Salut à toi, et salut à tous !
Je connais assez bien la chose, car j'ai voyagé en stop en scandinavie automne, hiver et printemps, en ayant comme toi pas d'argent (mais n'en faisant pas une philosophie, ni une maladie

) et en voulant passer du temps dans la nature.
Plusieurs choses me viennent à l'esprit. La première est que lorsqu'on n'a pas d'argent, tout prend plus de temps (et ca tombe bien car c'est bien la chose que je préfère dépenser). Si tu souhaites randonner dans les paysages sauvages, sache que tu ne pourras pas partir hors-pistes comme ca, sur un coup de tête. Oui, car il y'a beaucoup de neige, et pour progresser sur la neige il faut un peu d'équipement. Pour cela (toujours en parlant des solutions qui t'intéressent), tu peux soit choisir de poser un camp un peu long le temps de fabriquer le matériel dont tu as besoin, raquettes (ou ski) et traîneaux. Porter sur le dos plus de 10 kilos dans la profonde est relativement épuisant, et n'oublie pas que dans le froid, pour la nuit, transpirer est la dernière chose que tu souhaites, ce n'est pas incomfortable, mais dangereux.
Autrement, tu sympathises avec des locaux dans une des villes ou villages au nord du cercle, et tu expliques ton projet, empruntes du matos même s'il n'est pas au top, et fais ta petite virée.
Autre chose. La nuit il fait froid. Particulièrement l'hiver, c'est vrai, mais même le printemps réserve des surprises. Pourquoi veux-tu dépenser tes sous dans un sac 100L et une nouvelle tente ? (tu as peut-être de bonnes raisons, c'est une vraie question) qui ne t'aideront pas à avoir plus chaud ? Part léger, trouve des vêtements en cours de route et porte les sur toi (donc pas dans ton sac) donc peu d'importance concernant le poids (pas besoin de trucs légers tactiques etc), échanges les quand tu changes de climat. Favorise la laine, mais c'est de toute manière ce que tu trouvera dans ce secteur.
Pour ma part, lorsque j'étais là-bas (2 ans en arrière), la base de mon sac était la même que maintenant, et je suis en Amazonie Brésilienne (climat strictement différent). J'ai juste échangé un gros pull en laine et un sous-vêtement en laine contre un hamac léger trouvé ici, moustiquaire faite moi-même, et chemise un peu épaisse en coton car je passe beaucoup de temps en forêt. Même futal, même pompes, même tapis de sol en lambeaux de mousse moisie (

) etc. Je me dirige gentillement vers le Pérou, et dans mon sac j'ai malgrès tout toujours de quoi être confortable en montagne. Tout au plus changer le matos jungle contre un poncho en laine et pronto. J'ai un sac de 50 litres, et pas de tente mais une bache.
Quand on souhaite voyager dans des natures un peu rude et sans matériel, je pense qu'il faut s'armer d'un minimum de connaissances, pas seulement de théories dans les livres. J'ai bien sur dévorer pleins de livres bushcraft et autres, car ils apportent des connaissances, mais aussi car il me font toujours rêver, ca reste pour moi de la littérature. Par exemple avant de partir dans la nature en hiver autour de Karasjok en Norvège, j'ai été éleveur de rennes avec les Sami pendant plus de deux mois, ou tous les jours je faisais 1- mon travail, 2- mon apprentissage du grand froid. J'ai fais la même chose un peu partout, pour la mer, le désert au Maroc, et ici en Amazonie, ou je passe un temps énorme en forêt avec les gens des petites communautés, les chasseurs, les pêcheurs, et de temps à autre seul, pour apprendre les plantes comestibles, médicinales, la chasse et la pêche, les dangers, astuces et etc. Puis je bouge autre part avec un petit canoe, rencontre d'autres personnes, apprends, ainsi de suite, la vie.
En Scandinavie, quand je me suis senti prêt, je suis parti 1 mois entier dans la nature, en janvier-février, sans matos spécifique, juste des vêtements chauds que j'avais déjà, un pulka nul et des skis très nuls. Je voulais essayer de tenir juste grace à la nature, je n'ai qu'a moitié réussi. Seul l'hiver et sans matos, marcher et faire son camp prend déjà énormément de temps et d'énergie (beaucoup de bois à couper pour faire le lean-to, le feu, l'isolation, le réflecteur, etc etc). Heureusement que j'avais des rations de l'armée Norvegienne dans le sac car le lapin au collet ce n'est pas tous les jours et casser la glace pour prendre du poisson apres avoir coupé du bois pendant 2-3 heures, dur et de toute manière les journées sont trop courtes. Possible seulement si on reste sur place plus d'une nuit à chaque fois, ou si l'on est au moins deux pour répartir les tâche, ou encore si l'on est plus fort et plus rapide que moi évidemment

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Profite bien de ton voyage, à bientôt !