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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Tout peut changer...  (Lu 10144 fois)

21 août 2014 à 21:08:12
Réponse #25

DavidManise


Mon opinion en PJ (faut être connecté) ;)

Les réactions de panique ou d'évitement de diagnostic face au Virus Ebola ont désormais fait plus de morts que le virus lui-même...

Food for thoughts ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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21 août 2014 à 21:39:17
Réponse #26

musher


Un formateur disait : L'image qu'on se fait de la réalité est souvent pire que la réalité elle même.

21 août 2014 à 23:09:45
Réponse #27

kéké


En Belgique, on parle beaucoup de risque de coupure de courant cet hivers suite à la situation de nos centrales nucléaire.
http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_delestages-en-cas-de-penurie-d-electricite-des-coupures-seulement-en-dernier-recours?id=8337822.
Est ce que cette situation se représentera en 2015? Est-ce que des investissements sont fait pour éviter que ces situation se représentent. Quid dans 10 ans quand ces centrales seront encore plus âgées donc plus défaillantes...?
Pas d'électricité c'est pas mal de confort et de sécurité en moins.
Tout peu changer...

22 août 2014 à 07:31:12
Réponse #28

DavidManise


Sans déconner...  pas d'électricité.

J'ai vécu toute ma jeunesse au Québec.  Là-bas, en hiver, avec les tempêtes de neige c'était habituel d'avoir des coupures de 12, 24, 48h ou plus selon la possibilité pour les équipes d'accéder aux lignes coupées et de réparer.  Tout le monde avait juste un petit plan B...  un poêle à bois, quelques réserves qui se préparent facilement, etc.

Attendre des pouvoirs publics qu'ils règlent nos problèmes, et chouiner qu'ils pourraient ne pas le faire, c'est CA le risque. 

Cultiver une paranoia et des discours anxiogènes pour appuyer ses chouinements et donner de l'épaisseur à ses revendications, c'est la deuxième couche.

Faut arrêter put**n.  A force vous allez passer pour des merdes sans ressources.

PLANIFIEZ AU LIEU DE CHOUINER.  COOPEREZ AU LIEU DE PARANOIER.

David
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22 août 2014 à 08:05:50
Réponse #29

musher


Sans aller au Québec  ;D

En France avec les tempêtes et les mini-tornades, le risque d'être coupé pendant 24 h ou plus n'est plus réservé qu'aux régions extrêmes.

On chauffe à l'insert, on cuisine au gaz et on éclaire au pétrole, au gaz ou à la bougie.

Le plus chiant, c'est le congel (et à la campagne, le congel, il est plein  ;D) et le frigo.
24 h avec des couvertures, on gère, au dela, faut investir dans un groupe électrogène (en espérant qu'il démarre le jour J  >:( )

22 août 2014 à 08:10:29
Réponse #30

Axelvanik


Sans déconner...  pas d'électricité.

J'ai vécu toute ma jeunesse au Québec.  Là-bas, en hiver, avec les tempêtes de neige c'était habituel d'avoir des coupures de 12, 24, 48h ou plus selon la possibilité pour les équipes d'accéder aux lignes coupées et de réparer.  Tout le monde avait juste un petit plan B...  un poêle à bois, quelques réserves qui se préparent facilement, etc.

Attendre des pouvoirs publics qu'ils règlent nos problèmes, et chouiner qu'ils pourraient ne pas le faire, c'est CA le risque. 

Cultiver une paranoia et des discours anxiogènes pour appuyer ses chouinements et donner de l'épaisseur à ses revendications, c'est la deuxième couche.

Faut arrêter put**n.  A force vous allez passer pour des merdes sans ressources.

PLANIFIEZ AU LIEU DE CHOUINER.  COOPEREZ AU LIEU DE PARANOIER.

David

J'ai l'impression qu'il y a comme un quiproquo sur ce fil. Beaucoup interprètent certains posts comme des appels à la paranoïa, à se "bunkeriser". Alors que le sujet est justement "les plans B". (enfin, il me semble  ::) )

Le tort a sans doute été d'amener le sujet à partir de l'actualité pour démontrer que ça pouvait partir en vrille à partir de pas mal d'événements différents (cf. posts de lejeune + moi-même).

Donc, si je peux me permettre, le débat n'est pas tellement de savoir si tel ou tel événement va se réaliser, ou de nous tourner des films. L'appréciation des risques est forcément assez subjective, même si on utilise une méthode cartésienne Probabilité x Gravité. Ce débat ne mènera nulle part et tout le monde se trompera plus ou moins.

