Trois paires, en condition hivernale cela peut se comprendre seulement si tu n'as pas de moufle de rechange.
Je ne suis peut être pas clair. 
- Une paire sur soi. Une paire dans le sac de rechange dans un ziploc (parce que si elle se mouille, ce n'est plus une paire de rechange). Une paire large pour la nuit (confort ou pousser la limite d'un sac) et qui peut servir de moufle improvisée si on égare sa paire de moufle.
Si on a une paire de moufle de rechange, on gagne en poids en gérant seulement deux paires de chaussettes. On en porte une et l'autre sèche contre le corps. Avec trois c'est plus compliqué à les garder sèches.
Ou bien encore on a deux paires de "liners" fines et légères pour l'hygiène facile à faire sécher et même à laver. Et une seule paire épaisse pour la chaleur que l'on va pouvoir garder car se salissant moins.
Évidemment, plus de paire c'est plus de confort...mais pas à porter. Sauf conditions particulières (grand froid, port de VBL....)
Mais si tu es très clair

, je vais donc rester sur 3 paires :p
Histoire de clarifier ou du moins d’exprimé mon idée de manière différente, partons du principe « Qu’un sac lourd c’est un sac remplit d’angoisse » (Merci les MUL) je ne donne volontairement pas de poids, parce que lourd n’a pas la même signification ici qu’ailleurs ou même pour chacun d’entre nous.
Si on considère qu’une angoisse est une peur injustifié par le fait d’une probabilité extrêmement faible de la survenue d’un événement dangereux. Quel est la limite entre angoisse et peur justifié. Exemple, devrions nous être mort de trouille en prenants l’avion alors qu’il est statistiquement le moyen de transport le plus sûr et être parfaitement rassuré en montant dans notre voiture ? (cas mis a part de la phobie)
Si l’on suit la logique de « plus de matos c’est plus de sécurité » que beaucoup d’entre nous applique lors du choix du matos et la préparation du sac, devrions nous monter dans un avion avec une combinaison néoprène de 10 mm, le gilet de sauvetage déjà gonflé ?
A l’inverse est-il justifier de monter dans sa voiture sans attacher sa ceinture ?
Tout ça pour en venir à mon idée de base qui était de définir la limite du danger, la limite qui nous fait passer de l’inconfort, a la prise de risque, celle qui fait que nous choisirons de nous encorder plutôt que d’y aller sans assurance.
Cette limite est propre à chacun, par exemple, tout le monde ne craint pas le froid de la même manière. Cette limite on apprend à la définir en apprenant à se connaitre, en allant parfois un peu chercher nos propres limites.
On peut donc en déduire que la notion de prise de risque, de mise en danger et du a un dépassement des limites. Des limites qui selon moi sont de 3 sortes :
La limite de nos connaissances, effet, comment apprécier une situation sans en maitriser les tenant et aboutissant, comment reconnaitre une hypothermie si l’on n’en a jamais entendu parler …
La limite de notre corps, savoir identifier à quel moment nous passons dans nos retranchement, à quel moment nous perdons en lucidité.
La limite de notre matériel, connaitre la durée de vie de la roue de secours de notre voiture par exemple.
Des règles sur les limites il y en a plusieurs, la plus connue ici serait la règle des 3 je pense, mais il y a aussi le manuel d’instruction de votre flacon de micropure par exemple.
La règle des 3 est une super règle qui définissent les limites à ne pas dépasser avant un allé sans retour. Ces limites identifient des risques évidents mais généraux.
Il existe un outil d’évaluation des risques dans le monde du travail que l’on appel document unique ou document unique d'évaluation des risques, obligatoire dans toute les entreprise française et consultable par n’importe qui.
Ce document permet la quantification d’un risque en fonction de sa gravité et de son occurrence.
Pour chaque poste ou unité de travail, l’entreprise doit identifier (extrait de Wikipédia) :
Les dangers (ex : vitesse excessive).
Les risques (ex : risque routier).
Les conséquences (ex : accident).
Les causes (ex : non-respect du code de la route).
L’estimation de la gravité du risque (ex : élevé, faible, moyen).
L'estimation de la fréquence et de la durée d'exposition (ex : temps de conduite).
Les mesures de prévention (ex: note de service sur les dangers de la route).
Pour l’exemple, il me semble que Lemuel a déjà appliqué à une excursion ce modèle de réflexion ainsi que Ulf. D’autre l’on peut être aussi fait mais je n’en ai pas souvenir.
Lemuel m’avait expliqué que le risque le plus important qu’ils prenaient et avait identifié par cette méthode était le retour en véhicule entre le lieu de l’excursion et leur domicile, en effet, la distance, la fatigue, le risque routier, … étaient autant de facteurs augmentant la probabilité d’accident.
Face aux risques on essayera d’abord de le supprimé (1) (éviter les couloirs d’avalanches), puis de jouer ou sur l’occurrence par la prévention (2) du risque (ex campagne de prévention sur le risque d’avalanche) ou on essayera de diminuer la gravité (3)(ex Gants anti coupure lors de la manipulation d’outils coupant).
Le truc vachement intéressant, c’est que la connaissance nous permet de limiter et la gravité, et l’occurrence, par exemple en stage N1, le module couteau nous apprend non seulement a limité la probabilité de se couper mais aussi en cas de coupure malencontreuse de limiter la gravité de la coupure.
Il pourrait être intéressant d’appliquer cette méthode au matériel. Mais afin de limiter la prise de tête nous pourrions procéder de deux manières :
Soit en définissant les risque et en recherchant le matériel adapté ; idéal pour les risques évidents, pour les risques moins évident, cela risque plutôt d’être la course a l’armement.
Et afin de limiter cette course, procéder à l’inverse après identification des risques évident par la question suivante :
Ce matériel X ou Y, de quoi me protège t’il ? Quel est le risque cela m’arrive ? Si cela arrive, est ce que la situation est inconfortable ou dangereuse ? … On peut encore plus pousser les choses.
Sans parler que ça peut être un bon outil pour établir le cahier des charges d'un nouveau matériel que l'on souhaite obtenir.
Parce que finalement, comme le risque zéro n’existe pas, il nous faut définir quel sont les risques que nous acceptons de prendre et quel sont ceux que nous refusons de prendre. Ainsi, notre sac aura le poids de notre sécurité et non plus celui de nos angoisses.
Et comme la protection et donc le matos est déjà l’étape 3 de réduction du risque, risque déjà bien réduit (prévention, connaissance) ou carrément supprimé (Utilité d’une hache a 2500 m ? ) on devrait pouvoir se retrouver avec des sac plus léger.
Rien que mon humble avis sur la question et une idée en passant mais bon ...
Mac
EDIT : Bon, je suis en train de me relire et c’est quand même de la bonne branlette intellectuel …..
