3.5, pas de risque de  crevaison

12 novembre 2014 à 23:30:51
Réponse #27

Mac Casimir


Merci Seb pour tes remarques

tu prends un pantalon de back up. avec une paire de collant en + pour la nuit, c'est pas trop redondant?

C'est un des points sur lequel je réfléchit justement; en Buchcraft j'ai sur moi un collant et un pantalon polycoton. Une fois trempé, le collant me garde quand mm un peu au chaud, c'est l'avantage de la laine. Le pantalon coton fait surtout office de protection physique (abrasion, feu,...). Dans cette optique, avoir un collant propre et sec pour la nuit me permet de faire une rotation et d’essayer de faire sécher l'autre.
Le second pantalon devient alors du pure confort, et du poids en plus.

Avec une optique sport, le deuxième pantalon (type alpi, donc doublé et stretch) me parait cohérent pour carrément faire une rotation a ce niveau là. Le pantalon étant plus long a faire séché et perdant en efficacité si mouillé. Donc là se serais le collant qui deviendrais du "+" donc du poids.

On m'a offert les pantalons d'alpi en cadeau, et je dois reconnaître qu'ils sont super confortable. Quand il faut s'activer le coté stretch est un vrai plus. Mais peut être faudrait t'il réfléchir a une solution collant + pantalon synthétique Stretch.

T'en pense quoi ? Musher, toi qui semble avoir l'habitude des pantalons d'alpi, t'aurais une suggestion ? 


pourquoi prendre la gourde + quart AF, sachant que tu a déjà des contenant pour 3L + le mug titane?

-> je ne sais pas le poids exact, mais il me semble que c'est assez lourd.

Le mug titane est très léger en fait, je le pèserait a l'occase. Le quart AF c'est limite une partie de mon EDC, le contenant des 5C donc je le prend sans trop réfléchir et j'ai aucun scrupule a le foutre au feu. J'en ai plus avec le quart titane. Le seul avantage que j'y vois, c'est que le plus souvent je sirote ma soupe dans mon quart AF pendant que je fait cuire le reste dans le quart titane sur le réchaud. A choisir entre les deux je garderais le titane car plus léger (mais plus fragile), je pèserais ça et verrais combien je peut gagner


Concernant ton tapis de sol, le thermarest trail lite est lourd (800g) !.

Avec ta claie le volume est moins un problème, je partirais sur un ridge rest solar :
http://www.cascadedesigns.com/fr/therm-a-rest/mattresses/camp-and-comfort/ridge-rest-solar/product
R value de 3.5, pas de risque de  crevaison

Pour le tapis, je n'avais jamais fait gaffe que thermarest proposais leur modèle mousse en différente epaisseur... merci pour l'infos. J'ai le modéle classique comme tout le monde pour le reste de l'année. j'avais pris ce modèle de tapis gonflant pour son épaisseur, ayant déjà dormi avec la mousse seul sur neige, je savais qu'elle était trop juste.

Piste a creuser. Merci bien ^^

EDIT: le Solar en large pèse quand même ces 740g !!!
« Modifié: 12 novembre 2014 à 23:43:41 par Mac »

13 novembre 2014 à 00:12:45
Réponse #28

musher


lpi
T'en pense quoi ? Musher, toi qui semble avoir l'habitude des pantalons d'alpi, t'aurais une suggestion ? 
C'est pantalon d'alpi + collant, mais j'ai des pantalons d'alpi qui sont plus des surpantalons : pas de doublure thermique (D4 Alpi 700). Avec le Francital ,j'avais une doublure thermique.
Quand je crapahute, j'ouvre toutes les aérations du pantalon. Quand je suis en statique sur le traineau ou en plein vent, je ferme.
Les pantalons d'alpi (sans doublure thermique) séchent vite.

Par contre si tu es rincé par la pluie/neige fondue, le soir tu es bien content de mettre un collant sec pour dormir, quitte à la garder le lendemain si celui de jour n'est pas sec et que tu sais pouvoir le sécher sous 24 h.

Le seul avantage que j'y vois, c'est que le plus souvent je sirote ma soupe dans mon quart AF pendant que je fait cuire le reste dans le quart titane sur le réchaud.
L'autre avantage, c'est de ne pas boire du thé au poisson ( ou à la tomate suivant la soupe lyo d'avant)
J'ai toujours :
- un contenant qui sert à faire chauffer l'eau (et à faire fondre la neige) Bouilloire,
- un qui sert à faire chauffer le solide (Quart US ou gamelle)
- un (plastique) pour boire  Mug suédois

Pour le tapis, je n'avais jamais fait gaffe que thermarest proposais leur modèle mousse en différente epaisseur... merci pour l'infos. J'ai le modéle classique comme tout le monde pour le reste de l'année. j'avais pris ce modèle de tapis gonflant pour son épaisseur, ayant déjà dormi avec la mousse seul sur neige, je savais qu'elle était trop juste.
Suivant la taille de ton autogonflant, tu peux prendre les 2.
J'ai un thermarest ridge rest solar et un autogonflant thermarest 2/3 pour le tronc.
Dans la neige, le froid est toujours venu par en dessous et le manque de sommeil pourrit une sortie neige

13 novembre 2014 à 09:54:18
Réponse #29

Kilbith


Merci Seb pour tes remarques

C'est un des points sur lequel je réfléchit justement; en Buchcraft j'ai sur moi un collant et un pantalon polycoton. Une fois trempé, le collant me garde quand mm un peu au chaud, c'est l'avantage de la laine. Le pantalon coton fait surtout office de protection physique (abrasion, feu,...). Dans cette optique, avoir un collant propre et sec pour la nuit me permet de faire une rotation et d’essayer de faire sécher l'autre.
Le second pantalon devient alors du pure confort, et du poids en plus.


La laine a surtout pour avantage, par rapport au synthétique, de ne pas fondre à la chaleur et de ne pas permettre le développement des odeurs en randonnée.
 
Mais, quelque soit la matière, une fois trempé (donc pas simplement humide) un truc trempé sur le corps va te refroidir. Tout simplement parce que l'eau conduit très bien la chaleur et que tu devras fournir l'énergie pour éliminer cette eau.
 
A ce stade, le synthétique hydrophobe a un gros avantage : tu peux le secouer et/ou l'essorer entre tes mains pour éliminer une grosse quantité d'eau. Donc il reste moins d'eau à éliminer par une autre façon.

C'est toujours plus simple de réguler la couche externe que la couche interne (enlever/mettre un collant)

Sinon, il me semble que l'on peut s'en sortir avec seulement trois couches dans 95% des cas. Si on choisit bien les couches. 

Pour marcher, je n'ai quasiment jamais besoin de plus d'une couche. Sauf parfois en Laponie en hiver.
 
Un pantalon "de montagne" en tissu type dryskin de chez Schoeller est un peu coupe vent, très solide, stretch, habituellement bien coupé et comme l'intérieur est légèrement gratté relativement chaud. Le traitement déperlant extérieur lié au tissu hydrophobe et au tissage particulier fait que ça résiste assez bien à une petite pluie tant que l'on marche. C'est cher.

Si la pluie devient conséquente, je met une couche imperméable dessus. Pas la peine de la prendre très solide (lourde) puisque je la porte rarement. Comme le pantalon de montagne est toujours dessous et qu'il est relativement épais et hydrophobe, cette combinaison est très chaude. On peut donc aussi l'utiliser au bivouac.

La couche au contact de la peau est rarement utilisée. Un collant fin en polyester fait très bien le job et sèche vite (d'autres options existent mais cje fais simple ici) .
Il faut faire attention qu'il glisse bien sous le pantalon de marche. On a rarement besoin de le porter par temps froid sous nos latitudes, du moins pas en montagne (gros effort : muscle des jambes chaud). Il peut servir très souvent comme "vêtement de nuit".

Si tu as pris la pluie avec ton pantalon de montagne et tardé à mettre la couche imper/respi. A l'effort tu n'a pas froid (le pantalon de montagne est hydrophobe et reste chaud même humide s'il est de qualité).

A l'arrêt, tu as deux options :
- Retirer le pantalon de montagne, passer ton collant qui est sec et mettre dessus ton pantalon de pluie. Combinaison chaude. C'est une bonne solution d'urgence si tu commences à avoir froid (fuir l'humidité est un grand principe!). Mais maintenant il va falloir gérer un pantalon lourd et gorgé d'eau qui va geler.
- Ne pas le retirer, passer dessous le collant sec. C'est surtout valable s'il ne pleut plus et que le pantalon de montagne est seulement humide. Tu es à l'abri et pas de danger d'hypothermie. u as chaud et le pantalon va sécher tranquillement. l'eau est éloignée de ta peau grâce au collant. C'est une bonne solution quand on fait du feu et que ton pantalon de montagne peut s'en approcher (le pantalon de pluie n'aime pas du tout le feu).