Le sujet est plutôt : "quelles dispositions avez-vous pris dans les cas où ça part en cacahuète ?"

Non ?

22 août 2014 à 09:15:41
Réponse #31

Tompouss


Mon cas, bien relou, un appartement mal isolé donc gardant mal la chaleur, où tout fonctionne à l'électrique (chauffage, cuisson).

Mes dispositions (ou plutôt un détournement en cas de pépin du type "rupture de service public, on reste chez soi au max" de ce dont je dispose déjà de par mes différentes activités et que j'ai toujours sous la main ) :
- 3 réchauds à gaz avec au moins une bonbone de gaz de rab pour chacun
- un barbecue plancha au gaz avec aussi toujours une grosse bonbone de gaz pleine de rab
- un barbecue sur élevé à bois (chauffer la pièce en maintenant les flux d'air puis éteindre le foyer, calefeutrer pour garder un max de chaleur)
- des grosses couettes, deux gros duvets : de quoi dormi sereinement dans un appart même en hiver sans chauffage
- des vêtements chauds pour deux, voire plus, de quoi vivre sans chauffage sereinement un bon bout de temps
- de quoi se défendre (pas besoin d'épiloguer)
- un stock de féculents (pâtes/semoules/riz..) et conserves suffisament important
- de quoi pêcher dans la rivière à 10m de chez moi pour avoir un complément alimentaire
- de quoi désinfecter/rendre potable la flotte de la rivière

Bref même sans le vouloir de par mon mode de vie j'ai de quoi être peu incommodé par une rupture de service public, et ça sans même faire d'investissement en temps ou en argent. Et si je dois me tailler hors de la ville : hop tout le necessaire vite fait dans la 306 et go. Après le tout c'est d'être inventif et surtout pas fataliste :
- m*rde je suis coincé chez moi sans télé, sans électricité : tant mieux ça nous fera du temps pour nous avec ma femme
- m*rde je suis licencié : tant pis ça me fais du temps pour moi et une occasion de prendre un autre départ si je le souhaite
- m*rde tel ou tel parti est élu : ça m'en touche une sans faire bouger l'autre dans tout les cas z'ont pas intérêt à venir me chier dans les bottes  :lol:
- m*rde on vient de m'apprendre qu'il me reste 6 mois à vivre : chérie fais tes valises on part en vadrouille il y a tout un monde qu'il me reste à contempler...

Bref toute chose négative offre aussi d'alléchantes possibilités, en tout cas c'est mon état d'esprit  :)
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

22 août 2014 à 10:18:35
Réponse #32

AC


Ce qui est préoccupant et bien résumé par le titre du fil, ce n'est pas la perspective de coupures de courant, mais l'idée que tout ce que nous considérions comme acquis peut être remis en question. Ça demande un changement d'état d'esprit, pas de moyen de chauffage. À moins que tout ceci ne soit qu'un nouvel épisode de sinistrose à la française qu'on aura oublié dans quelques années  :)

22 août 2014 à 10:41:31
Réponse #33

Tompouss


Ça demande un changement d'état d'esprit, pas de moyen de chauffage. 


Pour l'état d'esprit j'ai toujours été un peu "roots", je ne suis pas particulièrement attaché à mon confort et je pense ne pas être le seul ici, mais quand on est en couple/famille on ne peut pas penser qu'à soi (avant la vie à deux je vivais un studio, sans meuble, cuisinait sur un réchaud à gaz 2 feux de camping et mangeait dans ma vaisselle de rando tous les jours, pas de télé, pas de téléphone fixe, un bon vieux matelas par terre et ça me convenait parfaitement). Mon post visait simplement à donner quelques exemples (à partir de mon cas) de ce qui est faisable.

À moins que tout ceci ne soit qu'un nouvel épisode de sinistrose à la française qu'on aura oublié dans quelques années  :)

Je pense que c'est le cas, mais ça ne m'empêche pas de réfléchir et d'anticiper sereinement une transition ou un pépin quelconque. "Sois prêt, pour ne pas avoir à te préparer le moment venu" disait je ne sais plus qui.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

22 août 2014 à 16:01:12
Réponse #34

DavidManise


Le sujet est plutôt : "quelles dispositions avez-vous pris dans les cas où ça part en cacahuète ?"

