Diable, deux sujets simultanés au coeur de nos pratiques inavouables...

C'est vrai que durant des années j'ai fait du feu sans bâtonner (soit j'avais une hachette, soit seulement un pliant ou un couteau scout pas du tout prévu pour bâtonner) et sans firesteel (moi je suis de la génération "allumette". Les briquets jetables sont venus après. Les briquets c'était à essence et seulement pour les hommes, si possible en métal précieux ou nacre.).
Cela incitera également à étaler le ramassage du bois dans le temps si on en a l'occasion. Avoir un couteau permet de diminuer le temps passé à cette tache et diminue par la même l'espace de collecte. Sans lui, on va avoir tendance à anticiper en chemin, cela permettra d'avoir plus d'occasion de trouver du combustible propice et de commencer son séchage dans ses couches thermiques.Cela incitera également à étaler le ramassage du bois dans le temps si on en a l'occasion. Avoir un couteau permet de diminuer le temps passé à cette tache et diminue par la même l'espace de collecte. Sans lui, on va avoir tendance à anticiper en chemin, cela permettra d'avoir plus d'occasion de trouver du combustible propice et de commencer son séchage dans ses couches thermiques.
Ce passage met l'accent sur la pédagogie qui devrait s'imposer à tous : apprendre
d'abord à faire correctement du feu.
Dans le même temps il nous indique qu'il faut anticiper pour "faire correctement". Or, si on est dans une utilisation "survie", par définition on ne peut être dans l'anticipation.
Tu poses une vraie question en filigrane : si on dispose d'un outil facilitant les tâches, ne risquons nous pas de perdre en compétence au point de devenir dépendant de l'outil? Ce qui s'oppose à la liberté d'esprit qui offre une réelle garantie de sécurité.
Et là c'est clair qu'il faut être rigoureux, les exemples sont multiples :
- Si j'ai une tarp, je fais attention à l'emplacement de mon camp. Avec une tente, je perd vite cette habitude.
- Si j'ai un sous vêtement en synthétique, je ne prend pas garde à me tremper durant l'effort. Avec du coton je dois mieux écouter mon corps.
- Si j'ai des chaussures avec du goretex : je n'évite plus les flaques d'eau.
- Si j'ai un smartphone, je n'emporte plus de sifflet, de boussole ou de couverture de survie. Et surtout je ne sais plus me diriger grâce aux astres.
- Si j'ai un GPS, je n'emporte plus de carte/boussole et surtout je ne sais plus "lire le terrain".
etc....
Quand on est un peu plus âgé, et qu'on a par conséquent randonné sans beaucoup de matériel on voit naturellement celui-ci comme un atout supplémentaire puisque l'on a pratiqué longtemps sans. La première fois qu'on a discuté ensemble de ce sujet, j'avais d'ailleurs du mal à comprendre le problème.

Perso, comme j'ai longtemps pratiqué de la sorte : je pense d'abord à briser le bois et secondairement à bâtonner. Dans cet optique je trouve qu'une paire de gant de cuir c'est tout autant un outil utile pour le feu qu'un couteau.
C'est vrai que si on a connu QUE le bon matériel, ou si on s'y habitue trop : si on n'y prend pas garde, on peut devenir dépendant...et peut être même esclave.
Mais, cela ne m'empêche pas de chercher désormais à m'équiper d'un couteau léger, qui coupe ET qui puisse offrir une résistance maximale aux contraintes. Mais j'essaye de ne pas tomber, non plus, dans la facilité.