A l'arrêt, mais toujours exposé aux intempéries :
- Dans certain cas on garde les trois couches. C'est quand on reste exposé. Mais dans ce cas il est préférable de continuer à avoir une activité en étant protégé de la pluie pour sécher l'ensemble et permettre au collant hydrophobe d'éloigner l'humidité de ta peau. Rapidement tu montes ton abri et tu te place au chaud dans ton sac de couchage.
Il reste essentiellement à sécher ton pantalon de pluie trempé (mais lui peut passer la nuit et geler, ce n'est pas une couche isolante. Normalement ton pantalon de montagne est juste humide (il a séché à l'effort sous le pantalon de pluie), il faut le maintenir au chaud pour éviter qu'il ne gèle. Ton collant est presque sec, à défaut séchage dans le sac de couchage (pas s'il est trempé) ou par des expédients.

Avec trois couches de qualité en progression, tu es largement paré pour du -10°C en plaine et possiblement -15°C/-20°C en montagne (effort plus important). Au delà de ces températures, ou à l'arrêt prolongé (type birding), ou encore dans une zone hyper pluvieuse, le problème est différent.

Sinon pour l’allègement, il faut penser en premier à gagner du poids sur les "trois gros" :
- Portage : le sac à dos.
- Couchage : le sac de couchage et le matelas
- Abri : la tente.


« Modifié: 13 novembre 2014 à 11:53:44 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

13 novembre 2014 à 12:21:27
Réponse #30

Mac Casimir


L'autre avantage, c'est de ne pas boire du thé au poisson ( ou à la tomate suivant la soupe lyo d'avant)
J'ai toujours :
- un contenant qui sert à faire chauffer l'eau (et à faire fondre la neige) Bouilloire,
- un qui sert à faire chauffer le solide (Quart US ou gamelle)
- un (plastique) pour boire  Mug suédois

Oui c’est un autre avantage, c’est certain ^^.

Alors clairement je n’ai jamais utilisé de bouilloire en rando, c’est donc un matériel que je ne connais pas à l’usage. J’en connaissais l’existence mais j’ai fait le choix de ne pas en avoir pour faire fondre la neige.

A cet effet, j’utilise le quart, c’est un petit volume par rapport à une bouilloire donc je récolte ma neige dans un gros ziplock, met à chauffer un fond d’eau dans le quart et ajoute au fur et à mesure la neige. Comme je ne compte pas stériliser mon eau par ébullition par souci d’efficacité et d’économie de carburant je la retraite une fois fondue (filtre plus micro pure). Elle n’est jamais bien chaude pour me réapprovisionner de quelque litre d’eau ça le fait. Ensuite je « stérilise » le quart en préparant de l’eau bouillante pour ma bouillotte.

Bon ce n’est pas tip top, mais ça fonctionne et je n’ai jamais été malade. Maintenant la question que je me pose c’est niveau carburant, est ce rentable face à l’utilisation d’une bouilloire. En gros le poids supplémentaire due à l’emport d’une bouilloire, est ce que je le gagnerais en emport de carburant.
 
Je vais regarder le poids moyen d’une bouilloire de 1,5 L et y réfléchir.
Etant un noob quant à l’usage de la bouilloire, à part le gain de carburant dû au fait l’efficacité de la chauffe, vois-tu d’autre avantages que je ne connaitrais quant à l’usage de ce matériel en rando hivernal ? 

Suivant la taille de ton autogonflant, tu peux prendre les 2.
J'ai un thermarest ridge rest solar et un autogonflant thermarest 2/3 pour le tronc.
Dans la neige, le froid est toujours venu par en dessous et le manque de sommeil pourrit une sortie neige


Bien d’accord quant au fait qu’une bonne nuit de sommeil et essentiel au bon déroulé d’une sortie.
Niveau isolation j’avais réfléchit au combo suivant.

Sol de la tente                 350g (estimé sur un poids total de la tente à 1,6 kg)
Space banket                   340g
Termarest autogonflant     800g
Def 4                             2100g
SDC duvet                      800g

On arrive alors à un poids total de 4,39 Kg pour ma solution de couchage. 

En cherchant à réduire le poids et à augmenter l’isolation le premier truc sur lequel je travaillerais c’est la spacebanket. Un petit tapi mousse comme en ont les mul ferait surement un bien meilleur isolant pour une centaine de grammes MAIS je perds l’aspect couverture de survie (Couverture et signalisation).

La solution la plus évidente serait peut-être de remplacer la space par un matelas mousse MUL et une couverture de survie à usage unique.  C’est une supposition donc si quelqu’un a trouvé un produit miracle ou une solution qui a fait ces preuves je suis preneur.

Pour le reste, c’est passer sur un autogonflant 2/3 ou je devrais pouvoir gagner  200g et voir pour un meilleur SDC a moins de 3Kg.

L’avantage que je vois la solution Def 4 et duvet, c’est le prix par rapport à l’usage.  J’utilise le Def 4 en 3 saisons par temps pourri / sous tarp et le duvet l’été par beau temps ou en tente. Et donc le combo des deux l’hiver.  Pour gagner du poids il me faudrait racheter un nouveau sac et celui-ci ne serait utilisable que l’hiver. A moins de trouver un équivalent au Def 4 (ou au SDC duvet) pour moins lourd.


il me semble que l'on peut s'en sortir avec seulement trois couches dans 95% des cas. Si on choisit bien les couches. 


Merci pour ces conseil Kilbith, pour les trois couches je te rejoins a 100%, c’est déjà ce que j’applique comme principe. Mais si je comprend bien c’est le fait de prévoir du change qui n’est pas indispensable. Ce qui m’oblige actuellement à prévoir un change ce serais le pantalon extérieur qui ne serais pas adapté (Difficile à sécher pour les pantalons de montagne que j’ai et pas assez chaud pour les pantalons polycoton). Je vais regarder le modèle que tu proposes  ^^.

Par rapport à un collants laine, le collant polyester a l’avantage de sécher plus vite si mouillé. Mais une fois trempée et mm essoré il devient moins isolant que de la laine humide ? c'est du moins ce que je pense AHMA donc, sur le domaine des couches de vêtement on en revient toujours à un problème de gestion  face à l’environnement et donc plus une histoire de connaissance que de matos.

Pour résumer et si j’ai bien compris, pas besoins de change pour gérer un problème d’humidité des vêtements avec la solution d’un rain cut + pantalon de montagne de qualité + collant synthétique. Le change c’est pour les faibles si t’as pas bien géré tes couches.  ;#

Musher , tes collants c’est du synthétique ou de la laine ?


Sinon pour l’allègement, il faut penser en premier à gagner du poids sur les "trois gros" :
- Portage : le sac à dos.
- Couchage : le sac de couchage et le matelas
- Abri : la tente.


Pour répondre a ton conseil de bosser sur les trois gros :

Le sac : la solution que j’ai actuellement (Claie + sac) pèse 3kg, c’est lourd mais j’ai pas trouver plus confortable pour mon dos que ça pour le moment … Avec des charges de 15 kg (sortie seul) a 20 kg (sortie avec une demoiselle) c’est la seul solution qui ne me fait pas mal. Je pense que cela est principalement dû la structure alu qui permet un parfait équilibrage et au système TT bien adapter à ma morphologie. Mais je cherche à trouver plus léger. J’aimerais bien tester un berghaus a l’occase. La claie j’avais pu tester garce a Karto qui m’avait prêté la sienne.

Le SDC : on a abordé le sujet plus haut, faut voir si t’as d’autres conseils ou des suggestions de sac. Je vais regarder de mon côté si ils font un wiggys déperlant et solide. C’est la première marque qui me vient à l’esprit pour trouver plus léger.

La tente : je suis plutôt un adepte de la tente l’hiver, quand on cumule le poids d’un tarp + sardine +corde + sursac+ space banket, on n’est pas loin du poids de ma petite tente. Mon golite peut faire tarp c’est vrai, mais il est trop petit pour me protéger efficacement en montagne donc il me faudrait quoi qu’il arrive un truc plus grand. Faudrait là aussi que je trouve du matos plus léger que ma Taurus.


Donc pour résumer un peu tout ça, je peux clairement gagner du poids sur le change qui si je gère bien le reste n’est pas indispensable. En investissant je pourrais réduire le poids de plusieurs items mais en limitant l’investissement au minimum, vous ne voyez pas trop ce que je pourrais faire pour limiter le poids (Hors change).

Donc ce que je vous propose de faire, c’est refaire une liste vraiment détaillé (poids, marque des items, menu types, … ) pour essayer d’aller un peu plus dans le détail que la première liste proposée et ainsi essayer d’affiner le truc.

Comme j’essaye de motiver des potes à partir en bivouac l’hiver ça me permettra de leur filer un truc béton et vraiment réfléchit. Ça me permettra aussi de pousser la réflexion un peu plus loin et lier matos et connaissances encore plus intiment ; et je l’espère être utile au nouveau lecteur du forum qui voudrais ce lancer dans l’aventure hivernal.

En tout cas merci de vos conseils et en attendant de finir la liste je suis toujours preneur de vos conseils et suggestion bien entendu ^^ !