Ca dépend de la cacahuète, justement.  Et c'est là que normalement on devrait vite piger que le débat est posé sur des bases molles et chiasseuses. 

C'est creux.  C'est anxiogène.  Ca tourne à la guéguerre de "ça va arriver" vs. "ça va pas arriver". 

C'est comme une religion, un mouvement politique et un calibre tout mélangé dans un seul post.  Bref c'est de la grosse m*rde.

David ;)
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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22 août 2014 à 16:15:46
Réponse #35

Karto


Perso à force d'entendre des gens insister pour me parler de leurs "préparations", j'ai fini par tracer une ligne empirique entre d'un côté la bonne foi dans la volonté de prévention (efficace ou pas, nécessaire ou pas, ça c'est un autre problème) et de l'autre côté la paranoïa.

En "préparant" un scenario hypothétique le mec améliore du même coup ses conditions de vie actuelles => positif.

En "préparant" un scenario hypothétique le mec fait des sacrifices sociaux et matériels => sacrifices sur l'autel du fantasme.

C'est peu précis, on me sortira plein de cas théoriques litigieux, mais en pratique ça permet de faire assez efficacement le tri entre les gens avec qui on peut parler et ceux avec qui on perd son temps.

22 août 2014 à 17:10:31
Réponse #36

Axelvanik


Ca dépend de la cacahuète, justement.  Et c'est là que normalement on devrait vite piger que le débat est posé sur des bases molles et chiasseuses. 

C'est creux.  C'est anxiogène.  Ca tourne à la guéguerre de "ça va arriver" vs. "ça va pas arriver". 

C'est comme une religion, un mouvement politique et un calibre tout mélangé dans un seul post.  Bref c'est de la grosse m*rde.

David ;)

Au moins on sait ce que tu penses !!  Y a pas de langue de bois :D

T'as sans doute raison... Si c'est pas pour faire qqch de constructif, c'est pas la peine de continuer. ;)

22 août 2014 à 18:12:14
Réponse #37

Merlin06


Ca dépend de la cacahuète, justement.  Et c'est là que normalement on devrait vite piger que le débat est posé sur des bases molles et chiasseuses. 

C'est creux.  C'est anxiogène.  Ca tourne à la guéguerre de "ça va arriver" vs. "ça va pas arriver". 

C'est comme une religion, un mouvement politique et un calibre tout mélangé dans un seul post.  Bref c'est de la grosse m*rde.

David ;)

J'ai ri, merci. :D
T'as oublié le meilleur couteau et le meilleur AM...
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

22 août 2014 à 18:26:21
Réponse #38

Phil67


En "préparant" un scenario hypothétique le mec améliore du même coup ses conditions de vie actuelles => positif.

En "préparant" un scenario hypothétique le mec fait des sacrifices sociaux et matériels => sacrifices sur l'autel du fantasme.

C'est peu précis, on me sortira plein de cas théoriques litigieux, mais en pratique ça permet de faire assez efficacement le tri entre les gens avec qui on peut parler et ceux avec qui on perd son temps.
J'aime bien ce critère de tri pouvant donner des résultats différents selon les contextes individuels pour un même cas "litigieux".

P.ex. la recherche d’autonomie totale (permaculture, énergétique...) pourra être à la fois :
   - positive pour quelqu'un ayant un métier permettant de trouver un emploi dans presque n'importe quelle région (ou de travailler à distance) ou quelqu'un ayant de faibles ressources (zones isolées = faible coût des terrains au m²)
   - une régression "sociale et matérielle" pour d'autres ayant des métiers plus spécifiques et suffisamment rémunérés pour vivre correctement mais insuffisants pour se lancer dans un trip "base autonome"


Le comble serait de sacrifier le présent pour d'hypothétiques crises majeures futures... et qu'il ne se passe finalement rien qui ne soit insurmontable sans "préparation lourde" !
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

22 août 2014 à 19:14:58
Réponse #39

Patapon


Yo,

Attendre des pouvoirs publics qu'ils règlent nos problèmes, et chouiner qu'ils pourraient ne pas le faire, c'est CA le risque. 
Faut arrêter put**n.  A force vous allez passer pour des merdes sans ressources.