Merci de m'avoir lu et bonne journée a tous !

Mac

13 novembre 2014 à 13:25:07
Réponse #31

Kilbith


Pour le reste, c’est passer sur un autogonflant 2/3 ou je devrais pouvoir gagner  200g
Mais aussi une combinaison au moins aussi confortable, plus isolante et plus résiliente en cas de problème (la mousse thermarest résiste à bine des erreurs).

Citer

Merci pour ces conseil Kilbith, pour les trois couches je te rejoins a 100%, c’est déjà ce que j’applique comme principe. Mais si je comprend bien c’est le fait de prévoir du change qui n’est pas indispensable.
En fait c'est à toi de voir si le surpoids du change (et donc aussi du sac qui doit être plus grand pour contenir ton change) crée plus d'inconfort que son absence. Au niveau sécurité le gain est douteux (pour des condtions standards).

Citer
Ce qui m’oblige actuellement à prévoir un change ce serais le pantalon extérieur qui ne serais pas adapté (Difficile à sécher pour les pantalons de montagne que j’ai et pas assez chaud pour les pantalons polycoton). Je vais regarder le modèle que tu proposes  ^^.
J'ai fait attention à ne pas proposer de modèle.

Si tu ne le mouilles pas le pantalon de montagne ne sera pas long à sécher. C'est plus une question de discipline personnelle que de matière technique. La matière permet seulement de rattraper les (petites) erreurs.

Pour le pantalon polycoton, s'il n'est pas assez chaud c'est peut être que tu ne portes pas de chaussettes assez haute, ou de caleçon descendant assez bas. Ou bine un collant trop fin. Mais il est vrai que cela dépend énormément de l'activité : en montagne, si un pantalon est coupe vent il est assez chaud tant que je marche 98% du temps.
Ce qui compte c'est d'être plus ou moins coupe vent. Le défaut du polycoton c'est que c'est relativement lourd et plus long à sécher qu'un pantalon de montagne (100% ou 90% en synthétique) de poids équivalent.   


Citer
Par rapport à un collants laine, le collant polyester a l’avantage de sécher plus vite si mouillé. Mais une fois trempée et mm essoré il devient moins isolant que de la laine humide ? c'est du moins ce que je pense.
A épaisseur égale, la vitesse de séchage est comparable. Le truc c'est qu'un woolpower de 200g/m²...c'est le poids d'un pantalon synthétique en polartec 200. Les deux sécheront approximativement à la même vitesse si on n'essore pas (avantage synthétique) ou sans source de chaleur (avantage laine).

Après un collant synthétique c'est plutôt de l'ordre de 100 à 150g/m² et c'est plus fin que de la laine. C'est donc moins chaud, d'autant plus qu'il sèche très vite et que l'évaporation rapide de l'eau en plein vent te refroidit.

Cela n'empêche pas que je préfère la laine quand je dois porter longtemps (disons + de 3jours) et tout le temps le collant. Il faut qu'il fasse froid car les collants fins de laine sont rares, et sont fragiles (la laine c'est bien moins résistant à l'abrasion que le synthétique de même poids).



Citer
AHMA donc, sur le domaine des couches de vêtement on en revient toujours à un problème de gestion  face à l’environnement et donc plus une histoire de connaissance que de matos.
:up:

Citer
Pour résumer et si j’ai bien compris, pas besoins de change pour gérer un problème d’humidité des vêtements avec la solution d’un rain cut + pantalon de montagne de qualité + collant synthétique. Le change c’est pour les faibles si t’as pas bien géré tes couches.  ;#
Pas les "faibles" (ce n'est pas mon langage).
 
Seulement ceux qui préfèrent l'inconfort d'un sac lourd à l'inconfort momentané ou l'inconvénient de gérer sur soi des fringues humides.



Citer
Le sac : la solution que j’ai actuellement (Claie + sac) pèse 3kg, c’est lourd mais j’ai pas trouver plus confortable pour mon dos que ça pour le moment … Avec des charges de 15 kg (sortie seul) a 20 kg (sortie avec une demoiselle) c’est la seul solution qui ne me fait pas mal. Je pense que cela est principalement dû la structure alu qui permet un parfait équilibrage et au système TT bien adapter à ma morphologie. Mais je cherche à trouver plus léger. J’aimerais bien tester un berghaus a l’occase. La claie j’avais pu tester garce a Karto qui m’avait prêté la sienne.
J'ai eu longtemps un sac à claie. Ce n'est pas ce que je conseillerais en montagne mais pour le plat c'est bien. Pour la chasse au long cours c'est très très bien.
 
Normalement tu devrais avec un sac à armature interne très confortable de même contenance (disons 90l) gagner entre 500g et 1kg.

Citer
Le SDC : on a abordé le sujet plus haut, faut voir si t’as d’autres conseils ou des suggestions de sac. Je vais regarder de mon côté si ils font un wiggys déperlant et solide. C’est la première marque qui me vient à l’esprit pour trouver plus léger.
Tu restes dans le cadre de sac "tout terrain". C'est pas que ce soit mal, mais ce sont des sacs avec des enveloppes externes résistant aux éléments et avec un garnissage résistant aux intempéries. Deux points pas particulièrement utiles....sous tente.

Citer
La tente : je suis plutôt un adepte de la tente l’hiver, quand on cumule le poids d’un tarp + sardine +corde + sursac+ space banket, on n’est pas loin du poids de ma petite tente. Mon golite peut faire tarp c’est vrai, mais il est trop petit pour me protéger efficacement en montagne donc il me faudrait quoi qu’il arrive un truc plus grand. Faudrait là aussi que je trouve du matos plus léger que ma Taurus.

La Taurus de Vaude (il en existe plusieurs modèles, il faudrait préciser) est une très bonne tente. Pour ce niveau de confort, de protection et ce prix...pas facile de trouver mieux.

Avec les points ci-dessus tu peux gagner assez facilement 3kg. Cela ferait passer ta charge de "trop lourde" (j'imagine que c'est pourquoi tu postes) à "confortable". Ou encore : gagner 4 jours d'autonomie en bouffe.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

13 novembre 2014 à 13:54:09
Réponse #32

musher


Alors clairement je n’ai jamais utilisé de bouilloire en rando, c’est donc un matériel que je ne connais pas à l’usage.
La Bouilloire te permet de la bourrer de neige au poing (donc de réduire l'air contenu dans la neige), d'avoir moins de perte par évaporation (juste le goulot) mais surtout, c'est Idiot proof. On peut que y faire chauffer de l'eau donc pas de ravioli dedans.
En rando mul, tu manges beaucoup de trucs que tu fais gonfler avec de l'eau chaude donc pas besoin de gamelle à aller sur le feu.

En cherchant à réduire le poids et à augmenter l’isolation le premier truc sur lequel je travaillerais c’est la spacebanket. Un petit tapi mousse comme en ont les mul ferait surement un bien meilleur isolant pour une centaine de grammes MAIS je perds l’aspect couverture de survie (Couverture et signalisation).
La spacebanket sert de couverture de survie ET de tapis de sol isolant. En plus, tu pourras t'en servir plusieurs fois.
 
Pour le reste, c’est passer sur un autogonflant 2/3 ou je devrais pouvoir gagner  200g et voir pour un meilleur SDC a moins de 3Kg.
Le gain que tu vas faire sur un autogonflant 2/3 te permettra d'emmener une mousse qui protégera l'autogonflant, isolera même si l'autogonflant se dégonfle, te servira de siege pour t'asseoir...

Musher , tes collants c’est du synthétique ou de la laine ?
C'est des collants synthétiques de DECATHLON car moins chaud à l'effort qu'un collant laine, plus résistant et plus facile à essorer si j'ai merdé sur l'isolation à l'eau du pantalon.
Quand à l'odeur, au bout d'une semaine de raid, je sens le chien à 1 km à la ronde, je dors sous la tente tout seul (ou avec un autre musher donc même fumet) et on est pas les bienvenus dans les refuges public (pas qu'à cause de l'odeur mais plus pour l'animation nocturne). Donc l'odeur de chacal du synthétique  :D.

J'ai récupéré l'hiver dernier un ensemble Ullfrotté 200 que je garde en backup/nuit car plus chaud que les collants synthétiques, moins volumineux que les collants polaire.

Après je suis plus MULE que MUL (m'enfouts, c'est pas moi qui porte  ;D) et comme je randonne à 90% tout seul, je backup de backup car je dois m'assumer (+ les chiens) quoi qu'il arrive.
Donc pas de nuit blanche, pas d'hypothermie... 

13 novembre 2014 à 16:36:58
Réponse #33

Mac Casimir


Mais aussi une combinaison au moins aussi confortable, plus isolante et plus résiliente en cas de problème (la mousse thermarest résiste à bien des erreurs).

Il est certain qu’à envisager d’investir dans un truc pour augmenter l’isolation c’est d’abord un matelas mousse épais que je regarderais.