Dans l'attitude, je suis parfaitement d'accord avec toi: il est toujours plus facile d'attendre des autres que de se sortir les doigts. Qui plus est, une mesure publique ne fonctionne que si tout le monde joue le jeu. Exemple: recommandation ministère du développement durable: chauffer les pièces de vie dans une maison à 19°.....combien ici l'appliquent? Pourtant, niveau économie d'énergie, il y a de l'idée.

Après tout dépend de quoi on parle: si on parle de 4 jours sans électricité, c'est pas pareil que 4 mois...

Dans le premier cas, oui, il y a plein de solutions niveau individuel.

Dans le deuxième il faut commencer à se serrer les coudes et mettre en place des structures publiques (je ne parle pas nécessairement "étatique"), de façon à mutualiser les ressources et à ce que le plus grand nombre s'en sorte. Je trouve par ailleurs parfaitement ridicule la pensée qui veut qu'on sauve égoïstement son cul en laissant les autres derrière: tous, autant qu'on est, on est pas arrivé là où on est tout seul: il y avait des gens autour de nous, et faudrait pas trop l'oublier; qui plus est, s'en sortir seul, c'est faisable, mais pour faire quoi au bout du compte? :blink:

Tcho

Hugo
« Modifié: 22 août 2014 à 19:40:25 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

23 août 2014 à 00:35:31
Réponse #40

Pouçot


Puisque c'est un peu le fil fourre-tout ou tout le monde vient donner son opinion, j'y vais de la mienne. Et je vais être concis.

Ce que je constate de plus en plus, c'est qu'on a d'un côté ceux pour qui l'Etat doit tout prendre en main, éplucher nos patates et venir border nos morveux le soir, et de l'autre, ceux qui sont préparés à sauver leurs miches si l'Etat vacille. Leurs miches. En se foutant éperdument du pain des autres.

Généralisation abusive, mais généraliser, c'est un exercice de maths comme un autre, et grossièrement, c'est ce que je vois de ma fenêtre.

Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.

23 août 2014 à 11:12:44
Réponse #41

raphael


C'est vrai que c'est un peu fourre tout. Mais il est toujours utile de rappeler quelques notions de base comme tu viens de le faire Poucot  :up:. Pour ceux qui sont ici depuis longtemps cela devient une évidence mais pour les nouveaux ça peut leur facilité leurs démarches.
Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait . ;D
Se connaitre et s'accepter


23 août 2014 à 18:41:12
Réponse #42

psydomos


Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.
Salut tous le monde!

D'où la nécessité primordiale de créer en premier lieu un climat social favorable à une vrai vie communautaire, caractérisée par un ensemble rhyzomatique (voir Deleuze et Guatari "mille plateaux) d'interdépendances suffisamment dense et constructif pour que tout le monde y trouve son intérêt.

Il existe de nombreux exemple en anthropologie.
Je pense entre autre à notre père à tous (les anthropologues hein!), Malinowski qui démontre un tel système d'échange dans les iles Trobrian du pacifique, terrain à partir duquel il créa  sa théorie du don/contre don.

Un autre bon exemple est celui des éleveurs Nuers observé par E. Evan Pritchard, ils ont tissé un système de liens de classe d'age, de groupe de profession et de structures familiales tellement complexe qu'il devient quasiment impossible de faire une guerre sans se retrouver à devoir se battre contre des alliés, de sang, de classe ou de profession.
Mais cela exige beaucoup de temps et d'abnégation, au risque de parfois se trouver un peu bloqué dans certaines situations. Amenant ainsi certains éléments à ce mettre à l'écart par gout de "liberté"....

C'est un sujet super vaste et très intéressant qui mérite d'être d'avantage étudié dans le monde des "Survivalistes résiliants"!

A+
"Je sais que je ne sais rien" Socrate
"Le progrès est ce qu'on en fait, confier son dernier souci à des milliers d'inconnus qui n'en n'ont rien à foutre ou permettre de vrais moments de vie démultipliés.."
Patrick, o "cacique" do CEETS

23 août 2014 à 21:49:10
Réponse #43

Zoreille


Yop,

Je rejoins les raisonnement solidaires, maillages sociaux etc.. C'est valable dans n'importe quelle situation.. Seule, une cellule fait pas grand chose; à plusieurs, elles créent des organismes, perpétuent la vie.