En fait c'est à toi de voir si le surpoids du change (et donc aussi du sac qui doit être plus grand pour contenir ton change) crée plus d'inconfort que son absence. Au niveau sécurité le gain est douteux (pour des conditions standards).

Ça, c’est mon petit côté parano, toujours avoir du backup, surtout que je suis loin de ne jamais faire d’erreur….
 
Mais a première vue et en satisfaisant mon côté parano, j’aurais tendance à faire les couches tel que tu les as décrite avec un collant laine pour la nuit ou alors vraiment en cas d’enmerde. Donc collant synthétique et collant laine, je gagne déjà un peu de poids par rapport à mes deux collants laine.

Après le change, c’est pour ma part et dans un premier temps à gérer selon l’engagement. Même si on est parfaitement d’accord qu’il ne faut pas compter sur le matos pour rattraper ces conneries ….

J'ai fait attention à ne pas proposer de modèle.

Autant pour moi je parlais de la marque et du type. La coupe ça reste un choix perso à mon avis.

Pour le pantalon polycoton, s'il n'est pas assez chaud c'est peut être que tu ne portes pas de chaussettes assez haute, ou de caleçon descendant assez bas. Ou bine un collant trop fin. Mais il est vrai que cela dépend énormément de l'activité : en montagne, si un pantalon est coupe vent il est assez chaud tant que je marche 98% du temps.
Ce qui compte c'est d'être plus ou moins coupe vent. Le défaut du polycoton c'est que c'est relativement lourd et plus long à sécher qu'un pantalon de montagne (100% ou 90% en synthétique) de poids équivalent.   

Le polycoton je ne le porte que aux cours de sortie plus orienté buchcraft, il est moins fragile et craint moins le feu que les pantalons de montagne. Il est aussi d’une qualité moindre. De plus je suis plus statique ou alors les efforts sont moindres donc caleçon obligatoire. En montagne je ne l’aime pas trop car pas élastique et donc limitant dans les mouvements. Un problème qui vient plus à mon avis de la coupe qu’autre chose.

Pas les "faibles" (ce n'est pas mon langage).

Toutes mes excuses ;)

En fait dans la plupart des histoires de matos y a une grosse partie de psy (les couteaux étant l’apologie du problème … ) combien d’entre nous partes avec du change, mais s’en foutent au cours de la sortie d’être un peu mouillé ou de sentir le bouc et rentrer à la maison avec du change propre. On est plus vraiment sur une notion de confort au sens propre mais de sécurité.

En gros il faudrait peut être que je redéfinisse dans ma liste qu’est ce qui est de l’ordre de l’essentiel et de l’ordre de la sécurité. En gros, ou  est-ce que je place la limite du danger. Limite induisant la nécessité de matos devenue essentiel .  Donc me poser la question avant chaque excursion : est que je vais OUI ou NON me retrouver en danger au cours de la sortie qu'est qui est donc essentiel ou non.

(OUI vous avez le droit de dire « MERCI CAP’TAIN OBVIOUS » )

Bref, c’est des choses évidente c’est sûr mais que je n’avais pas forcément formalisé jusqu’à maintenant de manière assez pointue.  Exemple : est-ce que trois paire de chaussette c’est de la sécurité ou c’est juste essentiel. ?

(ché pas si chui très clair là ….)

J'ai eu longtemps un sac à claie. Ce n'est pas ce que je conseillerais en montagne mais pour le plat c'est bien. Pour la chasse au long cours c'est très très bien.
 

Que reproches-tu à la claie hormis son poids ?

Tu restes dans le cadre de sac "tout terrain". C'est pas que ce soit mal, mais ce sont des sacs avec des enveloppes externes résistant aux éléments et avec un garnissage résistant aux intempéries. Deux points pas particulièrement utiles....sous tente.

Oui ce n’est pas faut, c’est même très vrai, donc si je suis cette logique : Si sur l’année plus de nuit en tente : je peux me permettre un sac léger mais fragile avec un sursac lors des nuits à la belle. Si plus de nuit à la belle je peux garder le concept Def4 dans ma recherche. L’été je dors en hamac 95% du temps faut que je l’intègre à mon CDC.

La Taurus de Vaude (il en existe plusieurs modèles, il faudrait préciser) est une très bonne tente. Pour ce niveau de confort, de protection et ce prix...pas facile de trouver mieux.

Pour la tente j’en suis réellement très très content, il s’agit de la taurus ultraligth 2p. Acheté il y a 5 ans pour mon voyage en Australie elle tient super bien la route ! Après elle est fragile, donc faut en prendre soin (ce que je fais avec amour  :love: )

Avec les points ci-dessus tu peux gagner assez facilement 3kg. Cela ferait passer ta charge de "trop lourde" (j'imagine que c'est pourquoi tu postes) à "confortable". Ou encore : gagner 4 jours d'autonomie en bouffe.

Pour la charge, je la porte sans trop d’inconfort (grâce au sac) mais moins c’est mieux et puis ce remettre en question c’est aussi progresser, voilà pourquoi je sollicite vos remarques. Entre la liste de matos que j’avais fait il y a 5 ans avant mon départ au long cours et maintenant, y a eu de l’évolution :p

Merci Musher pour tes infos complémentaire, j’ai encore là de quoi bien réfléchir !

Merci a tous de m'avoir lu !

Mac

13 novembre 2014 à 17:16:45
Réponse #34

Kilbith


Exemple : est-ce que trois paire de chaussette c’est de la sécurité ou c’est juste essentiel. ?
Trois paires, en condition hivernale cela peut se comprendre seulement si tu n'as pas de moufle de rechange.

Je ne suis peut être pas clair.  ;#
- Une paire sur soi. Une paire dans le sac de rechange dans un ziploc (parce que si elle se mouille, ce n'est plus une paire de rechange). Une paire large pour la nuit (confort ou pousser la limite d'un sac) et qui peut servir de moufle improvisée si on égare sa paire de moufle.

Si on a une paire de moufle de rechange, on gagne en poids en gérant seulement deux paires de chaussettes. On en porte une et l'autre sèche contre le corps. Avec trois c'est plus compliqué à les garder sèches.

Ou bien encore on a deux paires de "liners" fines et légères pour l'hygiène facile à faire sécher et même à laver. Et une seule paire épaisse pour la chaleur que l'on va pouvoir garder car se salissant moins.

Évidemment, plus de paire c'est plus de confort...mais pas à porter. Sauf conditions particulières (grand froid, port de VBL....)
« Modifié: 13 novembre 2014 à 17:34:41 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

14 novembre 2014 à 11:25:23
Réponse #35

Mac Casimir


Trois paires, en condition hivernale cela peut se comprendre seulement si tu n'as pas de moufle de rechange.

Je ne suis peut être pas clair.  ;#
- Une paire sur soi. Une paire dans le sac de rechange dans un ziploc (parce que si elle se mouille, ce n'est plus une paire de rechange). Une paire large pour la nuit (confort ou pousser la limite d'un sac) et qui peut servir de moufle improvisée si on égare sa paire de moufle.

Si on a une paire de moufle de rechange, on gagne en poids en gérant seulement deux paires de chaussettes. On en porte une et l'autre sèche contre le corps. Avec trois c'est plus compliqué à les garder sèches.

Ou bien encore on a deux paires de "liners" fines et légères pour l'hygiène facile à faire sécher et même à laver. Et une seule paire épaisse pour la chaleur que l'on va pouvoir garder car se salissant moins.

Évidemment, plus de paire c'est plus de confort...mais pas à porter. Sauf conditions particulières (grand froid, port de VBL....)

Mais si tu es très clair ;) , je vais donc rester sur 3 paires  :p

Histoire de clarifier ou du moins d’exprimé mon idée de manière différente, partons du principe « Qu’un sac lourd c’est un sac remplit d’angoisse » (Merci les MUL) je ne donne volontairement pas de poids, parce que lourd n’a pas la même signification ici qu’ailleurs ou même pour chacun d’entre nous.

Si on considère qu’une angoisse est une peur injustifié par le fait d’une probabilité extrêmement faible  de la survenue d’un événement dangereux. Quel est la limite entre angoisse et peur justifié.  Exemple, devrions nous être mort de trouille en prenants l’avion alors qu’il est statistiquement le moyen de transport le plus sûr et être parfaitement rassuré en montant dans notre voiture ? (cas mis a part de la phobie)

Si l’on suit la logique de « plus de matos c’est plus de sécurité » que beaucoup d’entre nous applique lors du choix du matos et la préparation du sac, devrions nous monter dans un avion avec une combinaison néoprène de 10 mm, le gilet de sauvetage déjà gonflé ?

 A l’inverse est-il justifier de monter dans sa voiture sans attacher sa ceinture ?
Tout ça pour en venir à mon idée de base qui était de définir la limite du danger, la limite qui nous fait passer de l’inconfort, a la prise de risque, celle qui fait que nous choisirons de nous encorder plutôt que d’y aller sans assurance.

Cette limite est propre à chacun, par exemple, tout le monde ne craint pas le froid de la même manière. Cette limite on apprend à la définir en apprenant à se connaitre, en allant parfois un peu chercher nos propres limites.
 