Quant aux spéculation catastrophes, je pense que du moment qu'on a les bagages nécessaires pour se débrouiller le moment venu, qu'on est conscient de les avoir (ce qui permet d'être serein), pourquoi se prendre la tête plus loin que ça?
  On peut rien savoir d'exact à l'avance, donc sauf anticipation, ça sert pas à grand chose de se pourrir avec des prédictions. On a une magnifique capacité qu'est l'adaptation, alors autant s'en servir plutôt que de construire des schéma psychorigides/anxiogènes par avance..
Ça me ferait limite penser aux principes de SD, avec la théorie des 12 ninjas.
Vivons le présent et sachons l'apprécier, le futur viendra de lui-même.


Zoreille

23 août 2014 à 23:25:57
Réponse #44

musher


Salut tous le monde!

D'où la nécessité primordiale de créer en premier lieu un climat social favorable à une vrai vie communautaire, caractérisée par un ensemble rhyzomatique (voir Deleuze et Guatari "mille plateaux) d'interdépendances suffisamment dense et constructif pour que tout le monde y trouve son intérêt.

Il existe de nombreux exemple en anthropologie.
Je pense entre autre à notre père à tous (les anthropologues hein!), Malinowski qui démontre un tel système d'échange dans les iles Trobrian du pacifique, terrain à partir duquel il créa  sa théorie du don/contre don.

Un autre bon exemple est celui des éleveurs Nuers observé par E. Evan Pritchard, ils ont tissé un système de liens de classe d'age, de groupe de profession et de structures familiales tellement complexe qu'il devient quasiment impossible de faire une guerre sans se retrouver à devoir se battre contre des alliés, de sang, de classe ou de profession.
Mais cela exige beaucoup de temps et d'abnégation, au risque de parfois se trouver un peu bloqué dans certaines situations. Amenant ainsi certains éléments à ce mettre à l'écart par gout de "liberté"....

C'est un sujet super vaste et très intéressant qui mérite d'être d'avantage étudié dans le monde des "Survivalistes résiliants"!

A+

Sans aller chercher si loin, j'ai eu la chance de connaître quand j'étais gamin les battages (pas la fête des battages pour touristes).
On louait la batteuse et le tracteur et tout le hameau amenait sa récolte sur la place de battage et tout le monde mettait la main à la patte. Les vieux, les moins vieux, les jeunes, les gamins, chacun ayant une tache adapté à son niveau : la cuisine, amener les bouteilles de rouge ou d'eau sur l'air de battage, défaire les gerbes, monter les sacs de grains dans le grenier, ramasser la paille et monter les meules, ramasser ce qui tombait, graisser les engrenages avec le pinceau et le seau de suif...

L'entraide était naturelle et nécessaire car personne pouvait survivre sans l'aide des voisins.

Aujourd'hui, le travail agricole se fait en solitaire mais en cas de coup dur, cet état ressort.

Après le passage d'une mini-tornade, tout le hameau s'est retrouvé dans les rues, à 3 h du matin, pour dégager les rues et les routes, voir qui avaient besoin d'aide tandis que les enfants, d'eux même, ont fait le tour des personnes agées pour voir si ça allait. Et à 6h du mat, on s'est tous retrouvés à table comme à un repas de battage.

Si on se dit bonjour le matin en se croisant, qu'on prend 5 minutes à discuter de rien, ben en cas de coup dur, c'est plus difficile de dire non, que si le voisin est un parfait inconnu.

23 août 2014 à 23:52:52
Réponse #45

Ulf


Même si cela a un rapport éloigné avec le cœur du sujet... (je vous avoue ne pas avoir tout lu.)

Il n'y a pas si longtemps, nos régions vivaient en quasi autarcie.

Un livre assez intéressant décrit ce mode de vie. Attention, c'est lourd, chiant et pas sexy car ça c'est écrit par deux ethnologues (je ne suis pas certain de la relation de cause à effet. Mes excuses aux ethnologues  ;# ). Par exemple, vous avez tout un chapitre sur la culture et les variétés des pommes de terre (oui mais c'était leur nourriture de base...).

Perso je l'avais acheté pour en extraire des indications sur l'usage des plantes médicinales et d'autres trucs de grand mère... Qui n'ont pas été transmis... Petite digression: je considère que notre peuple a été détruit par le même vice qui attaque aujourd'hui les indiens d'Amazonie. Bigouden et étui pénien, même combat  :D.

http://www.amazon.fr/Sagesses-Vosgiennes-savoirs-naturalistes-vall%C3%A9e/dp/2296117848

PS: qui est partant pour ouvrir un sujet "survie" à propos de la culture des patates ?  ;#
« Modifié: 23 août 2014 à 23:58:36 par Ulf »

24 août 2014 à 17:00:27
Réponse #46

DavidManise


Ce que je constate de plus en plus, c'est qu'on a d'un côté ceux pour qui l'Etat doit tout prendre en main, éplucher nos patates et venir border nos morveux le soir, et de l'autre, ceux qui sont préparés à sauver leurs miches si l'Etat vacille. Leurs miches. En se foutant éperdument du pain des autres.

Généralisation abusive, mais généraliser, c'est un exercice de maths comme un autre, et grossièrement, c'est ce que je vois de ma fenêtre.

Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.

Tu viens de résumer en un paragraphe le projet des communautés résilientes, copain.

Les braises sont encore chaudes.  Suffirait de les déterrer, de poser du bois sec dessus et de souffler un peu...

Bises ;)

David
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25 août 2014 à 11:46:12
Réponse #47

B3n


Aucun des deux camps ne me fait bander. L'aliénation d'un côté, l’égoïsme de l'autre ...
Je continue de croire qu'il faut cultiver son lopin et filer la main au jardin du pépère voisin, trop vieux et trop cassé pour retourner ses patates.
Mailler les bonnes volontés. Avancer pour, résister contre.

Pour participer un peu,
Je reprends l'avis de Poucot, et pour préciser par rapport au sujet de base, je dirais que je n'ai rien écrit sur un potentiel plan "au cas ou" mais ça n’empêche pas d'y réfléchir "activement".

Le jour ou ça part en sucette, il faudra tout d'abord gérer l'humain, vos femmes, vos gosses, vos parents, vos amis proches. On est plus fort ensemble, donc autant s'organiser dès le départ. D'autres part, avoir ses proches et/ou un nombre de personnes connu/de confiance autour de soit et toujours un plus en situation de crise et un soucis en moins (savoir ou ils sont, comment ils vont).

Si un cercle élargi n'est pas possible, répartition géographique ou autres, il faut viser un cercle restreint, femme enfant, voisins. L'idée est d'être entouré de gens avec qui une vie en collectivité est possible sans problème immédiat et les voisins sont un exemple du quotidien.  L’idée suivante est de ne pas passer par milles étapes, il faut viser une autonomie rapide, le jour ou le magasin est vide et ou la pompe à pétrole n'est plus approvisionné il n'y aura pas beaucoup de solution. Organisation avec des conserves sur un maximum de quelques semaines tout en préparant le terrain en vue d'une récolte ou autres et envisager d'autres moyen de se nourrir, chasse, cueillette.

Avec ce discours je ne parle pas de survivalisme qui pour moi tiens plus d'un delire que d'autre choses, mais plutôt d'une capacité d'adaptation à un changement radical. Et ça n'a rien a voir, ni dans l'esprit, ni dans les faits.

On ne sera jamais prêts le jour ou sa pétera, il faut bien l’accepter (ce n'est pas à souhaiter/espérer), et ce n'est pas les stock de nourriture pour plus de 6 mois qui feront quoi que ce soit, si ce n'est attirer une convoitise. L'idée est de maintenir ses compétences, sa logique, pour pouvoir s'adapter. Il faut vivre pleinement aujourd'hui et pouvoir continuer à vivre pleinement le jour ou sa saute. Prévoir un plan de rassemblement est pour moi une des premières choses à faire afin de pouvoir travailler mieux, et plus vite ensemble. La suite est liée aux compétences de chacun, et à l'organisation.

Après peu importe la situation, rester humain et être toujours prêts à aider son prochain nous mèneras toujours plus loin que se taper dessus à la première occasion venu.

Mais d'un point de vu terre à terre, même si penser à toutes ces choses est stimulant tant pour le cerveau que pour le corps et participe à une recherche de mieux; il faut rationaliser et bien comprendre qu'en France, avec l'Europe et les accords avec l’étranger (OTAN etc...) toutes ces choses on peu de "chances" d'arriver.
Comme dit plus haut, il vaut mieux craindre à mon sens, un problème météo plus ou moins étendu ou une épidémie ou autres problème bactériologiques.