On peut donc en déduire que la notion de prise de risque, de mise en danger et du a un dépassement des limites. Des limites qui selon moi sont de 3 sortes :

           La limite de nos connaissances, effet, comment apprécier une situation sans en maitriser les tenant et aboutissant, comment reconnaitre une hypothermie si l’on n’en a jamais entendu parler …

           La limite de notre corps, savoir identifier à quel moment nous passons dans nos retranchement, à quel moment nous perdons en lucidité.

           La limite de notre matériel, connaitre la durée de vie de la roue de secours de notre voiture par exemple.

Des règles sur les limites il y en a plusieurs, la plus connue ici serait la règle des 3 je pense, mais il y a aussi le manuel d’instruction de votre flacon de micropure par exemple.

La règle des 3 est une super règle qui définissent les limites à ne pas dépasser avant un allé sans retour. Ces limites identifient des risques évidents mais généraux.

Il existe un outil d’évaluation des risques dans le monde du travail que l’on appel document unique ou document unique d'évaluation des risques, obligatoire dans toute les entreprise française et consultable par n’importe qui.

Ce document permet la quantification d’un risque en fonction de sa gravité et de son occurrence.

Pour chaque poste ou unité de travail, l’entreprise doit identifier (extrait de Wikipédia) :

           Les dangers (ex : vitesse excessive).
           Les risques (ex : risque routier).
           Les conséquences (ex : accident).
           Les causes (ex : non-respect du code de la route).
           L’estimation de la gravité du risque (ex : élevé, faible, moyen).
           L'estimation de la fréquence et de la durée d'exposition (ex : temps de conduite).
           Les mesures de prévention (ex: note de service sur les dangers de la route).

Pour l’exemple, il me semble que Lemuel a déjà appliqué à une excursion ce modèle de réflexion ainsi que Ulf. D’autre l’on peut être aussi fait mais je n’en ai pas souvenir.

Lemuel m’avait expliqué que le risque le plus important qu’ils prenaient et avait identifié par cette méthode était le retour en véhicule entre le lieu de l’excursion et leur domicile, en effet, la distance, la fatigue, le risque routier, … étaient autant de facteurs augmentant la probabilité d’accident.

Face aux risques on essayera d’abord de le supprimé (1) (éviter les couloirs d’avalanches), puis de jouer ou sur l’occurrence par la prévention (2) du risque (ex campagne de prévention sur le risque d’avalanche) ou on essayera de diminuer la gravité (3)(ex Gants anti coupure lors de la manipulation d’outils coupant).

Le truc vachement intéressant, c’est que la connaissance nous permet de limiter et la gravité, et l’occurrence, par exemple en stage N1, le module couteau nous apprend non seulement a limité la probabilité de se couper mais aussi en cas de coupure malencontreuse de limiter la gravité de la coupure.

Il pourrait être intéressant d’appliquer cette méthode au matériel. Mais afin de limiter la prise de tête nous pourrions procéder de deux manières :

Soit en définissant les risque et en recherchant le matériel adapté ; idéal pour les risques évidents, pour les risques moins évident, cela risque plutôt d’être la course a l’armement.

Et afin de limiter cette course, procéder à l’inverse après identification des risques évident par la question suivante :

Ce matériel X ou Y, de quoi me protège t’il ? Quel est le risque cela m’arrive ? Si cela arrive, est ce que la situation est inconfortable ou dangereuse ? … On peut encore plus pousser les choses.

Sans parler que ça peut être un bon outil pour établir le cahier des charges d'un nouveau matériel que l'on souhaite obtenir.

Parce que finalement, comme le risque zéro n’existe pas, il nous faut définir quel sont les risques que nous acceptons de prendre et quel sont ceux que nous refusons de prendre. Ainsi, notre sac aura le poids de notre sécurité et non plus celui de nos angoisses.

Et comme la protection et donc le matos est déjà l’étape 3 de réduction du risque, risque déjà bien réduit (prévention, connaissance) ou carrément supprimé (Utilité d’une hache a 2500 m ? ) on devrait pouvoir se retrouver avec des sac plus léger.

Rien que mon humble avis sur la question et une idée en passant mais bon ...

Mac

EDIT : Bon, je suis en train de me relire et c’est quand même de la bonne branlette intellectuel …..  ::)     ;#
« Modifié: 14 novembre 2014 à 11:53:11 par Mac »

14 novembre 2014 à 15:19:32
Réponse #36

Anwen



Histoire de clarifier ou du moins d’exprimé mon idée de manière différente, partons du principe « Qu’un sac lourd c’est un sac remplit d’angoisse »

Il y a aussi un principe qui dit " Pack tight, die overnight " et pourtant ils sont tous les 2 vrais. C'est donc comme on l'a déjà dit une question de curseur. Un choix raisonnable se situe surement entre les 2, en s' appuyant sur le principe des 3, celui des 5 C, le mot STOP, et quelques autre moyens mnémotechniques. Le diagramme de Venn ...

Faire la liste de ses faiblesses, honnêtement, et pour chacune d'entre elles prévoir une parade.

Se demander quelles sont les parties du corps dont la malfonction va entraîner de grosses consequences.

 - la vision ( proteger ses yeux, on en a qu'une paire)
- les mains : pareil !
- Les pieds

Le principe d'incertitude,  est souvent sous évalué, donc pour moi un PEU plus est mieux qu'un PEU moins, tant que le poids lui même ne devient pas un inconvénient ou pire un danger.

C'est la petite synthèse que j'utilise.

La partie gestion des risques a déjà été très bien développée.

 :)
Contredisez moi, vous m'enrichissez.
Concernée mais pas consternée :)

14 novembre 2014 à 16:21:29
Réponse #37

Nirgoule


Bien d’accord quant au fait qu’une bonne nuit de sommeil et essentiel au bon déroulé d’une sortie.
Niveau isolation j’avais réfléchit au combo suivant.
Sol de la tente                 350g (estimé sur un poids total de la tente à 1,6 kg)
Space banket                   340gTermarest autogonflant     800g
Def 4                             2100g
SDC duvet                      800g On arrive alors à un poids total de 4,39 Kg pour ma solution de couchage. 
Salut Mac.
Je ne sais pas si tu dormiras seul dans la tente, mais même, une tente est sacrément isolante. Rien à voir avec un tarp.
En tenant compte de cela, je m'allègerais :
1 du tapis de sol supp (Spabe B) vu que tu as un matelas gonflable. Ton matelas s'il fait 2/3 peut se prolonger avec le sac pour l'isolation.
2 un des deux sdc,le duvet ou Def 4 tout dépend de sa qualité du duvet.
Si malgré tout dans la tente, sur ton matelas gonflable et dans ton def4 tu as froid, il te restera :
    -la wool 400,
    -le gilet duvet
    -la cagoule
sans parler du caleçon et autres chaussettes. Là tu gagnes 1100g sans courir de risque.  :glare:
Note bien que je fais ce calcul uniquement parce que tu emportes ta tente.
A+
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

14 novembre 2014 à 16:44:59
Réponse #38

Phil67


Il pourrait être intéressant d’appliquer cette méthode au matériel. Mais afin de limiter la prise de tête nous pourrions procéder de deux manières :

Soit en définissant les risque et en recherchant le matériel adapté ; idéal pour les risques évidents, pour les risques moins évident, cela risque plutôt d’être la course a l’armement.

Et afin de limiter cette course, procéder à l’inverse après identification des risques évident par la question suivante :

Ce matériel X ou Y, de quoi me protège t’il ? Quel est le risque cela m’arrive ? Si cela arrive, est ce que la situation est inconfortable ou dangereuse ? … On peut encore plus pousser les choses.
Il manque encore un paramètre dans l'équation : ce matériel X ou Y me protégeant d'un truc, en quoi peut-il me pénaliser m'exposant à d'autres risques ?

Du coup on fait entrer les paramètres poids et volume dans l'équation.

Ce "gros truc" qui va nécessiter un sac de plus de 100l peut-il me mettre en danger lorsqu'il faut progresser sur terrain instable en mode sanglier loin de la civilisation en risquant une grosse entorse ?

Le "truc lourd" peut-il me mettre en danger en me fatiguant plus et en ralentissant ma progression p.ex. pour rejoindre rapidement un abri sûr en montagne suite à un changement brutal de météo ?

Est-ce que le ratio bénéfices / risques du "gros truc" ou du "truc lourd" n'est pas globalement défavorable bien qu'ils puissent me sortir d'une mauvaise posture (mais à faible probabilité) ?

En prenant en compte ce paramètre on limite pas mal la course à l'armement.