25 août 2014 à 23:48:08
Réponse #48

psydomos


Sans aller chercher si loin, j'ai eu la chance de connaître quand j'étais gamin les battages (pas la fête des battages pour touristes).
On louait la batteuse et le tracteur et tout le hameau amenait sa récolte sur la place de battage et tout le monde mettait la main à la patte. Les vieux, les moins vieux, les jeunes, les gamins, chacun ayant une tache adapté à son niveau : la cuisine, amener les bouteilles de rouge ou d'eau sur l'air de battage, défaire les gerbes, monter les sacs de grains dans le grenier, ramasser la paille et monter les meules, ramasser ce qui tombait, graisser les engrenages avec le pinceau et le seau de suif...

L'entraide était naturelle et nécessaire car personne pouvait survivre sans l'aide des voisins.

Aujourd'hui, le travail agricole se fait en solitaire mais en cas de coup dur, cet état ressort.

Après le passage d'une mini-tornade, tout le hameau s'est retrouvé dans les rues, à 3 h du matin, pour dégager les rues et les routes, voir qui avaient besoin d'aide tandis que les enfants, d'eux même, ont fait le tour des personnes agées pour voir si ça allait. Et à 6h du mat, on s'est tous retrouvés à table comme à un repas de battage.

Si on se dit bonjour le matin en se croisant, qu'on prend 5 minutes à discuter de rien, ben en cas de coup dur, c'est plus difficile de dire non, que si le voisin est un parfait inconnu.

Salut Musher et les autres!

Loin de moi l'idée de verser dans un quelconque exotisme hein, ou un mélancolique "c'est mieux chez les autres"!
Si je citais ces 2 exemples c'est d'abord parce que ce sont des cas extrêmement bien documentés, avec des retours sur plusieurs générations de chercheurs qui sont retournés sur place pour voir l'évolution des comportements et des structures social de ces groupes.
Parce que comprendre les logiques de viabilité sociétales à l'échelle de l'individu et du groupe, c'est le fondement de l'Anthropologie moderne.
Ça offre plutôt des pistes de lectures et permet aussi de comprendre que ces types de comportements sont plutôt communs dans les groupes humains ayant un relation forte avec les aléas de la nature dans le cadre de leurs quotidien en faisant des parallèles avec ce que l'on connait.

Le fait est que l'on trouve des situations très similaires un peu partout et pas seulement dans le passé.

D'ailleurs le système d'entraide que tu décris Musher, j'ai observé exactement la même chose lors des grandes récolte de manioc dans les communautés indigènes que j'étudie.

 Ces rassemblements ayant aussi pour effet de créer des liens plus "physiques" quand les hameaux travaillent en groupe et que la sensualité et la proximité des corps en action  provoque la nuit venu, quelques soupirs mal contenus. ::). Les jeunes ont là une des rares occasions de pouvoir tisser des liens entre eux et donc entre les groupes, dans l'obscurité ténu autour des campements improvisés (la récolte puis le traitement du manioc en farine demande généralement 3 ou 4 jours de travail continu, deux trois fois l'an).

Et le plus important c'est que ce ne sont pas des organisations sociales spontanées liées à des situations de survie, mais de vie, de personnes qui ont l'habitude de se prendre en mains tous seul et de n'attendre aucune complaisance de l'environnement dans lequel ils évoluent. Sans pour autant devenir des sectarismes et même plutôt super généreux envers l'étranger du moment qu'il est respectueux et sait en retour offrir ses propres compétences dans ce que j'ai pu voir. la capacité d'adaptations aux nouveaux paradigmes quand ils apparaissent est assez bluffante même.

Attention, c'est lourd, chiant et pas sexy car ça c'est écrit par deux ethnologues (je ne suis pas certain de la relation de cause à effet. Mes excuses aux ethnologues  ;# ).

Tudieu! On a déjà demandé aux pajé d'envoyer des tsensak en Europe pour moins que ça tu sais Ulf :lol:

A+!
"Je sais que je ne sais rien" Socrate
"Le progrès est ce qu'on en fait, confier son dernier souci à des milliers d'inconnus qui n'en n'ont rien à foutre ou permettre de vrais moments de vie démultipliés.."
Patrick, o "cacique" do CEETS

26 août 2014 à 21:00:52
Réponse #49

Arnaud


Plop,

J'ai envie de partager ça avec vous, c'est un peu politique forcément, mais fondamentalement c'est plutôt une analyse économique.

Attention, ça fait de la lecture...
 
http://www.crashdebug.fr/index.php/actualites-france/9313-nous-assistons-a-l-ecroulement-d-un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d-etre-dechainees-frederic-lordon

Arnaud.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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