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Et comme la protection et donc le matos est déjà l’étape 3 de réduction du risque, risque déjà bien réduit (prévention, connaissance) ou carrément supprimé (Utilité d’une hache a 2500 m ? ) on devrait pouvoir se retrouver avec des sac plus léger.
Bienvenue chez les MUL, c'est exactement la démarche qu'ils appliquent pour trouver la meilleur adéquation bonhomme / matériel / terrain : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=presentation:sommaire
Citer
Sécurité et plaisir

Mis en pratique correctement le concept ne présente pas un plus grand danger que la randonnée « classique », au contraire:

    - la réflexion sur l'adéquation bonhomme/ terrain / matériel ne peut qu'être bénéfique sur le plan sécurité. En recherchant ce qui nous est vraiment indispensable, on accède à une meilleure connaissance de soi, de son matériel et du terrain.
    - une sécurité sur le long terme: un sac léger préserve vos articulations (dos, genoux, chevilles)
    - on est moins déséquilibré et fatigué par le poids du sac: diminution du risque de chute et de traumatisme
    - la légèreté permet d'être plus mobile pour un éventuel repli en cas de dégradation des conditions
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

14 novembre 2014 à 18:13:18
Réponse #39

camoléon


Même config.de vêtements que Raphael et j'en suis content.
Pour la doudoune, c'est une belay jacket Millet en primaloft (donc synthétique) avec capuche/cagoule.Au besoin, je rajoute ou j’échange avec une gilet matelassé Patagonia en duvet (le soir ou en statique).
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

14 novembre 2014 à 23:52:10
Réponse #40

musher


Ce matériel X ou Y, de quoi me protège t’il ? Quel est le risque cela m’arrive ? Si cela arrive, est ce que la situation est inconfortable ou dangereuse ? … On peut encore plus pousser les choses.

Parce que finalement, comme le risque zéro n’existe pas, il nous faut définir quel sont les risques que nous acceptons de prendre et quel sont ceux que nous refusons de prendre. Ainsi, notre sac aura le poids de notre sécurité et non plus celui de nos angoisses.
Ton sac a le poids de ta sécurité mais aussi de ton confort.

La randonnée n'est pas qu'un stage d'aguerissement.

23 novembre 2014 à 18:38:29
Réponse #41

Mac Casimir


Ton sac a le poids de ta sécurité mais aussi de ton confort.

La randonnée n'est pas qu'un stage d'aguerissement.

Oui bien sur ^^, en fait, tout la base de mon résonnement c'est le choix conscient de son matos, c'est dire identifier le matos pour la sécu, et celui pour le confort, je caricature un peu mais une couverture de survie c'est de la sécu, 4 couvertures de survie (Sauf cas particulier, il y en a toujours) c'est de l’angoisse, une couverture de survie et un plaid polaire, c'est de la sécu et du confort ^^.

Tout est une histoire de choix, mais j'aimerais que les choix que je fait soit des choix rationnel et il me parait important de pouvoir se remettre en question (d'ou mon post initial  ;) ).

Quand a devenir MUL,

Bienvenue chez les MUL
Je ne me sent pas encore psychologiquement prés  ;# , un peu trop adepte de la théorie du gros  ;# 

Merci a tous pour vos conseils que j'ai déja mis en pratique sur la prépa de mon matos raquettes, une fois les premières sorties de la saison effectué, je viendrais vous faire un petit retour  ;)

Bonne soirée a tous !

Mac

24 novembre 2014 à 00:40:50
Réponse #42

Patapon


Yo

   1 Serviette microfibre : idem

Ca je ne l'aurait pas forcément retiré: pouvoir se sécher les panards avant de changer de chaussettes ou le soir au camp n'est pas forcément un "luxe". Après, tu peux utiliser n'importe quel autre tissue: mais ça veut dire que celui-ci sera humidifié.

D'autres remarques plus générales:
  • Pour le transport des vêtements, j'aime bien utiliser des sacs de compression imperméables (ceux-ci en l'occurrence: http://www.seatosummit.com/products/display/1). Ca permet de gagner en place sur un poste relativement encombrant en hiver, tout en protégeant le contenu de la flotte.
  • Hier j'ai fais ma première sortie neige de la saison. Relativement imprévue puisque "tout devait avoir fondue", ce qui à 50cm près était exact. Du coup, après la première nuit en refuge, on est parti randonner quelques heures dans la matinée, sans être vraiment équipé niveau chaussures, raquettes, etc. Rien d'étonnant donc à ce que je sois redescendu les pieds trempés. Le "Vieux-sage-de-la-montagne" qui s'occupe du refuge et vie la haut 365j/ans m'a dit "Ah, ben tu as mouillé les chaussettes! Rien d'étonnant avec tes chaussures en chiffon"  ;# (NdA: on parle là de chaussure de rando tout à fais honorables en 3 saisons, cuir/synthétique). Lui utilise des chaussures entièrement en cuir.

Bonne soirée

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

24 novembre 2014 à 01:48:57
Réponse #43

Phil67


  • Hier j'ai fais ma première sortie neige de la saison. Relativement imprévue puisque "tout devait avoir fondue", ce qui à 50cm près était exact. Du coup, après la première nuit en refuge, on est parti randonner quelques heures dans la matinée, sans être vraiment équipé niveau chaussures, raquettes, etc. Rien d'étonnant donc à ce que je sois redescendu les pieds trempés. Le "Vieux-sage-de-la-montagne" qui s'occupe du refuge et vie la haut 365j/ans m'a dit "Ah, ben tu as mouillé les chaussettes! Rien d'étonnant avec tes chaussures en chiffon"  ;# (NdA: on parle là de chaussure de rando tout à fais honorables en 3 saisons, cuir/synthétique). Lui utilise des chaussures entièrement en cuir.
Les sachets en plastique ou sacs poubelles fins de petit volume sont idéals pour dépanner dans ce cas tout en ne pesant rien (ou presque).

Les chaussettes seront humides mais les pieds seront au chaud même si la chaussure perce intégralement.

Avec des chaussettes en laine on a les pieds dans une chaleur moite pas désagréable (la transpiration se régule toute seule passé le seuil de saturation en humidité).

Idéalement il vaut mieux utiliser 2 paires de chaussettes fines avec le VBL (sac plastique) entre les 2 paires.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

05 décembre 2014 à 11:59:02
Réponse #44

zangetsu74


salut à tou(te)s,

Au vu des échanges sur ce fil et sur celui dédié à la sortie, j'ai de plus en plus de doutes quant à la pertinence d'une partie de mes vêtements pour une sortie grand froid, et cela m'a par ailleurs amené quelques questions, que je vais essayer de poser ici de manière la plus claire possible (histoire d'avoir une réponse déjà, et pis aussi si ca peut aider d'autres personnes ensuite dans le même cas que moi)

Bien, tout d'abord,quelques éléments liminaires : j'ai consulté pas mal d'informations sur le forum + d'autres sources (notamment un bel article de David dans Carnets d'Aventures) sur les systèmes de vêtement.
Je l'expérimente depuis l'hiver dernier pour des sessions "photos astronomiques" (statique, la nuit, en altitude, météo dégagée, mais périodes courtes). Je suis arrivé à quelque chose de pas trop mal (sauf pour les pieds et dans une moindre mesure les mains, j'y reviendrais), tout en sachant que je ne crapahute pas dans la neige dans ces moments là (à la grande différence de la sortie prévue) et je reste finalement assez peu de temps dehors : jusqu'aux nuages / fin des batteries de l'appareil photo / passage de la constellation shootée en dessous de l'horizon / lever de lune / lever de soleil / .... soit en général une période de 3 / 4 heures grand maximum

bon, les questions :
1 (générale à des fins de compréhension) : j'ai vu que vous parliez de mettre les chaussures (ou chaussons amovibles) DANS le sac de couchage pour finir le séchage / les garder au chaud. Je comprends bien le fait/l'intérêt de les garder au chaud, pani pwoblem.
Par contre, pour le séchage, ca va poser un problème dans un sdc en duvet ? l'humidité va bien aller quelque part non ? Ou alors j'ai loupé un truc dans le raisonnement ?
Corollaire à cette question : j'ai vu qu'on parle de sac plastique par moment dans ce cas-là, du coup on est bien d'accord que le chausson / la chaussure sera encore humide le matin (mais chaude) ?

2 (toujours sur les chaussures) : j'ai actuellement des chaussures de randonnée montantes (Asolo de mémoire) que j'utilise avec succès sur les sorties hivernales à journée / demi-journée en raquettes (et sur mes sorties astro-photo, avec un peu moins de succès, car je suis plus en statique et en général sous des températures largement inférieures). Au vu de ce qu'on prévoit, je pense que je vais devoir m'orienter vers quelque chose d'un peu plus dédié "hiver".
Le principe des chaussons amovibles me plait bien, mais du coup, je suis un peu perdu dans toutes les références citées...
(et j'avoue que le budget me fait un peu peur aussi, quoi que si je compare aux Meindl Himalaya, c'est pas beaucoup plus cher)
J'avais trouvé (sur le net) des Asolo (AFS 8000 de mémoire) qui semblent plutôt pas mal au niveau du rapport qualité prix, mais j'avoue que n'ayant jamais utilisé ce genre de pompes, je ne sais pas si ca ne sera pas un peu trop "rigide" pour de l'utilisation "basique" (typiquement mes sorties astro).
Vous avez des retours sur ces pompes ?
Et par hasard, vous auriez d'autres références comparables dans cette gamme de prix ? Je vais devoir faire le tour des magasins (j'oserais pas acheter en ligne pour essayer, et je suis pas sûr de trouver ca au décathlon / go sport du coin). "Au vieux campeur" les référence, mais il n'y a pas de grandes tailles dispo (en ligne en tout cas)

3 - Pantalon : je pensais utiliser en couche "externe" (avec en dessous : collant thermique + éventuellement woolpower 200 et au dessus si besoin - pluie - un sur-pantalon moto/vélo étanche) un bête helikon sfu en polycoton. C'est peut-être un peu dangereux ? Il faut impérativement chercher une matière plus technique ?

4 - veste : idem j'ai une veste polycoton de l'armée autrichienne que je pensais utiliser en couche "4" (si je me réfère à l'article de David). Je prévois également différentes couches en dessous (sous-vêtements mérinos, woolpower 600, éventuellement une polaire ML + doudoune cumulus pour la statique).
Même question : pit-être un peu dangereux ?
J'envisageais une gorka assez large sinon (voire une arktis b110, mais je perdrais la résistance au feu si j'ai bien tout compris)

Voilà c'est tout pour le moment.
A dispo si pas clair / besoin de précisions...
(et d'avance merci de votre aide, c'est merveilleur pour ca ce forum !)
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

05 décembre 2014 à 12:34:32
Réponse #45

Draven



bon, les questions :
1 (générale à des fins de compréhension) : j'ai vu que vous parliez de mettre les chaussures (ou chaussons amovibles) DANS le sac de couchage pour finir le séchage / les garder au chaud. Je comprends bien le fait/l'intérêt de les garder au chaud, pani pwoblem.
Par contre, pour le séchage, ca va poser un problème dans un sdc en duvet ? l'humidité va bien aller quelque part non ? Ou alors j'ai loupé un truc dans le raisonnement ?
Corollaire à cette question : j'ai vu qu'on parle de sac plastique par moment dans ce cas-là, du coup on est bien d'accord que le chausson / la chaussure sera encore humide le matin (mais chaude) ?

2 (toujours sur les chaussures) : j'ai actuellement des chaussures de randonnée montantes (Asolo de mémoire) que j'utilise avec succès sur les sorties hivernales à journée / demi-journée en raquettes (et sur mes sorties astro-photo, avec un peu moins de succès, car je suis plus en statique et en général sous des températures largement inférieures). Au vu de ce qu'on prévoit, je pense que je vais devoir m'orienter vers quelque chose d'un peu plus dédié "hiver".
Le principe des chaussons amovibles me plait bien, mais du coup, je suis un peu perdu dans toutes les références citées...
(et j'avoue que le budget me fait un peu peur aussi, quoi que si je compare aux Meindl Himalaya, c'est pas beaucoup plus cher)
J'avais trouvé (sur le net) des Asolo (AFS 8000 de mémoire) qui semblent plutôt pas mal au niveau du rapport qualité prix, mais j'avoue que n'ayant jamais utilisé ce genre de pompes, je ne sais pas si ca ne sera pas un peu trop "rigide" pour de l'utilisation "basique" (typiquement mes sorties astro).
Vous avez des retours sur ces pompes ?
Et par hasard, vous auriez d'autres références comparables dans cette gamme de prix ? Je vais devoir faire le tour des magasins (j'oserais pas acheter en ligne pour essayer, et je suis pas sûr de trouver ca au décathlon / go sport du coin). "Au vieux campeur" les référence, mais il n'y a pas de grandes tailles dispo (en ligne en tout cas)

3 - Pantalon : je pensais utiliser en couche "externe" (avec en dessous : collant thermique + éventuellement woolpower 200 et au dessus si besoin - pluie - un sur-pantalon moto/vélo étanche) un bête helikon sfu en polycoton. C'est peut-être un peu dangereux ? Il faut impérativement chercher une matière plus technique ?

4 - veste : idem j'ai une veste polycoton de l'armée autrichienne que je pensais utiliser en couche "4" (si je me réfère à l'article de David). Je prévois également différentes couches en dessous (sous-vêtements mérinos, woolpower 600, éventuellement une polaire ML + doudoune cumulus pour la statique).
Même question : pit-être un peu dangereux ?
J'envisageais une gorka assez large sinon (voire une arktis b110, mais je perdrais la résistance au feu si j'ai bien tout compris)

Voilà c'est tout pour le moment.
A dispo si pas clair / besoin de précisions...
(et d'avance merci de votre aide, c'est merveilleur pour ca ce forum !)


Avant toute chose, faut bien distinguer les types de sorties, parce que tes sorties astro vont forcement se faire par temps clair, donc niveau humidité de l'air, ça va rester trèèèès gérable. Sur plusieurs jours de rando, tu peux être ammener a avoir de la neige/pluie/mix des deux.

1 & 2 - Sac synthétique pour moi, mais bien souvent je ne met que mes chaussettes dans le sac de couchage, les chaussures sont en tout cuir ( intérieur et extérieur ), et elles restent souvent hors du sac la nuit... Pas forcement la meilleure solution, mais c'est ce que MOI je fais. Le cuir se réchauffe bien le matin je trouve, jamais eu trop de soucis. Du coup pas trop de modèles a te conseiller, l'hiver j'ai des Perfekt de Meindl ou des Engadin...

3 - En rando hivernale,  j'ai un pantalon déperlant d'alpinisme avec guêtres intégrés. En de rares fois il a fini par être mouillé, mais il commence a vieillir aussi... J'ai peur que le SFU soit humide tout le temps, même si il va sécher sans problème durant la nuit. Ou alors faut des guêtres assez haut.

4 - Y'a rien qui me choque la, éventuellement essayer de rendre déperlante ta veste en polycoton ? C'est bien pratique quand il neige, et tu garde la possibilité de " danser avec les branches " sans avoir peur de faire un accroc a une veste high tech.
Par contre faut voir ce que tu a en dessous, perso l'hiver c'est TS ML merinos ( Décathlon ), polaire classique décathlon ( si il fais vraiment froid seulement, et j'aimerais bien avoir un woolpower 400 a la place ) et couche externe ( softshell ou parka allemand en polycoton ). J'ai aussi un rain cut d4 en back up si vraiment c'est trop humide.
Pour le statique, j'ajoute une doudoune ou un polaire énorme Helly Hansen. En général ça me suffit. Mais c'est a adapter en fonction de ta résistance au froid ( la mienne est très bonne ).
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

05 décembre 2014 à 12:43:55
Réponse #46

Kilbith


Je suis arrivé à quelque chose de pas trop mal (sauf pour les pieds et dans une moindre mesure les mains, j'y reviendrais), tout en sachant que je ne crapahute pas dans la neige dans ces moments là (à la grande différence de la sortie prévue) et je reste finalement assez peu de temps dehors : jusqu'aux nuages / fin des batteries de l'appareil photo / passage de la constellation shootée en dessous de l'horizon / lever de lune / lever de soleil / .... soit en général une période de 3 / 4 heures grand maximum

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1 Corollaire à cette question : j'ai vu qu'on parle de sac plastique par moment dans ce cas-là, du coup on est bien d'accord que le chausson / la chaussure sera encore humide le matin (mais chaude) ?
Le but de cette technique ce n'est pas de sécher la chaussure. L'objectif c'est d'éviter qu'elle ne gèle. Si elle gèle, tu ne peux pas la mettre le lendemain matin et si tu y arrives comme tu devras dégeler la chaussure avec la chaleur de ton pieds, tu risques d'y laisser des orteils.

C'est surtout un truc de milouf valable jusqu'à -5°C (à la louche).

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2 (toujours sur les chaussures) : j'ai actuellement des chaussures de randonnée montantes (Asolo de mémoire) que j'utilise avec succès sur les sorties hivernales à journée / demi-journée en raquettes (et sur mes sorties astro-photo, avec un peu moins de succès, car je suis plus en statique et en général sous des températures largement inférieures). Au vu de ce qu'on prévoit, je pense que je vais devoir m'orienter vers quelque chose d'un peu plus dédié "hiver".

Ne t’embêtes pas avec des coques. sur terrain facile prend plutôt des Sorel Caribou (ou as like). Mais tu peux aussi avoir des chaussures "simple cuir" trop grande avec une semelle thermique et deux paires de chaussette. Le truc c'est de changer la semelle et les chaussettes lorsque tu t'arrêtes. Et surtout : si tu es statique : tu places un bout de matelas de sol D4 sous tes pieds, simple pas cher.


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3 - Pantalon : je pensais utiliser en couche "externe" (avec en dessous : collant thermique + éventuellement woolpower 200 et au dessus si besoin - pluie - un sur-pantalon moto/vélo étanche) un bête helikon sfu en polycoton. C'est peut-être un peu dangereux ? Il faut impérativement chercher une matière plus technique ?
Plus simple : si tu es statique tu embarques dans ton sac un plaid pourri et tu t'en fais une jupe longue en t'enroulant dedans. Sinon tu prends une doublure de pantalon type M65, très efficace si ton surtout atteint les cuisses. Il existe des pantalons thermiques à aip, mais c'est lourd et cher.

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4 - veste : idem j'ai une veste polycoton de l'armée autrichienne que je pensais utiliser en couche "4" (si je me réfère à l'article de David). Je prévois également différentes couches en dessous (sous-vêtements mérinos, woolpower 600, éventuellement une polaire ML + doudoune cumulus pour la statique).
Même question : pit-être un peu dangereux ?
J'envisageais une gorka assez large sinon (voire une arktis b110, mais je perdrais la résistance au feu si j'ai bien tout compris)
Tout est sensible au feu. C'est juste une question de temps. Plus un tissu est pelucheux plus il prend la flamme. Les tissus synthétiques fondent et s'enflamment. Les "tissus" coton/soie/laine/lin/cuir ne fondent pas mais peuvent s'enflammer. La laine et le cuir sont tout de même très résistants et ont tendance à s'éteindre spontanément, tant que l'on n'a pas trop trafiqué le tissu (la paraffine c'est bien pour les bougies) et que les doublures ne sont pas en synthétique.
Le polycoton fond moins sous la braise que le pur synthétique du fait de l'humidité habituellement contenue dans le coton. Mais si le coton est assez sec, ou la proportion de synthétique importante, ou le tissu de type pelucheux : ça fond. Une fois que c'est enflammé, ça brûle très bien.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

05 décembre 2014 à 13:33:21
Réponse #47

Arnaud


Plop,

Primo: On est d'accord que le vêtement/truc/système "idéal"/"à tout faire" n'existe pas, tout est toujours affaire de compromis.

Sauf choix délirants, un choix sera meilleur sur certains points mais moins bon sur d'autres.
 
Polycoton, Goretex, Polaire, Laine, Polyester, Nylon, Coton... tous ces choix de textiles pour un vêtement remplissant une même fonction peuvent se concevoir, ils ont leurs avantages et leurs inconvénients.

A ce niveau, je crains que rien ne remplace l'expérience personnel, c'est au final une question de feeling. (non pas la chanson)

Secundo: La Météo, ta personne (physique/mental), ton expérience, ta pratique, ton comportement sur le terrain et la façon d'aborder l'activité dans laquelle tu t'engages, sont autant de paramètres qui vont impacter considérablement et avoir des "répercussions" sur tes choix vestimentaires.

Pour les réponses:
 
1 - A ne pas faire dans un sac en duvet c'est clair. A ne pas faire pour des chaussures trempées non plus.
1bis - Toujours humide, pas chaude mais pas gelées.
 
Le vrai intérêt c'est à mon avis plutôt d'éviter que ça empire avec l'humidité de l'air pendant la nuit et sur le matin et surtout d'éviter qu'elles gélent.

Personnellement, je les met dans mon sursac et j'ai un duvet avec un tissu externe déperlant.

2 - Les Asolo AFS 8000 sont des chaussures d'alpinisme, c'est way overkill pour de la rando raquettes tu va payer une étanchéité et une rigidité non nécessaire par un confort de marche très très très dégradé, surtout si la neige n'est pas au rdv.
2bis - Prends une chaussure D4 pour l'hiver 1 à 1+1/2 pointures en trop, de bonnes chaussettes et des guêtres, te fais pas de noeux au cerveau pour ça, on part pas non plus faire le K2.

3 - Si tu es du style sanglier qui aime sentir les flammes sur son poil en qu'un peu d'humidité ne te dérange pas, le polycoton c'est bien. Si tu veux du confort moderne, pantalon d'alpi mais loin des flammes (et des escarbilles).

4 - Idem.
4bis - L'arktis b110 doit pouvoir digérer quelques escarbilles.

Arnaud.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

05 décembre 2014 à 14:19:57
Réponse #48

zangetsu74


 :doubleup:
Merci à vous tous pour les réponses !
Je vais donc aller essayer les mêmes chaussures que Tompouss au Décath' du coin demain, ca va faire sacrément du bien à mon budget cette histoire ;-)
Pour le pantalon, bien noté, c'est donc gérable à première vue avec du l'hélikon (pom pom pom - référence obscure à Bobby ^^) si guêtres assez hautes (j'ai de la guêtre "armée suisse" + 1 autre paire en synthétique, l'une comme l'autre monte quasiment jusqu'au genoux), je note l'astuce du plaid pourri (je dois bien avoir un truc dans ce genre qui traine en permanence dans ma voiture, faudra que je pense à le mettre dans le sac le moment venu) + du bout de matelas décath' à vil prix.
Itou pour la veste, quoi que vu comme elle est ajustée, je perdrais pas trop à en choper une autre un peu plus large pour y "fourrer" toutes les sous-couches prévues si besoin. Mais visiblement pas non plus besoin d'aller taper dans du gorka à 120€. Je réfléchissais effectivement à la rendre un peu déperlante avec du nikwax (conformément à ce que j'ai lu de l'article "CA" de David)
Pour les autres couches prévues sur le tronc (j'avais mis entre parenthèse, mais je vais le remettre plus clairement là) :
1 - sous vêtement  : soit ML mérinos soit ML synthétique avec capuche
2 - isolant : Woolpower 600 + éventuellement laine polaire ML à bouclettes (genre 300 / 360g)
3 - isolant performant (statique) : doudoune cumulus à capuche
4 - extérieur coquille : veste polycoton (type M65 armée autrichienne) pour l'instant. J'en achèterais peut-être une plus large si jamais je me sens engoncé quand j'aurais testé avec 1 + 2 + 3 + 4
5 - blindage anti-vent / anti-pluie / anti-neige fondante : poncho

Après, par rapport à vos différentes remarques (en vrac):
- ok vous me rassurez avec les pompes dans le sdc, j'ai cru que j'avais vraiment loupé un truc. Bien noté aussi la nuance entre "pas gelé" et "chaude"  ;#
- bien conscient qu'une sortie astro, même hivernale, ne correspond pas à une crapahute de plusieurs jours dans le Jura, c'était juste pour donner le seul point de référence que j'avais de "grand froid" (avec mes petites sorties raquettes à la journée)
- bien conscient également que rien ne remplace l'expérience / l'expérimentation. Je prévois plusieurs sorties "tests" d'ici notre sortie de plusieurs jours + j'aurais également le stage grand froid avec le CEETS fin janvier + le we "freezing man" si tout va bien
- bien noté pour la résistance au feu. J'ai du mal m'exprimer. J'avais compris au travers de différentes interventions que rien n'est vraiment "non inflammable".

Du coup, ca m'amène des questions bonus :
- le sdc duvet (GT Warmth 900 indiqué à confort -15°C), c'est peut-être pas une bonne idée ? Ca sera fonction de la météo "réelle" aussi sûrement... (piètre tentative d’auto-réponse à la normande)
Faut que je prévoie un synthétique si les conditions sont moins froides / plus humides ? (j'en ai un en synthétique, mais de mémoire, il doit taper dans les 0/5°C en t° confort - je vérifierais - et à mon avis ca sera limite, limite)
- j'ai pas de tente hiver (enfin j'ai une tente, mais elle est lourde, volumineuse et je suis pas sûr d'avoir envie de la porter sur mon dos dans la neige). Je pensais "naïvement" m'en sortir avec tarp + couverture survie (sol emergency blanket) + matelas mousse thermarest "full size". Mais le R-value du thermarest (2.6 de mémoire) me semble en dessous de la valeur préconisée plus (> 4 de mémoire). Si je prends mon deuxième thermarest (version courte achetée initialement pour l'été), ca jouerait ? Pareil, normalement je devrais pouvoir tester lors du week-end avec David, mais si tant qu'à faire je pouvais éviter d'arriver là-bas clairement sous-équipé, ca m'arrangerait (histoire d'éviter de me faire souffler dans les bronches direct en début de stage  :-[ - voire de pas faire de stage du tout pour cause de matériel de sécurité vraiment absent)

J'espère que je n'abuse pas de votre temps (z'avez le droit de me dire d'aller googler plus loin hein ? )
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

05 décembre 2014 à 14:45:47
Réponse #49

Arnaud


A mon avis pour le sdc, soit tu es assez confiant dans ta capacité à garder un duvet vraiment au sec sur plusieurs jours, soit tu optes pour plus de sécurité et tu tentes de garder à peu prêt au sec un sdc en synthétique.

Pour l'abris si le tarp te convient en utilisation hivernale, te fais pas chier avec une tente, tu gagneras rien... au contraire: poids, difficultés potentielles de montage liées au terrain, temps de montage/démontage, condensation,... encore une fois, on va pas bivouaquer sur les pentes du K2, on devrait pas avoir de vents tournants à plus de 100 km/h.

Pas de soucis pour empiler deux matelas.
 
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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